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‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE




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 ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE

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Message Dans ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE | le Mar 9 Jan 2018 - 23:32
Anything but ordinary
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Autre(s) compte(s) ? : R. Orion Petrichor •• † (Ansel, Piers, Phoebus, Calliope, Agata & Murphy)
Féminin Personnage sur l'avatar : Perséphone ~ Hadès' Holiday // Luca Hollestelle
Âge, classe & année : • 17 ans • E • 6ème •

Prism' : 1778

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Date d'inscription : 20/03/2015

Anything but ordinary
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Carte spéciale
Inventaire, objets importants pour le personnage:


Bérénice Alesia Morgane Chausson Endor
17 ans ৩ E ৩ 6ème année ৩ française ৩ métronome ৩ pinguino
Incontrôlable. Inconscient. Imprévisible.
Il y a des jours où Bérénice serait tentée d'ajouter l'adjectif "Invincible", mais elle se contente déjà bien du triple I, qui lui gâche suffisamment la vie.

Elle ne connaît pas l'élément déclencheur, ni le bouton stop soit dit en passant, elle ignore tout de cette tempête qui la ravage et qui est si changeante à chaque fois.
Mais elle sait, elle comprend Alesia quelle est la douleur d'un tel don et de chacun. La migraine est plus forte, les courbatures se font crampes et les dérèglements sont monstrueux. Elle sait ce que c'est que d'avoir des jambes pour courir et de ne pas savoir comment s'en servir, elle comprend tout ceux qui un jour, perde le contrôle de leur existence.

Bérénice elle vit dans l’appréhension de déclencher une tornade en éternuant, de se transformer en phoque pendant un cours de natation et d'être incapable de nager (salut Warren). Elle appréhende l'intégralité de sa journée dès le réveil lui-même, se réveiller avec une paire de couilles quand on est une fille ça change tout dans la conception de la vie ; jusqu'à la nuit où parfois elle est prise de si violents mots de têtes et nausées, qu'elle ne peut résister à l'appel insoutenable de l'insomnie.

La belle rousse est atteinte du syndrome du Métronome, c'est à dire qu'elle a la capacité de posséder tout les pouvoirs en un seul, ainsi que tout les effets secondaires inimaginables, mais en étant totalement incapable de le contrôler. De le prévoir et de l'apprivoiser.

Seigneur,

donne-moi la patience,

parce que si tu me donnes la force,

je lui éclate la gueule !
Tu as cette attitude solitaire et tu vas rarement vers les autres, non pas par peur, juste parce que la solitude ne te dérange pas. Tu n’es pas de ceux qui on peur de demander leur chemin, mais tu sais ce que c’est que d’avoir le trac. Pourtant, tu ressent parfois ce besoin soudain de compagnie ; d’échanger avec autrui plus qu’un simple « Salut, ça va ? ». Il y a des jours où le désirs de contact est ardant et autant glacial d’autre fois, mais plus rarement. Tu es comme ça pour tout Bérénice, tu joue une musique sur ton saxophone aux rythmes variées et tu as un mal fou à faire des choix, à savoir où tu vas… bien trop indécise.

T’es plutôt franche Alesia, tu ne ménages pas souvent les autres, tu leurs balances leurs quatre vérités sans peur mais sans être forcément brutale et tu sais qu’un jour il y aura quelqu’un pour faire de même avec toi, mais au lieu de redouter cet instant, tu semble l’attendre de pied ferme.
Tu es quelqu’un de plutôt souriant Bérénice, pleine d’entrain avec un peu trop d’enthousiasme diront certains. Tu te fiches de ce que l’ont pense de toi, tu as appris qu’il n’y a rien de plus secondaire que d’aspirer à plaire aux autres, de leur convenir. Il faut se plaire à soi et tu te plaît, sans égoïsme, tu ne penses pas valoir plus qu’un autre, tu sais que chacun à son histoire, ses hauts et ses bas, mais tu n’hésites pas à protéger plus faible et à enterrer plus fort.

T’es une fille brave Alesia, frôlant l’insouciance à certains moments.T’as cet espèce d’instinct protecteur que tu ne contrôle pas, le genre de détail qui pourrait te foutre en danger. Tu voudrais le contrer, ne pas toujours être celle qui lèves la main pour passer en premier, pour prouver que c’est « sans risques », mais c’est plus compliqué qu’il n’y paraît, parce que ça semble si profondément encré en toi… autant que tu te fiche des autres. Curieuse, c’est le paradoxe. Pourtant c’est plus souvent de savoir, que de potins. C’est quelque chose qui te définis, tu sais Alesia, presque toujours tout.
Tu es sage, tu es calme, patiente et généralement compréhensive, mais l’implosion de tant de retenue est toujours dévastatrice, démesurée, c’est ce côté capricieux et téméraire en toi qui ressort, qui emporte tout dans la tourmente de la rage.

Pas souvent sérieuse, t’es plus joyeuse qu’autre chose. Tu es le genre de personne à faire des grimaces aux vitrines des boutiques et à t'enjailler toute seule dans les couloirs. Bérénice, t’es pas non plus la plus assidue en cours, mais tu fais de ton mieux… une espèce d’érudition naturelle qui te sauve la vie. Parce que ce n’est clairement pas une question de paresse, ni parce que ça te fais chier, c’est juste que t’es facilement déconcentrable… il t'en faut peu en plus. Tu es souvent dans la lune et bien souvent tu te casses la gueule sur des obstacles invisibles, ce qui déclenche autant ton rire que celui de tes camarades.

Tu es si compliqué Alesia, oui, parce que tu aimes autant rester cloîtrer à lire un bouquin qu’à aller te promener dehors. Des jours t’aime avoir chaud, d’autre non, il en va de même avec la pluie et le soleil. T'es le genre de personne à autant pouvoir rester en retrait dans un groupe, comme a être la première à se jeter dans la gueule du loup. Des fois tu préfères agir plutôt que parler, alors que t’es une grande bavarde.
Au font de toi t'aime quand l'adrénaline monte.
Bérénice, t’as ce caractère si complexe, cette façon si particulière d’être, que c’est peut-être une malédiction.
Élancée est la silhouette, svelte, avoisinant le mètre soixante-douze et les soixante cinq kilogrammes. La peau laiteuse, laissant entrevoir par endroit le circuit veineux bleuté, rougissant au soleil et entre les tâches de sons. Fragile semble-t-elle, comme de la porcelaine, pourtant le corps est solide, tonique grâce aux muscles dansants et une souplesse naturelle. Cachant une force insoupçonnée au premier regard.

Squelette tordu de par une croissance bien rapide, faisant encore souffrir le dos de temps à autre. Abîmée par la danse. Bassin légèrement en avant, les jambes ouvertes vers l'extérieur, les pieds écorchés, défoncés sous le poids et l'effort du reste du corps. Au contraire des mains lisses aux longs doigts de pianiste, écorchées légèrement sur les dernières phalanges. La poitrine tanguant entre le bonnet B et le C, rebondit, tout comme les fesses et les cuisses où il y a de quoi manger, démontrant l'activité physique régulière au part avant. Une petite brioche au dessus du bas-ventre.

Le visage est filiforme ainsi qu'expressif, suivant la même allure que le reste du corps. Le menton est petit, légèrement pointu pour une face arrondie. Les lèvres fines et rosées sur une petite mâchoire. Le nez, lui est un peu relevé sans être imposant.
Les yeux sont noisettes, vifs, bordés de longs cils bruns ombrageant les hautes pommettes rosées et couverte de tâches de rousseur, surplombés par des sourcils épilés, fin et roux. Le front est haut, parfois couvert par une épaisse frange roux foncé.
Les cheveux sont d’un feux profond, bouclant légèrement et ondulant sur les longueurs. Souvent au vent et coincé derrière les oreilles, petites et rondes, percés simplement, mais souvent abordant un style asymétrique. Une boucle d'oreille en forme de T-Rex.

C’est toujours agrémenté d’une touche de couleur, souvent dû aux tâches de peinture. Très souvent féminin avec un style des année cinquante, un cintré-évasé avec des ample chemisiers, des pantalons à pinces et du décaler aussi. Pourtant il y a aussi les vieilles salopettes, les jeans troués, les vieux pulls en laine épaisse et les t-shirts trop large. Beau panel de goûts divers et plusieurs paires de chaussures, souvent des bottines à lacets marrons et la légendaire paire de converses. Des bas résilles, une enfant dans un corps de femme qui s'oublie.
Les rousseurs se font distinguées, le tatouage imposant sur la cuisse droite ainsi que la cicatrice sous l'épaule gauche, un style atypique il paraît, les ongles noirs et les lèvres souvent couleur prune. Le rire qui résonne au-delà de l’île et le lot de catastrophes qui semble la poursuivre.
« Dans la lune », « On dirait une alien », « Elle a l'air quand même sympa », « Complètement barrée », « C'est sûrement quelqu'un avec qui on passe de bons moments », « Agréable », « Douceur brutale », c'est ce qui revient le plus dans la bouche des Autres.

Inventaire : un saxophone — une bague en or surmontée d'une perle fine — une montre Cartier — un bracelet en ambre — des gants de Boxe — des chaussons de danse classique — une paire de lunettes de soleil ronde — un grand chapeau de pailles — son portable — un carnet à la reliure en cuirun médaillon pirate — un sac à dos en cuir — un vieux walkman et sa collection de cassettes.


• Les ressentis du personnage concernant le secret des pouvoirs dévoilé dans le monde entier : Une bombe atomique ? Le sien n'était pas encore là, il s'est manifesté plus tard, mais elle a toujours entendu sa mère délirant sur cela qu'elle n'y croyait plus depuis longtemps, alors en fait le vrai choc a été à la découverte de son propre don. C'est là qu'elle s'est demandé : Comment est-ce que je suis censée faire maintenant ? La question est toujours d'actualité, la réponse est toujours autant incertaine.

• L'avis du personnage au sujet de la vice-directrice et du projet PUMA : La vice-directrice, elle ne l'a connait pas (et c'est pas pour le temps qu'elle a passé à Prismver avant de disparaître), ou qu'au travers des mots de son paternel. Elle n'en a donc pas une image très agréable, un semblant de Dolores Ombrage. Pour ce qui est de PUMA elle est dans le flou, elle ne sait pas, si c'est une bonne idée ou au contraire, la pire de toute.

• Est-il actif dans son groupe : Bérénice est toujours chez les Pinguinos, Raven ayant était démantelé durant sa disparition elle se retrouve à nouveau là, ne sachant pas trop quoi faire. Elle est donc plus là par défaut qu'autre chose et n'est de par ce fait, pas très active.

• Ses options et ses deux langues vivantes : Arts Plastiques et Astronomie ; Français et Grec.
Le son d’une respiration.
Quelqu’un fouille et renverse des objets.
Bruits métalliques et de papiers froissés.
Cliquetis et soufflerie.



Tape 1 ; side A : Mom.

