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Un aparté - Pelote - Page 2




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 Un aparté - Pelote

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Message Dans Re: Un aparté - Pelote | le Dim 23 Oct 2016 - 23:34
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Un aparté ─ PiercyArrivée en bas des escaliers, deux coups retentirent contre la porte, suivi d'une voix que je reconnaissais bien. La porte avait dû claquer derrière moi et laisser Piercy enfermé à l'extérieur. Panique. Comme si je n'avais pas déjà assez de raison d'avoir honte, il ne manquait plus que ça. Je me précipitais jusqu'à la porte pour ouvrir, récitant à toute vitesse une longue mi-excuse, mi-tentative de justification face à l'anglais frigorifié.

- Comment ça de sens caché ? Tout semblait plutôt explicite dehors non ? Tu as marqué ton territoire comme une sauvageonne. Mais bon le point positif c’est que j’ai bien reçu ton message pour la boîte… Tu veux donc coucher avec moi, ça y est ?

Je virais au rouge en une fraction de seconde. J'avais tellement honte que je tournais les talons, de dos à mon petit ami, et les main cachant mon visage rougissant. Le problème dans tout ça, c'était qu'il était parfaitement normal qu'il ait ce genre d'interprétation de mes actions. C'était définitivement de ma faute. Qu'est-ce que j'étais censée répondre maintenant, hein ?

- N-n-n-non.

Les mots étaient sortis un peu trop vite de ma bouche. Ma formulation ne semblait-elle pas trop arrêtée ? Enfin, oui. En même temps, c'était relativement arrêté dans ma tête… mais il y avait la forme et la manière de le dire. Une justification. Vite. Pourtant, rien ne me venais franchement à l'esprit. Il n'y avait personne. Le charme repousserait Kei pour au moins un jour de plus. Ca faisait déjà un moment qu'on était ensemble. On cherchait tous les deux quelque chose de sérieux. Le fait était que je n'avais aucun argument logique pour justifier mon refus, si ce n'était le simple sentiment de ne pas vraiment me sentir prête pour passer le pas. Je croisais les bras maladroitement, les yeux rivés sur mes pieds avant de continuer dans mon explication qui n'en n'étais pas vraiment une.  

- Enfin… je veux dire … pas maintenant… enfin… évidemment pas maintenant-maintenant, hein, je veux dire plutôt… pas aujourd'hui… enfin… pas… pas demain non plus… probablement… enfin… pas probablement, c'est assez sûr même… carrément sûr même… pour l'instant.

N'empêche, c'était drôlement gênant. On n'avait rarement eu l'occasion de parler de ça, et je ne savais pas franchement comment réagir. Jusqu'à présent, notre relation n'était pas si changée d'avant Noël, à l'exception de quelques baisers discrets et des rendez-vous plus fréquent. Dans la mesure où nous faisions de notre mieux pour que personne ne soit au courant, c'était toujours la meilleure méthode à adopter. Ça n'empêchait néanmoins pas que peut-être… Piercy y avait pensé, lui ? Qu'est-ce que j'étais censée faire maintenant ? C'était beaucoup plus simple avant que toutes ces idées ne me passent par la tête. Je n'allais pas pouvoir passer dix minutes en sa compagnie sans y penser et me mettre à culpabiliser. Mais la voix sévère de Joshua me ramena vite à la réalité.

- Non ? ce n’est pas ça ? Parce que dehors, si tu avais pu, je suis sûr que tu aurais uriné tout autour de moi. Hein ? Je t’écoute.

Il avait complètement l'air énervé, et c'était parfaitement normal. J'avais beau m'être excusée pour mon comportement, ça ne pouvait pas suffire. Les yeux toujours rivés au sol, je le rejoignais dans le canapé d'un pas penaud. Ce n'était définitivement pas ma journée.

- J-je… je suis vraiment désolée… Je ne sais pas ce qu'il m'a pris. Je sais que ça ne justifie en rien ce que j'ai fait. Mais … je ne sais pas… Barbara… elle m'a agacée. Enfin, je ne pense même pas que ça soit de sa faute, c'est juste que, tu sais, depuis que je suis arrivée, je me rends compte qu'il y a tellement de filles beaucoup plus jolies que moi qui font, d'une façon où je ne m'attendais pas, partie de ta vie et… je … je crois que ça m'a rendue un peu jalouse.

Je n'aimais pas l'idée de le lui avouer, mais je m'étais promis pas plus tard qu'hier soir que je serais plus honnête avec lui. Et ça commençais par un peu plus d'honnêteté avec moi-même. Je me recroquevillais sur moi-même, genoux contre ma poitrine, bras autours des jambes.

- J'ai vraiment un problème de confiance en moi, je sais… Mais je ne peux pas m'empêcher de me poser plein de questions, de me comparer aux autres. Je sais que je n'ai absolument aucune raison de douter de toi la moindre seconde, mais c'est plus fort que moi. Je suis juste incapable de faire confiance aux autres, et encore moins à moi-même.

Je prenais une grande inspiration, décidée à me livrer un peu plus à lui. Je n'essayais pas de lui faire pitié pour qu'il me pardonne, mais tout simplement de m'ouvrir un petit peu plus. Pas de secrets entre nous.

- Je n'ai jamais été le genre de fille assurée comme Barbara de toute façon, mais tu sais, avec Kei sur mes talons qui passe son temps à insister sur mes défauts, ça n'a pas arrangé mon cas. Je sais pertinemment que ce que j'ai fait n'a en rien arrangé quoi que ça soit, que c'est ridicule de jalouser une amie alors que j'ai déjà plus que ton amitié. C'est juste que c'est monté, comme ça, tout à coup… C'est normal que tu sois énervé mais je ferai vraiment n'importe quoi pour me faire pardonner.

Je glissais lentement mes prunelles dans sa direction, lui lançant ce genre de regard qui confirmait ma dernière phrase, avant de baisser les yeux. "Oui, littéralement n'importe quoi" C'était doublement gênant. Pourtant, connaissant le jeune homme, j'étais à peu près sûre qu'il ne me demanderait pas ça sans être sûr que je ne me force pas sur le coup de la culpabilité. Ce n'était pas son genre, même si je m'attendais à une blague sur le sujet.

- Tout ça pour dire que… voilà. Je suis vraiment désolée, ça n'arrivera plus. Je te le promets. Je prendrais sur moi.




