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Fallen angel... it's never too late •• Orixis




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 Fallen angel... it's never too late •• Orixis

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Message Dans Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Sam 23 Avr 2016 - 15:47
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NB : Ce rp traite du suicide.  
Si vous êtes sensible, je vous déconseillerais de le lire.
Néanmoins, les paroles d'Orion pourraient vous faire du bien
donc allez-y pour cette partie !
J'en profite également pour réitérer mes propos : si vous avez des idées noires, parlez en. À vos proches, à des moins proches, à nous, à n'importe qui parfois... mais parlez en. Vous ne dérangez pas et une oreille et une épaule seront toujours là.
Gardez courage et sourire.









FALLEN ANGEL ~ ORIXIS
In the world I left behind
Wipe their eyes, and then let go
To the world I left behind
Shed a tear, and then let go

~ U2 (A Day Without Me)
Fin. Car tout ce qui commence annonce toujours une fin. Vous pouvez la repousser, l’éviter, la nier, mais elle attend toujours son heure. La fin. Mais il y a bien une chose que vous pouvez faire. Décider de son arrivée. Une fin volontaire. Une fin voulue. Appuyer sur le bouton « stop » et que la mélodie du cœur s’arrête. Et ne recommence plus. Un petit geste, un petit pas, et puis s’en va. La vie, ça ne tient à un rien. Et quand la vie n’est plus qu’un rien, il n’y a vraiment plus de raison de rester. Du moins… c’est ce qu’Alexis pensait. Encore un temps debout sur le bord du toit, les yeux gris perdus dans le bleu du ciel dégagé, les nuages chassés par le vent et soulevant ses cheveux blonds. Son corps avait froid, sa tête aussi. Mais elle ne tremblait pas. Elle ne tremblait plus. Comme une annonce de l’immobilité prochaine.

Elle regardait les oiseaux : elle les enviait dans leur vol, dans leur fuite, dans leur liberté qu’elle ne pensait ni avoir ni mériter. Son regard glissa vers le sol lointain où marchaient des étudiants si petits à cette hauteur. Ils allaient et venaient, arrivaient ici pour vaquer là. Toute une vie qui les animait. Toute une lumière qui les faisait briller. Elle eut un sourire serein et inspira l’air frais. C’était une belle journée pour partir. Pour mourir. Pour les laisser vivre, eux qui le pouvaient. Encore un pas et tout cela irait pour le mieux. Après tout, elle ne vivait déjà plus : une fois mort, son corps ne retiendrait plus son esprit déjà parti depuis longtemps. Elle regarda une dernière fois en arrière, métaphoriquement et réellement. Le toit était vide. Personne n’avait eu la foi de gravir les marches et les marches d’escaliers en cette matinée. C’était mieux ainsi : elle ne souhaitait pas qu’on l’empêche d’accomplir ce destin qu’elle s’était elle-même choisi. Son sac en bandoulière était abandonné au sol et avec lui son vieux carnet dont les pages de citations tournoyaient. Des vols de mots vides. Elle avait délaissé ses ballerines, voulant sentir le froid du béton sous ses petons alors qu’elle avait continué sa marche vers le ciel.

Et elle était là. Elle pourrait ne pas y être. Aller en cours d’arts plastiques, créer pour se sentir exister, sourire aux rouges à qui elle appartenait à présent, acquiescer les conseils du professeur et conseiller ses voisins sur le choix des couleurs… Mais elle était là. Car elle ne pouvait pas faire tout le reste. Elle ne voulait plus revenir à ce mensonge de joie. Elle n’en avait plus la force et n’était même pas sûre d’en avoir jamais eu. Simple être à voguer dans ses mers agitées, à croire que les vagues de malheur finiraient par la bercer. Mais elle ne trouvait pas la sérénité. Elle ne faisait que couler dans ses abysses. Et elle n’allait que tomber dans ce précipice. Un pas, rien qu’un seul et le vide dont elle rêvait tant lui tendrait les bras. Elle partirait sans un au revoir, comme une feuille morte délaissée à l’automne, comme un cauchemar vite oublié au réveil. Et ils vivraient heureux dans leurs jours, la laissant partir dans sa nuit. Enfin… il y avait bien un adieu qu’elle avait fait. Ou tout comme. Une lettre laissée à celui qui avait tout tenté. Un remerciement et une excuse du temps perdu à avoir cru en elle. Cela avait été vain. Douloureux. Il fallait qu’il l’oublie à présent. Elle lui avait écrit cela… du bout de son stylo, à la graphie hésitante malgré ses pensées décidées :

Ori,

Je ne sais quand tu liras cette lettre, mais je ne serais déjà plus là quand ce sera le cas. Tu peux être en colère, être triste, être heureux même… Mais je ne te demanderais qu’une chose : ne t’arrête pas à cause de moi. Tu as ta vie à toi, tous ces gens qui comptent pour toi et qui comptent sur toi. Ils ont besoin d’un soleil. Prismver a besoin de son soleil.
Cette lettre, c’est la dernière d’une longue série que je ne t’ai jamais envoyée. Par peur. Par faiblesse surtout. Mais je tenais à te la transmettre cette fois-ci. Un adieu. Et un merci. Pour avoir été là, toujours là, alors que tu aurais été mieux ailleurs. Pour m’avoir sourie et fait sourire alors que je n’y croyais pas, alors que je n'aidais pas. Pour avoir séché mes larmes et apaisé mes craintes. Pour avoir essayé alors que je savais et te disais que cela était vain. Tes tentatives, je les emporte avec moi. Comme un peu de chaleur dans mon cœur qui est si froid. Qu’importe où je vais, je ne t’oublierai jamais. Mais toi, Orion, oublie moi. Et vie. Car toi tu le peux. Car toi tu le mérites. Car toi tu es de ceux qui sont bons et qui ont tout un monde qui les attend.
Accorde moi juste cette faveur, une dernière faveur et je ne t’embête plus. Plus jamais. Plus personne. Dis cela aux autres, aux miens : qu’ils me pardonnent s’ils le peuvent et qu’ils m’oublient.
Je pars sur cette ligne, incapable d’écrire plus,

Lexi

Elle avait glissé le bout de papier dans une enveloppe orange avec un simple « Orion » dessus. Elle était allée la déposer dans la salle commune du bungalow 8 avant de prendre le chemin de la Tour annexe. Robin pourra toujours la transmettre au Québec où Orion devait encore être. Elle sourit doucement, sa main serrant sa poitrine douloureuse. Il allait pouvoir être heureux. Elle ne pourrait plus lui faire de mal, là où elle irait. Dans toute sa vie, elle n’avait été qu’erreurs et malheurs. Peut-être que sa mort serait l’acte bon et sincère qu’elle réussirait à accomplir. Elle pouvait partir en paix, délaissant sa vie de chaos. Pourtant… pourtant elle pleurait. Malgré son sourire et son espoir, elle pleurait. Non pour elle-même, mais pour eux. Pour tout ce qu’elle leur avait fait. Comment avait-elle pu être si aveugle ? Si cruelle ? Si insensible ? Le soleil brillait haut dans le ciel et elle savait que c'était le moment. Elle prit une dernière inspiration de vie et elle lui dit adieu.
vendredi 8 avril 2016 ~ toit ~ seagreen
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— She ran away in her sleep
When she was just a girl She expected the world But it flew away from her reach And the bullets catch in her teeth Life goes on, it gets so heavy The wheel breaks the butterfly Every tear a waterfall In the night the stormy night she'll close her eyes In the night the stormy night away she'd fly And dreams of paradise × code by lizzou.


Dernière édition par Alexis W. Lewis le Mar 30 Mai 2017 - 20:06, édité 5 fois
Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Lun 25 Avr 2016 - 21:53
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L’eau tiède coule sur ton visage. Tes yeux sont clos, alors que dans ta tête les paroles et l’air de cette nouvelle chanson t’envahis. Ça fait un petit moment que t’es comme ça à bader, mais soudainement tu coupes l’eau et tu t’extirpes de la cabine de douche avant de t’enrouler dans ta serviette Le Monde de Némo. Le miroir qui te fais fasse et pleins de buée, ce qui en soit n’est pas si dérangeant… étrangement tu ne fais pas parti de ce groupe de personnes qui ont à tout prix besoin de faire un face à face avec leur reflet pour ce préparer. Bien du monde irait penser que c’est à cause de ton pouvoir, alors oui, dire que non serait mentir tout de même un peu, mais en réalité c’est que tu t’en fou un peu de à quoi tu vas ressembler.
T’enfile ce tee-shirt Doctor Who une fois que t’es à peu près sec avant de passer un caleçon et un jogging gris. Oui, t’as pas prévue de retourné en cours aujourd’hui, mais plutôt Lundi. Pourtant cela ne veut pas dire que tu ne rattrapes pas ce que tu as loupé. Tu t’es déjà brossé les dents et tu t’es rasé avant de prendre ta douche, c’est alors que négligemment t’attrapes le sèche-cheveux de Delphia avec le quel tu commence à te le sécher. Ils sont encore humides quand t'éteins l’appareil et que tu les arranges comme tu peux, de toute façon ils n’en font qu’à leur tête. Aujourd’hui, comme hier, t’as décidé que tu n'allais pas bouger, alors tu ne mets pas tes lentilles, mais tes lunettes que tu poses délicatement sur ton nez et soudain le monde en face de toi devient un peu moins flou.

Quand tu descends à la cuisine naturellement tu te rends compte du léger bordel que t’as foutu en prenant ton petit déjeuné tardif. Tu laisses un soupire passer entre tes lèvres et même si ce n’est pas avec toute la bonne foi du monde, tu vas quand même faire la vaisselle.
Tu te doutes bien que vue l’heure qu’il est, il n’y a personne dans le bungalow. Tout le monde est partie en cours ou pas, tu t’en fou un peu… ça veut juste dire que tu vas pouvoir te défouler sur ta guitare en branchant l’ampli. Oh oui. Tu descends les escaliers jusqu’au rez-de-chaussée tout en fredonnant. Quelques paroles s’échappent de ta bouche avant que l’enveloppe orange posée sur la table centrale n’attire ton œil.

Searching for a way, to escape the madness
A dire need for change, as we fight for better days.


Lentement tu t’approches de la lettre que tu saisis. Tu le sais avant même de voir ton nom écrit dessus… c’est pour toi. Ce choix de couleur ne peut pas être un hasard. Tu le sais avant même de l’ouvrir, c’est d’elle. Sa calligraphie t’est plus que familière et sans parler de son odeur, légère qui s’échappe quand tu l’ouvres. Inconsciemment tu le sais : c’est mauvais, ça pue grave la merde même. Tes doigts tremblent alors que tu sors la lettre et qu’elle se déplie.
Il te faut t’y reprendre à deux fois pour réussir à saisir le premier paragraphe sans que les questions et la peur ne viennent t’embrumer l’esprit. Tu fini la lettre, t’aimerais bien la relire mais tu ne sais pas combien de temps tu as devant toi. Elle va faire un truc grave, une chose que tu… à laquelle tu…
Impossible d’arriver à penser de façon coordonnée et censé. Tu laisses tout tomber alors que tu te précipite dans ta chambre, saisissant le premier miroir de poche que tes yeux verts croisent, oubliant complètement que tu en as un dans la poche gauche de ton jogging. Tu le place devant tes yeux et immédiatement tu pars en voyage, alors que le miroir se bise au sol moins d’une seconde plus tard.

T’es pensées étaient déjà envahis par Alexis, ce qui est même constant… mais heureusement t’as toujours réussi à contrôler le fait de ne pas débouler en permanence chez elle ou autre.
Son sac a explosé quand t’en es sortie, enfin, t’es sortie de son miroir de poche, celui que tu lui as offert faut croire en plus, ça te touche, profondément. Tu n’es même pas complètement sur tes jambes que tu réalises où tu es… quand ton regard la vois à deux doigts de sauter dans le vide, ton sang ne fait qu’un tour et tu hurles :

NON !!

T’es presque certain d’avoir alerté plusieurs élèves en beuglant de la sorte, mais tu t’en fiches totalement. T’es enfin debout Orion et tu es coincé entre toute cette peur et cette immense colère d’un seul coup, qui monte crescendo en toi.

