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Au plaisir de se revoir un jour




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 Au plaisir de se revoir un jour

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Message Dans Au plaisir de se revoir un jour | le Jeu 8 Juin 2017 - 20:03
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Au plaisir de se revoir un jour

Feat. Hadès

De retour. Que pouvait signifier ces deux mots de la part de celui qui fut l’être le plus cher à mes yeux dans cette école ? Deux options s’offraient à moi : C’était les mots que j’avaient attendu depuis des mois, mon parrain, mon mentor, Hadès avait recouvré la mémoire. Sinon, il avait un plan pour me faire tourner en bourrique et avait décidé que je devais faire partie de sa vie à nouveau. Quelque soit la solution, je ne savais pas comment réagir, comment appréhender ce qui était en train de se passer. Mon instinct me hurler d’y aller sans réfléchir, mais j’avais était tellement blessée. Tout ce temps brutalement volé m’avait presque brisée. C’était si soudain, sans raison, sans alertes. Je me suis retrouvée seule face à un reflet sans âme ni émotions. Seule avec nos souvenirs devenus unilatéraux.

Je rangeais le papier dans le tiroir de mon bureau, la où j’avais l’habitude de garder nos LMS. J’ai hésité à les jeter pendant un instant, à quoi bon garder des reliques qui ne reflétait plus aucun passé ? Je n’en avais pas été capable au final, je me suis accordé cette faiblesse en croyant que j’aurais la force un jour de tout jeter. Je partis alors vers son bungalow, sentant mon cœur s’accélérer de plus en plus. Un tract inexplicable me nouais les entrailles, j’avais bien analysé son écriture, j’avais reconnut Niké, mais mon esprit refusait d’y croire. Mon blindage ne m’autorisait aucune fissure pour espérer. Je revenais de loin et à présent je ne voulais plus dépendre d’une personne, comme je m’y attendais, ça faisait trop mal. Quelle ironie, je me suis forcée à ne pas trop m’attacher à des camarades de classe, à des filles de mon âge, même à Faust, j’ai résisté tant que j’ai pu. Mais je ne voyais que la personne à qui je m’attachais le plus, c’était en réalité Hadès.

Le jour où je l’ai vu avec cet air détendu sur le visage, aux cotés de cette garce de Delphia, mon monde à commencé à se craqueler. Je sentais que quelque chose vacillait mais je n’ai pas pu l’admettre de suite. Et si cette fois ci, c’était elle qui jouait avec son esprit ? Si elle l’avait contraint de m’écrire afin de mieux s’acharner sur moi ? Si c’est ça, certes, je mordrais la poussière, mais une Redbird ne reste jamais au sol bien longtemps, je la détruirais, je m’attaquerais à chaque parcelle de bonheur dans sa vie et je détruirais son esprit malade. Je me rendis compte que je serrais les poings à m’en blanchir les phalanges. Je m’arrêtais un instant et inspirais profondément. Il fallait que je me calme, Hadès disait toujours que j’agissais trop vite, mue par mes émotions.

J’essayais de passer en revue tous les scénarios dans ma tête, mais rien ne me préparait à ça. Comment serait ces retrouvailles s’il s’agissait bien de cela ? Il fallait que je garde la tête froide par-dessus tout et que je ne l’assomme pas de question, je devais être patiente quitte à jouer le jeu de la fille détachée. Je dois le laisser parler plus que moi et écouter chaque détail. En analysant bien, je pourrais déterminé si c’est vraiment lui, si il est bel et bien de retour et si il à retrouvé ses souvenirs. J’ai passé des nuits à me demander si il jouait la comédie, si tout ça faisait partie d’un plan machiavélique dont lui seul avait le secret. Et puis d’autre nuits, je me torturais à me demander pourquoi ? Et qu’est ce qui en vaudrait tant le prix ? J’avais beau essayer de créer des connexions je n’en trouvais aucune. Je me suis rendue compte à quel point c’était stupide quand j’ai commencé à croire qu’il se détachait de moi à cause de mon rapprochement avec son rival.

J’étais devant la porte ça y est. Le trajet m’avait parut à la fois interminable et pourtant trop court. J’avais l’impression que mon corps pesait une tonne et que mes pieds était plombés. Je n’arrivais pas à frapper, pourtant j’étais courageuse, pas une mauviette, pas une dégonflée. Mais là c’était trop, je craignais tellement la déception. Mais si je voulais être fixée, il fallait que j’essaie, une dernière fois. Mon poing se leva lentement, comme mû par un muscle qui ne m’appartenait pas. Je le fis toquer sur le bois et attendit. Au bout de quelque secondes, je tournais la poignée et bloquais mon souffle. Dans cette fraction de seconde je me rendis compte que j’avais volontairement esquivé Hadès tout ce temps. En photo, en réalité, sur l’intranet, dans les groupes de travail, dans la salle commune. Je le fuyais plus que tout.

Il se tenait devant moi, à quelque pas, dans ses vêtements trop grands, dans cette posture jamais droite. Le silence, moment où on se jauge, où on s’observe comme si on pouvait scruter les pensées de l’autre. Pas de Delphia, il n’y avait personne avec lui. La pièce était vide, le bungalow semblait l’être aussi. C’est à ce moment que je me rendis compte du sentiment qui l’emportait sur les autres : La haine. Une haine terrible, irrationnelle et incontrôlable. Toute la haine dont j’étais capable se dirigeait vers lui. Je le détestais tellement pour tout ça, pour m’imposer ce moment, pour tous ces mois sans nouvelles, comme si il était mort sans avoir laissé de lettre derrière lui. Je m’avance d’un pas et de deux. La scène est claire dans mon esprit, je sais comment je vais réagir et qu’importe si ça nous brouille à jamais. Je le hais comme je n’ai jamais haï quiconque. Une fois assez près de lui, je lève la main prête à tirer un trait définitif sur tout ça.

