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[FINI] Maybe you care [Miles]




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 [FINI] Maybe you care [Miles]

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Message Dans [FINI] Maybe you care [Miles] | le Mer 1 Nov 2017 - 16:26
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Tu fermes ton casier avec une violence qui te ressemble de plus en plus ces temps-ci. Tu es tendu, violent, de plus en plus sarcastique et tu lances des regards noirs à toutes personnes qui t'approche d'un peu trop prêt. Les cernes sous tes yeux gris te font ressembler à un fantôme et tu soupires en posant le front sur la porte glacée de ton casier. Inspiration. Expiration. Inspiration. Soupir.

Tu restes un long moment dans cette position, sans bouger, jusqu'à ce que ton front se refroidisse, jusqu'à ce que tes pensées se calment, se mettent en place dans ton esprit. Et même si tu cherches, cherches, cherches encore et encore, tu ne trouves pas la raison, tu ne trouves pas qui, et ça te rend malade. Ça te rend littéralement malade. Tu as cette envie de vomir qui ne te quitte pas, ces insomnies qui te reprennent, cette peur, terrifiante, gluante, qui t'entraîne, te tire vers le bas, comme tu pourrais t'enfoncer dans des sables mouvants.

Ton front tape la porte de ton casier, doucement, une fois, puis une deuxième et tu te redresses enfin. Ton regard attrape une silhouette que tu reconnais et tu restes un instant à l'observer, sans vraiment savoir quoi faire. A vrai dire, tu n'as pas eu le temps d'y penser... ou plutôt, tu as décidé de t'en foutre, tu as décidé que ce n'était pas tes affaires, que tu n'avais rien à dire, Théa avait été assez claire avec ça, de toutes façons. Et puis les choses s'étaient entraînées, et tu n'avais plus eu l'envie de dire quoique ce soit. Toutefois, l'absence de Raven te perturbe un peu, te fait réfléchir, te tendre – comme si tu n'avais pas assez à penser avec Ezéchiel – et ce ne serait pas étonnant qu'ils préparent une grosse action, et tu n'étais pas très sûr d'avoir envie d'apprendre ça sans pouvoir ne serait-ce que la possibilité, même infime, de protéger Théa.

Alors tu te te lances.
Dans le pire des cas, tu te feras rembarrer.

Tu ajustes la lanière de ton sac et tu avances jusqu'aux casiers d'en face, appuyant alors ton épaule dessus, ta voix s'échappant de tes lèvres :

Yo.

Et tu ajoutes presque immédiatement :

Je suis pas là pour taper, ou crier, ou quoique ce soit, donc t'inquiète.

Sait-on jamais, tu avais un regard de tueur ces temps-ci, et tu préférais éviter l'esclandre, c'était pas ton genre.






Dernière édition par Killiam Kenneth le Ven 10 Nov 2017 - 10:09, édité 1 fois
Message Dans Re: [FINI] Maybe you care [Miles] | le Jeu 2 Nov 2017 - 20:06
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T'es pas là pour taper crier ou quoi que ce soit - et ses yeux remplis de cernes se plissent, son visage fatigué t'observe, sans cette même sûreté qu'il avait l'habitude d'avoir, et un sens, avec ce visage assombri par la fatigue et la lassitude, il est littéralement devenu l'ombre de lui-même. Le corbeau patientait, yeux rouges brillant dans l'obscurité, le visage impassible, prédateur, meurtrier et attendant le meilleur moment pour mener son offensive. "Raven prépare quelque chose" - et cette affirmation se répand dans les couloirs parce que c'est l'atmosphère à laquelle Miles les a habitué. Mais ce n'est pas ça, ce n'est pas assez et c'est loin d'être ce qu'il désire.