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Message Dans Re: Un aparté - Pelote | le Lun 31 Oct 2016 - 13:23
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Je connaissais déjà la réponse, je ne faisais que la provoquer, mais la brutalité de sa répartie me surpris. Non. Cash. Faut-le dire si je te dégoûte. Je relevais un sourcil, la regardant, attendant de voir comment elle allait bien pouvoir rebondir. Je ne sais pas si j’avais des attentes précises mais sa réaction fut décevante, où est passé son courage et sa fougue d’il y a quelques minutes ? On se le demande hein…
Tout en fixant le sol elle me rejoint sur le canapé tout en s’excusant. C’était une histoire de confiance en soi et de jalousie…
Elle confirma ma pensée aussitôt, après tout c’était facile à deviner quand on connait Leann un tant soit peu… Plus surprenant venant de sa part, elle me fixa en se disant prête à tout pour se faire pardonner, ses intentions étaient tellement sincères que je ne peux soutenir son regard plus d’une seconde.
Je soupire et ferme les yeux, j’étais prêt à la taquiner et ça se lisait sur mon visage. « Boarf… Tu n’as pas à prendre sur toi, j’avoue que c’est plutôt grisant que de se sentir autant aimé et désiré. » le menton relevé, le nez pointant vers le ciel et les yeux toujours fermés, l’air du parfait petit arrogant. Ce n’était qu’un masque que j’arborais pour cacher le fond de ma pensée bien évidemment…
Je rouvris les yeux et posai mon regard sur elle. « Tu n’as rien à envier à aucune de ses filles tu sais, si vous arrêtiez de vous cantonner à la surface, à ce qu’elles veulent que vous voyez, tu réaliseras que ce n’est qu’une façade cachant un torrent de doutes et d’incertitudes. » et je perdis mon sérieux, un petit sourire fit son apparition au coin de mes lèvres. « Et pour ce qui est de la confiance, soit je vois leurs intentions et je les ignore, soit je les ignore et je ne vois rien, l’un dans l’autre, tant que tu seras là, il ne se passera jamais rien. »
J’attrapai son bras que je glissai par-dessus mes épaules avant de me blottir entièrement contre elle. « Hmm pour te faire pardonner … que pourrais-tu faire… Déjà me laisser blotti contre toi, et puis me caresser les cheveux eeeet… quelque chose qui t’embêtera mais qui est peu probable… quelque chose qui restera en suspens et qui te stressera… hmm… Ah j’ai trouvé. » j’émets un petit rire de satisfaction avant de lâcher le morceau. « Si je m’endors, réponds au téléphone pour moi, il est sur la table basse juste devant toi. »
Je m’installais confortablement devant elle, recouvert par le plaid, je sentais la chaleur me recouvrir, éradiquant tout souvenir du froid et de la gêne éprouvés devant la maison.
J’enveloppai la taille de Pelote de mes bras, et une fois confortablement installé, sans aucune douleur aux côtes, je me laissais tomber dans les bras de Morphée.
Mon téléphone était en silencieux, mais l’écran était visible, j’avais les yeux fermés, et je ne pouvais deviner qu’on était en train de m’appeler. Et puis Leann répondra pour moi. La lumière de mon écran chatouilla mes rétines, bien que protégées par mes paupières. J’ouvris discrètement un œil et je vis le prénom de ma mère s’afficher… Elizabeth. Sans aucun nom de famille ni rien, pas de petit surnom, ni d’émoji… Les seules entrées de ce type dans mon répertoire venaient des gens qui s’y ajoutaient eux-mêmes…

C’était sûrement Barbara qu’elle a dû croiser dans le quartier, elle qui a prévenu ses parents de mon passage en ville et ses parents ont proposé à ma mère de passer… Un peu dans les vapes, je ne réagis pas… Je mis quelques secondes avant de faire un calcul tout con. Leann ne connaissait pas le nom de ma mère, un prénom de fille, après la crise de jalousie… ça risquait de faire une conversation … gênante ? « Ig…nore. » dis-je à voix basse, un peu trop basse, car elle ne semblait pas m’avoir entendu…
… Je n’ai plus qu’une question en tête, quel moment allait être le plus gênant ? La boîte de capote qui trône sur la table ? La rencontre avec Barbara devant la porte ou l’entretien téléphonique avec ma mère ? Qui doit être furieuse de ne pas avoir été prévenue de mon arrivée.
Elle en veut à mon père de ne lui avoir rien dit sur la magie, mais pas à toi, je pense qu’elle met tout sur son dos, il m’a endoctriné dans cette pratique du mensonge, ou une connerie bien tordue du même style…





Message Dans Re: Un aparté - Pelote | le Lun 14 Nov 2016 - 21:20
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Un aparté ─ PiercyJoshua avait beau essayer de me rassurer, je n'arrivais pas à me convaincre de l'objectivité de ses propos. De manière générale, j'avais du mal à accepter les compliments, même s'ils étaient sincères. Alors qu'il s'agisse du fait qu'il n'ait finalement pas détesté  ma soudaine crise de jalousie, ou du fait que je n'ai rien à envie à personne, je restais toujours aussi sceptique. Ce qu'il me proposa pour me faire pardonner réussi tout de même à m'arracher un sourire. Les chances que le téléphone portable d'un élève de prismver sonne quand si peu de gens sont au courant de son arrivée sur le continent était tellement faible… Pourtant, ça ne faisait qu'une petit dizaine de minutes que le brun s'était blotti contre moi quand l'écran du smartphone s'alluma.
Panique. Ce n'étais pas prévu. Pas prévu du tout. Je n'avais pas pris un coup de fil depuis… depuis… bien trop longtemps, et c'était sans compter sur le fait que je n'ai jamais été à l'aise quand il s'agissait de discuter avec des gens que je ne pouvais pas voir. D'autant plus s'il s'agissait (encore) d'une inconnue. Pourtant, je n'avais pas le choix. J'avais promis de répondre et si Joshua m'avait demandé de le faire, c'était peut-être qu'il y avait une raison derrière cela. Il pouvait s'agir d'un appel important qu'il attendait. Dans ce cas-là, étais-ce réellement une bonne idée que je sois celle qui décroche? Mais pas le temps de tergiverser… Si je ratais la communication, il allait finir par m'en vouloir.

- JOSHUA WILLIAM PIERCE.  

Elisabeth avait l'air plus âgée que ce que je l'avais imaginé. J'avais imaginé qu'il pourrait s'agir d'une autre voisine qui aurait pu le voir passer ce matin, ou une amie commune avec Barbara. Pourtant, il semblait s'agir d'une femme définitivement plus mûre.

- Je trouve INADMISSIBLE que j'ai  à apprendre ton passage à Londres par quelqu'un d'autre que toi. Venant de ton père, ça ne m'étonnerait pas, mais toi… ! Le mensonge et le secret tu dois tenir ça de lui!
- Bonjour … ?
-  Ah… Selina… Encore mieux, il vient et avec sa copine. Aurais-tu l'aimable obligeance de me passer mon fils?