Un autre temps mort. Mes yeux croisent les siens et reconnaissent un instant le rubis vif qui flamboie à leur centre. Je lis l’intelligence, le calcul, la férocité. Alors ma main retombe et ce sont mes yeux qui se remplissent de façon incontrôlable, ils se remplissent de tout ce que j’ai retenu jusque là. Les nerfs me lâchent et qu’importe ce qu’il en pense, je passe mes bras derrière son dos et enfouit ma tête dans son épaule. Deux ou trois larmes s’échappent et c’est avec du mal que je les contiens, j’ai envie de hurler, de le frapper, mais je ne peux que me rassurer dans la texture un peu usée de son t-shirt, près de cette éternelle coupe en épis. J’avais presque oublié à quel point il était maigre et grand. Je me rends compte que je n’avais fait ça avec personne, et encore moins avec lui. Pourtant je surmonte ma gêne un instant, je persiste à le tenir, convaincue qu’il est vraiment de retour. Puis je relève un peu la tête et en étouffant ma voix, je lâche d’un ton plein de frustration.

-Je te déteste, tu es le pire parrain au monde, non… le pire ami qu’on puisse avoir !



Je me tais, je sens que si je continue, je vais vraiment devenir pathétique. Que doit-il penser de moi à présent ? Que je suis devenue une vieille loque sentimentale ? Peu importe, c’est lui qui doit se faire pardonner, pas moi.

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Message Dans Re: Au plaisir de se revoir un jour | le Sam 10 Juin 2017 - 14:35
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Ta tête se reposa sur le coussin, ton regard vint trouver le plafond et tu t'accordais quelques instants d'une réflexion que tu imaginais devenir bien vite compliquée lorsqu'elle aurait passé la porte de ta chambre. Tu savais à quoi tu t'exposais, à des retrouvailles stupides, faire face à tout ce que tu détestais de plus. Il y avait tant de tension dans l'air, tant de doutes, de possibilités, et celle que tu étais redevenu toi-même semblait si improbable que tu avais toi-même du mal à y croire. Mais tu te rappelais de tout, à présent. Tu connaissais les causes, l'étincelle qui avait mis le feu à ton esprit, brûlé tes souvenirs et éparpillé ton peu d'affection aux quatre vents. Tu étais redevenu toi-même et cette fois, tu en étais certain. Cette fois, il n'y avait aucun effacement dissimulé aux tréfonds de ta mémoire - tu étais redevenu la même personne si tant est que ça pouvait être possible. Tu avais toujours été faux, guidé par les mensonges. Qui étais-tu vraiment ? La question te trottait dans la tête, une question dont la réponse te semblait sans importance jusqu’à ce que tu sois confronté à cette situation. Isalynn était en chemin. Tu te retrouvais face à tout ce qui avait composé ta personne, à cet entourage envahissant, à ces nouvelles émotions qui constituaient ta nouvelle vie - ces nouveautés étranges que tu n’avais jamais complètement assumé sans en nier l’existence. Tout était différent depuis qu’elle avait été là et tout s’apprêtait à changer alors qu’elle était en chemin.

Était-ce ce qui définissait l’importance d’une personne ? Était-ce ce sentiment d’angoisse ou cette boule au ventre qui se serra lorsqu’elle passa la porte ? Redevenu toi-même, tu ne pouvais définitivement pas l’énoncer, mais tu comprenais, tu n’avais plus l’intention de nier - elle était là, et ce n’était qu’avec elle que tu embrassais de nouveau l’entièreté de ton être. Le geste, si inattendu qu’il soit, ne te surprit pas vraiment, et tu te mordis les lèvres sous un agacement qui s’estompa très vite sous une déferlante d’émotions face à laquelle tu ne pouvais rester de marbre. Un maigre soupir vient ponctuer ce comportement qui s’opposait tant à tes principes, sans doute légèrement teinté de soulagement - mais tu te contentais d’un silence évocateur, t’accordant le droit de passer ta main dans son dos comme pour la conforter. Même ici, il fallait qu’elle retienne ses émotions, alors qu’elle avait déjà craqué. Même avec toi, il fallait qu’elle se montre malhonnête - et elle était certainement venue ici au terme d’une détermination sans faille, une volonté de mettre fin à tout ça de façon expéditive. Ses doutes, ses peurs, cette amnésie. Et voilà qu’elle cédait sans rien en faire - révélant cette humanité qui l’avait toujours défini dans une évidence que tu étais l’un des rares à entrevoir.

Vraiment, quelle filleule - et tu lui accordais quelques instants de plus, sans un mouvement, avant de répondre dans un murmure. "Tous mes souvenirs sont revenus. Et même d'autres, d'avant ma vie ici."

La phrase était simple, mais se suffit à elle-même. La réponse à ses interrogations, à cette peur qu'elle tentait bon an mal an de masquer.

Tout était là, dans ta tête, à portée de main, et tout te constituait à nouveau, inconsciemment, forgeant des envies, des décisions, une nouvelle façon d'être. Tu te rappelais ta mère, toute cette affection oubliée, ce côté humain, tout ce qui aurait pu faire de toi une personne différente - un bout entier de ton univers disparu, effacé au profit de ce que tu avais été. Delphia avait joué avec ta mémoire, et sans autre forme de procès, tu racontas tout à Isalynn. L'illusion qu'avait créé Delphia. Les années passées seul, les faux souvenirs, les anciens qui t'étaient revenus. Ta mère, le piano, une famille détruite dont tu ne voyais plus que les ruines. Au fond, tout ça n'avait plus vraiment d'importance. Plus personne n'était là, et quels que soient les souvenirs, c'était une vérité indéniable. Peu importe à quel point l'illusion demeurait, jamais ils ne te reviendraient - et tu t'étais fait à cette idée depuis si longtemps que la vérité ne t'avait même pas blessé. C'est ça la vie Hadès, celle à laquelle tant de gens ont droit, celle qu'avait connu ta filleule et qui forgeait l'expérience - celle en dehors de tes jeux vidéo et qui rendaient mature, et qui, maintenant, t'avaient donné ce réalisme qui faisait de toi une véritable personne.