Ce n'est pas le changement mais le chaos, des événements qui s'enchaînent et une curiosité presque malsaine de savoir ce qui se passera. Raven n'est pas un mouvement, c'est une attraction de foire, un événement presque habituel et sans danger. Raven agite ses ailes sans frapper personne, se contente de brasser l'air ambiant et le vent réchauffe, apporte une courte réflexion qui disparaît en même temps que la chaleur du geste. Et aussitôt, tout a disparu. Raven n'a pas d'intérêt - mais le doute est normal et Miles s'y attendait et l'appréhende avec patience.
Miles savait que Raven n'aboutirait pas si facilement, pas forcément, que la victoire n'était jamais qu'une option - et le doute fait plus mal et s'insinue depuis maintenant si longtemps que la fatigue le rend nerveux, irritable et ce visage malgré la bienveillance des mots est l'un des rares qu'il a pas envie. Ce visage il l'observe, ce visage qu'il ne peut pas haïr parce qu'il n'est pas haïssable et pourtant il aimerait tant se venger sur lui parce qu'il n'a rien d'autre il aimerait tant lui dire regarde c'est ta faute c'est ce doute que tu m'as transmit mais c'est un mensonge, c'est injuste et c'est un leader et pas un putain d'égoïste alors il respire et répond "Salut" avec cette politesse écœurante à la limite de l'hypocrisie. Reprends ton souffle et respire, il se dit et il s'exécute parce que Miles est un gentil garçon, reprends-toi et garde le cap parce que rien n'est fini, ça vient de commencer.

"Je vais t'épargner les banalités Killiam, je suppose que tu aimerais discuter de quelque chose en particulier ? Cependant, je dirais que ce n'est pas le bon jour pour obtenir des réponses."

C'est pas le bon jour, Killiam, car vous le savez, l'autre vous est bien égal et il pourrait même crever en un sens, l'autre n'est qu'un outil, une manière de rassurer mutuellement et c'est ainsi qu'il t'a usé. Il ne lui en veut pas Miles, il comprend bien et il continuera d'être cette figure qui prendra les coups et la haine si nécessaire parce que c'est le rôle qu'il a choisi. Et maintenant c'est ton tour Killiam, c'est à toi de répondre à ses attentes.
Miles se retient, une dernière fois, pour se faire bonne figure.
Mais c'est déjà trop tard, c'est déjà trop tard...

"Je ne sais pas si j'ai le droit de douter après tout ce que j'ai affirmé par le passé, mais j'ai été honnête. J'aimerais continuer de l'être."

Il s'adosse au cassier lui aussi, y repose même sa tête.
Il s'y repose, se repose, se débarrasse de tout ça.
Que le monde aille se faire foutre, juste pour cette fois.

"C'est juste que, rien ne change vraiment - et tout peut empirer pour Raven. Et je commence à me demander si je ferais pas mieux de mettre un terme à ce combat. Si ce ne serait pas mieux pour nous."
ft. killiam •• novembre


Message Dans Re: [FINI] Maybe you care [Miles] | le Jeu 2 Nov 2017 - 22:13
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La fatigue tire ses traits comme elle tire les tiens, et vous ressemblez tout deux au fantôme de ce que vous étiez, reflet de ce que vous étiez en train de devenir. Et peut-être que tu t'inquiètes un court instant, peut-être que tu te dis qu'il va mal, que Raven pèse bien plus lourd sur ses épaules qu'il n'aurait pu le penser... puis tu décides de t'en foutre. Ce n'est pas ton problème, ça ne l'a jamais vraiment été. Sa voix arrive à tes oreilles, lasse, fatiguée, et peut-être même avec une touche d'énervement que tu remarques à peine. Oui, tu n'es pas allé le voir pour prendre de ses nouvelles, à vrai dire, tu n'en a que faire, de ses nouvelles, il n'est pas ton but premier, et il ne l'a jamais été. Théa l'a été, puis Ezéchiel. Et à vrai dire, maintenant, il n'y a qu'Ezéchiel qui vient embrumer tes pensées. Tu le chasses sans même y penser, parce qu'il faut que tu penses à autre chose, parce qu'autant se débarrasser des sujets qui t'interpellent, qui t'énervent, qui sont là, latents.

Je ne sais pas si j'ai le droit de douter après tout ce que j'ai affirmé par le passé, mais j'ai été honnête. J'aimerais continuer de l'être.

Sa position change, il se pose contre le casier alors que tu abandonnes ton sac sur le sol, ton épaule toujours sur les casiers, et peut-être même que ta tempe vient s'y poser à son tour. Tu fermes les yeux, écoutant le reste de ses mots avec attention.