Trop d'informations à la fois. Sa mère. Première chose à laquelle je ne m'attendais pas. Ok, reste calme. Je parles juste à la mère de Joshua. Tout va bien. Puis visiblement ils sont séparés. La petite nouvelle à passer entre deux phrases. Je n'arrivais pas à croire que Piercy ne m'ai pas mise au courant. C'était le genre de chose qu'il aurait pu au moins évoquer, même s'il n'avait pas particulièrement envie d'en parler. J'étais tellement consternée par ce silence que je n'arrivais même pas à être énervée par le fait que j'ai été confondue avec Selina. Ca faisait une éternité qu'ils n'étaient plus ensemble pourtant!

- C-ce n'est pas Selina mais je peux vous-
- Alors présentez-vous pauvre sotte !
- … Désolée! J-j-je m'appelle Leann… Je suis la… la… la nouvelle … copine… de Joshua. Je vous le passe.

L'agitation qu'avait provoqué ma courte conversation avec Elisabeth lui avait laissé le temps d'émerger. Je lui passais le téléphone, un regard entre affreusement gêné et sérieusement en colère. Dès qu'il eut attrapé l'appareil, je me levais et gagnais la cuisine pour lui laisser assez d'intimité pour discuter tranquillement. J'arrivais encore à entendre quelques bribes de conversation depuis le plan de travail.

Je profitais de ce moment de solitude pour prendre un peu de recul sur la situation. Je me souvenais vaguement d'une conversation avec le brun pendant laquelle il m'avait confié que sa mère n'avait jamais  su pour les pouvoirs qui se passaient de génération en génération dans la famille Pierce. Avec la Grande Révélation, elle avait finalement peut-être fini par tout apprendre. Ca expliquerait à peu près tout ce qu'elle avait pu dire depuis l'autre bout du fil, cette réaction extrême quant au fait qu'elle ait su par quelqu'un d'autre que son fils était rentré, la séparation… Tout à coup, je me sentais terriblement désolée pour le violet dont l'expression semblait s'être assombrie.

Prêtant alors une attention bien plus particulière à la conversation qu'il pouvait avoir, je m'adossais le long de la séparation entre la cuisine et le salon en quête de bribe d'information pouvant appuyer ma théorie.



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Message Dans Re: Un aparté - Pelote | le Mer 16 Nov 2016 - 8:10
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J’étais confortablement installé, je somnolais tranquillement, plus aucun risque d’être dérangé normalement… Et pourtant, je sens Leann bouger, se pencher vers la table pour y prendre quelque chose. A moitié inconscient, je ne réagis pas. Une voix métallique se fait entendre, un simple bruit désagréable incompréhensible.
Puis la voix de Leann me réveilla. « Bonjour… ? » hein quoi ? Bonjour? Bonjour à qui? Je ne comprends pas… Je me reveille, sonné, et perdu, j’essaye de reprendre les informations reçues.
Elle est au téléphone, mon téléphone ?! Je me redresse dans un sursaut, une douleur vive se fit ressentir dans ma poitrine, je serre les dents et gémis de douleur en me tenant les côtes. Mais qui me téléphonait ? Elle venait de se présenter… La personne venait de la confondre avec Selina… Merde c’était ma mère !
Elle me tend le téléphone, je n’aimais le regard qu’elle me lançait, je n’arrivais pas à le soutenir… Je n’eus pas à faire l’effort plus longtemps. Elle se leva et s’en alla sans un mot. Je soupirais. Une voix s’échappait du téléphone. « Je t’entends respirer. Tu comptes parler ? » je plaque le téléphone contre mon oreille. « Bonjour. » dis-je d’une voix clair et cristalline. Ce truc typique pour l’énerver encore plus quand elle l’est déjà. « C’est tout ? Bonjour ? » je soupirais, elle savait très bien que je n’étais pas doué pour ça. « Ne penses-tu pas que des excuses seraient attendues ? » je lève les yeux au ciel avant de passer les mains dans mes cheveux.
Je suis encore plus mauvais pour les excuses… « Prenant compte de notre dernière conversation, si on peut appeler ça ainsi, je n’ai pas jugé nécessaire de te prévenir. » un lourd silence, plus un mot « Joshua… » quand elle a appris… ce soir-là je me souviens de la conversation… mon père ayant pressenti la chose, il m’a fait rentrer à la maison sans me dire pourquoi… J’aurais préféré ne pas l’avoir écouté. « En quoi mon retour pourrait t’intéressé ? Je croyais que nous n’étions que des monstres manipulateurs et menteurs. » elle n’essayait même pas de m’interrompre. « Attends deux secondes… C’était quoi déjà le terme… ça va me revenir. » elle savait que je m’en souvenais à la perfection, chaque mot gravé dans ma tête « Des aberrations ? Des erreurs de la nature ? »

Un long silence, encore. « J’ai dit tout ce que j’avais à dire, si tu n’as rien à ajouter, je vais raccrocher… … … Très bien, au rev… » elle m’interrompit, la voix tremblante. « Will attend ! » c’était le petit surnom affectueux qu’elle me donnait, je ne répondis pas. « Tu sais très bien que c’était sous le coup de la colère ! Tu ne peux pas m’en vouloir, m’avoir caché quelque chose comme ça ! » je soupirais « Ton discours était trop bien ficelé pour être balancé sous le coup de la colère, il y avait un fond de vérité. »
« Mais laisse-moi le temps de digérer la chose ! » … tiens, ça c’est nouveau… avant elle était catégorique, aurait-elle envisagé de nous accorder son pardon ? … ça expliquerait pourquoi mon père n’avait pas touché à ses affaires et qu’il souriait sans un mot quand je lui parlais de maman… Je devrais peut-être adoucir mon discours envers elle… Je ne sais pas si je l’ai pardonné de nous avoir dit tout ça…  « Bien, admettons que je t’en laisse le temps. »
Elle soupira, comme soulagée. « Merci… Comment vas-tu ? Tu repars quand ? » … je vais devoir prendre sur moi, ce genre de petites discussion alors que je suis encore blessé par son comportement… Je lui répondis, froidement et sèchement, mais je lui répondis… « Bien. Demain. » c’était mon maximum… « Et la demoiselle avec toi ? J’ai dû lui faire peur… Tu lui diras que je suis désolée. » ça sonnait affreusement faux… mais je n’arrivais pas à savoir si elle était sincère ou non… c’était encore plus rageant…. « Je n’y manquerai pas. C’est Leann, une … amie de l’école… » Leann devait m’écouter… et puis merde je suis un adulte je ne devrais pas me sentir aussi gêné « C’est ma petite amie. Elle n’a pas quitté l’école depuis son arrivée, je voulais lui changer les idées. » je l’entendis sourire « On t’a bien élevé à ce que je vois. » … N’essaie pas de faire ami-ami avec moi, pas après ça, c’est trop facile.
Incapable de répondre quoique ce soit, il s’en suivit d’un long silence gênant. Elle venait de comprendre que je n’en dirais pas plus « Bon… ça m’a fait plaisir de te parler… On n’aura pas le temps de se voir j’imagine, préviens-moi la prochaine fois, tu me manques. » ce sentiment de malaise s’empara de moi incapable de répondre quoique ce soit bien que l’envie soit présente. « Tu passeras le bonjour à ton père quand il rentrera. » … comment elle sait qu’il est parti ? Elle lui parle par message ? C’est nouveau… il ne me l’a pas dit sûrement parce qu’il ne voulait pas que je me fasse de film ou qu’elle ne voulait pas que je le sache… « S’il rentre je n’y manquerai pas… » bon ok c’était un coup bas de ma part. Mais la rancœur envers elle était encore trop présente. « Au revoir … m…maman. » elle me salua avant que je ne raccroche. je pose le téléphone avant de me laisser tomber dans le canapé, je ne réalise que maintenant que tout mon corps était tendu pendant l’appel et que j’étais soumis à un gros stress, tel que maintenant que la menace s’en est allé, mon corps se permettait enfin de trembler, je passais mes mains sur mon visage que je pressais fermement. J’en avais totalement oublié Leann.




