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let's blow this city to ashes — kei & kamyl




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 let's blow this city to ashes — kei & kamyl

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Message Dans let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Mer 3 Mai 2017 - 13:33
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Il n'était pas question de politique aujourd'hui. Lorsque Miles retrouva Kamyl près du rez-de-chaussée, sa batte de baseball sur l'épaule, il était motivé par l'amusement. De toute façon, à chaque fois qu'il retrouvait Kamyl, l'amusement était au rendez-vous - il faut dire qu'avec leurs deux personnalités explosives, le résultat était évident. Et pour cette fois, Miles se moquait de l'évidence de son comportement tant il était satisfait de voir l'efficacité s'y refléter. Kamyl et lui aimaient l'action, et aujourd'hui comme souvent, ils allaient s'efforcer d'en créer. Un vieux sweat sur les épaules accompagné d'un jean, et surtout, un bonnet à moitié enfilé à l'arrière du crâne - mais ce n'était pas n'importe quel bonnet. C'était son fameux bonnet Saitama capable de servir également de cagoule - aka l'outil parfait pour commettre ses méfaits dans l'anonymat. Miles avait des convictions politiques précises qu'il avait transmis au travers de Raven, et ce genre d'actions n'entraient pas dans leur ligne de mire.

Ce qu'il faisait, c'était se défouler - il laissait ressortir sa frustration, agissait avec une immaturité dont il se moquait tant il prenait plaisir dans ces moments. C'était le genre de journées où les groupes importaient peu, car Miles en avait assez de s'identifier à des piafs, de n'être plus catégorisé que comme un monomageia, et plus encore, scellé au travers de convictions qui effaçaient tout ce qui avait bien pu le définir auparavant. Tout cela était stupide. C'était ça, le but de Raven : unir tous les gens sous la même bannière, celle de l'humanité ; faire disparaitre les différences que créaient les opinions divergents sur un sujet qui ne trouverait jamais de fin. Il avait beau ne pas comprendre comment le secret de la magie avait été conservé si longtemps, il ne partageait pas l'idée selon laquelle le dévoiler était une bonne chose. Quand il s'agissait de personnes, la vérité était toujours bonne à prendre, mais on parlait d'un monde entier à raisonner, de sept milliards de doutes à calmer - ce qu'aucun pouvoir au monde ne saurait faire. À plus grande échelle, il ne comprenait que rarement les décisions des politiques et c'est pour ça qu'il en restait éloigné. Il se disait qu'il mènerait sa vie sans penser au monde mais il ne pouvait s'en empêcher. Miles était trop gentil. Trop impliqué.

Il était de ces révolutionnaires qui avaient ça dans le sang.

Il posa sa batte contre le mur et s'assit, les jambes la dissimulant, tandis qu'il regarda passer quelques élèves. À une heure aussi tardive, il ne restait que quelques élèves qui partaient en ville ou au contraire, se coucher. Miles était un entre-deux : il quitterait l'école, l'espace d'un moment, tout en restant en son sein - mais pour mieux s'asseoir sur les règles méprisantes de cette prison magique. 22h30. Miles prit une grande inspiration alors que la silhouette de Kamyl se dessinait dans le noir, talonnée par une autre. Un invité ? Un problème ? Ou bien était-ce l'une de ses connaissances ? L'américain garda ses yeux rougeâtres braqués sur le duo, prêt à agir en cas de besoin.

Il était en bonne condition aujourd'hui - avec son pouvoir, il ne lui faudrait qu'un instant pour régler un éventuel problème.
ft. Kei & Kamyl •• Mai (cycle 3)


Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Mer 3 Mai 2017 - 18:44
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Miles S. Finch & Kei C. Nathen


Let's blow this city to ashes

Ce soir, Kamyl festoyait. À sa manière. Pas de grandes réceptions guindées, pas de petit-fours, pas de champagne, pas d'aristocratie, pas de fêtards de bas-étage non plus. Rien de tout ça. Une voiture en pièce à remonter aurait pu être de la partie. Cependant, sur cette île pénitencière, aucune chance d'en trouver. Alors il se rabat sur des choses un peu plus conventionnelles. Toujours de son avis. Parce que Miles est loin d'être conventionnel. Lui non plus d'ailleurs. Son jeune invité, encore moins. Et oui, ils s'amuseraient tous les trois. Oh rien d'illégal. Quoique, si en fait. Mais pas de tabac, de substances illicites, ni d'alcool. C'est un bon début.

C'est vêtu d'un pull noir à capuche et d'un jogging de même couleur, l'artillerie du cambrioleur ou plutôt du parfait casseur dans son sac de sport, qu'il se rendait au point de rendez-vous. Tenue passe-partout et camouflage dans la nuit. Son sac pesait son poids et on voyait le bout d'un manche dépasser de la fermeture. Cependant, personne de censé ne pourrait deviner qu'il s'agit d'une masse. Oui, il avait ça dans ses affaires. Kamyl a toujours décrété que tous ses outils pourraient lui servir un jour ou l'autre. Preuve en est.

Par un heureux hasard, le métis avait croisé son padawan dans la journée. Sans plus réfléchir, il lui avait dit de se tenir prêt vers 22h, qu'il passerait le prendre. Lui précisant que c'était mieux de porter de vieux vêtements et de s'équiper. Le plantant magnifiquement après le peu d'informations données. Ce qui l'amusait relativement. Il allait l'encanailler un peu ce gamin. Chose promise, chose due. Le brun fut devant son dortoir, relativement en retard. Il ne fit aucun commentaire sur la tenue. Se contentant de faire mariner un peu plus son apprenti jedi quand celui-ci voulut savoir où ils allaient.

Malgré sa lenteur habituelle pour marcher, Kamyl pressa volontiers le pas pour ne pas se faire attendre plus que nécessaire. C'est donc relativement à l'heure cette fois qu'il arpenta le couloir où il devait retrouver Miles. L'obscurité ambiante ne gêna en aucun cas le jeune homme. Son pouvoir lui offrant une vision comme s'il était en plein jour. Ce qui ne semblait pas être le cas de Kei. Mais ce dernier suivait, donc il ne s'en inquiéta pas plus.

Arrivé à la hauteur du plus âgé, le brun posa son sac à terre et s'accroupit en face de ce dernier. « Salut mec. » Il jeta un coup d’œil à Kei avant de l'inciter à en faire de même. « J'ramène un poussin. » L'imaginer comme tel, un oisillon dans sa coquille à essayer de voler par lui-même alors qu'il est bien trop jeune pour se lancer, le faisait toujours marrer. Une expression légèrement moqueuse sur le visage, il poursuivit. « Ce jeune homme ici présent a besoin de sortir un peu des sentiers battus. » Comme toujours, Kamyl disait franchement ce qu'il pensait. Si Kei voulait se battre, c'était son choix. Mais s'il voulait le faire bien, il allait lui falloir acquérir de l'expérience. Oui, il voyait les choses comme ça. Finalement, il consentit à faire les présentations. « Miles, voici Kei. Mon jeune padawan. » Il ne se souvenait plus s'il avait parlé de lui à Miles ou non. Ça n'avait de toute façon que peu d'importance. « Kei, voici Miles. »

Maintenant que les présentations étaient faites, Kamyl se frotta les mains. Tel un vieil avare devant une montagne d'or. « Et si on passait aux choses sérieuses. » Avec un petit haussement de sourcils significatif pour illustrer sa pensée.



Kamyl joue de ses poings en PowderBlue ~
Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Ven 5 Mai 2017 - 15:26
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Let's blow this city to ashes

« Se tenir prêt pour 22h » Telle était la tâche que Kamyl m’avait confiée comme ça en passant dans le couloir. Le fait qu’il l’ai plus chuchoté que dit à voix haute aurait déjà dû me mettre sur la voie, après tout, c’était le genre a gueuler d’un bout du couloir à l’autre quand il voulait dire quelque chose…Mais là il me l’avait plutôt dit discrètement en passant, un sourire aux lèvres comme si il s’agissait d’une blague ou de quelque chose qui l’éclatait. Il n’a répondu à aucune de mes questions et s’est contenté de filé avec sa démarche relax. A part pour sortir dehors, je ne voyais pas trop ce qu’on pouvait faire à 22h, et étant encore mineure, je me voyais mal sortir en ville et justifier ça aux profs. On verrait bien après tout, je ne disais jamais non à un peu de distraction. Je retournais dans ma chambre, m’étala sur mon lit et lançais une partie sur ma PSVita.

