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Go on [Finn]







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 Go on [Finn]

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Message Dans Go on [Finn] | le Lun 13 Nov 2017 - 14:47
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Go on
feat. Finn O. Norgaard - date. mi-novembre






T'étais mal en point. Physiquement, mentalement, t'étais mal en point. T'avais toujours mal à la main droite, plus qu'à la main gauche, t'avais toujours ces déchirures sur les phalanges, toujours cette couleur, mélange de bleu, de vert et de violet, sur la peau. Et t'avais toujours ce mal au cœur, qui venait te serrait la poitrine, qui venait te donner cette envie de vomir quand tu te regardais dans le miroir... Oh non, tu ne regrettais pas, bien-sûr que non, et tu n'hésiterais pas à le refaire si tu devais le refaire, par contre, tu t'en voulais de ne pas avoir réussis à comprendre plus tôt, de ne pas avoir compris plus vite et surtout, surtout, d'avoir laissé tomber tout le monde.

Plus particulièrement Finn.

Alors te voilà devant la cabane d'Ezéchiel, qui est aussi la cabane de Finn, et c'est peut-être pour ça que tu n'as pas voulu y mettre les pieds pendant un moment, c'est peut-être pour ça que tu as fuis ce lieu. Peut-être, tu ne sais pas trop. Alors tu tapes à la porte, trois coups, de ta main gauche, la moins abîmée, la moins défoncée. Et tu pries, pries, pries encore pour que la porte s'ouvre sur Finn et non pas sur Ollie, ou sur Stanislas, ou même sur Joy qui squattait cette cabane si souvent. Parce que tu n'as envie de croiser personne, et encore moins Joy, parce que tu sais que tu seras méchant, violent, brutal si elle ose dire que Sven n'est pas en tort.

Et la porte s'ouvre. Et tu remercies le ciel quand c'est Finn qui ouvre la porte. Qui sait, peut-être que la chance ne t'a pas totalement abandonnée.

Désolé, j'ai été un peu occupé ces dernières semaines. Tu veux qu'on aille boire un café ?

Ce n'est pas la meilleure des façons de l'aborder, et peut-être qu'il préfèrerait rester ici, dans sa chambre. Ou peut-être ne plus vouloir te voir, car ton « exploit » de la semaine passée a du arriver à ses oreilles. Alors tu reprends :

Ou on peut rester ici si tu veux. Ou tu peux me dire de partir, aussi.

Parce que tu comprendrais, et que tu es prêt à repartir s'il le désire.

Message Dans Re: Go on [Finn] | le Lun 13 Nov 2017 - 18:11
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go on


Je me surprends moi-même à guetter une dernière fois les alentours tandis que ma main fait pivoter la poignée de la porte de la chambre alors que je sais pertinemment que je suis le seul présent. Ces derniers temps, j’ai veillé à rester cloîtré, à n’ouvrir moi-même qu’en l’absence de tous, comme aujourd’hui, parce que je voulais me faire discret. Ces derniers temps, je suis redevenu invisible pour ne pas le voir lui, parce que j’ai honte de lui faire face. Ces derniers temps, j’étais prudent, attentif au moindre faux pas aujourd’hui effectué, faute de choix, et qui vient balayer mes efforts comme un château du sable dont il ne reste que des bribes piétinées. Il est là, mon parrain, si transformé. Il est là, toujours lui-même, malgré les plaies, malgré le poids de ce sentiment indescriptible qui enserre son corps et dessine dans ses yeux une lueur si spéciale. Il est là, fier et honteux, à la frontière de sentiments paradoxaux que j’aimerais pouvoir comprendre et que je ne peux me permettre de juger.

Il est là, et pour la première fois, je me sens comme maître du temps. Je me sens fort, quelque chose, parce qu’il est venu à moi, parce qu’il se soucie de moi - et ça change toute l’allure de mes sentiments et de cette confiance que je suis censé masquer. Pour de bon, je dis adieu à ce gamin fragile dont les os de verre reflétaient toute l’existence. Pour de bon, je tourne le dos à cette personnalité et saisis sa main délicatement, avec cette finesse qui n’appartient qu’à moi, soucieux, et cette fois, sans crainte de douleur. Je l’entraîne à l’intérieur, soucieux, dirigeant, l’emmène dans ma chambre qu’il n’a jamais visité. J’ouvre la porte, couverte, comme tous les meubles à l’intérieur, de plastique pour éviter toute catastrophe. Elle a l’allure intimidante d’un musée où il ne faut rien toucher, cette fragilité ancienne couplée à une proximité impossible à nier - et elle se dessine comme une métaphore parfaite de ce que j’ai toujours été. Je lui fais signe de s’asseoir sur le lit et fouille dans un tiroir pour en sortir une boite blanche et légère, tranché d’une croix écarlate - et soucieusement, j’en sors des pansements que je déplie.

Depuis le temps, ses plaies ont dû sécher, la douleur évaporée, évanouie dans des sentiments cognant contre sa tempe telle une tempête un peu trop forte, faisant claquer le verre des remords que son amour verrouillait. L’état de Killiam, je peux parfaitement le comprendre, et je reste silencieux, concentré tandis que je désinfecte puis couvre chacun des bleus sur ses mains d’un petit pansement. J’ai observé mille fois ces gestes que ma mère m’appliquait, encore plus qu’à mon frère aîné. Je connais ce moment d’intimité plus que quiconque, parce que je suis dans le besoin permanent, la nécessité d’un regard inquiet.

"J’ai terminé. On peut boire quelque chose ici, si tu n’es pas à l’aise avec le regard des gens. J’imagine qu’ils te dévisagent tous depuis ce que tu as fait à Sven."

