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 Rouge ardent.

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Message Dans Rouge ardent. | le Jeu 22 Juin 2017 - 15:56
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Elle voulait se prendre un moment, un moment rien qu’à elle, un moment qui lui appartiendrait. Loin du tumulte de l’académie et de l’agitation de la ville en ces beaux jours. L’été venait d’arriver, les examens se terminaient, le soleil planait haut et de tous ses éclats à chaque nouvelle journée. Certains élèves s’apprêtaient à partir pour rentrer chez eux, d’autres se délectaient de leur future tranquillité dans leur bungalow respectif durant les prochaines semaines. Les tensions persistaient entre les différents groupes, mais on ne distinguait pas d’orage à l’horizon. Le temps était bel et bien aux vacances et c’était plus que palpable.

L’après-midi de Clarissa avait été peu prolifique. La chaleur était devenue étouffante et aucune brise rafraîchissante n’avait fait son apparition. Même si elle préférait l’été à l’hiver, cette sécheresse provoquait l’apathie et elle en avait été victime. En effet, elle n’était pas sortie de sa chambre. Ses membres étaient tout engourdis et la fatigue ne la lâchait pas. Aussi, assurée d’avoir obtenu ses examens et de rester en A, elle n’avait plus grand-chose à faire concrètement parlant. Une certaine désinvolture l’habitait. Elle ne faisait partie d’aucun club et ne participait jamais aux camps qui pouvaient avoir lieu. En outre, il avait été décidé que son job d’été ne débuterait qu’à la mi-juillet, lui laissant le temps de s’ennuyer. Cet emploi au planétarium s’annonçait d’ailleurs pas trop mal (elle ne côtoierait les clients que de loin ou sinon brièvement) et ça lui permettait de mettre un peu d’argent de côté. De plus, c’était l’excuse parfaite pour éviter, une fois encore, un séjour chez sa mère et sa belle-famille. Cette-dernière continuait de l’inviter en sachant pertinemment que la réponse serait négative. Si elle entretenait bien un minimum de relation avec sa mère, notamment au travers de quelques coups de téléphones et de visites occasionnelles où elles se retrouvaient toutes les deux, Clarissa ne voyait que très rarement cette supposée nouvelle famille. La mort de son père avait creusé un fossé entre elle et les autres, et malgré les dix années passées, elle ne cherchait pas du tout à le combler. La situation lui convenait. De surcroît, elle n’était pas non plus définitivement coincée à Primsver, son père lui ayant laissé une maison dans le comté de Fingal en Irlande. Puis, elle se déplaçait et voyageait aisément, la distance n’était pas vraiment un problème pour elle. Pour autant, à cet instant précis, elle se languissait terriblement.

En cet après-midi brûlant et estival, Clary était restée sur son lit, lisant, rêvant, dormant ou communiquant de temps en temps avec ses amis par LMS. Mais il était hors de question pour elle de se rendre à la piscine ou à la plage, probablement prises d’assaut. Elle ne fit qu’un seul écart, se téléportant vers le milieu de la journée au réfectoire pour grignoter quelque chose. En réalité, elle semblait attendre le bon moment de montrer le bout de son nez. Fidèle à son tempérament, fonctionnant au gré de ses humeurs et de ses envies, elle avait décidé que ce soir, ce serait son moment à elle, sans trop savoir pourquoi.

C’est pourquoi, elle ne sortit qu’en début de soirée, lorsque l’air était plus frais et l’île plus calme. Elle jugea que c’était le moment idéal. Elle était d’ailleurs dans de bonnes dispositions, chose assez rare pour être relevée. Elle fit donc une chose qu’elle ne faisait jamais ; Clarissa enfila une robe. Elle était d’un rouge intense, un rouge ardent mais élégant, s’attachant au niveau du cou, qui soulignait sa taille fine et dissimulait savamment ses hanches plus larges, en s’évasant joliment jusqu’aux genoux. Elle se chaussa de bottines noires à talon qui n’étaient décidément plus de saison et laissa ses cheveux retomber sur ses épaules. Elle voulait sentir la brise lui caressait la nuque quand le vent soulèverait sa chevelure. La jeune-femme quitta ainsi son antre, prenant soin de s’assurer de ne croiser personne. Elle portait une robe et cela la mettait mal à l’aise. Une fois passé le seuil du bungalow, elle se dématérialisa à l’extérieur de l’académie.

