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Get over it - [PV : Nar']




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 Get over it - [PV : Nar']

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Message Dans Get over it - [PV : Nar'] | le Sam 8 Juil 2017 - 21:23
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“Step up pal, you're about to GET MESSED UP.”

Le souffle qui franchissait ses lèvres sonnait comme un glas aux oreilles des vermines grouillant tout autour du Fauve, dont les yeux usuellement mi-clos étaient grands ouverts, presque exhorbités, imprégnés d'une lueur froide et féroce, d'une sombre splendeur. Comme en transe, ses épaules avachies, sa démarche nonchalente et désinvolte disparaissant au profit d'une posture conquérante, dominatrice. Cela transparaissait même dans l'atmosphère ambiante, qui se chargeait d'une tension électrique et malsaine, l'ambiance crépitant comme en précédant l'arrivée d'une tempête. Où était passé l'Écossais innocent et passif qui errait dans cette rue comme tous les soirs, tardivement, mains dans les poches de son blouson en cuir ? Dans la pénombre étouffante du milieu de soirée, une chasse prenait forme.

Son expression placide demeurait. Seulement, elle contrastait désormais affreusement avec son regard féroce. Hermétique à tout sentiment, détaché de la réalité, véritable spectateur de son existence. Doucement, il portait une main à sa joue, tâtant la peau meurtrie par le coup de poing qu'on venait de lui asséner, le faisant vaguement tituber. C'était ces déchets, qui avaient levé la main sur lui ? Son regard animal perfora la cage thoracique de son premier opposant, désormais aussi pétrifié que ses comparses, avant de remonter vers son visage, fixant ses traits gras et anodins. Ses lippes pâles s'entrouvraient, et son souffle redevenait sonore, rôdant et teintant contre l'ivoire de ses dents, devenant un véritable écueil d'une mer houleuse et chaotique. Intellect froid, mécanique. Analyse adroite, experte. Imperturbable. Glacial. Car nul n'entrave la réflexion mathématique d'une véritable arme calibrée pour l'extermination pure et simple de ses opposants, nullifiant l'opposition.

Doucement, Kayn inclinait la tête de côté, alors que le picotement brûlant de la douleur atteignait son cerveau, qui traduisait la sensation, dubitatif, à son hôte.

A cet instant précis, c'était comme si l'air tout autour d'eux se mettait à vibrer, comme prit d'une terreur incontrôlable. Accompagnant les frissons spinaux qui se répandaient le long des échines, vulgaire traduction de l'épouvante primale qui emplissait leurs poumons, c'était sans pareil. Il inspirait une terreur animale, un effroi sublimé, au moment où le combat s'engagea. Une pression incommensurable, se dégageant de la simple présence de l'entité dont la malfaisance soudaine était littéralement éclipsée par l'imminente menace naturelle qui alarmait les instincts de survie. Et cette angoisse s'imprimait lentement dans le psyché des témoins. Oui, il allait leur faire mal. Terriblement mal. Pour l'affront auxquels ils venaient naïvement de se livrer.

Ses veines s'embrasèrent. Son être tout entier s'ancra dans ses instincts primitifs. Sa prestance gonfla, lugubre augure de carnage. Son désir de destruction, son appétit pour la violence, ne fit que croître, lui nouant les entrailles. Sa rage viscérale paralysa sa langue, alors que son être tout entier semblait se rétracter. Ses muscles s'enchâssaient les uns dans les autres, formant une mécanique parfaite et absurde. Ses iris devinrent acérés. Sur son front jaillissaient les vaisseaux sanguins. L'apogée de sa colère. L'Écossais était libre. Il allait lui arracher la moindre once d'humanité. Le déposséder de son existence même. Doucement, comme cérémonieusement, il enfilait ses mitaines en cuir, remontant son masque squelettique sur le bas de son visage.

Décharge neuronale. Impulsion sauvage.

Battement de coeur.
Où était-il, déjà ?

Sa célérité était telle que même en cherchant à réagir à temps ; même en ayant perçu très clairement ses intentions, il semblait impossible à arrêter. Il avait brisé la distance le séparant de sa cible avec une aisance déconcertante, enfonçant la garde de la racaille encore figée ; une facilité surnaturelle. La scène se déroulait comme sous l'eau ; le regard glacial du S se rivant sur sa proie, qui semblait être littéralement laissée sans défense, comme agissant au ralenti par rapport à cette entité inquiétante qui filait et tranchait l'air, transformé en une pensée pure, d'une simplicité foudroyante, qui s'imprimait dans le coeur et l'âme comme une certitude des spectateurs.

Douleur insupportable, alors que le tibias d'Hoxton fendait l'air comme un couperet, horizontalement, s'abattant directement avec une froide maîtrise entre la cage thoracique et les hanches de sa victime, droit dans son flanc. Choc électrique ; le temps que l'onde de douleur brûlante se répande dans les nerfs sensitifs de l'homme, dont la posture vacillait à cause de l'impact, un coup de coude venait déjà le cueillir au menton, sa mâchoire émettant un craquement dérangeant. Seulement alors, son avant-bras se détendait comme un ressort, et le revers de sa main, phalange comprise, explosait brutalement en plein faciès du zonard, achevant la démonstration martiale avec une dextérité pétrifiante, et une rapidité d'exécution tout bonnement absurde.

L'homme s'effondra. Le regard vitreux. Il n'était pas humain. Seule sa malveillance inquiétante en était la caractéristique, avec son apparence. Le reste - tout le reste - appartenait à une bête féroce dont l'éclat cruel régnant au fond de ses iris lupins d'une clarté primitive évoquait déjà un funeste destin. Les brutes sortirent enfin de leur torpeur létargique, s'arrachant à l'effroi sublimé qui paralysait leur esprit, réagissant brutalement à l'assaut qui s'était déroulé en l'espace d'une seconde. Déjà, ils s'apprêtaient à recourir à leurs pouvoirs. Déjà, ils comprenaient l'ampleur de leur bêtise, de s'en prendre à ce petit nouveau, hospitalisé pendant pratiquement tout son temps depuis son arrivée au Pensionnat. Ils n'avaient aucune idée du fait que, s'ils employaient leur capacité, ce serait la porte ouverte à l'anéantissement. Car Kayn faisait parti de ces mages dégénérés dont la faculté n'était qu'une arme de dissuasion massive, capable d'anéantir toute chose autour de lui, au détriment de sa santé physique.

