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Foudre en territoire gelé




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Foudre en territoire gelé

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Message Dans Foudre en territoire gelé | le Mar 6 Juin 2017 - 0:46
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foudre en territoire gelé.Clarissa & HadèsClarissa soupira de nouveau et se remit à pianoter frénétiquement sur la surface lisse du bureau. C'était un jour d'ennui. Ses doigts battaient un rythme dont elle seule avait connaissance tandis qu'elle fixait un point invisible par delà la fenêtre. La patience n'avait jamais été son fort. L'inactivité volontaire aussi.

Elle avait pourtant fait des efforts. Elle avait accepté une mission aux noms des adlers. D'abord, parce qu'elle faisait partie du groupe et que cela sous-entendait un minimum d'implication et surtout, pour chasser l'immobilisme grandissant qui l'avait gagné cette semaine. Poussant un énième soupir, ses yeux orageux se posèrent sur le badge orné d'un aigle royal. Les choses commençaient à bouger véritablement et il était préconisé de prendre part plus activement aux mouvements du groupe. Elle ne voulait pas avoir Tennant sur le dos, encore moins les plus fanatiques de ses camarades.

Son regard finit par tomber sur les chiffres de son réveil. Elle fronça les sourcils ; elle n'aimait guère  être en retard. En l’occurrence, elle attendait une des personnes les plus insaisissables de l'académie et visiblement, elle n'était pas d'humeur ponctuelle non plus. Lui aussi avait sa propre perception des choses et Clarissa se doutait bien qu'il ne devait pas avoir un rythme de vie très sain non plus. Il était midi passé et il y avait quatre vingt dix-sept pourcent de chance pour qu'il dorme encore. Nouveau soupir. Elle quitta brusquement la chaise où elle était assise jusque là et alors qu'elle passait les mains dans ses cheveux bruns, elle disparut de la pièce.

Elle se matérialisa devant le bungalow 4 et fit sursauter deux élèves, provoquant un cri de surprise de la part du plus jeune. Elle ne daigna pas se tourner vers eux, encore moins s'excuser. Quelle drôle d'idée. En plus, ses apparitions et disparition soudaines ponctuaient l'atmosphère du pensionnat depuis qu'elle avait douze ans. Il était temps de s'y faire selon elle. Mais rares étaient ceux s'étant habitués à ce petit manège, les nouveaux arrivants encore moins. Clary contempla le bâtiment triangulaire, elle connaissait l'architecture par cœur. Elle se retrouva dans la pièce commune en moins de trois secondes. Il lui fallut en revanche une minute pour repérer la chambre qui l’intéressait. Elle se planta devant, frappa trois coups. Sans attendre, elle se téléporta à l'intérieur.

Quelque chose craqua sous ses pieds. Elle venait d’atterrir sur ce qui avait probablement été la boîte d'un jeu vidéo quelconque. Tant pis. C'était à lui de mettre de l'ordre dans sa chambre, après tout. Clarissa posa les yeux sur les cheveux couleur de flammes de l'homme allongé de toute sa longueur sur le lit, le visage dans l'oreiller. Les rideaux étaient tirés, certaines consoles clignotaient et des t-shirt colorés, aux symboles extraits de la culture geek, jonchaient l'endroit au hasard. Elle avait frappé trois fois. Elle l'imaginait avec un sommeil plus capricieux, plus léger, plus tendu aussi, à l'image du sien. Sans la moindre gêne, elle s'accroupit au bord du lit, à hauteur d'oreille, et articula doucement le prénom de l'inconnu, pas si inconnu que ça.

« Hadès. » Elle prit grand soin à faire siffler le s. Elle se pencha un peu plus et continua : « Hadès. »

Une fraction de seconde plus tard, elle se matérialisa au bout du lit, faisant rebondir le matelas de manière sonore. « Debout ! Je t'attends depuis une heure trente sept minutes et quarante huit secondes. » Elle s'appliqua à bien faire sentir son poids, écrasant sûrement une des jambes du garçon au passage. Constatant qu'il commençait à se lever, enfin à essayer, elle se matérialisa sur la chaise de bureau, s'amusa à faire un tour, puis un deuxième, avant de s'arrêter net face au visage cerné. Elle croise un regard encore ensommeillé, mais toujours aussi terrible quand on savait bien voir. Elle esquissa un sourire. Ceux qui étaient pour elle toute seule, tandis que des impressions, des sensations furtives et fugitives la traversaient. Elle battit des paupières, revenant de son escapade mentale si peu perceptible au regard extérieur. Attrapant un paquet de chips qui traînait là, elle reprit la parole :

« Ceux là sont infects. Les meilleurs sont aux vinaigres. Évite les la prochaine fois, je ne les aime pas. »

Ouvrant le paquet, elle en porta à sa bouche quelques uns. Froncement de sourcil numéro seize ; c'était définitivement dégueulasse. Clary rejeta le paquet sur le bureau encombré.