Arrivée à la lisière de la forêt, elle s’engouffra à l’intérieur, empruntant un sentier qu’elle seule semblait connaître. Elle regarda le ciel et constata qu’il se parait de couleurs plus chaudes, tirant sur l’orangée. Elle avait encore du temps devant elle, visiblement. Elle sauta par-dessus une épaisse racine, frôlant l’écorce des arbres du bout des doigts, appréciant le bruissement des feuilles et les bruits si caractéristiques de la forêt. Il lui revint en mémoire certains souvenirs de son enfance, quand elle explorait les landes irlandaises et se racontait des histoires. Elle esquissa alors un sourire pour elle-même. Elle se sentait bien, étrangement à sa place, ignorant le drôle d’instinct qui l’avait poussé jusqu’ici. Clarissa déboucha sur un nid de verdure qu’elle connaissait bien, près d’une rivière, où les grands pins semblaient s’ouvrir sur l’étendue étoilée une fois la nuit venue. Elle retira ses chaussures et s’installa sur un rocher, ses pieds nus battant dans l’eau claire. Elle ferma les paupières, respirant l’air frais, sa robe rouge faisant comme une couronne autour d’elle.

Il eut un craquement. Brusque et sonore. Clarissa ouvrit les yeux immédiatement et comme son animal totem, le chat, elle se redressa en direction du bruit, les oreilles tendues, prête à sortir les griffes. Il eut comme un temps mort, comme si le temps lui-même attendait. Puis surgit des fourrées, le plus grand homme qu’elle n’avait jamais vu, au moins deux mètres et ça, sans exagération. Elle qui ne dépassait pas les 1m60 se sentit incroyablement menue. En plus de ça, il était relativement bien taillé et ses yeux étaient deux perles noires incandescentes. Sa première pensée fût qu’elle le trouvait beau, la seconde consista à s’infliger une gifle mentale pour avoir pensé cela. Pour la première fois de sa vie, elle ne sût quoi dire. Le moment était étrange. Ils se dévisageaient l’un l’autre, en silence, tandis que l’atmosphère qui les entourait paraissait suspendre l’univers entier. Plus tard, elle en attribuerait la cause à la chaleur et à la fatigue. Encore bien plus tard, elle finirait par admettre qu’il s’était bel et bien passé quelque chose à ce moment-là. Cependant, à cet instant précis, elle était encore loin de toutes ces tergiversations.

Elle reconnut en lui un des élèves de l’académie, mais elle ignorait de qui il s’agissait. Tout comme elle, il avait des tatouages sur un de ces bras, mais des pièces bien plus imposantes. Il portait autour du cou un collier en perles et un chapeau bien singulier à son humble avis. Habituellement, elle lui aurait lancé un commentaire mi-taquin mi-sarcastique, mais pour le coup, la féline ne trouvait pas quoi dire. Le pire, c’est qu’elle ne sentait pas agacée d’avoir été dérangé ou impatiente de son manque de réaction. Tout semblait montrer que lui aussi avait sa place à cet endroit, à ce moment bien particulier.
« Tu…cherches quelque chose ? » Elle n’avait rien trouvé de mieux.

C’est alors qu’une première luciole s'alluma entre eux.







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Dernière édition par Clarissa S. McKenzie le Sam 22 Juil 2017 - 19:02, édité 4 fois
Message Dans Re: Rouge ardent. | le Ven 21 Juil 2017 - 0:44
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Puta madre !

Ce n’était clairement pas de cette façon que tu allais retrouver ce que tu cherchais Phoebus, surtout qu’on ne parlait pas d’un objet perdu, mais de ton LMS. T’étais un poil excédé par sa connerie, elle n’avait pas adressée ton message à la bonne personne, faute professionnelle pas si alarmante que ça puisque le message n’était pas non plus intime, voire même très banal en fait ; mais t’es un paranoïaque et donc t’as imaginé immédiatement le pire avec beaucoup de « si » et tu t’es mis à gueuler, en Espagnol, comme les rares fois où tu t’emportes.

