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 I want you to know, I’m coming home ! •• Orixis

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Message Dans I want you to know, I’m coming home ! •• Orixis | le Sam 2 Juil 2016 - 14:29
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Mesdames et Messieurs, nous allons atterrir à L’aéroport JFK de New York City dans quelques minutes. Veuillez attacher vos ceintures et relevé vos tablettes. Il est 16 heures 05, la température extérieure est de 21° Celsius avec un léger vent d’Est. Veuillez rester assis jusqu'à l’arrêt complet de l’appareil. Merci.

Tu te redresses un peu sur ton siège prenant soins de ne pas perdre l’écouteur qui est dans une de tes oreilles, l’autre étant dans celle d’Alexis, qui fixe le hublot. Tu remercie une quelconque force supérieure pour avoir fait un voyage tranquille et donc éviter les turbulences, pas que t’aime pas l’avion, mais c’est toujours plus rassurant, surtout quand on voit le nombre d’avions qu’on arrive à paumer quand même. Tu sens le regard de l’hôtesse de l’air sur toi et attaches rapidement ta ceinture de sécurité, essayant de te convaincre que c’est uniquement à cause de ça qu’elle te fixe. Subtilement tu passes un bras par-dessus les épaules d’Alexis et lui sourit quand son regard gris se tourne vers toi.

Tout vas bien se passer, ne t’inquiète pas… je suis là. Tu fouilles dans la poche droite de ton jean usé et sort un paquet de chewing-gum et le tends à Alexis. C’est pour les oreilles.

T’es pas ultra sûr de ce que tu dis, sauf pour la fin, mais t’essaye de t’en convaincre juste pour la rassurer. Tu ne sais pas quoi ajouter alors que tu glisses un petit dé vert chlorophylle dans ta bouche que tu commences à mâcher, parce qu’au fond t’es un peu stressé, tu ne sais pas comment vont se dérouler les choses à New York… à croire que cette ville t’aime autant que toi tu l’aimes, à savoir pas beaucoup. Un soupire s’échappe d’entre tes lèvres alors que soudainement t’oriente la conversation sur le dernier épisode de Doctor Who que t’as vue à la bourre, vu que pas de connexion à Prismver. Heureusement May te les avaient mis de côté et t’as pu les récupérer il y à peine un peu plus d’un mois. C’était histoire de détendre l’atmosphère jusqu’à l’atterrissage.


Vous attendez vos valises. Aussi étrange que ça puisse paraître Orion, t’as toujours eu le flip qu’un abruti foute ta valise pas dans le bon avion, alors t’es là, au bord de la crise de nerfs en attendant que cette dernière ce pointe sur le tapis roulant. Lexi reconnaît soudainement la sienne et juste deux sacs plus loin il y a la tienne, tu soupires de soulagement. Une fois l’objet en lieux sûr avec toi et regarde ton téléphone pour avoir une idée de l’heure et alors que tu marches près d’Alexis, tu lui annonce que tu vas certainement appeler un taxi… enfin ça c’était avant que tu percutes un type de pleins fouet. Tu ne porte pas des lentilles pour rien, mais bon, pour le coup t’en perds même tes lunettes de soleil. Tes yeux verts se baissent de peu sur le jeune homme et c’est sans comprendre au début que tu vois ta copine lui sauter au cou.

Euh… Tu restes là sans rien dire dans tes Vans et ton t-shirt couleur taupe, tes lunettes et ton téléphone à la main, jusqu’à ce que tu captes, des plus surpris. Oh gosh… Tony ??

Face à l’acquiescement du blond qui maintenant est plus grand que sa sœur, mais pas encore de toi, tu le reconnais et tu tombes de haut, pour ne pas dire de super haut. Il semble content de te voir avec son sourire qui lui fend la face et tu lui donne une accolade qu’il te rend bien.

T’as poussé ! Mais genre… Tu regarde un instant autour de toi. Comment t’es venu ici ?

C’est avec un naturel hors norme qu’il te répondit avec notre voiture. T’as penché la tête sur le côté, alors que ton regard disait : Excuse-moi, mais j’ai pas bien entendu, tu peux répéter s’il te plaît ? Mais le petit frère de ta copine c’est contenté de rigoler avant de vous faire signe de le suivre. Alors que tu calle tes lunettes de soleil dans tes cheveux et ton téléphone portable dans une des poche de ton jean, tu saisis la main libre d’Alexis et te penche vers elle alors que vous suivez son bro’ de près.

Non, mais genre… ils ont quel âge maintenant les Twins ?? J’voudrais pas qu’il ait piqué la bagnole de ton père juste pour nous quoi. Tu hausses les sourcils. J’peux conduire si ça peut rassurer.

T’as un peu de mal à réaliser Orion, un peu tout court à te dire que t’es à New-York City et que tu vas dormir chez les Lewis comme… au bon vieux temps.


© YAM for Prismver







Dernière édition par R. Orion Petrichor le Jeu 8 Déc 2016 - 19:48, édité 2 fois
Message Dans Re: I want you to know, I’m coming home ! •• Orixis | le Sam 2 Juil 2016 - 17:04
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you're my home
I want you to know, you will never be alone I’m coming home, I’m coming home Δ Our Last Night

Nuages. Le regard gris plongé dans le ciel qu’ils traversaient, Alexis voyageait autant dans sa tête qu’en réalité. Après plusieurs semaines d’attente, d’efforts, de négociations : ils pouvaient délaisser le Pensionnat. Enfin. Une nouvelle page se tournait et une meilleure attendait d’être écrite. Elle avait la plume en main : à elle de décider du destin. Et elle n’était pas seule. Orion, son ancre dans sa mer agitée, sera aussi son encrier. Elle allait avoir besoin de lui lors de ces retrouvailles… Les buildings se révélaient peu à peu sous eux, un océan de pierre et de métal qu’elle avait tant chéri. Qu’elle avait tant fui aussi. Sa main se serra quelque peu sur l’accoudoir mais elle relâcha bientôt la pression, sentant le bras réconfortant d’Orion autour d’elle. Elle acquiesça ses paroles, accepta le chewing-gum et laissa sa tête reposer sur son épaule. Elle vérifia que sa ceinture était bien serrée et expira quelque peu alors que l’avion entamait sa descente. Bientôt, elle allait retrouver sa famille. Elle pourrait prendre dans ses bras ses frères, son père, sa mère… Leur témoigner son amour et sa présence qu’elle avait tant de mal à communiquer. Leur demander pardon et seulement être là pour eux. Et réparer ses erreurs. Et les aider avec les leurs. Joaquin… Elle sera les dents, arrêtant de machouiller quelques temps. Mais elle se concentra sur ce que disait Orion et répondit avec intérêt. Doctor Who et Ori avaient toujours cet effet…

~*~*~*~

Elle s’agitait autour du tapis roulant, fixant les valises avec attention, ne tenant pas en place pour autant. Elle ne supportait pas d’attendre et il y avait toujours trop de valises à son goût. Ses yeux finirent par s’illuminer et elle pointa du doigt sa valise d’un bleu pétant. En allant la retirer, elle fit signe à Ori que la sienne était juste là. Bon. Cela : c’est fait. La blonde et le brun se retournèrent vers la sortie. Elle commença à lui répondre « Ce n’est pas nécessaire pour le taxi, normalem… » Elle ne finit pas sa phrase : la raison qu’elle allait évoquer venait d’apparaître. Elle lâcha la poignée de sa valise pour prendre dans ses bras son frère avec force et affection. Il lui avait manqué. Elle le savait mais l’avoir près d’elle, ainsi, ne faisait que lui prouver. Elle s’écarta et regarda Orion – qui lui avait dit un « bonjour » un peu brutal et non voulu – et les deux Lewis éclatèrent de rire à sa mine surprise.

Alexis regarda son frère avec une certaine fierté. C’est vrai qu’il devait avoir bien changé depuis… dix ans ? Un peu plus… Ah. Tellement grand que oui : le permis, il l’avait déjà depuis l’année dernière. Il était un peu plus inquiet qu’Arthur, mais il se débrouillait très bien d’après leur père. Mieux qu’elle en tous cas. Anthony tira la valise de sa sœur et leur fit signe. Les deux monomageias suivirent, main dans la main. La blonde répondit avec un grand sourire, mettant sur son nez ses lunettes de soleil alors qu’ils quittaient l’aéroport : « Seize ans bien sûr ! » Tony lâcha sans se retourner : « Presque dix-sept hein ! »  Sa sœur lui donna un petit coup amical : « C’est ça, presque… Presque dans six mois quoi. M’étonne que tu n’aies pas dit seize ans et demi, comme quand t’étais petit… comme là en fait… » Elle le charriait avec naturel, retrouvant ses habitudes. Anthony baragouina un « Je suis pas petit… Je te dépasse même… »

Elle sourit de plus belle et son attention revint à Orion alors que Tony ouvrait la voiture à distance avec la clé électronique. « Il a son permis depuis décembre. Il gère avec la neige. Il va gérer là. T’inquiète. » Ils mirent leurs valises dans le coffre et s’installèrent, Alexis à l’avant et Orion à l’arrière, même s’ils reprirent rapidement la main de l’autre. Anthony avait remarqué et souriait avec ironie, lançant des petits regards à sa sœur à ses côtés. La blonde demanda à son frère des nouvelles. Il lui répondit alors qu’il conduisait à travers Brooklyn : « Arthur est chez papa. Il va mieux mais il s’agite un peu trop… Il a insisté pour retourner au lycée, pour reprendre le Baseball, pour reprendre la direction du club du lycée… Cela fait un mois mais il a encore la haine… Je crois qu’il se plonge dans le taf pour ne pas y penser… mais je l’ai retenu plusieurs fois d’aller à Manhattan. Moi aussi, j’évite d’aller chez maman… Je ne veux pas voir non plus la pourriture qu’elle a choisie pour vivre sa vie. Sincèrement, cela me fait flipper. Maman… Enfin, tu la connais… Mais là, c’est vraiment devenu étrange. Elle écoute que lui. Maman quoi ! Donc impossible de lui faire entendre raison… Bien sûr, elle nous écoute pas nous, alors papa… laisses tomber. J’espère que t’arriveras à la voir sans qu’elle pète une durite… Elle t’a toujours plus écoutée que tu ne le crois. Y a des chances… » Sa sœur se mordait la lèvre, serrait la main d’Orion, regardant défiler les maisons à travers le pare-brise. Pas bon du tout ça. Mais le plus important était Arthur.