« Comme tu dois le savoir, enfin tant rappeler tout du moins, maintenant que tu es presque réveillé, nous devons faire équipe pour une mission. » Elle fit une pause, son sourire moqueur reprenant le dessus. « Oui, j'ai bien utilisé le terme mission. Consternant n'est ce pas ? Tout ça monte un peu à la tête de notre cher leader. » Son ton ironique n'était pas volontaire, mais franche comme elle l'était et  faisant généralement que ce qu'elle voulait, elle ne dissimulait pas son côté sarcastique. « Tu es aussi au courant que c'est toi qui a les détails de cette fameuse mission et que je suis, pour l'occasion, ton binôme. » Clary planta ses yeux dans ceux d'Hadès et sans la moindre trace d'arrogance, elle ajouta : « Tu aurais pu tomber sur pire. »

Elle lui adressa un sourire tranquille et croisa ses jambes. Il devait sûrement être septique par rapport à elle. Ils ne s'étaient croisés que très peu de fois, leurs discussion étaient rares, mais Clary l'avait vu évoluer dans ce monde, dans cette réalité si pesante. Si elle comprenait tout à fait, elle n'en restait pas moins fascinée par ce bout d'homme, à qui il ne semblait rester qu'une rage, une fureur éteinte. L'apathie ne pouvait convenir à personne. Elle pouvait en témoigner.
Pressentant désormais qu'il n'allait pas tarder à revêtir son manteau d'indifférence ou d'agressivité, elle laissa le silence s'installer et fit tourner son totem entre ses mains aux ongles vernis de rouge, bordeaux même, tirant sur le carmin, presque accordé à la chevelure emmêlée de son interlocuteur.

Clarissa n'était pas idiote, elle savait pertinemment pourquoi on l'avait envoyé elle. Faire équipe avec Hadès est un défi pour la plupart de leur camarade. Cependant, le groupe savait aussi qu'elle ne se démontait jamais, que c'était un monstre de calcul comme ils disaient et qu'elle parvenait à apprivoiser les chats, aussi sauvages soit ils. De surcroît, elle n'avait pas caché cet étrange intérêt qu'elle ressentait à son égard. L'être qui lui faisait face était selon les dires des autres « arrogant », « méprisant » et « détestant le contact humain ». Clary n'irait jamais dire le contraire. Elle pensait juste que son pouvoir était à l'origine d'une cassure. Loin d'elle l'idée de faire de la psychanalyse de bas étage, mais elle étudiait soigneusement tous les dons existants sur l'île. Celui d'Hadès était terrible. Terriblement primordial selon elle. Avait il lui aussi nourrit son pouvoir aussi précieusement qu'elle-même ?
Avait il lui aussi, dans l'exercice de cette extraordinaire capacité, une porte de sortie, un refuge ? Elle se pencha en avant, posant son menton dans le creux de sa paume, son coude appuyé sur sa cuisse. Il était temps de revenir au flux temporel présent.

« Tu as vu Tennant récemment à ce qu'il paraît, le mois dernier ? Je serais tenter de te plaindre et en même temps, il y a une forme d'ironie à tout ça. » Elle dégagea certaines mèches de ses cheveux de son visage. Elle passa à autre chose sans crier gare. « Enfin bref. Je m'en fiche là tout de suite. » Elle haussa les épaules, son esprit l'emmenait déjà ailleurs. « A toi de me dire ce qu'on est censés faire. »
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Dernière édition par Clarissa S. McKenzie le Jeu 8 Juin 2017 - 16:58, édité 1 fois
Message Dans Re: Foudre en territoire gelé | le Mer 7 Juin 2017 - 22:31
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Tu n’attendais pas grand chose d’Adler à la base, et quand c’est devenu une plaie, t’as même envisagé de quitter ce mouvement pas-si-idiot. Seulement, pour la même raison qui t’avait empêché de faire remarquer ton retour, de faire voir ton mécontentement ou de rappeler à Faust que, malgré ton avis similaire au sien, tu n’étais pas du genre à t’impliquer dans une cause commune autre que pour satisfaire un ennui qui n’avait aucune chance d’être gênant au lendemain de ton arrivée, tu étais resté au lit, sous une couette, à attendre que le temps passe et une certitude aussi agaçante que prévisible qu’on viendrait t’embêter pour cette fameuse mission dont tu avais déjà oublié les détails. Peu importe. Ils étaient sûrement notés quelque part. Faust te connaissait très bien : il avait fait en sorte que tu ne puisses pas échapper à ton devoir en te collant certainement une personne au caractère fort qui ne se gêna pas pour perturber ton sommeil en réalité peu profond - car la nuit s’était en réalité très bien déroulée. Tu t’étais couché relativement tôt (ça restait du 3-4h, mais dans ton cas, c’était exceptionnel) et si tu étais encore au lit, c’était pour récupérer toute l’énergie perdue depuis un temps indéterminé. Il y avait de ces jours où tu dormais comme une souche durant la moitié de la journée en plus d’une nuit solide, pas forcément endormi, juste incapable de bouger de ton lit, à moitié conscient du monde extérieur. À midi, tu étais déjà presque en forme, et il avait fallu que ce soit sur ce timing, à la limite d’une récupération parfaite que tu semblais toucher du bout des doigts qu’elle se pointa.

