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[FINI] Breakdown part. 2 [Ezéchiel]







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 [FINI] Breakdown part. 2 [Ezéchiel]

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Message Dans [FINI] Breakdown part. 2 [Ezéchiel] | le Lun 21 Aoû 2017 - 23:59
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Breakdown - part. 2
feat. Ezéchiel Prince - date. 21 août







Tu as quitté le bungalow un, les jambes tremblantes, le cœur battant à tout rompre, la respiration hachée et défaite, comme si tu venais de courir des heures durant sans pouvoir t'arrêter. Tu t'es laissé tomber quelque part, à même le sol dos contre un arbre, tu ne sais pas trop où, caché des autres, et tu as pleuré, pleuré, pleuré encore et encore, pleuré comme un gosse. Tu as pleuré, recroquevillé sur toi même, sans pouvoir t'arrêter. Tu ne pleures jamais Killiam, tu ne te souviens clairement pas de la dernière fois où tu as pleuré. Tu cries, tu t'énerves, tu restes silencieux, tu dédaignes, mais jamais jamais tu ne pleures. Tu n'as jamais eu l'occasion de pleurer et la seule personne qui pouvait te faire pleurer et bien... c'était Théa, et Théa ne t'aurait jamais fait pleurer.

Tu aurais aimé avoir la force de te tirer jusqu'à ton bungalow et de te mettre sous ta couette sans jamais plus en sortir, attendre qu'Ezéchiel vienne pour que tu puisses te blottir contre lui et pleurer, pleurer encore. Tu as l'impression que tu ne peux faire que ça, tu as l'impression que ton corps ne veut que faire ça, que tout sort d'un coup.

Oh Killiam, dix-neuf ans et déjà en train de craquer. Dix-neuf ans, et tu as l'impression que ton cœur implose, que ton âme se tord, que tout ton être disparaît. C'est horrible, horrible, d'avoir l'impression que ce lien, si fort, tellement fort vient d'être brisé par ses mensonges, brisé par ton ego, brisé par ta peur de ne pas être assez, brisé par son rire froid, brisé par tes demandes qui ne s'arrêtaient jamais, brisé par ses secrets. Tu as l'impression d'avoir cassé ce lien si fragile entre vous et que rien ne sera plus jamais comme avant. Tu as l'impression que c'est fini et que plus jamais, tu ne pourras voir son visage souriant, heureux... pas ce sourire hautain et médisant.

C'est horrible, de se rendre compte d'à quel point on est rien, pour la personne qui est tout.

Tu n'as jamais douté de Théa, tu n'as jamais douté de son amour, oh jamais, et pourtant aujourd'hui, tu as cette impression horrible que tout n'était qu'illusion, qu'elle t'a menti pendant des mois et des mois pour ne pas te rendre malade à cause de cette dépendance que tu as envers elle, pour ne pas t'avoir sur la conscience, et ça fait si mal, tellement mal. Toi qui n'a jamais douté d'elle, et pourtant qui elle a toujours douté de toi. Elle qui t'a écarté si facilement de ta vie, alors que toi, tout ton corps hurle à l'anormalité. Elle qui a créé ce vide entre vous sans hésitation, toi qui a tenté de le combler. Tu aurais dû comprendre avant, Killiam, ça t'aurait fait moins mal que de t'attacher à cet espoir que vous étiez encore Killiam et Théa.

Tu ne sais pas combien de temps tu pleures, trop longtemps, sûrement, mais quand enfin les larmes s'arrêtent de couler, ta respiration est toujours hachée, et tu te sens vidé de toutes tes forces. Tu veux rentrer et t'allonger, et ne voir plus personne, plus jamais, rester seul, ne plus t'attacher, ne plus avoir mal, parce que ça fait si mal, Killiam. Toi qui pensait qu'elle serait la seule personne qui ne t'abandonnerait jamais... elle est la première à te laisser tomber. Et la chute est douloureuse, et haute, et ça te brise en mille morceaux.