M-Mais… t’es complètement inconsciente ou quoi ? T’es pas ce genre de femme Lexi, t’es plus forte que ça. A quel moment t’as pensé que cela pouvait être une option envisageable ? A QUEL PUTAIN DE MOMENT T’AS PU PENSER QUE JE TE LAISSERAIS FAIRE ?! T’as lentement avancé vers elle en lui disant ça, oubliant le froid du sol sous tes pieds nus. D-Dans quel monde t’as pu t’imaginer que je pouvais continuer d’avancer sans toi ? Comment t’as pu trouver logique d’abandonner ta famille dans la merde dans laquelle elle est ? Oui parce que je sais… Je n’arrive pas à comprendre comment t’as pu te dire que le suicide était une option envisageable, une putain de solution ! C’est tout sauf ça ! Tu passes nerveusement une main dans tes cheveux, alors qu’en faisant mine de rien, tu t’approches un peu plus d’elle. Je t’aime Alexis et je ne suis pas le seul. Tu ne te rends pas compte de la douleur et la souffrance que tu vas infliger à toutes ces personnes. Ah oui, arrête de dire ou simplement de sous-entendre que tu n’es pas une bonne personne. Lexi, ce n’est pas parce que parfois le destin a pu être un connard ou simplement parce qu’on n’a pas fait les bons choix qu’on est forcément une mauvaise personne. J’appelle plus ça l’expérience tu vois et ceci c’est quelque chose de bien, c’est ce qui t’aides à avancer, les erreurs c’est fait pour en apprendre quelque chose et évoluer en quelqu’un de meilleur. Tu redresses tes lunettes sur ton nez, pour bien la voir, même si maintenant t’es plutôt près d’elle. Je sais que les gens ne sont pas toujours sympa et pas prêts à pardonner, mais c’est une chose que tu dois accepter, parce qu’il faut que tu te souviennes qu’il y aura toujours au moins une personne pour te pardonner et rester à tes côtés… quand on lance un SOS les secours finissent toujours par venir.

Tu soupires alors que la colère est redescendue, mais la peur,  elle, elle est toujours bien présente. Alexis est toujours là et tu la vois tellement faire ce pas en arrière malgré tes paroles… mais surtout, tu te vois faire ce pas en avant et plonger avec elle. Tes yeux verts se plantent dans les siens et instinctivement t’essayes de lui transmettre cette pensée que tu lui as déjà dis de vive voix une fois : Tu coules, je coule.
Lentement ta main se tends vers elle Orion, t’espère d’une force inimaginable qu’elle va l’attraper, alors que ton autre main se glisse dans la poche gauche de ton jogging, trouvant le miroir que tu serres peut-être un peu trop fort.  Tu voudrais juste que ta simple présence puisse l’arrêter, pourtant il y a cette petite voix dans ta tête qui te souffle que c’est déjà fini… alors t’inspires avant de lui avouer la seule chose qui te traverse l’esprit et qui n’est clairement pas le style de phrase à sortir dans ce genre de moment :

Quoique tu décides de faire maintenant, n’oublie jamais que je serais là… parce que je t’aime et que je tiens à toi.

*Si tu décides de sauter, je te rattraperais.*


© YAM for Prismver







Dernière édition par R. Orion Petrichor le Jeu 28 Avr 2016 - 19:04, édité 1 fois
Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Mer 27 Avr 2016 - 23:55
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FALLEN ANGEL ~ ORIXIS
So if you love me, let me go.
And run away before I know.
My heart is just too dark to care.
I can't destroy what isn't there.
Deliver me into my fate -
If I'm alone I cannot hate
I don't deserve to have you...

~ Slipknot (Snuff)
Non !! Non ? Son corps hésita un temps, poussé par le vent et le mal intérieur, retenu par le cri et le bien extérieur. Elle s’équilibra sur le bord du toit, les deux pieds nus reposant à plat sur le béton froid. Elle avait reconnu cette voix, cette voix qu’elle connaissait mieux que la sienne, cette voix qui revenait sans cesse dans ses songes. Elle avait beau savoir, elle se retourna doucement vers lui, pour se convaincre qu’il était bien là, encore là. Toujours là, aux meilleurs comme aux pires moments. Il se relevait hors de son sac éventré, le corps agité, la peur brillant visiblement dans son regard vert malgré ses lunettes. Ce fut totalement déplacé mais elle eut la pensée que cela faisait longtemps qu’il ne les avait pas mises devant elle et elle le trouvait bien avec. Elle semblait ne pas vraiment saisir sa présence ici, ne pas comprendre le pourquoi. Pourquoi il était là ? Pourquoi il tentait toujours ? Mais le comment, elle le comprit sans difficulté, sans véritable affect, *Oh… mon miroir.*,... ou presque. Ce miroir, elle y tenait beaucoup. Ce miroir, elle avait beau l’avoir rangé plusieurs fois dans un tiroir de son bureau, elle le ressortait toujours. Comme elle l’avait fait la semaine passée, alors qu’elle avait tenté de l’oublier lors de ses heures sombres. Toucher le verre froid l’apaisait, elle ne savait trop pourquoi… ou refusait de s’y attarder. Et voilà que celui qui l'apaisait le mieux, celui qui lui avait offert ce petit miroir il y a cinq ans, en ressortait pour l’arrêter. Pour lui dire ce qu’elle ne savait que trop.

Elle avait aussi envie de crier, qu’il l’écoute et s’en aille loin d’elle, qu’il la laisse et retourne au Québec où il était et devait être. Même en voyageant par un miroir, il avait fait trop vite pour avoir été prévenu du Canada par Robin ou un autre du bungalow. Il était donc revenu à Primsver. Et elle allait partir. Oui, elle allait partir là. Elle ne voulait donc pas parler, parlementer encore en vain… et puis, la douleur la rendait muette. Mais pas Orion. Une fois debout, la peur céda sa place à la colère et elle eut mal. Elle souffrit car elle aurait voulu que ses mots la cueillent et la préservent d’elle-même. Elle aurait voulu le croire, au moins lui faire confiance, après tout ce qui c’était passé. Mais elle n’y arrivait pas… plus du tout. Elle eut plus mal encore quand il soutint qu’il ne pouvait continuer sans elle. *Il le faut… Personne n’est essentiel et encore moins moi.* Et cela s’accentua quand elle sut qu’il savait pour les Lewis. Ses larmes qui n’avaient pas cesser de couler se firent torrent. Elle était bien assez coupable, qu’on la laisse se juger elle-même, qu’on lui permette la lâcheté de fuir tout ce qu’elle avait fait. Elle en avait assez d’être responsable pour tout. Elle en avait assez car elle se savait responsable pour tout. Alors oui, le suicide n’était pas une solution. C’était une échappatoire, une punition, un moyen de nier la réalité et espérer qu’elle revienne à la normale une fois elle partie.

Il s’était rapproché subtilement mais pas assez. Son cœur avait beau se tendre vers lui, ses yeux larmoyants se fixer sur les siens, elle avait reculé et était dans en équilibre précaire. Avec tout ce vent… elle ne restait debout et droite que par ses paroles. Comme toujours. Pourtant, ses mots, dans leur justesse, ils la blessaient. Coupable. Elle n’entendait que ça. Qu’importe ses actes, elle était coupable et cela allait empirer si elle reculait encore. Mais... Croyait-il vraiment que l’on pouvait nier les problèmes en disant que ce n’était que le destin ? Croyait-il que se tromper tout le temps, de mal en pis, était preuve d’expérience ? Car s’il le croyait, il aurait du lui donner le manuel de la vie car elle pensait sincèrement n’avoir jamais su construire un semblant de vie et attendait toujours une amélioration significative. Et on lui avait bien assez fait comprendre que c'était vain. Donc oui, on ne lui pardonnerait pas. Elle le comprenait aisément : à leur place, elle se détesterait. D’ailleurs, elle se détestait. On avait beau lui signifier qu’elle était aimée, par lui plus qu'eux tous, ce n’était que de la pâle lumière projetée dans un trou noir : elle était hors d’atteinte. Et elle voulait encore plus l'être. Alors non, sa lettre, ce n’était pas un SOS. Car elle ne croyait plus aux secours. Ne voulait plus qu’il y en ait car elle était du genre à tirer sur l’ambulance et à mettre le feu à la caserne de pompiers. Et elle ne souhaitait plus qu'on l’arrête, surtout pas Orion : elle ne pouvait plus vivre en sachant qu’elle l’avait meurtri, coeur et corps. Elle ne voulait pas le détruire plus encore.

Ses yeux gris d’orage fixaient ses yeux verts d’eau et elle eut peur pour lui comme il avait peur pour elle. *Non Orion… Je ne sais pas ce que tu prévois mais non…* Il pensait de même. Mais… de la même manière qu’elle n’était pas en état d’écouter, elle aurait pu lui répéter à haute voix de la laisser qu’il n’en aurait fait qu’à sa tête… qu’à son coeur. Il était tout proche, tout près pour la retenir, tout prêt à la suivre. Et il l’aimait. Encore là alors qu’elle partait malgré tout cet amour. Le visage noyée de larmes, Alexis avait la gorge sèche. Elle acquiesça et articula plus qu’elle ne parla : “Moi aussi… Justement… Merci… Pour tout.” Sa main s’était tendue vers lui doucement, comme pour saisir cette main qui voulait tant la maintenir à la surface… mais elle se noyait déjà depuis trop longtemps et elle coula. Était-ce le vent qui soufflait fort sur le toit ? Les pieds gelés et instables sur le béton ? L’adieu déjà acquis dans son esprit qui s’accomplissait ? Elle bascula dans le vide, main toujours tendue vers sa constellation, vers ce ciel sans nuage, les larmes coulant et défiant l'apesanteur. La chute allait enfin pouvoir s’achever.
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Dernière édition par Da Tsundere le Dim 21 Mai 2017 - 0:03, édité 1 fois
Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Sam 30 Avr 2016 - 23:29
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Elle pleurait comme jamais et tu devais te retenir de fondre en larmes toi aussi. Cela n’est réellement pas simple de rester, non pas de marbre, mais tout simplement normal quand une personne en face de nous sanglote à n’en plus pouvoir. T’as qu’une envie Orion, c’est de te jeter au sol et de la supplier. Tu le sais, une part de toi le sais… elle a déjà abandonné et tu arrives une fois de plus trop tard. Tes mots ne la sauveront pas, malheureusement.

Un haut le cœur c’était soulevait quand elle avait fait ce pas en arrière, une peur terrible t’avais pris les trippes, mais elle n’est pas tombée. Non Alexis était toujours dans cet équilibre trop instable.
Tout ce que tu lui disais tu le pensais du  profond de ton être… l’idée de réellement la perdre t’étais insoutenable. T’as de plus en plus souvent l’impression d’être le protagoniste d’une histoire, en fait c’est une sensation qui te poursuit depuis bien longtemps Orion, t’aimerais que cela soit vraiment une fable, un putain de rêve duquel tu peux sortir, mais non… c’est la réalité, la fatalité de cette vérité te plombes encore plus le moral.

T’as beau te dire que quand on tient à quelqu’un on est forcément blessé, que c’est cela le jeu de la vie, mais là… là si elle décide de franchir ce pas, tu sais que tu ne seras pas seulement blessé, non cela sera bien pire que cela. Tu seras brisé Orion et rien, rien au monde ne pourra jamais te colmater entièrement. Tu voudrais qu’elle le comprenne mais tu… non tu ne veux pas abandonner mais t’as bien l’impression d’agiter une fois de plus les bras dans le vide et ça te fais mal. Surtout cette comparaison douteuse avec le vide…

Alexis tant une main vers toi et ton cœur bondit, alors que le rythme cardiaque ne fait que monter crescendo au son de sa voix. Il te faut un moment pour saisir ses mots, pour en comprendre réellement le sens… tes yeux verts paniqués ne savent plus où regarder et alors que tes lèvres s’entrouvrent tu la vois basculer dans le vide.

* I miss the taste of the sweet life.
I miss the conversation.
I'm searching for a song tonight,
I'm changing all of the stations.
I like to think that we had it all.
We drew a map to a better place,
But on that road I took a fall.
Oh baby why did you run away ?
*


Comme un reflexe du corps tu t’élances, tendant les bras dans sa direction, le miroir dans la main gauche. Tu n’as pas le moindre plan, mais tu ne peux pas… tu ne sais pas comment vont finir les choses toujours est-il que tu la suis dans le vide. Tu sautes comme elle, sans la moindre hésitation, l’esprit vide.

* I was there for you
In your darkest times,
I was there for you
In your darkest nights.
*


Il y a cette impression de ralentie, pourtant tu le sais Orion, tout ce passe en réalité bien trop vite. T’as l’impression d’être comme Spiderman au moment où il réalise que Gwen va s’éclater la tête en bas, au sol. Tu refuse cet échec. Tu dois la sauver, malgré tout, tu dois lui prouver à quel point t’es fou, jusqu’où sont capables d’aller les gens pour ceux qu’ils aiment.