« Salut. C’est un peu bizarre de parler à un micro, mais je dois le faire, pour que tu comprennes. Pour que tu saches. Tous. Elle avait l’habitude de me parler de cette semaine, de celle où elle t’as rencontré, celle où elle s’est laissée sombrer dans une passion interdite et surtout celle où sa vie a pris un tournant drastique. Un jour j’aimerais entendre ta version de cette dite semaine, savoir ce qu’elle a été pour toi, mais avant je voudrais te parler d’elle. Te parler d’elle qui fut ma mère, ma meilleure amie pendant des années et que toi tu n’as connu que l’espace d’un instant, fugace, mais peut-être intense et je l’espère au fond de moi, qu’elle t’as marqué, autant que toi tu l’as hanté pendant des années. Je pense que c’est pour cela que tu devrais commencer à en apprendre un peu plus sur elle, juste parce qu’elle avait de l’importance pour moi et que tu en avais pour elle. Je veux que tu saches au travers de mes mots qui elle était.

Jackie Andromeda Chausson, la légende raconte qu’elle tient son premier prénom parce qu’elle est née l’année de la mort de JFK et que cela a beaucoup marqué ma grand-mère qui était née aux États-Unis. Enfin… je te dis ça, mais je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de l’interroger, elle est morte alors que j’étais bien trop petite pour me poser ce genre de questions. Maman a un petit frère Gabriel, qui est né quelques années après elle, il avait un destin tout tracé et c’est lui qui a presque hérité de toute la fortune familiale, maman s’en fichait, elle a toujours beaucoup aimé son frère. C’était quelqu’un de frivole, de terriblement vivant et qui avait un mal fou à rester en place. Jackie elle a vécu dix vies en une. Je crois que c’était une bonne élève à l’école, mais qui parlait beaucoup, rêvait encore plus. Elle avait un petit côté dissipé, voire hyperactif. Maman avait un don pour les langues, doublé de ses études de journalistes et de son dossier en béton armée elle est entrée au National Geographic à l’âge de 26 ans. De là sa vie n’as plus été que voyages, article aguicheurs et chambres d’hôtels. C’est en 1999 qu’elle a participé à la création du journal en France et que sa carrière a prit un envol considérable.
C’est au même moment qu’elle a fait ta rencontre dans ce bar de pêcheurs dans le Highland, la célèbre région la plus au Nord de L’Écosse. »



Tape 1 ; side B : My Week with Marilyn.

« Je sais ce que c’est un titre un peu particulier, mais je me souviens encore de l’impression que m’a laissé ce film après l’avoir vue pour la première fois. Étrangement j’ai pensé à vous. A l’improbabilité de votre rencontre et de cet amour éphémère qui fut éternel pour elle. J’ai toujours autant l’impression qu’elle délirait quand elle en parlait, que ses souvenirs s’étaient mélangés avec ses désirs, avec ce qu’elle aurait souhaité ; pourtant aujourd’hui, je veux croire qu’elle n’était pas folle et qu’à aucuns moment elle n’a fabulé son récit.

Elle commençait toujours par décrire le lieu, ça pouvait lui prendre plusieurs longues minutes. A la fin elle fermait les yeux, j’avais l’impression qu’ainsi elle revivait l’instant, qu’elle s’y projetait, comme si elle avait peur d’oublier le moindre détails. Elle avait probablement peur de finir par perdre la tête comme sa mère. Ce que je veux dire, c’est qu’elle s’attardait beaucoup, elle aurait dû faire écrivain, elle aurait mis autant de temps que Maupassant pour me décrire le tabouret sur lequel tu étais assis. Pour me décrire l’ambiance du lieu et la surprise qu’elle a eu quand tu lui as adressé la parole. Elle enchaînait sur la beauté et la jeunesse de tes traits, sur l’appréhension qu’elle avait que tu ne viennes juste que lui demander une clope. Tu sais, elle savait que tu faisais facilement dix ans de moins qu’elle, si ce n’était pas quinze et une part d’elle avait conscience que cela ne durerait pas. Pourtant elle espérait, elle aspirait à ne pas finir vieille-fille et a avoir des enfants. Son jeune frère avait déjà un garçon, Terrence et le connaissant elle savait qu’il en aurait probablement deux. Elle avait raison, Calliope, ma cousine, est née quelque mois après moi.
Alors elle a espéré, elle voyait la vieillesse et la sagesse dans ton regard. Elle a su avant même que tu ne le lui dise. C’est vrai, elle était ouverte d’esprit, peut-être même un peu timbrée pour y croire vraiment, c’est ce que je pensais, même si tout le reste semblait vrai et l’était probablement. Même si le récit de vos ébats m’a souvent fait frissonné, je suis la preuve vivante qu’elle ne t’avais pas inventé.

Ma mère me parlait souvent de cette semaine dans tes bras, comme la plus belle. Elle en parlait avec nostalgie dans la bouche et je pense avec un goût amer dans la gorge. J’aime croire qu’elle est heureuse de savoir que maintenant je peux vraiment mettre un visage sur celui qu’elle aimait appeler mon père. »



Tape 2 ; side A : Ta fille.

« Je ne te l’ai peut-être pas dis, mais je vais sûrement être de moins en moins originale pour les titres des cassettes, désolé. Donc voilà, maintenant je vais commencer par te parler un peu de moi, je n’aime pas ça. J’ai plus l’habitude du second plan, je suis celle derrière l’appareil et pas face à l’objectif.

Maman a réalisé environ deux semaines plus tard qu’elle était enceinte. Elle n’avait pas trois-cent options et elle a prit celle qui lui semblait être la meilleure. Celle que je pense être la meilleure. Elle m’a gardé en sachant que jamais elle ne te reverrait et que mes chances de te connaître autrement que par ses mots, étaient minces.
Peut-être que si elle ne m’avais pas gardé, qu’elle avait décidé d’avorter, elle t’aurait sûrement oublié et n’aurait pas découpé chaque syllabes de ton nom comme un mantra à chaque fois qu’elle parlait de toi. Heureusement elle n’en parlait quasiment qu’à moi, les autres n’avaient pas besoin de savoir disait-elle souvent.

J’ai envie de croire qu’elle m’a bien élevé, qu’elle a fait ce qu’elle a pu, en m’offrant la vie la plus stable qu’elle pouvait. J’aime beaucoup la petite maison qu’on a dans le Sud de la France, juste au bord de la mer Méditerranée, ce bout de plage rien qu’à nous et le son des vagues sur la grève. C’est un endroit de paix qu’on appelait chez nous, même si chez moi ça a plus souvent été ce minuscule appartement à Paris ou les nombreuses chambres d’hôtels au travers du monde.
Je crois que je me suis égarée… rendez-vous sur la face B pour ce que je voulais vraiment te dire. »



Tape 2 ; side B : Ta fille 2.0.

« Je m’appelle Bérénice Alesia Morgane Chausson Endor. Maman voulait que je porte ton nom, que je sache et qu’il y ait possiblement quelqu’un si jamais un jour il lui arrivait quelque chose. Je crois qu’elle m’a donné Morgane parce que tu portais ce prénom et qu’elle en aimait l’étymologie… pour ce qui est du reste, elle aimait beaucoup Racine et Bérénice était sa pièce favorite, Alesia est un rappel pour le lieu de ma naissance. Maman a toujours eu un mal fou à se décrocher de son travail, même pour élever sa fille, c’est peut-être une des seules choses que je lui reproche, mais elle a malgré cela toujours su se montrer présente, voire même un peu trop à certains moments. Donc, je suis née à Alise-Sainte-Reine en France, qui se trouverait être l’emplacement exact de l’ancienne cité Gauloise d’Alésia, mais je crois que les historiens se chamaillent sur ce point, enfin bref, voilà pourquoi Alesia et maman était justement sur place pour un article… oui, elle a traversé presque toute la France pour un article en étant enceinte jusqu’au bout des ongles, à deux doigts de l’implosion. C’est peu dire, je suis carrément née dans l’ambulance, sur le chemin de la clinique la plus proche.

Pour la suite c’est plus délicat, je n’étais pas là, quoique… je n’étais pas là avant, mais je ne sais pas si te dire que j’étais un gros bébé t’intéresse vraiment ? J’ai toujours complexé sur le fait d’avoir été longtemps joufflue, on me tirait les joues en beuglant que j’étais mignonne. En me demandant à qui j’avais bien pu piquer mes cheveux de feu et mes tâches de rousseurs. C’était bien sûr à toi. Pour le reste j’étais le portrait craché de maman, on nous le disait souvent.
Je te le redis il me semble, mais au début Jackie me traînais tout le temps au boulot, j’ai fais le tour du monde avec elle. J’ai tellement entendu de langues en un temps record qu’au début j'inversais des mots. Je ne suis pas allée à l’école avant mes six ans, c’était elle qui avait fait tout le reste avant. Ce n’est que plus tard qu’elle m’a confié que ce n’était pas facile. Qu’au début je ne faisait pas mes nuits, que dès que je tombais malade elle paniquait et qu’il n’était pas rare pour elle d’enchaîner trois jours de boulot avec moins de cinq heures de sommeils et dix-huit litres de café dans le sang. Je te rassure peut-être en t’apprenant qu’elle n’a plus jamais touché à une cigarette en apprenant que je grandissais dans son ventre.

Elle m’a souvent laissé à la charge de mon oncle et de ma tante avec mes deux cousins. C’était plus facile pour le boulot, elle essayer d’être là le plus possible. J’ai vécu un moment dans la maison Parisienne de Gabriel aux côtés de Terrence et Calliope. Ma cousine faisait de la danse et je pense que c’est de là que j’ai commencé, mais pas au même niveau, c’était plus part amusement qu’autre chose. Elle on l’applaudissait pour lui dire qu’elle pouvait, on allait la voir se produire et moi, j’attendais que maman rentre en révisant mes pas, en apprenant le saxophone dans mon coin.

Je suis sur la fin de la cassette, on se retrouve sur la prochaine. »



Tape 3 ; side A : Powers.

« Je ne vivais plus à moitié chez mon oncle quand les dons de Terrence et puis de Calliope se sont déclenchés. Je me souviens avoir regardé maman d’un autre œil quand Gabriel nous en a informé, je me souviens du visage de ma cousine à l’hôpital après que le sien se soit révélé. Jackie n’a rien dit, étrangement, pour une fois, elle n’a pas fait allusion à toi, alors que Dieu sait qu’elle me disait souvent que tu étais magique. Elle aurait dû me dire que mes cousins étaient comme toi, mais non, elle s’est tus, sans que je sache pourquoi.

Je mentirais si je ne te disais pas que je les aient enviés d’être spéciaux. Maman disait que tu étais magique, alors pourquoi eux et pas moi ? C’est vrai que pendant un moment je le voulais, je l’ai désiré avec force et maintenant je me dis que j’aurais mieux fait de me contenter de ce que j’avais.
La vie a repris son cours. Je voyageais avec elle, je voyais le monde, je le photographiais et le peignais dès que possible. Je prenais des cours par correspondances. Je crois que je n’étais pas vraiment faite pour ce monde, un peu comme maman, j’avais besoin de solitude et de voir, de bouger.

