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[FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel]







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 [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel]

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Message Dans [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mar 4 Juil 2017 - 18:19
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You break the bridle to make losing control easy
feat. Ezéchiel Prince
date. début juin



Tu avais attrapé sa main, fort, peut-être trop fort, un peu violemment, tournant le dos à Crane et à ses petits chiens, tournant le dos aux regards, aux gens qui vous observaient, tournant le dos à toute cette attention dont tu n'avais pas l'habitude, qui te mettait mal à l'aise. Tu avais attrapé sa main, fort, peut-être trop fort, un peu violemment, l'emportant avec toi dans les couloirs, lui faisant descendre les marches. Tant pis pour les cours, tu n'y pensais pas vraiment, tu ne pensais plus vraiment, jusqu'à arriver aux salons, jusqu'à ce que tu pénètres dans l'un d'eux, fermant la porte, t'appuyant dessus après avoir fui comme un lâche. Tu prends quelques secondes, quelques courts instants pour calmer ta respiration un peu trop rapide à cause de l'énervement, à cause de tout ce qu'il venait de se passer, tout ce qu'il venait de se dire. Ça te met dans tous tes états, Killiam, tu n'as pas l'habitude d'être le centre d'attention, tu n'as pas l'habitude que les gens s'arrêtent autour de toi, observent ce qu'il se passait ; tu n'as pas l'habitude d'être le centre d'attention et tu n'aimes pas ça.

La respiration enfin calme, tu te rends compte que tu tiens toujours la main d'Ezéchiel et tu te racles la gorge, la lâchant un peu trop violemment. Tu es violent, ces temps-ci. Violent, fuyard. Tu es tout ce que tu détestes habituellement, toi qui prêche le contrôle de soi. Tu te mords la lèvre inférieure après l'avoir humidifié de ta langue et tu murmures, détournant le regard :

— Désolé j'ai... paniqué, je crois.

C'était soit ça, soit tu lui mettais ton poing dans sa gueule, à Crane. Tu le détestais, il te mettait dans un état de haine que tu ne contrôlais pas, rien que de voir sa tête, de parler de lui t'énervait et tu te forces au calme. Tu te décales de la porte du salon vide, comme pour lui laisser la place pour sortir s'il le souhaitait. Il le souhaitait forcément, les cours allaient commencer... Toi, tu avais besoin de calme avant d'y aller, d'y retourner.

— Désolé de t'avoir embarqué là-dedans, j'ai pas réfléchis et tout et... enfin, tu peux y aller, si tu veux. Désolé.

Tu t'excuses beaucoup, Killiam, peut-être trop, ce n'est pas dans ton habitude, ce n'est jamais toi qui t'excuses, jamais toi qui demandes pardon, tu es trop fier pour ça ; mais là, tu as l'impression qu'il le faut, tu l'as embarqué dans cette histoire, tu l'as tiré avec toi alors qu'il aurait pu rester au quatrième étage, son cours allait sûrement commencer d'ici peu de temps, comme le tien. Ah, dans quelle merde t'étais-tu foutu, Killiam ? L'emporter avec toi, le tirer dans les couloirs, à la vue de tous, ne pas te contrôler, de pas contrôler les battements effrénés de ton cœur qui semble s'amuser à se mettre dans tous ses états quand il est là. Respire Killiam. Après tout, ce n'est que lui.

Et c'est peut-être le fait que ce soit lui qui te met dans tous tes états.  



Dernière édition par Killiam Kenneth le Jeu 6 Juil 2017 - 0:31, édité 1 fois
Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mar 4 Juil 2017 - 19:54
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Et tu courais. Un pas devant l’autre. Un, deux, trois. La semelle de ses chaussures raclant le sol à mesure que votre course s’engrainait. Les doigts coincés entre les tiens, il lui semblait que ta force lui pulvériserait les mains. Il n’avait pas très bien suivit, tout s’était très vite précipité et le regard des autres élèves ainsi que l’agitation lui semblait loin derrière lui alors que ses cheveux s’agitaient, ses jambes suivant la cadence sans vraiment comprendre comment ; précipitant sa respiration.

Il ne comprenait pas. Il ne comprenait plus.

Et pourtant son cœur semblait battre toujours plus fort ; plus vite que prévu.

Tu étais partit mais pas sans lui – depuis quand jouez-vous à ce petit jeu ?

Le bruit d’une porte qui se ferme et il sursaute, redressant la tête, toujours à tes côtés alors que tu semblais à ton tour plongé dans les méandres dans ton esprit, surement à la recherche de la logique de tout ceci. Il clignait bêtement des yeux, alors que les derniers événements le secouaient toujours, lui brouillant le cerveau sans réussir à en tirer quoique ce soit de censé.

Soudainement, tu finis par rejeter vivement le contact, déliant vos mains comme si tu t’étais brûlé et, trop perdu, il ne réagit pas plus que ça – saisissant, bien trop tard, une émotion douce amère ; étrangère.

Hébété, il fixait sa main alors que tu exprimais des excuses dont il n’arrivait pas à prendre conscience. Ta prise soudaine de distance le fit cependant réagir, reposant ses prunelles sur ton dos, te brûlant du regard, alors que, toujours silencieux, il t’écoutait à nouveau.

Immédiatement, il fronça les sourcils, se mordillant distraitement la lèvre, la tête penchée dans un signe d’incompréhension. Il laissa couler ses deux orbes sur le sol de la pièce, s’imprégnant du silence soudain qui avait suivit tes paroles.

Il n’était pas en colère contre Crane - après tout, il avait l’habitude. L’habitude aussi de se montrer, de ce genre de situation et bien pire encore. Il savait cependant, que c’était loin d’être ton cas et il se surprit à se demander, si à force de rester avec lui, il t'entraînait peut-être dans quelque chose que tu ne voulais pas. Il repoussa cette idée et inspira, reprenant contenance – tu avais besoin de lui.

( n'est-ce pas ? )

Il fit un pas en avant, puis un deuxième et revint à ta rencontre, aussi proche de toi que la décence le permettait, approchant sa main, lentement, doucement, pleine d’hésitation avant de la reposer mollement contre lui. Essayant de saisir ton regard alors que sa bouche s’ouvrait, déliant sa langue sans avoir la moindre idée des mots qui s’y écouleraient.

non… t’excuses pas, t’as pas à t’excuser, ça me saoulait aussi alors… t’as bien fait, je pense ? même si je te dis pas le nombre de ragot qu’on va se taper maintenant… grimaça-t-il légèrement alors que sa voix se faisait aussi faible et douce que possible. enfin, on s’en fout. beau kidnappage en tout cas… j’ai cru m’voir dans un film… fun. souriait-il et sa bonne humeur était sincère.

Tu lui avais donné une porte de sortie mais il ne souhaitait pas la prendre. Bien heureusement, sa cravate bleu s’expliquait par sa rigueur en cours mais il s’avait aussi faire la part des choses et, parfois, il y avait des choses plus importantes que jouer les bons élèves

tu étais resté avec lui à cette soirée
il se devait de rester avec toi pour cette journée

Sans pouvoir se refréner plus longtemps, il déposa sa main sur ton avant-bras, agrippant faiblement le tissu et ce geste n’avait absolument rien d’amical – et il le savait. Or, vous étiez-là tout les deux, dans cette salle sans personne d’autre pour être dérangés et il avait beau tout donner Killiam, tout faire pour ralentir les battements de son cœur, les papillons dans son ventre et ses idées littéralement déplacés, il n’y arrivait pas – il n’y arrivait plus.