Tu n'avais rien à dire de plus. Silencieux, tu attendais la conclusion, une fois ton récit terminé. Tu attendais le jugement, la conclusion de cette affaire, car au fond, son avis est tout ce qui aurait pu donner une importance à ce passé sur lequel tu avais déjà tiré un trait.
ft. Isalynn •• Mai (cycle 3)


Message Dans Re: Au plaisir de se revoir un jour | le Jeu 15 Juin 2017 - 18:30
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Au plaisir de se revoir un jour

Feat. Hadès

J’ai quitté cette curieuse étreinte. Curieuse car inédite, inattendue et réconfortante. J’essayais de chasser la honte sur mes joues car même si j’avais apprécié ce moment, je trouvais ça extrêmement gênant… Mes pensées commencèrent à se fluidifier et à se lisser, comme si cinq minutes avaient suffit à démêler cet énorme nœud qui semait la discorde dans ma tête. Il n’était plus temps de penser au rôle de délégué, au futur incertain de l’école ou à tous les problèmes du moment. J’étais loin de ça pour un instant, je voulais axer toute mon attention sur ce qu’il aurait à me dire. Inutile de redire à quel point j’attendais ce moment et avec quelle avidité je boirais ces paroles. Les explications tant attendues n’allaient pas tarder à arriver.

Déjà, je notais un détail : Hadès avait dit que ces souvenirs étaient revenus, par qu’il avait oublié ou qu’il s’était effacé la mémoire. Non, ils étaient partis, avait il était victime de quelqu’un ? C’était un scénario que j’avais déjà envisagé vu sa popularité et sa capacité à la discrétion. Il commença à parler pour m’expliquer toute l’histoire et je dû ronger sérieusement mon frein pour ne pas l’interrompre quand il mentionna la culpabilité de Delphia. Cette psychopathe y était bien pour quelque chose, j’avais vu juste et je n’arrivais même pas à me satisfaire de mon flair. J’aurais préféré un million d’autre scénario plutôt que celui qui l’impliquait, elle.

Cette fille c’était payée ma tête à plusieurs reprises, jalousant mon lien avec Hadès. Elle avait essayé de me mettre plus bas que terre quand il avait perdu la mémoire, et je lui avais même abandonné la compagnie de ce dernier. J’avais été meurtrie de la voir se pavaner autour de lui comme si ils étaient meilleurs amis. Cette fille m’exaspérait, elle était toujours sur ma route, elle s’en prenait à mes amis, elle avait même réussit à me prendre la personne la plus importante pour moi sur cette fichue île. Maintenant que je savais ce qu’elle avait fait, j’allais tout faire pour lui renvoyer l’appareil, quitte à la faire renvoyer une bonne fois pour toute.

J’écoutais la suite de l’histoire et en appris un peu plus sur la vie de celui qui fut mon parrain. Je suis choquée de me rendre compte qu’en réalité je ne savais sur lui. Ou plutôt, je ne savais sur « l’avant Prismver », avant que je ne le rencontre même. On est tous habitués à se juger et à se connaitre par l’école, mais je ne savais même pas qui il était avant. Quel genre d’enfant, dans quel genre de famille ? Je ne savais rien sur ses parents et il n’en parlait presque jamais. Je ne l’avais jamais entendue mentionner sa mère en tout cas et par  respect de sa vie privée, je n’avais jamais demandé. J’étais aussi étonné de découvrir un Hadès plus émotif, je pouvais voir toutes sorte d’émotions passer sur son visage pendant qu’il parlait, ça aussi, c’était nouveau. Quand il eut fini de parler, je savais que c’était à mon tour.


-Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il faudrait interner cette fille. Tu te rends compte qu’elle à voler des instant de ta vie ? Et des souvenirs auxquels tu avais le droit puisque c’était les tiens ! Et dire que cette Zelda dont tu me parlais tout le temps n’a jamais existée… C’est irréel tout ça, comment tu peux le supporter ?



On aurait dit que quelqu’un avait rallumé une lumière à l’intérieur de lui, il n’était pas encore chaleureux et débordant de joie et d’énergie, mais il était changé c’était indéniable. Je me demandais comme il pouvait vivre tout ça, avec de fausses personnes qu’il était convaincu d’avoir connu, de faux souvenirs. Sa force de caractère était incroyable, et dire que moi je me lamentais d’avoir perdu une seule personne. Sachant que c’était sûrement embarrassant pour lui de me livrer tout ça, je décidais d’en faire de même. Juste une fois pour égaliser tout ça.


-Puisqu’on ne se parle jamais de nos vies d’avant, sache que moi j’ai toujours vécut dans la villa de Rochecombe dont je t’ai  souvent parlé, que mon père est un féru de l’armée et ma mère du droit et de la justice. Un bon mélange pour grandir dans la droiture loin de toute « distraction futile ». Contrairement à toi, je crois que j’ai toujours attendu une chance de partir de là bas pour évoluer seule par moi-même. Jouer au bon petit soldat m’a plu pendant mon enfance et je remercie mon père pour tout ses cours de survie et de simulation, mais quand j’ai pu évoluer vers ce qui me plaisait vraiment, j’ai saisit l’opportunité. Maintenant ma seule peur c’est que l’école ferme et que je soit obligée de retourner là bas pour reprendre des études barbantes, ils ne me laisseraient jamais vivre avec Faust ils jugeraient ça « indécent » sans doute. Tout l’inverse toi tu vois.