Le temps fila assez vite et à 21h je me relevais et m’étirais en baillant bruyamment. Tous mes colocs étaient absents, sûrement au foyer ou à je ne sais quel endroit. Je fis un tour d’horizon de la chambre en me rappelant le peu d’indication que j’avais sur la soirée à venir : je devais m’équiper et porter de vieux vêtements. M’équiper comment ? J’ouvris mon armoire et parcourut les piles de T-shirt et de jeans, on ne pouvait pas dire que j’avais « de vieux vêtements » en fait, je n’avais que tu neuf ou du couteux… J’attrapais un sweat que je ne mettais jamais parce qu’il était trop grand, et un jean basique, déchiré aux genoux. S’il le fallait je n’aurais aucun mal à remplacer ces fringues là. Reste à trouver « l’équipement ». Il aurait pu être plus clair quand même, si on va faire du sport je n’ai prévu aucune protection, après on va peut être faire quelque chose de salissant genre…du paint ball ? Ouais, je voit pas trop comment ce serait possible sur cette île.

Après avoir passé au peigne fin le dortoir, j’avais décidé d’emprunter une batte de baseball à un coloc’ qui faisait partie d’un club ou un truc du genre. Le sabre de Kendo me tentait bien aussi mais je ne vois pas dans quel cas c’était utile, même si il fallait se battre ou se défendre, je ne savais aps trop manier ce genre de truc et une batte serait plus efficace. J’attrapais aussi un bandana rouge qui trainait sur un meuble au cas où il faudrait se protéger le visage ou le couvrir, on sait jamais. Je le mit dans ma poche et prit la batte pour sortir du dortoir. C’était pas léger ce truc là, je n’en avait jamais eut en main il faut dire…J’attendis quelque minutes et je vit Kamyl qui revenait me chercher comme prévu.

-Salut, bon tu va me dire ou on va ? Parce que m’équiper sans savoir pourquoi c’est un peu galère.

Pas de réponse, il à l’air de s’mauser de la situation et je ne sais pas pourquoi, au lieu de me méfier, je suis curieux. J’ai même hâte de savoir où me mène ce pti manège, et si il à des ennuis. Il n’a rien dit pour la batte de baseball, je pense qu’elle pourra servir alors. Après tout avec mon don je ne pouvais pas viser à coté, j’ai eu de la chance comme d’habitude, mais parfois ma chance devenait vraiment épouvantable…Et si je le suivais mais qu’en réalité il allait m’arriver un truc pas cool du tout, genre me faire attaquer et devoir riposter à coup de batte ? Kamyl voulait peut être que je mette en pratique les deux trois trucs qu’il m’a appris ? Je me rendis compte que mes épaules se raidissaient et je tentais de les relâcher un peu, de toute façon il ne me dirait rien avant qu’on arrive.

Au bout d’un moment on arrivait à hauteur d’un blondinet au regard rougeoyant, je dois avouer que ça fait son effet quand même. Avant de pouvoir me demander le pourquoi du comment,  Kamyl me présenta de façon peu virile et assez humiliante. Un poussin sérieux ? Et pourquoi pas un bébé ? D’après ce qu’il disait au type contre le mur, j’avais besoin de m’attirer des ennuis. La situation devenait bizarre, vraiment, à présent je brulais de savoir qui était ce type, probablement un fauteur de trouble qui allait nous mettre dans une situation pas possible.

-Ah c’est toi Finch ? J’ai un peu entendu parler de toi, mais je ne t’avais jamais vu. T’as une petite réputation chez les E.

Kamyl avait l’air pressé d’en découdre et je n’en savais toujours pas d’avantage…Bon bah plus qu’à suivre le troupeau. Le groupe se mit en route et nous avancions vers un lieu que je n’avais encore jamais exploré à Prismver, je me demande si…

-On va vers les locaux administratifs ? C’est pas des coins réservés aux profs ?



Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Dim 7 Mai 2017 - 13:41
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Un poussin. Ses yeux se plissent, curieux et impatient, le côté bestial de sa personnalité ressort, s’affirme et domine l’espace d’un court instant durant lequel il jauge ce jeune homme à l’allure si atypique. Nonchalance, désintérêt à la limite de l’insolence et une impolitesse que Miles reconnait tout de suite comme un système de défense. L’américain a toujours été différent de Kamyl, cherchant à garder sa bonne image dans l’intérêt de ses passions : il a toujours su se contrôler, jongler entre ce genre de moments et les jours de calme.

Sans connaitre la vie intime de Kamyl, Miles pouvait déjà le cerner : il était franc dans sa manière de faire les choses. Il était cette envie pure dont il avait besoin parfois, à regarder son ami, cette façon spontanée d’affirmer ses désirs, ces mystères qui l’entouraient. Miles eut un maigre sourire en l’observant : voir quelqu’un comme ça avait un côté rafraîchissant. Il hocha la tête, tout de suite plus détendu et motivé à l’idée de commettre ses méfaits. Il empoigna sa batte et fit signe à ses deux camarades de le suivre, agitant son arme comme un simple grelot. Il avait du professionnalisme dans sa manière de la tenir mais il ne la brandirait pas dans l’intérêt de ses passions - et lui-même n’aurait pas cru qu’il serait capable de la déformer ainsi en utilisant une batte à de telles fins. Il faut croire que son côté bestial s’affirmait, que ce genre de besoins primitifs justifiait le fait d’oublier quelques principes. De toute façon, ce n'était pas le moment propice pour y penser. Miles ne pouvait se retenir. Miles ne pouvait s'arrêter.

Il était déjà dans ce cyclone de désirs que seul un défouloir lui permettrait d'oublier.
Il était dans ce cyclone infini qui le rendait si animal.

"Une petite réputation ? Ça m'étonne. Mais je suis enchanté de te rencontrer. Pour que tu aies retenu l'attention de Kamyl, tu dois être très prometteur."

Il coula un regard amusé vers ce dernier, intéressé à l'idée de comprendre la relation qui unissait ses deux partenaires. Un padawan... que pouvait-il bien lui apprendre ? Qui avait-il à apprendre ? Tout en fredonnant doucement, Miles poursuivit sa route, préférant s'occuper l'esprit de la façon la plus simple que soi tout en évitant de trop penser. La raison n'avait pas sa place ici. Il avait préféré ne pas répondre à Kei - ce dernier était libre de partir s'il estimait que cette mission était trop dangereuse, mais un coup d'œil suffisait pour comprendre qu'il n'était pas ce genre de personnes. Il allait s'amuser.

C'était indéniable. Miles poussa la porte des toilettes du personnel et posa sa batte contre le mur. Il fouilla de sa poche pour en sortir son téléphone branché à une minuscule enceinte qu'il posa sur un lavabo. Alors qu'il lançait une musique intelligente pour mettre un peu d'ambiance, il prit de nouveau sa batte en main et fracassa la porte de la première cabine de toilettes à portée, qui s'ouvrit toute seule.

I'm hooked on a feeling~
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Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Dim 7 Mai 2017 - 21:29
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Ne faisant aucun commentaire sur la remarque de Kei, le brun attendit que le plus vieux donne le signal du départ. Ce qui ne tarda pas. Ainsi, ils se dirigèrent tous les trois vers le lieu de leur party. Son sac sur l'épaule, Kamyl écoutait distraitement le babillage de son nouvel ami. Au moins, il n'y avait aucun problème entre eux. À ce stade, le métis se voyait mal choisir la compagnie de l'un ou de l'autre. Quitte à faire, il prendrait sûrement l'option lit + dodo.

Face à la réplique du blond, Kamyl se saisit des épaules du plus jeune pour le rapprocher. « N'est-ce pas ! » Il ne le relâcha qu'après lui avoir ébouriffé les cheveux. À croire que ça devenait une habitude. Il taira cependant le fait qu'ils se connaissent par un concours de circonstances des plus désavantageuses pour le plus jeune. Si ce dernier souhaite en parler, c'est son choix. Pas celui de Kamyl.

Il ne put d'ailleurs s'empêcher de pouffer devant les questions posées. Tant d'innocence, c'est touchant. Finalement, l'image du poussin lui convient assez bien. « Te fais pas de bile va. On ne mourra pas ce soir. » Le tout accompagné d'un mouvement évasif de la main. Ça n'avait que peu d'importance à ses yeux de toute façon. Qui vivra verra. Puis s'il devait se soucier de toutes les possibilités qui peuvent résulter de ses actions, c'est clair comme de l'eau de roche qu'il ne fera plus rien. Kamyl n'est pas de ces gens-là. La prudence, c'est pour les autres. Fut un temps -#lavieillesse- il aurait dit que la prudence était inventée pour les trouillards.

Arrivé à destination. Si Miles prit la tête des opérations, il mit surtout une musique d'ambiance. Pour la discrétion, on repassera. Mais en même temps, ça cachera efficacement le bruit des dégâts qui ne manqueraient pas d'être tapageurs. Le lancement des hostilités commença. Et une expression ravie s'imposa rapidement le visage du métis. Laissant tomber son sac, il se saisit de sa masse. Pas légère, mais tellement efficace. Et parce qu'il ne comptait rien laisser au hasard, il explosa l'un des lavabos. Quel acte jubilatoire.