Et je comprends ça, mieux que quiconque.
Je comprends les regards, les interrogations, l’envie de s’enterrer. Je veux t’apporter de l’empathie, du soutien, rien de plus. Je ne veux penser qu’aux bons souvenirs, pas à la honte qui me tort et a fait brûler mes joues lorsque je l’ai réalisé. Je ne veux penser qu’à ma mère, à notre relation de parrainage, à l’amitié qu’il me porte. Je ne veux pas penser à la brève étincelle de joie lorsque j’ai entendu dire qu’il avait frappé. Je ne veux pas penser à cette déception, transformée en une jalousie écœurante lorsque j’ai su que ce n’était pas pour moi qu’il s’était déchaîné.
Et je ne veux pas, je veux juste oublier. Je veux faire disparaître tout ça et n’être que cet ami sur qui compter. Je veux oublier cette honte, cette colère, la honte si lourde que j'en ai vomi, hurlé, pleuré, parce que cet égoïsme n'est pas ce que je voulais. Je veux être là, à la hauteur, pensant les plaies si c’est tout ce qui m’est accessible. Je veux être une part de lui, de sa vie, parce qu’il m’a tant apporté.

"Qu’est-ce que tu veux boire ? J’ai de tout, surtout du thé. J’aime beaucoup le thé."

Je prends le temps de ranger la boîte et la range à sa place dans un tiroir. Ma chambre, bien sûr, est parfaitement rangée. Mes gestes lents, précis, d’une justesse qui doit en surprendre plus d’un - et c’est dans ce climat calme et patient que j’ai toujours vécu.

"Si tu devais l’entendre, sache que je me fiche de ce que tu as fait. Tu restes mon parrain et mon premier ami ici. Je ne te laisserai pas tomber pour ça ou pour quoi que ce soit d'autre."
electric bird.
Message Dans Re: Go on [Finn] | le Lun 13 Nov 2017 - 21:43
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feat. Finn O. Norgaard - date. mi-novembre






Il ne parle pas, reste silencieux, se contente de te détailler un instant avant d'attraper ta main, avec cette douceur qui le caractérise tant, avec cette légèreté dont il a fait preuve plus d'une fois envers toi. Et tu le suis sans vraiment t'en apercevoir, tu le suis sans oser ouvrir la bouche, tu le suis, juste silencieux, attendant, écoutant le bruit sourds de vos pas sur le parquet. Il ouvre la porte et te fait pénétrer dans sa chambre, te fait signe de t'asseoir sur le lit et tu t'exécutes sans vraiment y penser, tu t'exécutes sans rechigner. Tu l'observes récupérer une boite, se mettre devant toi et tu le laisses agir, observant ses doigts habiles venir prendre en main les tiens, venir les manipuler doucement, lentement. Puis il relève son regard vers toi, lâche enfin :

J’ai terminé. On peut boire quelque chose ici, si tu n’es pas à l’aise avec le regard des gens. J’imagine qu’ils te dévisagent tous depuis ce que tu as fait à Sven.

Tu ouvres la bouche, la refermes et détournes le regard. Oui, évidemment qu'il avait entendu parler de ça. L'école entière avait entendue parler de ça et maintenant, c'est fini Killiam, tu seras toujours ce mec qui en a tabassé un sans raison, juste parce qu'il a perdu le contrôle, parce que personne sait qu'il a rien dit, personne sait qu'il s'est terré, qu'il s'est tu, qu'il a laissé Ezéchiel dans la merde. Personne le sait, tout ça, alors forcément Killiam, t'as exagéré, t'as réagit à l'excès, t'as tabassé un mec qui le méritait pas... et ça te tue, parce que personne ne veut voir les choses en face, mais tant pis, tant pis, si tu devais le refaire, tu le referais, sans hésiter. Et tu ne ferais que frapper plus fort encore...

Ouais je veux bien qu'on reste ici...

Même si ce n'est pas forcément une bonne idée, parce que les Blasters, parce que Joy qui risque de passer, mais tant pis. T'es prêt à prendre le risque pour pouvoir discuter un peu avec lui, prendre le temps que tu n'as pas pris ces dernières semaines pour savoir comment il va, pour savoir ce qu'il fait, s'il arrive à s'intégrer, s'il s'est rapproché d'autres personnes. Toutes ces choses que tu n'as pas pu lui demander, trop obnubilé par la guérison d'Ezéchiel, puis par le besoin de savoir qui lui avait fait ça ensuite.

Un thé c'est très bien, merci.

Tu observes ta main recouverte de pansements alors qu'il range sa mini pharmacie et tu détailles cette couleur violine, ce vert, ce jaune, ce bleu, ces déchirures car tu ne cicatrises pas très vite et tu te souviens de ce rouge, ce rouge carmin ce rouge bordeaux, ce rouge qui a recouvert tes mains, ta main, ce rouge qui n'a jamais vraiment disparu, qui ne disparaîtra jamais vraiment.

Si tu devais l’entendre, sache que je me fiche de ce que tu as fait. Tu restes mon parrain et mon premier ami ici. Je ne te laisserai pas tomber pour ça ou pour quoi que ce soit d'autre.

Et tu baisses la tête, tes paupières se fermant un instant pour calmer ta respiration qui s'est soudain accélérée, pour calmer tes battements de cœur qui ont fait une embardée. Et après quelques longues secondes à réfléchir quoi dire, tu relèves la tête, l'observes un instant avant de détourner le regard, encore, et tu arrives à articuler :

Je donne pas le meilleur des exemples, hein ?

Tu passes ta main gauche dans tes cheveux, les emmêles légèrement avant de te frotter la nuque pour en chasser la soudaine raideur et tu reprends :

Mais merci... de ne pas me juger que sur ça et... enfin, merci.

Parce qu'il n'y a rien de plus à dire, Killiam, et que tu ne sais pas quoi dire d'autres. Tu es encore perdu, désorienté, sans trop savoir si tu dois marcher la tête haute ou tenter de te faire oublier. Tu ne sais pas vraiment si tu dois réagir au quart de tour à chaque remarque et chaque insulte ou si tu dois juste laisser couler. Tu ne sais pas vraiment, alors ça te soulage quand même de savoir que Finn ne change pas son point de vue vis à vis de toi, juste à cause de ça, juste à cause de quelques petites minutes dans toute une vie, juste parce que tu as protéger la personne que tu aimais avec tous les moyens que tu avais.