C’est un peu court, alors avant de passer sur la face B, je vais te parler de ce moment quand on mangeait en écoutant la télé. C’était souvent comme ça, on mangeait en racontant notre journée, en partageant nos envies, nos impressions avec en fond sonore, la télévision.
Je me souviens que ce soir là, on s’est soudainement tus toutes les deux avant d’augmenter le son. Prismver. C’était la première fois qu’on en entendait parler et pourtant, j’avais cette étrange impression que ce n’était pas nouveau. J’ai jeté un regard à maman et elle n’a rien dit une fois de plus. J’avais l’impression que ce long silence était comme une punition à chaque fois. Ce n’était pas elle qui me l’a donné, mais le Destin en personne, pour ne pas l’avoir cru entièrement quand elle me parlait de toi. Je l’ai regretté et je le regretterais toute ma vie. »



Tape 3 ; side B : Cancer.

« C’était en Avril de l'année dernière, mais elle ne m’en a parlé qu’en Mai, un mois après, pourtant je le voyais. Quelque chose clochait. Tout n’allait plus si bien, elle avait arrêté de travailler, elle se sentait fatiguée et puis d’un coup s’est tombé. Comme si ça venait du ciel.
Tu sais, je me suis demandée pendant un moment pourquoi ? Je me le demande encore en vérité. J’y ai cru, qu’on allait pouvoir la sauver, que d’un coup elle allait s’en sortir et que j’allais cessé de la voir un peu plus chaque jour mourir.

C’est ça le cancer en fait. On est tous entrain de mourir, lentement, sauf qu’elle s’était en souffrance jusqu’à ce que la morphine vienne rythmée ses jours de plus en plus longs. De plus en plus courts. Je l’ai vue morte avant même qu’elle ne le soit. J’ai espérais qu’elle parte à un moment, en sachant que jamais je ne m’en remettrai quand elle ne serait plus là.
C’était un cancer général, une tumeur qui s’était dupliquée bien trop et dans bien trop d’endroit de son organisme. Mais le pire c’était le cerveau. Elle s’est mise à délirer pour de vrai tu sais, c’était dur, tellement… elle qui ne voulait pas devenir comme sa mère qui avait succombé à Alzheimer.

Elle ne le méritait pas. C’était une bonne mère et elle méritait de devenir grand-mère, de mourir vieille comme une centenaire dans son lit, en paix, de s’endormir un soir et de ne jamais se réveiller le lendemain matin.
Je crois que le pire c’est quand elle me regardait en me disant, sincère comme pas deux, que j’étais moi aussi magique. J’avais envie de la frapper, de lui foutre des claques papa, parce que ça me dépassais, ça me tuait de voir son cerveau s’abandonner. Se perdre dans des méandres que bientôt plus personnes ne pourraient atteindre.
Mais tu sais, je crois que maman elle avait un don. Celui de dires des choses complètements dingues, comme des vérités qu’on ne veut pas s’avouer et qui finissent par s’avérer réelles. Tu ne m’en voudra donc pas de croire un petit peu que c’est grâce à elle que je suis ce que je suis, même si je sais pertinemment que c’est toi. Toi qui m’a donné cette magie incontrôlable. Ce bout de toi qui lui a donné raison une fois de plus dans ses rares instants de lucidités sur la fin. »



Tape 4 ; side A : Don.

« Il est arrivé de façon imprévisible la première fois… et toutes les autres fois qui l'ont suivie. Il a fallu que je te rencontre pour pouvoir poser un nom sur ce phénomène.
C’était en Août, presque en Septembre 2016, maman pouvait rester à la maison, de toute façon on ne pouvait rien faire de plus pour elle. La médecine ne pouvait la sauver, elle avait le cancer de Deadpool, j’oublierais jamais quand elle m’a sorti ça un soir. Dès fois je m’en veux d’avoir ris à en pleurer, mais il fallait voir sa tête quand elle avoué ça de but en blanc.
Je sortais la poubelle et soudainement, en pleins milieu de la rue, elle a pris feu. Au début je suis restée complètement stone. J’ai même pas eu le temps de paniquer que c’était fini. Je n’ai rien dit en rentrant, j’ai essayé de réfléchir à une explication rationnelle, ça m’a obsédé toute la nuit, puis le lendemain matin j’ai fais exploser le lavabo de la salle-de bain.

C’était différent à chaque fois en fait, il y avait des jours où il y en avait deux et des fois trois jours sans la moindre catastrophes. Dès fois ça me faisais rire et parfois je pleurais. J’étais à fleur de peau dans ses moments là. J’avais peur. Je le lisais dans les journaux, je le voyais à la TV et je savais que ma vie ne serait plus aussi simple, déjà qu’elle ne l’était pas vraiment de base. Je voulais juste ma maman en fait, qu’elle soit vraiment là et pas juste un fantôme, un souvenir d’elle qui errait dans la maison. Je voulais qu’elle me soutienne, qu’elle rigole et pleure avec moi. J’ai vite compris que c’était trop demander au Ciel et je ne pouvais lui demander grâce, il l’a voulait rien que pour lui et il l’a eu. Il me l’a prise. Depuis, je ne cesse de me demander lequel de nous deux a été le gamin le plus égoïste dans toute cette foutu histoire dramatique à la limite de la tragédie. »



Tape 4 ; side B : Rest In Piers.

« C’est étrange, mais je comprends ton souhait de me laisser parler de cela moi-même. Tu sais Bérénice, j’ai saisi avant même que tu ne me demande de compléter cette face. J’ai compris que ces enregistrements ils sont plus pour toi que pour n’importe qui d’autre.
Tu m’as donné des instructions, je sais ce que je dois dire, mais quitte à être là, autant t’en dire plus, ou plutôt te laisser une trace plus importante. Avant de commencer je voulais te dire que j’aime beaucoup le titre que tu as donné pour le coup. Il est pleins de sens et de non sens je trouve.

Pour commencer, je voudrais te redire que je me souviens parfaitement de ta mère, mais je ne te mentirais pas, elle ne m’a pas marqué autant que je le fus pour elle, mais je m’en souviens. Parfaitement.
Je me souviens du 25 Janvier 2017, de la déclaration du Premier Ministre Britannique comme quoi « la situation est sous contrôle », je me souviens de la réaction humaine qu’il y a eu. Autant celle des mages que des non-mages. Je pense que toi aussi Bérénice tu dois t’en souvenir, est-ce que c’est cela qui t’as motivé à m’envoyer cette lettre ? Attends, je vais te la relire.


Pour Mr. Endor.

J’espère que tu seras m’excuser ce tutoiement, mais il était urgent que je prenne contact avec toi, Piers.
Je m’appelle Bérénice, Bérénice Alesia Morgane Chausson Endor. Je pense que ce nom doit fortement te surprendre, mais laisse-moi m’expliquer. Je ne sais pas si tu te souviens, mais il y a presque dix-sept ans maintenant, tu as fait la rencontre d’une journaliste française, Jackie Chausson, dans un bar en Écosse. Vous avez passez une semaine d’amour et vous ne vous êtes plus jamais revu. Sache qu’elle a toujours bien gardé ton secret et qu’elle était enceinte. C’est probablement un choc, mais je suis ta fille.
Tu m’excuseras de ne pas m’étendre plus, mais maman est mourante, il ne lui reste plus que quelque jours et… j’aimerais beaucoup te rencontrer.
Je suis comme toi. Je veux dire que moi aussi, j’ai un don et j’ai besoin de toi, surtout maintenant qu’elle est vraiment entrain de s’éteindre. J’espère de tout cœur que tu pourras venir, que tu trouveras la force et je te joins notre adresse en nota bene.

Merci beaucoup.

Bérénice, ta fille.


Je ne te parle pas du choc que j’ai eu oui, en recevant ta missive, surtout en voyant que nous avons presque la même calligraphie merdique... tu écris bien mieux que moi, je te rassure. Au début j’ai hésité, cela faisait un mois que l’Immortalité Temporelle était redevenu mon don et je ne savais pas comment gérer une fois de plus une vie de famille avec cette foutu malédiction.
Trois jours, c’est le temps de réflexion que je me suis accordé pour faire mes bagages, laisser ma lettre de démission sur le bureau de Ruthel, glisser un mot sous les oreillers de Song et Valentina et partir vous rejoindre.
Je ne saurais dire si je suis arrivé trop tard ou non. C’était le jour de la crémation. Tu étais très belle Bérénice. Tu lui ressemblait et il y avait de moi dans tes traits. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas le voir. Je me souviens de tes larmes ce jour là et à la fois de la force dont tu as fait preuve. Je n’oublierais jamais ton Merci. Même si c’est plutôt à moi de te remercier, pour cette nouvelle vie, pour cette chance, de vous connaître. »



Tape 5 ; side A : Freja Chausson.

« Cette cassette elle n’est pour personne et tout le monde à la fois. Je la fais pour l’Histoire.
Maman n’était plus là depuis déjà deux semaines, quand Piers m’a offert la suite d’un manga que je suis depuis presque aussi longtemps que sa sortie. Il revenait des courses et m’a tendue le tome 41 de l’Académie Wilwarin. Je me souviens l’avoir remercié, surtout quand j’ai constaté que c’était la version originale. Il avait fait attention à ce genre de détail, que je possédais la collection en Japonais. C’est bien le seul manga que je lis en Japonais qui plus est. Habituellement je me serais jetée dessus et je l’aurais dévorée, juste pour connaître la suite, je ne suis pas une grande liseuse de scans ; mais là j’ai voulu resté un peu avec lui. Rester seule ne me réussissais pas trop ces derniers temps, si bien que je n’ai commencé à le lire que le lendemain.

J’avais un mal fou à bien me concentrer. Des souvenirs douloureux remontaient et je pensais à maman. C’était elle qui m’avait offert le premier tome et tout les suivants. Je pensais donc aussi à Piers, ce père si bienveillant et qui avait pourtant été si absent.
Je ne saurais pas vraiment expliquer ce qu’il s’est passé en suite. Je pense que j’ai perdu le contrôle. Autant de mes émotions que de tout le reste, pour ne pas dire de mon don dont je n’ai pas la moindre maîtrise et… Stella Campbell, le personne principal de mon manga s’est soudainement trouvé en face de moi. En chaire et en os. Piers m’expliqua par la suite que mon don de Métronome avait visiblement contracté le don de Donner Vie aux Histoires de façon assez démesuré. On va dire que c’est ça et que ça explique que je sois tombée dans les pommes juste après et pas le coup de l’émotion.

C’était du grand n’importe quoi. Heureusement papa parle bien mieux le Japonais que moi, donc il a pu bien expliquer à Stella la situation et surtout le fait que je sois absolument incapable de la renvoyer de la où elle venait. C’est vraiment de la merde de se sentir aussi inutile. Après je me dis que les choses auraient pu être pire, Stella aurait pu me détester, mais non… ça a été dur et compliqué pour elle aussi, mais on est passé au dessus. J’essaye de lui apprendre les mœurs de ce monde, notre langue, je me suis lancée dans l’anglais, plus tard j’essayerais de lui apprendre le français. Piers m’aide, il est doué pour ce qui est de s’habituer à un mode de vie différent de celui qu’on a toujours connu, il a de l’expérience à revendre. Stella s’est mise à utiliser son second prénom en public, Freja. La renommé du manga n’arrangeant pas les choses… et le jour de son anniversaire, elle m’a demandé, en cadeau, si je pouvais lui offrir mon nom. Une nouvelle identité. Ça m’a fait pleuré. J’ai perdu maman et dans cette perte j’ai trouvé un père et une sœur. J’ai réduit l’espace de vide qu’elle aura laissé dans mon cœur en le y ajoutant tout les deux. »



Tape 5 ; side B : A toi maman.

