predefinis

mini news
19.08 Du changement dans le système de prédéfinis !

28.02 Déménagement de la Chatbox !


intrigue
rps libres
RP CONTINU •• infos ici

Utopie ♦ Colombe V. Spam

ajouter le mien ?
à l'honneur

infos en +



www. CHATBOX
www. annexes
www. animations
www. annonces des membres
www. casiers
www. event 4 mois
www. libre service
www. libre-service
www. liste des clubs
www. listings & recensements
www. partenariat
www. questions & suggestions
www. évènements
www. top-sites
smoke me like one of your french cigarettes ― A I R




Partagez | 
 


 smoke me like one of your french cigarettes ― A I R

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Message Dans smoke me like one of your french cigarettes ― A I R | le Sam 20 Mai 2017 - 12:12
avatar
Autre(s) compte(s) ? : Malice D. Rammstein ; M. Abigail Davis
Féminin Personnage sur l'avatar : Eriri Sawamura Spencer - Saekano / IRL : Dave Cameron & maybe something else
Âge, classe & année : 16 - C - 5

Prism' : 35

Messages : 11
Date d'inscription : 10/05/2017



 




◇ A P R I L __I V Y __R O B I N  ◇




◇ TRANSFORMATION EN FUMÉE

Sauf si vous avez quelques petits problèmes de compréhension, tout est dans le nom du pouvoir. La transformation en fumée, donc. Si jamais vous avez besoin de plus de détails ça tombe bien : Je suis là pour ça ! Donc. Ivy a le pouvoir de transformer son corps en fumée, entièrement ou partiellement. La fumée peut-être plus ou moins claire, mais dans le cas de notre petite blonde, c’est souvent une fumée plutôt claire, et peu épaisse, ce qui rend donc ses effets de fumigène relativement moindres. C’est un pouvoir qu’elle maîtrise relativement bien à son échelle, mais elle est loin d’en maîtriser tous les degrés et usages.  
 
Si elle peut en effet se transformer à volonté, il ne s’agira comme je vous l’ai dit précédemment, que d’une fumée claire et légère.  De plus, elle n’est pas capable de rester intégralement transformée pendant plus d’une demi-heure. Cependant, il lui est possible de rester partiellement transformée, c’est-à-dire par exemple seulement ses jambes ou bien l’intégralité de son corps mais seulement dans un état légèrement de fumée, légèrement translucide, un peu volatile, pendant bien plus longtemps ; la durée dépendant alors simplement de la quantité de son corps étant transformé.  
 
Quand aux effets secondaires, il faut déjà noter que depuis la manifestation de son pouvoir, April a commencé à développer de l’asthme et qu’elle a donc tout le temps besoin d’avoir sa Ventoline avec elle. D’ailleurs, trop utiliser son pouvoir augmente fortement ses chances de faire une crise d’asthme. Elle a aussi l’impression parfois d’avoir du brouillard autour d’elle, réduisant son champ de vision, ou même un goût de fumée dans la bouche, mais cela se produit d’avantage après une transformation intégrale trop longue, après lesquelles elle peut également rester un certain temps avec la conscience  et le cerveau complètement embrumés.




________________♔_______________


« ◇ C A R A C T È R E   »

Deux petits pas, sur le côté, doucement. Ivy a ce côté discret, toute son essence emprunte de douceur, écran de fumée ; littéralement. C'est comme une plante grimpante, comme du lierre sur le mur de cette vieille maison à la façade de briques que vous voyez une fois par an lorsque vous partez en vacances à la campagne ; on ne sait pas vraiment comment elle est arrivée là, on ne sait pas exactement quand, mais un jour on la remarque et on se fait à l'idée qu'elle fasse partie du paysage. Et on l'oublie, on la relaisse s'y fondre. Après nous, ce n'est pas comme s'il elle faisait vraiment des efforts pour se faire remarquer. Elle déteste être le centre de l'attention, n'apprécie pas non plus se trouver loin du bord. Et elle passe plutôt inaperçue en général, ça suffit à la satisfaire. Sa voix est même un peu faible, un peu geignarde quand elle vous lance des piques, parce qu'elle ne parle presque jamais. Pas vraiment douce, même un peu rauque, avec son fort accent écossais. Il lui arrive, le soir, dans son coin, de s'entraîner à parler dans un miroir pour être plus compréhensible pour ses amis, mais ça finit par l'énerver. Elle se fiche un peu de savoir si vous l'entendez correctement ou pas. Ce n'est pas qu'elle n'a rien à dire, qu'elle ne veut pas parler, juste qu'elle ne veut pas parler pour rien et qu'elle aime que vous deviez lui porter attention pour la comprendre. D'ailleurs, ça l'agace, les gens qui parlent pour rien. L'inutilité, elle la voit aussi dans le besoin de s'annoncer lorsqu'on arrive.  

Ses pas sont feutrés sur le sol, elle n'a pas d'extravagantes chaussures à talons avec lesquelles le marteler. Non, elle préfère se glisser dans votre dos, quitte à vous faire faire un arrêt cardiaque. Si vous lui faites remarquer, elle se contentera d'hausser les épaules. C'est un peu une apparition, un mirage, April. Le genre de fille qui apparaît d'un coup pour dire quelque chose, et repart aussi vite. Elle dit qu'elle est mieux seule, que vous ne méritez pas son attention et qu'elle ne veut pas de la votre, mais en vérité, parfois, ça l'agace et ça la blesse de passer inaperçue. Certes, elle ne veut pas vraiment prendre la peine de se faire entendre, mais elle a tellement, tellement de choses à dire. Alors quand elle veut les dire, évidemment, et que le monde s'est habitué à ne pas entendre le moindre son s'échapper d'entre ses lèvres, ça l'énerve. Surtout que puisqu'on ne l'écoute pas, on a tendance à la juger seulement parce que l'on voit d'elle ; une jeune fille toujours un stylo à la main, à la mine placide, réservant précieusement ses sourires et ses moues à ses amis. Elle a généralement tendance à présenter une poker face au reste du monde, haussant parfois un sourcil ou pinçant ses lèvres lorsque quelque chose l'interpelle, inclinant sa tête sur le côté. Elle ne prend pas vraiment le soin de partager ses émotions ou ses ressentis avec les inconnus.

C'est en partie pour cela que l'on a tendance à se demander ce qu'elle pense, et qu'on tire des conclusions, et qu'on se trompe. Alors on fait de son mieux pour remarquer ce que l'on peut, et vous savez, à la voir si souvent des livres à la main, on pense qu'elle n'a en tête que les études. Que c'est un petit cliché de la première de la classe, avec ses lunettes sur le bout du nez, ses couettes sages et ses vêtements sans formes. Mais c'est faux, malgré un certain potentiel, elle a une tendance à se laisser aller et ses résultats s'en ressentent. Ses notes sont d'ailleurs généralement entre bonnes et moyennes, oscillant autour d'un 13/20 notamment. On s'en étonne, elle qui a tellement la tête plongée dans les bouquins ! En réalité, ce n'est pas vraiment pour étudier. Si elle fréquente effectivement souvent la bibliothèque, c'est plus pour se goinfrer de savoir inutile que pour vraiment réviser. Ça, et apprécier le calme de l'endroit. Elle apprend beaucoup mieux lorsque personne ne la force, de toute façon. Certaines personnes sont surprises de savoir qu'avant d'être en C, April a passé toute une année dans la classe E et qu'elle s'y plaisait plutôt. Elle s'amusait du caractère insouciant de certains de ses camarades, du feu brûlant d'autres, de ce chaos ambiant qui lui manque un peu à normal-land.  