* I hear your voice in my sleep at night.
Hard to resist temptation.
Cause all the strangers come over me,
Now I can't get over you.
No, I just can't get over you.
*


Ta main libre l’a saisi presque dès le début, l’attirant contre toi qui te retourne dos au sol alors que tes lunettes glissent de sur ton visage. Le paysage déjà flou le devient encore plus. Les larmes remontent sur tes joues et alors que son visage est enfouie contre ton torse, tu le sens, tu le sais, le sol approche, la fin aussi et c’est soudainement que… le miroir.

* I was there for you
In your darkest times,
I was there for you
In your darkest nights.
*


C’est de la folie. Une incertitude complète quand tu tends ta main devant tes yeux brouillés dans l’espoir de voir ton reflet. En sautant avec elle tu t’es déjà résolu à l’idée que vous ne vous en sortirez pas, pourtant tu refuses d’abandonner et… quitte à partir, autant que cela soit avec le souvenir de son sourire…

* So I wonder where were you,
All the roads you took came back to me.
*


Le choc t’as coupé la respiration et tu ne voyais rien, enfin que des contours incertains. C’est l’odeur qui soudain t’as fait te souvenir… *Le TARDIS.* Heureusement que tu y avais oublié un miroir la dernière fois, c’était une chance, une vraie Orion et tu le savais, ce coup ci, tu ne la laisserais pas fuir.
Alexis était bien vivante sur ton torse et toi aussi tu l’étais, à des lieux d’une mort certaine. Un petit sourire s’étira sur tes lèvres à l’idée que si des gens vous avez vue, la seule chose qu’ils trouveront sur le gazon en bas de la tour, c’est une paire de lunettes et un miroir de poche.


© YAM for Prismver





Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Dim 1 Mai 2016 - 3:02
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Don't let me go
If I'm falling away
Don't let me go

~ Our Last Night (Falling Away)


Merci. Et adieu. Voilà ce que cela devait être. Voilà ce qu’elle avait voulu dire. Voilà ce qu’elle avait voulu croire. Que cela suffisait et que c’était si simple à accomplir. Mais ce n’était pas le cas. Tout ne se résumait pas à ce pas. C’était ce qui était avant et après qui importait. Le regret la frappa de plein fouet. Un choc à la poitrine, une explosion mentale, une panique qui l’aurait fait tomber si elle n’était pas déjà en train de chuter. Car si elle voulait fuir son monde de cauchemars, son impulsion, son abandon avait révélé subitement que tout cela était réel. Fatal. Son dernier voyage, elle ne le ferait pas seule malgré sa décision. C’est surtout ça qui l’avait réveillée : le savoir à ses côtés alors qu’elle allait passer de l’Autre Côté. Elle sentit sa main dans la sienne. C'était comme l'évidence : sa place depuis toujours… et pour toujours.

Leurs corps liés pour un dernier instant alors qu’ils chutaient, se retournaient dans le vide, lui prenant sa place dos à la terre alors que le ciel les appelait. Elle était paniquée par son geste sans en être surprise... mais cela la tortura de savoir qu’elle l’avait entraîné avec lui… Il avait refusé sa faveur et elle avait si peur. De le perdre. Se perdre elle, c’était déjà acquis. Égoïstement, elle se raccrocha à lui alors que la chute éternelle s’achevait en quelques secondes. Elle se serra contre lui, captant sa chaleur preuve de vie, écoutant les battements qui l’animaient si fort, sentant son cœur répondre avec agitation au sien. Ses pensées semblaient vides mais elles ne l’étaient pas. Elles étaient juste concentrées sur cet instant, sur cette présence qu’elle chérissait tant et qu’elle avait pourtant décidée d’abandonner. Si les gens voyaient leur vie défiler avant de mourir, elle ne voyait que lui et ne cherchait pas à se détourner de lui. Car il était le seul à y reparaître aussi souvent et naturellement, le seul qui avait donné du sens à cet enchaînement de non-sens. Et elle ne s’était jamais permise de le comprendre. Et d’en profiter, pour commencer à vivre. À revivre lorsqu'on lui avait donné une deuxième chance.

Mais il faut croire qu’Alexis n’était pas née sous une si mauvaise étoile. Elle avait même une constellation très intelligente et réactive qui veillait sur elle. Elle avait fermé les yeux, ne voulant pas voir le sol les accueillir, se concentrant uniquement sur Orion qu’elle ne lâchait pas, comme si le prendre dans ses bras pouvait le protéger. Et ils touchèrent le sol. En vie. Intacts mêmes. Elle rouvrit les yeux et se redressa quelque peu, la nausée prenant le dessus sur la migraine du stress et des larmes. Elle se pencha immédiatement sur Orion, vérifiant s’il allait bien, ignorant son propre état. Mises à part ses lunettes absentes et une fatigue certaine, il semblait indemne. Bien sûr, elle en était soulagée mais – soyons sincères – ça n’avait aucun sens. Son regard réussit à quitter Orion et elle constata que la pelouse bien solide qui les attendait avait mué en grilles. Elle releva les yeux sur l’intérieur du TARDIS où ils avaient atterrit. Elle ouvrit la bouche comme pour commenter mais remarqua un miroir non loin et comprit. NB : le mal des transports semble englober aussi les voyages à travers les miroirs. Ses yeux gris revinrent sur Orion : depuis combien de temps pouvait-il voyager avec quelqu’un ?

Elle secoua la tête – ce n’était pas l’important – mais elle sentit que ce geste renforça la volonté du peu de nourriture qu’elle avait ingurgitée l’avant-veille à la quitter. Son teint se fit pâle – c’était encore possible – et verdâtre. Gardant sa main dans celle d’Orion, elle se pencha pour atteindre le sac qu’elle avait laissé là le week-end précédent. Le départ d’Orion l’avait fait beaucoup cogiter et elle était venue se réfugier au TARDIS : c’était un lieu qui aurait pu être heureux mais qui était juste douloureux, ce qui lui convenait très bien pour sa dépression où elle ressassait toutes ses erreurs. Elle avait donc créché ici et avait apporté le petit nécessaire pour survivre... quand elle en avait encore l'intention. Son attention revint sur Orion dont le nez s’était mis à saigner. Elle l’aida à se redresser, pour qu’il s’adosse à la rambarde à côté du tableau de bord. Elle farfouilla dans ses affaires avec agitation à la recherche de mouchoirs. Elle finit par trouver un paquet dont elle utilisa une bonne partie pour, si ce n’est cesser, au moins diminuer l’écoulement écarlate. Elle sortit une bouteille d’eau, lui proposa de boire avant de faire de même. Plus que la gorge sèche, l’envie de vomir ne partait pas. Elle avait du mal à se dire ce qu’il devait ressentir : elle était mal en étant passager, alors que devait-il ressentir en tant que passeur ?

Quoi qu’il en soit, il semblait exténué et il fallait l’emmener à l’infirmerie. Mais… elle ne préférait pas lui imposer de se relever de force en aussi peu de temps. Si elle devait le transporter à travers la forêt, avec sa fragilité mentale et physique et son sens de l’orientation quasi-nul, elle n’était pas sûre que ce soit le plus raisonnable.  Elle restait à côté de lui, ses yeux gris l’inspectant avec inquiétude. Elle voulait qu’il retrouve tout d’abord ses esprits… peut-être pouvait-elle lui parler, lui exprimer tout ce qu'elle ressentait après cette chute qu’ils venaient de vivre… Elle déclara avec force : « Ne refais plus jamais ça, c’était crétin et… J’ai eu si peur pour toi, bon sang ! » Elle allait ajouter « et suicidaire » mais ça aurait été le summum du foutage de gueule. Elle toussota et sera avec force la main d’Orion. Bon, peut-être ne pas l’engueuler alors qu’il venait de la sauver, ce serait une bonne option… Son visage était encore humide et elle reniflait un chagrin pas tout à fait évaporé. « Ce que je veux dire… C’est que…, son regard glissa vers le sien, c’est qu’on était au point de mourir… Et je n’aurais pas supporté ça… que tu meures. »

En finissant sa phrase, elle ne comprit que trop pourquoi il n’avait pas pu rester sur le bord quand elle avait choisi le vide. Il était là, il avait été juste là, et elle avait quand même fait ce pas. Elle était allée trop loin, elle avait chuté trop profondément, maintenant… elle n’avait plus rien à fuir, à cacher, à perdre. Tout à gagner à avouer ce qui était dans son cœur. Elle reposa doucement sa tête sur son épaule puis lui murmura : « Tu m’as encore sauvée. Merci. Malgré sa sincère gratitude, les larmes coulaient encore, de ses joues sur son tee-shirt dont elle remarqua seulement à cet instant qu’il était sur Doctor Who. Promis : cette fois, je ne dis pas que c’est une tentative. C’est… c’est une réussite. » Elle s’avançait à dire que cela avait fonctionné : au fond, si son corps avait bien évité le trépas, elle ne pouvait se prononcer sur son esprit. Mais elle avait envie d’y croire. Pour une fois depuis deux semaines… non, depuis plusieurs longs mois même, elle avait envie de croire que cela allait pouvoir allait mieux. Elle resta un moment en silence, ses larmes s’arrêtant à mesure que la vie reprenait sa place en elle, sa main ne lâchant celle d’Orion sous aucun prétexte.

Elle finit par se redresser : « Tu peux te lever ? Je vais t’aider… Il faut que tu vois Esteban et Tina… » Elle passa son bras derrière lui pour le soutenir et ils se levèrent, avec difficulté et instabilité mais tout de même. Elle veillait à ces moindres gestes, le soutenant plus que nécessaire de peur qu’il s’écroule, lui indiquant quand il y avait une marche ou un obstacle. Sans ses lunettes, il ne devait vraiment rien voir… Ils atteignirent la porte et sortirent dans la forêt rougeoyante à cause du soleil encore haut dans le ciel. Elle n’avait pas trop confiance en elle-même mais s’interdit de se perdre. Orion avait besoin d’un lit et d’un infirmier auprès de lui : elle n’avait pas le droit de retarder plus encore cet environnement apaisant. Elle était déjà bien trop responsable de son état… Elle ne savait pas s’il allait pouvoir lui pardonner, mais elle allait tout faire pour se racheter. Pour que ce sauvetage miraculeux – magique en tous cas – n’aie pas été accompli en vain. Elle ne pouvait se promettre qu’elle irait bien et que tout rentrerait dans l’ordre. Elle avait tenté et échoué bien des fois par le passé à accomplir ces souhaits ambitieux. Mais, en se rendant enfin compte de sa chance d’avoir Orion à ses côtés, elle réussit à se promettre : *I won’t go to my grave until a difference is made.*
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Dernière édition par Alexis W. Lewis le Mar 7 Mar 2017 - 23:54, édité 8 fois
Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Dim 1 Mai 2016 - 22:10
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Bien sûr qu’elle était désorientée, la première fois toi aussi tu l’as était. Ce n’est tout de même pas rien de passer à travers un miroir quoi. Étrange sensation. Tu ne pouvais pas distinctement le voir, oui parce que quand on dit que tu ne vois pas plus loin que ton nez Orion en réalité, ce n’est pas une blague, mais tu savais qu’elle n’allait pas bien… le mal des transports c’est parfois fatal.
Dans ton cas tu ne te sentais pas non plus au top, le mal de crâne n’a pas tardé avant de débouler accompagné d’une fatigue à toutes épreuves. Le seul truc de positif c’est que t’avais pas de haut le cœur, ce qui clairement n’aurait pas du tout était glamour.

Sa main était nichée dans la tienne et c’était une certaine chaleur tout au fond de toi. Tu étais bien comme ça, enfin aussi bien qu’on puisse être allongé sur une grille quoi, mais t’étais presque sûr que si tu te redressais, le TARDIS déjà flou allait soudainement ce mettre à tourner. Pourtant le fait qu’Alexis attrape un truc te fait bouger la tête, te demandant ce que c’est… mais à ce même moment tu le sens arriver dans ton nez et ta main libre se plaque contre tes narines alors qu’un « Merde ! » étouffé s’échappe d’entre tes lèvres. La blonde le remarque et automatiquement elle t’aide à te redresser et effectivement ça tourne. Tu t’appuie à la rambarde et fais de ton mieux pour limiter le flot de sang, mais trop tard, tes doigts sont déjà poisseux d’hémoglobine. Alexis fouille dans ce qu’elle a entre ses mains… *Un sac ?? Elle est donc revenu ici depuis...* et elle en sort des mouchoirs dont elle t’en donne limite trop, tu sans la panique en elle. Mais cela fini tout de même par se calmer et elle te demande si tu veux de l’eau tout en agitant une bouteille sous ton nez.