Ils finirent par se garer sur un trottoir, devant une maison à trois étages, identique et accolée à ses voisines : briques marron, toit de tuiles grises et longues fenêtres. Crown Heights. Alexis laissa prudemment passer une voiture qui filait sur la route, ouvrit sa portière et quitta son siège. Elle observa un temps cette avenue qu’elle connaissait pourtant bien. Elle sourit avec détermination à Orion alors qu’ils reprenaient leurs valises ; Tony montait déjà les marches pour ouvrir la porte. Un couloir avec un beau mais vieux parquet, des petits meubles en bois pour les chaussures et manteaux, des cadres photos et un grand miroir ; plus loin, un escalier qui menait vers les chambres et la salle de bain. À droite, un salon avec un canapé et deux fauteuils face à une télévision, des grandes bibliothèques, un bureau recouvert de piles de livres et de dossiers. Plus au fond, une table à manger en bois entourée de chaises un peu industriel proche de la cuisine américaine aménagée. Alexis laissa sa valise contre le mur de l’entrée et huma l’atmosphère de son enfance. Elle aimait bien la maison de son père. Elle se déchaussa et entra dans le salon.

Elle aperçut son deuxième frère – elle ne voyait pas double – et avant même qu’elle ait esquissé un pas pour aller à sa rencontre, il vint à elle. Ce fut plus fort encore qu’avec Tony. Arthur a toujours été plus mature, plus responsable, plus posé. Et il s’était interposé pour prendre la défense d’Anthony… et la sienne. « Ne me refais plus jamais ça », lui glissa-t-elle ; lui signifiant *Tu m’as manquée comme jamais. Je t’aime. Je suis désolée.* Ils s’écartèrent, s’échangèrent un regard gris tacite et se séparèrent. Il salua d’un bonne accolade Orion appuyé d’un « Bienvenue chez nous ! Cela fait longtemps ! Il indiqua la cuisine où il se redirigeait. J’ai fait des pancakes et des œufs… Venez manger ! Les parents vont pas tarder à rentrer… » Sous-entendu, leur père et leur belle-mère qui travaillaient tous deux à l’Université : même pendant les vacances, ils étaient bien débordés avec leurs recherches.

Ils s’assirent tous à table et la blonde félicita son petit frère d’un pouce levé, l’œil brillant, la bouche pleine. À la différence d’elle, Arthur savait manier une poêle. Elle demanda : « Alors, le lycée ? Ça va toujours ? » Sa question se tournait plus sur leur moral que sur leurs notes. Elle n’était pas leur mère mais leur sœur. Anthony acquiesça alors qu’il prenait un autre pancake. Arthur développa un peu plus : « Oui, ça va ça va… J’ai demandé à avoir mes cours au plus vite quand je me suis réveillé… Et puis, tu sais… Mémoire Lewis toujours opérationnelle ! » Elle lâcha un rire à cette référence de l’école élémentaire. « Mais toi, ça va ? Tu m’as dit que t’avais changé de cravate pour la rouge mais tu n’as pas dit pourquoi… » Il avait l’œil méfiant, attentif. Alexis savait qu’il saurait si elle mentait. Elle n’avait pas épilogué plus lors de leurs lettres. Elle n’en était pas capable et se sentait encore mal à ce propos. Elle prit la main d’Orion dans la sienne, tendant son bras par-dessus la table. Elle communiqua silencieusement avec lui avant de reporter son regard gris sur celui, si similaire, de son frère : « Depuis que la magie est révélée, je vous ai dit, Ruthel est revenu mais il y a une Vice-Directrice aussi. Pour nous évaluer et savoir comment nous "gérer". Et elle a eu la bonne idée d’envoyer en E tous les troubles fêtes… Et… » Tony fronça les sourcils et redemanda naïvement : « Et ? » Elle se mordit la lèvre, serra fortement la main d’Orion et lâcha : « Et j’ai plutôt merdé fin mars. J’ai appris pour… pour toi Arthy… et y avait d’autres trucs… Et… et je me suis un peu emportée… et voilà. Cravate rouge. »

Tony allait demander des détails mais Arthur avait saisi que sa sœur n’était pas prête pour le moment. Il lança donc, à l’égard d’Orion : « Enfin qu’importe ces cravates, hum ! Vous n’êtes plus à Prismver là… mais vous êtes ici ! Je veux rattraper mes épisodes en retard ! La dernière fois que j’ai demandé de tes nouvelles, Al disait que tu allais avoir une autre copine et que c’était tant mieux… » Il avait un grand sourire moqueur alors que sa sœur se cachait derrière sa main, voire même dans son assiette. Sujet toujours compliqué pour elle, elle avait tendance à l’éviter ou à répondre n’importe quoi quand on insistait. C’était bête car Arthur et même tous les Lewis trouvaient génial Orion – dans leur souvenir du moins – et avait rapidement saisi que son retour à Prismver n’était pas aussi désagréable que ce que la blonde déclamait. Elle préféra ne rien dire, laissant Orion raconter les derniers mois, mieux qu’elle ne le ferait elle-même… Elle était revenue à la maison et, même si elle ressentait de la gêne, ça n’en était pas une mauvaise. Ce n’était pas un vrai problème. Elle était à la maison, entourée de ses frères adorés et de son Ori.
25 to 31 may 2016 Δ Orixis Δ NYC/Quebec Δ © GASMASK


— She ran away in her sleep
When she was just a girl She expected the world But it flew away from her reach And the bullets catch in her teeth Life goes on, it gets so heavy The wheel breaks the butterfly Every tear a waterfall In the night the stormy night she'll close her eyes In the night the stormy night away she'd fly And dreams of paradise × code by lizzou.


Dernière édition par Alexis W. Lewis le Mar 26 Juil 2016 - 12:45, édité 1 fois
Message Dans Re: I want you to know, I’m coming home ! •• Orixis | le Dim 3 Juil 2016 - 15:28
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Seize ans ??

Tu manques de t’étouffer à la nouvelle. Ah oui quand même, tu le regarde un peu mieux maintenant et ouais… seize ans, t’en reviens toujours pas… donc il conduit forcément. Oulà, t’imagine pas quand ta sœur aura l’âge d’avoir une voiture, tu ne dormiras plus la nuit tout en sachant que les routes seront encore moins sûres. Déjà que quand Alice prend le volant le risque d’accident augmentes d’au moins dix pourcents, alors là avec May… May qui plane, May qui est dans la Lune.
Tes yeux se portes sur la voiture, bah oui Ori, t’es un garçon quoi et t’aime bien les voitures, donc forcément tu parles un peu avec Tony de ce qu’elle a sous la carrosserie tout en mettant les valises dans le coffre. Puis tu t’installes à l’arrière, oui car Alexis et son mal des transports serait bien mieux à l’avant, sur la place du milieu pour pouvoir voir aussi bien le conducteur et sa passagère à qui tu prends la main assez rapidement après avoir bouclé ta ceinture de sécurité.

T’écoutais la conversation, le dos bien appuyé sur le dossier du siège et le regard voletant sur le paysage pourtant familier, mais qui te semblais légèrement changé. Lentement alors qu’Alexis serrait anormalement ta main fortement, ton yeux verts ont glissés sur Anthony… et tes lèvres se sont pincées alors que lentement tu plongeais ta main dans la poche gauche de ton jean, à la recherche du miroir s’y trouvant. Ton pouce faisait des petits cercles sur le verre, comme celui de ta main droite sur le dos de la main de Lexi. T’évitais de croiser ton reflet dans le rétroviseur central, ce n’était pas le moment d’aller casser la gueule à cette espèces d’ordure qu’est Joaquin Cohen. Pourtant face à la réaction d’Anthony et surtout son questionnement, tu n’as pu t’empêcher de sortir ces mots, ne sachant pas si cela pouvait le rassurer ou bien un peu plus l’endiguer dans sa panique, mais t’avais besoin de le dire ou ne serais-ce que de le rappeler.

Ce gueux est un monomageia qui contrôle les émotions. Tu inspires. C’est presque normal si ta mère ne vous écoute pas Tony, elle est sous son influence… Tu te penche et pose ta main gauche sur l’épaule du garçon. Ne t’inquiète pas, on va régler ce problème. Promis.