Après tout, si elle est en C, c'est juste parce qu'elle s'est faite gronder par son cousin, figure presque paternelle dans sa vie. Il n'y a que parce qu'elle n'avait pas envie de le décevoir qu'elle s'est mise à faire des efforts. Car en vérité, Ivy, son truc, c'est plutôt de se plaindre et de grommeler dans lever le petit doigt pour faire progresser sa situation. Elle s'en remet beaucoup au destin pour tout ce qui concerne sa petite vie. Il faut dire aussi qu'elle se contente de peu. Une vie simple, sans problèmes, lui suffit. Le pire, c'est qu'elle a conscience qu'elle n'aura rien de grandiose sans efforts, et qu'elle s'est résignée à risquer une vie médiocre si elle ne suit pas la masse. Des fois, ça suffit à lui donner envie de se remuer pour ce en quoi elle croit, et des fois non. Bon, elle se bouge quand même quand les choses la passionnent ou lui tiennent à cœur, comme par exemple sa passion du cinéma et son rêve de devenir un jour réalisatrice ou scénariste, character designer ou illustratrice, quelque chose comme ça, dans cette branche là. Au fond d'elle, elle sait que grommeler et grogner comme elle le fait dès que quelque chose ne lui convient pas à cause de sa propre passivité ne la mènera à rien de beau ou de sympathique. Mais pour ça, c'est différent. Elle en a conscience, c'est parfaitement assimilé, mais pas encore bien appliqué.  

Elle observe ses rêves avec un regard plutôt lointain, mais en attendant, c'est tout le reste qu'elle observe de très près. En vérité, cette petite demoiselle a tendance à se sentir un peu à part du monde, qu'elle scrute avec curiosité comme s'il s'agissait d'un feuilleton ou d'un document animalier. Là, elle voit un lion tendant à hurler au monde qu'il est le roi. Ici, des coqs se battant pour une vulgaire poule pondeuse. Des paresseux, un troupeau de moutons aussi. L'humain n'est pour elle qu'un vilain copycat, une œuvre si modulable et malléable qu'au final, elle ne ressemble plus à rien. Oh, elle ne sait pas vraiment si elle s'inclut ou pas dans le compte. Elle se voit d'avantage comme une spectatrice qu'une actrice, menant sa petite vie dans son petit coin mais enregistrant celle des autres avec la même ferveur et la même attention que lorsque votre grand-mère essaie de suivre l'énième épisode des Feux de l'Amour l'après-midi sur son vieil écran cathodique, parce qu'elle n'a pas envie d'apprendre comment fonctionnerait un poste de télévision plus récent. Elle ne croit pas en Dieu, et elle trouve que si le Grand Architecte existait, retoucher son art ne serait pas de refus. Elle n'a jamais vu de scénario aussi bordélique que celui de la vie. Et pourtant, elle l'a observé sous plein d'aspects différents...

Elle regarde, donc, mais elle écoute aussi. Ivy a la fâcheuse manie de laisser traîner ses oreilles un peu partout. Oh, c'est une petite fouineuse, oui, on peut le dire. Ça n'a pas que des désavantages, cependant. Sa curiosité et son envie de découvrir des choses peuvent parfois l'aider à combattre son manque de motivation. C'est un petit coup de fouet, qui l'aide à combattre le cocon de passivité dans lequel elle a tendance à s'enfermer. C'est un peu triste, mais s'intéresser à ce qui l'entoure peut parfois être la seule raison qui la pousse à s'intéresser à autre chose qu'elle-même. Il s'agit souvent de choses futiles cependant. Des rumeurs, des ragots, des mensonges, elle prend tout ce qu'elle entend, elle met tout ça dans un grand chapeau et elle remue très fort avant d'y piocher quelque chose. Cette chose devient alors la cible de sa quête pour la vérité. Oui, ça l'amuse de connaître le vrai et le faux, pour démonter ou confirmer ce qu'elle entend. Mais en vérité, ce qui anime le plus sa curiosité, c'est le passé. Elle a passé des heures et des heures à se renseigner sur l'évolution des sociétés, des mœurs, des langues, des inventions.. De façon plutôt spéciale. En effet, elle sera incapable de vous dire la date exacte de la mort d'Henri IV, mais elle pourra vous raconter avec précision comment les femmes étaient habillées à l'époque victorienne ou comment les empereurs choisissaient de jeunes hommes à dévorer à l'époque de la Rome Antique.

Mais tout cela ne reste qu'un moyen superficiel pour se divertir. Au fond, elle a des standards très élevés notre petite April, et il faut être capable de répondre à un certain nombre de critères pour entrer ne serait-ce un peu dans son estime. C'est une fille exigeante, mais surtout en ce qui la concerne personnellement. Ses fréquentations, la musique qu'elle écoute, les films qu'elle regarde,  les livres qu'elle lit, les illustrations qu'elle dessine, elle porte un regard très critique sur elle-même. Un certain recul qui l'empêche de prendre la grosse tête, mais produit un petit mélange un peu particulier de narcissisme sur fond de complexe d'infériorité. C'est une petite boule, Ivy. Elle est ronde et lisse et ça lui convient, mais en vérité elle aimerait bien se faire un ou deux coins pour se plaire d'avantage. Elle s'abreuve de connaissances et de contenu de qualité, elle fait semblant de s'intéresser aux autres en tant que personnes mais au final, la plupart du temps, elle veut simplement se nourrir de leur savoir. Au fond, cet élitisme cache une certaine peur de l'attachement et cependant l'amour de ceux qui lui sont chers. Ces personnes, pour lesquelles elle prend la peine de faire des efforts malgré son je-m'en-foutisme total et son attitude du moindre effort, sont généralement celles avec qui elle échange le plus de choses. Honnêtement du moins. Ce sont réellement des gens pour elle, et non seulement des machines à arguments ou des plantes dans le décor comme pourraient l'être la majorité des êtres humains sur cette Terre.

C'est un peu pour se réconforter qu'elle agit ainsi. Elle prend les autres de haut, si elle ne se sent pas ridiculement petite à côté d'eux. Les entre-deux sont rares et c'est en général ceux-là qui sont ses véritables amis. C'est un petit côté exubérant qu'elle a, mais elle n'a jamais su en faire ni trop ni trop peu. Elle a toujours été dans les extrêmes, et au final ça lui va plutôt bien comme vie. Ce refus d'une sorte de moyenne ou de normalité fait qu'elle ne se sent pas si bien que ça dans sa classe actuelle, la classe C. Dans le passé, la classe E lui convenait très bien. Elle appréciait malgré elle le chaos ambiant et la joie, malgré le bruit et la sorte d'euphorie ambiante, dans un petit bazar bien ficelé. Son esprit bordélique s'y sentait comme chez lui, mais elle s'est décidée à se hisser un peu plus haut pour ne pas décevoir sa famille, notamment son cousin adoré. Cependant, même si elle se plaint parfois des C, elle ne se voit pas vraiment ailleurs, maintenant. Certes les E lui manquent, mais elle apprécie également le calme un peu plus studieux des verts. Les D, elle ne pourrait juste pas : La plupart sont bien trop fêtards et bruyants pour elle. Les B, leur mentalité lui donne envie de vomir pour la plupart, même si elle doit bien avouer qu'à son époque de rouge, certains étaient bien sympathiques. Enfin, la classe A... elle ne croit pas vraiment aux clichés sur les violets, mais disons qu'elle est bien trop molle et feignante pour tenir la cadence imposée par une telle classe.