Mais t'as besoin d'être rassuré. T'as besoin d'être rassuré sur le fait qu'il faut que tu restes sur cette île de merde, sur le fait que tu ne dois pas supplier la vice de te laisser partir, rentrer chez toi et ne plus revenir, taire à jamais ton pouvoir, ne plus jamais l'utiliser. T'as besoin d'être rassuré sur le fait qu'il faut que tu restes, Killiam. Parce que s'il n'y a rien ni personne pour te retenir, si Théa ne te veut plus dans sa vie, à quoi tu sers, Killiam ? Pourquoi es-tu seulement en vie, si ce n'est pas pour elle ? Toi, ce n'est même pas suffisant.

Tu essuies le reste de tes larmes et tu récupères dans tes poches ton paquet de cigarette et un briquet. Il faut que tu te calmes avant d'aller le voir. Il faut que tu te calmes un peu, que tu fasses bonne allure, au moins. Tu fumes une cigarette, ne l'appréciant même pas, ne comprenant même pas pourquoi tu la fumes et, au bout d'un certain temps, tu te lèves, abandonnes l'arbre et tu époussettes légèrement tes vêtements pour virer le peu de terre sur ton jean. Tu te diriges vers le cabanon d'Ezéchiel, priant pour que tout le monde soit de sortie... et en fin de compte, tu t'en fous. Qu'ils te voient tous dans un état lamentable, ça ne ferait que remettre la rumeur au goût du jour, et tu n'en as rien à carrer, t'en as plus rien à foutre de rien, en cet instant.

Tu veux juste être rassuré.

Tu tapes à la porte de la cabane, te préparant déjà à demander si Ezéchiel est là... mais c'est lui qui t'ouvre. Et tu as un moment de silence, un moment où tu ne sais pas trop quoi dire, un moment où tu n'arrives même pas à lui sourire, tu humidifies tes lèvres de ta langue, détournes ton regard rougi par les larmes et tu déglutis, ne sachant pas trop quoi lui dire. Tu as envie de lui dire que c'était bête votre relation, qu'il faut tout arrêter, qu tu vas quitter Prismver, que c'est qu'une question de temps. Mais tu ne peux pas, tu ne peux pas le laisser, c'est plus fort que toi, tu pourrais pas. Jamais.

Mais si lui, il pouvait te laisser un jour ? Ne valait-il mieux pas tout arrêter maintenant ? Ne pas souffrir ensuite ? Tout arrêter avant que tu n'y survives vraiment pas ?

Mais tu ne peux pas. Tu ne peux tellement pas, Killiam. Pas lui. Pas lui aussi. Tu es déjà en train de tomber, mais si y'a personne pour te rattraper ? Comment tu pourrais survivre sans lui bordel ? Comment tu ferais ? Tu l'aimes à en crever, et bordel, tu ne pensais pas pouvoir vivre un jour sans Théa, et maintenant, tu te dis que tu ne peux pas vivre sans lui. Jusqu'à quand continueras-tu d'être dépendant des autres ? Jusqu'à quand tu les aimerais si fort que ça te détruit ? Théa vient de te détruire, et tu donnes la possibilité à Ezéchiel de faire pareil. T'as un problème, Killiam.

Est-ce que... on peut rester ensemble, un peu ?

Ta voix est hésitante, tremblante, et tu te maudis de ne pas pouvoir faire face à ça devant lui, à craquer comme ça, à être au bout du rouleau. Tu as parlé après un si long silence, si long, tellement long et si rare entre vous.

J'ai juste envie de rester avec toi, un peu. S'il te plaît.

Tu ne lui demandes pas s'il fait quelque chose, s'il est avec quelqu'un. Tu t'imposes à lui, lui demandes de tout laisser pour toi... juste aujourd'hui, au moins aujourd'hui. Demain, tu pourras faire ça, peut-être, mais aujourd'hui, tout seul, tu ne peux pas.

Tout seul, tu ne serais plus là.




Dernière édition par Killiam Kenneth le Sam 26 Aoû 2017 - 9:57, édité 1 fois
Message Dans Re: [FINI] Breakdown part. 2 [Ezéchiel] | le Mar 22 Aoû 2017 - 1:21
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personne ne reste heureux bien longtemps, mais personne non plus ne reste éternellement triste ; tout change, un jour ou l'autre --

-- il y a des jours avec et des jours sans et aujourd'hui est un jour sans.



P
remier jour depuis longtemps qu'il était resté toute la journée au cabanon sans en sortir et autant un retour chez-soi n'avait rien de mal, autant la sensation était étrange ; il ne savait pas très bien comment le décrire, ni mettre les mots là-dessus.