L'aura sauvage du classe E noircissait à vu d'oeil, couvrant la scène comme une nappe de plomb insupportable. Il était impossible de soutenir son regard électrique. Ni même de le regarder directement. Le temps de cette rencontre, il était devenu leur pire cauchemar, même si leur fierté masculine les empêchait de le discerner, trop peu à l'écoute des signaux paniqués que leur envoyaient leurs cerveaux. Nul n'avaient la moindre idée de ce qui se déroulait ici. C'était un bien un massacre, qui se profilait à l'horizon.

Tristement, ils étaient le bétail.

C'était une toute autre créature. Ces émanations de destruction pure et simple. Cette épouvante primitive, inspirée par sa seule présence. Tant de définition pour ce fléau bipède. Le sang se heurtait à ses tempes, créant une cacophonie sonore insoutenable. Un orchestre squelettique, jouant une mélopée sépulcrale et funeste, prémice d'un cataclysme s'approchant au même rythme que les racailles. Son regard suivait les vermines, qui essayaient de communiquer avec lui. Mais il était sourd. Rendu ivre par l'excitation. La sombre exultation liée à l'approche du combat. Ses iris rayonnaient d'une férocité aberrante. Une haine irradiante de dégoût et de mépris pour l'existence même de la réalité. Mécanique subtile ; une impulsion sauvage le faisait reculer, évitant le swing dévastateur d'une batte qui aurait brisé son crâne avec aisance. Mais déjà, il revenait, brisant la distance. Avec cette même agilité, cette vélocité féline insensée. Kayn changeait. Il mutait en quelque chose d'autre. Son corps était indiscernable. Déjà, il était encerclé. Déjà, l'assaut des misérables volait en éclat. Il bloquait, évitait, avec une précision chirurgicale absurde. Comme si il avait une vision globale du combat. Une acuité visuelle surprenante. Une valse martiale s'engageait. Et l'ancien criminel se mouvait sans le moindre geste superflu. Ce qui était frappant, dans cet affrontement, étant sans doute l'absence paradoxale de chaos. Comme si toute chose était calibrée pour obéir à l'intellect froid et guerrier de l'Écossais.

Une dextérité incompréhensible. Une maîtrise telle que tous ses enchaînements donnaient l'impression d'avoir été répétés un nombre si important de fois que toute leur marge d'erreur, avait été bannie. Un homme brisa la formation, armant ses épaules pour décocher un nouveau swing de batte. Les genoux de l'Écossais se flèchirent avec une coordination surprenante, puisque l'homme n'avait quitté son angle mort qu'un instant. Ses hanches effectuèrent une brève rotation, alors que son épaule et tout son poids accompagnèrent son poing. Le coup qui atteignit l'opposant de Hoxton au flanc l'arracha à la gravité et au monde terrestre. Non. Ce qui le faucha au flanc, explosant comme une onde de choc, semblait appartenir à une entité toute autre. L'aboutissement d'années d'évolutions, l'apogée d'un prédateur alpha implacable dont la vigueur résultait d'une abyssale soif de meurtre liée à une virtuosité morbide dans l'art du carnage, ainsi qu'une haine dévorante, l'arrachant à son oisiveté pour le replonger dans sa perpétuelle recherche de suprématie. Qui n'avait encore jamais franchi le pas, transi par les préceptes humains qui le retenaient enchaîné à cette figure enfantine si caractéristique, un adolescent encore paumé. Un mécanisme similaire à celui d'un revolver ; qui pouvait exploser dans un chaos sonore assourdissant à chaque instant.

Sa main libre fendait l'air, transperçant la garde d'un autre adversaire avec la même efficacité qu'une lance de lumière. Compression de la carotide ; réduction de l'apport en oxygène. Bien sûr, à en croire la force de la poigne qui s'exerçait sur le cou de sa victime, ses doigts auraient été capable de briser os et métal indifféremment, véritables étaux desquels il était impossible de s'extirper. Une lugubre et sanglante moisson était sur le point de se dérouler ici, et maintenant. L'espace d'un instant, il conservait cette posture statique, profitant de la stupéfaction de ses adversaires, pétrifiés de surprise face à l'incroyable démonstration de talent martial de leur opposant, alors qu'ils comprennaient lentement l'ampleur de la situation, reculant à pas lents, terrorisés par la suprématie suffocante dont exhalait l'Écossais. Je l'avais dit. On ne fait pas chier un Écossais.

« Total victory is scoring an easy win by doing what you always do.
Shall we start the massacre? »



Ses poumons s'emplirent avec une lenteur théâtrale, alors qu'il plissait les yeux, ses mollets se tendant, sa musculature se ramassant, prêt à se servir de l'homme immobilisé comme d'une arme pour tous les passer à tabac, semblable à un boucher rendu fou. C'était insupportable. Ce sentiment de supériorité écrasant dont il exhalait. Comme s'il pouvait éteindre la vie de ses victimes avant même que leur coeur ne batte. Il transpirait de cette noirceur si rare et caractéristique des individus voués au combat, instinctivement. Sauf qu'il n'aspirait pas au combat. Car il en était devenu quotidien. Aisé. Ridiculement banal. Nullifiant l'opposition.

Un héraut du carnage, harnaché seulement par des lois qui semblaient peiner à restreindre ses pulsions de massacre et de violence. Un futur génocide personnifié.