« Tu es morte. Un peu comme je l’espérais. En silence tu t’es endormis et tu ne t’es jamais réveillée. C’est dur, mais j’étais contente quand tu es partie et à la fois j’étais si triste, tellement dévastée. Tu n’auras jamais connu Février de cette année, je n’arrives pas à savoir si c’est réellement dommage. Aujourd’hui on est le 8 Juin, j’ai dix-sept ans.
Les choses ont drôlement changés. Je vis avec papa, tu sais Piers, mon père. Il est exactement comme tu me l’as décrit pendant des années, peut-être un peu plus vieux en y regardant de près. Je lui ai écris une lettre juste avant que tu ne partes pour une contrée plus belle et il est venu, depuis il n’est pas parti. Il nous a pris toutes les deux sous son aile. On a vendu l’appartement à Paris et aussi la maison sur la plage. Au début j’étais triste, mais Piers avait raison, pour faire notre deuil il fallait que je me détache. J’ai encore beaucoup de mal maman, mais je vais être forte.
Il a su mettre un nom sur mon don, je suis un Métronome. C’est assez drôle comme nom non ? Enfin… je vais intégrer Prismver. Freja aussi, elle a étrangement déclenché un don dans ce monde. Un don de Copie, c'était assez drôle quand nous avons toutes les deux invoquées des girafes dans le salon... Nous avons reçu une lettre il y a peu, Piers a grimacé, mais il a fini par dire que c’était la meilleure chose pour nous, que là bas nous ne serions jamais seules. Il ne va pas y retourner lui, tu savais qu’il y était professeur toi ? Il veut qu’on est un endroit si jamais ça tourne mal, une nouvelle maison.

Maman, nous vivons maintenant en Écosse, dans le Nord, dans une grande maison de pierres. Il y a de l’herbe tellement verte et des arbres plus vieux que papa, le jardin est grand et au bout, il y a une falaise et la mer. En bas la plage. Ça me rappelle un peu notre ancienne maison. Ça m’aide à me sentir chez moi. J’ai récupéré certaine de tes affaires, je me suis dis que ça te ferais plaisir et tu sais maman, tu me manques. Tellement fort. Tu nous manques, mais on s’est promis de continuer d’avancer, parce que c’est ce que t’aurais voulu. C’est ce que tu voulais. Aller, fais un bon voyage, pense à nous garder une bonne place là haut, sur le spot que t’auras choisi. Je t’aime. »



Les doigts saisissent.
L’encre glisse sur la sixième cassette.
Le souffle court, les lettres se détachent.
P r i s m v e r.
We are grandchildren of witches you weren't able to burn.

•• Mo' •• femme et majeure •• R. Orion Petrichor •• Ici grâce à Google depuis Mars 2015 •• Perséphone (Hadès Holiday) // IRL : Luca Hollestelle •• J'vous aimes tous trèèèèès fort (encore merci Mandine pour ce code) et j'adore ce forum ♥️ ••




i am poison.
un scorpion avec une rose à la place du dard.


Dernière édition par Bérénice A. Endor le Mer 17 Jan 2018 - 16:26, édité 8 fois
Message Dans Re: ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE | le Mar 9 Jan 2018 - 23:32
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Un frisson qui caresse l’épiderme.
Une secousse dans le ventre et la vue trouble.
Le mal de crâne te traverse, te tiraille tellement que tu en dégueules tes boyaux sur l’herbe verte ; encore incapable de réaliser ce qui est en train de t’arriver. 
Les minutes passent, le goût acide persiste dans ta gorge, mais tu relèves la tête. Visiblement, tu ne t’es pas téléportée, parce qu’on dirait bien Prismver, pourtant… c’est différent. Déjà, Chrome a disparu, ton trépied aussi, et même le reste. Tu commences à paniquer et tu te mets à courir Bérénice. Croisant des bâtiments qui te font penser aux vieilles ruines, et même des lamas en liberté, c’était du grand n’importe quoi : Comment des lamas pouvaient être là ? et… tu percutes quelqu’un de plein fouet. Une petite blonde avec un chapeau de sorcière. Elle te rappelle vaguement quelque chose, mais tu ne saurais te souvenir, bien qu’elle te dévisage de ses grands yeux pleins d’étonnement. Lentement, tu te redresses et bégayes ces quelques mots :

▬ Ex-excuse-moi !

Reprenant ta course presque aussitôt.
Tes jambes te guident jusqu’à la plage, comme si tu étais irrémédiable attirer par la mer et tu t’écroules dans le sable le souffle court, la bouche pâteuse et la langue sèche. Tu voudrais hurler, comprenant que tu es bien à Prismver, mais vas savoir en quelle année. Futur ou passé ? Tu paris plus sur la seconde option. Doucement tu ramènes tes jambes et t’assois, essayant déjà d’envisager le fait que tu vas probablement mourir ici, puisque tu es complètement incapable de te renvoyer dans ton espace-temps… Tu bondis.

▬ PUTAIN DE DON A LA CON !!

C’est ainsi que tu t’es retrouvée à jeter des pâtés de sable dans l’eau, la rage à deux doigts d’emporter ton esprit dans la tourmente. Les larmes roulent et après un moment recroquevillé sur toi-même, tu te redresses et commences à marcher. Tes converses blanches plus si blanches à la main et l’écume caressant tes pieds.

Tu ne saurais dire à quel moment ce point dans ton champ de vision à fini par prendre forme et surtout à capter ton attention. Un bateau, c’était un bateau. Tu t’es mise à hurler Bérénice, à sauter en l’air, à faire de grands gestes comme si cela faisait des siècles que tu étais coincée sur cette île de malheur.
Un immense soulagement t’a envahie quand tu as vu des canots s’approcher, mais étrangement tu as rapidement déchanté en voyant les têtes des gars dans les dits canots. Une furieuse envie de prendre tes jambes à ton cou, mais c’était trop tard : ils étaient bien plus rapides que toi, surtout que tu n’étais sûrement pas tout à fait remise de ton voyage dans le temps. Ils t’ont embarqué un peu contre ton gré avec eux, malgré tes supplications ; tu aurais mieux fait de rester avec la gamine que tu avais croisé tout à l’heure, en plus elle te disait vaguement quelque chose… enfin bref, te voilà maintenant en direction d’un rafiot pleins de pirates.

Étrangement personne ne t’a touché, mais ça ne te rassurais pas plus que cela, peut-être que c’était le capitaine le premier… t’espérais que cela soit une femme, bien que cela soit très rare. Ta bonne étoile n’étant pas avec toi Bérénice, tu te retrouves encerclée d’hommes sur le pont et l’un d’eux s’approche. Un blond aux yeux bleus comme l’océan, celui qui semble être le capitaine. Il dégaine sa lame et la pointe de son épée vient soulever ton menton, plongeant vos regards l’un dans l’autre.

▬ Qu’avons-nous là…?
Une puissante sorcière qui vous enverras directement tous en enfer si vous l'a touchez !

Les rires fusent et même le capitaine s’esclaffe. Tu entends dans la foule un des membres d’équipage clamer que celui qui te fait face est le roi ou le futur roi des mers. Tu hausses un sourcil et dégages la lame de sous ta gorge, reculant prudemment d’un pas.

▬ Moquez-vous tant que vous le pouvez ! J’ai de grands pouvoirs et si par malheur vous me faites du mal, je ferais brûler votre trois-mâts d’un claquement de doigts !

Tes menaces ne semblent pas avoir le moindre effet, en même temps ce ne sont que des paroles et rien ne leur prouvent que tu peux être aussi dangereuse que tu le prétends. Il faut que tu pris Bérénice, parce que tu n’es même pas sûre de réussir à déclencher un don, mais ça serait bien si s’en était un d’impressionnant, clouant le bec de tout ces malfrats. Tu mises tout sur ta colère et ta peur, s’il y a bien un truc qui fonctionne c’est bien les émotions fortes, tu n’as plus qu’à prier pour de bons maintenant.
L’équipage semble être entrain de débattre sur ton sort et l’un des membres s’approche. Un frisson te parcourt et au moment où tu tends les mains pour le repousser, une décharge électrique traverse tes mains et un éclair jaillit, le grillant sur place, comme un poulet sortant de la rôtisserie. L’homme est légèrement propulsé avant de s’écrouler raide mort aux pieds de son capitaine.
Tu en perds ta mâchoire inférieure. Tu viens de tuer un homme, sans le vouloir vraiment, mais… qu’allait-il bien te faire lui ? Tu voudrais hurler de terreur, mais tu n’en as pas le temps, la lame du capitaine se retrouve à nouveau sous ta gorge, son regard bleu lance lui aussi des éclairs.

▬ Comment ?
▬ J-Je vous l’avez bien dit… non ?

Il grimace, s’éloigne et te laisse pantoise, ordonnant après un instant de silence à ses hommes de jeter le mort par-dessus bord. Tu déglutis de travers. Le capitaine appelle un certain William et lui informe que maintenant il va remplacer Joe, qui était visiblement le gars que tu avais grillé. Le blond se tourne à nouveau vers toi, un sourire aux lèvres, probablement le plus malicieux de tout les sourires emplie de malices que tu as pu voir.

▬ Bien. C’est quoi ton nom ?
▬ Euh… A-Alesia… Tu réfléchie un instant avant que cela te vienne tout naturellement. Sparrow. Alesia Sparrow !
▬ Bienvenue à bord du Golden Sails, Alesia Sparrow ! Tu seras notre nouvelle cuistot et je suis le capitaine de ce bateau, Newt Pennybrigg. Il marque une pause, le temps que tu le remercies de te gracier, chose que tu fais d’un simple hochement de tête. Roman ! Montre à la dame son antre ainsi que sa couche et… Il te détaille de ta tête aux pieds. Trouve lui des vêtements.

Sur ces derniers mots, Newt Pennybrigg s’éloigne, beuglant des ordres concernant les voiles et la direction à prendre avant de disparaître vers ce qui semble être sa cabine.
C’est alors qu’un jeune garçon te touche l’épaule, te faisant faire volte-face dans un bon de surprise.


