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"I know you wanna go to heaven but you're human tonight" ◆ ft clary







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 "I know you wanna go to heaven but you're human tonight" ◆ ft clary

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Message Dans "I know you wanna go to heaven but you're human tonight" ◆ ft clary | le Dim 10 Sep 2017 - 18:47
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«  I KNOW YOU WANNA GO TO HEAVEN BUT YOU'RE HUMAN TONIGHT  »   ◆  FT CLARY


Les mondes se mêlent juste là, sur les pavés, entre deux couleurs de pierre qui s'affrontent sans gagner. Sans en finir. Et l'ensemble est morose, comme ton esprit contre ta peau, qui s'agite en tempête dans ta boite crânienne. Les vents ne sont pas puissants pour un quelconque amusement. Seulement pour les idées noires. Plus de cent, plus de mille, innombrable. Et ces grains sombres se perdent les uns contre les autres alors l'air les déplace, les assomme. Ils se frottent, et toi tu te frottes à une réalité que tu ne désignerais pas par le mot agréable.



Non, bien loin de là.


L'habituel sarcasme s'est planqué sous tes pieds, bien écrasé au fond du gouffre. Il s'y abimerait presque, tiens. Tu fais comme s'il n'y avait rien autour de toi, en toi, contre tes réflexions les plus infimes. Comme si ce n'était rien. Toute cette.. situation. Inédite, certes. Mais bien lointaine d'une sorte de découverte pleine de curiosité et d'excitation. Tellement rien à voir. Ce serait bien si ça se finissait. D'une manière ou d'une autre. Particulièrement commode.


Une quelconque rue se balade et s'écrase sur tes semelles. Ça ressemble légèrement à du chewing-gum. Sauf que ce n'est pas particulièrement rose, et encore moins sous les pâles lueurs des trois péquenots de lampadaires paumés ici. L'automne ne vous tombe pas encore dessus. Alors aucun rouge aux dorures flamboyantes n'acquiesce en crissant sur ton passage. Dommage. Ça rendrait bien plus intéressant le froid glacial qui rentre dans les tendons et veines.



Ce serait bien un peu de couleur.


Et comme tes plus grands espoirs de désespéré fonctionnent si bien, la vie s'est remise à fonctionner, les sons à monter aux oreilles, les teintes à peindre une toile aussi noir qu'une nuit sans lune. Il en faut de la pigmentation pour se rendre visible dans une purée de poix aussi foncée, il en faut des cris et des bruits. Tu aimes bien la nuance de vérité que tu ressens, ou du moins l'absence de mensonge.


Au moins un peu de bonheur dans cette bagarre.


Bagarre de ruelle. Une de mots et de coups. Pas si intéressant. Et pourtant il suffit de passer devant pour se glacer et s'arrêter, se figer d'horreur. Ou de fureur. Au choix. L'un n'étant guère pire que l'autre, les possibilités se valent amplement. Tu ne sais pas tellement ce qu'il se passe, ce qui l'a poussé à pareille ignominie.


Tu sais juste que cela revient à appuyer sur le bouton rouge.


Boum.

Les phrases deviennent folles, les syllabes timbrées, ton corps liquéfié. Tout est arrivé à un point de non retour. Enfin, si, il y a toujours le retour d'inclus dans le colis, disons que cette fois-ci, ce sera un petit peu plus délicat très chers. C'est le cas de le dire quand l’inquiétude développe ton jeu d'inconscience. Elle en fait naître des centaines de racines, bien fines et puissantes, capable de tordre tout, mettre le bazar.


Tu n'as jamais apprécié cela.
Mais parfois, il faut savoir jouer.


« Clarissa, qu'est-ce que tu fous, là ? »


Délicieux, cette vulgarité. Si rare dans ta bouche.
Message Dans Re: "I know you wanna go to heaven but you're human tonight" ◆ ft clary | le Mer 13 Sep 2017 - 15:22
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I KNOW YOU WANNA GO TO HEAVEN BUT YOU'RE HUMAN TONIGHT.