Cependant, un faisceau de lumière le harponna, et Kayn se figea en entendant une voix en anglais, ayant consommé le bonbon, qu'il mit plusieurs millisecondes à comprendre, relâchant sa prise sur le jeune adulte qui tombait à genoux, à deux doigts d'asphyxier. Les racailles ramassèrent leurs blessés en prenant la fuite sur-le-champ, alors que Hoxton pivotait doucement vers son interlocutrice, dégageant toujours cette présence oblitératrice. Se protégeant de la lumière, il brandissait son avant-bras devant ses yeux. Vêtu de son habituel blouson en cuir, de son treillis, de ses massives rangers, et d'une chemise aux manches retroussées et à la cravate mal lacée, il conservait cette espèce d'innocence intemporelle qu'aurait eu un enfant face à une société qu'il ne parvenait pas à appréhender, totalement immature. Lorsqu'il reconnut le visage de la jeune fille, un éclair de lucidité filtra au travers de l'océan de rage qui le caractérisait, ses veines retrouvant leur lit originel, alors qu'il inclinait doucement la tête. S'excusant en silence, il saluait la serveuse du bar auquel il avait consommé un peu plus tôt dans la nuit, avant de tourner les talons, retrouvant son calme mortel.

*****

Kayn dépassait le videur de sa démarche lourde, destructrice, conquérante. Empereur incompris et dépassé par son quotidien, détrôné par un univers qui n'était pas le sien. Voûté, masque sur le visage, il scrutait en feuilletant l'intérieur d'un porte-feuille. Sacrés classe A, qui se promène avec autant de fric liquide sur lui ? C'était un jeu d'enfant, de ne jamais manquer de rien, dans ce Pensionnat. Et tant mieux, parce que le bout-en-train de la soirée était fauché, comme d'hab'. Et n'était manifestement pas arriver.

Descendant une volée de marche jusqu'en sous-sol, les voix et bruits de moteur de l'extérieur s'étouffant, les réguliers vibrements des basses accompagnant les morceaux de "musique" du vingt-et-unième siècle faisant leur apparition tandis qu'il traversait un corridor, glissant sa monnaie dans l'intérieur de son blouson en cuir, balançant l'étui - et les papiers d'identité - dans une poubelle adjacente. Déjà, son expression impavide, faciès approprié à celui d'un seigneur de guerre, un soldat s'en allant au combat, se fracturait, sous l'effet de l'alcool coulant déjà dans les veines marquées de ses avant-bras. Retroussant ses manches, dévoilant le fameux "Gott Mit Uns" que les ennemis du rang S surnommé "Killzone" peu de temps après son arrivée avaient appris à craindre, l'Écossais franchissait le seuil, pénétrant dans la boîte.

Étourdissement. La musique l'assaillait comme un mur de son d'une puissance abrutissante, l'étourdissant un court instant. Clignant de ses yeux lupins, il coulait un regard vers le bar, s'en approchant d'un pas assuré, jouant de sa carrure et des épaulees pour virer les ivrognes et les lourdeaux de son chemin, se frayant une brèche jusqu'à sa destination, soulevant une huée de protestation rapidement étouffée dans son sillage lorsqu'ils reconnaissaient son masque, sa coiffure, et son attirail. Ses épaisses rangers dévoraient le sol dégueulasse à cette heure tardive - mélange d'alcool séché, de diluants trop sucrés, de transpiration, et de vomissures putrescentes. L'odeur était accablante. Et Hoxton n'arrivait à la supporter qu'avec quelques grammes dans le sang, un léger rictus dissimulé sous le morceau de tissu brodé d'une mâchoire pendant à son cou.

Lourdement, il s'accoudait au bar, séparant une séduisante jeune femme d'un adolescent un peu relou, à moitié effondré sur lui-même. Il faisait mine de protester, et une légère pression sur son épaule suffisait à le faire basculer à la rencontre du sol. Décidément, malgré l'alcool, il se sentait d'une humeur massacrante. D'un signe de tête, Kayn attendait sa conso' gratuite. C'était le deal, après tout. Il évitait de foutre un boxon épouvantable, et on lui filait une ou deux conso' quand l'envie le prenait. A vrai dire, il avait fait ce deal avec pas mal d'établissement, autour du Pensionnat. Comme ça, tout le monde était content. Et son fric nouvellement acquis partirait bien assez tôt. Foutu Nar', toujours chéfau comme jaja.

Accoudé au comptoir, son regard tranchant dans le vide, il soupirait.

Il était à la bourre. Comme d'hab'.


Dernière édition par Kayn Hoxton le Mar 11 Juil 2017 - 15:12, édité 1 fois
Message Dans Re: Get over it - [PV : Nar'] | le Lun 10 Juil 2017 - 19:45
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— « GET OVER IT »






La fin du monde qui approchait t'faisait pas peur, c'était comme si que le cosmos explosait pour briser les miroirs de ta terreur. Le silence était devenu dur, tellement dur. Trop. Beaucoup trop et tu t'étais laissé couler en pensant que la mer pouvait inonder ton palpitant de trop de mots. Y'avait ces jours où de simples phrases brisaient ton coeur, où ses lettres te balançaient des fléchettes empoisonnées pour que tu te meures. Ouais Narcisse, t'avais pas envie d'ouvrir tes lèvres et démolir cette limite imaginaire. T'voulais juste voir la beauté de l'univers dans un silence de poussière en attendant la venue des éclairs. Alors tu t'étais simplement allongé dans cette herbe fraîche à regarder ce putain de ciel qui te narguait. Il te faisait les yeux doux et te montrait que tu étais bel et bien mal barré. C'était un peu un reflet de la réalité, celle qui te mutile avec fierté. Elle laisse ses cicatrices sur ta vie et t'encombre jusqu'à te voir périr. Parce que t'aimerais bien vivre dans une bulle où rien n'existe, te dire que tu peux juste fermer les yeux et oublier tout ce qui subsiste.


T'as juste pris ton pied dans l'écrasante nuit, celle qui te condamne et entraîne ta folie. T'as juste pris un bout de ton temps à être subjugué un instant, oublier que ta vie n'est qu'une particule de connerie dans un monde instable, un monde paint par des putains d'artisans. C'était beau de te voir aussi détendu, dans l'herbe sans que tu sois vu. Puis ça s'est coupé. Net. Ta rêverie dans un coin paumé était achevée. Tu t'étais levé en craquant les os de ton être, oubliant parfois l'homme tête en l'air que tu pouvais être.