Message Dans Re: Un aparté - Pelote | le Mar 22 Nov 2016 - 21:38
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Un aparté ─ PiercySes mots étaient cassants, froids, mais malgré cette évidente rancœur, je percevais une certaine forme de regrêt dans les propos du brun. "Erreurs de la nature", "aberrations". Les citations qu'il renvoyait à sa me rappelaient amèrement les réactions qu'avait eu la mienne quand le traqueur était venu me chercher. Il fallait la comprendre, elle avait découvert dans le même temps l'existence des dons et le mensonge que lui cachait sa seule famille depuis plus d'un an. Il était impossible qu'elle le prenne bien. Je me souvenais de sa voix sèche me sommant d'aller faire ma valise pour rejoindre "mon école de monstres". Elle était venue avec le traqueur jusqu'à la gare, peut-être parce qu'elle était malgré sa déception envers moi, un peu attristée par mon départ. Ou peut-être, hypothèse plus probable, pour s'assurer que j'étais bel et bien partie.

Voir Joshua se retrouver dans cette même situation que je savais au combien douloureuse me rendait particulièrement triste. Il proposait de raccrocher si elle n'avait rien à ajouter. Silence. Il ne devrait pas faire ça. Je pinçais mes lèvres, me convainquant qu'il ne fallait pas que j'intervienne dans une affaire si personnelle. Mais pour son propre ben, pouvais-je vraiment le laisser faire une telle erreur? Ca semblait si simple, au premier abord, de couper toute sorte de lien avec sa famille. C'était un truc qu'on se passait de mère en fille chez moi… Elle faisait ce qu'elle pouvait pour se montrer forte, mais quand ma mère s'était disputer avec les Woods, elle avait énormément souffert. Au fond, j'avais toujours été persuadée que ça avait été l'une des raisons qui avait précipité le divorce e mes parents quelques années plus tard. De la mêe marnière, quand j'avais cessé de recevoir la moindre nouvelle de celle qui 'avait élevée, ça m'avait paru si simple… avant que je ne me rendre compte du point auquel je m'enfermais sur moi-même pour ne pas me mettre à pleurer dès que mes amis m'annonçaient rentrer voir leur famille pour les fêtes ou recevoir une lettre ou moindre marque affection de leur mère.

Joshua ne méritait pas de vivre la même chose. Avec sa manie de rejetter systématiquement toute forme de sentiments, il finirait par craquer. Et en toute honnêteté, je n'avais aucune envie de le voir dans le même situation qu'en novembre dernier, quand il était sous l'influence de la psychose de Nova. Alors tant pis s'il me détestait pour avoir écouté des choses qui ne me regardait pas. Je m'élançais vers le salon, bien déterminée à l'empêcher de faire cette bêtise et le convaincre de laisser à sa mère une chance de s'expliquer.

- Bien. Admettons que je t'en laisse le temps.

Je me figrais soudainement, bien plus rassurée. C'était déjà un bon signe. Rien n'assurait qu'Elisabeth arriverait à le convaincre de … quoi que ça soit qu'elle veuille lui dire… en vaille la peine, mais c'était un premier pas en avant qui m'arrachait un sourire satisfait. Il valait mieux que je laisse cette conversation se terminer, raison pour laquelle je montais me préparer.

Je passais par la salle de bain avant de me changer, troquant mon pyjama contre une chemise blanche surmontée d'une robe noir classique et d'un cardigan assorti. Quant à mes cheveux, je mes attachais en un chignon tressé, maintenu par un long ruban indigo. Quand je retournais au rez-de-chaussée, Piercy n'avait pas bougé du sofa et avait l'air complètement perdu dans ses pensées. Je rejoignais le brun d'un pas discret m'arrêtant derrière le canapé, et passais ma main sur dans ses mèches ébènes et descendais brièvement mes doigts sur sa nuque à l'occasion de caresses se voulant rassurantes.

- Ca va aller.

Je passais mes bras autour de son cou, m'approchant du violet jusqu'à ce que mon visage se cale contre le sien. Ce genre d'accolade n'était pourtant pas si fréquente, mais c'était le genre de moment où l'on ne passe pas à côté.

- Tu veux aller faire un tour pour te changer les idées? Chuchotais-je au coin de son oreille.

Je ne savais pas tout à fait comment le rassurer. Le presser à parler de ses problèmes ne serait probablement une bonne méthode. Tel que je le connaissais, il refuserait de m'en parler. Pas parce qu'il ne me considérait pas assez proche, mais j'avais tout simplement compris que Joshua n'était pas le genre de personne qui accepte de dévoiler ses faiblesses, à qui que ça soit. Je me détachais lentement de mon petit ami et fis le tours du sofa pour pouvoir me poser au côté de l'anglais.

- Ou on peut aussi rester là, juste tous les deux, et discuter si tu en as besoin. Je … Je crois savoir ce que tu vis en ce moment alors… voilà quoi.

Après un court silence, je pris mon courage à deux main et venais me coller un petit peu plus à Piercy et posais mes lèvres contre les siennes. D'abord timidement, puis avec plus de témérité. J'attendais un moment comme celui-ci depuis que nous avions posé les pieds à Londres. Un peu de temps rien qu'à nous comme on n'en n'avais pas eu depuis Noël. J'avais beau avoir hâte de redécouvrir la ville, je devais reconnaître que j'avais tout aussi envie de profiter de l'absence de Kei pour me laisser un peu aller. J'en avais presque oublié cette sensation de chaleur qui se répandais au fur et à mesure que le baiser se prolongeait et ce bonheur intense tant que j'étais contre lui, mais aussi cette gêne quand nous finissions finalement par nous séparer. Rouge jusqu'aux oreille et respiration légèrement haletante. Ca m'avait terriblement manqué.