Il avait envie de te demander comment faire, comment faire pour que ça cesse, comment faire pour que tout redevienne comme avant, comment faire pour oublier cette myriade de sentiments, comment faire pour que tu le regardes et l’embrasse enfin.

hein ?

eh… ça va aller, ok ?

depuis quand jouez-vous à ce petit jeu ?

à celui qui tombera le plus éperdument amoureux ?


_____________________________________

don't worry babe
i'm here
Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mar 4 Juil 2017 - 20:37
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You break the bridle to make losing control easy
feat. Ezéchiel Prince
date. début juin



Qu'est-ce qui se passe dans ta tête, Killiam ? Qu'est-ce qu'il est en train de se passer, actuellement, Killiam ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ton cœur bat si vite, pourquoi tu n'arrives pas à te calmer, pourquoi tu as pris sa défense devant Crane, pourquoi tu t'es mis devant lui, le protégeant de toutes ces conneries ? Pourquoi tu as agis sans réfléchir ? Pourquoi ton corps a bougé tout seul ? Pourquoi tu as fuis avec lui ? Pourquoi l'as-tu emmené avec toi, serrant sa main dans la tienne alors que tu aurais pu tout simplement détourner les talons, partir, le laisser derrière ? Pourquoi ne l'as-tu pas laissé derrière ? Tu n'y comprends plus rien. Calme les battements de ton cœur qui semble ne pas vouloir s'arrêter, qui semble vouloir s'enfuir de ta cage thoracique.

Sa main se pose contre toi et tu te détends sous le geste. Il ouvre la bouche et les mots en sortent doucement, lentement et un rire t'échappe un peu nerveusement. Les ragots. Tu n'y fais jamais attention, tu n'y as jamais porté attention, tu les as toujours ignoré, effacé d'un geste de la main, d'un soupir las ; toutefois, tu n'allais pas pouvoir effacer les ragots d'aujourd'hui, ne pas y porter attention, car ils seront sûrement vrais, car ils porteront sur Ezéchiel et toi, et qu'il y avait clairement quelque chose entre Ezéchiel et toi. Tu n'étais juste pas encore prêt à le voir en face, à le croire véritablement, à l'accepter, tout simplement. Pas encore. Petit à petit, l'idée se formait, germait dans ton esprit, fleurissait lentement, mais sûrement. Et bientôt, tu te l'avoueras, bientôt, tu pourras y croire... mais pour le moment, tu n'assumes rien, tu n'es pas d'accord avec tout ce qu'il se passe dans ta tête, le repousse un peu plus loin, fais comme si ce n'était pas grand chose, rien de bien important, quelque chose de superficiel.

Ses doigts attrapent ton avant-bras, resserrent le tissus entre eux et tu relèves le regard vers lui alors qu'il s'approche de toi. Tu le détailles, peut-être un peu trop, puis sa voix coupe de nouveau le silence et tu te contentes de hocher la tête avant de t'asseoir sur l'accoudoir d'un fauteuil, l'attirant prêt de toi en même temps, sans même t'en rendre compte, sans même faire véritablement les gestes pour, c'est seulement comme si ça devait se faire.

— Ouais, ça va aller. C'est juste...

Tu soupires, las. Ta main libre vient emmêler tes cheveux, frotter ta nuque et ta langue vient humidifier tes lèvres avant que tes dents viennent les mordiller. Tu reprends après avoir cherché les mots justes, sans les trouver... alors ta voix est un peu hésitante, un peu basse, et ton regard le fuit, se pose sur un tapis :

— J'aime pas être le centre d'attention comme ça. Ça me met mal à l'aise... et puis Crane est... ah. Tellement horripilant. T'aurais pas été là, je lui aurais foutu sa tête dans le mur, littéralement.

Ton regard trouve le sien après un énième soupir. Ta langue vient humidifier tes lèvres de nouveau, tes dents viennent les mordiller, encore. Tu es... mal à l'aise, gêné, sans trop savoir pourquoi. Si Ezéchiel n'avait pas été là, tu aurais envoyé ton poing dans la gueule de Crane sans hésitation. Si Ezéchiel n'avait pas été là, tu t'en serais un peu plus foutu, du regard des autres. Si Ezéchiel n'avait pas été là, tu n'aurais pas hésité à être convoqué chez n'importe quel prof ou même chez la vice. Mais tu n'as tout simplement pas osé le mettre dans cette situation là, tu n'as pas voulu qu'il soit dans cette situation.

Tes doigts viennent déposer une légère caresse, une légère pression à l'intérieur de son poignet avant de retomber sur tes genoux et tu te racles la gorge. C'est ta façon à toi de lui dire merci d'être là, merci d'être resté. Tu n'es tout simplement pas assez doué pour que les mots traversent tes lèvres, pour que tes gestes le montrent réellement. Mais au fond de toi, tu espères qu'il comprendra, un peu, qu'il se rendra compte.

Peut-être même, qu'il s'en rendra compte avant toi.  

Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mar 4 Juil 2017 - 23:45
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Et il se retrouve là, posté devant toi après t'être assis, les pieds bien ancrés au sol alors que son air se faisait toujours un peu plus incertain, sa bouche tordue dans une moue indéfinissable tandis que ses yeux ne lâchait pas tes lèvres du regard, avec l'irrépressible envie de les manger à son tour -  loin l'envie de s’asseoir cela dit, le simple fait d'être là, prêt de toi, lui convenait amplement.

(( et puis on lui avait souvent dit - que rester debout faisait grandir ))

j'aime pas être le centre d'attention comme ça. ça me met mal à l'aise... et puis crane est... ah. tellement horripilant. t'aurais pas été là, je lui aurais foutu sa tête dans le mur, littéralement.
fis-tu finalement en posant enfin ton regard dans le sien. Il te regardait, toujours sans dire un mot, encore un peu déboussolé de l'atmosphère étrange qui s'écoulait entre vous deux en ce moment, de cette proximité qui lui faisait tourner la tête et de ses nouveaux sentiments dont il ne savait quoi en faire. Il te regardait de ses grands yeux, plongeant dans ce gris dont il connaissait la couleur par cœur, détaillant ce qu'il voyait avec l'impression d'être abominablement  perdu.

Son intérêt dévia à nouveau alors que tu te triturait les lèvres et il avait envie de mourir  tant l'envie lui prenait aux tripes, tant le besoin de remplacer ta langue par la sienne lui foutait clairement des sueurs froides - et le simple fait que cela soit tout nouveau, ne l'aidait pas à y voir clair. De plus, il sentait ta gêne, il la sentait, presque palpable comme s'il aurait pu la toucher du bout des doigts et, réciproquement, il se sentait gêné sans pour autant que cela soit visible de l'extérieur, seulement en son fond intérieur.