Dans un sourire absent tu regardais les minutes qui passaient, putain de sablier qui se laissait couler, putain de Parque qui allait couper ce fil qui te faisait tenir dans cette vie sans qu'elle sache ô combien tu pries. T'es pas croyant Nar, t'as jamais cru en ces divinités, mais t'aimerais bien les envoyer se faire foutre, t'aimerais bien mettre la faute sur quelqu'un, sur ta misère et tes soirées sans lendemain. Et tu frottais ton jean, jurant dans ta moustache, car cette journée n'était pas encore fini. Tu crachais sur ce qui te surmenait, sur ces dieux inexistants qui t'ont jamais aidé. T'en avais marre de ces immondices, t'voulais juste t'élancer et oublier Narcisse. Alors tu t'es mis à courir dans les rues, à vivre ta vie, t'en brisant les jambes sans être aperçu.


—Putain de merde que j'suis con. Tes mots se traduisaient par la sueur que tu laissais transparaître sur les lignes de ton front, laissant les gouttelettes humidifier tes bouclettes et tes cheveux longs.


T'avais l'esprit un peu autre part, plus tu y pensais plus tu oubliais ces soirées où tu avais des rencarts. Y'avait rien d’ambiguë entre lui et toi, un pote de beuverie, un pote avec qui tu t'imagines Roi. Il avait ce truc ce gars, ce truc que t'avais envie de trouver, et ce truc plus tu le cherches plus il semble se cacher. Ainsi Narcisse on te voyait à travers les rues, puiser le peu de force dans tes muscles. Et ça tirait dans tes cuisses, ton coeur s'acharnait à battre comme une folle qui voulait pas qu'il s'épanouisse. Et plus tu te rapprochait de la boîte de nuit, plus tu sentais que cette soirée allait être faite d'alcool et de conneries.


「Il déboulait dans la boîte de nuit,
plus il s'approchait plus naissait un sourire,
il te voyait au loin un verre à la main,
Nar n'avait pas fait l'chemin pour rien.」


—J'suis désolé, y'avait trop de monde dans les rues, j'suis pas trop à la bourre ?


Tu le regardais dans le blanc des yeux, t'avais pas peur de ce gars. Tu t'en foutais un peu. C'était pas ce qui comptait pour toi, pas ce que les gens disaient et criaient sur les toits. Nar tu avais jamais cherché à savoir si tout était vrai, tu le laissais faire sa vie à Kayn sans même le déranger. Puis tu l'aimais bien, tu buvais avec lui dans ces nuits où t'avais ce besoin de faire couler de la boisson dans tes veines, de ces nuits qui supprimaient tous tes souvenirs par centaines.


Coup d'oeil sur sa montre et le temps s'arrête, coup d'oeil sur la réalité qui te malmène. Et il prit le verre qui traînait, l'avalant cul sec, parce que c'était toujours comme ça avec lui. C'était bizarre, un polaroid un peu instantané.


—J'suis désolé mec encore. Il se stoppa pour lui lancer un sourire innocent, presque adorable. C'était ton verre ?


Et il éclata de rire, c'était nerveux.

© by Narcisse.



Perfection is, after all, a form of banality.

Demons stuck inside our blood
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Message Dans Re: Get over it - [PV : Nar'] | le Mar 11 Juil 2017 - 18:38
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Bouffée de chaleur asphyxiante, qui paralysait ses poumons. Une brève panique, avant qu'une rage viscérale ne se déverse dans ses veines comme du métal en fusion, sa soif d'annihilation croissante réveillée par le manque d'action tout autour de lui. La réalité bourdonnait au rythme de la musique, Killzone ayant les yeux rivés dans le vague, devant lui. Qu'est-ce qu'il pouvait bien foutre ? C'était si dur que ça, d'être ponctuel ? Pas besoin d'être un putain de magicien. Déjà, il grinçait des dents, ses gencives blanchissant tandis que l'émail de ses dents - ses crocs ? - s'entrechoquaient, les muscles de ses mâchoires transparaissant sur son visage juvénile, renforçant l'aspect farouche du Classe S, dont les iris lupins s'embrasaient. Ouais, il allait lui péter les jambes, à ce putain de retardataire. Kayn était ainsi ; ils ne supportaient pas les engagements non-respectés. Pourtant, c'était monnaie courante, chez Nar'. Alors pourquoi l'appréciait-il autant ? Sans hyperbole, c'était sûrement son seul pote, dans le campus. Car le Fauve n'avait pas de réel contact avec qui que ce soit d'autres, si ce n'était du mépris ou l'entrechoc de ses poings avec des mâchoires. Même les autres classes S lui donnaient l'impression d'être une bande de vautours qui se bouffaient les uns les autres.

Sa poigne d'acier se refermaient trop agressivement sur le verre qui glissait sur le comptoir jusqu'à lui, laissant le barman à son astiquage à son reluquage de minette. Jordan, qu'il s'appelait. Y'avait que des gitans et des pédés, qui s'appelaient Jordan, bordel de merde. ça suffisait à l'Écossais pour pas pouvoir l'encadrer, retenant ses virulentes pulsions de violence à son égard en malmenant le verre qui était déjà secoué autour d'un axe précis, la liqueur ambrée et la constitution incolore du whisky donnant naissance à un typhon miniature. Parfois, l'adolescent se donnait l'impression d'avoir une importance imaginaire. Et lorsqu'il retombait dans la morosité de la réalité, il se sentait toujours ainsi. Courroucé contre tout et n'importe quoi. Oui. Non. Ca valait pas la peine d'y réfléchir plus longtemps ; il allait lui péter les rotules s'il n'arrivait pas dans les quinze secondes qui suivaient.

C'aurait été trop facile qu'il se pointe dans lesdites quinze secondes. Alors voilà que Kayn abandonnait son verre, son expression impavide et son rictus contrit cédant leur place à un visage désespéré et détaché de la réalité. Après la colère, la dépression. Ca aussi, c'en était devenu un rituel grâce à Nar'. Il allait quand même lui faire bouffer le bitume, histoire qu'il n'oublie pas d'être à l'heure la prochaine fois. Mais est-ce que ça valait réellement la peine de perdre son pote pour lui apprendre la ponctualité ?