Message Dans Re: Go on [Finn] | le Sam 18 Nov 2017 - 8:56
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go on


Je me souviens, Killiam.
Je me souviens de la colère, de l'envie d'agir, de cette frustration de l'inutile et de l'envie de briller. Je me souviens du visage de cet élève, de cette situation effrayante dont j'avais toujours rêvé. Je me souviens de ce sentiment égoïste de ne pas pouvoir souhaiter qu'il ne se soit jamais fait attraper pour avoir l'occasion de devenir ce que j'ai toujours voulu être. Je me souviens de la douleur et des regrets qui n'arrivaient pas à se manifester. Je me souviens de ce plaisir infiniment petit de cette satisfaction d'avoir enfin pu compter, qu'importent les conséquences que j'avais dû assumer. Je me souviens de la colère d'être contredit, de la reconnaissance de voir me soutenir, de ce soulagement d'avoir quelqu'un sur qui compter. Je me souviens de la peur de te savoir blessé, de la curiosité, de l'envie, peur, jalousie, du dégoût absolu, la haine et l'envie de disparaître.

Je me souviens, Killiam.
Je me souviens de ton envie de bien faire, de toutes tes petites attentions et de cette réelle inquiétude à mon égard. Je me souviens de cette envie de me laisser vivre tout en gardant la main prête à me soutenir à la moindre chute. Je me souviens de ces sentiments contradictoires, de cette confiance et ce désir confirmé de vouloir tout régler par toi-même. Je me souviens de cette chaleur humaine ambiante, de cette aura rassurante, je me souviens de cette assurance que tu as réussi à me transmettre. Je me souviens de tes pas en long en large, allées et venues, de cette honte renfermée couplé à une indiscutable joie pour vous. Je me souviens de ton visage devenant plus léger au fur et à mesure de tes venues

Je me souviens Killiam, de notre discussion.
Je me souviens de cette indiscutable conclusion.

"Nous sommes ce que nous sommes, tous les deux. Je ne pense pas que quiconque puisse vraiment nous changer alors quelle importance ?"

J'ai ce sourire un peu mélancolique et à la fois léger comme lors d'une discussion d'amis. Non. C'est une discussion entre amis - et ce genre de situations me paraît aussi improbable que le fait d'avoir une magie dans le corps. Tout a changé depuis ce jour-là, ou plutôt, tout n'a jamais été aussi pire que je le pensais. Je ne regrette pas les choses pour moi-même mais simplement mon incapacité à aider le monde dans ma situation.

"Tu ne regrettes rien, c'est l'essentiel." Sourire rassurant. "Au contraire."

Et cette fois, c'est l'admiration. Mais pas envers toi.
Envers lui, qui ou quoi que ce soit. Ce qui est à même de te faire te sentir comme ça. J'aimerais en être capable, moi aussi. Pas pour toi, pas seulement, pour le monde un peu trop malade d'une haine que jamais je ne comprendrai. Cette pensée en tête, et tandis que les thés terminent leur préparation au terme de mes efforts, je verse le tout dans deux tasses dont l'une que je lui pose entre les mains. Je m'assois à côté de lui, rictus un peu rêveur aux lèvres.

"Tu aimes quelqu'un, c'est ça ? Je trouve ça génial. Un de ces jours, j'aurai quelqu'un aussi et je te la présenterai. Même si c'est après l'école, on s'en fiche. L'Irlande n'est pas si loin du Danemark, pas vrai ?"
electric bird.
Message Dans Re: Go on [Finn] | le Sam 18 Nov 2017 - 13:55
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Et il te rassure, te dit qu'il n'y a aucune importance ; il te dit toutes ces choses Killiam, toutes ces choses qui te rassurent un peu, qui te mettent le baume au cœur, qui te donnent envie de le remercier, encore et encore, de le prendre dans tes bras, mais tu te retiens parce que tu sais que c'est pas la meilleure chose à faire pour lui.

Tu ne regrettes rien, c'est l'essentiel. Au contraire.

Ce n'est pas totalement vrai. Tu regrettes. Tu regrettes de ne pas avoir compris plus tôt, tu regrettes de ne pas avoir tapé plus fort, tu regrettes de t'être laissé contrôler par ta haine, par ta rage, par toute cette frustration et toute cette peur. Tu regrettes d'avoir perdu le contrôle...

Tu attrapes la tasse de thé qu'il te tend en le remerciant d'un sourire, réchauffant tes mains et appréciant la chaleur qui se propage. Tu observes la vapeur d'eau danser avant de tourner de nouveau ton regard vers Finn, et peut-être que tes joues rosissent un peu. Oui, tu aimes quelqu'un, tu aimes quelqu'un à t'en oublier toi-même, à ne vivre que par lui, à n'être qu'avec lui. Tu aimes quelqu'un, Killiam, comme tu n'as jamais aimé personne, et comme tu n'aimeras jamais personne.

C'est Ezéchiel. Il est avec toi dans la cabane. Pas très grand, blond ? Et oui. Oui ça me ferait très plaisir de rencontrer cette personne quand tu l'auras trouvé.

Et tu lui souris un peu plus. Tu portes la tasse à tes lèvres pour boire une gorgée de thé avant de reprendre :

Comment ça va, toi ? T'arrives à bien t'intégrer ? T'arrives à suivre les cours ?

Et tu t'installes un peu mieux sur le lit, tes mains entourant la tasse de thé qui te réchauffe le cœur. A moins que ce soit Finn, qui sait.