Il savait peut être déjà tout ça, ou il s’en fichait, mais je me sentais moins mal à l’aise au moins. Même moi au moins, j’avais un lieu où revenir et de la famille au bercail. Maintenant que les bases étaient posées, je continuais sur un ton plus sérieux.


-Et sinon, tu comptes te venger ? Je suis prête à repasser de ton coté, j’ai un filleul à protéger maintenant moi aussi, et quelque chose me dit qu’il va grandement en avoir besoin avec cette garce qui lui tourne autour.


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Dernière édition par Isalynn Redbird le Jeu 22 Juin 2017 - 18:52, édité 1 fois
Message Dans Re: Au plaisir de se revoir un jour | le Ven 16 Juin 2017 - 17:19
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Tu te rends compte, Hadès ?

Tout ce que tu as subi, les lavages de cerveau, les manipulations, ces sentiments inavoués et incompris menant à de tels actes. Tout ton passé, ta vie inventée, tes années gâchées sous le joug d'un pouvoir idiot. Tu devrais être énervé, en vouloir au monde entier, haïr la responsable, mais tu en es incapable. Tu devrais être différent, sans doute plus humain mais ce n'est pas comme ça que tu es. Tu n'es pas dans la revanche, les réponses immédiates, l'impulsivité humaine. Elle devrait le savoir depuis le temps, et sûrement qu'elle s'en doute déjà étant donné le ton de sa question mais tu n'as pas l'intention d'agir en ce sens. La vengeance t'est également, qui plus est quand la partie est terminée. Delphia a mené à bien son plan, et maintenant qu'il a échoué, elle n'a plus l'intention d'agir - c'est ainsi que tu vois la chose.

Son opportunité est terminée. À présent, le bal de Noël te parait sans intérêt, votre relation semble estompée - et ton peu de confiance a disparu en même temps que toute sa crédibilité. Delphia ne fait plus parti de ton entourage. Tu pourrais simplement conclure qu'Isalynn avait raison de se méfier depuis le début mais tu n'avais pas besoin de te le rappeler - et tu étais certain qu'elle aurait préféré avoir tort. Tu avais péché de confiance, non pas d'arrogance, mais d'avoir voulu lui accorder la tienne - et tu en payais les conséquences.

Tu te rends compte, Hadès ?

Un passé gâché, jeté aux oubliettes pour mieux repartir dans le présent. Tu te rends compte de tout ce que tu perds, du futur qui t'est offert. Tu te rends compte qu'elle reste là, malgré tout ça, malgré ton absence, malgré les épreuves qu'elle a enduré - et votre lien semble plus fort que jamais, reconstruit au terme de tout cela. Tu ne t'attendais pas à ce qu'elle te laisse tomber mais elle prend cela avec une facilité surprenante, n'hésitant pas, au contraire, à mettre de côté sa situation présente sans autre forme de procès. Tu te dégages, lui proposes d'un geste de bras de s'asseoir où bon lui semble et prend un ton plus sérieux pour poursuivre la conversation.

"Tu n'es même pas certaine que ce soit vraiment moi."

La réponse fait mal, et le visage fermé, tu énonces son unique erreur, celle de n'avoir pas considéré la possibilité d'un mensonge. D'un côté, c'est aussi ton cas, mais tu es certain de pouvoir reconnaitre un fake au premier coup d'œil - tandis que, dès ton retour, tu étais différent. Elle pouvait être bernée facilement dans la situation présente et les erreurs mises sur le compte de ces changements. Justifiés par cette histoire inventée. Les possibilités étaient nombreuses et tu lâchais un bref soupir - que serait ta filleule sans quelques erreurs de la sorte ?

Elle s'était laissée surprendre par ses émotions et toi-même tu ne t'attendais pas à une telle entrée en scène. Peut-être que ce geste avait suffit comme preuve - peut-être qu'il y avait autre chose que les déductions qu'elle avait acquis et qui renforçait ses certitudes. Et puis, son récit était crédible.
Tu avais écouté attentivement et ta réponse avait brisé le silence de fin de son histoire - comment pouvait-elle se dévoiler ? Il y avait quelque chose, définitivement. Un lien plus fort entre vous, une véritable amitié que tu n'étais plus en capacité de nier, même un peu.

"Je ne me vengerai pas. Mais je ne m'approcherai plus d'elle et elle ne devrait pas chercher à le faire. Peut-être qu'une dernière discussion sera nécessaire - mais ça s'arrête là, tu peux en être certaine."

Fin du débat. Tu haussais les épaules, montrant ton indifférence qui n'était même pas feinte : tu étais passé à autre chose. C'est cette façon d'être qui te rendait si peu en colère - tu n'avais pas envie de perdre davantage de ta vie pour quelqu'un qui n'en valait pas la peine. C'était ce qu'elle voulait, à n'en pas douter.

"Peu importe. Parlons plutôt de toi, très chère ex-filleule. Comment vont les choses ? Tu as mentionné Faust - où en êtes-vous ?"
ft. Isalynn •• Mai (cycle 3)


Message Dans Re: Au plaisir de se revoir un jour | le Jeu 22 Juin 2017 - 18:55
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Feat. Hadès

Je me retiens de pouffer quand Hadès me dit que ce n’est pas « vraiment lui ». Qui est ce « vraiment moi » dont il parle au fond ? Lui-même vient de le découvrir ou plutôt, de le redécouvrir. En fait, tout ce temps, le Hadès que j’ai connu était altéré. Je ne dirais pas un Fake, puisqu’il était quand même lui-même, avec ses mots et ses pensées, il avait juste été modifié à un moment donné de sa vie, à cause de faux souvenirs. Si je commence à penser comme ça, je vais me jeter dans les mises en abyme et je deviendrais dingue à force de me demander à qui je parle. Pour moi, Hadès est Hadès, et si il se souvient de moi et de ce qu’on à traversé, ça me suffit.