Contrairement au temps de son passé écarlate, April évite désormais de sécher les cours. Pour autant, elle ne participe pas le moins du monde. Elle reste dans son coin, elle prend ses notes, et si elle a des questions, elle les ignore ou les note quelque part pour aller fouiller des bouquins. Elle se laisse porter par le flot et les autres élèves, flottant comme une planche sur les remous que leur nage provoque, et tant pis si elle coule. La volonté d'Ivy est plutôt faible, et à quelques exceptions, c'est principalement une grande passive. Oh, ce n'est pas que rien ne la révolte ou ne l'embête, non, c'est simplement qu'elle ne juge pas la grande majorité des gens comme digne d'entendre son avis ou ses explications. Elle déteste les quiproquos par exemple, mais n'aura souvent pas la foi de les démêler tout cuit pour les personnes l'entourant, les laissant alors cogiter, quitte à ce qu'ils se fassent des idées non-fondées. Elle parle rarement loin de son écran, d'ailleurs, parce qu'elle ne voit pas l'intérêt de s'exprimer si elle n'a rien à dire et qu'elle a parfois peur de devenir ce qu'elle déteste : Une personne qui parle sans cesse, pour ne rien exprimer de concret ou de pertinent au final. Ce n'est clairement pas elle qui va mener la conversation, et si elle trouve que celle-ci tourne en rond, elle n'aura aucun tact pour vous dire gentiment que vous l'embêtez, ni aucun remord avant de vous laisser tomber pour s'enfuir loin de vous et de votre blabla qui l'endort, en utilisant ou pas son pouvoir.  
 




◇C ◇ 16 ANS ◇5E ANNÉE ◇ ÉCOSSAISE ◇ PINGUINO ◇

« ◇ P H Y S I Q U E »

En général, lorsque je commence une nouvelle fiche, je commence toujours par le physique. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est la partie qui me prend le moins de temps. Je ne peux pas dire que c'est la partie que j'aime le moins, ni celle que j'aime le plus, mais voilà. Malgré un intérêt ma foi plutôt mitigé, j'exprime toujours un certain plaisir à l'idée de décrire, décortiquer l'apparence, les manières et le style vestimentaire de mon personnage. Et puis, de toute façon personne ne me lit vraiment alors autant que je m'amuse. Oui, cette partie physique, c'est un peu comme ma petite récréation à moi. C'est un moyen facile, qui glisse tout seul, de commencer une fiche de personnage. Après tout, quoi de plus simple que de simplement décrire tout ce que l'on voit et pense si c'est aussi concret qu'une apparence physique ? Contrairement au caractère, ou encore à l'histoire, qui sont tous les deux des morceaux chargés d'émotions, le physique est une partie simple et purement matérielle. Aussi matérielle que cela puisse être lorsque l'on parle d'un personnage, bien entendu. Et aujourd'hui, je m'attaque à mon dernier petit souffre-douleur bout de chou, tout le monde, dites bonjour à AIR !  
 
Bonjour ma petite, bonjour ! Parlons donc de toi. April, puisque tel est ton premier prénom, tu possèdes une peau relativement pâle. Plus, il ne serait même pas trop de dire qu'elle est livide. Ta peau, Ivy, est en revanche relativement douce, et plutôt fine : On peut facilement voir les veines bleuâtres qui parcourent ton corps transparaître en dessous, notamment au niveau de tes bras et de tes poignets. Cependant, il est important de noter qu'elle est relativement fragile. Il n'est pas rare que tes jambes se couvrent de tâches bleutées, voire violacées. Tu dois ainsi prendre grand soin de cette peau, même si tu ne le fais pas forcément (souvent par simple flemmardise) et qu'elle a donc tendance à se fragiliser d'avantage que cela pourrait être le cas si tu la dorlotais avec assez de soins. Tu évites de t'exposer au soleil parce que, à défaut de prendre un joli hâle, tu as tendance à plutôt finir écrevisse et à voir ton épiderme brûlé aisément par les rayons du soleil. Ne désirant ni peler ni sentir chaque millimètre carré de ta peau exposée au soleil devenir incroyablement douloureux, tu choisis la prudence et évite l'astre solaire au maximum, te couvrant de ton mieux si jamais tu es malgré tout contrainte de te soumettre au grand ostensoir.
 
Sinon, tu es une petite pousse, avec tes 157 cm.
 
Ta carrure n'est pas plus imposante : en effet, la nature ne t'a dotée ni de la silhouette d'une jolie mannequin slave, ni de celle d'un joueur de hockey professionnel, et pour continuer dans ce semblant de thématique, on pourrait comparer ta figure à celle d'une ballerine. À la différence que les danseuses, elles, doivent au moins être musclées et toniques :  mais non, toi tu n'es qu'une brindille. Tes membres sont fins, à l'instar de ton squelette tout entier, mais cela reste au moins équilibré et harmonieux avec ta petite taille. Alors, oui, c'est vrai, lorsque l'on te voit pour la première fois, on a parfois du mal à croire que tu aies 16 ans, te donnant volontiers un, deux, voire trois ans de moins. Tu n'es pas complexée par ton allure de préadolescente, cependant, et n'accorde que peu d'importance à tout cela. Oui, tu es petite et frêle. Oui, tu possèdes donc relativement peu de force. Et, bien évidemment, il est inutile de noter qu'en plus de tout cela, ta poitrine ne rivalise pas avec celle de certaines (voir certains) élèves de l'établissement : c'est un couple d’œufs au plat, de petites pousses, un bonnet qui oscille entre le A et le B mais qui te permet au moins d'éviter les problèmes de mal de dos, de chemisiers qui ferment mal et les regards trop insistants.
 
Si quelque chose doit attirer le regard, il s'agirait plutôt de ta longue chevelure. Couleur des blés, tes cheveux sont assez longs. En effet, ils tombent légèrement au dessus de ton postérieur. Les mèches sont plutôt lisses, quoique légèrement ondulées tout de même, et certaines encadrent ton visage. En plus de celles-ci, tu possèdes une frange droite s'arrêtant avant tes yeux mais étant suffisamment longue afin de couvrir tes deux sourcils et ton front. Tu as de la chance, parce qu'ils n'ont pas tendance à s'emmêler facilement et sont plutôt disciplinés. Souples et doux, un shampoing même bas de gamme leur suffit très bien. S'il t'arrive de les laisser détachés, par pure flemme et principalement lorsque tu ne planifies pas de sortir de chez toi, tu essaies généralement de les attacher selon tes envies. Souvent, il s'agit d'une paire de couettes, mais tu n'es pas contre les queues de cheval non plus, qu'elles soient hautes ou basses. En revanche, tu dois bien avouer que tu n'es pas une très grande fan de chignons ou bien de tresses. Les chignons ont tendance à tirer un peu sur tes cheveux - et tu es plutôt douillette, il faut bien l'admettre -, tandis que les secondes peuvent les boucler et que tu les préfères à l'état naturel.
 
Ah, les blondes aux yeux bleus. N'est-ce pas une sorte d'image populaire ? Bon, je vais essayer de vous épargner les blagues sur la "race supérieure" pour une fois, je les ai tellement faites que ça ne servirait plus aryen... Oups. Désolée. Revenons aux globes oculaires d'Ivy. Tes yeux sont bleus donc. Ils sont plutôt clairs, très clairs, et ils tirent légèrement sur le gris. Ces iris bleu glacé sont l'une de tes plus grandes fiertés : Un héritage familial que tu apprécies à sa juste valeur. Même si, juste entre nous, ces grands yeux sont si lumineux que cela en deviendrait presque effrayant. Heureusement, ta pupille est bien définie et les souligne délicatement. Ils ne sont pas particulièrement sensibles, si ce n'est aux fautes d'orthographe. Ils peuvent cependant devenir secs assez facilement, c'est pour cela que tu as souvent besoin de plisser ou fermer les paupières. Secs, ils deviennent également rapidement rouges ou gonflés lorsque tu pleures : et il est important de noter que l'on peut apercevoir tes petites veines violacées sur tes paupières, sous tes yeux et, bleutés, remontant même légèrement sur tes tempes. C'est quelque chose qui définit plutôt ton visage.
 