Ainsi, il aurait voulu parler, te rassurer une nouvelle fois, faire il ne savait quoi te délivrer de ce malaise dont il se savait être la source - qui d'autre après tout ? A l'instant où cette pensée le traversa, il se demanda - pourquoi ? Cependant, il n'eu pas plus le temps de méditer sur la question qu'il sentit une faible caresse sur sa peau et le geste était si doux, si délicat et si étrange, qu'il sentit ses poils de hérisser alors que sa peau prenait la chair de poule. Il abaissa une nouvelle fois ses yeux dans les tiens, coula son regard plus bas comme pour s'assurer qu'il ne se trompait pas, puis, tout bêtement, redressa à nouveau la tête, répétant l'action, en t'observant encore.

ce n'était pas la première fois

Alors, cette fois-ci, il y répondit, sans plus y réfléchir ceci-dit. Laissant son index effleurer tes doigts, crochetant un de ses derniers comme ne voulant pas le lâcher, le tout sans briser le contact visuel alors que son cœur battait toujours plus fort - pouvais-tu l'entendre ? Allais-tu dégager tes doigts ? Comment savoir alors que lui-même ne comprenait pas ce qu'il était entrain de faire ? La seule pensée qui lui traversait, c'était qu'il ne se savait pas à ce point gay  - et ça le fit presque rire puis, la seconde d'après, ça le mortifia intérieurement, jusqu'à le faire déglutir.

ouais... il est chiant... et il reprit une voix plus assuré, comme pour se donner du courage à lui-même alors qu'il ne savait pas ce qu'il foutait. lui casser la gueule changera rien, les trois quarts du bahut veulent lui casser la gueule mais ça sert à rien de t'épuiser pour un type pareils, fit-il en roulant des yeux, alors laisse couler ok ? j'veux pas qu'tu t'foutes dans la merde pour ce mec.

Étrangement, il reposa son poids sur son autre jambe, lui donnant un aspect bancale alors qu'il ne lâchait pas ton doigts, regardant ailleurs alors que c'était à son tour d'être mal à l'aise et, la raison était toute simple :

et désolé... je sais que c'est pas ton truc d'être montré en spectacle... j't'ai pas aidé sur ce coup là... j'ai pas pu me retenir avec ce petit con et... comme c'est dans mes habitudes... aaah, il se fustigea lui-même, grimaçant alors que de sa main libre il fouillait dans ses cheveux, essayant de se redonner contenance.

c'était pas cool.

c'était sa façon à lui de s'excuser.

_____________________________________

tien bon,
ne lâche pas
Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mer 5 Juil 2017 - 11:32
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You break the bridle to make losing control easy
feat. Ezéchiel Prince
date. début juin



Tu le détailles, le fixes, ne lâches pas son regard du tien. Tu le regardes baisser les yeux sur tes doigts, tu le regardes déglutir et tu aimerais détourner le regard, tu aimerais arrêter tout ça avant que ça ne commence vraiment, tu aimerais arrêter tout ça, même si tu ne sais pas vraiment ce que c'est, même si tu n'arrives pas à le définir réellement, entièrement. C'est du flirt, Killiam. Tu es en train de flirter avec lui, tu es en train de lui montrer que tu tiens à lui, bien plus que tu ne voudrais le dire, bien plus que tu ne l'assumes, bien plus que ce que tu aurais pu le penser. Tu aimerais arrêter tout ça, parce que ça commence à s'installer dans ton esprit, parce que ça commence à faire sa place, petit à petit, parce que tu ne veux pas te rendre compte, parce que tu préfères nier comme tu sais si bien le faire. Tu veux arrêter tout ça, mais c'est déjà trop tard. Tu ne t'en rends juste pas encore compte, Killiam. Tu ne l'assumes pas encore, Killiam. Tu ne veux juste pas y faire face.

Mais peut-être qu'au fond de toi, tu ne le nies pas entièrement.

Son index s'accroche au tien, continuant d'échanger ce long regard dans ce long silence, qui est soudain, ni gênant, ni bizarre, ni embarrassant. Tu n'as ni mouvement de recul, ni cette sensation bizarre d'être brûlé. Tu es simplement bien, et tu ne veux pas réfléchir au reste. Tu ne veux pas penser aux conséquences de ce qu'il se passe là, actuellement. Parce qu'il y aura des conséquences, parce que si tu n'y réfléchis pas maintenant, dès que la journée sera finie, dès que tu seras dans ton lit, ton esprit va carburer, ton cerveau va se tourner dans tous les sens pour chercher une explication logique à tout ce qu'il se passe entre vous. Mais il n'y a pas d'explication logique à ce vous. Depuis quand y avait-il un vous ? Tu chasses ces pensées rapidement, tu n'y réfléchiras pas maintenant. Plus tard.

Tu l'écoutes, te contentes de hocher la tête. Oui, il faut laisser couler, mais tu n'y arrives pas. Le fait qu'il est menacé Théa, le fait qu'il se pavane dans les couloirs comme si le sol que ses pieds foulaient lui appartenait, le fait qu'il soit simplement présent... ça te mettait dans une colère noire, violente, terrible. Et qu'il s'en prenne à Ezéchiel et Théa ? Non, c'était trop, vraiment trop. Puis il s'excuse et tu souris légèrement, haussant les épaules, répondant en laissant ton regard vadrouiller dans le salon, se déposer ici et là sur les meubles.

— Bof tu sais, c'est moi qui ai démarré au quart de tour. T'as juste assuré mes arrières finalement.

Et ton regard retrouve le sien, lui souris, un peu trop tendre, un peu trop doux. Ton regard glisse ensuite sur vos doigts, sur les tiens que tu bouges légèrement, qui viennent jouer avec les siens. Qu'est-ce que tu es en train de faire, Killiam ? Pourquoi n'assumes-tu pas ? Pourquoi quand tu sortiras de cette pièce, tu feras comme si rien ne c'était passé, comme si rien n'était réel ? Comme si tout se passait dans une autre réalité, dans une intimité impossible à retrouver ? Tes doigts lâchent enfin les siens après avoir joué avec un instant, après les avoir effleuré, touché, caressé légèrement. Tes mains se lient entre elles, entre tes genoux et tu restes silencieux, ne sachant pas trop quoi dire, ne sachant pas si tu pouvais vraiment ouvrir la bouche sans que ça ne paraisse forcé, sans que tu ne cherches à combler le silence, ce silence que tu apprécies tant habituellement.

Tu as cette envie bizarre de le tenir une nouvelle fois, tu as cette envie irrépressible de le toucher, de l'avoir près de toi. Tu es à cette frontière insaisissable entre l'envie et le besoin, entre le déni et le rejet. Tu es à cette frontière insaisissable entre lui et toi, et entre vous. Tu n'arrives pas à comprendre, tu n'arrives pas à mettre des mots sur toutes ses pensées contradictoires qui filent dans ton esprit, qui le remplissent et s'y emmêlent. Tu n'arrives pas à savoir ce que tu souhaites, ce que tu désires ; à mettre des mots sur ce qu'il se passe actuellement, sur ce qu'il se passe depuis quelques temps, depuis cette soirée qui a été un déclencheur, comme le début d'un compte à rebours vers ta destruction, vers l'acceptation. Tu ne sais pas. Tu n'es sûr de rien, ne ne sais plus quoi faire, quoi dire, quoi penser. Alors tu t'y refuses, tu fuis, encore, toutes ses pensées incompatibles et incohérentes, toutes ses pensées violentes et tendres.

Peut-être les accepteras-tu un jour.
Pour le moment, tu t'y refuses simplement.  

Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mer 5 Juil 2017 - 15:45
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- feelings -
(( my heart does a little "!" when i see u ))


I
l y avait ce truc, ce je-ne-sais-quoi, cette chose qui se tissait entre vous sans que vous en ayez la moindre emprise. Alors qu'il t'observais, il ne pouvait plus le nier plus longtemps et le fait que tu ne le rejetais pas, le confortait dans son idée ; plus rien n'était anodin, il y avait quelque chose, il en était certain.