Message Dans Re: Go on [Finn] | le Jeu 23 Nov 2017 - 1:04
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Je me déteste pour ça, si tu savais. Je déteste l’idée de gâcher notre relation avec un tel égoïsme, avec ce genre de pensées. Je déteste l’idée de détester quelqu’un d’autre, cette possessivité idiote, cette envie lâche de savoir que d’autres en viendront à souffrir. Il y a tant de choses qui encrassent cette estime que tu m’as aidé à construire, et pourtant, même juste cette fois, je décide de ne pas en prendre compte. Une courte inspiration, je réchauffe ma gorge avec un peu de thé et laisse mes pensées vagabonder, prêt à m’agripper à la moindre réponse, mais je sais qu’avec lui, je ne risque rien. Il y a de cette atmosphère qui m’avait tant impressionné, cette façon d’être tellement simple et naturelle qui forçait l’admiration. Il y a de ces sentiments mitigés, si positifs, cette part de moi assumée et si rare, comme la meilleure part du gâteau. Le thé réchauffe mon cœur, couplé à cette présence bienveillante, mélangeant ces sensations comme une explosion de paillettes - et je sens l’assurance s’extirper de ce moment unique et un brin d’excitation incompréhension, comme si ma vie convergeait vers l’accomplissement de ce sentiment. Je suis heureux, quelque part. Ce n’est pas le moment mais un maigre sourire me gagne comme un parasite contagieux et je me laisse aller, pour une fois, pour la seconde. Je me laisse aller pas par colère mais dans cette bienveillance qu’il suffit à expliquer.

"Tout va bien. Tout va mieux. Depuis qu'on a discuté à l'hôpital, j'y vois plus clair dans ma vie. J'ai encore beaucoup de questions sans réponses mais maintenant je sais où je vais."

C'était flou comme réponse et j'en avais conscience. Comme souvent, je faisais de mon mieux pour être explicite et trier ces sentiments abstraits en une phrase simple et compréhensible. Mon esprit était à l'image de mes os - fragile, compliqué, absurde. Si je pouvais en saisir la forme complète, le cycle, l'existence, je pourrais choisir que faire de ma vie entière. Si les sentiments étaient un outil, tout serait bien plus simple, fluide, facile à contrôler. Je ne serais pas ce héros téméraire qui se prend tous les murs dès qu'il y a des virages difficiles à prendre ou des choix qui engagent des sacrifices. Je pourrais réfléchir, la tête froide, en voyant l'intérêt de tous sur le long terme. Avais-je tort d'essayer de sauver tout le monde ? Killiam ne partageait pas cette philosophie, même Leann n'arrivait pas à voir un futur aussi optimiste. J'étais seul dans ce combat. Seul contre et pour un monde presque impossible à sauver.

"Au fait, il y a beaucoup de rumeurs qui circulent depuis la bagarre et... j'aimerais bien pouvoir différencier le vrai du faux, si tu le veux bien. Ne te sens pas obligé de me répondre."

Et pourtant, je les demanderai quand même, par curiosité.
Et pourtant, je veux tout savoir, comme un besoin, afin de chercher à t'aider.

"On dit que tu as une sœur chez les S et que tu cherches à l'y rejoindre."
electric bird.
Message Dans Re: Go on [Finn] | le Jeu 23 Nov 2017 - 21:15
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feat. Finn O. Norgaard - date. mi-novembre






Il te répond après un instant de réflexion, peut-être le temps de trouver ses mots, de te les exposer, et tu hoches la tête, les mains sur ta tasse de thé et tu le regardes du coin de l’œil. Il ne te dit pas grand chose, finalement, mais tant que tu sais que ça va bien, tu n'as pas à t'en faire ; tant que tu sais qu'il est mieux, c'est bien ce qui compte. Tu veux juste qu'il se rende compte que tu es là s'il a besoin de toi, que tu restes là, et que tu l'aideras tant que tu le pourras, avec tous les moyens possibles.

C'est ce qui compte, vraiment. C'est normal de pas avoir toutes les réponses à tout, mais c'est déjà bien de savoir ce que tu veux faire et où tu veux aller.

C'est déjà bien qu'il sache par où il veut passer, quel chemin il veut emprunter. Tu es content pour lui. Tu n'as réellement vu le chemin que tu voulais emprunter dans ta vie quand tu as accepté tes sentiments pour Ezéchiel, quand tu as pris la décision que de dire les choses et de ne plus te taire... ce n'est que depuis quelques mois à peine que tu as réellement trouvé le chemin que tu voulais emprunter. Et avec qui tu voulais l'emprunter.

Au fait, il y a beaucoup de rumeurs qui circulent depuis la bagarre et... j'aimerais bien pouvoir différencier le vrai du faux, si tu le veux bien. Ne te sens pas obligé de me répondre. Une respiration avant de reprendre : On dit que tu as une sœur chez les S et que tu cherches à l'y rejoindre.

Tu te crispes un peu, d'un coup, sans vraiment y penser. Des rumeurs qui circulent, sur toi. Non pas sur Sven qui était soit-disant la victime, non pas sur l'administration qui laissait un pouvoir si dangereux se balader sans rien faire... mais sur toi. Sur toi, Killiam, sur toi et ta réaction, sur toi et tes poings, sur toi et ta violence ; ta violence brutale, ta violence sans faille, ta violence viscérale.

C'est pas pour cette raison que j'ai frappé Sven.

Non, ce n'est pas pour cette raison que tu as frappé Sven si fort que tu en as encore la marque, que tu l'as tapé si fort que tu as du laver le sang sur tes mains, que tu as eu cette envie horrible de le tuer, de l'assassiner, qu'il ne respire plus sous tes poings, sous ton corps ; cette envie qui t'a détruit, cette envie qui t'en as fait vomir.

Et je suis pas... j'ai jamais été intéressé par les S. Je sais même pas pourquoi Théa y est. J'la comprends pas.

Ça fait des mois et des mois que tu ne la comprends pas, et ça fait quelques mois que tu as décidé d'arrêter d'essayer de la comprendre. D'une main, tu tiens ta tasse, et l'autre passe dans tes cheveux pour les emmêler alors que ton regard rester fixé sur l'eau colorée. Tu observes la vapeur d'eau s'élever avant de lâcher, dans une sorte de murmure un peu trop fort, comme si tu n'osais pas vraiment le dire, mais que tu t'y forçais, parce qu'il le fallait :

J'ai jamais été pour la violence pure, je cautionne pas, et c'est bien pour ça que j'ai dis à Laurent d'arrêter de faire de la merde quand j'ai appris ce qu'il t'avait fait... mais je pouvais pas laisser passer ça, j'avais pas... Je comptais pas le frapper si fort, je comptais même pas le frapper tout court j'ai juste, j'ai juste perdu le contrôle.