Oui je veux bien, merci.

Tu la prends et laisse couler le liquide dans ta gorge sèche. Peu à peu tu retrouves tes esprits, mais le al de crâne et cette envie de dormir ne veulent décidément pas partir… ton nez saigne encore un peu, c’est plus épais, plus noir que rouge.
Tu le sais Orion, son regard est posé sur toi, elle est inquiète. Tu l’es un peu aussi, prenant réellement conscience que là il va falloir que tu te calmes avec ton don. Ton corps ne peut clairement pas supporter tout ce que tu fais en ce moment. Soudain sa voix te ramène à la réalité et… tu exploses de rire. Tellement tu rigoles que t’en as mal aux côtes et subtilement t’attrapes son menton entre ton index et ton pouce de ta main libre pour planter ton regard vert-sérieux dans son gris-paniqué.

Parce que tu crois que j’ai pas flippé peut-être ? Je pense que c’est plus à moi qu’à toi de dire : ne refais plus jamais ça.

Tu laisses ta main glisser sur sa joue et t’effaces lentement de ton pouce les larmes, d’abord d’un côté, puis de l’autre. Vos regards se croisent alors qu’elle poursuit et tu ne réponds pas, laissant ton regard et tout le reste le faire pour toi. Elle sait au fond d’elle pourquoi tu as sauté, alors rien ne sert de l’expliquer, même si tu reconnais que ce n’était pas l’action la plus réfléchie que t’es faite de ta vie. Soudainement elle pose sa tête sur ton épaule et recommence à pleurer, tu appuis à nouveau sur ton nez avant de passer le bras en travers de son dos alors que ton autre main tient toujours la sienne. La seule chose que tu trouves à souffler en réponse à ses paroles étouffées est :

Toujours. Jusqu’au jour de ma mort. ‘Kay ?

Pourtant c’est la suite de ses mots que tu ne comprends pas vraiment, tu hausses un sourcil tout en posant ton regard sur sa chevelure blonde et en demandant doucement alors que ta main caresse son dos :

Où est-ce que tu veux en venir ? Excuses-moi, mais je ne suis pas au top là…

Peu à peu elle sembla se clamer, étrangement tu te disais que les choses ne pouvaient vraiment qu’aller mieux maintenant. C’était un nouveau souffle cette nouvelle, l’idée qu’elle soit là, sa main encore dans la tienne, incapable de la lâcher. Alexis se redressa et te demanda si tu pouvais te lever, elle voulait t’amener à l’infirmerie. En guise de réponse tu soupiras tout en levant les yeux au ciel.

Oui je pense que je peux me lever, enfin… mais tu sais Lexi, ils ne vont rien m’apprendre. J’ai trop forcé et je le sais. Le lit de mon bungalow me sera amplement suffisant, surtout qu’à bien y réfléchir c’est plus près.

Tu ne fais qu’énoncer des faits et tu la laisse t’aider à te mettre debout, tu chancelles et elle aussi. Traverser la forêt ne va pas être simple. T’hésites à lui proposer sur un ton moqueur de rester dormir ici, mais en réalité il est bien trop tôt… oui surtout pour se lever. T’as l’impression d’avoir un pivert dans la tête. T’es appuyé conte le tableau de bord quand elle fait signe qu’il faut y aller, tu t’y plis malgré toi, te laissant entraîner, même si à chaque fois qu’elle t’indique une marche ou autre ton sourire ne se fait que plus grand.
Une fois dehors le soleil t’éblouie et tu te protèges les yeux avec ton bras. Tu le sais Orion, elle a un sens de l’orientation pire qu’à chier et déjà qu’elle a paniqué au moindre obstacle dans le TARDIS que tu as construits tu te dis que vous n’êtes pas sortie, mais bon… tu lui fais confiance, surtout que clairement, même si elle semble te prendre pour un aveugle, tu as besoin d’elle pour avancer là, tes genoux sont en coton. La blonde referme délicatement la porte du TARDIS et soudainement tu lances :

Lexi, tu le vois sur le rebord juste en face de toi, pas celui de la fenêtre, celui d’en dessous… il y a un truc pour toi. J’ai oublié de te le montrer la première fois qu’on est venu…

C’était un truc tout con. Ce TARDIS tout le monde pouvait y aller, mais à la base c’était un cadeau pour elle et t’avais voulu laisser une marque juste pour le signifier, si bien que ta calligraphie s’étiré incrusté dans le bois les deux simples mots en Français : Pour Lexi.
T’avais un sourire con sur le visage alors que cette main dans la tienne te tenait chaud. T’avais un mal fou à te rendre compte qu’il y a encore quelques minutes t’aurais pu mourir Orion. Pour elle. Il n’y a pas de doute possible, c’est pire qu’un roman à l’eau de rose, mais au moins il est certain que tu n’es pas un menteur en disant que tu serais près à mourir pour elle.

Au fait, j’ai écris une chanson pour toi. Enfin, une… haha.

Pourquoi tu lui dis ça ? Peut-être parce que t’as la parlotte soudainement, c’est sûrement le contrecoup face à la peur que tu as eu de la perdre. C’est aussi probablement pour cacher le fait que tu ne te sens pas très bien… il faut l’avouer, depuis le vingt-huit Mars tu as fais bien trop de choses qui ont eu beaucoup de répercutions et aujourd’hui est le commencement de ton temps de repos, une pause que t’as bien mérité. La seule chose que t’espères, c’est qu’elle sera à tes côtés comme tu as pu l’être pour elle. Ton regard se plonge dans le siens et sans même parler, parce que tu n’as plus besoin de le faire pour la comprendre et tu sais qu’elle sera y voir ton interrogation et toi Orion, tu seras y lire sa réponse.


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Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Mar 3 Mai 2016 - 1:30
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Rire. Cela surprenait quand même. Surtout après une telle chute, dans le vide et dans les émotions. Elle le regarda avec de grands yeux gris, décontenancée par sa réaction alors qu’elle avait eu sincèrement peur pour lui. C’était les nerfs qui lâchaient, c’est ça ? Elle allait l’engueuler pour qu’il cesse de se moquer d’elle quand il la cueillit, de la main et de la voix. Ses yeux se plongèrent dans les siens, comprenant que par-delà le rire, il était sérieux et encore pris par ce qu’il venait de se passer. Elle hocha subtilement de la tête tout en restant muette : oui, c’était elle qui devait recevoir les remontrances… et elle ferait en sorte que ça ne se reproduise plus. Ah… on aurait cru une enfant, à écouter ses paroles docilement. Mais elle ne pouvait faire que ça : trop fragile pour protester, petit être faible à rassurer. Il essuya ses joues humides d’un doux contact qui l’apaisa. Elle aurait voulu reprendre sa main comme à la Saint Valentin… s’endormir contre sa paume et ne plus penser à rien. Enfin, si elle pouvait dormir encore. Ses sombres pensées s’abattirent en elle comme un orage et, même si elle savait que son soleil était auprès d’elle, elle ne put s’empêcher de reprendre la parole : elle avait failli l’emporter avec elle dans ses ténèbres et elle ne s’en remettait pas. Et n’arriverait jamais à s’en remettre totalement.

Mais elle allait avancer à ses côtés et ne jamais lâcher ce regard vert qui la couvrait d’amour et de protection : cela, elle le pouvait. Jusqu’à sa mort, hum ? Alors… alors cela assurait encore de longues années, car il n’allait pas faire le genre de conneries qu’elle venait de commettre. Il ne comprenait pas tout mais ce n’était pas grave. Elle ne lui répondit pas, ne voulut pas lui faire voir qu’elle risquait encore de se noyer avec la marée de doutes qui montait. Qui finissait toujours par remonter et l’atteindre. Sa tête reposant sur son épaule, c’était son esprit et son cœur profitant du rivage après mille nuits de tempêtes sans voir la terre. Elle aurait pu rester longtemps ainsi, ancrée à la réalité par sa main dans la sienne, bercée par les caresses dans son dos. Mais il saignait du nez et n’était pas un lit : il en avait même besoin d’un ! Son inquiétude pour sa santé remontant à son maximum, elle voulut qu’il aille se faire soigner. Son soupir répondit à ses yeux se levant au ciel. Ils étaient vraiment tous deux butés, il semblerait… « N’empêche que les infirmiers sont là pour ça… » commenta-t-elle d’un ton désapprobateur, même si elle consentait à ce qu’il aille se reposer au bungalow 8. Elle squattait tellement souvent à l’infirmerie à cause de son don que c’était pour elle l’évidence d’y aller : pas un lieu nécessaire mais rassurant.

Il réussit à se relever et, après un parcours hésitant – tant pour lui fatigué que pour elle stressée – ils atteignirent l’extérieur où la chaleur du début d’après-midi les accueillit. La porte refermée, elle pensait se diriger vers ce-qu’elle-était-plus-ou-moins-mais-tout-de-même-quasi-certaine-d’être les dortoirs quand Orion l’apostropha sur un élément du TARDIS. Intriguée, elle sourit doucement même si ses yeux se plissaient avec une certaine réserve : qu’est-ce qu’il avait encore prévu et qu’elle n’avait pas déjà remarqué ? Elle se pencha sur le bois peint et son visage s’éclaira doucement en lisant deux petits mots qui résonnaient grands en elle. Touchée. Elle se détourna de la gravure vers celui qui l’avait faite, s’exprimant dans sa langue : « Merci mon Ori. » Son sourire était timide mais bien là, une petite lumière qui brillait grâce à lui. Le lien fort de leurs mains toujours unies, leurs regards qui se perdaient l’un dans l’autre, leurs sourires qui évoquaient ceux quand ils étaient enfants… voilà ce qui dévoilait tout un monde à des petits mots français.

Ils quittèrent la boîte bleue – ils la retrouveraient plus tard sans crainte qu’elle se soit envolée – et Orion reprit d’un ton dégagé la parole. Elle continua de marcher et de l’aider, faisant quelques secondes comme si ce n’était rien. Comme si. À l’intérieur, elle se questionna sur la… ou plutôt les chansons qu’il avait fait pour elle. C’était ancien ou ça lui avait pris cette semaine au Canada ? C’était pour elle mais… dans un sens général ou parce que le sujet… ? Il était chanteur, il était même batteur. La musique, c’était son truc. Et puis… suffit d’entendre sa voix et vous lui assuriez que c’était bien son truc. Elle eut la pensée audacieuse de croire que c’était comme ses lettres… ses textes… ses dessins. Des appels muets, des questions sans réponses, des étoiles dans le noir… et des pensées innocentes qui ne se comprenaient pas alors, conservées dans les carnets de son enfance. Elle chassa dans un coin de sa tête tout ce qui traitait d’Orion et qui était né de sa main mais les couleurs avaient repris de force leur place sur ses joues. Elle lui répondit avec un ton naturel – bien trop rapide –, tout en fixant leurs pieds plus que ses yeux : « Oh ? Pour moi ? C’est au Cap-aux-Meules que t’as écrit ? Tu penses qu’elle est déjà finie ? Je veux dire, j’aimerais bien l’entendre mais réfléchis-y, d’accord ? Peut-être attendre que Rob et les autres finissent leurs cours. Je suis sûr que ça va leur plaire ! Tu chantes bien quoi ! Après, c’est vrai que tu peux la rechanter… Je suis con. Pardon. Euh… »

Calm down, slow down. Elle expira un peu plus longuement, ne comprenant pas trop pourquoi elle parlait si vite. Elle se fixa sur son collier de perles et cela lui permit de trouver un point pour se recentrer dans ses pensées. Ils continuaient de traverser la forêt et peut-être valait-il mieux qu’elle parle en même temps : moins elle stressait, moins elle se perdait. Elle reprit donc plus clairement et calmement : « Enfin… j’aimerais bien l’écouter. Elle… et d’autres. Elle serra sa main un peu plus fortement, accompagnant son petit sourire enthousiaste, bien que timide. Mais… dis-moi… May va bien ? Ton père ? Grand-mère Elena ? Cela… cela va faire longtemps que je n’ai pas vu les Petrichor… » et à dire vrai, ça lui manquait. Elle les avait tout de suite appréciés et, bien qu’elle se révèle plutôt réservée chez les gens, elle avait fait son possible pour être adoptée par la famille. « Adoptée ». Oui, elle aurait aimé parfois. Même si sa mère et celle d’Orion n’étaient pas bonnes copines pour rien… Mais on parle des Lewis-là. Elle aimait sa famille autant qu’elle avait du mal avec. Et à la pensée de May, elle avait naturellement pensé aux Twins. À Arthur qui devait encore être à l’hôpital. Son petit cœur qui se réchauffait auprès d’Orion s’agita de plus belle : elle devait aller les voir, absolument aller les voir. Ils avaient besoin d’elle et aujourd’hui, elle avait une seconde chance. Et cette fois-ci, elle serait là. Comme elle serait là pour Orion, comme il avait toujours su être là pour elle.
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Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Jeu 5 Mai 2016 - 17:40
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T’hésites à lui tirer la langue. Le pire c’est que t’hésites vraiment Orion. Sale gosse va. Oui oui, les infirmiers, mais non… en vrai c’est juste que tu ne te sens pas du tout capable d’aller jusqu’à l’infirmerie, mais tu sais que si tu lui dis elle va encore plus paniquer, s’en vouloir aussi, alors pas besoin d’en rajouter une couche. Pourtant tu ne peux t’empêcher… histoire de la rassurer.