Voilà qu'on s'écrasait à côté de lui comme une fleur, présentant de brèves excuses. De pathétiques excuses, même. Trop de monde dans les rues ? Putain, ce pensionnat lui donnait l'impression d'être un repaire de rats crevés, la nuit tombée. Killzone était perpétuellement une bombe à retardement. Et ce genre d'alibi ne faisait que raccourcir la mèche, invoquant l'ire biblique du détenteur de don. Puis vint la descente abrupte de son verre de whisky. Cul sec. Il avait la moindre idée de quelle pein il encourait, en vidant le verre de whisky d'un Écossais ? Putain, pendu haut et court, à l'époque.

Sauf, que, voilà. Il lui souriait. Innocemment. Narcisse-ment. Ce type avait un don inné pour être immunisé à l'ouragan de destruction qu'incarnait Hoxton et ses soudaines impulsions de carnage. Il toisait Killzone dans les yeux sans une once de peur, malgré l'animosité oblitératrice qui se dégageait de l'adolescent. Une formidable machine d'annihilation réduite à l'état de jouet face au sourire bienveillant d'un jeune adulte perdu dans sa vie - comme Kayn était perdu dans la sienne. Puis, la pression chuta soudainement. L'hostilité du classe S s'évapora, ses traits se détendirent, et le feu de forêt naissant au fond de ses orbites ocrées s'éteignit. Kayn avait beau être une one man army, avec Nar ils étaient une two man wolfpack. Ricanement amusé.

Passant une main dans sa crinière corbeau, il levait l'index et le majeur à l'attention du barman, sortant les billets volés un peu plus tôt, les alignant sur le comptoir avec nonchalance, son regard féroce revenant sur Narcisse pour lui adresser un rictus complice, espiègle.

Kayn : Tu commences avec trois culs secs, pour ton retard, Nar'. Bon début de soirée.

Déjà, une pièce jaillissait de sa manche, en équilibre sur le métacarpe de son index, avec l'avide dextérité d'un pirate, glissant entre ses droits comme un flibustier avec de l'or, trahissant une habileté hors-norme.

Kayn : Ensuite, c'est pile ou face, mon p'tit pote.

Bon, elle venait, cette cuite, Barman ?
Message Dans Re: Get over it - [PV : Nar'] | le Jeu 13 Juil 2017 - 22:59
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— « GET OVER IT »







On voyait dans ses iris la tempétueuse colère qui commençait à émaner de ses pores. Rouge de fureur, il te tue et te sort de ta foutue torpeur Nar. On voyait ô combien il se redressait, prêt à tuer chaque personne qui pouvait titiller ce point culminant qui allait calciner tout l'univers. Prêt à te tuer pour avoir liquidé ce connard de verre. Tu le savais Narcisse, tu savais ce que representait ce gars à l'allure de foutu tueur en série. Il te laisse pantois, te regarde d'une de ses pupilles meurtries. Et comme un con tu lui souris, t'es une fleur Narcisse. Une putain de violette qui s'ouvre avec amour juste pour lui signer un petit bonjour.


Tu te laisses choir sur le marbre du bar. Tu te laisses ennivrer par ces odeurs tantôts elles sont déroutantes, tantôts elles fixent ta conscience en quête d'idées violentes. Y'a des soirées comme ça où tu accepterais tout. Tu offrirais ton corps à une saloperie d'inconnu juste pour oublier le goût de la souffrance qui prend tes veines pour te faire plier, qui prend ton coeur pour te faire crier. Tu cherches la délivrance. Celle qui asphyxiera ton âme, qui anesthésirait ton esprit pour te faire couler dans une mer de flammes. T'aimerais laisser ton corps s'élever dans les cieux, oublier que ta vie c'est une misère au reflet d'vipère. T'es sa proie, de sa mâchoire elle fonce dans tes bras, elle te mord et tu finis dans un océan où tu te noies. Narcisse tu sais que tu vas mal finir, t'as aucun espoir qui fait qu'tu te dis que tu peux tenir. T'as ces potes comme Kayn qui te gardent, porté sur l'épaule, qui ont peur que tu croules dans les catacombes, mais putain que tu sais qu'ils te lâcheront un jour, car trop lourd tu serais capable de les faire couler à leur tour.


Ainsi d'un coup de main invisible tu balayes tes pensées noircies, celles qui te suivent depuis tant d'années. Elles restent avec toi et n'en finissent pas de te hanter. Et d'un regard presque animé tu fixes ce gars à côté de toi. Un bout d'homme. Un sacrée bout d'homme. De sa hauteur et son oeillade brûlante d'carbonne. Nar, tu l'admires en quelques sortes, tu trouves que ce gars c'est un bout de choses qui te fascine. C'est le genre de personne que t'aimes regarder d'loin, tu rêves d'venir leur ami, ça t'serre la poitrine. Tu te rapproches de lui avec des iris incertaines, de ton regard miel sans aucune haine. Nar, t'as jamais su comment le destin t'as amené à ce gars, il t'as juste pris la main et tu l'as suivis pour qu'ça marche.


—Tu veux déjà m'achever ? T'auras ma mort sur ta conscience ~ Qu'il ricane, ne disant même pas non au défit. Y'a des moments où la vie te dicte de sauter dans les abysses quitte à y laisser la vie.


Ce gars tu le connaissais Nar. T'sais pas pourquoi mais t'as eu cette confiance dès le début, t'as jamais cherché à savoir qui il était, cet inconnu. T'as foncé dans le tas tête baissée, tu t'es dis que pour une fois tu pouvais t'laisser emporter. Par le vent et ses ennuis, par les ricannements et ces nuits. T'avais le verre à la main à ses côtés, d'la joie et même tu balançais quelques secrets. Tu as jamais su ce qui t'amenait à lui parler Nar, t'as juste su qu'c'était comme ça avec lui et que t'avais pas besoin de faire trop l'bavard. Alors tu le fixes avec cet air de défi qui te caractérise bien. Un ange qu'est venu d'loin. De son sourire il t'embarque et tu finis fou, une bouteille à la main.