Je me fiche qu’il a cru à une fille imaginaire, qu’il se soit fait berner par Delphia ou qu’il soit le petit fils de l’empereur de chine, tout ce qui m’importe c’est qu’il soit de nouveau là. Plus que tout, je ne voulais jamais revivre ce calvaire, être seule, trop tôt face à des situations et des choix épuisants à gérer. Il balayait mes doutes sur son affinité avec Delphia d’ailleurs, et je hausse les épaules. Je me rends compte qu’en réalité je m’en fiche, si il ne veut pas se venger, alors e ne le ferait pas on plus. Elle doit déjà être bien punie, qu’elle se débrouille avec son sort. En revanche je n’aimerais pas être elle quand elle croisera de nouveau la route de Hadès. Il à beau faire celui qui se détache de tout ça, ce n’est pas rien, et je vois bien une pointe de mépris percer dans son regard.

Nous passons à un tout autre sujet de discussion. Au moins il se rappelle que Staunton à rompu notre lien Parrain-Filleule prétextant la mauvaise influence de Hadès sur « ma vie scolaire ». Après ça on m’a obligée à prendre un filleul à cause de ma majorité, et bien sûr on ne m’a pas laissée choisir, c’est ainsi que je m’étais retrouvée avec Casimir. Parfois rien que d’y penser j’avais al migraine, et puis je me rappelais que ça avait dû être pareil pour Hadès… Il fini sa phrase par Faust et là je sens clairement poindre la migraine cosmique. Comment expliquer tout ça et par où commencer ?

-Tu sais ils m’ont refilé ce gamin qui se prend pour un super héros et qui cours partout avec la ptite Destiny. Casimir n’est pas si terrible qu’il n’y parait mais ce n’est pas un cadeau non plus. Il faut tout lui apprendre, et je passe mon temps à me demander s’il se paie ma tête. J’étais aussi… « coriace » à l’époque ? J’essaye de bien faire avec lui, comme tu l’as fait pour moi, mais il comprend toujours tout de travers.



Est-ce que c’était le bon moment pour parler de Faust vraiment ? Il faut dire qu’il nous embarquait dans une étrange situation depuis un moment. Il y avait d’abord eu la création de ces groupes de piafs, puis des conférences de presses mages et non mages, des apparitions publiques, des conflits qui s’annonçaient plus rudes que pendant la guerre des classes…Je ne sais pas si je pouvais de nouveau impliquer Hadès là dedans, après tout, il avait peut être décidé de laisser tomber tout ça, de ne plus entrer dans les intrigues de Prismver. En plus c’était un peu violent comme retour à la réalité, mais si Faust l’approchait avant moi…J’avais un mauvais pressentiment, entre ces deux là. Ils n’avaient jamais été franchement amis, et j’en avais eu la preuve à mon anniversaire.

-Justement avec Faust…Il est un peu étrange en ce moment, enfin je veux dire, pas comme d’habitude. Il est presque trop calme, je sens qu’il prépare un truc. Avec d’autres groupes où avec les S qui sais…S’il t’approche, méfie toi, je ne saurais pas te dire ce qu’il prépare, mais ça sent encore les embrouilles. Et par pitié, ne me dit pas que tu as lu la presse, toutes ces interview sur lui, sur nous, sur les mages c’est vraiment gênant… Je suis proche de lui et pourtant, je me demande ce qu’il prépare. Et si je dois prendre parti un jour, je ne veux pas que ce soit entre toi et lui.



Peut être que je me fais du souci pour rien, peut être qu’il est juste lui, mais je sens qu’il se trame quelque chose, à l’occasion je devrais sonder un peu les leaders des différents groupes.


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Message Dans Re: Au plaisir de se revoir un jour | le Dim 16 Juil 2017 - 12:27
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Elle ne méritait plus ton attention. Elle ne méritait plus tes pensées, tes réflexions, tes inquiétudes. Delphia avait forcé son entrée dans une partie de ta vie et il était hors de question qu’elle puisse y rester. Une dernière discussion, c’est tout ce qu’elle te coûterait. Une discussion exempte de pouvoir, car tu ne lui faisais plus confiance - et il te fallait savoir, il te fallait comprendre ce qui avait poussé quelqu’un à t’influencer de la sorte. Il fallait que tu saches, qu’importe si tu prenais le risque de retomber là-dedans, car tu ne pourrais pas être tranquille tant que tu n’aurais pas cerné une ultime fois les raisons de son choix. Pourquoi toi, Hadès ? Par simple coïncidence ? Parce que tu habitais là, sur son chemin, et qu’elle avait masqué cette raison banale et ses agissements ignobles derrière un faux intérêt à ton égard ? Tu ne voulais même plus y penser, pas maintenant, pas aujourd’hui, pas avec Isalynn ; et tu notais dans ta tête l’obligation de mettre tout ça au clair une dernière fois. Ta vie prendrait ce tournant, mais une dernière fois peut-être, tu t’accordais la possibilité de graver un nouveau souvenir avec ta filleule qui l’avait tant mérité.