Et tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas pourquoi il t'en parle à toi, Killiam. Oui, rien ne change vraiment, oui, tout peut empirer. Et alors ? Tu n'es pas de son côté, tu n'es au courant de rien, à vrai dire, tu es plutôt en retrait de tout ça, et plus tu resterais en retrait de cette guéguerre inutile, mieux tu te portais. Alors tu ne comprends pas, Killiam, il ne devrait pas te dire tout ça, au contraire, il devrait vous dire qu'ils sont plus fort que jamais, qu'ils ne s'arrêteront pas, que ce ne sont pas tes supplications ou tes demandes incessantes qui y changeraient quoi que ce soit. Et pourtant, il est là, devant toi, las, fatigué, au bout du rouleau, à deux doigts d'abandonner.

Et peut-être que ça t'énerve, un peu, beaucoup. Raven a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Raven a fini de détruire le peu de relation que tu avais encore avec Théa. Raven t'a enlevé ta sœur définitivement, et pour toi, c'est une raison suffisante de les haïr, de le haïr, et pourtant tu ne le fais pas, parce que tu admires peut-être un peu ce besoin de faire les choses bien ? Même si tu ne comprends pas vraiment. Par contre, en colère, tu l'es. Détruire ta relation, détruire le peu de confiance que tu avais en elle pour rien ? Pour une seule action sans fondement, pour seulement montrer qu'ils ne sont pas content ? Non. Tu n'es pas d'accord avec ça.

Tu fais c'que tu veux, c'est pas vraiment mon problème.

Non, ce n'est pas ton problème Killiam, et tu ne veux surtout pas que ça le soit. Tu ne veux même plus entendre parler de Théa hors du cadre familial.

Mais abandonner parce que ça devient difficile, c'est le meilleur moyen de dire que vous n'étiez rien.

Qui sait si Raven n'arrivera pas à faire ce qu'ils veulent. Qui sait si Raven ne va pas devenir le groupe le plus important dans quelques semaines, quelques mois ? Personne ne peut le savoir, surtout pas dans cette école de fous. Mais il n'empêche que ça te fatigue, de devoir le secouer, de devoir lui dire de continuer, toi qui aimerais que tout ça s'arrête. Tu ne comprends pas vraiment cet état paradoxale. Tu as envie de dormir, tu as envie de te laisser aller, alors tu fermes les yeux, inspires, expires, inspires, soupires. Tes paupières se soulèvent et tes yeux gris cherchent son regard, en vain.

Peut-être qu'il faudrait que t'en parles avec tes membres, tout simplement.

Et depuis quand étais-tu de bons conseils, Killiam ?




Message Dans Re: [FINI] Maybe you care [Miles] | le Jeu 9 Nov 2017 - 14:49
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Il lui faut un instant, l'entente de sa voix, un peu d'attention et de patience, malgré l'évidence nonchalance de Killiam, juste la réalisation pourtant évidente mais nécessaire de sa propre existence pour en prendre à nouveau le contrôle comme la reprise d'une musique qui l'a rendu soporifique, bercé par la monotonie de ce désespoir. Il a une nouvelle seconde d'arrêt quand ses yeux rencontrent l'agacement de Killiam qui ne lui échappe pas, ce court silence de jugement, la croisée de leurs chemins, à nouveau, pourtant bien moins importante cette fois - et Miles réalise la distance que son interlocuteur a prit, sa maturité, à quel point il a changé et combien sa détermination est différente au sujet de Raven.
Ses iris rouges flanchent et il est tenté une seconde par l'idée d'en faire de même, parce qu'il comprend si facilement, il a été victime de tant de colère de sa part qu'il lui semble évident d'en constater la disparition - et il est tenté d'oublier son mouvement comme Killiam a oublié ses responsabilités vis-à-vis de Théa. Il ne laissera pas sa sœur tomber, Miles en est conscient, tout comme lui-même serait incapable de se défaire de tout ce qui le relie à Raven, mais il pourrait arrêter.