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Message Dans Re: Un aparté - Pelote | le Mer 14 Déc 2016 - 15:31
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Le visage enfoui dans mes mains tremblantes, je presse longuement fermement mon visage afin de détendre les muscles de mon visage une fois la pression relâchée. J’ai perdu dans mes pensées, pris dans une réflexion intense et rapide sans but réel, je repassais la conversation dans ma tête, passait en revu chacun de ses mots et j’évaluais leurs différentes significations et je parcourais toutes les conséquences qu’auraient chacun de ses significations pour chacun de ses mots.
Pour faire court, j’étais dans les bas-fonds de mon palais mental, enfermé dans les catacombes. Je n’avais pas entendu Leann descendre, et je ne l’avais encore moins vue ou sentie passer derrière le sofa, je suis forcé d’admettre que j’adore quand elle joue avec mes cheveux mais là encore, ça ne m’avait pas fait réagir…
Par contre ses doigts dans ma nuque, un frisson bien qu’agréable, me fit brutalement sursauter. Je regarde vivement dans sa direction, l’air paumé, et je mis un moment avant de comprendre ses mots.
« Ça va ? » je ne répondis pas, je n’avais pas envie de parler. Elle passa ses bras autour de mon cou, s’approcha de moi et colla son visage contre le mien, je me blottis contre elle, me laissant étreindre. Elle me chuchota à l’oreille, un frisson partit de mon oreille et descendit le long de ma colonne vertébrale.
Elle me proposa d’aller faire un tour, je n’avais pas spécialement envie de bouger, mon torse me faisait encore mal, elle lâcha son emprise et s’installa à mes côtés, je posai ma tête contre son épaule.
Voyons que je ne répondais pas, elle m’exposa une alternative : rester à la maison et discuter… Je mis un petit moment avant de trouver quoi répondre, j’allais prendre la parole quand Pelote s’approcha de moi pour m’embrasser. Un baiser timide, aux premiers abords, qui gagnait peu à peu en fougue. Je passais ma main dans ses cheveux avant de me rapprocher d’elle. C’était amusant de la voir prendre ce genre d’initiative, avec Kei c’est limite si elle m’envoyait une ordonnance de restriction.
J’en ai oublié ma douleur aux côtes, je prends le dessus et pousse Leann à se mettre sur le dos sur le sofa alors que je l’embrasse. De la provocation, juste pour l’embêter, et pour oublier ce cauchemar, avec elle j’étais sûr de ne pas être intangible, invisible, coincé dans un monde inatteignable.
Je romps notre long baiser avant de me redresser, je lui tire la langue, elle était écarlate, j’entendais sa respiration légèrement saccadée, ce qui me soutira un sourire. « Je pense qu’un peu d’air frais pourrait nous faire du bien non ? »

Je me relevai avant de m’étirer, la douleur se fit remarquer, je me repliais brutalement en grommelant discrètement. « Je vais m’habiller et on bouge ? »
Je file vers les escaliers et je monte me changer, j’enfile un jean bleu marine et je pioche dans mon armoire ma parka kaki, je ne m’habillais jamais comme ça sur l’île, c’était soit l’uniforme, soit une chemise, parfois un tshirt, mais toujours … classe ?  Une fois rentré, je retrouvais un style un peu moins… strict.
Je descendis dans la cuisine pour y prendre un petit quelque chose avant d’enfiler une paire de basket. Si on résumait ma tenue … jean, basket, tshirt et parka. « Pelote ? On y va ? » j’attendis qu’elle me rejoigne avant de tirer les clefs de la serrure et d’ouvrir la porte. Je la laissais sortir avant moi, je suivis le pas, puis je fermais la porte, je me tourne vers Pelote. « On peut aller au St James Park à pied s’il ne fait pas trop froid pour toi. C’est à … trois quarts d’heure à pied si on fait quelques petits détours. » J’avais déjà l’itinéraire en tête, le parc était à l’est de chez moi et y avait moyen de longer le Hyde Park en faisant un petit détour d’une trentaine de mètre.
Je savais qu’elle ne dirait pas non. J’ouvre le portillon,  je tins la porte pour Leann et je la refermais derrière elle.
Je lui tendis le bras pour qu’elle l’attrape, les rues n’étaient pas pleines, il faisait froid, le temps était maussade et depuis la Grande Révélation, une sorte de paranoïa silencieuse et discrète s’était subrepticement glissée dans le quotidien des gens.  
Je nous fis traverser puis nous longions la Cromwell Road jusqu’au portail du Natural History Museum. « Si tu veux on pourra y faire un tour plus tard. » je tirai Leann vers l’Exhibition Road qui longeait le NHM et le Victoria and Albert Museum, une longue rue pavée délimitée par de grands bâtiments majestueux, cette rue débouchait sur le sud du Hyde Park. Après dix bonnes minutes de marche nous y arrivions, je nous fis entrer dans le par cet nous longions les grandes étendues d’herbe. « Ça va ? » je me tournais vers Leann « Enfin… tu n’es pas trop déboussolée par les changements ? Ça fait plusieurs années que tu n'as pas mis les pieds dans le coin.»
Je laissais volontairement un blanc, tirant Pelote un peu plus vers moi comme pour lui montrer de l’affection et lui affirmer ma présence. « Tiens regarde à droite, c’est l’ambassade de France… Tu y es déjà allée ? A quand remonte la dernière fois ? » je réalisais que je ne savais pas tant de chose que ça sur son enfance, ce qui s’est passé avant Prismver… Et au fur et à mesure que j’en prenais conscience, une certaine curiosité prenait place en moi.
Nous arrivions au Hyde Park Corner.  « Viens Pelote, le St James Park est derrière, on doit traverser le Buckingham Palace Gardens… m’enfin tu le sais déjà… » Nous passions sous l’arche à l’entrée du parc.

Au bout de quelques minutes je pouvais voir le lac du St Jame’s Park, il n’y avait pas grand monde. Je sortis un petit sac en papier marron d’une des poches de ma parka. « J’ai pris des noix, je me suis dit que tu pourrais avoir envie de nourrir les écureuils. » en le disant je réalisais ô combien c’était niais et débile, mais je pensais sincèrement que c’est quelque chose qui pourrait lui faire plaisir. Le parc étant peu rempli, on avait pas mal de chance de croiser des écureuils. « Alors ? C’est comme dans tes souvenirs ? »





Message Dans Re: Un aparté - Pelote | le Lun 2 Jan 2017 - 13:00
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Un aparté ─ Piercy - Je pense qu'un peu d'air frais nous ferait du bien.