Ne voulant pas laisser son padawan se contenter de regarder, Kamyl l'interpella pour qu'il se joigne à eux. « Fais-toi plaisir. » Le tout en désignant la pièce d'un mouvement de tête. Puis se doutant que ce ne soit pas instinctif pour tout le monde, il précisa ses dires. « Défoule-toi. Laisse ton côté destructeur s'exprimer. » On en a tous un. Profondément enfoui pour les plus calmes. Renié pour les adultes qui se disent modèles. Interdit pour les personnes soit disant bien éduquées. Kamyl envoie bouler les principes qui datent du moyen-âge. L'instinct est un excellent moyen de survivre dans le nouveau monde dans lequel les Monomaegias sont maintenant plongés.

Bien sûr, il n'est pas non plus en train de faire une campagne pour prôner la destruction à grande échelle. Juste l'amusement personnel. Absolument pas une propagande. Ça, ce sont les Voltors qui s'en chargent.

Puis parce que les gestes sont plus expressifs que des mots, Kamyl s'acharna sur l'un des tuyaux d'arrivée d'eau. Inonder les chiottes, voilà qui allait occuper un moment l'administration du pensionnat.



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Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Mar 16 Mai 2017 - 10:48
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Let's blow this city to ashes

Il fallait bien que je me fasse une raison, aucun de ces deux n’allaient répondre à mes questions.  Je passais pour un parfait crétin  et leur condescendance devenait un peu lourde mais bon je devais en passer par là je suppose… Qui sait quels plans machiavéliques ils avaient en tête en s’aventurant dans ces quartiers interdits aux élèves. Je crois que même les délégués n’y avaient pas accès, c’est un des premiers trucs qu’on nous dit à notre arrivée, juste après la mention « n’enlevez jamais votre uniforme quand vous passez devant Tartiflette ». Une règle étrange dont je n’espérais pas vraiment découvrir la conséquence.

Miles posa sa batte vers le lavabo et je découvris qu’il était « armé » comme moi. Qu’est ce qu’on pouvait bien faire dans les toilettes « privée » de la vice directrice? Il mit sa musique tout droit sortie de la BO des Gardiens de la Galaxie et ça suffit à me mettre un peu plus en alerte. Je sentais le vieux coup du bizutage pas très cool, même si ça m’étonnais de Kamyl. Je ne le connaissais pas si bien que ça il faut dire, mais il ne m’apparaissait pas comme un bourreau non plus. En revanche pour Miles je n’aurais sû dire quel type c’était, et qui sait ce qu’il avait en commun avec Kamyl ? Ma main se resserra sur ma propre batte, je me tenais près de la porte au cas où, tandis que les deux autres avançait vers le mobilier, un sourire aux lèvres.

-Les gars... ?

Ce qui s’ensuivit fut un déferlement de violence inattendu. C’était ça le plan ? Saccager une pièce du pensionnat ? De quoi j’étais en train de me rendre complice là ?! J’observais la lueur dans leurs yeux, ils avaient l’air exaltés, et je ne saurais dire pourquoi je les enviais un peu d’être aussi insouciants. Les encouragements de Kamyl me parurent lointains, mon esprit commençait à s’embrouiller et puis tout devint clair, limpide. A cause de cette fichue musique de film je me retrouvais sur un énième plateau d’enregistrement. Un de ces lieux où tout est parfait, placé au millimètre près avec exactitude et où le  simple fait de trébucher contre un projecteur te valait les foudres d’une dizaine de personne. Devant le miroir je me retrouvais dans une de ces chambres d’hôtel couteuses que j’avais voulut dévaster de nombreuses fois, écumant de colère, enfermé comme une bête sans pouvoir aller où bon me semble.

J’abatis ma batte en premier sur ce fameux miroir. Celui qui me renvoyait l’image de Cal Nexus la superstar de la pub, de la promo, des courts métrages, des hymnes de l’été, des fans club…Je n’en pouvais plus de cette image, et avoir modifié mon apparence n’y changeait rien. Au fond, je voyais toujours ce qu’on avait fait de moi. Ça me mettait dans une rage incontrôlable, celle que je ne pouvais jamais laisser éclater en me défoulant comme maintenant. Alors après avoir fait voler mon reflet en éclat, je m’attaquais à la cabine derrière moi.  Comme Miles, je fis sauter la porte, puis arracha tout l’intérieur, la plomberie, le dévidoir à papier, le carrelage, tout volais en éclat. Nous devions faire un boucan de tous les diables mais je me sentais bien, je me sentais vivant. La rage et la colère avaient laissé place à l’extase, à la jouissance d’être libre. C’était sûrement ce que Kamyl entendait par « diriger sa colère sur les bonnes personnes ». Je fis volte face vers le brun aux épis, produisant un clapotis d’eau étant donné qu’à présent, les toilettes ruisselaient de partout.


-Je crois que j’ai trouvé les « bonnes personnes ». On pourra passer à la leçon suivante !

Ce que je ressentais était indescriptible, de l’adrénaline, de la force, l’ivresse des bons moments. Je regardais Miles qui se défoulait aussi, avait il l’habitude de ce genre de délit ? Je lui étais reconnaissant pour avoir partagé ça avec nous et peu importe les conséquences si on se faisait choper ou non, ça en valait largement le coup. J’assénais un autre coup qui acheva la cuvette des toilettes et fit déborder d’avantage d’eau de la tuyauterie. Ça serait un sacré merdier pour réparer tout ça.


-On dirait bien que Miss Staunton va devoir apprendre à côtoyer les élèves pour satisfaire ses besoins primaires.


Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Mer 17 Mai 2017 - 19:42
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C’était vraiment ce qu’il lui fallait. Ces moments d’égarement, ce défouloir, cet instant si réel et si drôle entre des gens similaires. Il y avait le théâtre, bien sûr, il y avait toujours eu ses passions et des gens avec qui la partager - mais aujourd’hui avait quelque chose de différent. C’était mettre sa fierté de côté pour mieux agir. C’était fracasser dans la honte la plus totale ce pour quoi on se battait au grand jour. Miles n’avait jamais prôné des valeurs de société ou donné l’image d’un grand héros du monde. Il avait agit pour lui-même, pour ce qu’il aimait, et Raven était la seule chose qu’il avait jamais construite pour les autres. Raven était la matérialisation de sa positivité. Si l’on s’en tenait à ce raisonnement, les moments kamyliens étaient tout ce qu’il avait de plus négatif. Sa colère. Sa frustration. Ses envies de détruire. Ça avait toujours été là, comme toute autre chose, repoussé au plus profond de lui - renié, comme si ça n’était pas lui, jusqu’à ce qu’ils se décident ensemble à faire valoir leurs ombres d’une façon plus matérielle.

Pour Miles, c’était comme un secret bien gardé.
Pour Kamyl, ça semblait plus naturel, comme une seconde nature.

Pour Kei… l’américain ne savait quoi penser. Cette déferlante d’émotions s’était jouée en un instant : le silence s’était installé après son coup, ne laissant que la musique tourner, interloquant Miles ; il avait fait volte-face pour observer l’étrange expression de Kei jusqu’à ce qu’il fracasse le miroir, comme dans un déni de sa propre existence. Il était définitivement prometteur. Il avait quelque chose enfoui en lui, plus profond que la colère de Miles, plus profond que la violence de Kamyl ; il avait une cicatrice si personnelle et indéchiffrable qu’y penser ne servirait à rien. Kei avait sa blessure - chacun avait la sienne. Et ce miroir, cette pièce avaient éveillé chez lui ces sentiments enfouis. Kamyl avait sans doute eu conscience de cette noirceur qui traînait en lui. L’espace d’un instant, Miles se demanda si venir ici était réellement une bonne chose, si ce gamin avait vraiment besoin de tels moments, mais ses paroles enfouirent tous les doutes de Miles.

Dans le contexte actuel, le E avait oublié que Kamyl était avant tout quelqu’un sur qui l’on pouvait compter. Il avait beau agir de cette façon si particulière qui ne laisserait pas transparaître de l’inquiétude ou de ces innombrables sentiments de fraternité, il avait un bon côté, de la même façon que Miles en avait un mauvais. Il secoua sa batte, frappa le mur qui séparait les toilettes qu’il visait de celles à côté et prit un peu de recul. Il s’était créé de l’espace pour mieux attaquer : d’un superbe coup horizontal, il décapita les toilettes et observa les morceaux s’étaler sur le sol.

"Ça mérite quelques points de style." lâcha-t-il avec un sourire.