Il est en forme de coeur, et tu possèdes un front un peu large, heureusement dissimulé par ta petite frange. Tes deux yeux trouvent leur place autour d'un nez plutôt fin et un peu long, légèrement retroussé, et au dessus de jolies pommettes plutôt proéminentes.  Ton menton, quand à lui, est passablement fin mais un peu rond, et très légèrement fendillé d'une petite fossette. Tes joues sont assez élastiques, et légèrement rebondies, et tu as encore un mauvais souvenir de comment ta tante aimait les pincer et les étirer lorsque tu étais plus petite. Tu as une petite bouche, avec deux petites lèvres rose clair et un arc de cupidon plutôt marqué. Encadrées de petites fossettes, elles s'ouvrent sur une langue relativement fine et sur plus de grognements et soupirs exaspérés que de mots. Elles sont plutôt charnues, mais à l'instar du reste de son visage, elles manquent un peu de couleur. Tu es en effet très pâle, à l'exception des teintes violâtres autour de tes yeux et de quelques rougeurs occasionnelles suscitées par un peu d'effort ou une bonne petite dose de choses susceptibles de t'embarrasser. Mais si jamais tu as besoin, ou plutôt envie d'un peu plus de couleurs, tu sais te servir des artifices que t'offre la société de consommation.
 
Le maquillage, donc, est quelque chose que tu aimes utiliser à petites doses. Tu abhorres tout ce qui est rouge à lèvres ou baume à lèvres à cause de la texture que tu trouves très désagréable, et tout ce qui est fard à paupières pour leur côté un peu too much à tes yeux, mais tu as un petit faible pour le correcteur, que tu recouvres toujours d'un peu de poudre. Pourquoi ? Oh, très ironiquement, cela rend ton visage plus regardable. Avec tes paupières violacées, les cernes que tu obtiens très facilement et tes tempes bleuâtres, un peu de couleur au dessus calme l'effet zombie. Tu as en revanche parfois du mal à trouver un produit te correspondant, ce qui a tendance à t'agacer. Mais entre passer pour un fantôme et passer pour un mort-vivant, tu préfères toujours utiliser des cosmétiques. Tu apprécies également les effets du blush, qui donnent un peu de couleur à ton teint blafard, et ceux du mascara, qui donnent un peu de volume à la rangée de cils clairs et plutôt fins qui encadrent tes yeux, transformant les fils dorés en éventails charbonneux. Mais il s'agit bien probablement des seuls réels efforts que tu fournis afin de valoriser et d'embellir ton apparence, car tu es plutôt laxiste sur ton apparence et ne veille pas vraiment à la rigueur du style de tes coiffures ou de tes vêtements.
 
Tes vêtements, d'ailleurs, parlons-en. Tu n'en as jamais vraiment possédé beaucoup, une armoire de moyenne taille te suffisant amplement. Il faut dire que malgré peu de rigueur dans l'assortiment des pièces entre elles, tu es assez élitiste et n'achète jamais quelque chose si tu n'es pas sûre qu'elle te plaira assez pour valoir le coup d'y mettre le prix. À vrai dire, tu en as donc acheté bien peu : D'autant plus qu'une certaine partie de ta garde-robe te vient de ton cousin ou encore de ta grande-sœur. Tu as un peu de tout, en petite quantité, parce que tu privilégies la diversité et la qualité à la quantité. Ton style général est plutôt sobre et classique, assez passe partout : Un petit reflet de ta personnalité. Ce n'est pas très féminin, ou alors une idée du féminin plutôt vieillotte parfois, mais surtout confortable. Tu privilégies également des pièces faciles à coordonner entre elles. Pour les couleurs, tu te limites à celles que tu préfères. Ainsi, tu possèdes des vêtements noirs, blancs, gris, beiges, rouges, kakis et bleu nuit, mais aucune couleur criarde ou tout simplement vive : Même pour les rouges, tu te limites d'avantage à des nuances de pourpre et de bordeaux qu'à de brillantes teintes écarlates comme celles que peuvent revêtir de jolies fraises bien mûres.  
 
Les vêtements donc ! Tu adores les vêtements trop grands, particulièrement pour les hauts : les pulls, tee-shirts et hoodies à capuches dans lesquels tu peux nager sont des pièces dont tu ne te passerais pour rien au monde. Inversement, tu tiens les débardeurs et tee-shirts près du corps en horreur, et c'est d'ailleurs l'une des raisons de ton amour de l'hiver. En revanche, tu n'as pas vraiment d'avis sur les pièces intermédiaires, comme les tee-shirts près du corps à manches longues. Tu possèdes pas mal de tee-shirts de groupes, achetés par toi-même ou hérités de ta famille, et dans le lot un bon pourcentage de groupes indépendants qui ne vendaient leurs tee-shirts qu'après les concerts dans certains festivals. La pièce que tu préfères le plus est un grand hoodie gris anthracite, avec une large poche kangourou à l'avant et une large capuche : Il est dénué de tous motifs, imprimés ou signes vifs, mais tu l'aimes parce qu'il est confortable.  
 
Pour les bas, tu oublies volontiers tout ce qui est shorts et mini-jupes au profit de longs jeans, préférablement sombres.  Tu n'es cependant pas entièrement imperméable aux jupes, les préférant simplement plus longues. Tu as en effet un petit faible pour les jupes midi, en particulier si elles sont sombres et plissées. Cependant, aussi longues peuvent-elles être, tu ne te passes jamais d'un petit short et/ou de collants en dessous. Tu apprécies les collants autant que les chaussettes, voir d'avantage lorsque les circonstances te poussent à devoir enfiler une jupe loin de tes critères de longueur. Quand tu dois porter ton uniforme, notamment. Tu n'aimes pas que l'on te force à quoi que ce soit, et surtout pas à porter une jupe, mais tu es bien forcée de t'y contraindre. Tu es plutôt indulgente au sujet des chaussures, que tu juges simplement de modérément laides. Tu gardes le pull à losanges au dessus de ta chemise en hiver, voir l'échange avec un pull uni. En revanche, tu te passes volontiers du gilet, au profit ou non d'un hoodie à fermeture éclair - soit uni, soit venant de festivals divers et donc récoltés soit par tes propres soins soit par l'attention délicate d'autres personnes, sœur ou cousin. Aussi, tu gardes bien évidemment ton ruban vert, et l'accorde d'une écharpe et/ou de gants de la même couleur lorsque ta météo te le permet.  
 
Tu adores les écharpes et les gants, particulièrement si ceux-ci sont dénués de doigts - une qualité que tu ne voudrais cependant pas posséder. De plus, tu possèdes d'une paire  de lunettes ; tu devrais les porter en permanence afin de soigner ton hypermétropie, mais, en réalité tu ne les utilises que  pour lire et dessiner. Il s'agit de tes accessoires préférés, car tu portes peu d'intérêt aux bijoux et n'en possèdes d'ailleurs que très peu. Tu as une paire de petites puces d'oreilles, argentées, et une longue chaîne sur laquelle se balade une jolie montre à gousset dont le couvercle est délicatement gravé à l'effigie d'Alice au Pays des Merveilles. Certes, tu ne les quittes jamais (ou presque) mais ce sont les seuls que tu détiens. Aucune bague, aucun bracelet : ils pourraient gêner tes mains au quotidien. En parlant de voir tes mouvements gênés, tu te refuses à porter des chaussures à talons, et ce malgré le fait que tu ne dépasses pas le mètre soixante.  
 
Depuis que tu es en âge de choisir, tu n'as porté que des rangers et des tennis en toile, sans jamais exprimer un réel désir de changer cette habitude particulière que tu as prise au fil du temps. Si ce n'est, évidemment, lorsque tu es en intérieur et que tu troc tes chaussures préférées - tes rangers noires ou tes tennis Bordeaux, en ce moment, au profit de chaussons pratiques à enfiler et confortables, sombres et moelleux. Quand tu es à l'extérieur, en revanche... Tu choisis généralement des manteaux et vestes plutôt longs. Tu n'as emporté avec toi sur l'île de Prismver que ton manteau préféré et quelques vestes à capuche. Ton manteau est long, imperméable, d'une jolie couleur vert émeraude et chaudement doublé. Il se ferme à l'aide d'une fermeture éclair et de deux rangées de jolis boutons argentés, ronds et brillants. Tes hoodies, eux, sont plutôt variés mais dans la thématique de tes habits en général, sombres et larges. Tous tes pyjamas se composent d'ailleurs de larges tee-shirts et de pantalons légers et flottants.
 