Deux heures s’était écoulée depuis que Sneezy avait disparue, juste après votre dispute. Il t’as fallu un moment pour te reprendre, pour redescendre et te dire que tu y étais aller un peu fort, qu’elle était jeune et pleine de vie… c’est là que t’as commencé à la chercher. A l’appeler même, puis t’as fini par demander à des gens s’il ne l’avait pas vue, un lézard à collerette d’Australie sur une île d’Angleterre, même à Prismver, ça ne passe pas inaperçu. Enfin, c’est ce que tu crois Phoebus.
Un gamine, en D si ton souvenir est bon, t’as indiqué la Forêt Étincelante, qu’elle était presque certaine d’avoir vue ton LMS filer à vive allure en direction des bois. Sur le coup elle t’as semblé très sincère et t’as foncé tête baissé dedans… maintenant ça fait bien une bonne heure que tu tournes en rond, plus très certain de savoir comment sortir de ce dédale d’arbres.

Tu ne cours plus, tu marches, regardant les ombres se dessiner au sol, se mouvant au gré du vent et du soleil qui descend. Rarement tu t’es aventuré dans la forêt, le plus souvent c’est sur la plage que tu vas te perdre, exorciser. Plus tu t’engouffres et plus tu penses que c’est joli, délicat et tu t’en veux d’avoir fait autant de bruit au part avant. Le silence est reposant ici, presque religieux, tu as cette sensation de ne pas être seul, mais sans que cela te gènes étrangement, ça te rassure en fait. Comme si tu avais l’impression que la forêt te protégeais.
Soudain il te semble entendre le clapotis de l’eau, le courant d’une petite rivière. Tu décides de t’en approcher, ce n’est pas qu’un lien avec la mer et l’océan, avec l’immensité de l’eau, mais avec l’eau tout court que tu as. C’est risible quand on sait que c’est le feu que t’as dans la peau Phoebus. Un feu qui brûle dans tes origines, qui irradie en ton prénom et qui se consume sous ta peau.

« Crack ! »
Tu te surprends tout seul. Tu as écrasé une branche Phoebus et elle produit un bruit sourd et profond, il semble se répercutait en échos entre chaque arbres de la forêt. Tu as envie de t’excuser, mais à qui ? Une grimace déforme tes traits un instant avant que tu ne te remette à marcher, arrivant bientôt aux berges de la rivière.
C’est là qu’elle t’apparaît, sur son rocher entouré d’un rouge vif qui capture ton œil immédiatement, elle te rappelle les naïades de la Mythologie Grecque, nymphes des courts d’eaux… Tu es incapable de prononcer le moindre mot, pourtant ta bouche s’entrouvre plusieurs fois, mais aucuns sons n’en sort. Tes yeux se promènent de ses jambes fines, ses bras où tu remarque un tatouage, à ses lèvres charnues avant de se perdre à nouveau dans ses prunelles.
Tu sais que c’est une élève, ça ne peux pas être quelqu’un d’autre ? Tu l’espères un peu en un sens… elle est si belle et pas comme toute les filles, elle a ce quelque chose en plus que tu ne t’expliques pas, ce truc qui semble avoir suspendu le temps et la totalité de ta réflexion au même moment. Tes yeux le voient sans le voir, mais sa bouche s’ouvre et soudainement le son en sort, des mots, qui devienne une phrase, une question.
Est-ce que tu cherches quelque chose Phoebus ?
Tu t’apprête à répondre quand tout ton élan se coupe en voyant une luciole s’allumer juste à mis chemin entre vous deux. Ton regard se lève instinctivement vers le ciel avant de se reposer sur elle et pendant un instant, tu oublis complètement sa question.

Je… euh… je… Tu bafouille quand soudain ta mémoire et surtout ton cerveau se remettent en marches. Mon LMS. Je cherche mon LMS, une jeune fille m’a dit qu’elle l’avait vue s’aventurer par ici, mais je commence à en douter fortement.

Une de tes mains été venue se loger dans tes cheveux, à l’arrière de ton crâne, nerveux tu te grattais la tête, regardant autour de toi furtivement, un sourire sincère aux lèvres.