Tandis qu'il hochait vaguement la tête à tes propos, totalement englué dans ton regard comme si plus rien n'avait d'importance, il se détendit sans même s'en rendre compte en calquant à nouveau ton attitude. Il n'y avait rien de plus à ajouter pour ce qu'il venait de se passer et actuellement, ça lui passait bien au dessus de la tête ; préférant nettement se complaire dans ce silence partagé.

L'instant n'avait rien de gênant, c'était confortable et pourtant, il n'aurait pas du l'être, - il le savait. C'était indéniable maintenant, il était certain de ses sentiments même s'il ne savait pas vraiment quoi en faire ni comment se comporter avec toi, même si tout le prenait de court et qu'il avait la désagréable impression de ne plus avoir le contrôle sur quoique ce soit. Au final, c'était agréable. Il en avait marre de se prendre la tête avec ça. Marre de tourner autour du pot sans trop savoir pourquoi, marre de se questionner encore et toujours sur le tambourinement de son cœur et plus que tout ; marre de se prendre la tête alors même que ça ne lui ressemblait pas.

Tu l'as transformé, Killiam. Tu as fait de lui quelqu'un qu'il n'est pas vraiment, ou peut-être que si, il ne sait plus exactement. Il ne se complique pas la vie, habituellement, il inspire et avance sans se soucier du reste mais à présent, tu es là, devant lui et il a l'impression de faire n'importe quoi, ou, plus franchement, de réfléchir pour rien. C'est loin d'être dans ses habitudes et ça lui plaisait de moins en moins. Il n'est pas du genre à se languir, Killiam, il est du genre à tout prendre sans rien partager, à se permettre des choses dont il n'est pas permit, à mener son monde du bout du nez.

Or, à présent, c'est toi qui a les commandes. Sur son cœur, sur sa tête et même sur son corps et plus il y pense, plus ça le rends malade. Malade d'avoir cette désagréable impression de ne plus être lui-même, si ce n'est un gamin perdu qui lorgne sur son camarade de classe à la recherche de n'importe quoi, de quelque chose, de ce truc, de ce lien qui s'est ficelé bien malgré vous.

Et alors qu'il t'observait toujours, il pouvait se l'avouer, avouer ses trois petits mots qui lui brûlait la langue. Ce je t'aime qui lui tordait l'estomac depuis des jours, ce je t'aime qui allait surement t'effrayer, ce je t'aime qui s'était construit entre vous. C'était ça, ce truc, ce "je ne sais quoi. "


mais il ne pouvait pas le dire killiam
parce que, je t'aime, semble être une phrase bien simple
pourtant, il y a une véritable question derrière ces trois petits mots

une question qui demande,

et toi,
est-ce que tu m'aimes en retour ?

Il ferma les yeux une demi seconde, une demi seconde qui lui suffit à se reprendre, à faire son choix, une demi seconde où il inspira. Puis il ouvrit les paupières avec la ferme intention de se reprendre en main, redevenir ce gamin insupportable et insaisissable pour délaisser cette mièvrerie qui ne lui correspondait pas.

alors ok, tu lui plaisais
mais à quoi bon chercher
s'il se perd lui-même


Il fit quelque pas avant de se laisser tomber sur le canapé, son corps se relaxant plus que de raison et, derrière ses prunelles fermées, derrière son inspiration, il avait l'impression de se retrouver et ça le fit sourire. Il déposa sa tête contre toi, sans la moindre hésitation, toujours dans ce silence si confortable qui s'était installé.

a p a i s é

- je sais qu'il se passe quelque chose. entre nous. je sais et je sais que tu le sais... bien malgré lui, les commissures de ses lèvres se levèrent en formulant cette phrase. même si on fait genre que non.

ezéchiel, c'est un boulet de canon
une saveur douce-amère qui arrache le palais
le genre de personne qui laisse une trace indélébile
qui griffe, qui mord, qui fait du mal sans moral
ezéchiel, il se retrouve un peu beaucoup
passionnément

mais juste... là, genre, j'crois j'me suis un peu paumé dans tout ça et que j'suis un peu troublé. alors ça me saoul, au point de me filer la migraine à force de trop penser, juste... juste, on peut rester là, genre, un peu ? avant de sortir pour revoir tout ces cons ? s'teuplaît. finit-il en gémissant en espérant te faire abdiquer, enfonçant un peu plus sa tête contre toi, les yeux toujours fermés, l'air calme et plus serein qu'il n'ait jamais été depuis des jours, les mains mollement posées sur ses cuisses alors que plus rien ne lui importait.


à part toi
Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mer 5 Juil 2017 - 17:21
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You break the bridle to make losing control easy
feat. Ezéchiel Prince
date. début juin



Effleurements tendres, caresses timides, frôlements doux, regards presque amoureux. Le regard vagabondant, les pensées vadrouillant où bon leur semblent. Silence absolu entre ce lui et ce toi, entre ce vous incompréhensible et perceptible, palpable et tangible, existant par quelques effleurements, quelques caresses, quelques frôlements, quelques regards amoureux. Une immensité de pensées violentes, de pensées brûlantes que tu chasses, que tu enterres au plus profond de toi, te perdant dans toutes ces contradictions que tu acceptes et refuses à la fois.

Tu fermes les yeux quand il se décale, qu'il se laisse tomber sur le canapé qui te semble si confortable et tu glisses de l'accoudoir à l'assise, t'enfonçant dans les coussins, rejetant ta tête en arrière, tes prunelles glissant sur les arbres de la cour intérieure à travers la fenêtre. Tout est confortable, agréable. Le silence, sa présence tout contre toi, cette aisance que vous aviez l'un envers l'autre en ce moment même. C'est agréable de sentir le poids de son corps contre le tien, de ne pas réfléchir à toutes les conséquences de tes actes, de tes caresses timides, de tes regards appuyés. Ce confort est un luxe que tu t'autorises, que tu apprécies. Et tu l'apprécies d'autant plus avec lui. Autre pensée que tu devras approfondir un jour ou l'autre, que tu devras éclairée d'une bonne volonté, et non pas cacher d'une mauvaise foi sans pareille.

Sa voix vient détruire ce confort tendre, ce silence agréable, cette aisance entre vous. Sa voix vient tout briser, te fait te tendre d'un coup. Il met des mots sur ce que tu n'as pas encore véritablement compris, il met des mots sur ce que tu n'as pas accepté. Et ton cœur tambourine si fort, si brutalement dans ta cage thoracique que tu es persuadé qu'il peut l'entendre, qu'il peut le sentir. Tes mains se font moites, soudain, et tu te forces au calme, tu te forces à ne pas quitter la pièce dès ses premiers mots, dès sa première phrase.

Je sais qu'il se passe quelque chose. Entre nous. je sais et je sais que tu le sais... Même si on fait genre que non.

Un quelque chose, un vous que tu n'es pas prêt à accepter, un vous qui semble si réel quand il en parle, mais que tu fuis parce que tu n'as jamais voulu vraiment mettre des mots sur ce qu'il se passait, sur ce que tu faisais : tu ne l'acceptes pas, tu n'as jamais voulu l'accepter, et quand il reprend, tu as l'impression que tu vas le détruire si tu pars, tu as l'impression que tu vas le détruire si tu fuis, si tu écoutes ton corps, ta tête, qui te hurlent tous les deux de t'enfuir, de partir, soit en riant, comme si c'était une mauvaise blague, soit sans un mot. Juste fuir, avec la violence qui te définit tant, avec la peur au ventre de ne plus le revoir, avec la tristesse de briser ce quelque chose que tu n'acceptes pas, mais que tu ne veux pas casser, déchirer, morceler.