Au début, tu te renfermais dans la fameuse technique de l’inattention, les yeux fermés, typique des enfants - et devant cette insistance idiote, tu avais entrouvert les yeux pour lui faire comprendre que tu étais bien là, depuis assez longtemps, et que tu te moquais pas mal de tout ce qu’elle pouvait bien raconter. C’était ça, le truc, avec les gens asociaux : on pense pouvoir les forcer à être ce qu’ils ne sont pas, et lorsqu’on prend conscience que c’est impossible, on croit les dompter - avant de réaliser qu’ils ne seront jamais à la portée des autres. En d’autres circonstances, peut-être qu’il aurait accepté de mener une discussion à propos de ces chips ou manifester son point de vue vis-à-vis des Adler, car c’est vrai, il avait croisé Faust il y a un mois, mais il ne voyait pas en quoi ça la regardait ni le côté désagréable de la chose. Il appréciait les discussions avec le doré, et des deux, Clarissa était sans le moindre doute la plus désagréable.

Elle parlait trop.

Hadès se redressa dans un bref soupir, ignorant la totalité des remarques de son soit-disant binôme dont il n’avait que faire. Si elle pouvait l’aider à terminer ça très vite, ça lui convenait. Mais il n’était pas question qu’il perde son temps à essayer de faire connaissance avec une personne pareille - il était un Adler en mission, ça, il voulait bien l’admettre, mais jamais il ne ferait office de baby-sitter. Curieusement, cette situation gênante l'emplissait d'une adrénaline qu'il n'avait pas connu depuis longtemps. Le sentiment de puissance, né au cœur de cette indifférence qu'il ressentait à l'égard de l'entièreté de ce qui constituait son présent. Il se releva, enfila une veste noire et pivota sur lui-même, désorienté, cherchant à accomplir les choses dans l'ordre, à se rappeler de ce qui avait causé ce surplus d'énergie.

"Ah oui. Les détails." répéta-t-il avant de se tourner vers Clarissa pour la pointer du doigt. "Toi, tais-toi."

Il porta ses mains à ses tempes et réfléchit. Les détails, les détails, les détails. L'opération avait quelque chose à voir avec la gare ou l'office de tourisme - influencer sur la venue des touristes était un élément essentiel pour maintenir la paix de l'île. Il était incapable de se rappeler de tout ça alors il fouilla dans la poche de son pantalon et y trouva un papier plié. Le LMS direct de Faust.
Il se moquait pas mal des actions qu'il effectuerait aujourd'hui : il les ferait simplement et sans se poser de questions car il y avait un point commun qu'il partageait avec Faust, c'était qu'il ne supportait pas l'ennui. Il ne pouvait pas croire que ce dernier privilégieraient la politique à son amusement ; il était bien trop égoïste pour ça.

"Je me fiche de ce que tu me racontes, de qui tu es et de savoir si l'on va s'entendre. On va s'occuper de cette mission et je vais rentrer. Si ça t'ennuie, tu n'as qu'à partir de suite, ça me convient aussi."

Il lui jeta un regard en biais et quitta sa chambre, laissant la porte ouverte derrière lui. De toute façon, ce n'était pas sa nourriture. Hadès ne mangeait pas de chips, et de manière globale, il mangeait presque sainement : sa forme exécrable venait principalement du manque d'exercice et de ses horaires illogiques. Comme d'habitude, quelqu'un avait dû laisser ses déchets en venant, mais ce n'est pas comme si ça le dérangeait : son antre était déjà un bordel sans nom. L'anglais quitta le bâtiment et se dirigea vers la ville, mais il dut admettre qu'il devait des explications à Clarissa.