Il regarde la pièce métallique qui s'balade entre les doigts de Kayn et il s'assoit, d'un sourire aux milles merveilles. Des promesses qui virevoltent dans les cieux tandis que trois shoots s'alignaient devant ses yeux. C'était le deal ici. C'était une façon de vivre qui t'faisais faire des conneries. Un rictus amusé fend ses lèvres qu'il va mordiller avant de s'faire les trois verres sans même broncher.


—ça arrache. Qu'il geint, rieur. Bon, j'dis pile, tu dis face. T'sais j'ai trouvé un endroit dans l'herbe où dormir au cas où on retrouve plus le chemin tellement l'alcool suinte de nos pores.


「Le picotement qui te prend la gorge,
l'alcool qui broie tout ton corps,
ça te brûle de l'intérieur,
cette magnifique douleur. 」
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Message Dans Re: Get over it - [PV : Nar'] | le Dim 16 Juil 2017 - 15:57
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L'expression sérieuse et courroucée de l'Écossais s'était fracturée tandis qu'il se composait un sourire narquois, observant son comparse s'embraser la gorge à renfort de shooters. Damn, ce type avait une sérieuse descente. Rien qui ne parviendrait à faire froid aux yeux lupins d'un Écossais sacrément remonté par l'attente - quand bien même l'alcool coulait déjà dans ses veines, en raison de son début de soirée animé. Frénésie fiévreuse. La pièce s'élevait dans les airs. Et alors, ils buvaient. Tour à tour. Ricanant. S'esclaffant. Puis, à gorge déployée, ils explosaient, alors que les minutes s'écoulaient comme les liqueurs brûlantes le long de leur oesophage. Autour d'eux, le chaos de la boîte s'intensifiait. Les gens titubaient, se bousculaient, se faisaint insistant.

Puis, un jeune adulte s'approcha un poil trop de l'étudiant en Histoire, enlaçant les épaules de ce dernier d'un bras un peu trop envahissant, se penchant sur lui en puant l'alcool, tandis que Kayn vidait son shooter. Dès lors que le verre heurtait le comptoir avec le bruit sonore d'un claquement, l'homme était à moitié décollé du sol.

Killzone s'était levé avec une vitesse surnaturelle. Ses yeux de loup avaient cloués sur place l'intrus. S'il y avait bien une chose que l'Écossais exécrait, c'était les forceurs qui brisaient ses petits rituels. Le Sixième Année n'était pas si grand. A vrai dire, il était même d'une taille inférieure à la moyenne. Mais, large d'épaule, son expression glaciale et sa crinière corbeau, similaire à un aileron de prédateur marin, lui donnait ce petit quelque chose qui suffisait à intimider. Comme lorsqu'on se retrouvait face à un énorme chien qui laissait échapper un grognement si guttural qu'un frisson courait le long de l'échine, quand bien même on était habitués à ces derniers.

Les commissures de ses lèvres s'arquaient tandis que ses lippes dévoilaient sa dentition proéminente d'albâtre parfaitement entretenu. Un sourire de carnassier, de requin dont les crocs seraient encore maculés de sang. Déjà, son hostilité redevenait palpable, comme un manteau qu'il aurait enfilé, l'animosité malsaine résidant dans les tréfonds de son être à l'égard du genre humain rejaillissant, se propageant dans ses veines comme un liquide brûlant, semblable à du métal en fusion qui tendaient ses traits, ses iris luisant d'une étincelle de cruauté animale.

Il saisissait l'homme par le col et l'arrachait à Nar', le balançant devant lui avec un léger mouvement de rotation. Les muscles de ses épaules quittaient la douce léthargie de l'ivresse pour s'enchâsser les uns dans les autres, sous forme d'un mécanisme de destruction parfait. Déjà, Kayn enfilait ses mitaines. L'oeil clair, le coeur battant. L'homme essayait de s'adresser à lui sans qu'il ne comprenne quoi que ce soit - en raison des basses qui perforaient ses tympans, ou juste de la colère naissante qui l'assourdissait. Aussi, il frappa.

Son bras se détendit comme la mâchoire d'un serpent, ses triceps et biceps roulant autour de l'axe tandis que les articulations de ses doigts blanchissaient en serrant le poing, se préparant à l'impact. La partie supérieure de son corps se penchait de côté, de sorte à permettre à son direct du droit de tracer une ligne la plus directe possible, son autre bras replié vers son visage comme un infaillible pavois, prêt à prendre la relève pour bloquer et évincer toute compétition.

L'homme, davantage alcoolisé, manifestement, ne réagit même pas, tentant vainement de lever les bras alors que le poing d'Hoxton explosait son faciès aux traits gras et aux yeux porcins. Ses quatre phalanges s'imprimèrent sur l'os zygomatique de son adversaire, juste sous l'oeil, délivrant une onde de choc qui se propageait comme un choc électrique sur la surface graisseuse et huilée par la transpiration de ce dernier. L'exécution et l'habileté martiale mise en jeu rendait la chose presque artistique. Kayn pivotait, vidant un verre à peine rempli, se rasseyant avec désinvolture et nonchalance, le tout avant que l'homme ne finisse de basculer en s'effondrant derrière le duo. Maintenant, le S tournait son rictus moqueur et satisfait vers Nar', mimant un revolver avec sa main, prenant garde à ne pas user de son pouvoir contre son vis-à-vis.

Kayn : Pew, pew.

Et il riait.
Message Dans Re: Get over it - [PV : Nar'] | le Mer 19 Juil 2017 - 0:31
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— « GET OVER IT »


C'est un peu comme une musique. Tu augmentes le son et tu sens le risque. Ça raisonne dans ton esprit qui s'enfuit, de tes pensées meurtries, et tu sens cet air doux qui t'enivre pour prendre tes tripes, ça te saoul, te rends ivre. Alors ça balance dans ton coeur, concerto d'une soirée avec une liqueur. Putain de mélodie qui représente une bagarre dans l'oublie, qui t'signifie que c'est maintenant le moment décisif. Alors Nar, tu regardes autour de toi, comme un peu perdu par tout cet amas. Ces personnes qui rient avec le poison de l'alcool dans leurs veines, ces cons d'une soirée qui ne pensent pas au malheur des autres, parfois par dizaines. Les odeurs se mêlaient à cette sueur qui s'collait à ta peau,d'la peur, une putain de descende dans les lumières du chaos.