Il avait dans ses yeux de cette lueur enflammée qui ne se montrait que rarement, ce regard bestial et indéchiffrable. Sa batte était abîmée, mais il n’en avait que faire : il n’était pas du genre à s’attacher aux objets et de toute façon, il avait pris une batte de rechange du club - ces vieilleries pour les remplacements desquelles tout le monde attendait depuis des mois. La musique changea alors que Miles s’attaquait aux lumières du plafond, laissant les éclats de verre glisser sur le sol, comme une étoile qui s’éteint.
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Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Mer 17 Mai 2017 - 23:11
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Miles S. Finch & Kei C. Nathen


Let's blow this city to ashes

Face au premier coup de Kei, le métis stoppa tout mouvement. Il voulait voir ça. Non, mieux, il devait voir ça. On regarde toujours son oisillon prendre son premier envol. Pour corriger sa trajectoire, ses battements d'aile, l'aiguiller pour qu'il ne se fasse pas piéger par des courants traîtres. Et tel qu'il était là, le plus jeune ressemblait à un diamant brut. Kamyl appréciait voir cet aspect particulier de sa personnalité ressortir. Le vrai lui était en marche. Et face à ce déferlement, le miroir ne résista pas. De toute façon, il ne servait à rien. Il ne pouvait même pas dire à Mme Staunton qu'elle avait une face de troll. Objet inutile.

Il ne voulait pas plonger le plus jeune dans ses plus sombres terreurs, au contraire. La violence est toujours l'échappatoire la plus sûre. Parce qu'elle amène une douleur et un épuisement physique qui sont bénéfiques au moral. La violence est une envolée vers un apaisement ardemment mérité. Qui mieux que lui pourrait le savoir ? Mieux, qui d'autre que lui ne pourrait le voir au premier coup d’œil ?

Puis une autre cabine céda. Kei semblait avoir changé de phase. Il venait d'atteindre le même état d'amusement qu'eux deux. Ses gestes ne semblaient plus uniquement guidés par sa rage. Sa soif de vengeance. C'est ainsi que l’interprétait Kamyl. C'est ce qu'il apercevait dans son expression faciale. Puis face à la réplique, il répondit de manière sarcastique. « La prochaine étape ? C'est le crawl évidemment. »

Le pan de mur qui chuta obligea le brun à regarder ce que faisait le plus vieux. Du baseball à n'en pas douter. Ce qu'il confirma par la suite. « Homerun pour Finch qui s'élance tranquillement vers la prochaine base. » Oui, Kamyl s'y connaît en baseball. Non, il ne joue pas.

Le regard enflammé de Miles lui mit le feu aux poudres. Le métis récupéra sa masse qu'il n'avait pas eue conscience de laisser tomber. Cette dernière commençait tout doucement à se faire submerger. Signe que leur entreprise de la soirée se portait à merveille. Il remarqua également que son sac de sport prenait piteusement l'eau. Dans quel état retrouverait-il ses affaires, il ne préférait pas le savoir. Quoique ça ne pourrait faire que du bien à ses outils de subir un petit lavage. Ses chaussures aussi subissait un nettoyage forcé. Kamyl est prêt à parier qu'en sortant ses baskets feraient un bruit désagréable. Un espèce de couinement mouillé. Une horreur pour ses oreilles. Et ses pieds.

La musique changea pour mettre quelque chose de plus dynamique. « Depuis quand ton téléphone sert de boîte de nuit ? » Qui aime bien charrie bien. « Mais ça manque de percussion. » Pas qu'il en soit fan. Néanmoins, il avait très envie de détruire le distributeur à savon. Parce que les leur étaient toujours vides. Et jamais rechargé. À croire qu'ils étaient tous dégueulasses et que se laver les mains est un concept surfait. Ni une ni deux, il abattit sa masse pour étaler un peu de savon. Puis le sèche-main fit un vol plané deux mètres plus loin. Pour atterrir dans la flotte. « T'en fais pas Kei, elle ne se mélangera pas avec le bas peuple. » Trop péteuse pour ça. Trop pédante aussi.

Quand le blond s'attaqua à l'éclairage, Kam voulu poussé le vice encore plus loin. Il grimpa avec plus ou moins d'agilité sur le tas que formaient les débris pour atteindre un coin du plafond. Puis d'un geste ample, il envoya son outil exploser le plafond. Il ne savait pas précisément ce qui se trouvait juste au-dessus d'eux. Il jugea que c'était un bon moyen de le découvrir ! Kamyl l'archéologue. Pas sûr qu'il est vraiment compris le principe... Pas sûr non plus qu'à ce stade, le phénomène ait encore des limites...



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Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Mar 30 Mai 2017 - 20:41
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Let's blow this city to ashes

Dans ma frénésie du moment, je cassais tout autour de moi, tout ce qui était à ma portée faisait office de défouloir. Le bruit assourdissant des choses qui volent en éclat répondait avec rythme à la musique du téléphone de Miles. C’était comme exécuter une chorégraphie dont chaque note était destructrice, créant une symphonie de démolition. Je ne m’étais stoppé qu’en sentant le regard de mes compères sur moi, comme deux loups avides, se léchant les babines devant ce qu’ils avaient provoqué, la perversion de mon esprit. Non, j’avais toujours eut cette rage et cette colère en moi, je ne l’avais que rarement manifesté jusqu’à lors, mais elle avait toujours grondé. Tout ce qu’il m’avait fallut c’était un exutoire.

Un instant, je me suis demandé si je préférerais être pris en flagrant délit et que la nouvelle remonte aux oreilles de mes parents et agent, ou si je préférerais que notre délit reste impunis, comme un secret. Je suppose que ma chance tranchera pour moi, elle se manifeste toujours de façon étrange et détournée de toute façon, donc l’avenir me dira ce que j’ai préféré. J’observe un instant mes ainés défoncer ce qui les entoure, aussi aveuglement que moi. Ce déferlement de violence m’apaise, comme si je trouvais ça, le plus normal au monde. C’est complètement dingue, déplacé et barbare mais c’est un moment parfait et pour la première fois, je me sentais à ma place.  Qui aurait cru que cette révélation aurait lieu au milieu des toilettes saccagées d’une école ?


-La vie est dingue…

Je lâche ça plus pour moi que pour les autres, des mots qui expriment une pensée sur le moment, un bon résumé pour tout ça. Je reprends mes esprits et abat un grand coup sur un radiateur à ma droite qui avait survécut jusqu’à lors. Ça ne suffit pas alors je recommence encore et encore, jusqu’à ce qu’il cède dans une plainte métallique et s’abatte lourdement au sol. Je frappe encore les tuyaux et le mur pour l’enfoncer un peu plus. La poussière vient se mêler à l’eau et aux débris déjà présent. Bientôt il ne restera plus grand-chose dans cet endroit. Le moment était peut être venu de filer ? J’attendais que les autres ralentissent un peu la cadence pour les solliciter.


-Les gars, ont en à fini non ? Je veux dire, tout ça est bien sympa mais quelque chose me dit que si on ne décampe pas, on  va finir par être grillé. Perso, j’ai pas trop envie de retourner chez mes vieux avec mes valises.

Ce n’était ni de la peur ni de la lâcheté, mais ce sentiment procuré par mon pouvoir. Apparemment, la chance me dictais d’en rester là et de partir à pas de loup. Je devais suivre cet instinct comme d’habitude car mo choix n’impacterais pas seulement ma petite personne. Après, libre à eux de me suivre ou pas, mais j’en avais fini avec cet endroit. Je soufflais un bon coup, époussetait un peu mes vêtements et parti vers la sortie en marchant sur la porte déglinguée qui gisait au sol.  Sérieusement, comment les adultes avaient ils fait pour ne se rendre compte de rien ? En relevant la tête je vis deux yeux jaunes me fixer. Avidité ? Agressivité ? Sadisme ? Je ne saurais dire lequel de ces termes collait le mieux à l’animal en face de moi. Sa langue reptilienne vint frotter ses babines et il avança une de ses pattes griffues dans notre direction.


-Vous savez ce que c’est que ce machin ? C’est un dinosaure taille réduite ou un lézard aux hormones ?

J’avais vaguement eut vent d’une rumeur sur un certain « Tartiflette ». Mais pour moi, pas moyen qu’ils gardent ça dans une école. Non je vous jure. Pas moyen.


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Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Ven 2 Juin 2017 - 22:55
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C'était ce qu'il y avait de mieux dans ces journées, l'instant où l'adrénaline monte tant qu'on en oublie ses priorités, où le défoulement devient l'unique source d'intérêt en dépit de sa propre sécurité. L'instant où la réponse de l'administration nous est égale, où tout est sans intérêt car cet instinct animal prenait le pas sur toute autre forme de logique. Miles aimait le contrôle, et il aimait tout autant cette absence de raisonnement, là où le contrôle n'avait justement pas de sens et où chacun se livrait à la sauvagerie la plus totale, indépendamment de leurs responsabilités. Immature, Miles appréciait la manœuvre, et ironiquement, au milieu de l'amusement de Kamyl qui se répandait en comparaisons et les actions presque imprudentes de ce dernier qui s'attaquait au plafond, le jeunot fut celui avec le plus de présence d'esprit. En effet, ils allaient bientôt se faire prendre. C'était le retour de bâton - Miles se donnait bien trop dans ces moments, tant et si bien qu'il en devenait incontrôlable.