"Nous devons nous débrouiller pour chambouler le tourisme de l'île, de la façon la plus diplomatique ou la plus discrète possible. Il n'y a pas de détails. C'est ce que Faust a dit pour que tu me forces à me lever, et je n'ai aucun intérêt à te mentir dans la mesure où ça a marché. Nous devons nous débrouiller seuls."

Il agita le LMS de Faust, dans le cas où elle mettrait sa parole en doute, lui laissant l'attraper si elle le voulait. Hadès n'était pas ici pour elle, il l'avait déjà mentionné. Il voulait accomplir sa mission - et tout fier qu'il soit, il partageait l'avis Adler.
ft. Clarissa •• Juin (cycle 3)


Message Dans Re: Foudre en territoire gelé | le Jeu 8 Juin 2017 - 17:38
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foudre en territoire gelé.Clarissa & HadèsQuel charmant personnage. Aussi agréable qu'amical.
Ce sarcasme l'amusa et Clarissa fit de nouveau tourner le siège sur lui-même. Il lui ordonna de se taire, accentuant son amusement. Elle aurait presque envié son indifférence dans les relations sociales. Il ne prenait même pas la peine de faire un geste envers elle. Il ne s’embarrassait pas de faux-semblant. Si elle ne parvenait pas à tisser des liens de manière inconsciente, il était certain que dans le cas d'Hadès, le rejet d'autrui était un choix assumé. L'imaginant à une soirée piscine, elle s'esclaffa.

Elle effaça cette image de sa tête en passant sa main dans son épaisse chevelure brune. C'en était presque devenu un tic. La jeune-femme constata qu'il l'avait planté là, après une dernière remarque cinglante. Elle allait devoir se montrer patiente. Néanmoins, il avait pris les devants et paraissait bien déterminé à accomplir sa mission. C'était déjà ça de pris. Elle espérait grandement qu'il serait capable de chasser l'ennui qui l'avait envahi depuis quelques jours. Elle se releva, quitta la pièce et ferma la porte derrière elle. Clary ne croisa personne du bungalow 4. Avait-il fait fuir tous les colocataires qui lui avaient été attribués ? Un demi-sourire, celui qu'elle arborait habituellement et qui avait fini par la caractériser, apparut sur son visage. Décidément, Hadès Stone avait la côte auprès des gens.

Clarissa sortit du dortoir et se téléporta près de son camarade, à quelques mètres devant elle. Il lui agita devant le nez un LMS envoyé par Faust. Elle ne fit pas un geste pour le lire à son tour, se fiant aux paroles du brun. Dans d'autres circonstances, elle aurait pu prendre ombrage de l'attitude de son interlocuteur. Dans le cas présent, un tel comportement de la part de ce marginal antisocial, n'avait rien que de très prévisible. En outre, elle n'était pas venue se faire des amis et elle restait elle-même, c'est-à-dire évanescente. Ce qui ne facilitait jamais le dialogue, elle le savait. Enfin, si on l'avait placé en binôme avec Hadès, ce n'était pas pour rien. En effet, la situation lui était plaisante. Il était le divertissement dont elle avait besoin et il lui permettait d'être en règle auprès des adlers. Elle ne demandait rien d'autre.

« C'est une stratégie pertinente. Les touristes viennent désormais pour nous, les mages, et non pour l'île elle-même. Ils souhaitent voir de plus près à quelles créatures nous ressemblons.  » En disant cela, Clary regarda autour d'elle, ses yeux orageux s'arrêtant sur la ville en contre-bas. « Il faut jouer sur l'insécurité. La peur, l'inquiétude, sont les premiers facteurs de la fuite. »

Elle se tût quelques instants, marchant dans un silence éloquent. La découverte des pouvoirs avait fait grand bruit et on se précipitait aux grilles de l'académie pour tenter de voir un de ces fameux enfants magiques. L'accès n'étant pas autorisé au pensionnat, la population se délectait de rumeurs et on dits. On s'imaginait des choses, des plus ridicules aux plus effarantes. Le monde était partagé. A côté de ça, le groupe PUMA s'efforçait de démontrer combien la cohabitation était possible et à quels points les dons pouvaient s'avérer utiles. Elle voyait ça comme une manière de faire pencher la balance, de rassurer les non-mages. La comparaison avec l'univers des X-Men, les comics éponymes, était relativement parlante en plus d'être vrai. Les monomageïas eux-mêmes étaient divisés et ils marchaient tous sur un fil, en équilibre. Clarissa ne voulait rendre des comptes à personnes et encore moins se retrouver dépendante d'un gouvernement, d'un système. Plus personnellement, elle savait que la différence menait à l'incompréhension et que le temps n'y pourrait rien. Les personnes sans-pouvoirs se sentiraient toujours menacées par ces êtres aux capacités extraordinaires. Le danger était plus que perceptible. Elle avait toujours eu un don certain pour l'auto-conservation et tout comme le chat, elle flairait la menace.