Roman Walsh était le plus jeune membre d’équipage avec moi bien sûr. Un rouquin tirant sur le blond avec l’incisive centrale droite cassé ; il était celui qui montait tout en haut du plus haut des mâts et qui observé l’horizon. Je l’ai déjà accompagné plusieurs fois, voir la vue.
Roman c’était un peu mon mentor, celui qui m’a apprit les codes et surtout à me battre à l’épée, ainsi qu’à tirer avec un pistolet. Il m’a aussi renseigné la date de l’époque à laquelle nous nous trouvions et je pense qu’il a dû voir sur mon visage surpris qu’être en 1711 était fortement… dépaysant.
Au début je n’en avais pas réellement vu l’intérêt d’apprendre à tuer, mais il m’a fait rapidement comprendre que mon statut de cuisinière ne m’empêchais en rien de me battre et de participer aux abordages des autres navires. C’était terriblement flippant les premières fois, mais j’ai bien fini par encrer dans ma mémoire que c’était le seul moyen de survivre ici ; même si je faisais bien la cuisine et que les membres d’équipages charrier souvent mon prédécesseur à ce poste, William Scott. Un grand homme à la barbe hirsute, mais qui c’est toujours montré agréable avec moi, voire même serviable, il se proposait toujours pour porter les grandes marmites à ma place. Donc, même si je faisais bien la cuisine, personne sur un champ de bataille n’allait prendre ma défense, le fait que je sois une fille ne semblait rien changer à la donne et comme Roman me le disait si bien « C’est soit le gars d’en face, soit toi. Fais en sorte de survivre. » il avait étrangement bien raison.

Autre le fait que je sois obligée de tuer des gens, de piller et de me soûler au rhum (j’avoue que cette dernière n’est pas un réel problème), la vie de pirate était tout de même un appel à la liberté comme je n’en ais jamais connue au par avant. Mon père m’en avait parlé, mais en restant évasif sur le sujet (je comprends mieux pourquoi maintenant), c’était tellement… simple et à la fois si compliqué. Les soleils cuisants et mers d’huile, les tempêtes et mers enragées, le vent frais et iodé… je dois aussi faire remarquer que se propulser d’un bateau à l’autre par le biais d’une corde, demande une certaine habilité et un bon nombre de muscles.
En réalité la chose que je déplore le plus c’est bien l’hygiène… pas seulement le fait que la douche est absolument absente, parce que pas encore inventé, mais les bains sont rares et puis quand on a le malheur de se blesser. Lors de mon premier combat, un homme m’a profondément entaillé l’épaule gauche, je me suis vue morte, mais heureusement maintenant ce n’est plus qu’une vieille cicatrice. Enfin… le médecin de bord m’a quand même désinfectée avec du rhum ambré des Caraïbes et recousue avec du fils de pêche sans la moindre anesthésie, un simple morceau de cuir entre les dents pour ne pas se mordre la langue. Il a bandé le tout avec un bout de tissu dont je ne préfère même pas savoir le provenance. J’ai cru pendant longtemps que j’allais mourir de la gangrène, mais je pense que le don d’Immortalité Temporelle m’a sauvé la vie et je dois sûrement être en vie grâce à lui.

En parlant de dons… une vraie calamité. J’en ai vécu des vertes et des pas mûres pour le coup, mais j’ai surtout appris que le capitaine, Newt Pennybrigg était lui aussi un mage. Cela ne m’a pas du tout mis en confiance, alors que ça aurait dû l’être, mais il avait quelque chose de si étrange, malgré son sourire enjôleur et ses beaux yeux bleus. 
À vrai dire je me suis rendu compte au fur et à mesure que le nom qu’on nous donnait ne m’était pas inconnu : Les pirates Goldbringers. Dont le capitaine se faisait appeler Pennybringer, moi aussi, j’ai été passionnée de pirateries quand j’étais plus petite et encore plus en apprenant que mon père en avait été un… mais j’ai bien constaté que les choses étaient bien différentes : Le drapeau changeait en mer et Newt n’était pas appelé par son surnom aussi illustrement connu, l’équipage ne nommait Pennybutcher et l’équipage avait pour nom Bloodbringers au lieu de celui faisant ressortir le terme or. J’ai rapidement saisi que le capitaine était rongé d’une folie incurable, une folie que ses hommes suivaient aveuglément, mais que j’avais du mal à ne pas ignorer, même si pour ma survie cela aurait été préférable. J’avais bien l’impression que Newt le remarquait et un jour, j’en ai payé les frais.


Alesia ! Le cap’tain te d’mande dans sa cabine.
Ok, merci Braddy !

Tu relèves la tête de ton ragoût et réajuste le chemisier sous ta ceinture de corsage, l’ancêtre esthétique du soutiens-gorge. Un fleuret et un pistolet de l’époque accrochés à ta ceinture sur ce pantalon taille haute surmonté de haute bottes. Tu défais ton chignon Bérénice, le tract remontant le long de ton œsophage, mais c’est le pas décidé que tu te rends devant la porte de Newt Pennybrigg à laquelle tu toques, attendant qu’on t’autorise à entrer pour en baisser la poignet.
La cabine est propre, il est là assit dans son fauteuil, son regard bleus perçant te fixant comme s’il pouvait transpercer ton âme. Déglutissant de travers tu t’approches, mais tu reste debout, prête à décamper si le besoin s’en fait ressentir. Il ne se lève pas et tu interprète cela comme le fait qu’il ne se sent aucunement en danger en ta présence… ceci n’est pas du tout rassurant.

Vous vouliez me voir ?
C’est exact.

Il se redresse sur ses jambes, te domine de sa hauteur et ses yeux ne quittent pas les tiens, tu as peur, terriblement peur de mourir ici à cause de la folie qui l’anime. Newt fait un tour autour de toi avant de se diriger vers son bureau, regarder les cartes qui y sont épinglées. Il fait volte face et s’appuie contre la table, replongeant son regard dans le tiens.

Je me méfie de toi.

Cette déclaration te surprends, parce qu’il n’en a pas du tout l’air. Tes yeux s’écarquille, mais tu ne sais quoi dire, quoi répondre… encore plus tendue qu’avant à l’idée de faire un faux pas.

Quand on t’as recueilli tu semblais venir d’un autre monde et j’ai bien l’impression que tu sais des choses que les autres ignorent… cela me contrarie beaucoup, car je ne te sens pas aussi obéissante que le reste des membres de l’équipage.
Peut-être parce que je suis capable de voir l’absurdité qui gangrène votre esprit mon capitaine.

Étrangement ta langue se dénoue et il hausse un sourcil, autant interrogateur qu’amusé. Comme poussée par un instinct primitif, ta main droite se dirige sur ta hanche droite et se pose sur le pistolet, prête à l’achever s’il le faut. Pourtant tu doute : Seras-tu assez rapide ? Un rire lui échappe.

La peur te semble inconnue, bien que tes yeux de biches tremblent. Il caresse sa barbe. J’aimerais t’entendre me supplier d’épargner ta vie.
Autant mourir.
Très bien !

Tu n’avais pas mesuré la portée de tes mots et soudain il est là, enserrant ton bras droit, broyant ton biceps entre ses mains. La lueur de folie tanguant dans ses yeux et l’haleine alcoolisé qu’il portait à tes narines. Newt Pennybrigg te traîne à sa suite en beuglant, hurlant à l’équipage de se rendre sur le pont, de ramener de la corde et surtout de sortir la planche.
Malheureusement tu n’as pas vue ça que dans les films, tu as aussi vue un gars y passer il y a pas moins d’un mois. Alors que vous arrivez sur le pont, ton regard croise celui de Roman et tu lui fais signe de rester à sa place, pas besoin d’être deux à mourir aujourd’hui, Dieu se contentera de toi. Le capitaine te fais monter sur la planche tendue horizontalement au dessus de l’eau, de la pointe de sa lame il t’oblige à t’avancer dessus à reculons… le vent est fort, surtout en pleine mer, tu le sens claquer sur tes joues, emporter tes cheveux dans ses courants comme des flammes folles.

Miss Sparrow m’a tout à l’heure confié qu’elle était prête à mourir, alors nous allons lui faire grâce, qu’en pensez-vous ?

Bien évidemment la majorité hurle de joie, ou plutôt ils sont d’accord, en même temps, il faudrait être encore plus fou que Pennybutcher pour oser le contre dire. Il se tourne vers toi, un sourire vicieux et il t’adresse quelques mots :

J’espère que tu ne comptes pas sur tes prouesses à la nage pour t’en sortir et que tu n’as pas peur de la mort aussi douloureuse qu’elle puisse être.
Il y a bien longtemps que j’ai cessé de craindre la mort et sachez mon capitaine que je suis une excellente nageuse.
Et bien, c’est ce que nous allons voir ! Roman ! Viens ici attacher les pieds et les mains de Miss Sparrow, que nous puissions l’admirer nager avec grâce !

Tu pinces les lèvres, le maudissant intérieurement et regardant Roman qui approche presque à reculons avec de la corde. Quand il passe à côté du capitaine celui ci lui dit de bien serrer les nœuds, tu retiens un soupire. Personne ne fait de meilleur nœud qu’un pirate, mais tu sais aussi que personne n’est mieux placé qu’un pirate pour défaire un nœud et à ta décharge, tu en es devenue une, un peu malgré toi, mais tout de même.
Roman s’approche et la planche tremble, quand il t’attache les pieds tu te sens tanguer, à deux doigts de tomber à l’eau, mais tu restes étrangement là, bien droite. Tu lui présente tes deux poignets l’un à côté de l’autre quand il se relève et alors qu’il les noues ensembles tu lui chuchotes :

J’ai été heureuse de faire ta rencontre Roman Walsh.
Moi aussi Alesia Sparrow. Il relève la tête, ses yeux gris croisant les tiens. Nous reverrons-nous ?
J’en doute fort malheureusement, trouve juste un moyen de quitter ce navire avant de toi aussi périr sur un coup de folie… ah et mon vrai nom c’est Bérénice Endor...
C’est bon ? Tu lui dis tes mots doux ?

Vous vous regardez une dernière fois, pinçant les lèvres et il s’en retourne sur le pont… tu voudrais dire en sécurité, mais tu n’en es pas certaine. Newt s’approche, la pointe de son épée frôle le cuir de ton corsage et son regard plonge dans le tiens.

Des dernières paroles ?
L’océan est ma mère (mer), je rentre chez moi.
HAHAHAHA ! Bien dis, pirate !

Sa lame te pousse et tu sens ton corps basculer en arrière, tes pieds se décoller et tête la première, quelque secondes plus tard, tu rencontre l’eau froide.
En cet instant il y a beaucoup de choses que tu regrettes, comme de ne jamais avoir pu rentrer chez toi pour de vrai… pourtant il se passe quelque chose que tu n’avais pas prévue alors que tu te débats tant bien que mal : ton pantalon, ainsi que tes bottes et les liens de tes jambes cèdent soudainement, laissant place à une queue de sirène aux reflets bleus. Sans trop de mal tu réussi à défaire le lien qui maintient tes mains et le corsage qui sous l’eau t’étouffe
Soudainement tu te propulse hors de l’eau, saute comme un dauphin et fait coucou à l’équipage complètement sur le cul et dans un rire tu t’éloigne du bateau, plongeant dans les profondeur de l’océan.


Je ne me souviens même pas comment j’ai réussi à atteindre une cote, ni combien de temps j’ai nagé, mais Adèle Calsacieu mariée à un certain Corbett La Salle, vivant dans une somptueuse maison en Louisiane à l’emplacement de la future Nouvelle-Orléans, m’a pris sous son aile.
C’était une femme ayant déjà plus de la trentaine, mais qui restait jeune dans son esprit, assez frivole et parfois même un peu niaise… tellement qu’elle était éperdument amoureuse de son mari, un homme qui la trompait à tour de bras, enfin, elle était adorable avec moi et elle m’a offert un toit. C’est aussi elle qui m’a donné ce carnet, après une bonne semaine, car elle avait jugé que j’avais des choses à coucher sur le papier et elle avait bien raison.