Et toi… tu ? Tes sourcils se froncent un instant avant de se soulever de surprise. Oh mais j’ai dû te déranger ! Excuse-moi, je vais… Tu commences à reculer. Y aller et…

Tu te cogne à une branche d’arbre, ce qui manque de t’assommer. Tu te dis que ce n’est pas possible d’être aussi maladroit, que cette foutue journée n’est clairement pas la tienne et que t’aurais mieux fait de rester tranquillement dans ton lit aujourd’hui. Doucement tu te masse à l’endroit où une bosse allait sûrement bientôt naître et les yeux mis clos tu continue de la regarder en te disant que c’est bien la première fois que tu perds les pédales devant une fille.


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Message Dans Re: Rouge ardent. | le Mar 1 Aoû 2017 - 12:31
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Il a des yeux noirs profonds, où iris et pupille se confondent. Un feu semble les animer. On y distingue un fond de tristesse, d'amertume. Mais c'est l'énergie qui en émane qui prévaut.

Elle s'était toujours moquée des personnes qui disaient que ce qu'elles remarquaient en premier chez quelqu'un, c'était le regard. Elle trouvait ça hypocrite. Jusqu'à lors, elle ignorait qu'un regard aussi sombre puisse être aussi ardent. Elle avait pour habitude de prêter cette caractéristique à la couleur rouge. Cependant, face à lui, ses yeux orageux fixés aux siens, l'ébène de ces prunelles était vivace et brûlant. Cela ne résumait pas qu'à son regard ; son expression, les traits de son visage, son corps, ses mouvements, ce qu'il ne disait pas et ce qu'il laissait voir, tout cet ensemble lui conférait une aura, un charisme. Il était séduisant, elle n'était pas aveugle. Néanmoins, son impression ne reposait pas que sur ça. C'était beaucoup plus intense et pénétrant. Elle se sentait attirée, comme aimantée par lui. Elle en éprouva de la gêne, jamais rien, surtout personne, n'avait suscité en elle, ce besoin, ce désir, de se fondre en quelqu'un. Elle réalisa que ça la rendait vulnérable et qu'elle ressentait des choses. Alors, elle les barricada à l'intérieur d'elle-même et tacha de reprendre contenance, sans se douter un instant, que la brèche restait ouverte et que désormais, elle ne pourrait rien faire pour la combler. Ça allait bien au-delà d'elle-même.

Clarissa se concentra donc sur la voix de l'inconnu. Lui aussi paraissait avoir été pris d'un trouble. Il finit par expliquer la raison de sa présence : son LMS. Il cherchait son lézard en plein milieu d'une forêt. Elle n'était vraisemblablement pas la seule à être déraisonnable et dépourvu de sens logique quand cela concernait ses animaux chéris. Elle ne comptait plus les fois où elle avait fait le tour de l'île, à la recherche d'un de ses précieux chats. Il lui sourit de toute sa franchise et elle pensa à un enfant dans le corps viril d'un homme. Était il conscient de son charme ou agissait il avec un naturel des plus désarmant ? Elle pencha pour la seconde hypothèse lorsqu'il trouva le moyen de se prendre une branche en plein front. C'était tellement absurde et si peu en lien avec l'atmosphère qui les avait saisis qu'elle ne put refréner son rire. Comme d'habitude, il fût sonore et spontané.

« Grand comme tu es, tu devrais te méfier des arbres. Leurs branches risquent de t’assommer de nouveau. » Elle ponctua sa phrase d'un sourire taquin.

Moins préoccupée parce qu'elle avait pu ressentir plus tôt, sa personnalité espiègle et piquante était de retour. Elle le contempla sans honte, sans prendre la peine de dissimuler son amusement et son regard scrutateur. C'est alors qu'il se mit à pleuvoir. Une pluie d'été, légère et fine, sûrement éphémère, mais qui donnait une autre allure au lieu. Elle provoquait des ondulations gracieuses à la surface de l'eau et en tombant sur les feuilles, inventait une musique bien particulière. Clary leva la tête vers le ciel, laissa les gouttes glisser sur ses joues et huma l'odeur si singulière de la végétation mouillée. Les lucioles se faisaient plus discrètes, fuyant l'eau qui tombait du ciel. La jeune-femme quitta son rocher, attrapa ses chaussures et se tourna vers lui :