« Évidemment, il n'est pas questions de bombe ou de prise d'otage. Ce genre de procédé est ridicule et renforce la cohésion plus qu'il ne divise. » Elle leva la tête, contempla le ciel bleu de ce début d'été. Le moment était bien choisi. Ce genre de plan devait être subtile, plus psychologique. La véritable destruction se planifie étapes par étapes, déchirures par déchirures.  « Quelques petits incidents isolés d'abord. Des mages qui ne contrôlent pas bien leurs pouvoirs, manquent de blesser un enfant par exemple. Des dons d'origine élémentaire qui manquent de déclencher une catastrophe. Des petites bagarres entre les deux camps. La méfiance qui s'installe. » Elle s'amusa du côté complotiste de ses paroles. Le soleil tapait sur ses bras nus. Elle parla pour elle-même : « Ça ne se fait pas en un après-midi. Ça prend plus de temps. »

L'aspect diplomatique lui apparaissait tordu. Il était plus question de discrétion, de calcul et d'intelligence. La parole n'avait pas lieu d'être, tout du moins pas encore. Clarissa était plus du genre à penser que les choses devaient être brisées méthodiquement. Elle se tourna vers Hadès sans chercher son assentiment pour autant.

« Que souhaites-tu faire ? » Elle le soupçonnait plus douée qu'elle pour provoquer le chaos ayant connaissance de ses antécédents. Puis, c'était lui le véritable moteur de la mission au fond.
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Dernière édition par Clarissa S. McKenzie le Sam 10 Juin 2017 - 18:43, édité 1 fois
Message Dans Re: Foudre en territoire gelé | le Jeu 8 Juin 2017 - 23:38
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Tu restais interdit quelques instants, réfléchissant à tout ce que Faust avait bien pu prévoir, à l'éventualité d'un plan approfondi - à quel point Faust avait-il envisagé les choses ? La seule chose qui te rebutait, c'est qu'il était hors de question de passer à un côté d'un défi que Faust t'avait lancé. Seulement, plus tu y repensais et plus tout cela ressemblait à une énorme blague. Plus tu y pensais et plus il paraissait évident que le lion t'avait jeté au milieu d'une situation floue sans détails comme un bizutage. Il n'y avait pas de mission dissimulée derrière ces indices. Il y avait cette fille insupportable qui t'accompagnait et pire encore, avec qui tu devais réfléchir et élaborer un scénario avec elle. C'était un message, un aveu de pouvoir - il avait l'influence pour te forcer à agir de toi-même, et il n'avait besoin que d'un message pour ça. Un sourire se dessina sur ton visage, toujours dos à la demoiselle. C'était intéressant, mais ça ne tenait pas debout. Faust savait pertinemment que tu quitterais les Adler sans le moindre complexe, par pur égoïsme - cette situation était plus une moquerie qu'autre chose. Le terme bizutage convenait parfaitement.

Et, marchant dans la ville à une allure presque trop rapide, guidée par une impatience qui ne t'appartenait pas, tu finis par t'arrêter pour écouter Clarissa. Ah oui, elle était encore là. La vérité t'apparut comme une déception - le fait de réaliser que, finalement, Faust n'était pas là et que tu avais un problème plutôt gros sur les bras. Devant cette situation, tu frôlais l'idée de rentrer chez toi en lui laissant la mission sur les bras, te moquant de ces groupes politiques qui ne t'importaient pas tant que ça, de l'opinion de Faust dont tu parvenais si aisément à te moquer par des temps passés - tu n'aurais qu'à rentrer dans ton bungalow, te délectant de ta réputation déjà acquise, te reposant sur des lauriers qui avaient perdu leur couleur depuis si longtemps. Il n'en était pas question. Tu t'étais promis de ne plus rester à l'arrière, observant le monde se dérouler sous tes yeux comme derrière un voile d'amnésie - et lorsque Clarissa ouvrit la bouche dans un pur instant de réflexion, proposant des idées sur des pistes solides, tu pris le temps de la regarder, comme pour produire une analyse que tu t'étais même refusé du fait de sa première impression. Jusque là, elle ne parlait pas pour ne rien dire et elle s'était mis dans l'idée de conclure la mission. Peut-être que ton comportement l'avait refroidi. L'idée te plaisait, mais auquel cas, tu n'avais plus d'intérêt à maintenir le masque - les gens compréhensifs étaient si rares qu'ils méritaient presque une récompense.