Il est paumé, troublé et bordel, qu'est-ce que tu aimerais avoir le courage de lui dire que tu l'es tout autant, si ce n'est plus. Il est paumé, troublé, et bordel, se rend-il compte de ton état actuel ? De tes pensées incontrôlables et indomptables ? Il est paumé, troublé, et toi... toi, Killiam, tu es au bord du précipice, aux limites de cette nouvelle réalité qui te terrifie, que tu refuses, que tu nies du plus profond de toi-même.

Juste... juste, on peut rester là, genre, un peu ? Avant de sortir pour revoir tout ces cons ? S'teuplaît.

Tu sens son corps se rapprocher du tien, son visage s'enfoncer un peu plus contre toi, et si tu avais le courage d'accepter tout ça, peut-être que tu te détendrais, peut-être que tu glisserais ton visage dans le creux de son cou, que tu soupirerais d'aise et que tu te laisserais aller contre lui. Peut-être que si tu avais le courage d'accepter qu'il y avait bien un quelque chose indéfinissable, peut-être que tu glisserais ta main dans la sienne, que tes lèvres frôleraient sa peau, que ton souffle viendrait à la rencontre du sien. Peut-être que, si tu avais le courage d'accepter ces sentiments incontrôlables, alors, peut-être que tu t'abandonnerais dans ses bras. Peut-être.

Mais tu n'acceptes pas.
Tu n'en as pas le courage.
Tu n'es pas encore prêt pour ça.

Juste... juste, on peut rester là, genre, un peu ?

Tu aimerais tellement, Killiam, tu aimerais tellement pouvoir rester là, retrouver le confort, le silence agréable, sa présence confortable tout contre toi, cette aisance que vous aviez l'un envers l'autre il y a quelques minutes à peine. Tu aimerais tellement rester là, Killiam, toute une partie de toi voudrait rester là, toute une partie de toi voudrait que tu restes là, que tu t'acceptes, que tu acceptes ce qu'il se passe entre vous ; mais toute une autre partie, bien plus forte, bien plus importante n'accepte pas, le refuse, le nie si fort, si violemment, si brutalement que tu n'arrives pas à détendre tes muscles, à te laisser aller. Et ça te donnerait presque envie de pleurer de nier tout ça, de le refouler si profondément en toi.

— Désolé je...

Tu ne sais pas combien de temps il t'a fallu pour que ces deux mots traversent la barrière de tes lèvres, pour qu'ils remontent dans ta gorge si sèche et serrée. Tu ne sais même pas comment tu as fais pour articuler ces quelques syllabes qui t'ont semblé si difficiles à articuler. Ton dos se redresse, quitte le confort du canapé et tes avant-bras s'appuient sur tes cuisses. Ton cerveau tourne à mille à l'heure, semble chercher quelque chose à dire, quelque chose à faire, mais tu n'y arrives pas, tu ne sais ni quoi dire, ni quoi faire : tu es perdu, Killiam. Il te perd et tu le détestes tellement pour ça. Tes mains tremblantes arrivent à tes cheveux qu'elles emmêlent, rejettent en arrière, avant que tes jambes, tout aussi tremblantes sans que tu ne t'en rendes compte te portent et te lèvent. Tu déglutis, ne lui fais pas face, tu n'en es pas capable d'un coup.

Et tu as cette envie de fuir, cette envie de rester, cette envie de te tourner, de te détourner. Tu as cette envie de lui dire oui, et ce besoin de le repousser. Tu as cette envie de l'avoir contre toi, ce besoin de le toucher.

Et tu as cette peur de l'embrasser.

Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mer 5 Juil 2017 - 18:36
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S
ans pouvoir se retenir plus longtemps, un rire glissa sur ses lèvres, raisonnant dans sa gorge avec une justesse sans pareils alors que ses yeux se fermaient, juste pris dans l'instant alors qu'il t'observait te démener, alors qu'il sentait son cœur se brouiller, alors qu'il savait que c'était synonyme de rejet.

Et il mourut, si vite arrivé, ses paupières se relevant alors qu'il t'observait avec malice, le coin de sa bouche relevé dans un rictus qui lui était propre, il se redressa légèrement, posant ses coudes sur ses genoux, ses propres doigts s'entrelaçant alors qu'il ne te lâchait pas du regard, buvant chacune des émotions qu'il pouvait ressentir alors même que tu n'osais le voir. S’imprégnant de chacun d'eux comme s'ils étaient nouveaux alors même qu'il les connaissaient par cœur - il commençait à te connaître Killiam et il mentirait en se disant ne pas être déçu.

- je comprends, t'inquiète. fit-il simplement, où plutôt, il te comprenait en un sens, bien que ça soit tout nouveau. Il comprenait cette envie de partir, cette envie de fuir, il comprenait l'agitation qu'il te prenait, il comprenait la peur, l'incertitude, parce que, finalement, il vivait la même chose.

- je t'obligeais pas à rester, et il haussa les épaules, regardant sur le côté alors que son ton semblait indiquer tout le contraire, en plus y a cours bientôt, tu devrais y aller. Il finit par s'étirer à la manière d'un chat, tout en reprenant : j'voulais pas te mettre mal à l'aise.

et ça, c'était un mensonge.

Puis, il posa sa tête contre l'accoudoir du canapé, s'affalant un peu plus jusqu'à tendre les jambes, déposant sans vergogne ses chaussures sur le cuir alors qu'il reposait son regard brûlant sur ta petite personne ; ignorant les pulsions si fortes qui lui brisait la cage thoracique.

- pardon. et il ne semblait bien loin d'être véritablement désolé, peut-être juste simplement fatigué alors qu'un rire plus doux s'échappait à nouveau, refermant les paupières avec cette envie de ne plus les ouvrir.

la vérité killiam,
c'est qu'il est terrifié
mais il préfère encore mourir
plutôt que de te le dire


- j'crois que je vais rester là, un peu... souffla-t-il finalement en basculant sa tête sur l'accoudoir, sans plus te voir alors qu'il fixait bêtement le mur, plongé dans une léthargie toute nouvelle, endiguée par la fatigue, le stress et tout le reste. Il était bien, là et il comptait le rester encore un peu, que tu restes ou pas et, quand il franchirait les portes, quand il reviendrait dans ses couloirs, il avisera.

et lui aussi, mourait de t'embrasser.

Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mer 5 Juil 2017 - 19:03
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You break the bridle to make losing control easy
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date. début juin



Son rire te détruit, il te brise le cœur, littéralement. Tu te mords la lèvre si fort, continuant de lui tourner le dos, continuant de le fuir, continuant de nier tout ce qu'il se passait. T'es en train de vous tuer, Killiam. Toi, ton déni, ton refus, ton rejet, c'est en train de le fissurer, c'est en train de te fissurer, de briser ce vous que vous aviez construit à coup d'insultes, à coup de pleurs, à coup de rires, à coup de réparties, de regards et de caresses. T'es en train de détruire tout ça, Killiam, parce que tu n'assumes pas, parce que tu n'es pas prêt pour tout ça, parce que t'es égoïste. Tes doigts se nouent derrière ta nuque, tirent quelques mèches de cheveux trop longues qui s'emmêlent si bien au teint de ta main pâle, encore abîmée, encore déchirée.

Tu détruis tout sur ton passage, Killiam.
T'as détruit ta main, t'as cassé Théa, t'as fissuré Ezéchiel.
Tu détruis tout sur ton passage.