« Suis moi grande gigue. Je connais un endroit où on pourra s'abriter. Ça ne dura pas mais autant se protéger. »

Elle lui lança un nouveau sourire dépourvu de moquerie mais toujours mutin et s'élança devant. Elle l’entraîna au travers de la clairière, longeant la rivière jusqu'à pénétrer une fois encore dans la forêt. Les arbres faisaient comme des arches au-dessus d'eux, leur épargnant la pluie. L'endroit ressemblait à un lac en version miniature, aux pierres recouvertes de mousse et où des racines épaisses paraissaient s'enlacer. Par endroit, des coins de terres faisaient comme des îlots. Clarissa s'arrêta au bord de l'eau, sauta de rocher en rocher, manquant de glisser une ou deux fois, se rattrapant de justesse à chaque fois, pour finir non loin de hautes herbes, où la nature fait comme un lit de verdure. Elle s'y laissa tomber, ramenant ses jambes sous elle, lançant un regard équivoque à son compagnon resté sur l'autre rive.

« Tâche de ne pas tomber, tu aurais l'air malin. » Cette petite allusion à son accident de toute à l'heure était ponctuée d'un haussement de sourcil narquois. Elle se doutait bien qu'il pourrait la rejoindre en une seule enjambée, mais l'incident précédent, de part sa dimension cocasse, l'avait bien fait rire et elle ne pouvait se priver de lui rappeler.

Elle l'avait trainé là sans trop savoir pourquoi, prétextant un abri contre le temps, sachant pertinemment que la pluie cesserait en quelques minutes. Mais elle se sentait irrémédiablement attirée et si elle ne pouvait ignorer cette attraction, elle préférait conserver une illusion de contrôle en maitrisant les événements. Les lucioles réapparurent, plus nombreuses, plus brillantes encore.

« Clarissa McKenzie. » dit-elle seulement.







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Dernière édition par Clarissa S. McKenzie le Mer 6 Sep 2017 - 10:33, édité 1 fois
Message Dans Re: Rouge ardent. | le Dim 3 Sep 2017 - 17:37
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Un rire résonne. Son rire. Il est sonore, vivace et si spontané qu’il te désarme en un rien de temps. Ton regard se perd à nouveau sur elle, sur les traits de son visage si fins. Sur la beauté totale de son expression. La belle brune te gratifie d’un conseil avisé, prendre garde aux arbres. Ça te fait sourire et cela rejoins son propre rictus amusé. Tu le sens sur toi, son regard brûlant, comme si elle pouvait lire au travers de toi, dans ton esprit et sur ta peau. Comme si elle voyait chaque marques et entendait toutes tes pensées. Pourtant tu doutais qu’elle soit une télépathe. Pourquoi ? Tu ne sais pas vraiment, mais elle semblait ne pas l’être.

Soudainement, la totalité de tes réflexions sans fondement sont coupés. Tes yeux de braise se lèvent vers le gris orageux du ciel. Les gouttes de pluies fines tombent sur tes joues, glissent sur ta peau comme ont pu le faire des larmes il y a longtemps. Quand as-tu pleuré pour la dernière fois Phoebus ? Impossible de t’en souvenir ; en réalité tu ne veux pas t’en rappeler. Le passé ça fait parti de nous, ça nous a construit, mais ça doit rester du passé ; quelque chose qui n’empêche pas d’avancer.
Elle bouge, tu ne le vois pas de suite, mais tu sens le mouvement et ta contemplation du ciel s’estompe pour retourner sur la sienne. Droite, ses chaussures à la main, tu constates Phoebus qu’elle n’est pas très grande, mais c’est une habitude chez toi.
« Grande gigue. » Un rire t’échappe, si bien que tu n’es pas certain d’avoir compris ni même entendu la suite de sa phrase, mais tu comprends rapidement qu’elle t’invite à la suivre ; chose que tu fais, sans te faire prier.