"Je t'ai un peu vite jugée, il semblerait."

Peut-être que finalement, cette fille était supportable. Tu aimais à le croire - et tu venais de lâcher ça sur un ton neutre, sans un regard, comme une information strictement objective, une part de la mission. La tension ne disparut pas, et aucun éclat de rire ni aucun sourire ne vient ponctuer cette remarque purement personnelle. Cela dit, elle avait raison : installer une terreur lente était une façon parfaite de répandre un état d'esprit uni parmi les populations. Parlant d'état d'esprit, tu te mis dans le même que ta partenaire et réfléchis quelques instants à votre situation avant de rétorquer :

"Involontairement, certes, mais ça dure depuis un moment. Tu as entendu parler de la période "Chaos" ? Un élève a blessé une femme enceinte et nous avons été bouclés dans l'école. Depuis lors, chacun fait attention, mais les accidents semblent de plus en plus récurrents. Cette première étape me paraît être déjà bien avancée."

C'était plus une réflexion à voix haute. Tu levais les yeux au ciel, marchant sur quelques mètres. Ce genre de gestes hyperactifs ne te ressemblaient pas excepté dans une seule situation : lorsque ton cerveau surchauffait à la recherche d'une idée, lors de ces rares instants où l'amusement semblait inévitable.

"Il faut aider à la création d'un Adler chez les non-mages. Si le cœur en est la gare ou l'office de tourisme, ce sera d'autant plus efficace - mais il sera difficile de persuader ces gens-là. Deux mouvements en accord dans des camps opposés facilitera une décision commune."

C'était très vague, sans le moindre doute, mais c'était un début.
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Message Dans Re: Foudre en territoire gelé | le Sam 10 Juin 2017 - 19:03
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foudre en territoire gelé.Clarissa & HadèsCe qu'il venait de dire aurait presque pu sonner comme un compliment. En réponse à cela, elle se contenta de hausser les sourcils de manière sardonique. Le mépris dont il faisait preuve risquait de l'agacer à la longue. Clarissa n'appréciait guère le sous-entendu. La prenait-il pour une idiote jusqu'à présent ? Qu'elle lui soit antipathique était une chose, mais qu'il ait pu la considérer comme stupide, ça ne lui plaisait pas. Elle était beaucoup de choses, bonnes comme mauvaises, mais sûrement pas ignorante. Elle était même la meilleure dans sa partie. Elle s'était toujours satisfaite de la distance instaurée entre elle et les autres. Cependant, lorsqu'elle se retrouvait obligée de partager son espace vital avec les « phénomènes » de l'académie, leur arrogance et leur vision étriquée, au-delà des personnes qu'ils côtoyaient et des murs qui les entouraient, finissaient toujours par heurter sa patience déjà très limitée. Néanmoins, elle passa outre la remarque et ne laissa rien paraître. Elle ne s'attendait pas à autre chose de sa part. Hadès n'était pas connu pour son tact.

Elle l'écouta formuler son idée, hochant la tête à ses derniers propos. La logique était bonne et la stratégie pertinente. Pour autant, elle ne se voyait pas kidnapper un pauvre touriste égaré à la gare et lui faire un lavage de cerveau. Son truc à elle, c'était la téléportation. Son don n'avait rien à voir avec la manipulation mentale. De plus, il serait risqué de faire intervenir un de leur camarade. Un troisième partenaire n'était pas envisageable. En revanche, fabriquer un nouveau pion se révélerait être beaucoup plus ingénieux. En effet, il ne s'agirait pas de prendre une personne lambda, mais plutôt quelqu'un issu de Primsver, comme une personnalité de l'île. Une célébrité locale serait l'idéal. Il suffirait de lui faire peur ou de le convaincre du fossé énorme séparant les deux groupes, pour qu'il se hisse comme porte-parole des Adlers non-mages. La peur restait un moteur considérable. Elle en était fermement convaincue.

« Ça me semble correct. Maintenant, il ne reste qu'à trouver la bonne personne à influencer ou à utiliser, comme tu préfères, et le moyen pour y arriver. » Il lui vint une question qu'elle lui posa tout naturellement. « Penses-tu que ton don pourrait nous être utile ? Je me doute bien que tu n'es pas en mesure de modifier une personne, mais un petit tour dans un monde parallèle, peut inciter le changement chez quelqu'un. » Elle resta vague, ignorant si le terrain était miné. « Façonne un cauchemar. Un univers où les mages ont le contrôle total. Enfin, si tu le peux bien sur. » Son ton était exempte de tout défi. Elle émettait juste une hypothèse.