T’es ultra sérieux en disant ça. Et soudainement la voiture se gare, tu lâches la main d’Alexis et t’extirpes de la voiture comme ceux qui sont avec toi. T’observes la vue un instant, t’es pas souvent venu ici… au fond ce n’était pas simple vue qu’à New-York ta mère tout comme celle d’Alexis vit à Manhattan. Pourtant t’as cette impression d’être en terrain connu et alors que tu sors vos affaires du coffre, ta copine fixe un des quartiers de son enfance et son frère est déjà entrain d’ouvrir la porte.
Alexis récupère son sac et vous suivez Anthony dans la maison. Tu imites la blonde dans un premier temps et laisse ta valise près de la sienne avant de retirer toi aussi tes chaussures, puis tu la suivie dans le salon… là où elle retrouve son second frère. T’étais toujours autant étonné par la ressemblance des plus flagrantes. C’était aussi flippant que kiffant. Mais pourtant tu voyais quand même les légères différences qui c’étaient accentuées avec l’âge. Les frères et sœurs s’écartèrent et le sourire sur la face d’Arthur te rassura quant à ta présence, il te fit une accolade comme son frère avant lui et tu la lui rendis tout aussi naturellement.

Merci et ouais, ça fait un bail !

Il parla en suite de pancakes et d’œufs, voilà. Le sujet bouffe était lancé et ton estomac a répondu à la place de tout le monde, en plus d’avoir réagis avant ton cerveau. Le sous entendu au retour des parents te rappela que tout le monde n’est pas en vacances, surtout vous à Prismver, vous avez souvent des vacances drôlement posées.
Tu suis tout ce beau monde à la cuisine et t’assoie en face d’Alexis et à côté d’Arthur, que tu félicites pour la nourriture, dommage que sa sœur n’est pas hérité un peu du gène de la cuisine, à cette pensée tu lanças un clin d’œil à la blonde. Soudainement elle demanda à Arthur si tout aller bien, entre autre quoi, parce qu’elle savait bien que c’était un bosseur et toi aussi. Il avait l’ai de s’en être plutôt remis, mais rapidement un sujet vient sur la table et étrangement ta mâchoire c’est serrée. Un coup d’œil vers Alexis qui cherchait ton aide, t’as tendu ta main vers elle, enlaçant ses doigts aux tiens. Sur le coup Orion, t’aurais voulu être télépathe, juste pour lui dire *Tu n’as rien à craindre, ses tes frères et ils t’aiment. Ils te pardonneront et une part de toi le sais déjà, mais rappelle toi, que t’as du temps, donne toi le temps qu’il faudra pour le leur dire, rien ne te presses… je suis là, ne l’oublie pas, tu ne seras plus jamais seule.* mais t’espères que ton regard aura su lui transmettre le message.

Elle commence, elle est un peu stressée et tu presses doucement sa main pour la calmer. Pourtant le début elle le gérait et soudainement elle a serré ta main, fort et t’as soufflé, à sa place alors qu’Anthony la poussait à poursuivre. Elle a continuait sans rentrer dans les détails et tu lui offrais un sourire, comme pour lui signifiait qu’elle gérait. Pourtant t’as pas pu t’empêcher d’avoir un petit frisson quand elle parla de Mars, tu ne lui en voulais pas, les bleus avaient disparus et tout le reste… sauf dans sa tête et tu savais qu’elle se sentirait encore coupable longtemps, même si tu ferais tout pour qu’un jour cela ne soit plus le cas.
Du coin de l’œil tu remarquas que Tony voulait en savoir plus, mais Arty sauva la mise à sa sœur en portant son attention sur toi et soudain tu sentis trois paires d’yeux gris se poser sur toi. Il avait raison, on s’en fichait bien des cravates, même les E ont leurs exams au bout du compte, donc v’là. C’est quand il parla d’épisodes de retard que tu te redressas, sentant un je ne sais quoi de suspect. Tu avais bien raison de et méfiais Orion, et tu ne t’attendais pas du tout ça. Haussant un sourcil surpris vers Alexis qui avait viré au rouge pivoine et essayait tant bien que mal de disparaître. C’est sur un air un peu amusé que tu demandas :

Je peux savoir quand est-ce qu’elle vous a dit ça ?? Histoire de situer…
Aux dernières vacances d’Été me semble…

C’était la réponse d’Anthony et là t’as lancé un regard choqué mêlé d’amusement à ta petite amie. Tu lui a soufflé un « menteuse » dans un Français parfait malgré ton accent avec un petit sourire sur les lèvres, tout en retenant sa main dans la tienne. Tu te redresses avant de prendre la parole à l’attention des Twins.

Et bien… sachez que votre sœur est une cachottière, mais je crois que je ne vous apprends rien. Tu tire la langue à la blonde toujours aussi mal à l’aise. Sinon je vais bien, cette année fut absolument chaotique, le directeur qui disparaît, un bordel de monstre au pensionnat, puis il rapplique avec la vieille qui fou encore plus la merde… un boxon incommensurable. Même dans Harry Potter il n’arrive jamais autant de merdes en une année. Tu laisses échapper un petit rire à cette référence. J’ai eu quelques soucis avec ma filleule aussi, mais… c’est réglé et bien sûr avec la demoiselle ici. Tu fais un signe de tête en direction d’Alexis. Mais faut croire qu’après de nombreuses batailles acharnées, elle a fini par m’écouter, pour notre plus grand bonheur.

Tu gratifie Alexis d’un clin d’œil alors que t’entends la porte d’entrée s’ouvrir. Comme tout le monde autour de la table, tu te lèves, assez impatient de revoir William Lewis et sa nouvelle femme dont tu ne connais que le prénom Victoria, ainsi que le métier. Quand ils arrivent jusqu’à vous, alors que vous avez bougé jusqu'au salon, t’es surpris de constater que même si t’avais croisé Monsieur Lewis dans la rue comme ça, tu l’aurais reconnu. Toujours aussi grand, des cheveux blonds comme ses enfants, sauf qu’ils sont courts et ses mêmes yeux gris planqués derrières les verres de ses lunettes. Égale à lui-même, avec son style de professeur d’Université en Littérature, sûrement sa faute qui a fait que t’as grandement entre la Litté et les cours de Jap quand tu t’es retrouvé avec la feuille à tes dix-huit pour les choix des filières et matières. Juste à côté de lui se tient une jeune femme qui semble assez sportive, à peine plus jeune que lui et grande elle aussi, mais pas autant. Elle est brune avec de jolis yeux bleus, tu deviennes rapidement que c’est Victoria, la belle-mère d’Alexis qui est professeure de Français. Ce dernier élément te fait légèrement sourire.
Tu t’écartes pour laisser Alexis aller leur dire bonjours, après tout c’est sa famille. Tu reste en retrait jusqu’à ce que son père te demande d’approcher, tu te sens petit en face de lui et alors que tu ne t’y attends pas, il te prend dans ses bras. T’as un instant d’étonnement, avant de le lui rendre, répondant à sa question.

Oui je vais bien, j’espère que c’est aussi votre cas.

Puis lentement tu te déportes vers Victoria à qui tu fais naturellement la bise tout en te présentant, en Français, oui parce que tu gères dans ce milieu et certainement autant qu’elle. Donnant l’intégralité de ton nom et lui précisant que généralement on t’appelle juste Orion. Son regard bleu brille un instant et tu te demandes si elle retient un rire face à ton accent, ce qui n’aurait rien d’étonnant et en fait non, tu constates que c’est tes tatouages qu’elle semble regarder, tu passes une main dans tes cheveux, te préparant à débattre sur la signification de chacun d’eux. Ça va Orion, respire, elle ne voit que les manches, imagine si t’étais en caleçon. Haha, non n’y penses pas mon grand et profite du moment.


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Dernière édition par R. Orion Petrichor le Jeu 8 Déc 2016 - 19:47, édité 2 fois
Message Dans Re: I want you to know, I’m coming home ! •• Orixis | le Mer 13 Juil 2016 - 12:50
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There are only two seasons - winter and Baseball. Δ Bill Veeck

Inquiétude. Partagée. Mais bientôt disparue. Ils étaient là pour ça. Dans la voiture, les paroles d’Orion la touchèrent tout autant que son frère. Elle ne savait pas s’ils seraient capables de changer les choses avec sa mère et… et Joaquin. À la pensée du voisin devenu beau-père, elle avait mal au cœur, cœur qui se serait de dégoût. Mais la promesse d’Orion importait : car avec lui, elle pouvait croire que les choses allaient s’arranger. Car avec lui, elle avait pu revenir ici et retrouver son sourire déterminé. Mais encore parfois voilé de doutes. Ses yeux gris aussi auraient pu la trahir mais ses lunettes de soleil les masquaient bien… Et quand ils arrivèrent, la vue de ses deux frères adorés fit envoler toutes les craintes de ces yeux. Elle avait de nouveau confiance et, même quand ils touchèrent le sujet « berserker », elle réussit à s’exprimer. Main dans la main, yeux dans les yeux, Orion était là. Et Arthur aussi, plus perspicace que ne l’était Tony.

Enfin… sa perspicacité ne l’empêchait de gaffer volontairement. Et donna envie à Alexis de disparaître. Cependant, elle souriait derrière sa main qui couvrait honteusement son visage. Il se moquait gentiment d’elle et, malgré la gêne, elle riait. Elle lâcha un « Mais euh ! » faussement plaintif ; retint un rire alors qu’elle acquiesçait la comparaison à Harry Potter ; serra avec empathie et affection la main d’Ori à l’évocation de June… et d’elle-même ; avant de glisser son regard gris dans le vide avec un sourire. Oui, à présent, elle l’écoutait. Elle avançait. Les frères hochèrent la tête, les trois regards gris se croisant. Elle avait toujours voulu les protéger et ils avaient fait de même en étant les cadets, même en étant loin. La protéger des réactions des autres, des parents… d’elle-même. Ils semblaient heureux de voir qu’Orion était là.