Revenir sur terre c’était un peu comme un retour à la réalité, j’avais tout de même déjà passé cinq mois en mer à bord du Golden Sails et étrangement la mer me manquais un peu, la sensation de liberté aussi… Ici j’étais nourri logis blanchie et je ne manquais de rien, j’étouffais presque sous la chaleur humide et les corsets, les robes et tout le tralala.

La première fois qu’un don s'est déclenché de façon visible aux yeux d’Adèle, j’ai d’abord cru que j’allais vivre l’inquisition et que la traque aux sorcières allait reprendre, mais c’est le jour qu’elle a choisi pour me parler de ce qu’il s’était passé quand elle m’a trouvée.
Elle m’a raconté que j’étais entièrement nue sur le sable de la plage en bas de chez elle, le souffle faible et complètement vidé de mes forces ; inconsciente. La seule chose que je portais était le médaillon autour du cou. J’ai trouvé ça étrange, car depuis mon réveil je ne l’avais plus. Elle s’était alors levé et avait fouillé dans un tiroir, d’où elle avait sorti le dit collier qu’elle m’a rendu tout en me disant, qu’elle avait su à l’instant même où elle m’avait trouvé que j’étais spéciale, mais qu’il fallait faire en sorte que Corbett n’en sache rien ; autant pour mon pouvoir que pour le médaillon. Visiblement héberger une fille qui avait trempé dans la piraterie n’était pas bon pour les réputations et encore moins pour les affaires, ou c’était le contraire ?

Je suis restée vivre un petit moment chez eux, le temps de me remettre sur pieds et aussi que le fils de Madame Calsacieu-La Salle revienne de ses vacances à l’Ouest du pays. Il tardait beaucoup à Adèle de me présenter à son fils Henry. J’avais cette forte impression qu’elle espérait un mariage, ce qui avait peu de chance de se produire… mais je n’osais pas la vexer et donc lui en parler, elle avait beaucoup en sa possession pour me faire flamber vive sur un bûcher.
Henry était un jeune homme beau à voir, mais sans profondeur, il avait malheureusement hérité de son père à ce niveau-là. Les conversations racistes allaient de bon train à table, ce qui avait le don de me hérisser les poils. Malheureusement ce n’était pas prêt de s’arrêter, Lincoln ne serait là que dans plus d’un siècle alors… Enfin, je ne pouvais pas rester ici, aussi bonne que soit Adèle et je ne pouvais pas non plus épouser son fils. Heureusement, j’ai trouvé une parade qui m’a permis de fuir sans trop d’encombres.

L’idée était simple, je les ai remerciés de leur hospitalité, mais qu’il fallait maintenant que je rentre chez moi, dans le Massachusetts pour retrouver ma famille certainement inquiète, après avoir appris que le bateau sur lequel j’étais partie avait coulé.
En réalité je souhaitais me rendre à Salem, il devait bien y rester quelque descendantes et descendants de sorcières ayant échappés à l’inquisition, ils pourraient certainement m’aider à rentrer chez moi. Adèle était fort triste de la nouvelle, elle n’a rien dit et a accepté que je m’en aille, mais à condition que son très cher fils m’accompagne… j’ai dû céder et accepter la présence d’Henry La Salle à mes côtés dans la voiture, qui est en fait une espèce de carrosse traîné par des chevaux.

Le voyage était d’un ennui mortel, Henry n’avait que trois sujets à la bouche qu’il faisait tourner en boucle, mais heureusement les paysages étaient beaux et plus on monté vers le nord, moins il faisait chaud, bien que le mois de Juin 1712 fut terriblement brûlant.
J’aimerais dire qu’il fût sans encombre, mais c’était sans compter sur le nouveau voyage dans le temps que j’ai fait. J’ai ressenti la même chose que quand j’étais avec Chrome dans le parc de Prismver, j’espérais tellement être renvoyé chez moi… tellement que je me suis mise à genoux et qu’Henry a cru que j’étais possédée. Quand le voyage a été fait, j’ai failli me faire écraser par une voiture. Une vraie avec des roues et un moteur qui gronde, sauf qu’elle n’était clairement pas de mon époque. 
J’avais la vue trouble, mon carnet serré contre ma poitrine et mes mains tremblantes. La voiture avait freiné et une jeune femme s'est approchée, je n’ai même pas compris sa question et je suis tombée dans les pommes… encore une fois.


Réveil en sursaut.
Ta tête est lourde, la chaleur t’étouffe.
Une femme s’approche du lit dans lequel tu te trouve. Elle a de magnifique cheveux noir jais, plissés comme dans les années vingt… en fait même sa tenue respire la folie de cette époque, son rouge-à-lèvre et son regard. Délicatement tu te redresse du mieux que tu peux et ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais elle te précède.

Je m’appelle Mary-Jane Fisher, nous sommes à New-York City, juste à côté de Central Park, vous pouvez le voir de votre fenêtre et… oh non, pas besoin de me mentir Bérénice, je sais bien que Dorothy Collins n’a jamais existé et nous sommes en 1926 pour information !

Tu ouvres de grands yeux, comment cette femme pouvait-elle savoir tout cela, savoir que Dorothy Collins était le nom dont tu avais user avec Adèle et sa famille, que ton véritable prénom était Bérénice et… en 1926 ? A peine plus d’un siècle d’écart avec ton temps, c’était tout bonnement incroyable, les Années Folles… New-York, tu avais l’impression d’être dans un rêve.

Non ce n’est pas un rêve, mais bien la réalité.
Ex-excuse-moi, mais… vous êtes u…
Télépathe, exactement oui !
D’accord, alors euh… vous pourriez arrêter de lire dans mon esprit, c’est assez gênant à vrai dire.
Ah oui désolé, je suis vraiment confuse ! C’est juste que j’ai rarement l’occasion de rencontrer quelqu’un comme moi.
Comme vous ?
Une ou bien un mage voyons ! Votre voyage dans le temps vous a vraiment rouillé le cerveau !

Les muscles soutenant ta mâchoire inférieure lâchent, c’était incroyable tout ce que cette femme savait déjà sur toi, alors que toi tu n’avais que son nom, qu’elle avait bien voulu te renseigner. Tu avais demandé à Mary-Jane de ne plus lire dans ton esprit, mais elle semblait avoir du mal à faire cela, probablement qu’elle se lâchait en ta présence puisque tu pouvais comprendre. Enfin… toujours est-il qu’en moins d’une heure et une théière de thé plus loin elle t’avait déjà tout expliqué : Elle vivait dans ce somptueux et immense appartement en centre ville, un majordome à son service, ainsi que gardes du corps, cuisiniers et femmes de ménages à son service. Mary était une joueuse de golf de grande renommé, elle semblait fascinée par le fait que tu viennes du futur et en fouillant sans vergogne dans ta tête elle a fini par tomber sur Piers.

Je vois que nous avons un ami en commun…
Pardon ? Non je ne…
Piers est votre père ?
Oui… Il est ici ? Mais bien sûr, 1926, il était à New-York, je m’en souviens maintenant et… il ne doit surtout pas savoir que je suis sa fille, mais il faut à tout prix que je le vois !
Absolument, il certainement la seule personne en ce monde à savoir comment vous ramenez chez vous !

Elle t’apprends par la suite que dans deux jours il donne une grande fête chez lui dans son palace de Long Island. Tu reste étrangement surprise, découvrant qu’en cet instant que ton père avait encore bien des secrets… Au vue des dires de Mary il se faisait appeler James Edward Staby abrégé à JES et la légende qui tournait autour de lui, ainsi que ses soirées mythique avaient largement inspiré l’écrivain Francis Scott Fitzgerald l’auteur du tristement célèbre Gatsby le Magnifique. Pour t’en boucher un coins, ça t’en bouchait un et un gros qui plus est !
Mary a par la suite déviée la conversation sur le fait qu’il fallait te trouver des vêtements, s’occuper de tes cheveux… elle a fait venir un tailleur qui a pris tes mesures et qui est allé t’acheter bon nombre de parures, surtout une pour la soirée qui aurait lieu chez ton père. Elle a aussi fait venir la coiffeuse, qui malgré tes supplications t’as tout de même coupé les cheveux aux carrés, juste au dessus des épaules. Il est vrai que le sel les avaient fortement abîmés, mais était-ce réellement si indispensable ? Mary disait que oui et que ce n’était pas grave, qu’ils allaient repousser… pendant qu’elle t’apprenait à fumer comme une jeune femme de son époque, elle t’expliquait la couverture que tu devrais servir au monde entier.

Alors… tu seras ma cousine, Bérénice Fisher. Ton père et le jeune frère du miens, il s’est marié avec une Française et tu viens tout droit de Bristol. Je suis déjà allée à Bristol, une fois, pour des vacances…

Mary-Jane était une femme qui avait sa langue bien pendue, toujours entrain de raconter sa vie, de parler beaucoup pour rien dire… bien plus que toi. Au début tu étais encore beaucoup trop dépaysé pour réussir à bien t’entendre avec elle, mais dès le lendemain les choses ont commencées à changer.

* * *

Les yeux fixant les lumières dans le ciels provenant non pas d’une maison, mais d’un palais, tu reste bloqué en pleine béatitude ; même l’arrêt de la voiture conduit par Thomas, le majordome faisant office de chauffeur ce soir, ne te perturbe, seule la main de Mary sur ton épaule te ramène à la réalité.
Vous vous extirpées toutes deux de la voiture, disant à Thomas qu’il pouvait rentrer chez lui sans soucis, Mary avait étrangement prévue de passer la nuit ici. Tu portais une robe magnifique qui devait coûter une petite fortune, comme tout le reste des vêtements et accessoires qu’avait bien pu t’offrir ton hôte. La robe que tu abordais ce soir était d’un délicat rose pâle avec un dos nu sertie de perles fines laissant entrevoir ta peau et laissant peu de place à l’imagination, mais tout comme l’avait fait remarquer ton amie : elle était parfaite pour danser. Mary avait agréable deviné que tu étais une très bonne danseuse et grande amatrice de Jazz, le genre de fait qui fait que tu te demande bien pourquoi tu ne resterais pas vivre dans cet espèce temps.

Mary saisit ton bras et t’entraîne dans sa suite et ce n’est qu’une fois dans l’enceinte que tu te demande si tu n’es pas entrain de rêver, tellement que tu prends la décision de te pincer. Non tu n’es pas entrain de délirer, ce qui en soit ne t’aurais pas étonnée.
Rapidement, sans comprendre comment tu te retrouves avec une coupe de champagne entre les doigts, des gens danses et s’agitent partout autour de toi. Sans vraiment savoir comment, peut-être comme une évidence, tu te laisses porter par l’effervescence de la soirée. Tu ne sais pas l’heure qu’il est, ni depuis combien de temps tu es là, quand soudainement Mary (qui avait disparue soit dit en passant) reviens vers toi. Tu l’accueil avec ce grand sourire qu’on les gens qui commencent à avoir l’alcool qui leur monte. Elle t’offre quelque pas de Fox-Trot avant de se pencher et de souffler à ton oreille pour y souffler :

Le propriétaire des lieux est prêt à nous recevoir.