Clarissa se surprenait à participer pleinement à la conception de ce plan. Jusque là, elle se tenait à l'écart, même si ses convictions rejoignaient celles des adlers. Mais elle n'était en aucun cas liée aux têtes pensantes du groupes. Techniquement, elle n'avait pas de compte à rendre. La jeune-femme tenait à conserver sa tranquillité et son libre arbitre. Ce qui ne l'empêchait pas d'admettre que tout ça l'amusait grandement. Elle aurait presque pu toucher du bout des doigts un enthousiasme qu'elle ne se connaissait pas.

« A toi de convenir d'un procédé, chef d'un jour. » Cette fois-ci, elle ne cacha pas son ironie.
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Dernière édition par Clarissa S. McKenzie le Lun 19 Juin 2017 - 11:51, édité 1 fois
Message Dans Re: Foudre en territoire gelé | le Jeu 15 Juin 2017 - 21:39
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Depuis toujours, c'était une caractéristique : tu détestais que l'on te dise quoi faire. Tu détestais les ordres, et, même dans un pur effet d'ironie ou d'humour, tu n'arrivais pas à supporter l'usage de l'impératif. C'était ta fierté, les mauvais côtés de ton caractère si arrogant, ramené par l'une des rares choses qui pouvaient faire tomber ton masque de courtoisie. Mais ce n'était pas le cas. Surprenant, sans le moindre doute, mais les propositions de Clarissa étaient pertinentes - et bien que tu y pensais déjà, tu ne t'attendais pas à ce que ce soit son cas. Te connaissait-elle, en fin de compte ? Elle agissait avec indifférence alors son manque d'intérêt à ton égard était évident - et tu n'en avais que faire, mais cette information t'intéressait. Tu voulais savoir si sa déduction se basait sur sa connaissance de ta réputation ou si, par elle-même, elle avait pensé à une telle extrémité. Si c'était le cas, elle n'était peut-être pas si dénuée d'intérêt. C'était une Adler et il y avait de fortes chances que ce soit une A - la classe violette étant la plus encline à la séparation des deux "mondes". Peut-être qu'elle était aussi mauvaise que toi.

Tu en doutais fortement - elle n'en donnait pas l'impression et tu te fiais énormément à ton instinct pour ce genre de choses. Au premier regard, elle te donnait l'image de cette personne insaisissable, ne répondant à aucune loi et ne se laissant pas impressionner. Elle te rappelait Aisha. Cette comparaison t'arracha une bouffée de sympathie - c'était peut-être pour cette raison que tu ne t'énervais pas. Tu n'ajoutais rien et lui fis signe de venir, te dirigeant vers l'office de tourisme. La gare était trop risquée pour maintenant - si tu avais besoin de partir à l'extérieur pour une quelconque raison, cette action ne jouerait pas en ta faveur. Qui plus est, l'office de tourisme était à deux pas et il ne vous fallut que quelques minutes pour vous y rendre - durant lesquelles tu ne dis pas un mot, réfléchissant à la situation.

C'était tout toi. Nonchalant dans un premier temps, mais tu ne pouvais t'empêcher d'avoir ces pensées incessantes pour te donner à fond dans les choses. Dès que tu faisais un pas dedans, tu n'en sortais pas autrement qu'à la première place - c'était cette mentalité permanente et presque inconsciente qui faisait de toi qui tu étais. Et c'est sous le joug de cette mentalité que tu entrais dans le bâtiment, ignores le guichet pour toquer à la porte de la direction. Tu n'as pas besoin d'une seconde ou d'un mot, croiser le regard du directeur te suffit pour le plonger dans un univers parallèle.

L'enfer, Hadès, tu n'as pas de mal à le créer car il s'agit de votre peur à tous, assumée ou non, mais qui pousse les Adler à agir. L'enfer est créé les mages se déchainent de façon presque trop exagérée et l'illusion semble infini. Durant un court moment, le directeur vit ce monde. Durant un court instant, il sent qu'il n'en sortira jamais - et tu laisses le temps à Clarissa d'observer de loin, tout comme toi, cachés dans un coin loin de tout, mais ça ne dure pas. Tu aurais aimé Hadès, prendre ton temps, te retrouver dans ce qui avait presque été une passion, mais c'était impossible. Tu n'étais pas là pour briser cet homme, juste pour le recadrer un peu - et lorsque le monde s'arrête au terme de quelques instants interminables, tu pivotes vers Clarissa et attend sa réponse, un ajout, la conclusion de cette mission peut-être. As-tu pris la bonne décision ?
Ce qu'elle en dit, quel que soit ton avis sur elle, importera.
ft. Clarissa •• Juin (cycle 3)