Mais tu ne peux pas te permettre de vous détruire, tu ne peux pas te permettre de partir, de fuir comme ça, comme si de rien n'était, comme tu as fuis ce jour-là, dans la salle de musique. Tu ne peux pas te permettre de fuir une nouvelle fois, alors qu'il vient de te dire explicitement les choses, alors qu'il vient de mettre des mots, même s'ils ne sont pas encore justes, même s'ils sont encore flous... il a mis des mots sur ce quelque chose, sur ce qu'il se passe, sur ce que tu nies, mais que tu sais. Tu ne peux pas te permettre de fuir ça, Killiam, pas après qu'il ait pris la responsabilité d'ouvrir la bouche, de découvrir la vérité, de la mettre au jour.

Il t'incite à partir, mais tu te contentes de serrer un peu plus ta nuque entre tes mains, de regarder le sol, de lui tourner le dos, tes neurones semblant être foudroyées par tu ne savais quoi. Tu es perdu, tu es paumé, tu ne sais pas quoi faire. Tu sais qu'il ne faut pas que tu partes, tu le sais, mais tout ton corps te hurle le contraire, tout ton corps te hurle de fuir ; tu ne le veux pas. Tu l'entends se mouvoir contre le canapé, mais jamais tu ne te tournes pour le regarder, parce que tu ne sais pas encore si tu es prêt à lui faire face. Tu es clairement pas prêt à lui faire face.

Putain. Putain, putain putain.
Putain de merde.

T'es terrifié, perdu, comme le petit Poucet, sauf que t'as pas tes cailloux blancs pour retrouver le chemin, il faut que tu le retrouves tout seul, il faut que tu trouves le chemin et il y en a des dizaines, tu ne sais pas lequel choisir, tu ne sais pas lequel est le bond. Tu as peur de t'enfoncer encore plus dans le déni, ou de te mettre au jour alors que tu n'es pas encore prêt. Tu es terrifié, Killiam, terrifié par de simples sentiments incompréhensibles, par des pensées destructrices.

Et il s'excuse, et tu as envie de lui dire que c'est trop tard. Il demande pardon, et tu as envie de lui hurler que tu ne le pardonnes pas, que tu le détestes, que tu le hais pour toutes ses pensées incontrôlables qu'il te fait avoir. Il demande pardon et tu as envie de pleurer, parce que c'est toi qui n'assume pas, parce que c'est toi qui devrait demander pardon, pas lui. Et malgré ta fierté, même ça, tu le sais. Il te dit qu'il reste là, et toi, tu ne bouges pas non plus, parce que tu es décidément perdu dans ces pensées, perdu dans ces sentiments, perdu dans ces envies et besoins contradictoires : tu n'arrives à rien contrôler, tout est indomptable, et tu détestes ça.

Tu le détestes si fort, tellement fort.

T'as le cœur au bout des lèvres, t'as l'impression que tes tempes font des siennes, que tout ton être se liquéfie sans que tu ne puisses rien y faire. Que faire ? Que dire ? Quoi faire ? Pourquoi ? Quand et comment ? Tu n'arrives plus à réfléchir, mais tu sais qu'il ne faut pas que tu partes, si tu pars maintenant, Killiam, tout sera fini, et tu ne veux pas que ça finisse. Tu ne sais pas ce que ce ça signifie, mais tu ne veux définitivement pas que ça s'arrête, que ça se stoppe si brutalement. T'es pas prêt pour ça. T'es encore moins prêt pour ça que pour faire face à ce qu'il se passe maintenant.

Alors tu fais face.
T'es pas prêt à le faire, mais tu t'y obliges.

Tu es surpris de le voir allongé, et tu ouvres la bouche, la refermes, tes bras retombant mollement le long de ton corps. T'es pas prêt pour ça. Tu ne sais pas comment lui faire comprendre, tu ne sais pas comment le lui dire, comment... comment ? T'es pas prêt à le perdre, t'es pas prêt pour ça, clairement pas.

— J'suis pas prêt pour ça.

Ça. Tu humidifies tes lèvres, les mordilles, perturbé, gêné, totalement perdu dans ce que tu ressens, dans cet amalgame de sentiments contradictoires. Tu te détestes tellement de ne pas arriver à être clair sur ce qu'il se passe dans ta tête.

— Je suis désolé je... je suis juste...

Un soupir t'échappe, une main vient emmêler tes cheveux et tu cherches son regard, le détailles un moment, le fixes avant que tes yeux ne cherchent un meuble auquel s'accrocher.

— J'suis pas prêt pour ça.

Et tu as l'impression que ces mots sont vides de sens, qu'il ne les comprendra pas. Tu aimerais lui dire tout ce qu'il se passe dans ta tête, le lui faire comprendre pour qu'il sache tout ce que tu penses, tout ce que tu ressens, tous ces sentiments violents et puissants, tendres et amoureux.

T'es juste totalement perdu.
Et totalement pas prêt non plus.

Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mer 5 Juil 2017 - 20:05
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I

l se détourne une nouvelle fois, reposant ses deux orbes dans cette grisaille si rassurante et il se surprit à y voir une myriade de choses dans le fond de tes yeux, comme si tu y dévoilais bien plus de chose que tes paroles qui, à priori vide de sens avait bien plus de signification pour lui qu'on ne pouvait le croire. Tes prunelles avaient quelques choses de rassurant
dans ce monde saturé de couleurs ; quelque chose d’immuable, de vrai, de certain. Il avait la certitude de leurs teintes, de cette lueur qui y dansait comme ballonnée et il pouvait croire à ce qu'il y voyait - sans qu'une voix semblable à sa conscience lui répète qu'il se trompe, qu'il a tord alors même que ce n'est pas sa réalité.

Il écoula l'instant puis son air se fit plus tendre, plus doux alors qu'il te détaillait toujours avec cette avidité déplacée mais qu'il assumait entièrement à présent.

- moi non plus.

Et peut-être qu'il essayait de te rassurer plus qu'autre chose.

- je veux dire... et il se redressa, brisant le contact, ramenant ses jambes de façon à ce qu'elle soit légèrement pliées, ses mains sur le canapé alors qu'il sentait l'accoudoir dans son dos, ...j'ai pas dit que j'étais prêt à quoique ce soit non plus et en plus, je te demande rien, genre ? fit-il en souriant faiblement, tout en te jetant un regard. être prêt à quoi de toute façon ?

à t'aimer ?

- j'dis juste, qu'on peut pas ignorer c'qu'il se passe. qu'on le comprenne pas ou j'sais pas, voilà... et il haussait les épaules comme si ça ponctuait sa phrase. c'est pas le soucis et j'crois que j'm'en fout de le comprendre, de toute façon, j'crois que je l'ai intégré maintenant. poursuivit-il en riant faiblement, amenant ses doigts pliées contre sa bouche avant de soupirer longuement, las - fatigué ; exténué.

- j'attends rien de toi killiam... juste... j'en peux plus de me prendre la tête avec ça et... au moins ta réponse prouve que j'suis pas le seul à délirer grave. j'demande rien, juste, on peut pas faire une trêve ou je sais pas... juste... arrêter d'y voir du mal à... à ce truc. finit-il par dire en vous désignant tout les deux d'un geste rapide de l'index alors qu'il prenait son visage dans ses mains, imageant sa fatigue - et peut-être en profitait-il pour ne pas te regarder ou peut-être même pour se cacher.