Étrangement tu te sens dessoûler d’un seul coup. Tu as le tract Béréncie, la peur au ventre de rencontrer ton père à cette époque, de ne pouvoir rien lui dire sur votre lien de sang… cela pourrait avoir un impact non négligeable dans le futur et tu aimerais ne pas tout chambouler par ta seule présence.
Tu suis ta nouvelle amie au travers du dédale de corps s’ambiançants au rythme d’un Charleston et au terme de quelques minutes qui t’ont autant semblé courtes qu’extrêmement longue, tu le reconnais : Bien plus jeune que ce que tu le connais habituellement, voire même plus jeune qu’à l’époque où t’as mère l’a rencontré. Il semble avoir ton âge, pourtant tout dans son attitude trahis qu’il est bien plus vieux, surtout cet œil vert qui brille dans la pénombre, comme celui d’un chat. Il a les cheveux plaqués en arrière et son éternel cache œil en place. On dirait un invité comme un autre dans son complet noir avec un verre à la main et nœud papillon en place. Tu fini même par te dire qu’on pourrait croire que c’est ton frère : la même peau translucide, les mêmes tâches de rousseurs, les mêmes cheveux roux… ton jumeau, ta copie conforme au masculin et d’un autre temps.
Il tourne la tête dans votre direction avant que vous ne soyez totalement en face de lui et tu as l’étrange sensation qu’il fait les mêmes déductions que toi… tu as tellement peur qu’il comprenne.

Piers, je te présente Bérénice !
Enchanté.

Mary lui donne ta main sur laquelle il dépose un baiser comme le souhaite la coutume et comme une idiote tu t’empourpre, ne sachant plus quoi dire, par où commencer… cette situation est tellement stressante qui tu as l’impression d’étouffer alors qu’on ne peut définitivement pas faire plus léger comme robe.

Je vais faire un tour, je vous laisses, vous avez pleins de choses à vous dire.

C’est ainsi que Mary-Jane disparue une nouvelle fois dans la foule, après vous avoir fait un signe de la main et un sourire malicieux. Tu la regarde s’éloigner et une fois que tu n’arrives plus discerner sa silhouette, ton regard se lève vers ton père qui t’invite à t’asseoir à une table où deux verres vous attendent. Il tire ta chaise et tu le remercie d’un faible « Merci » alors qu’il s’assoit en face de toi.

Mary m’a dit que nous nous connaissions, enfin… dans le futur.
Tout à fait, tu me rencontreras dans un peu plus d’un siècle.

Il reste un instant silencieux, te dévisageant avant de lâcher stupéfait un « Incroyable » qui te fais légèrement rire. Piers se penche alors un peu en avant, rendant cette conversation plus discrète pour les oreilles qui pourraient traîner.

J’ai envie de t’incendier de questions, mais ça ne serais pas une bonne idée, la courbe temporelle pourrait en prendre un grand coup et je ne voudrais pas louper notre réelle rencontre à cause de cela.
Moi non plus… surtout que tu es plutôt important.
Sommes-nous intimes ?
Euh… j-je…
Non tu as raison, ne me dis rien !

Tu ne savais plus où te mettre, ton père venait de te poser la question la plus gênante du monde, mais il ne savait pas qu’il était ton géniteur… tu voudrais le lui dire, mais comment faire ? Tu t’étais déjà posé cette question des centaines de fois depuis que tu es là, pourtant cela te semblait toujours être la pire chose à faire. Cela pouvait te faire disparaître et cela pouvait d’autant plus l’affecter lui.

Dis-moi, tu es intime avec Mary ?

Cette question te brûlais les lèvres, il te semblait bien avoir remarqué quelque chose dans le regard de cette dernière et peut-être même en Piers, le genre de détail qui te fait douter. Il aborde un large sourire et te lance un regard taquin.

Cela nous arrives, mais de toi à moi, savoir que la fille avec qui tu couche entend tout ce que tu penses, c’est assez… gênant ?
Très certainement !

Tu pensais à ta cousine pour le coup. Oui et cela devait être tout aussi dérangeant pour le télépathe, Piers t’avoue que cela arrive le plus souvent quand l’alcool prend le dessus et ça ne t’étonne franchement pas, les années folles ne portaient pas ce nom là pour rien non plus.
Ton regard se perd sur la foule dansante et au début il regardait aussi les corps dansant, avant que son attention se repose sur toi. Tu avais cette horrible impression qu’il pouvait lire en toi, comme si tu étais un livre ouvert sous son œil.

Dis-moi Bérénice, est-ce que tu chantes ?
Oulà ! Non, je suis piètre chanteuse, mais en revanche je danse très bien et… je joue du saxophone.
Hum… j’ai très envie de t’entendre jouer, et chanter aussi, je suis sûr que tu te dénigre.
Pas du tout, il est même dangereux pour les autres de m’entendre chanter.

Soudainement il se redresse, regarde au loin un point ou quelque chose que tu ne saurais distinguer. Son unique œil vert plonge dans ton regard, un sourire étire ses lèvres et il saisit ta main, t’obligeant galamment à te lever.

Nous verrons cela demain. Ma chanteuse pour la soirée, Rosa, part vivre en France à partir de la semaine prochaine, avant cela je suis certain qu’elle sera capable de faire de toi une exquise chanteuse. Enfin… allons en bas et montre moi comment tu danses, j’en suis curieux !

Sur ces mots il t’entraîne avec joie dans sa suite, ne te laissant même pas le temps de rétorquer, mais en soit cela t’arrange et tu souris Bérénice, trop contente pour être triste.


Nous avons dansé jusqu’à ce que nos jambes ne puissent plus nous porter. Je me souviens encore avoir vu le soleil se lever sur la baie de New-York ce matin-là. J’avais beau avoir ingéré je ne sais combien de verres d’alcool, ma mémoire n’en restait pas moins fonctionnelle.
À vrai dire je me souviens de chaque détail de cette époque, de la façon dont j’ai été éblouie en visitant la demeure de Piers, ainsi que ma surprise en réalisant que je pouvais réellement apprendre à chanter et que j’allais le faire, plus souvent qu’à l’accoutumer. Rosa était une femme tellement adorable, pétillante et pleine de vie, un rayon de soleil qui comme disait mon père, allait terriblement nous manquer. Je n’aurais jamais la prétention de dire que j’ai réussir à la remplacer au chant avec brio, bien que c’est le retour que j’en avais.

L’Été fila à une vitesse impressionnante, même si la chaleur étouffante plombait nos journées. J’ai visité New-York de long en large, je suis allée faire du bateau dans la baie et j’ai même joué aux jeux dans des salles clandestines. J’ai bu pour au moins deux vies, dans des endroits interdits et cachés, comme derrière la mystérieuse porte du barbier en ville… je me plaisais tellement dans cette époque que j’en ai presque oublié la mienne. Je me sentais comme une immortelle, comme si les cancers du poumon et du foie étaient des choses ne pouvant m’atteindre. Depuis que j’avais remis un pied-à-terre, c’était la première fois que je me sentais aussi libre, voire un peu frénétique en y réfléchissant bien.
L’Été m’était passé entre les doigts sans que je m’en rende compte, c’est en marchant dans Central Park avec Mary-Jane et Piers que j’ai constaté les feuilles rouges et orangés aux arbres, qui voltigeaient dans les airs avant de joncher le sol et que j’ai compris que l’Été était déjà dernière nous et que j’étais encore ici ; que nous n’avions pas abordé le sujet de me renvoyer dans mon époque.

Novembre approchait quand Piers est venue me le demander : Est-ce que je voulais vraiment rentrer chez moi ? Je le savais tiraillé entre l’envie de me maintenir ici, mais à la fois il voulait en savoir plus, mais nous nous le refusions, pour ne pas trop interférer avec le temps. C’est sûrement ce genre de réflexion qui a fini par me pousser à dire que, oui, je voulais rentrer chez moi. J’ai eu l’impression que ça le soulageait. 
Nous avons parlé de mon don, de pourquoi je ne pouvais pas me renvoyer chez moi… en fait nous avons parlé de tout ce que j’ai traversé depuis mon premier saut dans le temps. Il a été follement surpris de savoir que j’avais fait partie de l’équipage du Golden Sails, mais il a semblé fort surpris d’apprendre que ce n’était pas du tout ce qu’il pensé, peut-être même un peu déçu, mais bon… il a lui aussi sa propre légende : celle qui porte son nom.
Piers connaissait un voyageur qui vivait à Londres, il l’avait rencontré durant la guerre et il s’est empressé de lui écrire, de correspondre avec lui pour savoir s’il pourrait me renvoyer sur ma ligne temporelle. Nous avons eu la réponse peu de temps avant Noël et comme un cadeau du ciel, elle était positive. J’étais tellement enjouée, heureuse de rentrer chez moi, j’aurais pu prendre le premier paquebot pour rentrer, mais Piers m’a demandé de passer Noël avec lui.

Ce soir-là, il s’est confié sur la guerre, pour la première fois depuis autant de temps que je le connais, sur les horreurs qu’il a connus et a dû commettre tout au long de sa vie jusqu’ici. J’entendais ce récit pour la toute première fois et j’en restais bouché bai. Il était dévasté pour tous ces massacres et ce sang, il avait l’âme en peine et je ne sais pas si c’était une bonne idée, mais je lui ai affirmé qu’il finirait par trouver la paix. Il avait retiré son cache œil et il m’a dit qu’il espérait, que de toute façon cela avait été son dernier Été à New-York, qu’il allait partir en Orient pour essayer de trouver une rédemption pour son âme. Il a saisi mes mains et m'a dit qu’il lui tardait de me rencontrer à nouveau, que ça l’aiderait à avancer dans les jours sombres qu’il lui arrivait de connaître. Je crois que j’ai versé une larme, mais je n’en suis plus si sûre.
Le jour de mon départ est arrivé, Mary-Jane était là, j’allais embarquer et j’ai bien cru que Piers ne me laisserait pas partir, il était inquiet des icebergs et j’avais beau lui répéter que depuis le Titanic l’Homme était devenu extrêmement prudent, il n’en faisait qu’à sa tête et n’arrêter pas de pester… comme un grand-père, ce qui contrastait énormément avec sa jeunesse physique, mais c’était aussi cela qui faisait son charme et nous rappelait qu’il avait déjà plus d’un siècle à son compteur. Enfin, j’ai surtout cru qu’il avait compris que j’étais sa fille au vu de son attitude de père-poule, mais Mary m’a confirmé dans mon esprit que non et que même si l’idée lui traversait l’esprit il la chasserait, préférant se laisser la surprise.

La séparation fut déchirante, mais je savais que je le revoyais dans peu de temps, le trajet étant plus court de New-York à Liverpool que dans l’autre sens, une histoire de vents et je voulais bien le croire quand il me disait cela. Je n’avais passé que cinq mois de mon existence en mer, il avait presque vécu soixante-dix ans sans mettre un pied-à-terre. L’expérience, il en avait et c’est certainement pour cela que j’ai eu beaucoup de mal à me séparer de son étreinte rassurante.