Ce que l'on remarque en premier chez toi, Ivy, c'est que l'année a commencé depuis deux semaines, que tu as toujours été là et que pourtant tu sembles arriver à l'instant : personne ne t'as vue auparavant, ou presque. Plus sérieusement, tu es très discrète et tout le monde en a pleinement conscience (à défaut d'avoir conscience de ton existence). Le soucis, c'est qu'ils ont en général également tendance à te prendre pour une fille sérieuse et bosseuse, et là ils sont très loin de la vérité. Le problème, c'est surtout que du coup, les autres te prennent pour une fille responsable et qu'ils seraient alors facilement tentés de te faire confiance et de te confier des documents importants... sans savoir que dans 90% des cas, tu les perdrais au bout d'à peine de heures sans leur porter le moindre intérêt. Pourtant s'ils savaient que tu étais en E l'année dernière et que la salle de retenue était presque devenue ta seconde maison, s'ils observaient avec plus d'attention tes bras croisés en signe de rejet et ta tête baissée vers le sol... La nonchalance avec la quelle tu leurs mâches tes chewing-gum à la figure ou dessine sur tes mains lorsqu'ils te parlent... ils comprendraient et te laisseraient en paix.
 
Inventaire : Une jolie collection de DVD – Ton appareil photo avec lequel tu as tendance à filmer et photographier tout ce que tu trouves et considère comme ayant un potentiel esthétique important – Un grand sac noir en bandoulière qui contient : De l’eau, des chewing-gums, ton appareil photo, un calepin à dessins, un porte-monnaie en cuir noir, ton thermos de café, ainsi qu'une trousse de stylos, de crayons de couleurs et de Posca pour repeindre le monde dans ta tête et ton calepin.
    BLONDE

    DISCRÈTE

    BLASÉE

    IRONIQUE

    CURIEUSE

    INTP


________________♔_______________



♢ TC de Maddie ♢
♢ ((MAD & MDR)) ♢
♢ 16 ANS ♢
♢ GURL ♢

© by Narcisse.


Dernière édition par A. Ivy Robin le Ven 11 Aoû 2017 - 22:35, édité 16 fois
Message Dans Re: smoke me like one of your french cigarettes ― A I R | le Sam 20 Mai 2017 - 12:12
avatar
Autre(s) compte(s) ? : Malice D. Rammstein ; M. Abigail Davis
Féminin Personnage sur l'avatar : Eriri Sawamura Spencer - Saekano / IRL : Dave Cameron & maybe something else
Âge, classe & année : 16 - C - 5

Prism' : 35

Messages : 11
Date d'inscription : 10/05/2017



 

◇ In HISTORY we trust ◇


« ◇MAKE UR HISTORY FROM SCRATCH »

L'histoire d'Ivy commence en réalité il y a déjà bien longtemps, et pour faire les choses correctement, remontons environ 30 ans en arrière. Voici le cadre : Un petit quartier tranquille du nord de la ville de Stirling, ville autrefois capitale du royaume d'Écosse et ce bien avant Édimbourg. Un petit quartier comme il en existe des millions au travers du globe, avec une petite routine bien ficelée et où tout le monde connaît tout le monde. C'est dans ce quartier qu'est née Bonnie Wilhelmina Everett, petite rouquine aux origines germano-écossaises. C'est là, encore, qu'elle a grandi, dans la maison que ses parents avaient acheté à la naissance de son grand-frère deux ans plus tôt, Clyde Ferris Everett. En 1988, Bonnie a quinze ans, et entre doucement dans le cœur de l'adolescence. Elle est toujours collée aux basques de son frérot adoré, lequel, alors lycéen, a pris l'habitude de monopoliser la cave pour y jouer de la musique. Il s'agissait d'un petit groupe de rock bien typique de l'époque, avec ses deux meilleurs amis, dont Alexander Darius Robin, auquel nous allons nous intéresser également. Ce dernier, purement écossais, arborait l'allure typique du charmeur. Des cheveux blonds, toujours en bataille, avec un grand sourire, une mâchoire un peu carrée et quelques tâches de rousseur. On lui aurait donné le bon dieu sans confession. La première fois que Bonnie le vit, elle le trouva franchement arrogant. Mais la seconde fois, elle sentit quelque chose de bizarre, et de chaud, remuer dans son estomac.

Elle ne comprit pas tout de suite, évidemment. Elle ne comprit pas pourquoi chacune des attentions d'Alexander à son égard, chacun de ses mots semblaient sonner plus fort, avoir plus de sens que ceux des autres. Pourquoi elle voulait le voir, pourquoi elle appréciait tant son contact alors qu'elle détestait celui des autres. Pourquoi chacune de ses blagues, même les plus mauvaises, la faisait au moins sourire. Pourquoi elle n'arrivait pas à être en colère contre lui, et pourquoi chaque fois qu'il revenait dans le coin au bras d'une fille différente, elle bouillonnait. Mais un jour, elle se rendit compte de quelque chose. Alexander jouait de la basse, et un jour, il oublia son médiator dans un coin du garage. Elle ne put s'empêcher de s'y accrocher comme un memento, de le trainer partout avec elle, de l'accrocher à ses clés dans une petite pochette. Elle garda son médiator pendant un an, alors que le blond le croyait simplement perdu. Entre temps, ils commencèrent à se connaître un peu mieux, à passer un peu plus de temps ensemble, puisque Bonnie prit la fâcheuse manie de rester pour écouter le petit groupe jouer dans l'intimité du garage.

C'est un an plus tard, la veille de Noël, que ces deux là tombèrent amoureux pour de vrai. Après le lycée, ils restèrent ensemble malgré la distance, puisque le bassiste en herbe décida d'aller faire des études afin de devenir ingénieur du son. Clyde, lui, choisit une voix plus éloignée de sa passion de jeunesse, et embrassa une carrière d'avocat, vocation que sa petite sœur suivit lorsque son tour fut venu de prendre son envol. Après leurs études, le jeune couple se maria rapidement, et lorsque Bonnie eut 24 ans, elle donna naissance à un premier enfant, une petite fille du nom d'Agatha, aux grands yeux bleus et aux mèches rousses. Cette gamine était ta grande-sœur, et c'est un peu avant sa naissance que tes parents ont décidé d'aller vivre dans la grise ville de Glasgow. L'appartement qu'ils ont choisi fut plutôt petit alors à ta naissance, ils en changèrent, histoire que le tempérament un peu trop enjoué et actif de ta chère sœurette ne te dérange pas dans tes premiers jours. Elle, a eu droit à un début d'enfance plutôt joyeux, pourrie gâtée et chouchoutée comme le premier enfant d'un jeune couple pourrait l'être. Même le jour de sa naissance était ensoleillé, au cœur du début de la saison printanière. Oh, pour toi, on ne peut pas vraiment dire la même chose. Le jour de ta naissance, allons donc le voir...

Il pleuvait. Encore de la pluie. Toujours de la pluie. Depuis ta naissance, tout le long de ton enfance : Pluie, pluie, pluie. Tu as toujours eu l'impression que le flic floc des gouttes était la mélodie de ta vie, pas forcément à tort. Il faut dire que tu es née dans une région particulièrement pluvieuse. Toi, April Ivy Robin, tu es née, contrairement à tes parents et à ta sœur, dans la ville de Glasgow, un froid matin de mars, le 24 précisément, exactement 5 ans, 10 mois et 13 jours après ta grande-sœur Agatha, et 3 ans, 5 mois et 10 jours avant ton premier frère, nommé Duncan. Les gouttes, qui cognaient contre la vitre dans un tumulte régulier ce jour-là, Bonnie les fixait. Ses cheveux, d'un roux pâle et doux, coupés en carré autour de son visage ovale et ondulant légèrement contre ses pommettes saillantes, tombaient mollement devant son visage, obstruant quelque peu son champ de vision. Elle sentit la caresse douce d'une main un peu rugueuse, et sourit en fixant le visage d'Alexander. Elle n'arrivait pas à se résoudre à l'idée que dans quelques heures, elle aurait dans ses bras un autre être personnifiant leur amour. Le terme avait été prévu pour le 2 avril, et ainsi ils avaient décidé de nommé la petite fille April, mais il s'avérait que cette dernière avait décidé de pointer sa petite frimousse dans le monde un petit peu plus tôt. La jolie femme se cambra soudain, en sentant une douleur caractéristique, et son blond de mari s'empressa d'appeler les sages-femmes.