Mais l’arrivée des parents dissipa le moment pour un autre : une joie certaine à l’idée de les retrouver. Tous se levèrent alors qu’ils entraient dans le salon. Les Twins les embrassèrent comme chaque soir mais Alexis prit un temps, leva des yeux réservés et laissa les bras de son père l’entourer et la protéger. Un cocon, comme quand elle était petite. Car quand son père atterrissait et ne se laissait pas déborder par son propre stress, il était aimant et affectueux. Parfois, cela suffisait pour compenser le manque maternel. Parfois. Il lui sourit et elle lui sourit. « Tu m’as manqué » en un regard gris mêlé. Elle se détacha de son père pour aller saluer « Vic ! » avec sympathie. Brisant la tradition de Cendrillon, les Lewis appréciaient beaucoup leur belle-mère.

La blonde se retourna ensuite vers Orion, lançant un regard plein d’appréhension alors que son père lui fit signe de venir. Tout en retrait comme ça… le brun n’était pas aussi sûr qu’au Pensionnat. Alexis se doutait bien que la situation était toute particulière. Elle allait sûrement être pareille au Québec… Mais son appréhension disparut en voyant son père prendre Orion dans ses bras. Elle se souvenait à quel point il appréciait Ori quand ils étaient petits… cela ne devait pas avoir changé. Malgré tout, elle connaissait bien trop son père : derrière son sourire confiant, il avait un œil sur elle et donc aussi sur lui. Orion et Victoria  discutèrent en français. Enfin… d’un côté, en français sans le moindre accent – Victoria étant d’origine française – et de l’autre, en français avec accent québécois – Orion détonant toujours autant. Malgré l’habitude, malgré le temps, Alexis avait toujours eut le sourire en l’entendant.

Elle les laissa néanmoins seuls, portant son attention sur son père, lui demandant si ça allait lui, et l’Université, avant d’arriver au sujet qui les préoccupait le plus, à savoir : Arthur, Anthony et Alexandra Matthews. Les jumeaux restaient chez lui et même avant, ils passaient moins de temps chez leur mère. Ils n’avaient pas tout de suite expliqué à leur père l’arrivée de Joaquin Cohen dans la vie de leur mère et indirectement, dans la leur. C’est pourquoi il avait mis du temps à réagir, se justifia son père. « C’est fait papa… Comme tu me dis toujours : l’important, c’est maintenant. Et maintenant je suis là. Et… Elle regarda les Twins qui riaient. On aurait presque cru à un miroir. Sauf qu’Anthony avait un grain de beauté sous l’œil droit. Sauf qu’Arthur avait les cheveux un peu clairsemés à l’arrière du crâne… Elle se mordit la lèvre mais elle sourit à son père : Et tu as quand même été là, ’pa. » Sinon ils ne pourraient sourire ainsi. Sinon ils n’auraient pu connaître un foyer sûr pour les accueillir. Mais il fallait faire en sorte que ce soit de même chez leur mère tout de même… Même leur mère méritait cela.

Son père semblait affecté mais c’était un optimiste, alors comme à son habitude, il se raccrocha aux points positifs. Il posa une main sur l’épaule de sa fille qui avait bien grandie, trop à son goût, trop loin surtout, et la fit se rapprocher de lui. Elle leva un regard interrogateur, toujours étonnée de l’affection qu’on pouvait lui porter. Que ses propres parents lui témoignaient finalement. Il lui sourit et fit un petit geste du menton vers Orion qui discutait avec Victoria. « Bon… J’aimerai faire mon papa protecteur et mécontent du copain qu’a choisi sa fille… Mais ça va. C’est Orion. Et il me semble encore bien ce jeune homme… » Elle regarda Ori en souriant et rougissant. Il avait bien changé aussi : un mètre quatre-vingt, lentilles plus que lunettes, pleins de tatouages et de cicatrices… et encore, il n’avait plus sa crête. Oui, son père aurait été plus méfiant si ça n’avait pas été le petit brun de ses souvenirs.  

Son père tapa dans ses mains pour attirer l’attention, tous se tournèrent vers lui alors qu’il annonçait : « Cela vous dit d’aller au match de ce soir ? Il s’adressa plus particulièrement à Arthur : C’est bien ce soir, le match amical du lycée ? » Le blond acquiesça, le visage s’illuminant par un sourire. Le Baseball était très important pour les Lewis. Ils avaient tous grandis en le regardant, en y jouant, en famille ou dans les clubs. En devenant président du club au lycée, Arthy prenait cela encore plus sérieusement. S’il pouvait devenir pro, il serait le plus heureux des hommes. Alexis sourit mais s’approcha tout de même de son frère : « Ça me tente bien… Mais tu pourras jouer ? » Il y avait de l’inquiétude dans ses yeux, mais aussi une mise en garde. *Ne force pas trop.* Il assura que oui et qu’au besoin, Tony le remplacerait. Elle se mordit la lèvre mais hocha la tête, témoignant une confiance qu’elle ne pensait pas avoir. Elle alla voir Ori et lui prit la main : « Et ce programme te convient, Ori ? On monte nos affaires et on y va tous ? » Elle se retourna vers les autres et son père acquiesça.

Les jumeaux partirent les premiers pour se préparer avant le match. Ceux qui restaient nettoyèrent les dernières traces du goûter ; puis, les deux monomageias montèrent et déplièrent leurs valises à l’étage. Ils dormiraient dans l'ancienne chambre de la blonde, qui avait à présent l'allure d'un bureau... Ils discutèrent un peu avec les parents mais il fut bientôt l’heure d’y aller. Tous embarquèrent dans la grande voiture de William et ils se dirigèrent vers le lycée des Twins, le James Madison High School. Pas étonnant qu’ils préféraient être chez leur père, le lycée étant dans le quartier de Brooklyn, en vingt minutes, ils y étaient ; mais de Manhattan, ça rallongeait le chemin… Enfin, d’un autre côté, leurs écoles précédentes se trouvaient sur l’île et le problème était juste inversé.

Quoi qu’il en soit, ils arrivèrent assez rapidement et obtinrent de bonnes places alors qu’il y avait déjà beaucoup de spectateurs. Ils retrouvèrent quelques camarades des jumeaux et discutèrent quelque peu. Alexis écoutait mais ne parlait pas beaucoup, se sentant encore un peu en dehors de la vie de ses frères. Les potes des Twins regardaient pourtant la blonde avec étonnement, certains ayant entendu plus que vu la « sœur partie étudier en Angleterre ». Elle salua juste poliment une petite brune à la peau mate du nom de Sally : la copine d’Arthur qui ne resta pas longtemps car elle était cheerleader. La blonde se reconcentra sur le match. Elle était allée voir plusieurs fois ses frères jouer et avait eu plutôt des bons retours de leur lycée. Ce n’était pas forcément la meilleure école du coin – Brooklyn étant Brooklyn – mais elle était plutôt appréciée pour ces clubs et sa diversité. Un peu comme l’Abraham Lincoln High School, dont ils allaient affronter le club. Alexis regardait avec curiosité les gens autour d’elle, ayant la pensée qu’elle aurait pu finir là elle aussi. Elle regarda Orion : dans un monde parallèle sans magie, elle espérait qu’elle aurait été aussi avec lui.

Elle posa sa tête sur son épaule alors qu’à côté d’elle, Victoria, pleine de prévoyance, avait pensé à apporter une petite pancarte qui semblait avoir un peu vécue. Affichant les noms des frères, elle devait être ressortie à tous les matchs. La blonde glissa au brun : « J’espère qu’Arthy ne va pas trop forcer et laisser Tony le remplacer… et qu’ils vont leur montrer pourquoi Lincoln est obligé de se rabattre sur le basket pour gagner. » Car par-delà l’inquiétude, Alexis gardait son côté compétitif et sa fierté par rapport à ses frères n’avait pas de limite. Alors que le bruit des conversations commençait à monter dans les gradins, les cheerleaders ainsi que les mascottes entrèrent sur le terrain, entamant leur chorégraphie, encourageant d’une part les Golden Knights de Madison et d’autre part les Tigers de Lincoln. Sally semblait plutôt douée remarqua la blonde. Quand elles laissèrent la place aux joueurs, l’excitation ne désemplit pas. Alexis se redressa, attentive, alors que la balle allait être lancée. Arthur débutait, batte en main, prêt à courir. Antony sur le banc semblait nerveux, même à cette distance. C’était le premier « vrai » match depuis l’hôpital : tout l’entourage d’Arthur stressait. Main serrée dans celle d’Orion, Alexis voulait se convaincre que tout irait.
25 to 31 may 2016 Δ Orixis Δ NYC/Quebec Δ © GASMASK


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Message Dans Re: I want you to know, I’m coming home ! •• Orixis | le Jeu 18 Aoû 2016 - 15:10
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▬ NYC/Québec •• 25-31 Mai 2016.