Toujours est-il qu'il avait passé la journée emmitouflé dans son lit, constamment sur l'intranet, sur un bouquin à peine entamé, sur une console à un jeu qu'il avait depuis longtemps joué, écoutant distraitement ses colocataires parler, participant parfois à la conversation -- et en ce moment, le sujet de discussion se portait sur la chaîne youtube que vous veniez de créer et à toute vos idées pour faire un maximum de vus alors que l'idée de base passait complètement à la trappe.

Il y avait eu de l'agitation dans la journée, une agitation qui n'avait pas durée, du moins, pour lui ; alors qu'à présent, le logo RAVEN s’inscrivait sous toutes les pages de son téléphone ou de son ordinateur mais il ne s'en souciait pas vraiment et avait bien vite balayé cette histoire d'une main nonchalante -- des emmerdes, toujours des emmerdes, que ce soit ça ou RED ou encore toute les couilles qui étaient arrivées depuis qu'il était arrivé ici, il ne s'y impliquait jamais, ne suivait que le mouvement des Kiwis mais ne prenait jamais par à tout cela, à cette guerre des classes ou même à cette guerre entre mage et non mage qu'il trouvait ridicule ; il avait dix huit ans et bien d'autre chose à penser actuellement.


Et c'est dans cette même journée,
qu'on vint toquer à la porte.


Toc. Toc. Toc.
Il y a un blanc qui s'écoule un instant, peut-être des regards qui convergent vers lui, parce jamais, jamais personne ne toquait à la porte du bungalow sept, c'était presque une loi fondamentale, comme si votre cabanon était bien plus un moulin que quoique ce soit et même s'il arrivait à Joy de toquer parfois, ça restait tout de même assez rare ; non, non, jamais, si ce n'est toi Killiam, depuis maintenant presque deux mois -- et c'est pour cela qu'il se désigne pour aller ouvrir.

En arrivant à la porte, il se dit qu'il s'attendait tout de même à un message de ta part, mais non, rien ; il n'y pensa pas beaucoup, peut-être que ce serait une toute autre personne, peut-être pas habitué à vos coutumes étranges.

Mais non, non,  c'est bien toi.
Et tu es là face à lui ; le silence s’abat.

La première chose qui le transperce, se sont tes prunelles d'habitudes si belles, ravagées par l'épuisement, la tristesse, la détresse et c'est horrible, c'est horrible à quel point cette vue lui rappelle celle de Narcisse ; et c'est horrible, c'est horrible à quel point son palpitant se serre si fort, si fort Killiam alors que tu ne pleures même pas, tandis que celui qui est tout comme son frère, quand les larmes lui étaient montés, à cause de cette colère et de cette rage -- il n'avait absolument rien ressentit.

Et c'est une empathie foudroyante pour lui, Killiam, pour lui qui à tant de mal à saisir ou à comprendre ; c'est comme si, avec toi, tout lui semblait étrangement plus clair.

Alors tu n'oses même pas affronter ton regard alors qu'il te détails, sans un mot, sans même faire attention aux autres colocataires qui pouvaient facilement apercevoir ce qu'ils se passaient alors qu'il avait ouvert la porte en grand, d'un coup brutal du poignée, comme à son habitude.

Et il était clair que tu avais pleurés, pleurés beaucoup, peut-être des heures alors que chaque émotion que tu dégageais, il les ressentaient en plein dans le cœur, alors qu'il observait tes joues rougit, alors qu'il glissait sur tes sourcils si expressif, alors qu'il ne quittait pas ce visage qu'il connaissait par cœur.

Et le temps s'arrête, et puis repars.

est-ce que... on peut rester ensemble, un peu ?

Ta voix Killiam, est un pieux que tu enfonces dans sa poitrine, alors qu'il semble qu'il manque d'air, alors que ses yeux s'écarquillent imperceptiblement, alors qu'il reste absolument immobile, statique, comme si tu avais eu le pouvoir de le figer dans le temps, l'empêchant de faire quoique ce soit ; ne sachant pas quoi faire sur l'instant présent.

j'ai juste envie de rester avec toi, un peu. s'il-te-plaît.