++ enfance&adolescence aieaieaie

Petrichor. Savez-vous ce que cela signifie ? Petrichor, c'est un terme employé pour parler de l'odeur de la terre après la pluie. Aussi loin que tu puisses te souvenir, Ivy, tu avais toujours apprécié cette odeur. Cette odeur qui, en ce jour d'automne, t'emplissait les narines. En cette journée pluvieuse, tu avais empilé des coussins à côté de la fenêtre de ta chambre, te perchant dessus et tentant de maintenir un équilibre, ne serait-ce que fragile, afin de ne pas tomber. Le parquet grinçant de la pièce n'avait jamais été célèbre pour son confort, après tout. Il y avait une petite chance que ta chute te fasse atterrir sur le tapis moelleux, de couleur crème, qui s'étalait aux pieds de ton lit, mais tu préférais ne pas prendre de risques. Presque affalée sur ta fenêtre, les bras se balançant mollement à l'extérieur, les manches de ta chemise en coton de couleur crème semblant attraper et attirer quelques gouttes de pluie, tu étais pensive. Encore un samedi après-midi. Il ne semblait jamais s'arrêter de pleuvoir dans cette ville, en automne. Le ciel était gris, moucheté de nuages plus ou moins clairs, et le paysage n'avait rien de fou non plus. Le béton, le parking. Un morceau de la forêt qui commençait à rougeoyer, au loin, derrière de petits pavillons. Oui, tu étais pensive. Il y aurait eu tant de choses à dire, tant de choses à penser, tant de choses à découvrir dans ce monde. Tu en avais conscience. Et pourtant, pourtant tu n'avais jamais réellement exprimé le moindre désir de partir à la découverte de tout cela, au delà de ta petite zone de confort.

Pensive, mais tu aimais penser. Ainsi, lorsqu'une voix familière osa te déranger dans tes rêveries, tu sentis comme un grognement dans ton ventre. Pas envie de bouger. Tu laissas échapper un petit soupir, mais finalement te décida à te lever en reconnaissant une autre voix en plus de celle qui venait de t'appeler. Les pieds traînants, dans un large pyjama gris, c'est une moue presque ennuyée qui disparu au profit d'un sourire plus joyeux lorsque tu vis ton cousin te saluer. Tu le voyais un peu moins depuis déjà quelques temps, environ trois ans, parce que depuis qu'il avait changé de classe dans son école, il avait d'avantage de travail. Tu avais toujours eu un peu de mal à comprendre, pourquoi il avait changé d'école lorsqu'il avait eu quinze ans. Tu étais toujours dans ses pattes, alors ça a été un grand bouleversement, même s'il venait très souvent les week-end et les vacances, jusqu'à l'année dernière. Oui, à sa seconde rentrée scolaire dans cette nouvelle école un peu étrange, ton cousin semblait avoir eu un emploi du temps lui demandant beaucoup plus de travail et ainsi, il a commencé à ne plus venir que lors des vacances. Et puis, tu savais que c'était une école spéciale, parce que votre famille est comme ça. Spéciale. Grand-mère avait aussi un petit truc en plus, la vieille femme ayant hérité de la faculté de se transformer en tortue.

Pour Leander, c'était un peu différent. Le grand blond semblait avoir obtenu la capacité de détecter quand quelqu'un mentait, et même s'il avait au début un peu de mal à gérer son pouvoir, se trompant parfois, sa maîtrise s'était grandement améliorée : Ainsi, après un an passé à glander en classe D, il s'était hissé tel un enfant voulant attraper la queue de Mickey (non, pas Malice) dans un manège, pour saisir une cravate violette, à la différence près qu'aucune attraction autre que sa bonne volonté n'avait été là pour l'aider. Enfin, le tout est que du coup, il avait moins la possibilité de venir te voir, voir ta famille mais ça tu t'en fichais, c'était surtout toi qui importait. Petite égoïste. Et justement, ce jour-là, c'est pour toi qu'il était venue. Avec ta soeur, ils ne cessaient jamais d'agrandir ta culture musicale, et c'est près de la journée de Halloween qu'ils avaient décidé de t'emmener avec eux au petit concert de Halloween des groupes indépendants de la ville, dans une grande maison un peu abandonnée, avec des portes et un parquet grinçant à souhait : le cas typique de la maison considérée hantée et sur laquelle il existait foison de rumeurs, toutes se répandant parmi la jeunesse en quête de frisson du quartier. Oh bien sûr, tu étais un peu jeune, mais ils savaient que tu aurais boudé pendant quelques jours si ils ne t'avaient pas proposé la sortie, et ton cousin passait bien assez peu pour que tu boudes. Leander et Agatha avaient avec toi cette petite relation parents-enfant, dans le fait qu'ils désiraient t'élever au-dessus d'eux et faire de toi une gamine à la tête bien pleine et bien faite.

Bien sûr, tu aimais aussi tes parents et la relation que vous entreteniez était bien différente. Tes deux aînés te traitaient comme une grande fille, ce que tu appréciais grandement. Ainsi, il n'était pas rare que tu ailles avec eux à des fêtes ou à des festivals, même s'ils n'allaient évidemment pas jusqu'à te balancer en pâture dans un pogo festif. Cependant, cela ne les empêchait pas de s’amuser, à la fois de tes réactions et des concerts. Tu avais donc treize ans, depuis déjà plus de sept mois, et, collée aux basques des deux membres de la famille que tu aimais le plus, tu étais venue au concert. Une foule plutôt éparse s’amassa devant le tas de vieilles planches choisit comme scène par les musiciens. La pluie cessa doucement, laissant cependant planer un épais brouillard. Ce genre d’écran brumeux était habituel dans le coin, rien d’impressionnant et rien pouvant suggérer de reporter la fête. Le concert commença donc, dans l’euphorie générale. Il y avait des boissons alcoolisées, mais le cousin d’Ivy ne buvait pas, et sa sœur connaissait ses limites. Furent jouées une, deux, trois chansons, avant que le groupe ne décide de prendre une pause et qu’une décision fut prise dans la petite famille. Peut-être était-ce seulement parce qu’elle était un peu bourrée, mais Agatha suggéra à sa petite sœur d’aller faire un tour dans la maison, et ce en dépit du fait qu’elle tombait en ruines. Si le blond eut la sagesse de refuser, ce ne fut pas le cas de la petite April, qui sauta sur l’occasion et s’engouffra dans la bâtisse en ruines avec sa chère sœur. Plusieurs clampins occupaient déjà le rez-de-chaussée, mais le choix des deux demoiselles se porta sur l’étage.