Il ne savait pas s'arrêter. Il ne savait pas mettre fin à son plaisir si rare qu'il en était presque trop précieux. Il ne savait pas reprendre ses esprits, et le fait que ce soit le plus jeune d'entre eux qui ait cette prise de conscience ne manqua pas de l'agacer. S'il voulait devenir un vrai leader, il devait grandir sur ce point. Il ne pouvait pas se permettre d'être le dernier à remarquer les risques, si inexistant soit l'intérêt qu'il leur porte. Il ne pouvait pas se permettre, comme de suite, de laisser ses proches faire face à Tartiflette.

"Un lézard. Celui du directeur."

La réponse fut donnée comme un réflexe, glissa hors de sa bouche sèche avant qu'il ne déglutisse, se retenant pour ne pas que la panique le submerge. Il n'avait pas son uniforme - il n'était pas question de le salir pour une telle opération. Personne ici ne l'avait. Le danger était imminent, inévitable et justifié - car si l'école n'aurait pas tant de difficultés à expliquer les blessures d'élèves envoyés - en conséquence de cause - au milieu d'un monde magique non dénué de danger, tous les trois n'auraient pas les mêmes facilités à expliquer la casse des toilettes. Non seulement leurs blessures pourraient servir la cause des Adler, mais aussi, ils seraient pris en flagrant délit et sans doute surveillés par la suite.
Miles ne pouvait pas le permettre. Il était sans doute celui avec le plus à perdre, mais il refusait que ce ne soit pas lui - il refusait de ne pas assumer son futur rôle de chef, celui qu'il porterait au sein de Raven. Il devait apprendre d'expérience, qui plus est. Apprendre l'improvisation, à se tirer des pires situations - et tant pis si, au bout du compte, il perdait son image de bon élève.
Il n'était pas prêt à sacrifier son futur, certes, mais il n'était pas naïf : il finirait indiscutablement par devoir le mettre en jeu.

"Barrez-vous." lâcha-t-il à mi-voix en avançant vers le lézard.

Un moment de silence.
Indécision, incompréhension de la part de ses camarades.

"Barrez-vous. MAINTENANT."

Il serra un peu plus sa batte dans sa main droite et fonça vers le lézard, de face, sans véritable plan. Il s'en moquait. Ce n'était pas sous l'effet de l'adrénaline cette fois, juste la témérité stupide d'un adolescent qui se voit un peu trop vite héros.
Dans sa tête, le plan était clair : le bras gauche en avant, en protection, il frappait de la main droite avec sa batte, sur le flanc de l'animal. C'était censé être simple - mais Tartiflette se montra bien plus rapide et agile.
Ses crocs saisirent son avant-bras avec force, lui arrachant un terrifiant cri de douleur - et il resta accroché, se débattant comme pour lui ôter le bras - et il n'était pas loin d'y parvenir. Miles serra les dents, les yeux embués, l'esprit détruit par une telle souffrance.

Douleur.
Douleur.
Douleur.

Comme un miracle, il parvint à porter son coup. L'animal le lâcha, s'écroula sur le côté après quelques mètres passés à vaciller au milieu de sons pitoyables. Il n'était pas assez naïf pour croire qu'il avait fait mieux que l'étourdir pendant quelques secondes. Miles recula légèrement, à moitié évanoui. Il fit l'erreur de regarder la plaie à son bras - la plaie était horrible, saignait si abondamment qu'il s'en trouvait mal. La douleur était insurmontable, mais il ne pouvait pas en rester là. Il ne pouvait pas rester planté ici à ne rien faire.

Avance.
Avance.
Avance.

Il ôta sa veste, l'enroula grossièrement autour de son bras et partit, clopin-clopant, dans la direction opposée. Il était incapable de voir si ses camarades étaient encore là. Un peu tard, il se rendit compte qu'il était incapable de voir quoi que ce soit - il vacilla une dernière fois et s'écroula sur le sol, à bout de forces.

Blessé.

À l'agonie.
ft. Kei & Kamyl •• Mai (cycle 3)


Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Lun 5 Juin 2017 - 11:59
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Let's blow this city to ashes

À cet instant, s'il avait su, Kamyl aurait fait quelque chose. N'importe quoi, mais il aurait agi. S'il avait su, il ne laisserait pas la peur lui nouer l'estomac. Pourtant, la peur fait maintenant partie de ses amies. Il a appris à la dompter. À la canaliser. Même à la transformer. Son moteur, c'est la violence, mais longtemps, il a dû deviser avec la peur. Il en est familier. Alors pourquoi, bon sens, à ce moment, ne peut-il donc pas bouger ?!

Écouter Kei, même s'il s'était fait la voix de la prudence aurait pu être un choix judicieux. Déguerpir avant que les ennuis n'arrivent. Parce qu'ils finissent toujours par débarquer. Mais si Kamyl avait un soupçon de prudence, ça se saurait. À croire qu'il les aimait ces ennuis. Ces représailles. Ces sermons. Tout ce que les autres ne comprennent pas. Tout ce qu'ils jugent. Tout ce qu'ils condamnent. Par facilité. Par jalousie. Par envie ? Il ne saurait dire. Il ne voulait pas savoir.

L'arrivée de la bête annonça la fin des festivités. Et Kam ne l'avait jamais vu. Bien sûr qu'il connaissait l'animal de compagnie du directeur. Mais comme tous les ados du pensionnat, ou comme la plupart du moins, il n'y avait pas cru. C'est insensé de posséder un tel animal. Alors il s'était simplement imaginé que le lézard du directeur venait d'une espèce un peu plus rare et un peu plus grosse. En aucun cas, il ne s'imaginait devoir affronter un dragon du Komodo géant. Un Godzilla miniature. Et jamais il ne lui serait venu à l'esprit de faire des recherches. Une perte de temps.

Si Miles déclina l'identité du monstre, le métis ne l'entendit pas. Ses oreilles bourdonnaient. Voilà longtemps qu'il n'avait pas réagi ainsi. Il s'en montrerait presque nostalgique. L'époque où se défendre ne faisait pas partie de ses capacités. Où attaquer ressemblait à une série B. Puis il y eut une sorte de blanc dans son esprit. Comme si le temps venait de marquer une pause avant de faire un bond en avant puis pour finir par reprendre son cours. Comme si, il venait de sauter un chapitre. Plusieurs. Tournant la tête à droite puis à gauche, il ne comprit pas ce qu'il venait de louper. Il ne comprit pas non plus ce qui venait de le faire réagir. Puis il l'entendit. Il entendit clairement Miles leur dire de fuir. Fuir. Maintenant. Ok. Une respiration. Le temps de se ressaisir. Une seule. Il ne pouvait se permettre plus. Une. Partir. Tout de suite. Kei. Il jeta un coup d’œil au plus jeune. Pâle. Il tourna la tête, cherchant sa masse. Parce que fuir quand la seule entrée se trouvait encombrée par un monstre, ce n'est pas possible. Du tout. Il allait l'engueuler celui qui avait osé sortir cette connerie monumentale. Miles.

Il ne sut pas vraiment combien de temps ça lui prit pour atteindre les fenêtres. Ni combien de temps il mit pour les briser, passer à travers et s'enfuir. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il venait de balancer Kei à travers la vitre. Il était de sa responsabilité. Bordel. C'est lui qui l'avait fait venir. S'il lui arrive le moindre pépin, ce sera entièrement de sa faute à lui. Pourquoi donc ne réfléchit-il jamais avant de faire un tel coup ? Parce que ce n'est pas lui. Réfléchir ce n'est pas lui. Prévoir non plus. Être prudent encore moins. Mais assumer, c'est dans ses cordes. Ça, il sait faire. Alors il allait assumer la protection du plus jeune. Voilà. Comme ça, il pourra totalement reprendre ses esprits. Comme ça, il pourra toujours se regarder dans un miroir. Il allait pour tirer Kei encore plus loin et s'enfuir pour de bon, quand un détail le frappa. « Où est Miles ? » Et il secoua vivement le plus jeune pour qu'il lui réponde. « Où est-il ?! » Comme s'il le savait. Ou peut-être que lui avait fait attention. Peut-être que Kei n'avait pas paniqué. Peut-être qu'il a gardé son sang-froid.

Putain de sang-froid.