Bon. On va jusqu’au bungalow 8 et on enverra un LMS d’urgence à l’infirmerie pour qu’ils viennent. J’espère que ça te rassures ?

Bien sûr qu’elle devait être rassurée de savoir que t’étais pas non plus buté au point de te surmener. Quoique si Ori, t’es absolument comme ça en vérité.
Le paysage flou devant tes yeux a tourné quand t’as réussi avec son aide à te mettre sur tes deux jambes. T’avais l’impression que t’allais défaillir et t’écrouler à chaque pas… mais malgré la sensation d’avoir du coton à la place des genoux tu faisais de ton mieux pour garder le sourire et lâcher de trois conneries, surtout sur le fait que tu n’étais pas atteins d’une cécité te faisant voir tour noir. En plus – oui parce que t’aime renchérir et t’enfoncer encore plus dans la connerie, surtout si ça peut lui arracher un sourire et encore mieux si c’est un rire, parfois on dirait que tu joues à la loterie dans ta tête et quand elle rigole c’est un peu comme le jackpot – tu lui avoue que si t’étais aveugle depuis autant de temps que t’es myope, bah tu te serais démerdé pour être aussi badant que Daredevil quoi. En gros on n’aurait pas besoin de te prévenir de cette petite marche, qu’en plus tu vois quand même un peu, enfin… t’as quand même trouvé le moyen de trébucher dessus Orion. Lamentable.

Dehors il fait bon, et ça c’est cool. Cette soudaine chaleur, malgré le vent un peu frais quand même, est la bien venu. Ouais, clairement on se pèle les couilles dans le TARDIS, mais ça tu le sais depuis Février qu’il faut mettre un chauffage.
D’un œil distrait et pas du tout discret tu l’observes regarder la gravure et t’es presque sûr qu’elle a rougit, mais aucunes remarques. Jusqu’à ce qu’elle te regarde et te remercies en Français, là pour le coup c’est tout qui à sentie un brasier se déclencher sur tes joues. De toute façon tu n’as rien à cacher et elle le sait, alors à quoi bon faire semblant ? Oui voilà.

Juste avant de prendre la route, enfin de vraiment vous éloignez de la boite bleu, tu lui as parlé de cette chanson que tu as en tête et elle ne t’a pas encore répondu. Tu le sais Orion, ce n’est pas qu’il faut prendre des pincettes avec Alexis, c’est juste que pour elle ce n’est pas si simple et ça elle te l’a dit à la Saint Valentin.
Vous marchiez lentement et même si pour être franche tu ne devais pas  voir grands choses, t’essayer de te repérer, histoire de ne pas passer la nuit en forêt. Alexis semblait en plus être ailleurs et elle fixait vos pieds. Bien… au moins elle regardait où vous les posiez et toi tu tentais de retrouver le sentier. Soudain elle commença sa réponse, tu dû ralentir pour être sûr de bien tout saisir et surtout ne pas tout lui faire répéter ; elle était stressée et donc elle parlait bien trop vite.
T’as souris avant de serrer sa main un peu plus fort, du genre : calme-toi, c’est bon tout vas bien. Comme si tu venais de lui parler par téléphatie elle se calma et sourit même avant de dire qu’elle voulait juste l’écouter elle et d’autres. Elle serra ta main et avant qu’elle ne poursuive, tu la coupa.

Le chemin est juste là. Tu montres cette grosse pierre qui ressemble plus à une tache informe, grise et floue pour toi, mais bon. Il est juste derrière et puis tu prends à gauche. Tu t’échauffes maintenant la gorge pour lui répondre. Oui, je l’ai écrite là bas et encore oui, elle est finie. Tu sais Lexi, la seule personne qui devrais m'attendre la chanter c’est toi. Tu t’arrêtes deux secondes de marcher pour la regarder dans les yeux, vous êtes en pleins milieux du sentier. Je l’ai écrite pour toi et elle parle de toi, alors les autre je m’en fiche un peu… mais si ça peut te rassurer eux aussi ils l’entendront, plus tard.

Tu lui embrassas le front avant de reprendre calmement la marche, t’appuyant peut-être un peu trop sur elle, mais c’était ça ou tu finissais le cul sur le sol. Tu laissas ton pouce caresser le dos de sa main, l’invitant à poursuivre et aussi lui confirmant par un doux sourire que oui, tu lui chanterais tout ce qu’elle voudrait.
Alexis te questionna soudainement sur ta famille et au font cela ne t’étonnas pas plus que cela. Tu l’as toujours su qu’elle appréciait les Petrichor et c’était réciproque, sans parler de toi bien sûr Orion. Tu inspires un grand coup avant de lui répondre dans un soupire respirant le rire.

Et bien… je me demande si ça leur arrivent d’aller mal tu vois ? Non mais franchement, May va très bien, elle a simplement grandit, c’est carrément wouah. Elena aussi, étonnant pour une vieille qu’elle se porte si bien, je me demande si elle ne nous aurait pas déclenchés une immortalité temporelle dans le dos. Tu rigoles tout naturellement à ta connerie. Mon père aussi il fait aller tout comme ma mère… OH ! Tu ne vas pas y croire. Tu lui jette un coup d’œil de côté avant de laisser un sourire se nicher aux coins de tes lèvres. Alice va se marier. Moi non plus je n’arrive pas à y croire, c’est un truc de dingue !

T’es presque obligé de te tenir les côtes, pas parce que t’es plier en deux, mais parce que ça te fait encore mal. Pourtant tu ne laisses pas la douleur t’arracher la moindre grimace. Vous marchez toujours et il te semble apercevoir le bout du chemin, l’orée de la forêt. Tu as toujours cette dernière phrase qu’elle a dit qui te résonne dans la tête…

Lexi… C’est ainsi que tu commences. On va bientôt avoir des vacances, ça te dis on rentre ? On prend un avion et on va à New-York avant de monter au Québec ?

T’es parfois très con Orion, mais tu sais qu’elle voudrait voir ses frères aussi et qu’elle n’a peut-être pas vraiment la force de ce le dire de cette façon. Peut-être aussi qu’elle ne veut pas faire ça seule… enfin tout cela n’est que spéculation, alors tu attends sa réponse sachant de ton côté, pertinemment, que tu la suivras partout où elle ira.


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Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Ven 6 Mai 2016 - 18:32
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Echoes of a city that's long overgrown, Your heart is the only place that I call home, I cannot be returned. ~ Florence + The Machine (Heartlines)

Inquiétude. Elle s’est toujours trop inquiétée, quoi qu’il se passe. Elle avait beau avoir déclamé qu’elle ne ressentait rien et n’en avait rien à foutre, c’était un mensonge. Elle ressentait trop. Elle ressentait tout. Et avec Orion, c’était plus que cela. Tout ce qu’il pouvait faire ou dire, elle le ressentait sans filtre ; tout ce qu’il pouvait subir ou entendre, elle le ressentait comme si c’était elle-même. Et si elle pouvait s’ignorer, elle ne pouvait l’ignorer lui. Elle acquiesça donc l’idée du LMS : un peu de raison, ça ne fait pas de mal quand même ! Elle le guida dans le TARDIS, tentant de rester sérieuse alors que lui ne l’était pas du tout. Entre deux rires qui s’échappèrent en réponses à ses blagues, ils réussirent leur périple de quelques mètres. Il buta tout de même contre une marche malgré ses indications et elle le retint de justesse, commentant : « Eh bien Daredevil, il écoute tout de même Karen Page quand elle lui dit qu’il y a un trou dans la chaussée… Ça lui évite de sauver la ville en boitillant... » Elle se voulait sarcastique mais elle restait soucieuse : elle voulait le croire, que tout allait bien se passer… et qu’ils pouvaient déjà en rire. Elle le voulait.

Des mots qui glissèrent de leurs lèvres, du rouge qui brûlèrent leurs joues, une boîte plus petite à l'extérieur qui finirent par laisser. Ses pensées et paroles s’accélèrent mais lui, il était calme et la calma. Tout sauf son cœur. Ah ça oui, son cœur ne ralentissait pas du tout. Preuve qu’elle était bien en vie malgré ce qui venait de se passer… Elle leva ses yeux vers la grosse pierre qu’il indiquait : elle se mordit la joue même si elle acquiesça pour lui montrer qu’elle avait compris. Il avait bien fait de lui dire, elle était prête à partir un peu plus à l’est… mais cela la gênait qu’il soit obligé de faire gaffe alors qu’elle était censé s’occuper de ça. *Arf… La confiance règne… Merci bien Ori… Tu me connais trop bien en fait…* Elle se dirigea vers le chemin mais son attention quitta ses pas pour se porter sur lui. Sur lui qui avait fait une chanson et ne se défilerait pas. Sur lui qui insistait pour qu’elle soit là et l’entende. Elle ressentait de la joie et de l’inquiétude mêlées…

Il s’était arrêté alors qu’ils avaient pris à gauche : elle se retourna vers lui et leva son regard dans le sien. Ils pourraient gêner mais là, Alexis n’y pensa pas la moindre seconde, toujours sous l’effet de « noyade dans les yeux d’eau d’Ori ». *Une chanson pour moi… sur moi…, répéta-t-elle intérieurement. Qu’est-ce qu’on peut trouver d’intéressant chez moi pour en faire une chanson ? Et à vrai dire… qui ça pourrait intéresser ?* Elle voyait qu’il ne mentait pas, qu’il n’y avait qu’elle dans ses yeux, qu’elle dans son cœur… mais elle ne comprenait toujours pas pourquoi elle. Elle avait bien écrit des textes sur elle-même petite, pour tenter de se trouver quelque chose. Mais cela finissait souvent par des choses tristes. « Once, I am there and people don’t care / Twice, I feel fear and people disappear / Thrice I come back when all is black / One, two, three: they are all right / All I need is no light / All I can is to write… » Il était peut-être temps de se trouver une chanson joyeuse, non ? Et qui mieux qu’Orion pour lui prouver que ce dont elle avait besoin c’était bien de lumière et qu’il était là pour ça.

Il se pencha pour lui embrasser le front et elle redevint la petite fille qu’elle avait été… qu’elle n’avait jamais cessé d’être. Celle qui avait peur seule et qui tentait d’aller voir les gens, celle devant qui on reculait alors qu’elle s’avançait vers eux, celle qui se trompait en essayant d’être gentille et qui finissait ses journées en croyant être mauvaise. Mais surtout celle qui avait besoin d’affection et qui venait d’en recevoir. Et Lexi sourit. Un « merci » qui brilla plus fort dans le silence que si elle l’avait prononcé à haute voix. Et ils reprirent leur marche sur le sentier, la blonde soutenant toujours le brun en difficulté, l’énergie revenant en elle car il était là. Juste là. Et cela suffisait. Elle savait que cela lui aurait amplement suffit. Mais le monde continuait de tourner, les gens qui le peuplaient continuaient de s’y agiter, et parmi eux, d’autres méritaient sa place auprès d’elle… et elle auprès d’eux.

Comme les Petrichor. Qui allaient bien selon les dires d’Orion. Tant mieux. La blonde en fut rassurée. Comme les Twins, May a dû grandir oui… et comme Ori, elle les voit toujours plus jeunes qu’ils ne le deviennent. Mais elle ne douta pas que la petite sœur soit restée une boule d’énergie et de spontanéité. Un peu comme la mamie, bien qu’elle ait bien plus de tours à son compteur. Alexis ria à la remarque d’Orion : il est vrai que les fois où elle voyait Elena, elle était toujours – agréablement – surprise de la voir en telle forme. Elle aimait bien son franc-parler et espérait que les années ne lui prendrait jamais ça. Les parents d’Ori allaient aussi bien et… Alexis s’arrêta quand Orion lâcha une onomatopée de surprise qui annonçait qu’il venait de se souvenir d’un truc bien surprenant. « Quoi ? » demanda-t-elle naturellement, inquiète, puis méfiante, puis curieuse quand Ori se mit à sourire.