Tu te mords la lèvre avant de finir :

Je rejoindrai pas les S.

Sauf si c'était la seule façon que tu avais pour les protéger, toutes ces personnes que tu aimes tellement, toutes ces personnes que tu veux protéger.

Message Dans Re: Go on [Finn] | le Ven 24 Nov 2017 - 23:09
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go on


Je ne rejoindrai pas les S.

Ça sonne comme un soulagement, la fin de toutes les inquiétudes, le début de nouveaux espoirs. Mes réflexions se poursuivent, menées au rythme de mes gorgées d'un thé chaud, entrecoupées de ces quelques bribes de souvenirs. Je sens le poing des S me frapper, la douleur, les espoirs brisés. Et les paroles de Killiam s'entrecoupent de ces mémoires terrifiantes, le désespoir dilué dans la bienveillance de ces entrevues. Le monde peut être sauvé mais je ne sais pas si c'est mon cas. Le monde peut être à ma portée mais je ne le suis pas moi-même parce que m'accrocher à mon corps ne ferait que le briser.
Ce n'est qu'une illusion idiote car quelque chose sonne faux dans cet idéalisme parfait, dans ce passé si lointain et dans ces innombrables questions que j'ai évoqué. C'est un concert sur une note de décalage, tout un enchainement de mensonges qui ne pourraient pas mieux sonner. C'est déjà bien assez, Killiam.

"Je te fais confiance, tu sais. Alors j'aimerais te parler de quelque chose."

C'est le début d'une confidence sombre, brutale, de la réalité. Ça sonne comme une inquiétude, la fin de toute cette paix, le début d'un nouveau désespoir. La vie n'est pas que rose, tu sais. Et cette ascendance de bonheur ne peut que s'accompagner du pire, du non-dit, de ce qu'il n'y a qu'à toi que je peux confier. C'est peut-être rien, quelque part. Des impressions, des maux de tête, et le contexte peut sembler bien mal choisi pour une révélation comme ça.

"J'ai des blackout. Je me réveille sans savoir où je suis arrivé là. La plupart du temps, c'est à l'hôpital, je ne sais pas pourquoi. Je... ça peut sembler fou mais une fois j'ai cru passer au travers de la porte de ma chambre. Non. Oublie ce truc-là, j'étais sûrement pas réveillé, haha. Tout va bien alors je ne m'inquiète pas vraiment, je suis sans doute juste fatigué. Et, hum, je n'ai pas approché Sven, si ça peut te traverser l'esprit..."

Je respire, doucement, entame la conclusion.
Lentement, sûrement, méthodiquement. Comme un calmant sagement emballé.

"Je pense que c'est du stress ou de la fatigue. Vraiment, ce ne sont que des impressions, mais je me disais qu'il était mieux d'en parler."
electric bird.
Message Dans Re: Go on [Finn] | le Mer 29 Nov 2017 - 21:08
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Tu abandonnes ta tasse de thé sur sa table de chevet, te préparant à écouter avec attention ce qu'il va te dire. Parce que tu veux l'écouter, tu veux qu'il comprenne que tu es là malgré ton absence répétée, tu veux qu'il comprenne que tu ne le laisses pas tomber, même si tu n'es pas si présent que ça. T'es là, Killiam, et tu veux qu'il comprenne, qu'il sache, que tu resteras là.

J'ai des blackout.

Et tu te redresses, un peu brusquement, peut-être trop. Et tu as envie d'attraper son avant-bras, son poignet, tu as envie d'utiliser ton don, juste pour savoir, juste pour te rassurer, mais tu te retiens, tu te fais violence pour juste être là, et écouter, Killiam, parce que pour le moment, tu n'es pas là pour utiliser ton don, tu es juste là pour l'écouter, pour le soutenir, alors tu te tais, et tu écoutes, avec attention.

Et sa voix se stoppe, s'évanouit dans le silence et tu te contentes de le regarder un instant, tu te contentes de rester là, à l'observer, à le détailler, ton esprit fonctionnant à mille à l'heure, tes neurones réfléchissant encore et encore. La fatigue seule ne peut pas faire ça, pas à ce point là, c'était faux.

Tu veux qu'on aille à l'infirmerie ensemble ?

Parce que tu ne peux pas lui proposer d'autres solutions, tu ne peux pas lui dire que ça va s'arranger, que ça va bien se passer, parce que tu ne sais pas, tu ne sais plus, tu n'es plus sûr de rien, de toutes façons.

Même si c'est que de la fatigue, tu pourras toujours avec des vitamines ou des compléments alimentaires... et si c'est pas ça, je serai là.

Pour le soutenir, pour l'épauler, pour être avec lui. Ce n'était pas grand chose, mais tu ne pouvais rien lui offrir d'autre à part ta présence.

Message Dans Re: Go on [Finn] | le Lun 4 Déc 2017 - 16:06
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Je sais, parce que je le connais. Je sais, parce que nous sommes proches à présent. Nous sommes amis, pas juste liés au travers de cette liaison administrative. Je connais Killiam. C'est une sensation difficile à expliquer entre la fierté et une inquiétude sincère qui m'envahit, un sentiment de mal-être permanent que je cerne enfin. Nous sommes amis. J'ai le temps d'y réfléchir sérieusement et de comprendre, sans voir aucune lueur de pitié dans ses yeux, de voir la sincérité, un respect mutuel, cet accord que nous avons passé. Je sais qu'il s'inquiète. Je sais tout, sauf les raisons, parce que nous nous sommes trouvés tous les deux devant un salle à l'écart de tout sans une raison autre que ma maladie qui était à ça de me définir totalement.