Votre relation avait évolué, c’est vrai, et le récit de sa vie te rappelait comme la sienne avait continué tout ce temps. Était-il arrogant de penser que rien ne changerait en ton absence ? Tu avais aidé Isalynn à grandir et à changer sur bien des points mais ça ne s’était pas fait tout seul : elle avait prit les initiatives par elle-même et bien que tu puisses affirmer avoir été un modèle (sans doute pas le bon, cela dit) tu ne te permettrais pas de dire que tu l’avais changé. Elle avait évolué à la force de son caractère et même si tu disparaissais de nouveau, elle continuerait à avancer. Par ailleurs, ce contact physique t’avait bien découragé de disparaître une seconde fois - bien que ce petit séjour loin de l’école t’ait fait beaucoup de bien. Peut-être qu’elle en avait besoin, elle aussi - tu l’entendais raconter avec un entrain presque dissimulé les histoires sur son nouveau filleul que tu connaissais par toi-même, et tu songeais que tu lui ressemblais davantage maintenant. Il y avait cette observation humaine dans ton regard maintenant, cette part nouvelle de ta personnalité qui te permettrait de comprendre ce qui te manquait auparavant.

Isalynn n’était plus ta filleule mais une personne responsable à qui l’on avait confié l’apprentissage d’une autre personne ; cette pensée t’emplit d’un peu de fierté - et tu te contentais de hausser les épaules, sans savoir quoi dire, car malgré tes progrès, tu restais bien incapable de la conseiller dans le baby-sitting et que de vous deux, elle resterait toujours celle qui se débrouillerait le mieux avec les gens et qui te conseillerait sur le sujet.
Si tu l’avais pu, tu aurais aimé faire preuve des mêmes sentiments à l’égard de sa relation avec Faust - tu ne détestais pas le garçon et leur relation, bien qu’imprévisible et surprenante, prenait une tournure assez sérieuse. Faust et Isalynn était une chose maintenant.

Si cette dernière se confiait à toi sur ses doutes, tu savais que tu étais censé l’aider non pas dans leur relation mais pour comprendre ce qu’il manigançait. Il avait peu de personnes à même de rivaliser avec lui en terme d’intelligence et tu en faisais largement parti. Tu estimais qu’il faisait parti de ton entourage - à défaut d’être un ami - et tu le connaissais assez bien pour pouvoir se mettre à sa place. Dans ta situation actuelle, il était difficile de raisonner convenablement : tu n’étais pas familier avec les événements récents ou l’ambiance alentour (l'état d'esprit des humains normaux) deux éléments essentiels qui détermineraient ta prise de décision, à sa place.

"Je ne saurai dire. Mais je l’ai rencontré en rejoignant Adler et je doute de la sincérité de ses intentions quant au mouvement."

C’était peu, mais ça la rassurerait déjà un peu. Tu n’étais pas conseiller conjugal de toute façon, à moins d’avoir passé le diplôme dans une seconde amnésie - mais ce serait aussi absurde qu’un manchot qui jouerait au basketball.

"Je ne suis au courant de rien depuis mon départ, ou très vaguement. J’ai l’intention de reprendre mes marques avant de faire quoi que ce soit. Cependant, si tu as prévu quelque chose, je te suivrai aussi fidèlement que tu l’as fait pour moi."
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Message Dans Re: Au plaisir de se revoir un jour | le Jeu 3 Aoû 2017 - 12:21
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Au plaisir de se revoir un jour

Feat. Hadès

Hadès confirmait mes doutes en me disant qu’il avait déjà échangé avec Faust en entrant dans son groupe. Mon intuition continue inlassablement d’être la bonne on dirait… Je me demande si à un rapport avec mes pouvoirs psychiques en constante progression. Toujours est il que si Faust l’avais effectivement rencontré ce n’était pas pour rien. Certes, c’est Hadès, il est intéressant et les deux on toujours une idée en tête, mais pourquoi aller l’un vers l’autre ? Tout ça me faisait une impression étrange et je ne voulais pas perdre les rênes une nouvelles fois. Il faudrait que j’arrive à en parler subtilement à Faust, de toute manière j’ai une confiance aveugle en Hadès, il ne me cachera rien. Décidément les Adlers comptent de « grosses personnalités » et il y a une réelle haine qui est canalisée dans ce groupe, c’est presque palpable, on sent les tensions apparaitre chez tout le monde, principalement des A.

-Je n’ai pas de plan précis pour le moment, je me contente de rester sur mes gardes comme toujours. Depuis que je suis passée déléguée et qu’il y a ces histoires de nouveaux groupes, je m’en fais pour les A. Ils sont nombreux à avoir rejoint Faust et les Adlers et certains irradie de ressentiments. Quand aux Voltors, le simple fait que leur chef soit inconnu et que leur bras droit soit un S ne me plait pas non plus. Certains comme Leann pourraient bien laisser des plumes.



Elle à beau faire la fière et prôner l’amour et l’égalité, Prismver ne fonctionnera jamais comme ça. Les gens aiment faire la guerre, se livrer à des débats d’opinion et s’imposer aux autres. Les groupes pacifistes n’ont aucune chance d’en réchapper, même si les D et les C s’en sont plutôt bien tirés dans la guerre des classes. Le même schéma se remet en place et on pourrait même assister à l’avènement d’une nouvelle classe S. Pourquoi n’y aurait il pas un autre groupe de mages tentant de semer la discorde. Je commence même à me dire que la Staunton va vraiment mettre sa vie en péril si elle continue. Au fond je pense que ça à toujours été son but.

-Tu sais, j’en viens à me demander si tout ça ne fait pas parti du plan de la vice directrice. Et si elle voulait attiser la haine et la peur des mages pour la retourner contre eux ? Et si elle voulait exposer nos pires cotés au monde afin de nous condamner ?