Sa bouche resta ouverte quand elle apprit la nouvelle. Et même quand elle la referma, ses sourcils se froncèrent, effectivement surprise. *Alice… notre Alice Petrichor ? Enfin non… plus pour longtemps « Petrichor »…* Il faut comprendre qu’Alexis appréciait l’aînée d’Orion… mais plus à la « qui aime bien, charrie bien » et avec elle, la répartie fusait facilement. Elle était une copie de sa mère alors qu’Orion et May avaient de leur père… et si vous suivez, vous saisirez que la blonde était plus proche de ce côté de la famille. Malgré tout, elle appréciait Alice et, le choc passé d’imaginer un mec la supporter, elle fut heureuse pour elle… Même si c’était bien bizarre de reprendre son souvenir d’Alice, lycéenne new-yorkaise insensible, en train de se marier et s’installer comme une adulte. Ouais… Alexis venait de saisir que, planquée qu’elle était à Prismver, elle était aussi censée être  « adulte »… Hum. Oublions ça pour le moment.

Orion avait trouvé le bon sentier : ils allaient bientôt quitter la forêt. Il valait mieux ne pas tarder plus encore car Orion avait beau faire le dur, Alexis se rendait bien compte qu’il n’allait pas aussi bien... et que le lit du bungalow ne serait pas de trop. Ni un infirmier à ses côtés ! Heureusement que les dortoirs n'étaient pas loin de la forêt... elle vit déjà les toits pentus se dessiner à travers les arbres. Elle se tourna vers lui au « Lexi » et elle s’arrêta au « on rentre ». Cela pouvait être si simple ? De partir, de revenir ? À la maison. Qu’est-ce que c’était, au juste, la maison ? New-York ? Le Québec ? Non… *Ce qui fait une maison, ce n’est pas le lieu : ce sont les gens. Ori. Arthy. Tony. Mom. Dad. May. Elena. Richard. Alice. Susane. Une maison, c’est la famille.* Et elle avait le droit à une famille elle aussi. Après tout ce qu’elle avait fait, tout ce qu’elle leur avait reproché et balancé… elle avait le droit d’y retourner. Vraiment ?

Ses yeux gris se perdirent dans le vide alors qu’elle soutenait moins Orion, sa force et la réalité subitement mises de côté.  Elle devait y retourner, oui. Elle le savait, elle le voulait. Elle en avait même besoin, maintenant plus qu’à n’importe quel moment. Il est certain que si elle avait aussi pu rentrer ses deux dernières semaines, cette journée aurait été bien différente. Mais elle s’était passée ainsi. Et les jours d’avant aussi. Et les semaines, et les mois, et mêmes les années. Elle s’appuya de manière distraite à un arbre, ses doigts grattant l’écorce alors que son autre main serrait celle d’Orion en tremblant quelque peu. Elle releva ses iris au gris délavé de celle qui a trop pleuré. On ne voyait que trop le rouge des yeux irrités par les larmes, le rouge des joues qui ressortait sur le visage pâle et fatigué, le rouge du saignement d’Orion sur sa chemise aussi. Elle reprit sa marche vers le bungalow 8 : tant qu’à se perdre dans ses pensées, autant avancer. Orion ne pouvait pas attendre éternellement qu’elle retrouve la parole.

Elle s’humidifia les lèvres et tenta de s’exprimer alors qu’ils passaient entre les premières cabanes : « Je… je le veux. Je… j’aimerais. Qu’on rentre et… qu’on les voit tous… Elle revit les visages décontenancés par ses réactions au fil des ans et elle se les imagina déçus et désapprobateurs. C’est juste que… Je ne sais pas si je pourrais… les regarder en face… après tout… après tout ce que j’ai fais… ce que je viens de faire… Et je ne sais pas s’ils pourraient me regarder non plus… et je les comprends… je... je ne peux pas non plus… » Elle laissa sa voix mourir dans sa gorge alors qu’ils atteignaient le bungalow. Elle voulait suivre Orion, n’importe où. Qu’il soit juste là. L’un près de l’autre, l’un pour l’autre. Elle voulait rentrer aussi. Serrer dans ses bras ses frères et ses parents. Qu’elle pleure et qu’ils ne disent rien, qu’ils comprennent en silence. Qu’ils soient juste là. Et qu’elle soit là pour eux surtout. Mais elle avait chuté d’un toit et elle n’était pas sûre d’avoir encore atterrit. Le sol attendait encore de l’accueillir et ses jambes ne semblaient plus aptes à la porter. Elle avait souri, et même ri, grâce à Orion. Mais elle n’était pas sûre que cela suffise. Pas sûre que ce soit réel et viable. Car au-delà de recevoir le pardon des autres, elle n’était pas sûre de recevoir son propre pardon. Comment rentrer si elle n’a pas le courage de pousser la porte ?
vendredi 8 avril 2016 ~ toit ~ seagreen
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Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Mer 25 Mai 2016 - 11:50
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Elle était parfaite et plus le temps passais à ses côtés filait, plus tu t’en convainquais. Tu la connaissais depuis tellement longtemps maintenant que tu avais enfin trouvé le moyen de la faire rire, mais en contre partie, elle savait que toi tu n’allais pas fort Orion et que tu faisais tout pour le masquer derrière ton sourire et tes blagues de merde.
Sa réaction face à ton annonce par rapport à ta sœur aînée avait juste failli te faire mourir de rire. C’était une certaine façon de te convaincre que tu pouvais tenir le coup jusqu’au bungalow, pour essayer de la détendre même si elle savait que tu jouais la comédie.

Tu aperçu les toits des chambres quand soudain tu trouvas bon de lui proposer de rentrer chez vous. Si t’avais su, t’aurais rien dit. Tu pensais faire bien… comme toujours Orion. Alexis s’était arrêté fixant plus le vide que toi. Instinctivement t’as penché la tête sur le côté, te demandant ce qu’il se passait dans sa tête. Une part de toi le sais très bien : Alexis n’arrive jamais à réaliser que des gens puissent l’aimer et tenir à elle… le trois quart du temps elle se voit comme la mauvaise personne et se fait des reproches constantes. Il n’y a pas si longtemps que ça, tu étais un peu comme ça toi aussi. Dès que quelqu’un de ton entourage allait mal, tu en prenais la responsabilité. Je ne dis pas que tu ne le fais plus Orion, mais tu sais maintenant relâcher la pression de tes épaules et voir les choses plus clairement, plus sainement pour toi et il va probablement falloir que tu apprennes cette leçon à Alexis.

Lentement tu la sens ce perdre dans ses pensées, elle te soutient de moins en moins et tu grimaces. T’aimes pas ça, tu voudrais pouvoir tenir debout seul, mais tu te rends à l’évidence que tu ne peux pas… alors même si elle est entrain de grattouillé tout gentiment un arbre, tu dois le lui faire savoir, même si elle a besoin de temps pour tout le reste, là, toi, tu as besoin d’elle. Vraiment.
Sa main était encore niché dans la tienne et malgré que tu tangues un peu sur tes jambes, tu as pressé deux fois ses doigts et alors son visage c’est relevé vers toi. Des yeux gris orage sur un fond écarlate. Tu lui as fais ton sourire de Je-suis-là-tout-vas-bien-se-passer et étrangement elle a reprit sa marche, te soutenant à nouveau. T’as retenue un soupire.

Tu ne pensais pas qu’elle se remettrait à parler si tôt, vous dépassiez à peine les premières cabanes que déjà elle tentait de s’exprimer. Bien sûr Orion, tu ne dis rien, la laissant parler et vider ce qu’elle a à dire. Quand elle eu fini vous étiez juste devant le bungalow 8. Tu soupirais presque de soulagement, ton lit te manquais, mais avant il y avait bien plus important à faire. Lentement tu t’appuyas contre la porte fermé, priant pour que personne -s’il y a quelqu’un- à l’intérieur ne l’ouvre. Alexis était juste en face de toi et tu posas ta main libre sur son épaule que tu serras, pour lui signaler de lever les yeux vers toi. Avant de prendre la parole Orion, tu pris un air mi-sérieux, mi-amusé, pour ne pas qu’elle se sente oppressé, mais cela ne t’empêchais pas de penser tout ce que tu allais lui dire.

▬ Bon Lewis, maintenant tu vas ouvrir grand tes oreilles et attentivement m’écouter, parce que oui, je ne le répéterais pas. Tu pris une grande inspiration exagéré avant de soupirer et d’enfin te lancer. Nous passons tous par une période un peu plus sombre, tous à un moment donné, voire on en traverse plusieurs dans la vie. Le but de ces expériences c’est de justement apprendre à mieux s’en relever et réussir à accepter tes fautes. Je sais que cela ne va pas être simple, que le pardon des autres t’aideras, mais que certain l’auront bien en travers de la gorge… ça tu ne peux rien y faire, à part te concentrer sur ceux qui te pardonnes. Lentement tu la fait se rapprocher de toi. Alexis, c’est sans me vanter que je pourrais dire être celui qui aurait le plus le droit de te blâmer. Je me suis plié dans tout les sens pour toi, j’ai fais des choses que je n’aurais fait pour personne et j’ai continué d’aller vers toi alors que tu m’envoyer bouler. Alors que tous les jours un peu plus tu dérivais du chemin, me décevant, oui madame, me décevant, j’ai chaque jours continuais de te pardonner… parce que l’erreur et humaine et aussi parce que je tiens à toi. Parce que comme tout le monde, tu as droit à une nouvelle chance. Délicatement ta main à glissé de la sienne et tu l’as serré dans tes bras, fort, tellement que t’as bien cru que t’allais l’étouffer. Tu lui caressais les cheveux tout en lui disant : Je te pardonne pour tout ce que tu as pu faire. Lexi, t’as sauté du haut d’un toit et t’as survécus, crois-moi, t’as droit à une seconde chance et à ce que tout ce que tu te reproches te sois pardonné. Si personne n’est foutu de tout t’excuser et bien souviens-toi juste que moi j’ai pu le faire. Raccroche-toi uniquement à ce qui compte et avec le sourire s’il te plaît, pas que tu sois moche avec les yeux pleins de larmes, loin de là, mais ma Lexi est une fille forte et souriante. Tu dois être cette Lexi.

Tu t’écartes un peu pour la regarder et lui faire un grand sourire. Lentement tu te redresses et lui embrasse une nouvelle fois le front. Tu appuis en suite sur la poignée de la porte qui s’ouvre. Tu récupères la main d’Alexis dans la tienne et l’entraîne en t’accrochant à tout ce qui te tombe sous la main vers ta chambre.


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Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Sam 28 Mai 2016 - 20:17
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Where you go I go
What you see I see
I know I'd never be me
Without the security
Of your loving arms
Keeping me from harm
Put your hand in my hand
And we'll stand

~ Adele (Skyfall)

Presque. Presque arrivés à la porte de son dortoir. Presque sauvée mais encore dans le noir. Presque, mais déjà tellement. Car Orion veillait sur elle. Car Alexis veillait sur lui. Elle tentait d’accomplir ce devoir mais elle échouait pitoyablement. Elle ne pouvait qu’être sauvée, récupérée au sol, des morceaux de verre et de vie éparpillés. Elle sentait sa main dans la sienne, sa présence auprès d’elle, ses paroles qui glissaient à son oreille. Malgré tous ces faits, elle ne semblait pas saisir que c’était réel. Elle voulait guider, sauver, rassurer. Être là pour lui, autant qu’il savait être pour elle. Mais elle en était juste incapable. Meurtrie, perdue, lointaine. Incapable d’être. Ne voulant plus être. Elle ne pleurait plus, mais c’était tout comme. Qu’importe si la pluie ne tombe pas : si le ciel est gris, les oiseaux ne chantent pas. Sur le toit, elle avait dit adieu à la mélodie de la vie. Depuis, elle ne se rappelait même plus de l’air. Elle suivait à présent, faiblement, le rythme de son cœur. Son cœur à lui. Qui animait le sien. Si fort. Si douloureux. Qui animait le sien. Sa poitrine en feu dans son corps de glace, mais insuffisante à réchauffer l’espoir qu’avec le temps, tout passe.