Puis il se fustigea. Il ne faut pas être devin pour comprendre que Miles est encore dedans. Qu'il n'a pas miraculeusement trouvé un autre moyen de sortir. Un moyen plus sûr. Putain ! Il n'y a pas de moyen plus sûr. Et il n'est pas un stupide bisounours bordel ! « Tu ne bouges pas. » C'est un ordre. Un ordre avec toute la menace qu'il est capable d'insuffler dans sa voix. Et elle est réelle. Tangible. Menacer, il sait faire. Appliquer aussi. Il ne plaisante pas. Kei est son oisillon. Sa responsabilité. La sienne.

Sans plus attendre, et parce qu'il a parfois, comme ça, des pulsions suicidaires, il y retourne. Enjambe la fenêtre. Se blesse comme un con sur un bout de vitre brisée. Mais ce n'est que la main. Il survivra à ça. Puis, il ouvre grand les yeux. L'éclairage a lâché l'affaire depuis que le blond l'a maltraité. Mais quel con ! Sur le coup, ouais ça l'a fait marrer. Maintenant, il comprend que c'était stupide. Qu'à cela ne tienne, il va quand même passer. Il cherche rapidement Miles des yeux avant de repérer un mouvement à sa gauche. Miles. Qui tombe. Avec un bout de tissu épais sur le bras. Il bénira son don pour tous ces détails plus tard. Pour l'excellente vision dont il va bénéficier également. Pas le temps.

Personne ne saura jamais si c'est de l'inconscience ou un moyen de garder son sang-froid, mais Kamyl ne jeta pas un seul regard au lézard géant. Il ne voulait pas savoir où il se trouvait. Il ne pouvait se permettre d'être apeuré de nouveau. Déjà qu'il devait se concentrer sur l'obscurité ambiante et sur Miles. Il se précipita donc vers lui. Le secouant pour espérer obtenir une réaction. Quelconque. Juste un mouvement. Un grognement lui conviendrait parfaitement. À défaut, il peut même se contenter d'un spasme.

Son cerveau tournait à mille à l'heure. Si la bête rôdait toujours ici, le métis n'aurait jamais le temps de sortir Miles d'ici. Prendre le risque en toute connaissance de cause n'avait rien de prudent. Savait-il seulement se montrer avisé ? Ne serait-ce qu'un peu. Pour une fois. Juste une fois. Avoir une idée qui ne les mettrait pas plus en danger. Agir. Réfléchir. Ou plutôt réfléchir puis agir.

Vite. Vite. Vite.

D'un geste vif, il releva la tête. Puis la tourna à droite puis à gauche à la recherche de quelque chose. Une idée venait de lui traverser l'esprit. Probablement pas la meilleure, vu qu'elle vient de lui. Il ne se fait pas d'idée sur le sujet. Il est lucide actuellement. Néanmoins, à défaut de mieux, il espérait que ça suffirait. Ça doit fonctionner, ils n'ont pas le choix. Malheureusement, il n'y avait pas d'alarme à incendie dans les toilettes. Il ne pouvait pas déclencher une panique générale sans ça. Kamyl était prêt à parier que le boîtier rouge se trouvait de l'autre côté de Tartiflette. Et le temps que Kei fasse le tour, le lézard aura largement le temps de les dépecer. Il l'entendait d'ailleurs s'approcher. « Fais chier ! »



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Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Ven 16 Juin 2017 - 18:26
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Je ne comprenais plus rien à ce qui était de se passer. C’était comme faire ce genre de cauchemar, celui où on est spectateur sans pouvoir agir, qu’on regarde les choses se dérouler avec l’horrible pressentiment que ça finira mal, et pourtant on ne fait rien. C’était mon cauchemar, en ce moment même, sous mes yeux impuissants. Je regardais la bestiole se lécher les babines avec son regard reptilien qui disait « hmmm qu’elle repas succulent tu fais là », où peut être « Je vais te bouffer tout cru et recracher les os ». Qui sait si ce gros tas de viande avait des manières ou non. J’espérais qu’il n’aimait pas le Kei en sauce en tout cas parce que je commençais à sentir la sueur froide couler le long de mon dos. Je fis un pas en arrière pendant que mini godzilla était toujours immobile, à statuer sur son repas.

J’aimerai tourner la tête à nouveau vers les deux autres gars mais la peur me tétanise et je me dis que si je fais un mouvement trop brusque je finirais en bouffe pour lézard. J’essaye de ne pas le quitter des yeux en cherchant une solution quand Miles nous crie de nous barrer. Par où ?! Comment ?! Et même si c’était possible, je ne vois pas comment il comptait achever ce mastodonte à lui tout seul. Il était robuste mais pas non plus une force de la nature. Peut être que son don pourrait lui servir qui sait ? En tout cas le mien était bien vicelard pour le moment. Peut être était ce le contre coup de la chance précédente ? Nous avions bourriné les murs comme des dingues, éclater tout ce qu’on avait pu trouver comme des gosses en hypoglycémie dans un magasin de bonbon, sans adultes. Ouais la comparaison me semblait pas mal. Et me revoilà à parler de nourriture alors que ce sera sûrement ma future condition… Bref, le karma se foutait encore de moi : T’as eu de la chance de pas te faire choper plus tôt, mais maintenant il faut payer l’addition, a toi la dette karmique.

-Ce truc est énorme Miles ! On va quand même pas te le laisser, il va faire qu’une bouchée de toi !

Comme si ce que je disais ne servait à rien, je sentis une poussé désagréable dans le dos et me retrouva à traverser la fenêtre comme dans un film d’action. L’instant d’après j’étais dehors, encore plus hébété, les fesses dans l’herbe fraiche. Kamyl se releva le premier il avait une allure de fou furieux. Ils avaient traversé une fenêtre sans égratignures, finalement la chance était peut être encore un peu présente… Le brun se tourne vers moi et commença à beugler des trucs à propos de Miles. Instinctivement je me retournais mais ne vit personne, il était vraiment resté là bas pour jouer les héros alors ?

-Mais j’en sais rien moi ! Je commençais à peine à parlementer quand tu nous l’a joué à la Rush Hour !

J’ai jamais été très fort en cascade, j’avais des doublures pour ça. Mais vivre une scène comme ça en vrai ça filait des frissons. Il faudra que j’en parle à mon producteur la prochaine fois que je tourne dans une scène d’action. Bordel mais à quoi je pense moi au milieu de ce merdier ?! Je reviens vers Kamyl pour m’enquérir de la suite du plan, si plan il y avait mais je ne récolte qu’un ordre aboyé de façon formelle. « Rester là » encore cet ordre insupportable. Comme un gosse je baisse la tête et arrache des touffes d’herbe de frustration pendant que Kamyl retourne à l’intérieur. C’est pas juste, d’abord ils m’embarquent là dedans et ensuite ils me mettent à l’écart comme si j’étais un gosse. J’en ai marre de ces gens qui pense à ma place et me mettent toujours sur la touche. En même temps, quand je regarde la fenêtre je ressens à nouveau le souffle chaud de Tartiflette et mes entrailles se tordent.

Je me mets debout, alerté par un bruit évoquant de la détresse. Qu’est ce qu’il se passe là dedans putain ? Quel genre de boucherie est en train de se dérouler ? Avec effroi j’imagine que Tartiflette est passé aux hors d’œuvre, était ce Kamyl ou Miles ?! Putain, ces questions me filent la gerbe, je suis pété de trouille et j’ai plutôt honte de l’avouer mais je préférais partir en courant plutôt que de retourner la dedans.

-Fait chier…mais sans ma chance, ils vont se faire buter…

Aller Kei, tu veux qu’on te considère comme un adulte ? Alors arrête de pleurnicher, et fonce la dedans, tu réfléchiras ensuite. Avant d’entrer sur le champ de bataille, je vois un lézard passer sur le mur. Il est rose du museau à la queue, je n’ai jamais vu ça. C’est forcément un signe alors j’attrape le reptile qui doit être un peu stupide pour se laisser faire aussi facilement et je fonce à l’intérieur. Je ne vois personne, faisait il aussi sombre tout à l’heure ? A présent je commence à regretter d’avoir dégradé l’éclairage. Je dérape sur un truc liquide au sol et laisse une trainée derrière moi. Je regarde de plus près et constate que c’est un liquide rougeâtre…du sang. On ne pouvait pas faire pire comme scénario je crois. Je me remets à me demander lequel des deux est entrain de passer sur le grill.

J’accélère le pas et aperçoit enfin Miles et Kamyl dans le couloir et entre nous le monstre plus hargneux et excité que tout à l’heure. Il tient un lambeau de tissu dans sa gueule qui est teinté du même sang que celui de tout à l’heure. Je me contorsionne pour essayer de voir qui est blessé et aperçoit un Miles mal au point, pâle comme la mort. Je crois que ce n’est pas le moment pour un « je te l’avais bien dit. ». Ok en espérant que j’ai à nouveau de la chance, je brandis ce que j’espère être une lézarde et l’agite derrière Tartiflette. Aller gros balourd, vient secourir la jolie lézarde en détresse, c’est la saison des amours non ?!