T’essayais de te mettre à l’aise Orion, Victoria était vraiment sympa, même si elle a un peu pouffé de rire en attendant ton accent. Après même quand tu parles anglais on l’attend, mais il est vrai qu’en français c’est plus flagrant, pourtant elle est aussi ta langue maternelle… t’as toujours souhaitait ne pas avoir cet accent, comme ton père, mais tu t’es toujours réjouis du fait qu’à part lui, dans la famille tout le monde l’a.
Vic te questionne bien sûr sur tes tatouages, tu lui fais signe qu’elle peut te toucher les bras, que normalement il ne devrait rien lui arriver. Ses yeux bleus semble assez ébahies et tu lui expliques pour certains plus en profondeur et moins pour d’autre, tu parles du premier bien sûr et tout en discutant avec elle, tu gardes quand même une oreille légèrement attentive sur Alexis.
Malgré toi, parce que c’était réellement juste pour savoir si ça allait, t’as captais un bout de conversation qui t’as foutu mal à l’aise. Tu ne voulais pas te mettre à rougir connement sans raison, alors t’as juste rigolait nerveusement à ce que venait de dire Victoria tout en passant une main dans tes cheveux.

« Clap clap. »
Vic et toi pivotaient comme un seul et même homme en direction de William, en fait tout le monde a fait de même. Tes yeux verts s’ouvrent en un peu plus grand. C’était quand la dernière fois que t’as vue un match de Baseball ? Sans compter ceux de Prismver quand ils ne tombent pas en même temps que ceux de Basket… A l’acquiescement d’Arthy t’es déjà prêt à t’en allait, cela doit se voir au fait que t’alterne ton poids d’un pied sur l’autre. Pourtant tu sentais bien ce qu’il y avait derrière les mots de ta copine : de l’inquiétude. Ce qui est normal, ce n’est pas que tu connais bien Arthur, mais à sa place, tu voudrais qu’on te laisse quand même faire, malgré le risque potentiel. Tu hoches positivement de la tête en voyant Alexis capituler, son frère semble être apte à gérer ses propres limites.
Soudain elle vient près de toi et glisse sa main dans la tienne. Ce contact te fait du bien, comme si cela faisait longtemps qu’elle n’était plus avec toi. Sa question te fait sourire.

Bien sûr qu’il me convient, je ne dirais pas non à un match et tu le sais.

Il est évident que vous laissiez les jumeaux partir ce préparé en premier, c’était eux qui allaient bouger ce soir. T’as aidé comme si t’étais chez toi pour finir de ranger le goûter puis vous êtes montés à l’étage Alexis et toi. La chambre avait un peu changé il faut l’avouer… Ton regard vert jauger le lit double, pensant que vous n’aviez pour souvent eu l’occasion de dormir ensembles à Prismver et encore moins dans un lit fait pour. Un simple sourire fend ton visage en deux alors que tu ouvres ta valise. Soupire. Tu sens le décalage horaire et même s’il est vrai que tu as très envie d’aller voir ce match, une douche un repas tranquille à la maison ne t’aurais pas du tout posé le moindre souci. Mais bon, autant s’amuser, demain serait très certainement moins amusant…
Une fois tout en place ou plus ou moins, vous êtes redescendu discuter avec les parents, approfondissant peut-être des sujets avec eux que vous n’aviez pas trop étendus aux jumeaux. Ce fut rapidement l’heure d’y aller et tu fus étonné du court trajet pour se rendre à leur lycée… enfin, tu vivais dans un pensionnat, plus près de l’école c’est mort.

Tu te demandais si tu croiserais des connaissances, c’était bien possible. Après le divorce des parents de Lexi, tu faisais souvent le trajet de Manhattan jusqu’à Brooklyn pour la retrouver et à force, t’as fini par te faire quelque potes… après ce n’est pas de ceux avec lesquels t’aurais pu jouer aux billes, mais plutôt avec ceux avec lesquels tu faisais les conneries. Il devait bien y en avoir qui avait un petit frère ou une petite sœur non ?
Hum, en attend vous aviez trouvés de bonnes places malgré le monde. Il y avait des camarades de classes des Twins, peu te disais quelques choses… Alexis avait souvent été vague et puis, sans se mentir, vous n’étiez plus aussi proches qu’avant. Enfin, maintenant bien plus, mais… on s’est compris.
T’es à deux doigts de t’asseoir quand soudain un type te tape dans l’épaule. Tu fais volte face.

Haha, j’savais bien que c’était toi !
Jack ?? Oooh mais non !

T’exploses limites de rire avant de faire une accolade à ton pote. Vous n’étiez pas du tout dans la même école, mais au même club de basket, puis de boxe, grâce à ton aimable personne Orion. T’es contents de le retrouver, vraiment. Tu le représente à Alexis en voyant son air perplexe. Jack te gratifie d’un « J’le savais » auquel on aurait pu ajouter un « Jl’ai toujours su » quand tu présentes la blonde comme ta copine. Il t’apprend qu’il est le grand frère de Sally, enfin, tu savais qu’il avait une sœur, mais pas que c’était la petite amie d’Arthur. Cette nouvelle renforce ton sourire.
Le match ne va pas tarder à commencer, tu fais un check à ton pote qui retourne à sa place et tu t’assois à côté d’Alexis à qui tu prends la main. Elle semble un peu ailleurs et tu ne veux pas la déranger Orion, alors toi aussi tu te mets à observer les gens autours de toi. T’aurais voulu vivre ce genre d’expériences, aller au lycée comme tout le monde, rentrer chez toi tout les soirs… tu sens le miroir dans la poche gauche de ton jeans et à la fois tu te dis que beaucoup de personnes dans ces gradins, auraient voulu être à ta place, avoir ce truc que tout le monde n’a pas. Prismver c’est une expérience de la vie différente, mais que tu penses avoir loupé, ce n’est pas réellement foutu, peut-être qu’après tu pourras encore… Tu sens le regard d’Alexis sur toi et tu plonges le vert de tes yeux dans le gris des siens. A ce moment là il y a une chose dont t’es sûr, c’est que peut-importe l’univers dans lequel vous existez, vous vous seriez forcément trouvés.

Elle pose sa tête sur ton épaule et c’est c moment là que tu vois la pancarte de Victoria, à qui tu souffles que c’est mignon comme tout, en français bien évidemment. La voix d’Alexis ape ton attention, au début tu fais la moue, mais rapidement c’est un sourire franc qui revient ainsi qu’un haussement de sourcil.

J’espère que tu ne dénigres pas le basket là ? Tu sais très bien que non, mais tu n’as pas pu t’en empêcher. Je comprends que vous stressiez tous. Tu n’es pas un abruti Orion et t’as compris que c’est le premier « vrai » match d’Arthy et que voilà quoi. Mais écoutes. Arthur n’est pas un idiot, je pense qu’il connaît ses limites et que même s’il veut impressionner sa copine, sa famille et surtout sa sœur, il ne se mettra pas en danger. T’essaye réellement de te convaincre de tes propres mots. Il va jouer intelligemment et  ne pas ce foutre dans le rouge, parce que je pense qu’il a des projets pour l’avenir et qu’il ne veut surtout pas passer une nuit de plus à l’hôpital.

Tu poses un instant tes lèvres sur le front d’Alexis, juste avant que les cheerleaders et les mascottes n’entrent en scènes. Un coup tu rigoles et un autre t’est impressionné par le talent de ce qu’il se passe en bas. Ça te donne envie de jouer. Au Baseball certes, en plus cela fait longtemps que t’as pas manié une batte, mais aussi au basket, t’as l’impression que cette année ne fut pas bonne pour le club et rien ne semble s’arranger… faudrait que t’en parles avec le responsable.
Tu secoue la tête et te recentre sur le match.

C’est exaltant. La foule est en délire et les joueurs aussi. Ce n’est peut-être qu’un match amical, mais on voit que tout le monde se donne à fond, et surtout le meilleur. Il y a une véritable symbiose entre les spectateurs et les équipes. T’en vibre Orion. Toutes les cellules de ton organisme tremblent à chaque coup, comme si tu étais toi-même entrain de jouer.
C’est l’apothéose quand un home run est établi par les Golden Knights de Madison, surtout que c’est d’Arthur. Tu donnes un petit coup de coude à Alexis pour lui faire remarquer que son jeune frère, après avoir aussi bien brillé, est entrain d’échanger sa place avec son jumeau. Tu lui lance un regard provocateur, comme pour lui dire : « Haha, je te l’avais bien dit ! » Mais ton sourire rassurant est là pour contrebalancer.

C’était un très beau match et l’action d’Arthur ne l’avait encore plus était, de par le fait que grâce à cela l’équipe avait repris de l’avance. Il ne restait plus que quelques manches avant la fin et tu pouvais constater Orion que les Tigers de Lincoln semblaient avoir du mal à reprendre leur souffles, contrairement à l’équipe qui leur faisait face. Un sourire carnassier s’installe sur tes lèvres. T’as l’impression d’entendre Colton vous dires de ne pas forcer et de laisser le fossé s’installer jusqu’à ce que l’équipe adverse se fatigue trop, pour que vous puissiez remonter et gagner. Bon là ce n’est pas du basket que tu as sous les yeux, mais bien du Baseball, pourtant t’as bien l’impression que cette stratégie fonctionne à souhait.
Le match reprend et sans grand étonnement les Golden Knights gardent l’avantage. Leur défense est bonne et leur attaque est efficace. Quand le coup de sifflet annonçant la fin retentit, presque toutes les personnes dans les gradins se lèvent, toi et Lexi, pour acclamer l’équipe gagnante qui l’emporte avec quand même trois points d’avances.

C’était tellement beau que les équipes en bas prennent une grande photo et cela te donne une idée, tu retrouve rapidement ton pote Jack et lui tend ton portable qui est déjà sur l’appareil photo. Il te suit le sourire aux lèvres. Les Twins sont avec leur famille et tu t’approches pour les féliciter comme l’aurait fait un grand frère avec ses cadets. Tes yeux verts pétillants se lèvent par la suite plus vers toute la tribu.