Je restais immobile quelques secondes, allongée sur le sofa, la tête pleines de "Et si …" sans arriver à me reprendre en main. Oui. Un peu d'air frais. C'était probablement la chose dont j'avais le plus besoin maintenant. J'avais sérieusement l'impression de bouillir. Je regardais le brun regagner sa chambres du coin de l'œil, sans un mot. Et à la secondes où il sorti de mon champs de vision, je passais mes mains sur mon visage écarlate et resserrais mes jambes contre mon buste. Sérieusement? C'était quoi ça? C'était la dernière chose à laquelle je puisse m'attendre, surtout après l'incident de ce matin. Et il s'en allait comme ça avec un petit sourire auquel il savait que je ne pourrais pas résister et un "Je m'habille et on bouge"? Vraiment? Le pire dans tout ça, c'est que j'avais l'impression de l'avoir un peu cherché au fond. Et surtout que je ne pouvais pas dire que j'étais spécialement contre. Je laissais mes jambes retomber mollement dans le canapé avant de retrouver une position assise un peu plus correcte et vérifier l'état de mes cheveux qui s'étaient perdus dans les cousins quelques instants plus tôt.

Quand Piercy réapparu dans les escaliers, je m'étais levée, l'attendant avec un trépignement nerveux. Pourtant, il n'avait pas l'air affecté le moins du monde. C'était injuste. Pendant qu'il passait à la cuisine, je montais rapidement les marches pour récupérer mes chaussures, mon cardigan et mon sac à main dans sa chambres et redescendais aussi tôt. L'anglais avait déjà mis les clefs dans la serrure, prêt à partir.

- Pelote, on y va?

J'acquiesçais silencieusement, suivant le jeune homme à l'extérieur. Dehors, le ciel grisaillant semblait nous menacer avec ses nuages bas et son atmosphère terriblement pesante. Pourtant, rien au monde semblait pouvoir m'empêcher de profiter des rues londoniennes que je n'avais plus vu depuis bien trop longtemps. A peine sortis, mon petit ami me tendis son bras avec un larges sourire aux lèvres et je l'attrapais tout aussi ravie.

-  On peut aller au St James Park à pied s’il ne fait pas trop froid pour toi. C’est à … trois quarts d’heure à pied si on fait quelques petits détours. 
- O-ok.

J'observais avec attentions les rues que nous traversions, un brin de curiosité dans le regard. Contrairement à ce que j'avais pu imaginer, les rues de la capitales étaient terriblement similaire à ce qu'elles étaient la dernière fois que j'y avais mis les pieds, comme figée dans le temps. Quelques enseignes avaient certes changé, mais je n'étais pas suffisamment familières avec les commerces de la ville pour en remarquer la plus part. Mais l'ambiance, elle, elle semblait avoir changé du tout au tout. Malgré la différence de contexte qui aurai dû rendre cette visite bien plus agréable que les rendez-vous faits dans le dos de grand-mère pour aller rendre visite à tante Sharley, Londres semblaient bien moins accueillant que dans mes souvenirs. Les gens avaient l'air de fuir désespérément les rues, probablement poussés par cette atmosphère suspicieuse qui régnais dans la ville. Est-ce que Barbara savait où était son très cher voisin pendant toutes ces années? Ou était-elle tout simplement particulièrement ouverte d'esprit ? Cette pensée me fit me sentir encore plus mal que ce n'était déjà le cas pour mon comportement de ce matin. Si je savais que la population ne réagirait pas bien à cette grande annonce, je ne pensais pas qu'elle serait à l'origine d'un tel climat de méfiance. Tout le monde avait ce doute dans le regard. Chaque passant était un potentiel danger, un potentiel mage qui effraie tant les autres humains. Je me demandais comment les gens nous voyaient de l'extérieur. Est-ce qu'on avait l'air de simples touristes? Ou devinait-on dans notre style décalé le fait que nous soyons ces monstres qu'ils craignaient tant?

- Ça va? Pas trop déboussolée? Ça fait plusieurs années que tu n'as pas mis les pieds dans le coin.
- Je ne reconnais pas grand-chose à vrai dire. La dernière fois je devais avoir quoi? Neuf ans? Mon dieu, déjà dix ans? Je n'avais pas vu les choses comme ça…

Alors que mes pensées se focalisaient sur tout ce qui avait pu changer dans ma vie pendant cette décennie, notre balade dans les rues nous mena jusqu'à l'ambassade de France d'où Piercy ne manqua pas de faire une remarque sur mes origines.


- Tu y es déjà allée ? A quand remonte la dernière fois ? 
- Bien longtemps, répondis-je avec un rire nerveux.

Le fait est que je n'avais pas souvenir avoir été à Londres pour une autre raison que les visites à ma tante quand ma mère avait besoin de son aide. Née d'un parent français, j'avais eu la nationalité à la naissance. Pourtant, j'avais une carte d'identité française quelque part, bien que plus valide depuis quelques années. La date au dos semblait indiqué que j'avais deux ans quand le document a été réalisé. Après le départ de papa, maman n'avait pas particulièrement tenu à ce que nous y repassions et de toute manière, elle n'aurait pas pu s'attendre à ce que je parte m'exiler sur une île à mes onze ans et n'en ressorte pas pour les huit années suivantes.

- Je pense que j'étais encore bien trop jeune pour m'en souvenir de toute façon.

Mais nous ne tardions pas à approcher d'Hyde Park. Les alentours me semblaient déjà un petit peu plus familiers, bien que je n'aurai probablement pas pu trouver mon chemin jusqu'à notre destination du premier coup.

-  Viens Pelote, le St James Park est derrière, on doit traverser le Buckingham Palace Gardens… m’enfin tu le sais déjà… 
- Moui, à peu près.

Les parcs et tous ces grands espaces verts qu'abritaient la ville avait cet avantage d'être comme figés dans le temps. En passant les arches encadrant le parc, je retrouvais un décor de mon enfance comme si je ne l'avais jamais quitté. Les arbres, les allées, le lac… La seule chose qui semblait avoir changé, c'était le style vestimentaire définitivement différent de mon époque. La météo avait beau avoir fait fuir une bonne partie des promeneur, la comparaison était tout de même flagrante. De toute façon, je n'avais pas souvenir avoir vu le parc pendant la bonne saison. Nous venions généralement aux alentours de décembre, quand une grande partie de la ville où j'avais grandie s'était vidée de ses étudiants et personnel éducatif qui avaient tous pliés leur bagage pour passer les fêtes en famille. Les fêtes était l'occasion de voir cette famille que l'on ne voyait jamais le reste de l'année. Evidemment, Noël chez la grand-mère maternelle, c'était impossible. Mais qu'importe les disputes, les sœurs Woods étaient toujours restées solidaires.