Il pourrait se concentrer sur la gestion du théâtre, des pièces à venir, apprécier les représentations, ses membres, les amis présents. Il pourrait s'exercer à la musique, reprendre les concours sans les gâcher par l'apparition du corbeau, vouer sérieusement son futur à sa réussite musicale. L'attention ne serait pas gagnée par la peur d'une magie utilisée mais attirée au résultat seul de ses efforts - il pourrait faire tout à la fois, se trouver une copine, un copain, n'importe quoi, il pourrait se concentrer sur son futur égoïste plutôt que de chercher à améliorer celui des autres. Il pourrait être humain, juste un peu, histoire de ne pas subir la haine de tous - il pourrait se laisser disparaître, dilué dans les innombrables problèmes de cette île, un mouvement oublié au fur et à mesure que les "véritables" groupes reprenaient leur place. Il pourrait cesser de décevoir ce gars qui ne cherchait qu'à protéger sa sœur, à se comporter comme un con, un lâche, un hippie aveugle, il pourrait essayer de devenir ami avec celui qui semblait si lucide, après tout, pourquoi pas, il pourrait oublier tout ça, mettre fin à tout ça, en parler avec ses putain de membres parce qu'ils sont là pour ça, par confiance et que rien ne devrait être plus important. Et il est là, malgré tout, à discuter avec le frère de celle qu'il a toujours défendu, avec celui qui a toujours désapprouvé et quelque part, peut-être qu'il ne cherche qu'une excuse.

Peut-être que les gens sont des outils, cette confirmation dont il a besoin pour agir, un second opinion à peine considéré dans ses certitudes tordues et cette confiance menteuse.

"Peut-être qu'on est rien dans l'immensité du problème."

C'est un murmure, il l'observe, cesse de divaguer pour le confronter face-à-face, comme il l'a toujours fait. Prêt à appliquer la sentence de ses opinions mais surtout, à en recevoir les conséquences.

"Quand je t'ai rencontré, tu t'es montré juste. Tu es le seul. C'était con de ma part de te demander ton avis, je sais bien. Et si ça te gonfle, je me débrouillerai. Pas de soucis. Mais je tenais à ce que tu saches que je te tiens en haute estime."

C'est dit sur un ton léger, la phrase presque bâclée parce que Miles est conscient de ce détachement et il le respecte. Mais il tenait à le dire, c'était important. Il tenait à lui faire savoir que tout ça n'avait pas été inutile. Pas entre eux. Cette expérience lui a servi, leur a servi, et même si Raven disparaît, ce n'était pas rien. La révolution ne cessera pas - qu'importe ce qu'il advient des mages.
C'est au sommet de la montagne qu'on se sent le plus seul. Quelque part, il le savait depuis le début mais Miles ne peut pas se confier à ses membres. Le chef ne peut pas laisser ses doutes transparaître parce qu'il doit rester cette image d'admiration et de certitude. Il doit rester Raven du début à la fin, quelle qu'elle soit et qu'il en fasse.

"Je veux juste... arrêter tout ça. Plus de problème ou de plans dangereux. Juste, les études, tu vois ? J'avais peut-être tort d'essayer de tout faire par moi-même. Tu as raison. Mais je ne sais pas si c'est quelque chose qu'un leader peut confier à ses membres."
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Message Dans Re: [FINI] Maybe you care [Miles] | le Jeu 9 Nov 2017 - 21:24
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Son murmure ne te fait même pas redresser la tête, ne te fait même pas le regarder. Tu es las, et fatigué, et tu en as marre de tout ce qu'il se passe autour de toi. Ce n'est pas grand chose, tout ce qu'il se passe, mais c'est tellement comparé à tout ce que tu as toujours eu, tout ce que tu as toujours fait.

Quand je t'ai rencontré, tu t'es montré juste. Tu es le seul.

Non, non c'est faux, tu ne t'es pas montré juste, et peut-être que tu avais envie de le menacer, quelques mois auparavant, tu avais envie de lui faire peur, de lui dire ne fais pas du mal à ma sœur, mais ce n'est pas ça qui est sorti, parce que ce n'est tout simplement pas toi. Ce n'est pas toi, tout ça, Killiam, ce n'est pas toi, la violence gratuite, les menaces alors que rien ne s'est passé... non Killiam, ce n'est pas toi. Il continue, continue encore et tu l'écoutes attentivement, sans bouger, appuyé sur ton casier, sans rien faire, à part l'écouter. Et tu l'écoutes attentivement, Killiam, tu ne fais pas que l'entendre, non, tu l'écoutes.

Toi aussi finalement, tu l'estimes. Tu n'es pas d'accord avec sa façon de faire, mais tu l'estimes sans vraiment le connaître. Un peu comme lui, finalement.

Je veux juste... arrêter tout ça. Plus de problème ou de plans dangereux. Juste, les études, tu vois ? J'avais peut-être tort d'essayer de tout faire par moi-même. Tu as raison. Mais je ne sais pas si c'est quelque chose qu'un leader peut confier à ses membres.