Et ça lui semble tellement absurde à Ezéchiel, tellement absurde ce s'il-te-plaît, à peine soufflé, parce que tu n'avais même pas, même pas...

tu n'as même pas besoin de demander... fit-il d'une voix si douce et si basse.

Tu n'as même pas besoin de parler Killiam.

Alors il s'anime directement, comme s'il reprenait vie, mettant rapidement ses chaussures avant de refermer la porte derrière lui sans même un regard pour les autres, son attention n'ayant le droit de n'être dirigé que vers toi. C'est ainsi qu'il se retrouve face à toi, dehors et délicatement il vint lier vos doigts, toute l'action se déroulant sans un mot et son pouce brosse ta peau avec tendresse.

Il te regarde, longuement et hésite un instant, puis de son autre main libre, il vint te serrer contre lui dans un câlin, peut-être un peu maladroit, parce que c'était la toute première fois Killiam, qu'il se retrouvait dans ce genre de situation, alors oui, c'était maladroit mais il savait que, à cet instant précis, c'était de ça dont tu avais besoin, d'une présence, d'une chaleur, d'un autre battement de cœur contre le tien, parce que plus que des mots, l'étreinte semble dire bien plus de chose ; il te serre doucement, agréablement, peut-être brièvement, avant de se décaler doucement, de t'offrir un baiser sur la joue -- non, non, pas sur les lèvres, ce n'était pas le moment -- avant de faire un pas en arrière, un sourire léger, doux, tendre mais extrêmement discret.

on marche un peu... ? on peut se poser quelque part, si tu veux. fit-il sans lâcher ce ton qui le poursuit depuis que tu lui fait face.

Alors non, il ne te demandera pas Pourquoi ? Comment ? directement, parce que après les larmes, c'est lui que tu étais venu voir, tu étais venu le voir de toi-même et c'était quelque chose de véritablement important pour lui ; et il te l'avait dit, qu'il ne demande que le fait d'être au courant. Alors il te laisserait tout le temps, le temps d'inspirer bien fort, le temps de pleurer si tu le voulais, le temps entier t'appartenait et il ne se posait même pas le Comment du Pourquoi en vérité, parce que, à cet instant, il n'y avait que le fait d'être présent comme tu l'avais été, encré dans son esprit ; le reste, il s'en fichait, tant qu'il pouvait t'apporter tout ce que tu souhaitais.

tu n'es pas obligé de parler.


-- parce que lui, ne l'avait pas voulu à ce moment .

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Message Dans Re: [FINI] Breakdown part. 2 [Ezéchiel] | le Mar 22 Aoû 2017 - 1:47
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Il te répond après un temps, comme si te voir dans cet état le rendait malade, comme si te voir dans cet état lui coupait le souffle, comme si tu allais lui annoncer la pire des nouvelles. Oui, tu peux rester avec lui, vous pouvez rester ensemble, tu n'avais pas besoin de demander. Tu le regardes enfiler ses chaussures et fermer la porte, sans même adresser une parole à ses colocataires, à vrai dire, dans ton état normal, tu te serais sûrement excusé d'arriver sans prévenir, tu les aurais au moins salué. Mais non. Non, même pas ça. Pas aujourd'hui. Demain, peut-être.

Il ne s'est rien passé. Ce n'est rien, ce n'est qu'une dispute entre elle et toi. Ce n'est pas la première, mais ce qui te fait peur, c'est que ce soit la dernière. Ce qui te fait peur, c'est que tous ces non-dits, toute votre fierté, toutes ces émotions dont vous ne parliez ni elle ni toi vous aient fait imploser. Il ne s'est rien passé, ce n'est rien, mais le fait d'être mis de côté depuis des mois, le fait qu'elle ne te dise rien, le fait qu'elle t'ignore presque... son absence dans ta vie te tuait, et toute cette histoire venait de te mettre le coup de grâce, avec ses mots, ses mots qui te disaient que tu lui interdisais des choses, que tu l'empêcherais de vivre, et tu cherches, cherches encore dans ton esprit un seul instant où tu aurais pu l'empêcher de vivre. Et tu ne vois pas. Peut-être est-ce tout simplement toi ?