Ça tambourine comme un d'ces ivrognes dans ton cœur, ça tambourine et fait face à ta noirceur. Narcisse, t'es qu'un idiot qu'il croule dans les gravas, d'ces années qui te lassent et qui t'épuisent sans jamais qu'tu tournes le pas.


Dans tout le cosmos t'as senti cette main se poser contre ton existence, tu t'es senti comme violer par tant de malveillance, alors t'as reculé, t'sentais le danger qui allait toquer à te porter pour t'offrir un sourire à marier. Puis dans un coup d'oeil de désespoir t'as aperçu la lueur louve qui s'animait dans l'creux des iris de Kayn. C'était un déclic qui a transpercé ton palpitant, ça à fait tellement boum qu'tu sentais même plus l'afflux de ton sang. T'as juste compris Nar, qu'tu valais à se yeux parce que t'es pas que son pote du soir. Ainsi les mains partent, un lion qui se déchaine sans rempart, un d'ces félins des abysses qui t'craches toute sa force, qui te fais comprendre d'un coup de pied qui il est, pas b'soin de morse.


—Wait Kay– Tu peux pas l'arrêter, les mouvements sont tellement rapide qu'tu sembles atrophié ; une barrière prend naissance entre vous comme deux mondes séparés. Tu tangues lentement, tes yeux se ferment en lente musique d'enterrement. Tu vois noir pendant deux secondes, tu vois le monde mourir comme une âme qui se blesse ; vagabonde. Tu sens cette douleur brûlante qui s'incruste dans ton foie, douce souffrance qui s'insinue dans ton esprit comme la tendresse d'une balle qu'on tire avec un fusil.


「L’adrénaline monte et redescend,
ascenseur d'émotions incandescentes,
Nar tu coules dans les rivières des degrés,
d'ces soirées où t'oublies tes soucis par milliers. 」


Dans l'écho du fracas tu entends la voix d'ce gars, du rire d'un autre dans un tourbillon d'effroi. Tes paupières lourdes s'ouvrent sous l’immondice aigreur de ta gorge qui brûle sous le manque du liquide aguicheur. D'un hochement de tête tu remercies ton ami, celui qui s'battrait pour peut-être sauver ta vie. T'sais pas pourquoi Narcisse mais à ce moment-là tes lèvres s'étirent et un sourire s'esquisse. Ouais tu souris comme un con, à ces années jeunes où la violence règle les comptes. A ces adolescent en manque de sensation, ce monde qui s'retourne sous l'étroite évolution ; tu souris comme un idiot parce que ça te fait penser à une mauvaise pièce, un mauvais scénario.


—Thanks honey, j'pense j'devrais t'appeler like my knight, my dark knight in the night....a dark knight who cross  the world throughout the moon light. C'est beau putain...Serveur ! Et tu cris comme un appel, un verre de plus, par centaine. Ça détruit toute ta rancoeur, toute l'espoir en vain qui ouvrait ses ailes pour fermer ses portes face à ta douleur.


Et tu buvais, parce que ta vie Narcisse c'est une planète, ton oxygène te sert à vivre sous cette foutue atmosphère, mais tu sais qu'un jour tu finiras brûlé par le soleil, parce que t'es pas net.
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Message Dans Re: Get over it - [PV : Nar'] | le Jeu 27 Juil 2017 - 5:21
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L'Écossais dodelinait de la tête, l'excitation le quittant progressivement, arborant ce rictus de requin qui le caractérisait tant en écoutant les remerciements naïfs de Narcisse, qu'il semblait prêt à défendre crocs et griffes contre n'importe qui, son étrange sentiment d'appartenance comme ancré dans son être. Peut-être qu'il n'était pas autant un vaurien qu'il le pensait. Après tout, c'était même plutôt noble, d'épargner à son pote ce genre de relous, non ? Ou n'était-ce encore qu'une énième excuse pour simplement défoncer la gueule d'un quelque monsieur tout le monde ? Bah. Au fond, jouer le héros pour protéger Caleb l'avait gavé. Il avait eu son content de la race humaine, après toutes ces années à se faire taper sur la gueule parce qu'il n'avait pas une gueule de vainqueur et des parents à chier. Inverser la vapeur, ça, c'était marrant. Ce don incroyablement destructeur dont il avait hérité, c'était une épée de damoclès. Et aussi une providence presque théâtralement ironique de mettre une telle arme dans les mains d'un primate colérique tel que Killzone, dont l'enfantin - mais néanmoins effroyable - surnom n'était pas sans évoquer son apparent manque de maturité. Un ado' qui jouait aux caïds.

Et déjà, ils étaient resservis, s'enfonçant toujours plus dans une ivresse maladive qui rendait l'adolescence ce qu'elle était aujourd'hui, les abrutissant avec la même efficacité que la foudroyante démonstration martiale de Kayn, d'un peu plus tôt. Comme un véritable gladiateur, il avait anéanti l'opposition avec une classe incompréhensible, furieux empereur animal incompris, régnant d'une main de fer sur son territoire. Et il semblerait qu'inconsciemment, Narcisse fasse partie dudit territoire. L'Écossais ricanait, alors que son comparse s'abandonnait à un élan lyrique.

Kayn : T'es con, Nar'.

Et il se redressait, l'oeil clair malgré l'alcool dans son sang, qui lui donnait l'impression d'être dans un état de pesanteur écrasant, comme si on avait réglé la gravité pour qu'elle tente à chaque instant de le soumettre. Pas de bol, Hoxton était du genre à se rebeller en permanence. Inébranlable, colosse malgré sa petite taille, titan parmi les hommes, armé de sa rancoeur, d'un verre, et d'une sale dose de frustration. Il adressait un léger rictus à son partenaire d'escroquerie, se glissant dans la masse comme une ombre rampante, de cuir et d'ocre, furetant avec une habileté déconcertante, à la recherche d'un gros poisson. Après tout, au rythme auquel ils buvaient, ils allaient bientôt tomber en rade. Et ce serait dommage qu'on les stoppe dans leur lancée. Nar' était tout le temps fauché, alors, 'fallait bien qu'un des deux assure comme une bête.