Mais tout a changé, je le sais. Tout a changé avec lui, tout a changé depuis ma détermination, depuis ce qui m'a rendu tellement sûr de moi. Je ne veux pas mentir. Je ne veux pas de fausse réponse, de non-dit, d'une once de mauvais dans cette relation que je vois si franche et partagée. Je vois bien son corps prêt à bondir comme un animal menacé, je le vois presque tremblant et inquiet, je le vois et je ne peux pas le laisser sans réponse. J'attrape sa main et la pose sur ma tête avec la même délicatesse dont il a toujours fait preuve dans ses gestes à mon égard.

"Je sais que tu as envie de vérifier alors fais-le. Ça ne me dérange pas."

Je ne veux pas qu'il revive ce scénario. Je suis sûr de moi - il n'y a rien de plus nocif dans ma tête que mes pensées négatives. Il n'y a rien qui me menace vraiment, pas là où je suis rendu, pas de la façon dont je compte mener ma vie. Je ne m'inquiète pas. Parce que, peu importe où me mène mon futur, je suis prêt à l'affronter.

"S'il n'y a rien, on ira à l'infirmerie. Mais... sincèrement, je vais bien. Je ne suis pas malade et je n'ai aucune douleur. Je vais essayer de me ménager dès aujourd'hui."
electric bird.
Message Dans Re: Go on [Finn] | le Mar 5 Déc 2017 - 20:21
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❝ Go on

Tu as ce moment d'hésitation, ce moment où, tes doigts se posant au-dessus de sa tête, tu te sens soudain vulnérable, comme si l'utilisation de ton pouvoir pourrait lui faire du mal, comme si tu étais sûr de trouver quelque chose, alors que tu n'en sais strictement rien. Et il te parle, avec cette douceur qui le caractérise tant, il te rassure encore, mais tu veux être sûr, vraiment sûr. Alors tes doigts glissent le long de ses mèches bicolores pour se poser délicatement sur son front.

Ça te fera rien. Enfin t'es pas censé sentir quoi que ce soit, t'auras aucune impression que je fouille dans ta tête ou quoi.

Parce que ça avait été l'une de tes premières préoccupations, du moment où tu avais compris que tu pouvais vérifier et comprendre la maladie, avant de pouvoir la soigner. Tu voulais savoir si les autres n'avaient pas l'impression que tu leur fouillais dans la tête, si ça leur faisait quelque chose, si ça leur faisait du mal... Et non. Finalement, tu avais appris que non. Il n'y avait que toi qui avait un effet secondaire à ton pouvoir, et ce n'était pas plus mal.

Alors peut-être que tu te concentres un peu trop. Peut-être que tu ne devrais pas avoir ce frisson qui parcourt ton échine et cette peur tangible, palpable, qui vient enserrer ton estomac. Tu ne devrais pas avoir peur de trouver quelque chose, parce que si c'est le cas, utilisation de pouvoir interdit ou non, tu t'en foutais, tu le referais, encore une fois, sans hésitation, même si tu devais passer une bonne heure allongé sur le lit à te taper l'un des meilleurs trips de ta vie... comme à chaque fois que tu utilisais ton pouvoir, finalement.

Tes doigts glissent sur sa tempe, puis tu retires ta main au bout de quelques longues minutes, une douleur lancinante te vrillant le cerveau. Et c'est un soupir de soulagement qui passe la barrière de tes lèvres closent depuis de nombreuses minutes.

Okay... okay y'a rien...

Et ta voix te paraît soudain trop forte, et tu presses ton index et ton majeur sur une de tes tempes, ayant l'impression que le sang qui pulse dans tes veines va te faire littéralement exploser le cerveau. Tu as même cette soudaine impression que tout tourne autour de toi, un peu comme un lendemain de soirée où la gueule de bois vient te dire coucou avec tendresse et amour.

Mais c'est pas pour autant que tu dois pas te reposer. Si t'en arrives à ce point là, c'est que tu te reposes clairement pas assez...

Et tes mains retrouvent la poche de ton sweat, abandonnant tes tempes sur lesquelles un marteau-piqueur a décidé de faire la fête.

mi
novembre
Message Dans Re: Go on [Finn] | le Mer 6 Déc 2017 - 17:04
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go on


Il n’y a rien. C’est un soulagement, même pour moi alors que j’étais persuadé de ma situation, comme une ultime confirmation du regard de la personne que j’admire, une autorisation à avancer, un encouragement à vivre, plus prudemment cela dit. Je ne me repose pas assez. Je prends un temps pour réfléchir à ces derniers temps - investissement certain dans les groupes de mobilisation pour la paix entre les soit-disant « races »  du monde, recherche d’une personne partageant mes idéaux… depuis que je me sais capable d’agir, je n’arrête pas. Depuis que j’ai pris conscience de mon utilité au sein de cette communauté, des possibilités, de tout ce que j’étais capable d’accomplir par moi-même, j’ai décidé de tout donner comme si mes années de vie, d’ignorance étaient un gâchis que je devais rattraper. Il n’y a rien - car la maladie qui me ronge n’a pas de cure ; l’humanité, ce désir sincère, même incontestable par mes plus sombres pensées de vouloir faire du monde quelque chose de paisible et habitable pour tous. De mon regard, chacun a le droit à un peu de bonheur dans sa vie et le démarquage par des caractéristiques, la déshumanisation de la politique actuelle est un grand rempart au respect des droits de l’homme. Je ne veux pas regarder quelqu’un pour ce en quoi il est né mais celui qu’il a décidé d’être et de devenir. Alors je hoche la tête, simplement.

Car Killiam a raison. J’admets, sagement, parce qu’un séjour à l’hôpital a suivi, parce que ses mots m’ont aidé à comprendre, parce que notre dispute a tout brisé pour tout mieux renforcer. Et sur ce point, j’en connais un rayon. Mes os en témoignent. Il n’y a pas de débat et j’ai rapidement compris que si l’on est incapable de se protéger, on est capable de protéger personne. J’ai rapidement embrassé la cruauté d’un monde indéniablement construit sur la force individuelle que je compense avec ma volonté et toute l’intelligence dont je suis capable. J’ai rapidement compris mes différences et compensé avec la sagesse que Killiam m’a forcé à adopter, me rendant imperméable à cette témérité stupide avec laquelle j’ai pris du recul.