Grimpant l’escalier en sautillant un peu sur les marches et précédée par la grande blonde un peu alcoolisée, notre héroïne prit un petit instant pour s’imprégner pleinement de l’odeur mélangée de bois pourrissant et de poussière qui planait lourdement dans l’air, dans une atmosphère pesante et presque oppressante. Il était facile de deviner pourquoi cet endroit était prisé des jeunes ; en particulier à la période de fin d’octobre : Il y avait encore quelques meubles pas complètement détruits, et, malgré les nombreux tags couvrant les murs ainsi que l’épaisse poussière qui te fit tousser un bon petit moment, l’endroit semblait plutôt intact, un peu comme figé dans le temps. Toi, qui accordait d’habitude plutôt peu d’intérêt aux lubies particulière de ta très chère sœur, voyait là tant de scènes de films pour lesquelles cette maison aurait été un cadre idéal que, sans pouvoir vraiment te contrôler, tu commenças à en parcourir l’intégralité pour en examiner les moindres recoins, Tu notas deux fenêtres, un parquet sombre et grinçant comportant de nombreuses fissures et parsemé d’échardes (certes plus à certains endroits que d’autres mais tout de même), d’étranges insectes sombres et luisants qui t’étaient alors inconnus grimper dans un coin pour se glisser sous la couche bien peu conservée de papier peint qui pendait mollement, et même un cadavre de rat noir, tout sec, qui te dégoûta fortement. C’est en revenant vers ta sœur, qui s’était elle aventurée dans une autre pièce, que tu l’entendis glapir de peur.

Elle avait l’air d’avoir vu un fantôme, et c’est d’ailleurs ce qu’elle affirma, en pointant frénétiquement son index gauche en direction de tes jambes. Sans trop comprendre, tu baissas la tête, prête à voir comme toujours la vieille paire de Converses noire que tu te trimballais aux pieds, mais tu ne pus retenir un petit cri qui fit écho à celui d’Agatha. Pieds, chevilles et mollets semblaient avoir complètement disparu sans que tu ne puisses l’expliquer et surtout sans que tu ne t’en soit rendu compte. À leur place, il n’y avait qu’un épais nuage de fumée blanchâtre, mais avant que tu puisses t’en rendre compte, ton corps avait entièrement repris son aspect normal, tes jambes et chevilles ayant fait leur retour. Entendant le retour de la musique, vous avez rapidement regagné la foule du concert et rejoint votre cousin bien-aimé, à qui ta sœur n’avait pas attendu une seconde pour raconter cet étrange incident qui venait tout fraîchement de se produire, Il fut plutôt perplexe, mais pas autant en pleine stupeur qu’elle, et, devant bien admettre grâce à son nom que ni elle ni toi ne mentiez, il te demanda de réessayer une fois que vous seriez rentrés chez vous, histoire de ne pas troubler plus de monde dans l’assemblée. Après une chanson supplémentaire, le groupe céda la place à un second que tu apprécias d’avantage, et tels des Cendrillon modernes, vous fûtes rentrés avant les douze coups de minuit.

Dans le salon de votre appartement, où votre cousin avait décidé de passer la nuit au lieu de rentrer chez lui à quelques minutes de cela, parce qu’il avait dû vous raccompagner et que le brouillard était devenu trop épais pour permettre de conduire facilement, surtout en sachant qu’il n’avait son permis que depuis un an à ce moment là et que la voiture de son père, ton oncle, qu’il avait empruntée, n’était plus forcément toute jeune. Dans le salon donc, vous étiez rassemblés devant l’écran lumineux de la télévision, sur laquelle vous aviez passé un de tes films préféré, Les Noces Funèbres, plutôt adapté à cette période d’Halloween. Alors, c’est calmement que Leander t’avais demandé de réessayer de jouer les fantômes, comme le disait ta sœur. Tu eues un peu de mal, principalement parce que tu n’avais aucune idée de comment cela avait bien pu arriver, mais avec un peu de concentration, de persévérance et de temps, tu parvins à laisser tes doigts disparaître dans un petit nuage de fumée blanchâtre plutôt légère et peu opaque. Semblant réfléchir l’espace d’une seconde, ton cousin affirma avoir déjà vu un phénomène comme celui-ci, et il te frotta joyeusement la tête pour te faire grogner, nuançant d’une pointe de taquinerie ce geste qui ne saurait qu’affection si n’importe qui d’autre que toi l’aurait subi. Selon lui, toi aussi tu n’allais probablement pas tarder à rejoindre cette étrange école.

Un pouvoir. La magie ne t'étais pas étrangère, loin de là. Après tout, ça aurait été difficile de ne pas y croire après avoir vu sa grand-mère se transformer en tortue devant soi, n'est-ce pas ? Tu savais que ça existait, certes, mais de là à en posséder un ? C'était quelque chose de rare, que tu avais là, quelque chose de précieux. Tu chéris ton pouvoir à partir du moment où tu compris que tu en avais un. Tu l'aimes bien. La fumée c'est quelque chose de léger, de volatile, d'indomptable, et tu aimes ça, ce sentiment de voler. C'est une sensation très particulière. Tu te sens un peu comme dans du coton, tu as l'impression d'être une plume. Légère, libre, tellement libre... Jusqu'à ce que le poids de ton contrôle te retombe dessus. C'est l'une des raisons qui explique pourquoi tu refuses d'en user trop et préfère progresser avec lui, avec une avancée douce et sans douleur. Tu n'es pas encore sûre de tout ce que tu peux faire avec. Tu produis une fumée inodore, habituellement plutôt légère, mais tu te demandes si tu pourrais faire de la fumée colorée ou délicatement parfumée, comme de la fumée d'encens. Tu t'enfonces, t'emmêles et te perds dans le gargantuesque éventail de possibilités que ce don pourrait t'offrir, tu t'y noies comme dans une mer sombre et houleuse, qui viendrait s'échouer sur le sable en délicates vagues tièdes et écumeuses. La magie... est quelque chose que tu apprécies, mais que tu aimerais connaître d'avantage. Tu ne comprends pas vraiment tout, et tu en as une approche encore bien candide, souhaitant simplement te renseigner à son sujet.

Tu ne sais pas à quoi tu t’imaginais, lorsque tu as reçu la lettre. Oh, bien sûr, ton cousin avait vécu ça quelques années auparavant, mais tu t’imaginais toujours d’avantage recevoir une enveloppe en papier ancien, cachetée d’un élégant sceau de cire rouge, que la petite enveloppe en papier blanc et neuf qui est arrivée dans votre boîte aux lettres un beau matin de début décembre. C’est toi qui avait été chercher le courrier ce matin là, juste avant le déjeuner, tes cheveux encore légèrement humides de ta douche du matin et la mâchoire légèrement engourdie par le froid qui planait sur la ville. Tu avais rapidement passé le tout en revue, posant sagement les prospectus et autres flyers publicitaires en une première pile sur la table, et les lettres en une seconde. C’est ta mère, lorsqu’elle est venue inspecter le courrier du jour de son regard inquisiteur alors que tu n’avais pas accordé le moindre intérêt au contenu de la boîte et que tu t’étais réfugiée dans ta chambre pour travailler ta basse, qui a découvert la missive. Elle ne t’avait pas alors appelée immédiatement, sachant que tu ne serais pas venue de toute façon puisque tu étais occupée ; Elle avait fini par se faire une raison à ce sujet. Non, à la place, son réflexe fut de téléphoner à son frère, puisqu’il avait déjà vécu l’arrivée d’une lettre pour que son enfant aille à Prismver quand ton cousin y est entré. Ils ont parlé un petit moment, et c’est lorsque tu as commencé à avoir faim, surprise de ne pas l’entendre t’appeler pour manger, que tu as émergé de ta chambre et qu’elle t’a apprit la nouvelle.

Ta réaction se limita à quelque chose comme « Ah, d’accord. Quand est-ce que l’on mange ? », mais ta mère sembla un peu plus émue. Elle avait commencé à penser que les dons avaient complètement évité votre partie de la famille, puisque ni elle, ni ta grande-sœur adorée n’en était dotés, et qu’il était encore trop tôt pour que l’on sache si ton petit frère possédait un peu de magie en lui. Une réaction plutôt positive donc : Elle était contente de voir que tu étais aussi spéciale que sa mère. Ta sœur exprima un peu de jalousie, parce qu’elle n’avait pas eu de pouvoir et que toi oui, mais cela ne dura peu lorsqu’elle se rendit compte du manque de maturité dont elle faisait preuve, et elle se réjouit avec amusement d’avoir été la première à remarquer que tu en possédais un. Ton cousin étant déjà au courant, il ne fit que confirmer sa réaction de vieux papy aigri et te fit bien comprendre qu’il te surveillerait une fois à l’école, tandis que le reste de ta famille ne se montra pas plus surpris que cela. Enfin, ton père, lui, dont tu tenais ton caractère placide, ne fut pas beaucoup plus démonstratif que toi, se contentant à son retour du travail de te féliciter et de te faire promettre de travailler un peu quand tu serais là bas.