A mesure que nous avancions dans le parc, je ralentissais pour prendre le temps d'observer chaque détail de cet environnement, jusqu'à ce que Piercy lâche ma main. Je pris alors machinalement un pas de recul et profitait en profitait de ces quelques moments pour observer le brun. Son style était qui dirait différent d'à son habitude. C'était très probablement la première fois que je le voyais avec ce genre de manteau, résolument plus moderne que ce qu'il portait à Prismver. Si je devais reconnaître trouver un charme particulier à vêtements usuellement plus classe, je devais reconnaître que l'ensemble parka jean basquet lui allait tout de même bien. Le jeune homme trouvait néanmoins trouver un avantage à sa tenue, dans laquelle qui avait caché un paquet en papier marron qu'il me tendis.

- J’ai pris des noix, je me suis dit que tu pourrais avoir envie de nourrir les écureuils.

Aussitôt ces quelques mots prononcés, il baissa les yeux, mal à l'aise. Ce n'était pas un peu de rose que je voyais sur ses joues? Mon Dieu, comment les autres élèves pouvaient-ils ne voir qu'une personne froide et sévère dans le garçon qui se trouvait en face de moi? J'attrapais délicatement le sachet en même temps que déposais un baiser sur sa joue. Je mourais d'envie de lui dire à quel point je le trouvais adorable, mais je n'étais pas sûre qu'il le prenne aussi bien que ce que je l'espérais.

- Merci.

Les fruits secs dans une main, je m'approchais d'un arbre d'un pas discret tandis que mon regard se perdait dans ses branches, à la recherche d'un rongeur. Ces petits animaux proliféraient dans le parc, se nourrissant de la curiosité des visiteurs. Ca ne prit pas beaucoup de temps à l'un d'entre eux de pointer le bout de son nez, les griffes plantées dans le tronc, le museau s'agitant à mesure qu'il s'approchait de sa friandise. C'était absolument irrésistible.

- Regardes, il vient! Chuchotais-je toute excitée.

Je passais quelques minutes avec l'écureuil avant de retourner aux côtés du brun, dont j'imaginais le regard amusé sans même avoir à poser mes yeux sur son visage.

-  Alors ? C’est comme dans tes souvenirs ?
- Encore plus ressemblant que ce que je l'aurai imaginé. Mais c'est cent fois plus agréable au printemps qu'en hiver. On venait généralement pendant les vacances de Noël, alors il faisait toujours moche. Quand il ne pleuvait pas, c'était parce qu'il neigeait.

Je racontais cette rapide anecdote pendant que nous avancions dans le parc, rencontrant la variété de sa faune locale. On y trouvait oies, canards et autre oiseaux des lacs autours des points d'eau du parc.

- Tu allais où avec ta famille quand tu étais plus jeune?

J'avais finalement l'impression d'en savoir peu sur l'enfance de Joshua. Sa vie à Londres, l'école, ses amis ici… Je devais reconnaître que tout ceci attisait un peu ma curiosité. Ca faisait un bon moment que l'on se connaissait pourtant, mais en y repensant, je ne me souvenait que de conversations sur nos vie à Prismver. En même temps, j'avais l'habitude d'éviter les discussion s'étalant trop sur l'en dehors jusqu'à présent. La plupart ne ravivaient que de mauvais souvenirs vieux de presque dix ans, et je n'avais pas particulièrement envie d'attirer l'attention sur mes problèmes familiaux auprès de mes connaissances.

- Tu retournes à Londres tous les ans, non? Qu'est-ce que tu y fais d'habitude?

Mais je me rendais tout à coup compte que notre discussion se transformais lentement mais sûrement en suite de questions qui risquait d'agacer le jeune homme.

- Enfin… si tu as envie d'en parler évidement… Je ne suis pas très douée dès qu'il s'agit de faire la conversation on dirait…
 


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Message Dans Re: Un aparté - Pelote | le Dim 26 Fév 2017 - 22:35
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J’avais vu juste, à peine le contenu du sachet sorti, des écureuils apparurent comme par magie. Leann s’en alla les nourrir, je ne bougeai pas, de peur de les faire fuir. Je me contentai de la regarder, amusé, un sourire en coin. Elle revint vers moi avant de répondre à ma question. « On reviendra quand le temps sera plus clément, j’y allais souvent plus jeune pendant les vacances quand il faisait beau, avec nos guitares et de quoi manger, on passait des heures sur l’herbe. » lui dis-je, amusé de ces souvenirs resurgissant sans crier garde.
Cette petite anecdote sembla attiser la curiosité de Pelote qui me posa, en retour, une question sur mon enfance. « Hmm… on voyageait pas mal. J’ai plus ou moins visité toute l’Europe. Avec mon père, on avait cette habitude de prendre la voiture et d’aller un peu n’importe où sans rien prévoir, on improvisait. On a fait les pays Nordique avec une tente dans le coffre de la voiture, là-bas on peut camper n’importe où, et même dormir chez les gens ou dans leur jardin contre quelques couronnes symboliques. On pourrait y aller à l’occasion…»
Et de nouveau une question, mais étrangement, j’y répondais spontanément, sans trop réfléchir à quoi dire, lui répondre ne m’agaçait pas et ne me demandait pas d’effort. « Oh non, ne t’inquiète pas va, pose-moi toutes les questions que tu veux. » je la tirais vers moi avant de déposer un baiser sur sa tempe.
C’était peut-être dû aux circonstances qui me rendaient plus apte à l’échange et au partage. « Ouep plusieurs fois par an même… Hmm je me repose, je passe au moins une journée au lit à ne rien faire. Euh… l’été je travaille avec l’un de mes deux parents qui se battent pour m’avoir avec eux, quand c’est avec mon père je bosse aux archives, je fais le ménage, et officieusement je fouille dans les affaires non résolues pour passer le temps… Sinon avec ma mère, je l’assiste au laboratoire. Et le reste du temps, je voyage, ou me balade en ville avec mes amis, aller au pub, au parc tout ça… » c’était assez embêtant de mon côté, je n’avais pas beaucoup de question, je l’ai connu à Prismver, et elle n’en est pas sortie depuis son arrivée, je connaissais plus ou moins toutes les réponses aux questions qu’elle me posait si je les lui retournais… Et je me doute que sa vie avant Prismver n’est pas spécialement joyeuse et je ne voulais pas faire remonter de mauvais souvenirs…
« Et donc, si j’ai bien retenu, tu ne venais à Londres que pour voir ta tante pendant les fêtes de fin d’année, c’est bien ça ? » je connaissais déjà la réponse « Du coup, tu vivais où avec ta mère ? » je m’aventurais sur un terrain que je supposais miné, je faisais très attention.
Je piochais dans le sachet de noix et je m’avançais vers un arbre dont le feuillage était étrangement animé, je me penchais à son pied et tendis ma main, je ne bougeais plus, un écureuil descendit, et appuya sur ma main pour la baisser et en voir le contenu, il planta son regard dans le mien avant de faire ses emplettes et s’enfuir comme un voleur, ce qui me soutira un léger rire.
Je me relevai et me retournai auprès de Leann. « Ce n’est pas tout de nourrir les écureuils, mais si tu as faim dis le moi, et si tu as une envie particulière… j’essaierai de la satisfaire. »