-Hé Godzilla ! Regarde qui j’ai trouvé ! Elle est mignonne hein mon gros ? Aller, viens, je te la laisse promis. Viens par là et je te laisserais même me goûter un morceau !

Mais qu’est ce que je raconte moi ?! J’espère que ce dinosaure ne comprend pas la langue humaine…Il considère avec un dernier intérêt ses hors d’œuvre puis se tourne paresseusement dans ma direction. Pas sûr que ce soit l’idée du siècle mais bon… J’agite encore un peu le lézard qui se met soudainement à émettre un cri strident, je pensais qu’il n’y avait que les Gecko qui savaient faire ça ! D’un coup tartiflette s’enrage et me fonce dessus. Mon plan marche avec brio mais je n’ai absolument pas prévu de suite. Je lance le lézard sur le coté et me met à courir comme un dératé, à ce rythme là je vais revenir dans les toilettes…retour à la case départ hein ?

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Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Dim 16 Juil 2017 - 13:36
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Il n'y a pas que Tartiflette qu'il entendait approcher. En se concentrant un peu, Kamyl entendit clairement des pas à l'autre bout de la pièce. Soit une personne vivant dans ce pensionnat est d'une stupidité sans borne pour venir ici, soit Kei n'a rien écouté de ses consignes. L'inconscient. Le métis s'autorisa un soupir. À la place du plus jeune, il n'aurait pas accepté sagement de rester en retrait. Il le comprenait. Mais là, c'est une question de survie. Comment peut-il être question de survivre dans un établissement scolaire bon sens ! Y a-t-il déjà eu des morts ici ? Voilà un sujet sur lequel il se penchera à l'avenir. Et si personne n'est au courant de rien, ça veut dire qu'il y a une personne qui se charge de faire disparaître les corps et d'effacer leur mémoire à tous. Théorie du complot bonjour.

Kei mit fin à ses divagations en interpellant le mastodonte. Mais il est complètement cinglé le bougre ! Kamyl écarquilla des yeux devant une telle provocation. Lui-même n'aurait jamais eu le cran d'en faire autant. Pas de la provocation directe en tout cas. Il admira brièvement le courage dont venait de faire preuve le plus jeune. Même s'il voyait plus un acte purement suicidaire ou héroïque que courageux. Il faudrait qu'il lui apprenne à contenir ses pulsions. Même s'il est clairement mal placé pour faire la leçon sur ce point. Miles pourra peut-être lui. À condition qu'il le sorte d'ici. Il n'avait toujours pas trouvé de solution miracle pour se sortir d'une telle situation. Il doutait légèrement d'en être capable d'ailleurs. Merci lucidité, tu pouvais rester où tu étais.

Alors que Tartiflette s'empressait de courir après le plus jeune, son camarade à terre émis un bruit. Kamyl ne saurait dire si c'est le frottement des vêtements, un spasme ou un gémissement de douleur. Quoiqu'il en soit, ça voulait dire que Miles était toujours vivant. Il n'y a que les animaux qui ont des réflexes nerveux après leur mort. Une vague de soulagement l'envahit. Voilà le premier bon point de l'histoire. Le métis reprenait doucement son sang-froid avec l'éloignement du monstre. Maintenant, il ne restait plus qu'à voir si l'état de Miles valait un détour à l'infirmerie ou si c'est suffisamment léger pour qu'une nuit de sommeil le remette d'aplomb. Même s'il espérait fortement la deuxième solution, il ne doutait pas de devoir recourir à la première.

Tenter de communiquer avec son ami serait une bonne chose. Obtenir une réponse serait en revanche trop demandé. Mais qui ne tente rien n'a rien. « Hé mec ! » C'est sûrement un bon début. Y croire sera déterminant pour un phénomène comme Kam. « Debout. » On a assurément vécu mieux hein. « Fais un effort mec. On va pas s'en sortir sinon. » A-t-on déjà vu, de mémoire d'homme, un argument aussi peu efficace ? Savoir faire dans une médiocrité comme ici présent, c'est une prouesse.

Prendre le taureau par les cornes, c'est une chose. S'enfuir avec ce dernier sur le dos, plus ou moins inconscient, s'en est une autre. Comment sortir Miles d'ici tout en ne mettant pas Kei plus en danger ? Qui a dit que Kamyl avait l'allure d'un super-héros ? À cet instant, il se fait plutôt l'effet d'une Faucheuse. Il n'a jamais été très porté sur le pessimisme. Pourtant, le moment serait fortement bien choisi pour se complaire dans ce déclin. En arriver à conclure à la fin du monde. Oui, c'est le bon moment. On va tous mourir. Un jour ou l'autre. Le leur ne devait pas être aujourd'hui.

Encore une fois, Kamyl reprit ses esprits. Il n'était pas pessimiste. Pas franchement optimiste non plus, mais pas pessimiste. Alors il ferait quelque chose. Sortir Miles d'ici. Avec plus de classe que tous les films d'action qu'il a pu voir. Parce que là, c'est la putain de vraie vie. Avec un vrai danger. Mortel. Inconsciente direction. Il n'allait clairement plus voir l'administration de cette école de la même façon. Déjà que ce n'était pas la joie avant... Mais qui a eu l'idée d'avoir une telle chose incontrôlable dans un établissement scolaire ? Kamyl ne veut même pas penser au fait que la bestiole pourrait être contrôlée. Parce que ça veut clairement dire que les étudiants ne sont pas en sécurité ici. Et il n'a rien d'un théoricien du complot. Vraiment. Ce n'est pas lui. Ce ne sera jamais lui. Trop cliché pour le brancher. Trop poussé pour maintenir son intérêt. Trop populaire pour lui correspondre. Trop pas lui.

Avisant l'état physique de Miles, le brun jugea que seul son bras était inquiétant. Pourtant, il ne chercha pas à retirer le bout de tissu qui servait probablement de compresse. Moins il en savait sur la gravité de la blessure, parce qu'il y avait forcément une blessure, mieux il gérait la situation. Ce qui n'est déjà pas très glorieux de base de doit pas finir en game over. Surtout avec lui aux commandes.

Avec toute la délicatesse dont il est capable à ce stade de la soirée, c'est-à-dire quasiment aucune, Kamyl installa le blond sur son dos. Bénir sa grande taille ne lui est jamais venu à l'esprit avant cet instant. Il cala Miles comme il put. Faisant malgré tout attention à ne pas aggraver la situation de son bras. Maintenant, direction la sortie. Fuir. Néanmoins, la lenteur de leur duo peinait à les faire avancer. Passer du simple au double empêchait Kamyl de courir. Ce qui en soit n'est pas plus mal s'il veut préserver le blond de vague de douleur que provoquerait le balancement de son bras.

Dans quoi s'est-il donc engagé pour en arriver là ?
Depuis quand ses conneries finissent mal à ce point ?

Dans quoi a-t-il traîné son oisillon ?
Depuis quand vit-il dans un film d'épouvante, oserait-il dire d'horreur ?

Dans quoi va-t-il finir par tomber ?
Depuis quand l'avenir l'inquiète-t-il ?

Pourquoi se pose-t-il tant de questions ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?

… Comment a-t-il atterri ici ? Il tourne la tête de droite à gauche, fait un tour sur lui-même. Oui, il est bien dehors. A-t-il été suffisamment inconscient pour passer à travers la fenêtre brisée avec Miles sur le dos pour sortir ? Ou bien a-t-il fait le tour ? Non, Godzilla bloque la sortie. Quoique Kei a peut-être réussi à l'attirer plus loin. Mais est-ce que ça veut dire qu'il est toujours poursuivi ? Putain de soirée de merde. Putain de piège sans issue.

Et maintenant, que devait-il faire ? Partir mettre Miles à l'abri ? Si abri il y a. Ce qui voudrait dire en d'autres mots, abandonner Kei à son sort. Le laisser se débrouiller. Le laisser servir de plat de résistance à un putain d'animal. Quelle grande preuve de confiance que de le laisser gérer un monstre tout seul. C'est clair que ça forge très bien le caractère. Depuis quand Kamyl est-il cynique envers lui-même ? Faire un choix entre ces deux amis n'est pas une option. C'est les deux ou rien. Néanmoins, il ne peut décemment pas laisser le blond gésir ici. Ne manque plus que le marbre et l'épitaphe pour que le tout soit concluant.

Kamyl ne savait pas quoi faire. Déchiré entre deux possibilités qui ne lui plaisent absolument pas...