Une photo ça vous dit ??

Ton regard tombe dans celui d’Alexis et tu ajoutes mentalement. *Ça te feras un souvenir à ramener.* Tout le monde semble plutôt bien emballer, faut croire que tout le monde a saisi que oui, ça serait un petit souvenir figer assez beau. Tu fais signe a Sally de venir poser avec vous, aux côtés d’Arthur et une fois tout le monde en place Jack vous prends en photo, immortalisant l’instant.
Tu le remercie en récupérant ton téléphone et montre la photo, puisque tout le monde voulait la voir. Lentement tu passes un bras par-dessus les épaules de Lexi et Victoria prends la parole alors que Sally et Jack s’éloignent, allant sûrement retrouver leurs parents.

On pourrait aller au Japonais fêter ça non ? Il y en a un quasiment en face de la maison.

T’es carrément partant et tu jettes un coup d’œil en direction d’Alexis, son sourire est en accord avec le tiens. Le reste de la famille semble bien emballé par l’idée et c’est ainsi que vous remontez tous dans la voiture de William pour rentrer à la maison. Enfin, oui, vous alliez y aller à pied au resto, puisqu’il semble vraiment près. Pendant le trajet qui dure une vingtaine de minutes, cela ne parle quasiment que du match, de comment ils ont gagnés, de techniques de jeux et aussi de féliciter Arthur pour ne pas s’être mis en danger et d’avoir quand même su gérer.
Vous descendez tous de la voiture, en éclat de voix et de rire. Tu rejoins Alexis alors que les autres semblent déjà se diriger vers le restaurant dont tu vois l’enseigne. Tu glisses ta main dans la sienne juste avant de l’embrasser. Électrifiant.
Rompre votre étreinte de fait mal, mais il faut rejoindre sa famille et puis sans ce mentir Ori, tu crève la dalle.


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Dernière édition par R. Orion Petrichor le Jeu 8 Déc 2016 - 19:47, édité 2 fois
Message Dans Re: I want you to know, I’m coming home ! •• Orixis | le Dim 2 Oct 2016 - 15:24
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Empathie. Malgré tout son égoïsme révélée, Alexis savait comprendre ses proches, se mettre à leur place en pensées et émotions. Et si Orion la calmait de son amour et de son assurance, l’excitation mêlée d’inquiétude de ses frères se ressentaient également. Mais elle était heureuse d’être là. Pleinement présente et consciente, profitant de l’instant. C’est dans ce genre de moments qu’elle captait entièrement ses progrès : elle n’était pas simplement vivante, elle se sentait vivante. Ridicule fierté. Et cela, encore plus exacerbée durant le match, envoyant en pensées – et parfois en murmures – des indications sur la manière de jouer, espérant que la télépathie fraternelle fonctionnait toujours. Mais elle n’avait pas à s’inquiéter et elle ne s’inquiétait plus au fur à mesure qu’ils courraient sur le terrain : ils étaient bons. Très bons et aussi stratèges que leur sœur. Et le reste de l’équipe suivait bien.

Elle relâcha malgré tout un peu la tension de ses épaules lorsqu’Arthur échangea sa place avec son jumeau… comme ils l’avaient dit et comme Orion l’avait prédit. Elle les observait et se rendait compte à quel point ils avaient grandis, et pas seulement en taille. Elle les avait vu chaque année durant les vacances – encore que, de moins en moins – mais elle se sentait si loin de tout à Prismver. Elle craignait tant de les perdre, de ne plus avoir ce lien qui les unissait. Mais au fond, elle savait qu’il n’en était rien. Elle pourrait ne pas les voir un siècle qu’ils seraient toujours ses frères : ceux qu’elle désirera toujours protéger et ceux qui la protégeront toujours au final. Pas besoin de remonter loin dans le temps pour en avoir une preuve. Elle regardait le match, se levant et lâchant des exclamations quand ils marquaient, ou témoignant à l’inverse de mauvaise foi lorsque l’autre équipe reprenait de l’avance. Il faut dire qu’Alexis était, comme ses frères, une joueuse et passionnée de Baseball : elle prenait cela très au sérieux.

Le match s’acheva après deux heures quarante, soit un bon match mais qui était passé à une vitesse folle pour la blonde. Elle se leva, si ce n’est même sauta de joie, célébrant les trois points de plus qui déclarait le James Madison High School vainqueur. Elle souriait de toutes ses dents à Orion, agitant sa main dans la sienne, ne pouvant contenir sa joie. Ori était plus Basket que Baseball mais il semblait content, ne refusant jamais un match. Finalement, elle l’avait toujours amenée à taper dans une batte et lui à la faire dribbler. Ah ça oui, si Chrissy avait obtenu une membre au club féminin de Basket, c’était surtout grâce au brun. Alors non, comme il s’en doutait, elle ne dénigrait pas du tout ce sport, lui ayant répondu avec un grand sourire avant le début du match : « Jamais. Parmi tous les sports, le Basket est dans le haut du panier… mais le Baseball, c’est la base ! » Depuis son enfance, ça l’était. Et puis… là, ce n’était pas n’importe quel match. Ses frères furent salués et reçurent quelques félicitations et tapotements d’épaules dans la foule, alors qu’ils les rejoignaient. Sally embrassa Arthur mais Alexis remarqua surtout dans ses yeux son amour et sa confiance. Inconsciemment, elle pressa la main d’Orion, caressant de son pouce le dos de sa main.

Elle le libera pour féliciter elle-même ses frères, entourés de leur père et de leur belle-mère. La fierté et la joie brillaient entre eux. Elle se retourna vers Orion qui revenait aux côtés de Jack, cet ancien pote qui se révélait le frère de Sally – le monde est petit, je vous jure – et ses yeux s’éclairèrent à sa proposition. Elle ne s’aimait pas forcément sur les photos mais là, elle s’en fichait : elle voulait juste des souvenirs figés dans le papier pour pouvoir pleinement, plus tard, se les remémorer. Le regard d’Ori dans le sien l’en assura. Toute la famille se rassembla, Orion l’entourant de son bras protecteur et Sally se serrant auprès d’Arthy, et ce fut Jack qui prit la photo via le téléphone du brun. Immortalité d’un sourire, éclairé d’un flash de joie. Le groupe finit par se séparer car Sally et Jack devaient les quitter et sous l’impulsion de Victoria, ils reprirent la voiture pour aller dîner au japonais non loin de la maison. Dans la voiture, les frères revivaient le match tout comme le reste de la famille, soulignant les courses et frappes les plus brillantes, tout en acquiesçant leur prudence.  

Ils finirent par se garer, se dirigeant vers le japonais à pieds. Alexis ria doucement d’un trait d’humour de Tony mais se retourna en sentant la main d’Orion retrouver sa place dans la sienne. Ils s’embrassèrent, se sourirent, se regardèrent. Tout était bien. Puis ils rejoignirent le reste de la troupe qui ouvrait déjà dans un tintement la porte du restaurant. On leur indiqua une table vers le fond, comme des habitués qu’ils devaient être vu que William et Victoria demandèrent des nouvelles à la patronne. Ils passèrent leur commande et reprirent leurs discutions, partant du Baseball pour aller sur les études des Twins. Arthur semblait décider plus que jamais à poursuivre dans le sport même s’il excellait dans les matières scientifiques. Plus discret, Tony ne se voyait pas poursuivre professionnellement dans cette voie et se destinait plus à un métier dans le social et/ou le droit. William semblait heureux de voir ses enfants s’éclairer en parlant de leur projet, même s’il se plaignait faussement que personne ne devienne professeur comme lui.

Il se tourna, comme dans un dernier espoir, vers sa fille aînée : « Alexis… Toi qui aime la littérature et qui réussit, dis-moi que tu fais le bon choix ! » Elle n’était pas bien sûre de réussir comme il le pensait et elle lâcha un rire franc, s’excusant : « Et non… désolée 'pa ! Toujours en filière Informatique. Aucun de tes enfants ne prendra ta relève… Mais on t’aime quand même hum ! » Il se redressa, faussement autoritaire : « Il y a intérêt, enfants ingrats qui abandonnez votre père dans ses livres. Heureusement que tu es là Vic… » Cette dernière fit la moue, s’éloignant quelque peu de son compagnon : « En parlant de ça… d’ailleurs… il fallait que je te dise… » Elle éclata de rire, sortant du jeu qu’ils avaient naturellement mis en place. Comme avant. Victoria regarda Orion et commenta : « Le pauvre ! J’espère que tu n’es pas perdu Orion. Je ne sais pas si Alexis est comme ça à l’école… Elle a beaucoup d'humour, même si l'ironie dont elle fait preuve semble la rendre bougonne. » La concernée haussa les épaules – ne pouvant nier et ayant, de toute manière, la bouche pleine de makis. Elle finit sa bouchée et indiqua à Orion d’un grand sourire son gingembre, son air était interrogatif même si elle savait déjà que lui adorait ça. Elle en prit entre ses baguettes et lui donna à béquer dans un éclat de rire, ouvrant sa bouche comme le ferait une mère nourrissant son gosse.