Honnêtement, ça aurait pu tomber sur n’importe qui. Ce n’était pas tant la personne que le moment qui était en cause. Quelque part, il s’était trouvé au mauvais moment au mauvais endroit. La rage qui couvait en toi depuis quelque temps déjà ne demandait qu’à s’exprimer. Bien sur, il était aussi en tord. En agissant comme un vulgaire primate, il avait mérité ce vilain coup. Ça avait eu le mérite de lui couper le sifflet, à lui autant qu’à ses deux camarades.
Pour autant, ce qui s’était passé ensuite aurait pu être évité. Enfin, si tu l'avais voulu.

En prenant du recul, il est vrai que ta réaction pouvait passer pour disproportionnée. Mais sur le moment, ça avait été la meilleure chose à faire. Enfin, c'était surtout que tu n’y avais pas vraiment réfléchi. Tu avais juste frappé. Bien frappé, justement. Beaucoup aussi. Jusqu'au sang. Un mélange du tien et du sien. Du rouge sur les pavés.

Ça faisait très longtemps que ce petit démon là, tout au fond de toi, bien tapi dans tes tréfonds intérieurs, n’avait pas guidé tes gestes. Ton dernier accès de colère, de fureur devrait on dire, datait d’avant ton arrivée à Prismver. Tu ne t’étais pas mise dans un tel état depuis plusieurs années. Tu avais appris à canaliser cet emportement intense et brutal qui n’apportait rien de bon.
Et ça n’avait pas manqué.
Le contrôle t’avait échappé. Il avait fallu d’un mot malheureux, d’un mouvement esquissé, et tu t’étais élancée. Furieuse tigresse donnant coup pour coup dans un déferlement de violence peu en accord avec ton apparence menue. Il n’y avait dans tout ça aucune logique, aucun bon sens. C’était une réponse à la frustration, à la culpabilité, à l’impuissance et au chagrin accumulés. L’expression exploser de colère était juste. Les jointures de tes mains pouvaient en témoigner.

Aussi, ce qu’il y avait de plus terrible dans cette frénésie vengeresse, c’était le bien qu’on pouvait en tirer. Dans cette ruelle étroite et mal éclairée, aux pavés irréguliers et à l’atmosphère morose, tu t’étais sentie à l’aise. Plus tu portais des coups, plus tu avais la sensation de t’envoler loin de tout ça, tout en parvenant à exprimer ce qui n’allait pas. Si légère, si insensible.

Tu prenais le dessus et c’était agréable. C'était comme lâcher du leste en manipulant l'ascendant. Comme une furie.

Surpris par la fureur des coups dont la puissance faisait écho à une douleur sourde, le pauvre inconnu à la tentative d’approche maladroite, se retrouva à terre, ses compagnons muets de stupeurs et inquiets. Elle pouvait leur faire mal aussi s'ils le désiraient.
Délectation. Au diable les apparences ! Ni Song, ni Phoebus, ni Hyacinth, ne serait spectateur d’un de tes plus mauvais côtés. Tu pouvais briser joyeusement. Chasser la mort de ton esprit, mettre ton âme en veille. Te foutre de tout et de tout le monde. Ne rendre de compte à personne, surtout pas à toi même.

Une voix familière, étonnamment alerte. Il eut le mérite de te freiner.
Tu te stoppas au ralenti, comme dans un film. Tu tournas vivement le visage vers lui, les yeux brillants et un sourire carnassier aux lèvres.

Ça sonna presque comme une salutation protocolaire :

« Ambroise. »

Tu aurais pu faire semblant, jouer l’ingénue, redevenir la Clarissa de d’habitude, mais ça ne valait pas le coup. Au contraire, cette folie s’était révélée un excellent moteur. Ça faisait deux semaines que tu ne t’étais pas sentie aussi bien. Déconnectée du monde qui t’entourait et en même temps pleinement consciente de tout. Cette exaltation provoquait le soulagement, qui lui induisait une certaine sérénité, même si c’était éphémère.

Ton dos finit par rencontrer le mur froid de l'autre côté et ton regard félin, à la limite de la provocation, se vrilla à celui de ton ami. Il serait témoin. Ça en devenait malsain ce qui te débordait du cœur.

« Tu veux voir comme je cogne ? »

Ton sourire s’élargit de lui même.
C’était bon tellement c’était corrosif.
L’amazone en toi y trouvait du plaisir.

Quelques secondes plus tard, ton pied visa l'abdomen de ta pauvre victime. On finit tous par y laisser sa peau de toute façon.


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