"Promis", répondis-je sans une seconde d’hésitation.

Un sourire, à nouveau, car bien qu’ils soient rares, ce n’est pas par timidité ou manque d’envie mais parce que je n’ai personne avec qui les partager. Personne, à part lui. À part Killiam à qui je peux tout confier - et Autumn, depuis que je suis revenu de la clinique et de qui je me rapproche incontestablement. J’ai peu de gens à qui confier les choses et ces problèmes, ce n’est pas tout. Il y a autre chose. Des choses que je ne peux pas dire à n’importe qui, et par élimination, que je ne peux confier qu’à quelqu’un dont je suis aussi proche que lui. C’est-à-dire uniquement Killiam. J’expire doucement pour stabiliser ma respiration saccadée et pose ma tasse de thé, légèrement tremblant. Je m’assois en tailleur sur le lit, face à Killiam et lâche à brûle-pourpoint, par association d’idées avec ce fleuve de pensées qui me tiraille :

"Tu as déjà couché avec Eze ?"

Un blanc. C’est gênant et il me faut une seconde pour le réaliser et je toussote avant d’enchaîner presque immédiatement :

"Je— ce n’est pas ce que je voulais dire. En fait, j’aimerais savoir à quoi ça ressemble. Je veux dire, avoir des contacts avec la personne qu’on aime."

Car l’amour, je n’y suis pas étranger.
Je l’ai déjà expérimenté, depuis quelques temps déjà. Je connais ce sentiment et je fais tout pour l’effacer de mon esprit par respect pour celle qui doit les subir. Je ne veux pas de ça en moi. Je ne veux pas souhaiter le mal de quiconque - et je me souviens de cette soirée durant la fête, chez Ollie. Le verre d’alcool que j’ai voulu boire pour essayer de me mettre dans l’ambiance, éviter de trop penser sans penser que j’oublierai tout de ce soir. Le point de départ de mes trous noirs et de tous ces problèmes, le poison d’un amour qui ne me sera jamais retourné.
electric bird.
Message Dans Re: Go on [Finn] | le Mer 6 Déc 2017 - 18:01
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❝ Go on

Promis.

Tu lui rends ce sourire si tendre qu'il t'envoie avant de rester là, silencieux, attendant un petit peu, tentant de faire passer la migraine qui assomme ton cerveau d'un léger massage que tu veux discret. Tu le remarques à peine poser son thé, et quand il s'installe devant toi en tailleurs, tu le regardes, l'observes, plutôt surpris par le sérieux de son visage.

Tu as déjà couché avec Ezé ?

Et la question te surprend tellement que tu n'arrives pas à y répondre. Tu restes là, la main sur ton genou à le regarder alors qu'il se racle la gorge, semble vouloir se reprendre et recommence :

Je... ce n’est pas ce que je voulais dire. En fait, j’aimerais savoir à quoi ça ressemble. Je veux dire, avoir des contacts avec la personne qu’on aime.

Tu es surpris, Killiam. Surpris par sa question, surpris par son explication, surpris par ce qu'il te demande, et peut-être que tu baisses les yeux, sans trop savoir quoi lui répondre. Parce qu'avec des contacts avec la personne que l'on aime, ça réchauffe le cœur, ça fait tellement sourire que ça en fait mal aux joues. Être là, avec la personne que l'on aime, ça aide à avancer un peu plus tous les jours, à se relever de tous les coups, à éviter tous les pièges. Avoir des contacts avec la personne que tu aimes, Killiam, ça te donne l'impression que tu pourras être heureux toute ta vie tant qu'elle est avec toi.

Tant qu'Ezéchiel est avec toi, tu peux tout affronter.

Et tu pourrais lui dire tout ça, mais tu ne t'en sens pas capable, pas vraiment. Parce que parler d'Ezéchiel te rend quand même un peu nauséeux, parce que parler d'Ezéchiel en ce moment, c'est te rappeler ce que tu as fais, c'est te souvenir du fait qu'entre lui et toi, il y a cette distance, ce mur infranchissable qui est apparu soudain, sans que vous ne sachiez réellement pourquoi. C'était peut-être lui. C'était peut-être toi.

Tu chasses les idées noires, les mets de côté avant de triturer le drap entre tes jambes, les joues rosissantes légèrement quand ta voix glisse entre tes lèvres à moitié closes, comme si tu voulais garder ce secret, comme si tu ne voulais pas réellement l'avouer :

J'sais pas ? J'pense que c'est différent pour chaque personne, mais moi... moi j'ai l'impression que ça m'rend invincible. Comme si... comme si rien pouvait m'atteindre, que y'aura rien de plus important que lui et qu'il sera avec moi toute ma vie. C'est con, hein, mais quand y'a Ezéchiel, c'est comme si... comme si l'monde s'arrêtait de tourner et qu'on était juste là, genre, pour l'éternité quoi.

Et les joues rouges, tu restes là, à fixer tes doigts qui triturent le drap. Et tu n'oses pas vraiment le regarder.

mi
novembre
Message Dans Re: Go on [Finn] | le Sam 16 Déc 2017 - 0:44
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go on


Invincible, c'est exactement ça. C'est exactement ce que je ressentais. Et au milieu de cette réflexion, une pensée soudaine apparaît. Au milieu de cette tempête de doutes, quelque chose s'immisce ; ce doute apparaît, une pensée déjà abordée et qui devrait être chassée mais revient au galop comme un naturel incontrôlable : suis-je vraiment normal ? Tout ça, je n'arrive pas à le ressentir. Tout ce que Killiam me décrit... ça n'a rien avoir avec moi, avec ce que je pense d'elle - c'est quelques envies de bonheur comme une passion temporaire mais ça n'a rien d'aussi fort, d'aussi concret, d'aussi puissant. Ce n'est pas même le quart de ce qu'il semble pouvoir accomplir. Tout ce sentiment, je le ressens à l'égard de la justice que j'aimerais mener. Ce sentiment invincible, cette importance, comme si plus rien ne comptait, c'est toujours comme ça que je me suis senti en jouant les héros. Même cette fois-là qu'il désapprouvait, couverte de regrets, je ne peux m'empêcher de ressentir ce même état unique, cette sorte de bonheur étrange, une satisfaction de suivre ma propre voie.