- pourquoi on devrait forcément fuir, killiam... ou en avoir peur... est-ce que c'est mal, ce qu'il se passe ?

et sa voix n'avait jamais été aussi basse.

Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mer 5 Juil 2017 - 20:26
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Lui non plus, Killiam. Lui aussi, il est perdu, lui non plus, il est pas prêt, lui aussi il est totalement paumé. Respire, Killiam, respire. Tu te contentes de l'écouter, de le regarder et déjà, tu as l'impression que c'est trop, déjà, tu ne supportes pas ces mots, déjà, tu as cette envie irrépressible de fuir, c'est plus fort que toi. Et il te demande. Être prêt à quoi ? Et tu as envie de lui répondre à tout ça, à ce qu'il se passe là, à cette conversation, à ce truc, ce machin, tous ces sentiments que tu exècres. Et il te dit qu'il peut pas ignorer, que vous pouvez pas ignorer et tu secoues légèrement la tête de gauche à droite. Oui. Oui tu pouvais ignorer encore, parce que t'étais pas prêt pour avoir cette conversation, t'étais pas prêt pour tout ça.

Merde.

Il a raison de dire que c'est du délire, il a raison de dire que vous délirez. C'est du délire, ce qu'il se passe, c'est pas réel, c'est impossible, tu refuses de le voir, de le comprendre, tu voulais l'ignorer encore. T'étais pas prêt à accepter cette chose entre vous, ce truc indéfinissable, ce quelque chose bien plus important que tu ne voulais le croire.

— Pourquoi on devrait forcément fuir, Killiam... ou en avoir peur... est-ce que c'est mal, ce qu'il se passe ?
— Oui ! réponds-tu au quart de tour, sans même lui laisser le temps de finir véritablement sa phrase, ta voix trop forte d'un coup.

Non. Non, ça l'est pas.

— Non c'est pas... c'est pas mal, c'est pas ce que je voulais dire c'est... aaaah.

Tu te mords les lèvres, tes mains agitées passent dans tes cheveux, les emmêlent, frôlent ta nuque. Tu te mordilles de nouveau les lèvres, tes mains retrouvent tes jambes, puis tes cheveux, tes poches enfin, tes cheveux de nouveau et tu soupires. T'étais pas prêt pour cette conversation, tu l'étais pas du tout, tu ne voulais pas l'avoir, tu ne voulais pas te rendre compte de tout ça, pas maintenant. Pourquoi c'était si compliqué, d'un coup ? Pourquoi vous ne pouviez pas rester au moment où rien n'était dit, où vous profitiez simplement de l'instant.

— Pourquoi tu dois toujours parler, tout le temps ? Pourquoi tu peux pas juste... juste attendre ? Pourquoi tu peux pas... putain. J'suis pas prêt pour ça, okay ?

Et tes mains s'agitent, semblent montrer cet espace vide entre vous alors que tu continues :

— Pour cette conversation, pour cette merde entre nous, okay ? J'suis désolé, mais j'peux pas. J'peux pas en parler si facilement que toi, j'peux pas mettre des mots sur les choses comme ça alors que je comprends même pas ce qu'il se passe dans ma tête. Mais toi, toi faut toujours que tu parles putain.

Et tu balances un peu ta colère contre lui, toute cette frustration de ton incompréhension.

— J'avais juste envie de profiter trente secondes sans que tu... sans qu'on... putain. Putain.

Et tu détournes le regard, mords tes lèvres un peu trop fort et tu te demandes combien de temps encore tu vas tenir, avant de fuir.

Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mer 5 Juil 2017 - 21:05
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E

t il tique, il fronce les sourcils en te fusillant du regard, sans un mot alors que tu déverses ta colère, alors que tu lui brises le cœur d'un revers de main - si facilement, si stupidement. Et il aurait pu se croire dans une tragédie romantique à mesure que la conversation s'avançait, à mesure que la situation stagnait. Il avait la furieuse envie de te foutre son poing dans la gueule, Killiam ; avec la rage au ventre et l'coeur au bord des lèvres.

- tu sais quoi, killiam ? ta gueule, juste, ta gueule. crachât-il soudainement avec un dédain tout juste retrouvé alors que sa langue claquait sur son palais.

Il reposa les pieds au sol et se redressa, s'obligeant à relever la tête pour te regarder alors que sa taille lui criait actuellement, de te foutre un coup violent dans l'entre-jambe pour savoir si oui ou non tu étais pourvut de couille.

- tu voulais encore profiter ? bah tu sais quoi, va te faire foutre, va bien te faire foutre. si tu crois que ça m'amuse de parler de tout... ça, c'est que t'es vraiment qu'un petit con égoïste. continua-t-il sur le même ton.

Il avait beau exagérer ses gestes, se donner des airs pour aller dans son sens, manipuler finement pour acheminer une conversation, ses paroles étaient véritablement honnête et ça le foutait dans une rage sombre de faire tant pour rien.

- c'est bien parce que t'allais jamais oser en parler que j'me suis porté volontaire. le pire ? le pire dans tout ça c'est que j'te demandais même pas d'avoir une réelle implication, j'me disais que JUSTEMENT on pourrait apaiser la situation.

Il leva les deux mains en l'air, imageant des guillemets alors que son visage se faisait toujours si blessé - pour "profiter" de ce genre de moment, sans en avoir la trouille.

- mais compte pas pour moi pour fermer ma gueule et continuer ce délire pour que monsieur profite sans en avoir rien à foutre de ce que je pourrais ressentir perso. putain, mais... et ses épaules s'affalèrent en t'offrant un regard désabusé et peut-être déçu, ...pourquoi tu veux toujours compliquer le truc alors que je te demande rien, juste d'accepter le fait qu'il y ait un truc. et à présent, sa fatigue était réelle.

- ... t'es chiant, et son ton semblait dire tout le contraire alors qu'il s'adoucissait, reprenant son visage entre ses mains alors qu'il frottait ses paupières, toute la colère soudainement partie pour laisser place à une grande lassitude, j'ai pas envie de m'engueuler avec toi là... tu peux pas juste comprendre que je tiens à toi ?

et sa voix était si tendre dans le silence de la pièce.

Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mer 5 Juil 2017 - 21:24
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Oui, ferme ta gueule Killiam, c'est mieux. Ferme ta gueule, arrête de l'ouvrir, arrête de tenter de lui expliquer tout ce qu'il se passe dans ta tête parce que tu n'arrives pas à le faire, tu n'arrives pas à lui faire comprendre. Il se lève, te fait face et continue. Encore. Comment ça, encore ? Tu as l'impression qu'il te dit que tu profites de la situation, tu as l'impression qu'il te dit que tu profites de lui et tu as un mouvement de recul. L'insulte te fait serrer les dents et tu attends le reste. Tu n'ouvres plus ta gueule, Killiam, tu te la fermes. Dès que tu l'ouvres, tout part en couille, tout part n'importe comment, tout se brise et déchire.

Et tu continues de l'observer, tu continues de détailler son visage blessé par tes paroles, blessé par toi ; alors tu te tais, alors tu ne dis rien, alors tu attends et tu subis. Au fond de toi, Killiam, tu as envie de pleurer. Au fond de toi, t'as envie de fuir, de t'enfuir, d'aller trouver refuge dans ton lit, sous ta couette, et de ne plus jamais en sortir tellement tout ça te rend malade, tellement tout ça te tord l'estomac. Il te demande d'accepter, et c'est bien ça le problème, t'es pas prêt à accepter, t'es pas prêt à accepter tout ça. Pourquoi est-ce qu'il va si vite, pourquoi ne veut-il pas comprendre ? Pourquoi tout était si compliqué d'un coup ?