Elle releva les yeux vers lui, alors que le sol lui paraissait si profond, propre à la contemplation. Il était bienveillant. Si calme et patient. Mais ses yeux verts ne laissaient pas de doute : les mots qu’il allait prononcer allaient être forts et peut-être durs à encaisser. Sa première phrase lui confirma cette impression : il ne l’appelait que rarement par son nom de famille. Il lui demandait d’écouter, alors elle écouta. Il lui définit de nouveau que la vie n’est qu’expériences à prendre, obstacles à surmonter et pardons à cueillir. Elle l’entendait cela… mais n’arrivait pas à l’accepter véritablement, encore prise au piège dans la forêt de remords et ressentiments. Mais ses paroles l’éclairaient, traversant la cime des arbres, guidant ses pas… Elle finirait par quitter ce triste endroit. La dépression. Cela prendra du temps, lui coûtera de l’énergie, mais elle y arrivera. En acceptant d’avancer, malgré tout ce qu’elle a fait, tout ce qui lui autoriserait à s’abandonner dans les bois sombres de son subconscient.

Elle ouvrit les lèvres, prête à avouer ses crimes et sa responsabilité. Prête à crier « coupable » et qu’il exécute toutes les sentences qu’il jugerait nécessaires. Elle savait qu’elle s’était trompée toutes ses années à le repousser, ces derniers mois à le rejeter, ces dernières semaines à le blesser… Pour elle, ce n’était pas qu’il pouvait la blâmer : il devait. Elle fut prête à intervenir au terme « décevoir » mais il continua. Ce verbe était probablement pire que tout le reste : la seule personne qui avait su garder une image d’elle magnifiée – erronée – par le souvenir, elle avait réussi à l’éloigner d’elle. Quelle victoire. Et pourtant, il était là. Pourtant, il lui pardonnait. Pourtant, il l’aimait. Il lui accordait une nouvelle chance alors qu’elle avait patiemment détruit tous les jokers qu’on lui avait tendus lors des parties précédentes. Elle pouvait coucher ses cartes à présent, accepter sa défaite. Elle gagnerait enfin. Il la prit dans ses bras et ce fut comme une première fois. Elle pleura mais ne s’en inquiéta pas. Il était là. Il lui pardonnait. Pour lui, elle allait se pardonner. Tout accomplir pour qu’elle n’ait pas reçu en vain cette faveur.

Elle aurait voulu que ses bras soient à jamais autour d’elle, l’empêchant de faire du mal, l’empêchant de se faire du mal. Qu’il la protège et qu’il la sauve, grâce à cet amour si fort et puissant, si doux et rassurant. Les yeux humides, paupières closes, elle l’écoutait et elle voulait le croire. Et elle le crut : elle se raccrochera à lui, à son pardon, à son amour. Elle délaissera toute la noirceur qu’elle possédait. Elle s’élèvera malgré toutes les ténèbres qui la retiendront. Elle sera forte, car il croyait en elle. Il avait enflammé son cœur, permit une flamme blanche d’espoir. Vacillante mais présente. Il était là : elle ne craindra plus rien. Le ciel l’avait refusée mais la terre avait voulu la garder auprès d’elle. Il ne fallait pas que cela soit un regret, mais une opportunité. De se dépasser pour exister. Elle rampera dans la boue des craintes, trainera dans les bois des désillusions, foulera les champs des doutes, puis marchera, tête fière et haute, dans les plaines de la plénitude jusqu’à gravir les monts de l’assurance. Un périple inconscient mais non solitaire. Orion avait toujours été là et n’était jamais parti. Brillant dans son ciel, prêt à la guider hors de la nuit.

Elle essuya ses larmes d’un revers de sa main, renifla piteusement, puis étira ses lèvres d’un pâle sourire d’espoir. Il s’écarta et elle acquiesça. Il n’y avait rien à ajouter. Elle avait compris et fera tout pour ne plus le décevoir. Jamais. Le sourire qu’il affichait était tel un étendard qui se faisait miroir : elle voulait briller comme lui, pour lui. Il lui embrassa de nouveau le front, de cette douceur et affection si naturelle, avant d’entrer dans son bungalow. Leurs mains se lièrent de nouveau. Elle se rapprocha de lui et le soutint, alors qu’il s’appuyait aux meubles et aux murs jusqu’à la porte de sa chambre qu’elle ouvrit. Elle l’amena à son lit et l’aida à s’y allonger, elle garda sa main dans la sienne, la serra puis la libéra. Elle s’écarta du lit pour le bureau où elle trouva Charme. Son propre lézard aurait été plus efficace mais elle n’avait pas le temps de le chercher. Elle prit un bout de papier et elle écrivit un message concis sur l’état d’Orion et le fait qu’il avait besoin d’un infirmier au plus vite. Elle confia le mot au LMS et lui signifia : « Infirmerie. Vite. Tu auras pleins de cloportes, Charmeleon. » Satisfait de cette promesse, le salamandre disparut plus vite qu’à l’accoutumée par la fenêtre.

Elle s’empara d’une bouteille d’eau laissée sur le bureau, remplit un verre qu’elle tendit à Orion : se désaltérer, c’est important… surtout malade. Elle reposa le verre sur la table de chevet et rabattit la couette sur lui. Elle posa sa main sur son front brûlant : elle ajouta « fièvre » à sa liste mentale des symptômes. Elle précisa, comme s’il n’avait pas été assez conscient pour le remarquer : « Charme est parti prévenir Esteban ou Tina… Repose-toi à présent. » Elle se sermonna intérieurement : *Il est vrai qu’il avait besoin qu’on lui précise… Tss… Je suis inutile.* Son regard glissa vers la porte qui restait close puis revint sur Orion. Elle ne pouvait ni ne voulait partir. Elle tira la chaise de bureau et s’assit près de lui, serrant sa main au bord du lit. Elle sentit le métal froid de la chaise contre la plante de ses pieds et remarqua, enfin, qu’elle était pieds nus depuis le toit. Elle devait décidément être bien agitée pour ne pas l’avoir saisi plus tôt.

Elle se souvint subitement qu’Orion n’avait pas non plus de chaussure. Déjà que le voyage à travers le miroir l’avait exténué, le voyage à travers les bois sur les sols boueux et caillouteux avait dû l’achever dans sa fatigue. Elle se prit le visage dans sa main libre, sentant la culpabilité revenir par vagues. Mais elle les reflua, ses yeux gris revinrent sur Orion et elle sourit. « Je me suis plié dans tous les sens pour toi, j’ai fait des choses que je n’aurais fait pour personne et j’ai continué d’aller vers toi... » Elle aurait été incapable de nier que depuis toujours, il avait été là ; depuis toujours, il en faisait trop. Déraisonnable. Ainsi était l’amour. Ainsi était Ori. Elle se pencha vers lui, le regarda avec attention, affection. Douceur. Et quand elle parla, ce n’était pas du ton inquiet et sérieux employé plus avant. Ni le triste, l’abandonné, le faux joyeux, le rire humide… C’était à la fois le calme apaisé et la passion enjouée, le sourire qui résonne dans l’air et réchauffe à cœur ouvert.

« Tu as raison. Comme toujours, tu as raison. Elle écarta une mèche brune de ses yeux. Je me perds souvent, je doute sur les chemins, je ne suis pas un bon guide… Alors que toi, tu es bon à ça. Elle lui caressa la joue du bout des doigts. Tu n’auras plus à me suivre, plus à me poursuivre pour me sauver. Car je vais rester là, auprès de toi. Tu as besoin de moi, autant que j’ai besoin de toi. Restons ensemble. Avançons ensemble. » Elle lui sourit. Leurs mains toujours liées reposant sur la couette. Son autre main caressant du pouce son visage perlé de grains de beauté, glissant à sa nuque alors qu’elle se rapprochait de lui. Elle l’embrassa. Ce baiser, c’était la chaleur du soleil, la fraîcheur du printemps, la douceur du miel, la force du temps. Tout s’arrêta, sauf leurs cœurs qui battaient comme un seul. Plus tard, elle recula quelque peu, ses éclats gris cherchant les perles d’océan, se noyant toujours dedans. « Je t’aime. » Ils le savaient tous deux mais elle ne l’avait jamais énoncée. Ce genre d’évidence qui mérite d’être dite, pour qu’elle sonne dans l’air, parfume l’atmosphère. Car la vie devient réelle partagée avec un être cher. Elle laissa sa tête reposer sur son épaule et elle se sentit si pleine en ayant donnée. Bientôt, ils rentreraient… mais déjà, elle était à la maison.
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Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Dim 5 Juin 2016 - 15:58
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Son sourire éclipsa ses larmes et tu te sentis rassuré de la voir commencer à aller sur le droit chemin. Tu embrassas une nouvelle fois son front avant de baisser la poignée de la porte du bungalow. C’était la galère, tout était de plus en plus flou et tes genoux menaçaient de te laisser tomber d’une seconde à l’autre. Mais elle était là. Elle te soutenait comme jamais et sans le vouloir un faible sourire s’étira sur tes lèvres alors qu’elle ouvrait la porte de ta chambre…
T’aurais voulu finir sous terre Orion en voyant le bordel général, mais Alexis ne sembla pas y porter la moindre attention, elle semblait plus préoccupé par toi que tout le reste. Ce qui e soit était rassurant.

D’abord tu t’assois sur le bord du lit, avant de t’allonger. Elle est là, juste là et le plafond te semble si loin lui. Tes pieds endolories te remercie et un soupire s’échappe alors qu’après avoir pressé la main fortement elle se détache.
Tes prunelles verts la suivirent et… le LMS, tu lèves les yeux au ciel, te disant que c’est bon, tout ira bien, mais pas besoin de la faire s’inquiéter plus… tu la sais encore en terrain bancale. Alexis promet des récompenses à ta salamandre que soudain tu vois s’échapper par la fenêtre alors qu’il fait encore jour. Peut-être que ton lézard s’inquiète pour toi, ce qui ne semble pas être le cas de Carapuce, qui bouffe tranquillement sa salade dans son coin.
Voir Alexis saisir la bouteille d’eau qui traînait là te rappela que tu avais soif, même si tu doutais qu’elle soit encore potable. Lentement, tu te redressas pour boire dans le verre… ça faisait du bien, tu sentais l’eau coulait le long de ton œsophage après avoir ravivé ta langue dans ta bouche.

Elle fini par te couvrir, ce qui te surpris et elle vérifia ta fièvre, à sa façon de pincer des lèvres, tu savais que tu en avais, cela expliquait le bourdonnement dans ta tête…
Elle fini par tirer la chaise du bureau pour s’y asseoir, tenant ta main dans la sienne sur la couette. C’était agréable. Nouveau aussi, mais pas tant que cela, c’était… tu n’avais pas les mots Ori. Tu fronças légèrement les sourcils en la voyant se prendre le visage dans sa main libre, tu exerças une pression sur celle que tu tenais. Non. Elle n’avait plus le droit de s’en vouloir, surtout pas maintenant.
Il faut croire qu’elle a comprit, vue que soudain elle te sourit tout en se penchant vers toi, ton rythme cardiaque s’accélère. Elle semblait pleine d’affection, son regard était doux et quand elle commença à parler, son timbre de voix était semblable à un sourire invisible. Cela te réchauffa un peu plus tout en te confortant dans l’idée qu’elle était bien ton soleil.

Ses mots étaient d’un réconfort qui jusqu’alors t’étais absolument inconnu. Le contact de ses doigts sur ta joue te faisait frissonner. Tu pensas pendant un instant que tu étais entrain de délirer à cause de la fièvre… tu le pensais jusqu’à ce que ses lèvres touchent les tiennes. Un nouveau souffle. Lentement ta main libre vient s’enfoncer dans le blond de ses cheveux et tu lui rends tout cet amour qu’elle te transmet, tu partages cet instant avec elle Orion.
Doucement elle fini par se détacher et tes paupières se relevèrent, dévoilant tes yeux verts brillants comme l’océan sous le soleil. Tu plongeas son regard et elle dans le tiens, c’est à l’unisson que ces simples mots glissèrent sur vos langues et entre vos lèvres.

Je t’aime…

Une certitude, une évidence enfin avouée. Tu approuvais chacun des mots qu’elle t’avait dits et tu lui souris avant de lâcher délicatement sa main pour rouler au fond du lit. Une fois collé au mur et face à son air interloqué, tu lui fis signe de venir s’installer juste là où tu étais quelques secondes plus tôt. Tu la serra dans tes bras Orion, parce que tu avais besoin de la sentir près de toi et elle semblait aussi avoir besoin de se sentir près de toi. Tu lui embrassas une fois de plus le front, avec tendresse et c’est les yeux clos que tu lui murmure :

No matter how far we find ourselves, our love will keep us close. I want you to know, you will never be alone.

Il n’y avait rien de plus à dire selon toi. Vous n’étiez de toute façon que les deux morceaux d’une seule et même âme, un être vibrant à l’unisson, donc plus besoin de mots. Juste le battement régulier et identique de vos cœurs, donnant le rythme à votre souffle.