« Mais toi, Orion, qu’est-ce que tu comptes faire après Prismver ? Tu as encore deux ans là-bas, c’est ça ? » Ils écoutèrent tous le brun puis revinrent plus amplement sur les derniers évènements à Prismver qui, somme toute, étaient nombreux. Les Lewis exprimèrent que la révélation de la magie était encore niée par certains mais les Twins certifiaient que cela agitait les réseaux sociaux. Malgré cette impression de célébrité, en aucun cas ils ne se voyaient révéler que leur sœur était une monomageia : cela ne semblait une bonne idée pour personne, autour de la table. Ils débâtèrent quelque peu sur la conférence de presse d’Ashton, qu’ils trouvèrent terrible comme comique, après coup. Les assiettes finirent par se vider alors que la nuit d’été s’annonçait et ils retournèrent à la maison. Ils allèrent à la douche et finirent par se souhaiter « bonne nuit », Orion et Alexis restant seuls dans l’ancienne chambre de la blonde. Bien qu’elle soit à présent utilisée comme bureau, ils avaient laissé quelques-uns de ses posters geeks, musicaux et des Yankees et la bibliothèque était toujours largement remplie.

Ils déplièrent le clic-clac et s’allongèrent l’un près de l’autre. La fatigue s’était abattue subitement sur la blonde, tout comme la migraine… sûrement le retour de sa technopathie car elle n’avait pas pris de cookies anti-pouvoir depuis le matin. Malgré cela, elle souriait et semblait apaisée. « C’était une longue journée..., commenta-t-elle. Mais elle est passée vite. Elle ferma les yeux, sa tête reposant contre son épaule, son bras droit sur son torse. Merci d’avoir eu cette idée. Merci d’être là… de m’accompagner. Je me sens… tellement rassurée… quand tu es là… Ne me laisse pas… » Ses paroles étaient devenues murmures, ses pensées s’envolant pour les rêves. Le lendemain, ils iraient à Central Park et voir la mère d’Alexis. Elle n’avait pas trop voulu y penser car ce serait pour elle le plus difficile du voyage. Mais près d’Orion, elle savait que tout irait bien, au final.
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Message Dans Re: I want you to know, I’m coming home ! •• Orixis | le Jeu 8 Déc 2016 - 19:42
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That I just wanna stay with you, I promised you.
Orixis ♥~
▬ NYC/Québec •• 25-31 Mai 2016.


L’ambiance des restos asiatiques est toujours cool. C’est un fait dont tu as pleinement conscience, ainsi que celui qui est que les Lewis sont des habitués du lieu.
La table du fond, la table des mystères… stop, la faim et la fatigue nous font clairement délirer Orion. T’essayes de ne pas prendre tout ce qui te fais de l’œil sur la carte, un, tu pourrais faire une jalouse et deux, tu ne vas pas ruiner les parents de la jalouse potentielle ; malgré les gargouillis de ton estomac affamé. Ainsi tu restes raisonnable, pour une fois.

Le serveur s’éloigne et tu constates rapidement que la conversation a tournée en direction de l’orientation professionnelle. Du moment que le sujet ne passait pas sur toi, ça ne pourrait que bien se passer, on t’a souvent rit au nez plus jeune sur la question, alors depuis parler métier ce n’est pas le truc branché auquel t’es accros. Pourtant tu restes attentif aux réponses diverses des autres ; Tony pense faire du social, ou du droit, alors qu’Arty se voyait poursuivre dans le sport. Automatiquement tu engages la conversation avec lui, savoir qu’elles universités il vise, qu’est-ce qui le motive… pour t’être déjà vu continuer dans le basket à haut niveau, tu voudrais bien savoir, même si tu laisses le ballon orange pour le loisir au bout du compte.
Le ton faussement plaintif de William capte ton attention et ta phrase s’éteint peu à peu, alors que ton cerveau est déjà entrain d’établir les connexions pour comprendre ce qu’il se passe ; si bien que tu retiens un rire derrière ton sourire, alors qu’Alexis ne s’en prive pas avant de s’excuser avec ironie d’avoir opté pour la filière informatique. Tu attendais, tout comme les jumeaux faut croire, la suite de la vanne, qui ne tarda pas. Cette fois-ci le rire passa tes lèvres alors que d’un simple geste tu rassure Victoria, t’étais fatigué mais pas totalement jet lagué.

On va dire que l’ambiance à l’école ne donne pas toujours cœur à rire, en étant franc, même si je m’y amuse plutôt bien en général, mais sinon oui.

Le haussement d’épaule de ta petite amie te sembla appuyer tes dires avant qu’elle ne te regarde avec un grand sourire, fixant le gingembre qu’elle saisi de ses baguettes, ce qui te surpris puisqu’elle n’aime pas ça, avant qu’elle e le porte à ta bouche. Rougissant légèrement des joues, tu ouvre la bouche au moment où elle éclatait de rire, une nouvelle fois. Ce son était rassurant. T’allais avaler quand William te posa la question que tu redoutais. Un peu plus tu t’étouffer et cela dû se voir, vu les cinq paires d’yeux te fixant. Oulà. Trouver un truc à dire. Vite. Tu t’échauffes la gorge, déglutis et te lances :

Oui, encore deux ans et je vise toujours astronaute, mais, c’est encore un peu en réflexion pour l’instant et… voilà.

Même un sourd aurait capté que t’étais pas à l’aise. Tu doutes sur ton orientation, mais t’as pas envie d’abandonner la filière astronomie, alors tu repousses, te disant que t’as encore du temps… encore deux ans. Oui, mais ça passe vite Orion. Pour ton plus grand soulagement, la conversation tourne. Prismver est le nouveau sujet et surtout la révélation de la magie au monde. Les twins en savent pas mal à priori. Des gens septiques encore et sûrement de la panique. Ta mère t’as un peu tenu informé, mais tu ne peux t’empêcher de demander :

Il se dit quoi sur les réseaux sociaux ? Plutôt positif ou négatif ?

Dans ton cas, t’as pas vraiment d’avis sur la question, t’es mitigé Orion. Ca pourrait aussi bien être une avancée, tout comme ça pourrait virer au cauchemar et au chaos le plus total. Sûrement pour ça que tu penses quand même que la discrétion est de mise, ainsi qu’essayer de faire comprendre que vous êtes normaux.
Tu exploses de rire quand la conférence d’Ashton est mise sur la table. Le petit gras qu’il est a beau être un A, des fois tu te demande si son cerveau ne part pas en vacances. Ce qui t’emmerde beaucoup avec ce discours, c’est comment Ashton avait si bien parlé des faiblesses de la magie, ainsi que foutu les scientifiques au premier plan. Oui ça pourrait répondre à des questions, mais en réalité t’as peut-être trop vu de films et tu te dis que tu préfère encore ne pas savoir…

Le repas se boucle et vous rentrez à pieds à la maison.
La douche est une bénédiction, tu manque de t’y endormir, sous l’eau tiède. Retirer les lentilles est aussi fortement apprécié, malgré le flou soudain rapidement corrigé par les lunettes. Tu souhaitas une « bonne nuit » à tout le monde avant de rejoindre Alexis dans la chambre et de l’aider avec le clic-clac. Tu vas t’allonger et tomber comme une masse, tu le sais. Déposant les binocles sur la tablette près du lit de ton côté, pour finalement prendre Lexi dans tes bras. Sa voix retarda ton endormissement imminent, mais tu approuve de la tête. *Oh oui, cette journée fut ultra longue…* La suite gonfla ton cœur et d’une voix endormi, même pas certain qu’elle t’entende, tu la rassuras.

Jamais. Je serais toujours là, pour toi…

Sur ces mots, le sommeil l’emporte et tu t’écroules.


Tu fais un espèce de bon, ouvrant la bouche comme si un cri allait en sortir, mais non. Yeux écarquillés, tu réalises que cette sensation de chute n’était pas réelle et tu soupire. Ta tête se tourne vers Alexis, que tu as dû réveiller. Plutôt proches et malgré ta myopie tu comprends son interrogation, la rassurant, de toute façon tu te souviens rarement des tes rêves… Tu ne veux pas lui avouer que tu rêves souvent que tu crèves en tombant d’une falaise, d’un toit…
Doucement tu l’attires un peu plus contre toi, posant tes lèvres sur les siennes, yeux clos. Doux, virant passionné progressivement. Tu finis par t’écarter, le souffle court, tâtonnant à la recherche de tes lunettes que tu déposes sur ton nez. Tu te tournes vers Lexi, soupirant avec un grand sourire aux lèvres.

Aujourd’hui ne sera pas simple, mais j’ai tout prévu, dont l’arme qui sauvera cette journée.

Te te retourne et t’assois sur le bord du lit, fouillant dans ta valise non loin. Une fois l’objet trouvé, tu le lance pas dessus ton épaule avant d’observer la blonde avec ce petit déodorant pour homme entre les mains.

Annulation est collé dedans. J’me suis dis que c’était pas une bonne idée de laisser à monsieur-casse-couilles le pouvoir de trafiquer nos émotions donc… puis ça atténuera peut-être son odeur de frite.

Tu laisses échapper un petit rire, attendant une réaction de Lexi avant d’enfiler un jogging par-dessus ton caleçon et de te dresser sur tes jambes. Les cheveux en batailles comme jamais, attestant du passage des mains de ta copine dedans, tu la fixe, un air joueur dans les yeux.

Miss Lewis, nous allons aller petit déjeuné ! Je vais nous faire du bacon et des œufs, parce qu’il faut prendre des forces, mais avant, oui, en priorité, il faut que j’aille pisser.