Sur ce coup là, malgré ta promesse, tu t'es plutôt plantée. Pour commencer, tu as tout simplement manqué l'examen d'entrée. Ainsi, tu as été envoyée directement en classe E, une classe que tu as beaucoup appréciée pour le temps que tu y es restée. L'atmosphère là bas était plutôt agitée, certes, mais pas déplaisante, principalement parce qu'on avait tendance à te laisser tranquille et que tu ne te forçais pas du tout pour travailler, au début du moins. Au bout de quelques mois, ton cher cousin, lequel est devenu surveillant à Prismver à la fin de ses études, a fini par t'interroger. Sur... ta classe, tes notes plutôt déplorables, ta tendance à sécher les cours, ce que tu voudrais faire plus tard. Vous avez eu une grande, longue discussion tous les deux, où il t'a raconté comment il était arrivé en D et avait fait de son mieux pour se booster et atteindre une cravate violette. Oh bien sûr, ce n'est pas ce qu'il attendait de toi, mais au moins un petit effort. Alors pour le reste de ton année en 4E, tu as fais un peu d'efforts histoire que l'on soit assez content de toi pour qu'on te laisse la paix, et à la rentrée suivante, tu as réussi à te hisser en 5C où au final, tu ne te déplaît pas. Tu n'apprécies pas autant les C que les A, mais au moins eux aussi te laissent tranquille pour la plupart, et sont bien trop centrés sur leur normalité pour s'intéresser à ce qui sort un peu du lot. Tu n'aimes pas cette façon que la plupart ont de ne jamais vouloir se méfier des conflits et de toujours s'éloigner, un peu comme si ils ne se sentaient pas concernés, mais tu es la première que ce trait touche alors tu ne te permets pas de parler.

Tu ne te serais sentie bien ni chez les D, trop fêtards et bruyants, ni chez les B, trop doux et gentils, ni chez les A, chez qui tu n'aurais simplement pas tenu le rythme. Alors au final, tu te contentes de ce que tu as et ça te convient très bien. Et puis, ce n'est pas comme si la guerre des classes était réellement toujours d'actualité de toute façon. Les choses ont changé depuis que le secret des pouvoirs s'est répandu dans le monde entier. Tu te souviens encore de cet après-midi que tu avais passé sur ton lit. C'était un samedi, et pour une fois, il y avait du soleil. Oh, bien sûr, il faisait toujours très froid, en ce mois de février, et fixant le plafond, tu avais laissé tes pensées voguer calmement. Tu ne savais pas quoi en penser, tu n'as jamais su de toute façon. Est-ce que ça changeait beaucoup de choses ? Aucune idée. En bien ou en mal, aucune idée non plus. Tu as l'impression d'être restée focalisée sur ton petit monde à toi pour avancer, et ainsi tu ne t'es forgé aucun avis sur rien. La vice ? Bof. Les piafs ? Bof. Tu n'as jamais senti que tout cela te concernait réellement, malgré l'implication forte de Leander. Et alors ? Tu n'avais rien fait de mal. Qu'ils s'amusent si ça leur chante, qu'ils se battent si ça leur chante ! Ce n'est pas ton rôle. Tu n'es qu'une spectatrice. Tu es dans cette école pour étudier ce qu'il te plaît.

Des fois, tu te demandes ce qu'il se serait passé si tu étais restée dans une école normale, entouré de gens normaux. Après tout au quotidien, à part la maîtrise des pouvoirs, tu as choisi le cinéma en option et l'allemand et le japonais en langues vivantes. Tu aurais pu faire ça ailleurs, n'importe où ailleurs. Alors tu ne cesses de te laisser porter par la vague, Ivy, flotter dans l'écume comme un morceau de vieux bois, incapable de ressentir l'euphorie ou la panique environnante. Tu te déclares Kiwi parce qu'ils t'amusent, et qu'ils sont aussi neutres que toi, mais à quelques rares exceptions, tu n'es pas forcément très active. Peut-être que tu as juste choisi cela parce qu'il fallait prendre une décision et que tu as décidé de ne pas vraiment choisir. De feindre un choix ? Mais nous verrons ce que l'avenir te réserve.
 





© by Narcisse.


Dernière édition par A. Ivy Robin le Sam 19 Aoû 2017 - 22:45, édité 6 fois
Message Dans Re: smoke me like one of your french cigarettes ― A I R | le Sam 20 Mai 2017 - 12:13
★ Get on your knees
avatar
Autre(s) compte(s) ? : Chan & Destiny || Flore
Féminin Personnage sur l'avatar : ahri • league of legends
Âge, classe & année : 20 • 9A

Prism' : 867

Messages : 139
Date d'inscription : 15/05/2017

★ Get on your knees
Voir le profil de l'utilisateur

Carte spéciale
Inventaire, objets importants pour le personnage:


C'EST VIDE REMBOURSEZ

(♥)


I met a fox the other day, and the fox went out on a chilly night she prayed for the moon to give him light for she had many a mile to go that night
Message Dans Re: smoke me like one of your french cigarettes ― A I R | le Sam 20 Mai 2017 - 12:39
On the top of your world
avatar
Autre(s) compte(s) ? : Théa & Olivia
Masculin Personnage sur l'avatar : Hiruma Yoichi ◊ Eyeshield 21
Âge, classe & année : 20 ans ◊ 10A ◊ Informatique

Prism' : 6959

Messages : 473
Date d'inscription : 30/10/2013

On the top of your world
Voir le profil de l'utilisateur

Carte spéciale
Inventaire, objets importants pour le personnage:


J'AVAIS LA HYPE DE LIRE ET EN FAIT Y A RIEN
T'as d'la chance que l'autoplay soit cool hein.


Message Dans Re: smoke me like one of your french cigarettes ― A I R | le Sam 20 Mai 2017 - 14:47
Anything but ordinary
avatar
Autre(s) compte(s) ? : Maija Kaalipää | anciennement Aslinn
Féminin Personnage sur l'avatar : Hoshii Miki ; The Idolm@ster
Âge, classe & année : 18 ans; 7C

Prism' : 8054

Messages : 2599
Date d'inscription : 22/02/2012

Anything but ordinary
Voir le profil de l'utilisateur

Carte spéciale
Inventaire, objets importants pour le personnage:


Citation :
En général, lorsque je commence une nouvelle fiche, je commence toujours par le physique. Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est la partie qui me prend le moins de temps.
*scroll la partie physique*
*scroll encore*
*scroll toujours*
*arrive à UC*
... Le moins de temps hein ? 8D

Bon courage avec tes pavés et hâte de voir la suite ♥



Don’t worry about tomorrow, you did that yesterday

#EE216C
Message Dans Re: smoke me like one of your french cigarettes ― A I R | le Jeu 22 Juin 2017 - 16:32
★ Get on your knees
avatar
Autre(s) compte(s) ? : Chan & Destiny || Flore
Féminin Personnage sur l'avatar : ahri • league of legends
Âge, classe & année : 20 • 9A

Prism' : 867

Messages : 139
Date d'inscription : 15/05/2017

★ Get on your knees
Voir le profil de l'utilisateur

Carte spéciale
Inventaire, objets importants pour le personnage:


Demande de délai accordée


I met a fox the other day, and the fox went out on a chilly night she prayed for the moon to give him light for she had many a mile to go that night
Message Dans Re: smoke me like one of your french cigarettes ― A I R | le
Contenu sponsorisé


Page 1 sur 1

Sujets similaires

-

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: «administration :: Présentations-