Ce raisonnement me fit froid dans le dos. Je me rappelais mon échange avec Mlle Taylor à ce sujet, elle semblait si perdue elle aussi. Après tout les profs sont des mages aussi donc elle ne doit pas leur dire grand-chose. Arriverait-elle à berner Ruthel aussi ? Après tout, elle a bien réussit à mettre un pied dans son école et dans ses bureaux…

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Message Dans Re: Au plaisir de se revoir un jour | le Mer 9 Aoû 2017 - 21:43
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À toi aussi, les groupes ne te plaisaient pas. À toi aussi, ces histoires te semblaient idiotes, sans intérêt, comme une vraie querelle d'enfant alors qu'elles avaient bien plus de dimension que la Guerre des Classes. Tu ne pensais pas tes priorités mauvaises bien que conscient de tes différences car tu possédais la raison, un jugement objectif écartant tout sentiment - un luxe que peu de gens pouvaient se permettre. Les émotions étaient bien trop gênantes et présentes, et bien qu'elles s'étaient amplifiées depuis le retour de tes souvenirs, cette clarification t'avait fait du bien. Tu n'étais plus dans le flou et la découverte de l'humanité : tu connaissais ta personne dans les moindres détails, et si cela te retirait un certain amusement, tu pouvais d'autant plus facilement mettre de côté ton humanité.

Tu ne te faisais plus surprendre par des élans d'émotions ou une gentillesse inapproprié : tu connaissais tes limites et tu n'avais pas peur d'un inconnu que tu avais neutralisé. Tu savais ce qu'il te fallait pour t'adoucir, les extensions à limiter - tu maîtrisais parfaitement ton entité et tu étais plus inaccessible que jamais. L'ancien Hadès aurait sûrement sauté au plafond suite à l'étreinte d'Isalynn par peur des conséquences, dont la pire d'entre elle, la possibilité d'y prendre goût. Te connaissant mieux que jamais, tu savais que c'était impossible. Tu savais qu'il était impossible de faire marche arrière avec ta filleule et de toute façon, tu ne regrettais pas ce lien qui t'avait plus apporté qu'autre chose étant donné qu'elle respectait ta façon d'être.

Tu étais décomplexé. Tu pouvais baisser ta garde sans crainte. Quelque part, tu étais si confortable dans ta façon d'être que tu te sentais même plus à l'aise maintenant que dans la direction du mouvement pro-A de l'époque. La situation était compliquée, c'est vrai, ça ne servait à rien de se mentir ; et le déni n'apportait rien de plus que des sentiments négatifs - et rien de tout ça n'avait sa place.

"Je doute que la vice-directrice ait l'étoffe intellectuelle pour un tel plan. Mais, dans le doute, j'irai à son encontre. Je trouverai un prétexte. Si elle est ainsi... je le sentirai. D'ici-là, partons du principe que cette possibilité n'existe pas."

De la même manière que tu avais senti Will, ou Faust à l'époque. Les prédateurs se reconnaissaient et la vice-directrice n'en étaient pas une : elle appliquait un sens de la justice douteux, mais c'était le sien et elle agissait au nom du bien. Elle n'était pas un prédateur, dans les faits, malgré l'autorité et le pouvoir dont elle disposait. Cette part de la discussion mise-de-côté, tu faisais face au même problème : les groupes formés, et plus largement, le monde extérieur.

"Que les Voltors détruisent les PUMA, ça m'est égal."

Une réponse claire.
Mais ton regard n'était pas teinté de haine, juste de cette réflexion très sérieuse que tu avais quand tu concoctais un plan. Ta décision de laisser tomber les PUMA n'était pas personnelle non plus, mais si ces deux groupes s'entre-détruisaient, ça te faisait ça en moins à gérer.

"De tous, les PUMA sont les plus à l'écart. Leur objectif s'oppose à ceux de tous les autres groupes - ce qui en fait une cible commune. La solution est simple : détruisons-les en premier."
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Message Dans Re: Au plaisir de se revoir un jour | le Lun 11 Sep 2017 - 12:52
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Feat. Hadès

HLe bon vieux temps était revenu, le bon vieux Hadès plutôt. A peine avais j’émis mes doutes sur Staunton qu’il avait prévu de la contrecarrer le moment venu. D’un coup une chaleur familière de diffusa en moi et je sentais un mur se reconstruire tout autour de moi. Il n’était peut être plus mon parrain, mais je me rendais compte à quel point ça protection m’avait manquée. Même si je prônais l’indépendance et qu’au début, je trouvais que c’était le pire parrain possible, sans m’en rendre compte, j’étais devenu confiante grâce à la protection qu’il m’offrait à distance. Mon assurance était née de là, je le voyais maintenant, et quand il à disparut, ce mur s’est détruit d’un seul coup. Je me suis sentie tellement vulnérable et c’est sûrement ce qui m’a fait péter un plomb ces derniers mois.

Je souriais malgré moi et il me fallut un moment pour m’en rendre compte, le regard de Hadès était ailleurs, cela avait duré un instant pour faire la transition mais je le voyais réfléchir intensément à un plan. C’était plus fort que moi, la nostalgie était trop jouissive, nous étions revenus aux grands projets et coups d’états, il cherchait déjà une attaque à mener. Et dire qu’en devenant déléguée, je m’étais promis de ne plus faire la rebelle, d’essayer d’arrondir les angles pour protéger ma classes et éviter les guerres intrinsèques. Mais du coté de Hadès ou du coté de Faust, ma stratégie ne semblait pas porter ses fruits. Peut être étais je faite pour assister l’un ou l’autre dans la discorde au final. Quoi que, je ne pouvais pas dire que Faust m’implique vraiment dans ses affaires, il semble avoir du mal à mêler les deux, comme si je n’avais pas les épaules pour assumer les conséquences. C’était vexant en fait.