L'étreinte te réchauffe le cœur, te fait te détendre un peu, et tu as l'impression que tu pourrais repleurer dans ses bras. C'est n'importe quoi de se mettre dans cet état pour ça. Ce n'est pas comme si tu l'avais perdu à tout jamais, ce n'était pas comme si elle était morte. Tu étais juste devenu un étranger, mais tu l'étais depuis longtemps, n'est-ce pas Killiam ? Un baiser sur ta joue, et tu acceptes ensuite de marcher un peu, acquiesces, et vous vous éloignez. Il reprend la parole, et tu t'arrêtes à l'arrière de la cabane, le regardes. Il faut que tu lui dises que ce n'est pas grave, que ce n'est rien, que ce n'est pas important, que ce n'est pas la fin du monde. Tu ne veux pas l'inquiéter plus que nécessaire. Ce n'était qu'une dispute. Violente. Et qui t'avait fait mal, oh bordel comme elle t'avait fait mal. Mais ce n'était rien, n'est-ce pas ? Rien que ta dépendance malsaine qui vivait mal le rire sardonique de Théa, qui vivait mal son besoin que tu t'en ailles de sa vie, qui vivait mal le fait que tu sois un étranger, que tu ne sois rien pour celle qui était tout.

C'est pas... grave.

Non, ça ne l'était pas, et ce sont les seuls mots que tu arrives à prononcer. Tu n'as pas envie d'en parler, pas avec lui, parce que malgré toi, il y a ses mots qui reviennent « abruti dépendant malsain », ses mots qui t'ont fait si mal ce soir là, ses mots qui t'ont rappelé que tout le monde le pensait ou l'avait pensé... même ton copain. Alors tu ne veux pas lui en parler. Tu ne veux pas lui en parler parce que tu as trop peur qu'il te dise tant mieux, parce que tu as trop peur qu'il te dise que tu réagis excessivement, parce que tu as trop peur qu'il soupire et qu'il lève les yeux au ciel, ne te disant que ce n'était qu'une dispute et que ça s'arrangerait.

Vous en aviez eu des disputes, mais pas des comme ça. Pas où elle utilisait votre promesse pour te faire taire, pour te dire : « je te donne ce que tu veux donc tais toi » ; pas où tu lui disais d'aller se faire foutre ; pas où elle te demandait de partir, parce que c'est ce qu'elle aimerait. Non. Pas des comme ça, vous n'en aviez jamais eu, des comme ça. Des disputes où tu lui criais qu'elle n'en avait rien à foutre de toi, et qu'elle ne disait rien, où qu'elle ne niait même pas. Non... pas des comme ça.

Tes doigts lâchent les siens et tes bras viennent entourer sa taille alors que tu viens cacher ton visage dans le creux de son cou. Ce n'est pas grave, et tu ne veux pas en parler. Tu ne voudrais pas voir de nouveau le dégoût sur son visage, l'impatience et la lassitude. Et y'a tous ces mots qui viennent, toutes ces insultes.

Si tu n'es rien pour ta propre jumelle Killiam...
pour qui es-tu quelque chose ?



Message Dans Re: [FINI] Breakdown part. 2 [Ezéchiel] | le Mar 22 Aoû 2017 - 2:19
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personne ne reste heureux bien longtemps, mais personne non plus ne reste éternellement triste ; tout change, un jour ou l'autre --

-- il y a des jours avec et des jours sans et aujourd'hui est un jour sans.



C
e n'est pas grave. Alors vous vous étreignez et il te serre contre lui Killiam, il te serre fort, fort, fort, contre lui mais ne réponds pas tout de suite, pas immédiatement, comme s'il laissait les mots se formuler encore dans son esprit ; encore et encore.

Et il ne te crois pas, mais ne le dira pas.

tu as peut-être raison, ce n'est peut-être pas grave. fit-il doucement et lentement contre toi, ne pouvait que glisser des suppositions dans ces phrases sans savoir ce qu'il en était vraiment.