Alors qu’elle marche devant toi, tu profites d’observer ses courbes. Rien de pervers là dedans, c’est totalement normal, t’étais pas non plus entrain de baver, mais elle te disais quelque chose. Son visage tu as déjà dû le croiser, furtivement, mais son nom ne te reviens pas… peut-être tout simplement parce que tu ne le connais pas. Pendant un instant ton regard se détache pour observer l’espace autour de vous. C’est beau. Seule pensé qui filtre de façon claire dans ton esprit. Soudainement elle s’arrête et tu manques de lui rentrer dedans, heureusement ce ne fut pas le cas.

De l’aide ?

C’est ce que tu lui proposes en devinant qu’elle regarde les rochers sortant de l’eau. Pour toute réponse elle se met à sauter de rochers en rochers, manquant de tomber à deux ou trois reprises. A chaque fois tu sentais ton cœur rater un battement, comme si tu allais sauter à sa rescousse avec autant de classe que Superman. Tu la regarde s’installer sur le lit d’herbe de l’autre côté, saine et sauve, son regard te transperçant une nouvelle fois. Elle te met en garde. Tu ne sais pas si tu dois trouver cela mignon ou un peu cynique, tu décides de ne pas y penser plus que cela et te contente de sourire.
Tu es en pleine traversé et il faut avouer que tu as un très bon équilibre pour le coup. Quand tu arrives de l’autre côté de la rive, juste en face d’elle, tu en profites pour lancer :

En réalité, je suis bien plus adroit que ce que j’ai pu démontré tout à l’heure.

Tu n’oses pas dire que c’est en partie de sa faute si tu t’es cogné. C’est trop tôt pour avouer ce genre de choses. Doucement tu te laisses tomber sur l’herbe, t’asseyant en tailleur, ton regard à la cherche du siens. C’est quelque chose qui peut s’avérer gênant il est vrai, mais tu aimes ça regarder les gens dans les yeux, y voir les lueurs changeantes selon les émotions.
Clarissa McKenzie.
Tu te le répètes en boucle, pour être sûr de t’en souvenir, mais quelque chose en toi sait déjà que cet exercice habituel pour tenter de mémorisé un nom est totalement inutile avec elle. C’est comme si le son de sa voix l’avez marqué au fer rouge dans ton esprit.

Phoebus Zafón, enchanté.

Les secondes s’égrainent, tu les laisses faire, profitant du silence, de la douce plus, des lucioles qui reviennent et de son regard, de sa présence. Il se passe quelque chose, il faudrait être idiot pour ne pas s’en rendre compte, tu le sens, mais tu ne sais pas mettre un nom sur cela. Délicatement, tu te penches un peu en arrière, reposant sur tes coudes.

Dis-moi Clarissa, tu ne serais pas en A par hasard ?

Cette impression de l’avoir déjà aperçue, tu te dis que cela ne peut être que dans les couloirs et puisque que les A et les B on cours au même étage, tu te dis… que de toute façon elle n’est pas dans ta classe et que c’est la seule explication pour ne jamais avoir fait attention avant, du temps où tu étais un E.
Un rayon de soleil filtre tout à coup, ton regard se lève.
La pluie a cessée.


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Message Dans Re: Rouge ardent. | le Mer 6 Sep 2017 - 11:34
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Phoebus.
Ce n’était pas un prénom ordinaire. Il était plus qu’évocateur. Porter la forme latine du nom du Dieu Soleil Apollon, ce n’était pas donné à tout le monde et ça ne manquait pas de panache. De plus, on pouvait difficilement nier que ça lui allait comme un gant. Brillant, vif et chaleureux.
Elle pensa alors à sa première impression de lui ; elle avait justement employé le mot solaire. Ça prenait encore plus de sens à ce moment précis.

« Phoebus Zafón » répéta t-elle doucement, comme pour elle-même.

Ça lui plaisait. Ça sonnait agréablement à ses oreilles et elle le prononçait avec une certaine forme de délectation. Il possédait visiblement le don de mettre de la magie dans les choses les plus simples. Clarissa se sentait irrémédiablement attirée vers lui, par ce qu’il dégageait, par tous les éléments, même les plus minimes, qui constituaient sa personne. Quelque chose était à l’œuvre et la dépassait totalement.