-Eh bien, tu fais un retour sur les chapeaux de roue. S’attaquer directement à la classe de la vice ? Ils sont très surveillés tu sais, et puis il y a des gens dans leurs rang que tu ne voudrais pas atteindre, comme Warren par exemple.



Je pensais aussi à Shanilae avec qui je m’étais rapprochée depuis l’histoire entre Seth et Aiden. Les autres membres m’importaient moins, mais je n’avais pas de réels griefs contre eux, même si Leann agaçait tout le monde avec son discours de paix dans le monde. De toute manière quelqu’un finirait forcément par s’en prendre à elle. C’était un coup de grande envergure de dissoudre ce petit groupe d’élève et encore une fois je me posais mille question sur les tenants et les aboutissants.


-Tu compte t’y prendre comment ? Et ne me dit « de l’intérieur » je refuse de porter une de ces cravates noires ! C’est d’un macabre. Je préfère le coté royal du pourpre. A moins que tu ne prévois un retour chez les dorés pour agir plus librement ? Allez avoue le, tu n’aimes pas quand il n’y a plus de cible dans ton dos.



Je m’étais souvent demandé si Hadès n’agissait pas par ennui pour ce qui l’entourait. Il donnait l’impression de devoir son esprit à l’épreuve dès qu’il le pouvait, comme si il voulait toujours rester en alerte. C’est sûrement ça le problème avec les grands esprits, ils ont un besoin constant de se tester.

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Message Dans Re: Au plaisir de se revoir un jour | le Lun 11 Sep 2017 - 22:19
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Les perdants ne devraient pas se battre. Les idiots devraient rester loin des combats. Longtemps, tu avais pensé par cette logique évidente à laquelle tu ne voyais pas de contre-arguments. Longtemps, tu étais persuadé d'être au sommet de la pyramide et ton invincibilité aux jeux vidéo - toujours d'actualité - en était la preuve. Pourtant, ce n'était pas si vrai. Il y avait d'autres adversaires. Il y avait Faust, indéniablement. Il y avait PUMA qui malgré leur idéalisme idiot avait le soutien de la vice-directrice. Il y avait Leann, moins idiote qu'elle était utopique et qui savait argumenter - d'autant que son image innocente jouerait en sa faveur dans un combat où les images avaient tant d'importance. Et à côté de ça, il y avait Isalynn. Il avait Isalynn car elle avait toujours été là, car elle t'avait toujours soutenu quand ça importait le plus et même quand ça ne t'importait pas ; il y avait Isalynn et aussitôt, l'espoir renaissait, au centre de cette fidélité de laquelle tu ne doutais déjà plus. Il y avait Isalynn et tu surchauffais déjà sous les réflexions, mené par une impatience que tu ne saurais t'exploiter. Vous étiez là, tous deux, au terme de retrouvailles toutes fraîches et déjà parés à repartir ensemble pour vous battre contre tous. Pouvais-tu vraiment t'y fier, sans plus de preuve ? Et si elle avait changé d'allégeance en ton absence ? Tu n'avais pas envie d'y penser.

Tu n'avais pas envie de douter. Plus précisément, tu ne voulais pas douter. Tu en étais incapable - parce que si elle, si elle se dressait contre toi, le combat n'avait plus de sens. Si tu étais là, tu pouvais bien en revenir à tes jeux vidéo, retourner t'enfermer dans ta chambre et dans cette solitude dont seule elle et les illusions avaient pu te sortir. Car si elle n'était plus là, la révolution n'avait plus de cœur car tu n'en étais que le cerveau, et car personne plus qu'elle ne saurait s'y investir davantage.
Et ce sentiment aussi, cette humanité aussi t'avait manqué - ces parts que tu assumais désormais, ces parts qui étaient toi, Hadès, ces parts que tu n'avais plus la moindre once de honte à l'idée d'afficher.

"Je ne te séparerai plus de moi par un quelconque stratagème. S'il y a des gens investis que tu apprécies, nous éviterons de nous en prendre à eux - mais si tu veux contrôler ce genre de décisions, il faut que nous lancions notre propre propagande, car chez Adler, c'est Faust qui a la main mise sur ce genre de décisions."

La révélation faisait mal, tu en avais conscience. Tu pris un moment pour la laisser respirer. Fallait-il qu'elle le laisse ou qu'elle reste à ses côtés au risque de mettre d'autres personnes de son entourage en danger ? Le dilemme était dur et tu pouvais le comprendre.
De ton point de vue, il était impossible - et tu préférerais fuir ce choix plutôt que d'avoir à le faire. Du moins, c'était ce que l'ancien Hadès aurait fait, car maintenant, tu savais déjà quelle solution était la plus optimale. Tu pouvais réfléchir en tant qu'humain mais ça ne t'empêchait pas d'avoir ce point de vue stratège exempte d'émotions. Tu restais le Démon Rouge, quoi qu'ils en disent.

"Réfléchis-y, Isa. Je suivrai ta décision à ce sujet."

Et tout changeait, à présent. Tu n'étais plus seul leader car son avis comptait. Isalynn n'était plus ta seule filleule, elle était ton égale. Ta partenaire. Et ça changeait par cette appellation - à présent, votre relation était différente, plus équilibrée, et plus saine ; tu l'espérais.

Tu t'écartais d'elle pour rejoindre la porte, estimant n'avoir pas davantage à rajouter pour le moment. Tu n'étais pas du genre sentimentaliste et il n'y avait pas de plan à construire tant que cette décision difficile, pour laquelle elle avait besoin de temps, n'aurait pas été prise. Ce n'est que lors que les choses pourraient commencer.
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