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Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Jeu 9 Juin 2016 - 15:51
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FALLEN ANGEL ~ ORIXIS
Together or not at all
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Ensemble. Ou pas du tout. C’était un peu ce qu’elle pensait, ce qu’elle voulait. Que tout le reste n’est plus d’importance et que comme ça, elle tienne bon et avance. Car il l’aimait et elle l’aimait et ils s’embrassaient comme s’ils l’avaient toujours fait. Car le temps pouvait bien s’arrêter, leurs cœurs ne cesseraient pas de battre à l'unisson. « Je t’aime », voilà tout ce qui importait. Auprès de lui, elle aurait pu passer des heures à se noyer dans ses yeux, à glisser sa main dans ses cheveux en bataille, à embrasser ses lèvres qui lui semblaient vitales… Il lâcha sa main et se décala vers le mur mais il ne partait pas : il voulait qu’elle vienne. Elle sourit à son tour et vint à lui, s’installa près de lui, se laissa aller dans ses bras. Formant un cocon de chaleur et de bonheur accompli, si proches et si unis.

Elle se sentait si bien auprès de lui, en sécurité. Mais également forte autant qu’elle était encore faible. Ha... Mais lui, il était encore fatigué, alors elle tentait d'être douce tout en lui témoignant qu'il était protégé. Il lui embrassa le front, elle lui embrassa le cou. Il lui murmura du Our Last Night, elle fit de même : « I will be with you through the lonely days and the lonely nights. I will follow my heart back to you… » Elle ne partirait plus, elle ne l’abandonnerait plus, elle ne le ferait plus souffrir… Elle ferait tout pour que cela n’arrive plus jamais. Elle rouvrit les yeux et le regarda pour lui souffler : « I’m coming home, you’re coming home. I want you to know, we’re coming home. » Elle avait modifié les paroles, lui signifiant un « oui » à sa proposition dans la forêt. Ils rentreraient. Ensemble. À New-York. Au Québec. Chez eux. Quelques jours, le temps qu’Orion récupère, de quoi fêter dignement son anniversaire, et puis ils s’envoleraient, plus légers qu’auparavant. Nouvel envol.

Ils s’étaient peut-être endormis, ou ce n’était qu’une simple rêverie mêlée, allongés ainsi entremêlés. Esteban finit par toquer à la porte du bungalow, entrant dans le couloir sans savoir où était la chambre. Alexis serra la main d’Orion et le laissa à regret pour aller ouvrir la porte. Elle salua poliment l’infirmier, avec un sourire rassurant comme elle pouvait plus aisément le faire en ayant capté toute l’énergie positive d’Ori. Mais, à son regard inquiet et vigilant, on sentait qu’il voulait aussi la prendre comme patiente. Il savait par quoi elle était passée dans son adolescence et l’avait beaucoup soutenu… S’il savait qu’elle s’était de nouveau scarifiée… et même ce qu’elle avait tenté plus tôt… Hum. Elle irait peut-être le voir plus tard mais en attendant, elle s’effaça pour l’amener à Orion qui ne semblait pas encore tout à fait remis. Esteban l’ausculta rapidement, témoignant qu’il fallait faire attention avec les dons tout de même – bien qu’il ne savait pas exactement pourquoi Orion l’avait utilisé – et que si le brun s'imposait du repos, il se rétablirait vite. Orion lui paraissait résistant, mais dans le doute, il lui laissa quelques cachets si la douleur était trop gênante ou la fièvre ne baissait pas. L’infirmier les salua une dernière fois, soulignant qu’il fallait faire attention – regard porté aux deux – puis la blonde le raccompagna dans le couloir. « Merci d’avoir fait vite. » « Merci d’avoir prévenu, même si vous ne pouviez pas venir à l’Infirmerie. Il lui posa une main sur l’épaule et précisa, avant de partir : Restes près de lui Alexis. Il a sûrement besoin de ça. Et toi aussi. On se voit à l’infirmerie si tu le souhaites… »

Elle acquiesça pour le remercier et referma la porte, avant de se tourner vers Orion avec affection bien qu’inquiétude. Il est vrai, qu’il devait se reposer. Et qu’elle devait rester auprès de lui. Elle se réinstalla à ses côtés, rabattant la couette sur eux. « Repose-toi. Je suis là. Je reste là. » Elle l’embrassa de nouveau, puis se serra auprès de lui, sa tête reposant contre son torse. Ils échangeaient quelques mots mais ce n’était pas vraiment nécessaire puis, vraiment cette fois, ils finirent par s’endormir. Vers quinze heures, Alexis se réveilla sans pour autant bouger. Elle resta un temps à penser et n’apprécia que plus encore d’avoir Orion auprès d’elle. Puis elle se leva, se détachant de lui doucement pour se lever. Elle ouvrit la porte et jeta un coup d’œil à Orion, hésitant à sortir, même pour un temps. Elle fila à la cuisine, trouvant ce qu’il faut pour faire une salade composée – tant que ça ne se cuit pas, ça va – et sortit une fourchette qu’elle abandonna dans le saladier. Elle n’avait pas particulièrement faim mais pensait à Orion. Elle allait retourner dans sa chambre quand elle s’arrêta, captée par une tâche orange.

Elle posa le saladier et se pencha pour ramasser l’enveloppe et la lettre non loin. Elle relut ses mots. Elle eut mal. Elle pensa au Orion endormi et se demanda comment elle avait pu lui écrire ça, comment il avait pu supporter de lire ça. Et puis... à tout le reste qui avait suivit. En un geste de culpabilité et de refus mêlés, elle jeta enveloppe et lettre avec un certain empressement à la poubelle et s’empara de son saladier pour revenir dans la chambre du D. Orion semblait remuer, s’éveiller, captant sûrement qu’elle n’était plus à ses côtés. Alexis lui sourit avec chaleur, tentant d’oublier de nouveau tout le reste. Elle se tourna vers Carapuce qui semblait avoir fini sa salade alors elle lui en redonna un peu. Puis elle vint vers Orion, posant le saladier sur la chaise de bureau qui était resté près du lit. « Salut toi… Je suis là, ne t’inquiète pas… Elle pointa le saladier pour ajouter Si tu as faim… » Elle s’assit sur le lit et lui demanda « Tu vas mieux ? » et sans vraiment sans rendre compte, elle avait repris sa main dans la sienne. L’avoir loin d’elle était plus difficile qu’elle ne le croyait, le sentir auprès d’elle était plus nécessaire qu’elle le pensait. Elle eut la pensée qu’il allait falloir prévenir les autres pour le dimanche mais, suite aux quelques minutes hors de la chambre, elle n’était pas pressée de s’éloigner de nouveau. Elle sourit à Orion et espéra de tout cœur que juste cela suffirait à les rendre heureux.
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When she was just a girl She expected the world But it flew away from her reach And the bullets catch in her teeth Life goes on, it gets so heavy The wheel breaks the butterfly Every tear a waterfall In the night the stormy night she'll close her eyes In the night the stormy night away she'd fly And dreams of paradise × code by lizzou.
Message Dans Re: Fallen angel... it's never too late •• Orixis | le Sam 25 Juin 2016 - 0:47
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Le baiser qu’elle déposa dans le creux de ton cou t’arracha un sourire, qui ne devient qu’encore plus grand quand elle reprit la suite, entre autre, des paroles de la chanson que tu avais commencée à lui cité. Soudain ses paupières se sont relevés et elle a continué, modifiant légèrement les paroles, mais ça t’as fait sourire et t’as surtout capté le « oui » dissimulé. Heureux. Oui tu l’étais tellement que ça te semblait compliqué de le contenir, alors tu l’as embrassé, encore une fois et peut-être une autre fois… tu ne sais plus, car t’as bien l’impression d’avoir fini par t’endormir.

Soudainement t’as fais un petit bon. Quelqu’un venait de toquer à la porte et le temps que ton cerveau puisse aligner les différentes informations et donc en venir à la conclusion que cela devait être un infirmier, Alexis était déjà debout, te serrant la main… tu ne voulais pas qu’elle parte, ça faisait un froid dans le lit, mais tu l’as tout de même laissé filé, voyant dans son regard gris qu’elle aussi elle aurait voulu rester enlacé avec toi.

Esteban arriva et après un rapide « Salut » il commença à t’ausculter, te rappelant d’y aller mollo sur ton don, mais t’avais bien conscience que cette phrase était aussi destiné à Alexis, ce qui ne te fit pas trop sourire. Tu passas sous silence pourquoi tu avais dû te servir de ton pouvoir, oui il valait sûrement mieux que pour l’instant ce qu’avait fait Alexis reste un espèce de secret… puis t’avais trop peur que d’un coup elle te soit arrachée et c’est bon, t’as fais le compte dans ta tête, elle t’as déjà trop souvent était prise pour que ce coup ci tu n’interviennes pas.
Bien évidemment Esteban préconisa le repos et ce n’est pas toi Orion dans cet état qui allait le contredire. Tu lui as donc promis de te reposer et d’éviter aussi de trop pousser ton pouvoir à l’avenir. Promesse que tu espérais vraiment pouvoir tenir.
L’infirmier te laissa aussi des antidouleurs au cas où ça n’irait pas ou si la fièvre montait crescendo, puis sans que tu comprennes vraiment pourquoi, il vous dit à Alexis comme à toi d’être prudent… ce n’est pas comme si t’allais essayer de faire un truc de super-héros maintenant, surtout dans l’état dans lequel tu étais. Peut-être qu’il parlait d’autre chose, mais tu ne préféré pas laisser ton esprit légèrement pervers faire une interprétation erroné du professionnalisme d’Esteban, qui vous salua avant de sortir de la chambre. Alexis le suivit alors que tu en profitais pour fermer un instant les yeux et faire le vide dans ta tête.

Tes yeux verts s’ouvrirent quand tu sentis Alexis à nouveau près de toi dans le lit qui rabattait la couette sur vous. T’espérais bien qu’elle allait rester oui, t’allais lui répliquer un truc à la con quand elle a pris les devant en t’embrassant, te faisant littéralement oublié la connerie que tu allais lui sortir et qui l’aurait probablement fait rire. Mais ce n’était plus du tout important, tu en profitas pour mieux la prendre dans tes bras et lui rendre son baiser.
Doucement elle brisa le lien de vos lèvres et vit poser sa tête sur ton torse et se pressa contre toi. Tes yeux se sont fermés alors qu’un sourire large se dessiné sur tes lèvres, fendant ton visage en deux. Vous avez échangés quelques mots, rien de bien pertinent, rien qui n’avait besoin d’être dit… avant de sombrer dans un profond sommeil.

On en peut pas dire que tu as vraiment eu conscience qu’Alexis était partie, mais la fièvre t’as agité. C’est sûrement pour ça que tu étais entrain de bouger quand elle a débarqué avec le saladier dans la chambre. Une part de toi devait sentir qu’elle n’était plus dans le lit avec toi, mais tu n’en as réellement pris conscience que quand elle c’est assise près de toi et au bruit du saladier contre la chaise en bois qui t’as fait sortir de ta torpeur.
Déjà que t’y vois pas clair, là c’était pire que flou… t’as pas compris au début ce qu’elle te disait et t’as juste tendu un bras derrière ta tête, à la recherche d’une paire de lunettes abandonnée. Par chance t’en a trouvé une que t’as mise sur ton nez, pour les retirer, les nettoyer et les remettre. Ça y est, le monde était en clair et t’as remarqué le saladier, le fixant un instant avant de poser ton regard avec un sourcil levé vers Alexis. *J’vais pas m’empoisonné c’est sur ?* Bien sûr tu blaguais et lui faisait absolument confiance. C’est tout en te penchant pour attraper le saladier que tu lui dis :

Voui je crois que je me sens mieux, mais j’veux bien que tu me passes un des anti-inflammatoires qu’a laissé Esteban, histoire d’être sûr.

Tu l’as gratifié d’un clin d’œil avant de t’attaquer à la salade, juste après avoir découvert la fourchette à l’intérieur. Sa main était dans la tienne et franchement tu ne pouvais pas demander plus, t’étais sur ce petit nuage que t’as tant désiré. Tu lui as renvoyé son sourire avec amour avant de piquer dans la salade avec la fourchette et de lui mettre une feuille sous le nez.

J’suis sûr que t’as rien bouffé ce matin, alors ouvre la bouche miss.

Tu lui as fait une petite grimace avant de pouffer de rire, oui tu allais définitivement mieux Orion et c’était une bonne nouvelle qui ne pourrait que plus la rassurer.


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