S’il était lui aussi troublé, il le dissimulait bien. Son regard incandescent était fixé sur elle et il ne cillait pas. Il était viscéralement franc, même dans ses attitudes. Elle le trouvait entier, sincère et droit. Ils étaient peut-être fait du même alliage, mais c’était bien la première fois qu’elle se sentait incapable de soutenir un tel regard en continu. Elle eut encore cette fugitive impression de vulnérabilité. Sa carapaces, ses piques, son sourire narquois, tout étaient surfait. Aucun jeu, aucune fausseté, n’avaient sa place ici. Elle se mordit brièvement la lèvre inférieure, légèrement préoccupée par le bouleversement émotionnel qu’elle pressentait. Elle n’avait jamais très bien réagi aux changements, aussi positifs soient ils. Elle sortie de ses pensées au son de sa voix. Il était aussi perspicace, vraisemblablement.

« C’est bien deviné » lui concéda t-elle avec une moue mutine. « Je suis effectivement en A. J’entame ma dernière année. » Elle crut bon d’ajouter cette dernière phrase comme pour justifier que leur présence, à tous les deux, était plus que respectable. En outre, elle ne voulait pas qu’il la prenne pour une petite fille. Singulière idée fixe. Son apparence menue avait tendance à induire en erreur et cette fragilité qu’elle ressentait en sa compagnie, lui faisait perdre de sa superbe. Du moins le croyait elle. Elle en devenait presque maladroite, c'était ridicule.

C'est à cet instant que mère nature lui offrit une échappatoire. La pluie cessa et la lumière filtra de nouveau entre les feuilles. Le ciel de début de soirée commençait à se faire plus sombre et les lucioles plus nombreuses. Installés sur leur petit ilot de verdure, un doux silence ponctuait leur conversation. Ils se dévisageaient longuement, comme dans l'attente d'un signe. Clarissa n'appréciait guère cette sensation d'oubli, de perte de contrôle. Il lui faisait ne plus s'appartenir avec ses cheveux d’ébène et son sourire d'ivoire. L'effet qu'il produisait sur elle était terrible. Prise à son propre piège, sa personnalité féline tendait vers la fuite alors que son corps n'esquissait pas le moindre geste pour partir. Elle voulait rester, juste ne pas se l'avouer. Son naturel spontané et impatient reprit alors le dessus.

« C'est difficile de croire qu'on ne s'est jamais croisé jusqu'à ce soir. J'ai une drôle d'impression » avoua t-elle presque piteusement. Elle se pencha vers lui, pince sans rire : « J'espère que tu n'es pas une apparition. » En même temps spirituelle et enfantine, elle admettait que le moment était particulier. Elle optait donc pour la dérision.

Puis, toujours sujette à de brusques changements, elle ajouta : « Tu es très beau. » Ce fût dit le plus simplement et le plus honnêtement possible. Prononcé le plus sérieusement du monde, c'était plus profond que ça en avait l'air. Ce n'était pas que physique, c'était bien plus que ça. Il n'était pas question de sa seule apparence mais de ce qu'il était, de tout son être qui s'imposait à elle et la laissait perplexe. Elle n'était pas dans son domaine de compétence, il n'y avait rien de concret dans tout ça. C'était purement sentimental, purement émotionnel. Par cette courte phrase, elle exprimait à la fois ses certitudes et son angoisse d'être percée à jour et touchée par une seule et unique personne. Son tempérament irlandais, partagé entre superstition et pragmatisme, la faisait hésiter : Phoebus était il une malédiction ou une bénédiction ? La seule chose qui lui apparaissait comme évidente, c'est qu'il était important, et que par je-ne-sais-quel mystère, il était destiné à compter.

« Je te préviens que si tu me dis que je suis belle aussi, je te noie dans la rivière. » bougonna t-elle comme une enfant.

Si jusqu'à présent il ne la jugeait pas folle, ce devait surement être le cas désormais. Tant pis, elle irait s'enterrer dignement après son départ. Après tout, c'était lui qui la rendait encore plus vacillante.

En effet, Clarissa savait mieux que personne comment rompre la magie.







Mord. Entame. Use. Attaque. Détruit. Ronge. Blesse. Pique. Croque. Déchire. Écrase. Mâche. Démolis. Broie. Consume. Abat.
Séduis.


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