Puis l'étreinte dure, dure et dure encore et il ne briserait l'étreinte qu'au moment où tu le déciderait, il ne te forcerait pas à le regarder, il te laissait faire ce que tu souhaitais et n'avait pas à s'imposer ; pas de cette manière en tout cas. Te voir dans cet état le bouleversait, parce qu'il t'avait vu dans la colère Killiam, il t'avait vu dans l'amour, la joie, il t'avait vu dans l'inquiétude, il t'avait vu dans l'exaspération, il t'avait aussi vu dans une étrange tristesse mais jamais, encore jamais, il ne t'avait vu dans un état pareils, dans un état capable de te faire verser des larmes ; mais ce n'était pas grave, n'est-ce pas ? alors il reprit :

ce n'est peut-être pas grave, mais c'est important. important pour toi. et si c'est important pour toi, ça l'es pour moi. même si ce n'est rien, même si c'est une connerie, tant que ça te tien à cœur, c'est important pour nous deux.

Il aimerait te protéger de tout, Killiam. Et sa main vint caresser ton dos, ses lèvres vinrent embrasser un côté de ton crâne, au creux de tes cheveux, et c'est comme si son corps produisait plus de chaleur pour deux, comme s'il voulait t'envelopper dans cette étreinte pour te conserver de tout les malheurs du monde -- mais il ne peut pas, il ne peut pas, parce qu'il devrait s'éloigner lui-même, dans ce cas là.

Et il pense directement à Théa, mais il ne le dira pas.

je t'aime, killiam, plus que tout.

Et il aurait parcourut Ciel et Terre pour te faire retrouver ce bonheur que vous partagiez.

-- et à la place, il ne peut que t'apporter tout l'amour qu'il te porte, alors qu'il n'attends pas de réponse : Il t'aime -- prends tout ce que tu veux.

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Message Dans Re: [FINI] Breakdown part. 2 [Ezéchiel] | le Mar 22 Aoû 2017 - 12:22
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Breakdown - part. 2
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Tu ne veux pas qu'il parle, tu veux qu'il se taise. Tu ne veux pas entendre ce qu'il a à dire, tu veux juste, être contre lui, et qu'il se taise, qu'il te prenne dans ses bras et qu'il arrête de parler, qu'il arrête de te rappeler que ce n'était pas grave, que ce n'était pas important, que tu étais excessif. Tu veux juste qu'il se taise, Killiam, parce que tu as peur qu'il dise quelque chose qui va te détruire.

Et il parle, et il parle, et au contraire, au lieu de te détruire, ça répare ton cœur, ça met du ruban adhésif et de la colle dessus, ça le soigne, le répare, pendant un court instant au moins. Et tu resserres ton étreinte autour de son corps, tu resserres tes bras autour de sa taille, l'enfermes contre toi alors que ton visage bouge à peine contre le creux de son cou. Il dépose un baiser sur ton crâne et tu fermes les yeux contre lui, chasses de nouveau les larmes qui viennent humidifier tes yeux, encore. Tu ne veux pas pleurer, il ne faut pas que tu pleures. C'est rien, c'est débile, t'as pas à pleurer pour ça, elle est vivante, elle est toujours là, elle veut juste plus de toi dans sa vie, c'est tout, ça fait des mois qu'elle essaie de te le faire comprendre, et tu viens juste de le faire, c'est tout. C'est tout.

Et il te dit qu'il t'aime, et bordel, bordel que ça fait du bien de l'entendre, Killiam. Ça te fait tellement de bien qu'il te le dise, qu'il te rassure. Ça te soulage tellement qu'un soupir tremblant passe la barrière de tes lèvres, s'échoue contre sa peau et les larmes remontent sous tes paupières. Il t'aime, Killiam. Il t'aime et il te le dit, il t'aime et il te le montre, il t'aime et tu n'en doutes pas en cet instant.

Je t'aime, lui réponds-tu contre sa peau.

Tu l'aimes tellement. Et quelques larmes s'échappent de tes yeux trop humides, s'échouant sur la peau de son cou. Traîtresses. Comme si tu n'avais pas assez pleuré pendant des heures, mais ce n'est pas pareil, là, maintenant, c'est de soulagement que tu pleures. Il t'aime Killiam. Il t'aime. Et tu as envie de lui dire de ne jamais t'abandonner, tu as envie de le supplier de ne jamais te laisser. Tu n'arrives pas à stopper les larmes assassines, celles qui coulent encore et encore sans que tu ne leur en donnes l'autorisation... et tu te sens si faible, Killiam, si mal, si malade de pleurer devant lui, de pleurer à cause d'elle, pour elle.

Tu veux juste te réveiller de ce cauchemar horrible.
Ou t'endormir et ne plus jamais te réveiller.