Nous éviterons de revenir sur ton manque de tact Orion, alors que tu files comme l’éclair aux chiottes, détendre ta vessie menaçant d’imploser.
Revenant à la chambre après avoir bataillé avec la savonnette pendant une bonne minute, tu trouves Alexis debout et tu viens l’embrasser. Tu lui fais ensuite signe de grimper sur ton dos avant de partir avec elle en direction de la cuisine, prenant garde à ce qu’elle ne se cogne pas. Arrivés, tu constates que tout le monde est déjà là, tu lances un « Hey ! » accompagné du signe de Mister Spock dans Star Trek et laisse Alexis glisser jusqu’au sol, dégageant tes bras de sous ses cuisses. Vous dites bonjours à toute la famille et t’essayes de rester positif malgré la journée qui vous attends.


© YAM for Prismver





Message Dans Re: I want you to know, I’m coming home ! •• Orixis | le Jeu 22 Déc 2016 - 13:22
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you're my home
We wake up in a bed of sin And stare up at the ceiling as high as the sky Like it's our way to fly Δ Our Last Night (Prisoners)

Plafond. Immense, lointain et sombre, galaxie d’étoiles éparpillées, pleinement phosphorescentes par le passé, certaines déjà décollées, tombées, jetées… Le temps passait mais la blonde ne changeait pas. Réveillée dès l’aurore, ses migraines, ses machines et ses doutes la rappelant à la réalité, la faisant fuir des rêves sans sens… ou qu’elle ne voulait pas déterminer. Blottie contre Orion, sous ces fausses étoiles un mètre soixante-dix au-dessus de sa tête, elle se croyait presque encore dans sa chambre de Prismver. Mais non. Elle était chez son père, à New-York. Bien. Étonnement bien alors qu’une grande part d’elle craignait ce retour aux sources. Mais tout allait bien. Ses parents, ses frères, Orion, New-York : elle pouvait retrouver la plénitude d’un tel cocon, elle voulait y croire à présent. Même si… elle n’ignorait pas la journée qui s’annonçait.

Elle se releva subitement quand Orion se réveilla en sursaut, en sueurs, les membres et yeux visiblement agités malgré le peu de lumière. Elle s’empara de sa main droite, posant l’autre sur son épaule gauche, cherchant dans ses yeux myopes le problème, lui témoignant qu’elle était juste là. « Orion, Orion… Je suis là. Inquiète malgré sa voix rassurante. Je suis là, tout va bien. » Ton plus ferme, comme pour faire plier la réalité à ce souhait, alors qu’ils se serraient l’un contre l’autre. Ori semblait en avoir besoin, son cœur battant s’apaisant finalement. Lexi aussi, son esprit chassant la tempête par ce réconfort commun. Ils s’embrassèrent, retrouvant et perdant leur souffle, mains dans le cou, dans le dos, dans les cheveux… puis redevinrent deux entités. Apaisés.

Orion se détourna pour enfiler ses lunettes, annonçant à haute voix ce qui occupait tout bas l’esprit de la blonde. Elle plissa un sourcil à la mention d’une « arme », le sourire malicieux d’Orion ne la rassurant qu’à moitié, comme toujours. Elle se dressa sur ses genoux, tentant de discerner par-dessus l’épaule de son petit-ami ce qu’il fouillait dans sa valise. Surprise, elle se pencha en arrière alors qu’elle rattrapait un petit objet cylindrique. « Un… déo ? » conclue-t-elle avec le faisceau de lumière de la fenêtre, sans pour autant comprendre. Orion éclaira sa lanterne et elle regarda l’objet d’un autre œil, un sourire en coin bien visible à présent. Elle lui embrassa la joue, toujours derrière lui, lui glissant un « malin » amusée qui sonnait comme un « merci » rassuré. Alexis était beaucoup plus craintive qu’elle ne l’avouerait jamais à l’égard de Joaquin Cohen.

Le brun était décidemment prévoyant parmi toutes ses nombreuses qualités et la blonde ne pouvait s’empêcher de sourire, se sentant chanceuse. Elle acquiesça le petit déjeuner, enfilant le gilet de coton qui allait avec sa chemisette bleutée avant de pouffer toute seule, sa main allant naturellement à son front. Le tact. Ce n’était pas le genre de qualités qu’elle pouvait espérer d’Orion, pour le coup. Elle s’étira puis ouvrit pleinement les rideaux, dilatant ses iris gris dans la pleine lumière. Le quartier était paisible mais il s’éveillait. Elle rabattit la couette pour faire un semblant de lit, repoussa leurs valises pour ne pas gêner le passage. Pas besoin de tout ranger vu qu’ils dormiraient de nouveau ici le soir même. Elle quitta la chambre, un petit regard mélancolique sur cette vieille chambre pleine de souvenirs et en se retournant, elle vit Orion qui avait finalement fini. Ils s’embrassèrent de nouveau et malgré ses yeux qui se levèrent au ciel et le hochement de tête négatif, Alexis céda à la proposition muette.

Riant de bon matin, perchée sur Orion, ils entrèrent dans la salle-à-manger lançant un « HEEY ! » mêlé, saluant comme les Vulcains… mais ne se comportant pas du tout comme tels, assurément. La blonde toucha de nouveau le sol, fit la bise à sa belle-mère, puis alla chercher des assiettes et tasses pour elle et Ori. Victoria répondit d’un « Salut les amoureux ! », enthousiaste et amusée par le jeune couple. Sa tasse de café était déjà presque finie dans sa main et elle semblait absorbée par quelques feuilles, prêtes à être rangées dans son sac sous peu, en témoignait le sac ouvert et Vic elle-même déjà debout.  William apparut hors de la cuisine, enfilant sa veste, un pancake dans la bouche alors qu’il tentait de saluer : « Ch’alut ! Quelle bonne houmeur che matin ! », puis croquant dans le pancake qu’il tenait dans sa main, On doit aller à une conférence, on ne va pas pouvoir rester… »

Son ton trahissait son regret et sa fille, après lui avoir embrassé la joue, lui assura : « Ne t’inquiète pas, papa. On va passer la journée à Manhattan, aller voir maman, tout ça… ». Elle refit son nœud de cravate qui était de travers, les deux regards gris posés sur le tissu violet tentaient de faire comme si le « tout ça » ne faisait référence à rien d’important. Elle releva les yeux vers son père, affichant un sourire serein sur son visage : « On se voit ce soir ! Bonne conf’ ! » Il acquiesça, souriant à son tour. Victoria rangea ses affaires et tendit à son compagnon sa mallette.

Avant de quitter la maison, ils embrassèrent les Twins qui venaient visiblement d’émerger de leur lit et qui entraient au radar dans la salle-à-manger. Orion et elle les saluèrent à leur tour, alors qu’ils s’installaient pour petit-déjeuner. Des pancakes, des toasts, du bacon, des œufs, des pommes de terre, du café et du jus d’orange. Un bon breakfast comme la new-yorkaise les aimait. Ils usèrent de la poêle pour que tout le monde soit bien servi, discutant et s’éveillant. Les jumeaux leur annoncèrent le programme de leur journée avec leurs potes. Mais ils ne purent s’empêcher, surtout Arthur, de parler de l’autre programme : la visite d’Alexis et d’Orion chez leur mère et leur beau-père.

« Il faut que je le fasse., assura la blonde, jouant du ton de grande sœur pour ne permettre aucun commentaire. Pour toi… pour vous deux… pour maman. » Ses yeux avaient glissé peu à peu dans son assiette, sa phrase baissant en volume pour se finir en murmure. Elle releva les yeux vers ses frères, sa main allant chercher celle d’Orion à côté d’elle : « Tout va bien se passer. Orion sera là et… et on saura quoi faire. Il faut bien débloquer cette situation sinon on ne s’en sortira jamais. » Sa dernière phrase semblait être sa nouvelle devise et elle semblait s’y tenir, retrouvant sa détermination passée. Les Twins préféraient cela à son apathie ou son détachement, et ils espéraient eux aussi revoir leur mère comme avant. Ils cédèrent donc, acquiesçant alors qu’ils finissaient de manger.

Alexis finit la première – prise d’un non-appétit soudain –, s’excusant en annonçant qu’elle ferait la vaisselle après sa douche. Elle remonta donc, tentant de chasser maux de tête et d’esprit par l’eau chaude. Les machines qui témoignaient de plus en plus de leur présence n’aidant pas… elle les nia d’un aspirine. Elle s’habilla : tee-shirt orange, petite veste et short en blue jean, baskets en toile blanche. Elle redescendit avec son petit sac en bandoulière qu’elle déposa à l’entrée et fit la vaisselle alors que les garçons se préparaient à leur tour. Elle regarda son plan de métro pour rafraichir sa mémoire mais cette dernière ne la trompait pas : ils devaient prendre la ligne 3 – qui se mêlaient par la suite à la 2 et la 1 – en montant à la station Norstrand Avenue à cinq minutes d’ici… et ils pourraient descendre à la 79 St, pas loin de chez leur mère. Alexis eut la pensée secrète qu’elle ne le ferait pas immédiatement, restant dans le métro jusqu’à la 110 St pour aller revoir leur école. Enfilant sa fidèle et vieille casquette, souriant à Orion qui redescendait, elle annonça aux Lewis restés à l’étage qu’elle et Ori partaient et qu’elle les aimait. Elle entendit leurs rires et prit cela pour un « oui », alors qu’elle ouvrait la porte. Orixis était prêt à affronter cette journée.
25 to 31 may 2016 Δ Orixis Δ NYC/Quebec Δ © GASMASK


— She ran away in her sleep
When she was just a girl She expected the world But it flew away from her reach And the bullets catch in her teeth Life goes on, it gets so heavy The wheel breaks the butterfly Every tear a waterfall In the night the stormy night she'll close her eyes In the night the stormy night away she'd fly And dreams of paradise × code by lizzou.
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