Tu hausses les épaules, sans trop savoir pourquoi. T'es pas de bon conseil, Killiam, t'es du genre à dire qu'il faut travailler en équipe, et pourtant, t'es du genre à tout faire tout seul. Tu lâches des conseils que tu ne suis pas. Tu tires un peu sur les pans de ta veste, commençant alors :

T'es humain, t'as le droit d'avoir des doutes. Et leader ou pas, t'as l'droit d'avoir besoin de parler à des gens qui ont les mêmes idéaux que toi. Genre, tu les as pas recruté en leur promettant un nouveau monde quoi.

Et peut-être que tu te trompes, peut-être que c'est ce qu'il a fait, peut-être qu'ils les a tous recrutés, et l'idée te retourne soudain l'estomac. Et tu relèves les yeux vers lui, enfin, marmonnes alors :

Dans tous les cas, tu fais ce que tu veux et ce que tu te sens de faire, personne ne t'y oblige.

A part sa conscience, peut-être.




Message Dans Re: [FINI] Maybe you care [Miles] | le Jeu 9 Nov 2017 - 22:50
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C'est dégueulasse, c'est tellement faux. C'est tellement pitoyable. Et il y a ces doutes qui s'envolent et disparaissent, cette peur de l'échec évaporée au fur et à mesure de ses mots, il y a cette estime qui fluctue, s'éloigne et te submerge - et tout à coup, tes mots semblent fondre devant des excuses pitoyables, ton estime s'écroule doucement devant une réalisation cruelle. T'es ridicule Miles et tu commences à le comprendre. T'es un menteur Miles, et ça commence à frôler l'évidence, et ce charisme disparaît au profit d'une cruauté sans limite, car le corbeau n'a jamais été que cet oiseau de nuit menteur, cet animal neutre qui hurlait aux événements sans y participer. C'était pas grand chose, c'était jamais qu'une illusion, des belles paroles, un recrutement idiot. C'était comme aujourd'hui, jamais qu'une confirmation, c'était pas réel, pas une confiance mutuelle. C'était une putain de masturbation intellectuelle, le besoin de remonter ton estime, une confiance idiote qui n'était jamais que de la naïveté. C'était idiot tout ça. C'était ridicule, pitoyable, hypocrite. C'était rien de plus et ça devient tellement réel qu'il sent son corps lui échapper, la gravité elle-même s'acharne sur lui et son esprit glisse en dehors de son enveloppe charnelle - il s'observe agir, comme s'il s'était menti à lui-même, comme s'il n'était que la marionnette de ce monde foutu.

Il se souvenait de sa mère, Miles. Il se souvenait du garçon qu'elle aimait, des bribes de personnalité qu'elle avait connu. Il se souvenait de cet idéalisme, de cette gentillesse en laquelle elle avait toujours cru. Il se souvenait de ce qu'il lui avait promis de devenir avant qu'elle ne s'en aille. Il se souvient de son éducation masculine, de cette maturité précoce, de ce réalisme qui avait écrasé les paroles. Il sait qu'il n'a jamais été le leader, le croyant, celui sur qui compter. Il sait qu'il ne mérite rien de tout ça, de la confiance, des membres, quelqu'un à qui parler. Il sait qu'il devrait crever dans son coin, loin de tout ce qu'il a failli changer, loin des gens qu'il a failli traîner dans l'obscurité. C'est pas un mouvement mais des promesses manquées. Ils ne sont pas des héros juste des gens bercés par une utopie menés vers un abattoir. Raven n'est pas un mouvement de libération mais le bouc émissaire de ce monde empli de haine. Raven ne fait qu'empirer pour porter le fardeau des différences que nul ne saura oublier. C'est ça depuis le début, c'est ce qu'il avait prévu, c'est ce qu'il n'a jamais osé avouer. C'est pas dangereux, c'est du suicide. C'est pas un beau futur, c'en est l'absence - et s'il arrive au terme de tout ça, il sera tenu pour responsable de tout. Il ne peut pas en parler à ses membres parce que c'est trop dur de tout avouer.
Il ne peut pas en parler parce qu'il a pris sa décision et il ne partagera pas ce fardeau - il restera l'unique corbeau en vie, menant sa dernière action solitaire, salvatrice, suicidaire, solidaire, solitaire.

"Merci."

Encore un mensonge, encore un regret.
Encore un mensonge, sans doute le dernier.
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