Et sa voix, plus calme ensuite, sa question qui te semble rhétorique. Et tu continues de le regarder, tu continues de le détailler, observant son visage las et fatigué, fixant dans ta mémoire ce visage blessé par ta peur, par ton déni, par ton refus.

Tu peux pas juste comprendre que je tiens à toi ?

Tu as envie de lui dire que c'est réciproque, tu as envie de lui dire que toi aussi, tu tiens à lui, mais les mots ne sortent pas, tes mains semblent figées et tu te mords la lèvre, trop fort, le sang vient chatouiller tes papilles et tu humidifies ta lèvre fendue de ta langue. Tu pensais que tu lui avais fais comprendre, tu pensais que tu le lui avais assez montré, par tes gestes, par ta présence, par ton inquiétude à propos de lui. Tu pensais que tu lui avais montré que tu tenais à lui, plus que tu ne tenais à la plupart des gens, qu'il était spécial, sans que tu n'arrives à l'accepter totalement. Alors pourquoi... pourquoi c'était si compliqué ? Tu ne voulais pas le blesser, Killiam. Mais regarde, tu blesses tout ce que tu touches, tu blesses tout ce que tu approches.

— J'entendais pas profiter au sens où tu l'entends. Je voulais pas profiter de toi. Je voulais pas te blesser. J'ai jamais voulu le faire. Je suis désolé. Tellement désolé.

Tu hésites à attraper ton sac à côté du canapé et partir, mais peut-être a-t-il d'autres choses à dire, peut-être a-t-il quelque chose à ajouter... mais tu as l'impression qu'il a tout dit, tu as l'impression qu'il n'y a rien à rajouter, rien à réparer sur ce que tu venais de briser avec une facilité déconcertante.

— Je vais y aller. Le cours doit avoir commencé.

Et pourtant, tu ne bouges pas.
Peut-être espères-tu qu'il te demande de rester ?

Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mer 5 Juil 2017 - 22:02
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I
l se laissa retomber sur le canapé, cachant son visage dans le creux de ses coudes alors qu'il s'allongeait à nouveau, étendant une jambe pour garder l'autre pliée tout en lâchant un soupir de désespoir alors que tu comptais t'en aller, tu comptais fuir - comme avant, comme si irrémédiablement vous veniez de repartir au point de départ, avant que tout cela ne commence.

- ok. et il ne dit rien de plus car après tout, tu lui avais bien fait comprendre que lui aussi il devait fermer sa gueule malgré ses efforts - qu'il parlait trop et mal, pas comme il faut.

Il ne comptait pas bouger, peut-être rester là toute la journée, se porter malade juste pour avoir le luxe de dormir le plus longtemps possible. Il te laissait partir si tu le voulais, la discussion n’amenait à rien et, à présent, si tu voulais quelque chose, il semblait qu'il t'avait assez fait comprendre que tu devrais te débrouiller une fois passé ses portes ; qu'il ne serait pas là à te courir après - sauf qu'il avait la trouille que tu te barres à jamais et qu'au final tu disparaissais.

- bon cours. poursuivit-il laconiquement, la mort dans l'âme sans se dégager de sa cachette avant de laisser retomber mollement l'un de ses bras, se couvrant avec l'autre, sans oser te regarder partir, sans oser entendre le claquement de la porte, sans oser se dire, que, peut-être, tu n'étais déjà plus là ; il se sentait tellement idiot et ça lui faisait tellement mal.

- plus vite tu te barres, plus vite tu seras libre pas vrai ? chuchota-t-il à lui même, dans l'incertitude face à l'idée que tu te trouvais peut-être toujours là.

- si c'est le cas, ça serait p't'être mieux que t'arrêtes de me côtoyer.

et il avait envie de vomir.

- alors casses-toi.
Message Dans Re: [FINI] You break the bridle to make losing control easy [Ezéchiel] | le Mer 5 Juil 2017 - 22:27
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Putain. Putain putain putain. Putain de putain de merde de putain. Tu serres les dents, les poings dans les poches de ta veste et tu te taperais la tête contre le mur si le mur était plus proche. T'as le cœur détruit, il bat si fort dans ta cage thoracique que tu as l'impression qu'il va en sortir. Il faut que tu dises quelque chose, mais tu es tellement pas doué avec les mots, tellement gauche avec eux, tu n'arrives jamais à dire ce que tu penses, ce que tu ressens dans ce genre de moment.

Ses derniers murmures te fendent le cœur et tu le regardes sans oser bouger, sans oser partir. Tu ne veux pas partir, mais tu ne sais pas quoi faire pour lui dire que tu veux juste... apprécier l'instant, apprécier ce que vous êtes pour le moment. Tu es perdu, tellement perdu, tu flippes, t'es terrifié. Putain.

Tes jambes bougent enfin, elles ne tremblent plus ; tes mains elles, par contre, tremblent. Tu t'approches du canapé, t'accroupis devant lui et tes doigts s'approchent des siens, s'arrêtent... puis effleurent les siens doucement, comme si tu avais peur qu'il te repousse brusquement. Tu le fuis, puis tu le suis, et c'est un cercle vicieux duquel tu n'arrives pas à sortir, tout simplement parce que t'es pas encore prêt pour ça. Tu recules tes doigts, les poses sur le cuir à côté des siens et tu déglutis, te mords la lèvre inférieure. Tes lèvres s'entrouvent, se referment alors que tes yeux sont fixés sur vos doigts, pas si éloignés l'un de l'autre.

— Tu veux que je parte ?

Et le sous-entendu est assez compréhensible : tu veux que je disparaisse de ta vie ? Tu es ce genre de personne, Killiam, ce genre de personne qui s'efface s'il se trouve en trop, s'il se trouve de trop. Et là, aujourd'hui, tu te trouves de trop. Tu as l'impression que c'est allé trop loin, trop vite, que vous aviez brûlé des étapes, que vous veniez de vous brûler les ailes et que vous étiez en train de vous noyer dans une immensité d'eau salée.

Ta voix est bien trop calme, bien trop douce, comparé à tout ce qu'il se passe dans ta tête. Tu es terrifié à l'idée qu'il te dise oui... terrifié à l'idée qu'il te dise non. L'affirmative vous blessera un temps. La négative vous détruira certainement. T'as pas envie de partir, t'as pas envie de le laisser, t'as pas envie de tirer un trait définitif sur ce quelque chose incompréhensible, que tu n'acceptes pas encore. Les doigts de ton autre main viennent jouer avec une mèche de ses cheveux et tu déglutis avant de te reculer définitivement, de mettre de la distance entre vous en t'asseyant par terre contre la table basse, si loin de lui.

— Je suis désolé...

Désolé d'être toi, désolé d'être perdu, désolé de ne pas pouvoir lui donner ce qu'il souhaite, même si ce n'est qu'un rien du tout, même si ce n'est qu'une acceptation. Tu es désolé de ne pas pouvoir le faire, et tu es désolé de l'avoir mis dans cette situation.

Finalement, Killiam, mieux vaut peut-être que tu disparaisses, que tu quittes cette pièce et que tu arrêtes de le côtoyer. Peut-être que ça vaut mieux pour lui, pour toi sur le long terme, tu n'en sais rien. Tu as juste l'impression que c'est la chose à faire maintenant. Et c'est la chose que tu fais quand tu attrapes ton sac pour quitter la pièce, définitivement.

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