Message Dans Re: [FINI] Breakdown part. 2 [Ezéchiel] | le Ven 25 Aoû 2017 - 22:44
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personne ne reste heureux bien longtemps, mais personne non plus ne reste éternellement triste ; tout change, un jour ou l'autre --

-- il y a des jours avec et des jours sans et aujourd'hui est un jour sans.



E
lle est horrible cette sensation de ne pas pouvoir disciper tout les maux de l'être aimée -- l'avais-tu toi aussi ressentis quand tu l'avais pris dans tes bras, après cette journée là ? Plus il y pense, plus il comprend et tout semble si nouveau, si doux et si cruel à la fois.

Alors tu lui réponds, tu lui réponds comme une réciproque, tu lui réponds avec ce timbre qui lui brise le cœur, avec ces larmes et ces tremblements et si tu le sert plus fort, il te sert plus fort encore, Killiam, il te sert tellement, tellement que vous pourriez presque vous fondre pour ne former qu'un.

je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime plus que tout.

Je t'aime. Je t'aime. Je t'aime. Ô comme je t'aime.

C'est une litanie, une douce litanie comme pour te l'imprimer dans ton esprit, comme pour que tu le retiennes toute ta vie, comme pour effacer tout tes soucis, tout tes tracas, comme pour te faire comprendre que ça : il t'aime, il t'aime, il t'aime et c'est la seule chose qu'il veut que tu retiennes.

Alors il embrasse ton crâne, ton oreille, ta tempe, il embrasse tout ce qu'il peut embrasser, avant de se fondre dans ta chevelure et d'inspirer ton odeur boisée, tandis que ses mains jouaient dans ton dos qu'il enserrait si fort comme pour ne jamais te lâcher, comme pour ne jamais t'abandonner, comme pour t'aimer à tout jamais, à jamais, jamais, jamais.

pleure autant que tu le veux mon amour, je suis là, je suis là, je t'aime, je suis là, toujours là. chuchote-t-il si bas tout contre toi, comme un secret qu'il ne voulait délivrer qu'à toi et à personne d'autre.

Et il se sent si mal, si mal pour toi, même si ce n'est rien, même si ce n'est pas grave, il s'en fiche, il s'en contre fous, tout ce qui ternie ton visage le rends tellement malade, parce que ce sentiment, ce sentiment c'était comme une maladie, une maladie au coeur qui obstrue les poumons et qui vrille les tympans --



-- une maladie qu'on appelle empathie.


_____










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Message Dans Re: [FINI] Breakdown part. 2 [Ezéchiel] | le Ven 25 Aoû 2017 - 23:08
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Breakdown - part. 2
feat. Ezéchiel Prince - date. 21 août







Une litanie. Il t'aime. Il t'aime, il t'aime, il t'aime. Ce doux chant que tu veux entendre jusqu'à en devenir sourd. Il t'aime, il t'aime, il t'aime. Qu'il ne s'arrête jamais de t'aimer, Killiam, parce que toi, oh toi... tu n'arrêteras jamais de l'aimer. Tu l'aimerais toute ta vie, jusqu'à en crever. Tu l'aimeras les jours de pluie, en lendemain de soirée. Tu l'aimeras quand plus rien n'ira, et quand tout sera parfait. Tu l'aimeras même lorsqu'il ne t'aimera plus. Tu l'aimeras jusqu'à t'effondrer. Tu l'aimeras, Killiam, encore plus chaque jour, comme tu n'aimeras jamais quelqu'un d'autre. Chaque jour te l'apprendra un peu plus, chaque jour t'enseignera une nouvelle façon de l'aimer. L'aimer dans son entier.

Alors qu'il ne t'arrête jamais de t'aimer.
Parce que tu n'arrêteras jamais.

Et il t'embrasse, partout où ses lèvres peuvent t'atteindre, et il te murmures des mots qui te réconfortent, qui te font serrer le cœur en même temps. Tu ne veux pas pleurer, tu ne veux plus pleurer, plus maintenant, plus pour le moment. Alors tu calmes ta respiration, tu calmes tes larmes assassines, et au bout de quelques minutes, tu redresses un peu ton visage, oubliant t'essuyer tes larmes tellement tu es concentré à le serrer contre toi, à le garder contre toi, à serrer tes doigts contre son dos pour ne pas qu'il parte, jamais. Ton nez frôle sa joue, vient se caler contre le sien. Tu respires doucement, ouvres à peine les yeux en déposant ton front contre le sien.