La violence n'est sans doute pas la solution, là-dessus, Killiam a entièrement raison. Malgré tout, il y a au fond de moi ce questionnement unique de ma propre humanité créé par mon rapport au sentiment tellement transformé, si unique, presque réduit aux cendres des mains de ma détermination sans faille. Je ne peux pas laisser tomber mes convictions. Je sais que, quelque part, Killiam serait prêt à tout pour Ezéchiel et malgré la beauté de leur relation, je n'arrive pas à m'imaginer ainsi. Je n'arrive pas à me dire que je pourrais laisser tomber mes désirs héroïques au profit d'un amour que je ne connais même pas encore. Pour moi, pour l'instant, c'est impossible. Quoi qu'en disent les autres, quoi qu'en dise Killiam, je sais que je ne pourrais pas me débarrasser de ça.

Alors, comme toujours, je déglutis, oublie mes différences parce que ça n'a pas vraiment d'importance, j'oublie que je suis ainsi parce que ce n'est pas ce qui compte mais cet instant, ce partage, cette amitié. Comme toujours, je m'améliore parce que c'est ainsi que sont les héros, ils ne cessent de se remettre en question.

"Un jour, je surpasserai cette maladie."

Cette fois, ça n'a rien d'une question.
Cette fois, ce n'est pas une demande d'approbation.
On a vécu des moments, tant d'heures, de jours, de multiples visites autant prévues qu'improvisées. Killiam m'a appris des choses, en a découvert d'autres et au fil du temps, il a apprivoisé mon univers. Il me connait sans doute parfaitement : mon caractère, mes humeurs, mes goûts et mes habitudes. Mais cette part-là de moi, elle est unique. Ce ton de voix, ce désir, et surtout, ce regard, c'est la première fois qu'il les rencontre. Je ne l'ai eu qu'une fois, lorsque je me suis fait la promesse, étant jeune, de devenir à l'image de ces héros que j'ai toujours admiré. Je ne me suis jamais laissé abattre, je ne me suis jamais détourné - en dépit du découragement, des larmes, de tout ce que j'ai traversé, je n'ai jamais abandonné ce but.

Aujourd'hui n'est pas une exception. Aujourd'hui est une répétition, un nouveau serment. Je surpasserai ces os de verre - je trouverai un moyen, quel qu'il soit, pour devenir entier.

"Tous ces problèmes, j'y mettrai fin. Ces conflits, les S, toute cette haine... Je trouverai une solution. Et aussi, je te promets d'être heureux. Je ne m'oublie pas."

Même si, tu le sais déjà.
Il n'y a que comme ça que ça arrivera.
electric bird.
Message Dans Re: Go on [Finn] | le Sam 6 Jan 2018 - 11:13
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❝ Go on

Et il y a ce silence. Ce silence qui s'installe, qui vient se nicher entre vous, s'installer confortablement. Il semble réfléchir, et tu t'interdis de dire quoi que ce soit de plus. Tu n'oses pas encore relever les yeux, attendant que la rougeur de tes joues ait disparu avant de le faire. Ezéchiel. Ezéchiel, Ezéchiel, Ezéchiel. Toujours Ezéchiel. A jamais Ezéchiel. Et si tu as eu toutes les pensées tournées vers lui depuis qu'il s'est éloigné de toi, depuis que Sven a utilisé son pouvoir sur lui, ce n'est pas le moment qu'elles le soient. Non, aujourd'hui, en ce moment même, il faut que tu te concentres sur Finn, Finn et rien que Finn. Ton filleul, et surtout ton ami. Celui qui t'accepte, malgré ce que tu as fais, celui qui te sourit, alors que toi, tu n'arrives même plus à te regarder dans un miroir. Finn. Finn et toujours Finn, il faut que tu restes avec Finn.

Un jour, je surpasserai cette maladie.

Et sa voix, son regard, cette détermination... oh Killiam, on dirait la tienne, quand tu as appris que ce qui était arrivé à Ezéchiel était tout sauf naturel. On dirait toi, Killiam, peut-être même plus déterminé, peut-être même plus sûr d'y arriver. Tu te contentes simplement de l'observer, de le regarder, de le détailler, comme si tu le rencontrais de nouveau. Et tu le crois, Killiam, tu le crois dur comme fer, tu le crois sans aucun doute, tu sais qu'il y arrivera. Et puis, il n'est pas du genre à abandonner, alors tu le crois, tu ne peux que le croire, quand il te dit ça, qu'il surpassera sa maladie, ses os en verre. Tu sais qu'il y arrivera.

Tous ces problèmes, j'y mettrai fin. Ces conflits, les S, toute cette haine... Je trouverai une solution. Et aussi, je te promets d'être heureux. Je ne m'oublie pas.

Et peut-être qu'ensuite, tu as du mal à le croire. Peut-être que tu y arrives un peu moins, parce que cette haine, Killiam, elle sera toujours présente, parce qu'il y aura toujours des tensions entre les classes, parce que tant que les gens ne changeront pas, rien ne changera... Et on ne peut pas changer les gens contre leur gré, même quand ils le souhaitent, c'est difficile, quasi impossible. Mais pourtant, tu as envie de le croire, un peu. Tu n'es pas sûr que ce soit possible, mais tu as envie de le croire, un petit peu. Peut-être que c'est ce dont tu as besoin, en ce moment, croire que cette haine en toi va disparaître. Alors tu hoches doucement la tête.

Tant que tu ne t'oublies pas, je t'arrêterai pas.

Mais dès qu'il s'oubliera, dès que son altruisme lui fera trop de mal, tu l'arrêteras, tu l'arrêteras quitte à lui briser les bras, quitte à détruire ses jambes, quitte à ce qu'il te hurle de partir... mais tu l'arrêteras.

mi
novembre
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