Message Dans Re: Foudre en territoire gelé | le Lun 19 Juin 2017 - 12:22
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foudre en territoire gelé.Clarissa & HadèsLorsqu'ils arrivèrent à hauteur de l'office du tourisme, il prit le contrôle des opérations. Clarissa le laissa prendre un peu d'avance, se plaçant ainsi en tant qu'observatrice. Une fois le seuil franchit, ils se glissèrent dans un coin discret. Quelques touristes occupaient l'espace, certains dévorant les brochures mises à disposition, d'autres accoudés aux différents comptoirs, demandant des renseignements, chacun s'exprimant dans la langue qui était la leur. La pleine saison ne tarderait pas à arriver.

Un homme se distinguait des autres. Vêtu d'un impeccable costume bleu marine malgré la chaleur. Élégant mais accessible. Il faisait le tour des personnes présentes, un large sourire sur le visage. Il semblait avoir toujours un bon mot à dire, un conseil à donner. Elle le regarda circuler dans la pièce, constata aisément qu'il se comportait comme le maître des lieux et que son assurance témoignait de son statut de responsable. Hadès sembla arriver à la même conclusion. Elle s'adossa donc au mur, les bras croisés, l’œil faussement critique.

Sincèrement curieuse à l'idée de le voir utiliser son don, Clarissa prit plaisir à le regarder faire. Il lui fallut seulement un regard pour que le pauvre homme soit sous son emprise. Le temps avait paru se suspendre et elle vit très clairement les traits de l'homme se tordre. La vision qu'il avait ne l'enchantait guère vraisemblablement. Son teint devint plus pâle et il eût grand mal à refaire surface. Cela n'avait duré que quelques instants pour elle, une éternité pour lui. Il tentait vainement de reprendre contenance, hébété, ne sachant que faire de son corps. Il regardait autour de lui, passablement sonné. Néanmoins, personne n'avait remarqué son absence. Cela avait été trop subtile pour être perçu. Clarissa le suivit des yeux lorsqu'il s'éloigna, sa démarche plus maladroite qu'auparavant.

C'est à ce moment précis qu'Hadès tourna son regard écarlate vers elle. Elle esquissa un sourire pour toute réponse. Elle ne doutait pas de l'efficacité de l'influence de son camarade, son pouvoir était en outre fascinant.

« Très intéressant. » conclut-elle légèrement. Elle prit les devants pour quitter l'office du tourisme. « Cependant, il se peut qu'on doive recommencer à l'avenir. Rien ne dit qu'une seule personne sera suffisant. Tu vas être de corvée. » dit-elle en plaisantant qu'à moitié.

Il était préférable d'agir avec prudence, notamment pour leur tranquillité à tous les deux. Moins elle avait de compte à rendre, mieux elle se portait. « Enfin. Ce qui est fait n'est plus à faire. »

Ils marchèrent en silence pendant quelques minutes, son camarade étant peu avare en commentaire. Soudain, elle se tourna vers lui : « Je te ramène ? » Sans lui laisser le temps de répondre, elle lui attrapa le bras et se téléporta avec lui.

C'était sa petite fierté du moment. Si elle maitrisait son don à la perfection, elle était désormais passée à l'étape de l'amélioration. Passé un certain stade et moyennant quelques limitations, un pouvoir était susceptible d'évoluer. Tout dépendait du mage et Clarissa était plus que maître dans la matière. Même si ce n'était valable que sur quelques kilomètres, c'était déjà ça. Elle préférait revenir à plus tard en ce qui concernait les effets secondaires. Elle pouvait entendre Song se moquer gentiment d'elle et de sa (soi-disant) ressemblance avec le mutant Kurt Wagner des comics. Ne lui manquait plus que la couleur bleue et la queue.

Ils finirent par se matérialiser dans la chambre d'Hadès tandis qu'elle reprenait la conversation comme si de rien n'était.

« Les nausées et les vertiges, c'est normal. » énonça t-elle le plus naturellement du monde, en prenant place sur le siège tournant pour lequel elle s'était prise d'affection (tout à fait oui). « Tu es entier, c'est le principal. C'est toujours un risque en fait, quand je suis accompagnée je veux dire. » Elle fit un tour. « Considère ça comme un remerciement pour ton travail et ton esprit de camaraderie. » Elle sourit plus largement encore à sa propre plaisanterie.
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