Ça va. Ça va, je suis avec toi.

Oh non, ça ne va pas. Mais tout va bien, s'il est avec toi, n'est-ce pas ? Tu réfléchiras demain à tout ça, tu réfléchiras demain à tout ce qu'il se passe dans ta tête, à toutes ses pensées plus que négatives, à ces choses qui vont et qui viennent dans ton esprit sans que tu ne puisses les empêcher. Tu chasses tout ça ce soir. Ce soir, tu restes juste avec lui, et tu profites de lui, de sa tendresse, de son amour, et tu lui donnes le tien, même s'il est un peu bancale, même s'il n'est pas parfait.

Je t'aime. L'oublie pas.

Parce que tu te connais Killiam, tu sais ce que tu vas faire demain, et après demain, et les jours suivants. Tu sais ce que tu vas faire, tu te connais. Tu vas aller boire, tu vas aller prendre ces douces pilules colorées qui te font voir mille et une couleurs, tu vas aller fumer des trucs loin d'être légaux, et tu vas l'éviter, éviter tout le monde, comme tu le fais tout le temps dès que tu as un problème. Tu sais que tu vas le faire. Mais tu l'aimes, et tu ne veux pas qu'il l'oublie. Parce que même si tu tombes Killiam, penser à lui te relèvera toujours, comme penser à Théa t'a toujours relevé.

Et ton cœur tambourine si fort, tellement fort.
Et tu as l'impression que c'est bien la première fois qu'il bat réellement pour toi.


Message Dans Re: [FINI] Breakdown part. 2 [Ezéchiel] | le Sam 26 Aoû 2017 - 0:06
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personne ne reste heureux bien longtemps, mais personne non plus ne reste éternellement triste ; tout change, un jour ou l'autre --

-- il y a des jours avec et des jours sans et aujourd'hui est un jour sans.



P
uis tu lui réponds et il n'attends pas plus longtemps pour prendre ton visage en coupe, brossant tes joues affectueusement et venant effacer tes larmes comme il le pu alors qu'il ne quittait pas ton regard nuageux et assombri par il ne savait quoi.

Oui. Oui. Oui. Tu es avec lui et il est avec toi, ça va, ça va, ça ira, n'est-ce pas ? Il l'espère tout du moins et quel supplice de ne pas savoir ce qu'il te tracasse, de se retenir si fort, si fort de te demander encore et encore, parce qu'il aimerait t'aider Killiam, il aimerait tellement t'aider, trouver les mots pour te réconforter et pour te prouver encore et encore qu'il t'aimait.

Et tu reprends la paroles et son cœur s’accélère comme s'il savait que tes mots avaient une importance particulière, comme si instinctivement, il savait, il sentait un mauvais pressentiment poindre au fond de son palpitant, mais il ne dit rien, ne fit rien -- encore et encore, il se taisait, se forçait, parce qu'il t'aimait.

Alors, Killiam, quand tu rentreras trop tard, quand tu seras trop torché pour lui écrire convenablement, quand tu t'éloigneras, quand il comprendra que tu l'oublieras, quand tu ne donneras plus de nouvelles, quand il sera seul mais accompagné, quand il restera le regard rivé sur l'écran la nuit et toute la journée, quand son palpitant se serrera un peu plus, un peu plus chaque jour et que cela fera un peu plus, un peu plus mal chaque jour, quand il pensera, enfin, enfin qu'il ne sert à rien, qu'il est inutile, que tu lui diras des choses si douloureuses et qu'il t'en dira aussi ; que pensera-t-il de ces paroles amoureuses ? Ces paroles qui lui insufflait : quoi qu'il se passe, ne l'oublie jamais que je t'ai aimé à en crever.


ne l'oublie pas non plus.

N'oublie pas que tu l'aimes.
N'oublie pas qu'il t'aime.



-- et ces paroles amoureuses, il y croira, encore et encore, dans l'espoir qu'elles ne soient que vaguement douloureuses.

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❝ If he doesn't hit you

(( karma fucking will ))


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