Kamyl joue de ses poings en PowderBlue ~
Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Jeu 17 Aoû 2017 - 14:31
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Le début de son périple se présenta à lui au terme d'une longue, terrible, et oppressante sensation durant laquelle il se sentait comme plongé au milieu d'une gigantesque mer dense de laquelle sortir semblait impossible. Il suffoqua durant quelques instants, ferma les yeux et attendit, attendit, attendit pendant si longtemps qu'il sembla mourir un nombre incalculable de fois, comme prisonnier d'une boucle temporelle. Lorsqu'il cligna des yeux et sembla se réveiller d'un long rêve, il ne reconnut pas tout de suite le décor autour de lui. Il était à l'hôpital. Il ne parvenait pas à se souvenir de ce qu'il était en train de faire. Il se rappelait de cette douleur intense qui l'avait fait sombrer et il était atterri ici. Il respira durant une seconde sous le regard inquiet de Théa qui le regardait, les sourcils froncés.
Il s'était arrêté au milieu du couloir et, en observant le décor, il se rappela les raisons de sa présence. Il était ici pour aider Théa en effaçant la mémoire de cet homme. Ils étaient presque arrivés, plus qu'une dizaine de mètres, au fond de cet interminable couloir.

"Tu n'as pas mieux à faire, Miles ?" demanda-t-elle en haussant les sourcils.

Il inspira longuement, comme s'il sortait d'une longue apnée sous l'eau, et lorsqu'il se redressa, il était au milieu de sa représentation avec Leah. Le théâtre était parmi les choses qu'il aimait le plus, et pourtant, en cet instant, alors qu'il jouait parfaitement et appréciait la pièce, il ne pouvait pas sourire. Le public semblait sceptique et Leah, qui partageait cette scène avec lui, s'arrêta pour le fixer.
Prisonnier au milieu de tout ce scepticisme sans en connaître la cause, sans pouvoir définir ou corriger ses erreurs, Miles avait envie de hurler. Lorsqu'il croisa le regard de Leah, celle-ci portait un masque, et lorsqu'il se tourna vers le public, ce fut également leur cas.

"Ta place n'est pas ici, leader de Raven." récitèrent-ils.

Cette fois-là, il ne fut pas transporté violemment. L'air léger autour de lui le réchauffa légèrement et il se reconnut dans un coin de la salle des E en train de faire face à Kamyl.
Il était plutôt tard et ce dernier avait une expression étrange. Il reconnut le scénario parce qu'il se l'était repassé plusieurs fois dans sa tête en espérant l'avoir mieux joué. C'était sa discussion avec Kamyl, lorsque ce dernier avait montré son opposition à la sienne au sujet du monde extérieur - un incident qui ne les avait pas vraiment éloigné, alors qu'il pensait le contraire. Miles ne lui en avait jamais voulu, alors pourquoi pensait-il à ça maintenant ? Pourquoi pensait-il à lui ?

"Debout." dit-il.
Mais il l'était déjà. Il était face à lui.
"Fais un effort mec. On va pas s'en sortir sinon."
Était-ce sa faute, à présent ? Kamyl se souciait-il vraiment d'être attrapé par l'administration pour un rendez-vous tardif dans une salle de classe ? Il n'y avait même pas de punition. De quoi parlait-il ? Lorsqu'il observa Kamyl, il vit que les lèvres de ce dernier n'avait pas bougé. Quelque chose clochait. Quelque chose avec LUI clochait. Était-il vraiment debout ? Était-il vraiment ici ? Il devait se concentrer pour faire revenir son esprit dans l'instant présent.
Il devait cesser de s'évader s'il voulait se réveiller. Il avait des raisons de revenir à la réalité - Raven, Kamyl, et toute son existence ; il ne pouvait pas se permettre de se laisser aller ici et maintenant.

Cette fois-là, lorsqu'il se réveilla, il fut pris d'une toux conséquente et son premier réflexe fut de s'écarter de son ami pour vomir dans l'herbe. L'herbe. Il était dehors. Ils étaient dehors. Il laissa son dos se reposer contre le mur du bâtiment et observa : Kamyl était parti par la fenêtre. Le problème, c'est qu'en effectuant cette action de nouveau, Tartiflette risquait de les suivre et ce n'est pas à l'extérieur qu'ils auraient des éléments pour se cacher. Il leur fallait un plan - et Miles avait eu tout le temps du monde pour y penser.

"Écoute. Retourne à l'intérieur, amène Kei et ressors par ici. J'ai un plan. Tartiflette ne passera pas, je te le garantis."

Il avait parlé vite sans reprendre son souffle et s'efforçait de prendre un air confiant.
Il n'avait rien à prouver et aucune garantie pour Kamyl. Il soutenait son regard le plus possible pour lui montrer sa détermination, et dans tout ça... il n'était pas si désespéré. Miles en était capable. Il userait de son pouvoir sur la fenêtre pour en réduire l'espace avant que Tartiflette ne passe - et ainsi, ce monstre resterait cloîtré à l'intérieur. De ce qu'il avait à proposer, c'était sa meilleure solution.
ft. Kei & Kamyl •• Mai (cycle 3)


Message Dans Re: let's blow this city to ashes — kei & kamyl | le Lun 11 Sep 2017 - 14:03
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Let's blow this city to ashes

L’adrénaline, la rébellion, la liberté, ce sont trois choses que je recherchais plus que tout à travers toutes ces journées maussades, répétant toujours le même texte, prenant toujours les même poses, c’était à peine si je fermais les yeux face à un flash maintenant. Cette vie d’ennui avait prit un terme quand je suis arrivé à Prismver. J’ai essayé de me cacher des autres tout en désirant douloureusement leur présence, je ne pouvais pas faire confiance, ni me confier à qui que ce soit. Personne ne me connait sous mon vrai nom, personne ne sait qui je suis. Cette vie est à l’inverse de l’ancienne. Pourtant, quand j’ai croisé la route de Kamyl, alors que des brutes qui faisait deux fois ma taille et mon poids me rouait de coups pour avoir approché de trop prêt la protégée de leur pote, l’ennui à prit fin.

C’était sûrement pour cette raison que je me trouvais dos à ce mur poisseux et poussiéreux, sur ce sol jonché de débris et d’eau. J’étais là où mon karma me punissait, là ou j’avais laissé éclater ma rage de vivre comme je le voulais. J’étais face aux conséquences, et les conséquences avaient deux yeux jaunes cruels et une haleine de chacal. Je dû détourner la tête pour ne pas sentir en face l’odeur abominable qui s’échapper de la gueule de Tartiflette, ses crocs pointu étaient à quelque centimètre de mon visage et pourtant toute la pièce était silencieuse. Comme si le temps s’était arrêté, nous piégeant tous les deux dans ce face à face. C’est donc comme ça que je vais finir ? Après avoir goûté aux plaisirs de la vie en groupe ? Des amis, des jolies filles, des conneries ? Je comprend pourquoi on dit qu’il vaut mieux vivre à 100 à l’heure pendant peu de temps, plutôt que de se trainer toute sa vie.

C’était cool.

-Ok vas-y, croque un bon coup je suis prêt !

Je fermais les yeux, prêt à sentir la douleur de sa mâchoire se refermer sur moi. Je revoyais la douleur tordre le visage de Miles, c’était du pur délire, tant de violence en si peu de temps. Au lieu de ça, j’entendis Kamyl, l’inespéré, qui était revenu sans Miles et qui gueulait des trucs inaudibles au départ. Je dû me concentrer pour revenir à la réalité. Je vis des morceaux de gravas et même une lunette de toilette, frapper le reptile en pleine tête. Décidément, on aura tout fait pour l’enrager ce soir. Excédé, la créature se tourna vers le e en sifflant de façon peu rassurante. Je profitais de cette diversion grossière pour me faufiler sur le coté et courir vers Kamyl. Je sentis ses machoires se refermer juste dans mon dos, claquant sur du vide. C’était pas passé loin et je pense que mon cœur se rappellera toujours de cette sensation.

-On va par où ?!

J’avais crié sans pouvoir maitriser le son de ma voix, quelque instant auparavant, je me voyais mort, dévoré par cette bestiole il faut dire… Kamyl me désigna la fenêtre par laquelle nous nous étions enfuit un peu plus tôt. Sérieusement ?! Mais il va nous suivre si on passe par là ! Et où était Miles ? cette question me hantait, qu’était il advenu du blond hors service ? Sans réfléchir d’avantage à la cohérence du plan, je sautais par la fenêtre à la suite du métis et atterrit dans l’herbe pas loin de ce qui semblait être…de la gerbe. Je balayais les cotés du regard et aperçu Miles, chancelant mais debout, face à la fenêtre ouverte sur le monstre.

-Miles t’es pas sérieux ?! Casse-toi de là !

Cependant il semblait faire preuve de tout le calme du monde, pas effrayé une seule seconde par tartiflette qui menaçait de sauter dehors pour finir son repas.

Kei & Miles & Kamyl


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