Problème étant ; tout voleur magnifiquement doué qu'il était, cette boîte disposait d'un système de casier. Après tout, c'était emmerdant de se promener avec un sac à main, un blouson, etc. Sauf qu'il y en avait un nombre limité - et ne me demandait pas comment est-ce que Kayn était au courant, je ne suis nullement responsable pour ses tentatives de crochetages -, ce qui sous-entendait fébrilement que certains individus ici se promenaient encore avec leurs portes-feuilles sur eux. Jouant le jeu, caméléon social, l'Écossais se mouvait en rythme avec les basses qui brutalisaient ses tympans, tantôt bousculant, tantôt collé aux épidermes d'autres individus. Ses congénères. Ce qui le répugnait atrocement, et qu'il ne supportait que grâce aux molécules d'alcool qui anesthésiaient ses sens, ses réflexes, et son misanthropisme spécifié latent.

Proie repérée. Mécanisme du chasseur ; il approchait depuis l'angle mort, comme tout bon prédateur. Et lorsqu'il jaillit de la foule pour venir frôler le dos de cette fille, adoptant un air presque docile en la laissant se retourner vers lui avant de prendre les devants, il s'assurait de leur bonne entente provisoire. Une symbiose avec un parasite détestable. Les doigts fins et graciles de la femelle effleuraient la peau diaphane et nue de son visage, se glissant dans son cou, s'aventurant même dans son blouson, par moment. Soit elle était complètement torchée, soit le pseudo bad boy était son genre. Nouveau frisson de révulsion qui courait le long de l'échine de Kayn avec la même ferveur qu'un effroi glacial. Il resta avec elle un moment, leurs crinières corbeaux s'entremêlant au même titre que leurs membres, pendant de longues et langoureuses minutes - qui semblèrent affreusement longues à l'adolescent aux yeux de loup. Lorsque son séquestreur eut enfin son attention détournée, et que leurs corps se collèrent l'un de l'autre, Hoxton accomplit sa besogne avec une vitesse d'exécution étonnante malgré l'alcool dans ses veines, revenant vers son comparse en se frayant un chemin dans la foule. Avant d'en sortir, il baissait le froc d'un type coincé à lunettes un peu trop envahissant avec une jeune femme, complètement bourré et insistant. Killzone lui adressait une moue dédaigneuse avant de tendre le paquet cadeau à sa petite princesse de la soirée, puisqu'il incarnait le chevalier noir traversant le monde dans la lumière de la lune. ulul.

Kayn : Alors, me feras-tu l'honneur de chanter mes louanges, princesse ?

Ricanement espiègle.
Message Dans Re: Get over it - [PV : Nar'] | le Dim 13 Aoû 2017 - 22:57
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C'est pas un liquide sacré, c'est un poison amer qui coule dans ton corps pour te cerner. Oui, tu sens ton ventre se torde de noirceur sous l'alcool qui fait éponge sur tes cœurs. C'en est presque douloureux, de sentir ainsi une flamme s'allumer dans ton feu. Puis, ton regard se fait flou Nar, tu cherches une raison à ta vie sous les lumières ; tu t'vois déjà sur ton bateau à chercher l'rayon de ton phare.


Ça crâme. Ca crâme ta putain de gorge et ton corps prend l'feu sous le brasier qui se déchaine, ta tête tourne et virevolte sous l'effet manège.


Puis ton regard s'eteint et comme un con tu te sens t'envoler dans les coulisses de l'alcoolisme. Effondrement, bourdonnement, tu remarques à peine Kayn se barrer dans l'affrontement. Et tu te brises. Ca claque dans ton estomac, un verre de plus pour soigner les blessures de tes tracas. Tu descends ces verres, tes amis, tes misères. Puis enfin tes paupières osent s'ouvrir au jour, pour regarder les coups qui se lachent sur le visage d'un salaud de tous les jours.


Chienne de vie. Tu ris, nerveux.


— Le tue pas, j'veux pas finir en taule pour... dunno, anyway.. j'crois que l'alcool a rempli mon corps, ma limite me fait mal.



Pourtant tu sais que ton murmure il ne l'entend pas, c'est un fou qui sort de sa cage. Un lion libéré de ses chaînes, à l'affut pour brouiller ces proies derrière un grillage. Il veut leur bouffer la peau et faire un carnage. Tu sais au fond de toi Nar qu'il aime ça, cette odeur âcre qui gicle, cette humeur de fureur qui l'ennivre.  Et tu tangues sur ton tabouret, tu tangues sous l'effet d'être trop bourré. Toutefois, ça t'fait du bien au creux de ton palpitant. Tu pétilles. T'es une vieille guirlande qui marche plus et qui s'illumine, un peu fort décallé tu t'fous sur tes pieds et d'un regard amorphe tu fixes Kay' revenir vers toi, fier comme un Roi. Fier comme un animal au dessus de la chaîne alimentaire, tellement droit dans ses bottes, un sourire au coin des lèvres. Un frisson coule dans tes entrailles, tu n'as pas peur mais t'as l'impression qu'il revient d'une bataille. Alors une fois près de toi tu te rassois, et soudainement ce second état qui te prenait s'é vapore sous la réalité.

Tu n'es qu'un enfant qui cherche à se détruire, qui boit dans un bar avec un ami pour éviter le pire.


—Alors, me feras-tu l'honneur de chanter mes louanges, princesse ?



— Non, désolé, je chante pas, j'pense que je vais rentrer, j'ai pas envie de finir tellement bourré que j'vais faire des trucs que je vais regretter, tu viens ? On va marcher au frais ?



Nar, t'veux plus te noyer, t'veux nager dans un univers où l'harmonie t'attaque sans s'arrêter.
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