Message Dans Re: Un aparté - Pelote | le Jeu 16 Mar 2017 - 0:59
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Un aparté ─ PiercySuite à sa réponse, je n'ai pas pu m'empêcher de m'imaginer la famille Pierce assise dans l'herbe, avalant quelques sandwiches sous le soleil Londonien du milieu de l'été. Même le visage que j'avais toujours imaginé si sévère d'Elisabeth était éclairé d'un sourire resplendissant dans cette scène imaginaire. Ça me rappelais vaguement les après-midis à Oxford dans les périodes où maman cherchait un travail. Il nous arrivait alors d'aller manger du côté du Water Meadow, avec des wraps attrapés au Sainsbury's à l'entrée du parc. C'était à peu près le seul souvenir de famille du genre que j'avais. Peut-être aussi un bref passage en France ? J'avais comme un vague image d'une grange au milieu d'un champ de vigne du grand-oncle Laurent. Ce n'était probablement pas le le seul voyage dans l'hexagone que nous avions fait. En y repensant un peu plus, je me remémorais une scène où ma mère essayait désespérément de mon convaincre que le précédent voyage en Eurotunnel n'était pas si mal, que ce n'était pas la peine de pleurer. Les longs voyages en voitures entre le père et fils Pierce me semblait donc bien loin de mes propres expériences. J'avais également du mal à m'imaginer le petit Joshua toute la journée sur le fauteuil passager, et encore moins à planter sa tante dans un jardin. Son récit de des retours à Londres quant à eux ne m'étonnaient pas le moins du monde. Ça répondait enfin à cette question que je me posais depuis que je l'avais vu à l'action au Prismver Yard. Ses connaissances de cas existant étaient bien trop colossales pour être honnêtes. Il fini par me renvoyer quelques questions. J'aurai dû m'y attendre mais je restais relativement mal à l'aise. Pas que j'eus souhaiter garder quoi que ça soit secret, mais c'était plutôt le fait que mon étrange manque de souvenir me gênait. Je ne voulais pas entrer dans des explications à un phénomène inexplicable et sur cette désagréable impression que la majeur partie de mon enfance m'avait échappé après l'accident. Pourtant les médecins avaient tous assuré que tout allait bien avec ma tête, à l'exception de ce drôle d'ami imaginaire. Est-ce que ça avait un lien? Kei n'avait jamais su me répondre.

- En effet, on habitait à Oxford à l'époque, sur Hurst Street. Mais la famille de ma mère était de Londres. Elle est partie pour suivre mon père à cause de son travail et c'est pour ça qu'elle a fini par se disputer avec le reste de sa famille. Il n'y a que ma tante qui a pris sa défense, même si ça n'a pas changé grand-chose. Quand on descendait, ce n'était que pour la voir elle, donc ça ne durait jamais bien longtemps.


Mes doigts n'avaient cessés de s'entremêler les uns aux autres, traduisant un certain malaise à l'idée de discuter de ce genre de détail. A vrai dire, c'était peut-être la toute première personne à qui j'en parlais. Alwine était plus ou moins au courant que ma famille n'était pas très unie, mais elle n'en savait pas plus. Il y avait donc cette appréhension et cet évidente gêne sur la façon d'aborder le sujet qui avait un peu plombé l'ambiance. En même temps, entre la famille de mon père, tout ce qu'il y a de plus normale et que je ne connaissais que très peu et toutes les histoires du côté de ma mère, ce n'était pas la joie. En ce qui concernait ma famille anglaise, je n'avais jamais parlé qu'à ma tante, brillante chirurgien qui avait voué sa vie à son travail au point de ne jamais se trouver un mari. Même celle qui avait réussi n'avait pas une histoire à redonner le sourire. Pendant longtemps, j'avais d'ailleurs projeté mon futur assez proche de sa vie : docteur en ville, vivant avec ses chats dans un appartement londonien. C'était un peu mon seul modèle de réussite professionnel. Je n'étais pas assez proche des DeLaine pour qu'ils m'inspirent réellement une carrière et les galères des petits boulots de bar-maids de ma mère m'avaient convaincu de ne pas suivre la même voie. En réalité, je n'avais jamais été intéressée par la médecine beaucoup plus que cela. J'aimais étudier les propriété des plantes et en faire des crèmes, des lotions, comprimés ou tisanes, mais le milieu de la pharmaceutiques et toutes leurs magouilles m'avaient toujours répugné. D'un autre côté, je m'imaginais mal faire des consultations à longueur de journée. Les métiers dans la phytothérapie, ce n'était pas ce qui courraient les rues non plus. Ce qui m'aurai plus, ça aurai été la botanique, mais une telle section n'existait pas à Primsver. Au final, aveuglée par mon idolâtrie pour ma tante, j'avais peut-être fait le mauvais choix. Elle avait beau être si intelligente, jolie, et charismatique, maintenant que je prenais un peu de recul et sortais enfin de l'île aux côté de la personne que j'aimais, je me rendais compte de ce qu'elle ratait et de l'erreur qu'elle avait faite en abandonnant toute vie sentimentale.

- Cette tante, c'était mon idole quand j'étais petite. J'adorais quand on allait lui rendre visite. C'est sûrement pour ça que j'aime tant ce parc d'ailleurs.

Je me demandais tout de même ce que Shirley penserait de moi aujourd'hui. Après huit ans sans nouvelles, peut-être pas que du bien. Qu'est-ce que maman avait bien pu lui raconter d'ailleurs? Quand j'avais demandé son adresse dans une lettre à ma mère, elle avait pris soin d'éviter le sujet. Peut-être avait-elle préférer mentir? Plus rien ne pouvais à présent m'étonner venant de ma propre mère. C'était un peu triste d'en arriver à un tel niveau de suspicion.

- Enfin, ça commence à remonter tout ça. Je doute que ça ne soit très intéressant.

Je me raclais la gorge, quelque peu gênée par la tournure qu'avait pris la conversation. C'était un peu trop plombant pour une aussi jolie journée, et je n'avais pas la moindre idée de comment redonner un peu plus d'entrain et de bonne humeur à notre balade.

- Hm. Dis. Ça te dirait qu'on prenne une photo? Ça nous ferra un souvenir.

Je passais ma main dans la poche avant de mon sac à main, en sortant mon téléphone d'un geste peu assuré. Un peu de futilité, ça serait moins pesant que ces vieux souvenirs.



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