A dans une trentaine de jours.
A dans quatre-vingt-dix ans.


L’ironie de la situation.
En réalité, le trajet ne dura que vingt-quatre jours, mais il me parut terriblement long, surtout qu’il fallait éviter le plus possible les catastrophes avec mon don, ce qui n’était pas toujours simple… Piers avait soulevait dans les mois où j’ai vécu avec lui qu’il pouvait y avoir un complexe algorithme mathématique caché derrière l’aléatoire de mon don, il avait déduit cela quant au nom qu’on lui avait donné : Métronome. Pour lui cela évoquait la musique, mais surtout un rythme et qu’il fallait que j’apprenne à déchiffrer ce tempo pour mieux le prévoir… le prévoir tout court en fait. De toute façon je ne pouvais que me raccrocher à cela, il m’a dit, une fois de plus, sauf que lui ne le sait pas, que ce don fait parti de moi et que si un jour j’en suis débarrassée, il finira par me manquer. J’aurais voulu en cet instant lui dire qu’il allait perdre le siens et qu’il s’en était bien porté, mais en réalité je n’en étais pas certaine, il ne semblait pas se plaindre plus que ça d’avoir retrouvé son immortalité temporelle. Nous aurons encore de grande discutions dans l’avenir.

J’ai profité du mieux que j’ai pu de la croisière hivernale que je me voyais offerte, j’en ai profité largement pour écrire tout ce que je n’avais pu rédiger durant ma vie à New-York, cette vie qui avait été si folle et si exaltante au point d’en devenir peut-être épuisante.
Liverpool était en vue et bientôt je serais à Londres, pour mon grand retour, ou pas. Je devais les avoir terriblement inquiétés et j’en étais d’avances désolé, mais j’ai vécu une aventure extraordinaire et si c’était à refaire, j’avoue que je le referais, sans hésiter.


Tu étais dans Londres, enfin, chaudement vêtue et en quête de l’adresse que Piers t’avais transmis, tu trépignais d’impatience et à la fois tu ne voulais pas te presser, tu voulais capter l’instant et la beauté de Londres à cette époque ; malgré la fumée des usines qui rendait le ciel plus sombre que ce qu’il n’était déjà. Tu étais passée devant Buckingham Palace, pensant que la jeune Elizabeth ne fêterait que son deuxième anniversaire dans l’année, mais ce que tu voulais voir plus que tout était Big Ben, te souvenant de la Statue de la Liberté à ton départ de New-York. C’était toujours aussi impressionnant de voir encore se dresser des symboles aussi vieux… tu aurais beaucoup voulu voir la Tour Eiffel, mais tu n’avais pas le temps de te rendre à Paris, on t’attendait et bien que ton envie d’aventure était encore assoiffé, il fallait que tu concèdes à rentrer chez toi pour rassurer les gens que tu aimes.

Tes pieds s’arrêtent devant un modeste immeuble de l’époque victorienne, un dernier coup d’œil au papier sur lequel est couché l’écriture presque lisible de Piers et tu t’engages, saluant le portier d’un large sourire alors qu’il t’ouvre la porte. Tu gravis les escaliers Bérénice, la cœur battant à tout rompre, la peur au ventre que soudainement tu déclenche une énième catastrophe ; mais cela n’arrive pas. Arrêté devant la porte de l’appartement qui semble être le bon, tu prends une grande inspiration avant de toquer. Quelque chose de lourd tombe dans l’appartement, des pas s’approchent et un bruit de serrure ce déverrouillant s’en suit. La porte s’ouvre sur un homme aux cheveux poivres et sels devant frôler la trentaine, il avait une petite moustache rebiquant, de celle avec lesquelles les hommes aiment bien jouer entre leur doigts. Il avait le visage plutôt doux, une pipe fumante à la main.

Monsieur Albert Winchester ?
Affirmatif. Tu es certainement Bérénice, la jeune femme dont m’a parlé mon vieil ami Piers ?
C’est bien moi oui !
Très bien, entre donc.

Albert t’invite à entrer dans son humble demeure qui n’en reste pas moins somptueuse, mais rapidement tu comprends que certains objets dénotent, venant d’autres temps. Ton visage s’illumine. Tu es au bon endroit Bérénice, cet homme va pouvoir te ramener chez toi pour de vrai, ce n’était pas une blague. Tu te retourne pour lui faire face, l’envie de le serrer dans tes bras, mais tu te reprends avant de céder.

Bon. Je dois t’envoyer en Janvier 2017, c’est bien ça ?

Au début tu ne réponds pas, tu allais le faire, mais tu repense soudainement à ta mère, ta mère qui allait mourir à ce moment là… tu revis un instant la douleur qui foudroie ton cœur, pensant à Freja aussi. Il y a tellement de choses que tu pourraient changer en revenant en Janvier 2017, mais le souhaites-tu réellement de tout ton cœur ?

Non, ça sera Janvier 2018, j-je… je n’avais pas encore disparue en 2017 et…
Aucuns problèmes.

C’était comme s’il avait compris sans que tu es à la dire.
C’était mieux ainsi, tu ne pouvais pas faire une croix totale sur certains passages de ta vie, il ne faudrait jamais pouvoir changer le passé alors… puis rien n’aurais pu sauver ta mère et même si, tu n’aurais pas forcément connu ton père et encore moins Freja, qui compte maintenant tellement pour toi. Ils sont ta famille et tu ne peux pas te permettre de les perdre eux aussi.

Est-ce que tu as de quoi te changer ? Parce que je t’avoue que tu vas grandement attirer les regards vêtue ainsi, même si cela te va bien et que Londres peut se montrer loufoque par moment.
Oui oui, nous avions tout prévue !
Parfait, tu peux utiliser la salle-de-bain, je vais moi-même aller enfiler quelque chose de plus discret.

Albert t’indique sa salle-de-bain retro dont tu es tellement fan pour le coup… la baignoire pieds de lion te fait de l’œil, mais non Bérénice, tu n’en as pas le temps. Tu avais avec toi une petite valise à main que tu ouvres sur le sol, sortant un jean Levi’s, une paire de converse noire et une chemise rouge et noire avec un marcel noir. C’était fou comme le style de nos jours était en réalité conçu à base de vêtements créées il y a des années. Tu enfile le tout et mets le reste dans la valise, espérant qu’il ne fera pas trop froid dans le Londres de ton époque, parce que vous n’aviez pas penser à une veste pour le coup…
Albert t’attends dans le salon, aussi prêt que toi (sauf que lui il a un veste), pipe toujours au bec, il voit que tu le remarque et il lui semble important d’ajouter :

C’est bien la seule chose dont je ne me sépare jamais dans mes voyages.
Dites, cela ne sera pas trop compliquer de voyager à deux ?
Non non, nous n’avons même pas cent ans à parcourir ! J’ai connu des voyages bien plus longs et pas toujours seul, crois-moi.
Est-ce que je peux vous poser une question personnelle ?
Oui bien sûr.
Vous êtes né en quelle année ?
Huhuhu, tu veux connaître ma ligne temporelle, celle vers laquelle je suis obligé de revenir quoi qu’il arrive. Et bien… je suis né en 1897.
Donc cette époque est…
Tout à fait, la mienne.

Il te fait signe de sortir de l’appartement, t’expliquant qu’en 2018 quelqu’un vit ici, une vieille femme et qu’il ne voudrait pas lui causer un arrêt cardiaque en déboulant dans son propre salon. Tu comprends tout à fait et t’empresse de sortir. Albert te suit de prêt et referme derrière vous, te demandant en suite d’approcher et de lui donner ta main libre, il la serre bien dans sienne et tu fais de même.

Prête ?
Comme jamais !

Il rigole et te dis que c’est parfait.
C’est différent des autres fois, tout simplement parce que ce n’est pas toi qui active le don, mais Albert, un mage qui n’a connu que ce don est le maîtrise depuis déjà bien des années. Tu as l’impression de voir le temps défilé sous tes yeux ébahis, la couleur de la tapisserie changer et la luminosité aussi et soudainement tout ce stoppe.
Tes genoux trembles un instant et ta main glisse de celle d’Albert, tout à coup tu cours jusqu’à la fenêtre du pallier et tu l’ouvres en grand. Il neige dehors et c’est le Londres de chez toi. Tu as envie de pleurer de joie, de hurler, mais la voix de ton compagnon de route te rappelle à la réalité. Vous vous croisez, il te tend un téléphone portable. Il avait décidément tout prévu, en même temps c’était dans ses habitudes à lui.

Appelle Piers et dit-lui qu’on l’attends au Holmes Grill sur Baker Street.
Baker… Street ? Ton regard se pose sur la porte de l’appartement d’Albert, enfin… celui qu’il a dans sa ligne temporelle. Vous habitez au 221 B Baker Street ! C’est une blague ?
Non, c’est Madame Powell, pour ma part j’habite 222 Upper Baker Street et c’est en 1930 et c’est environ.

Il te gratifie d’un clin d’œil avant de descendre les escaliers. Tu estomaquée avant de lâcher un « C’est magique ! » et de te décider à composer le numéro de ton père. Il ne s’écoule pas moins de trois sonnerie avant qu’il décroche et que sa voix ne retentisse de l’autre côté du fil.

Bérénice ?
PA… comment tu sais que c’est moi ?
Je viens d’avoir un mal de crâne insensé et de me rappeler de très vieux souvenirs et…
▬ Je suis rentrée.

Tu exploses en sanglots et il essaye tant bien que mal de te calmer, tu es si contente de le retrouver, d’être à nouveau dans ta ligne temporelle, tu n’aurais pas penser un seul instant que cela puisse autant te réjouir.

Où-es-tu ?
Je suis avec Albert Winchester, tu sais ton ami voyageur et on t’attends au Holmes Grill sur Baker Street à Londres.
Je fais le plus vites possible !

Tu n’as pas le temps de lui dire « à tout à l’heure » qu’il a déjà raccroché. Rapidement tu descends dans la rue et va retrouver Albert et qui juste de l’autre côté, il fait froid dehors, mais dans le pub de suite tu te sens mieux. Tu lui rends son téléphone alors qu’il te demande si tu veux manger quelque chose et c’est ainsi que tu passes la journée avec cet homme que tu ne connaissait pas il y a encore une heure. Il y a encore une heure tu étais en 1928 et… tu n’en reviens pas, tu voudrais que ta mère soit encore là juste pour pouvoir lui raconter tout cela. Tu expliquas ton périple à Albert et tu lui appris que Piers était ton père, il t’avoue s’en être douté, vous vous ressembliez beaucoup et tu ne pouvais que le lui concéder. La nuit était déjà tombait quand ton père entra dans le pub, le souffle court. Albert manqua de faire une crise en le voyant et tu as juste couru pour lui sauter dans les bras.

Je me suis tellement inquiété… mais je me souviens de pleins de choses !
Je suis terriblement désolé, mais je ne savais pas comment rentrer et j’ai dû perturber ta courbe temporelle.
Ce n’est pas grave, loin de là ! Je suis juste terriblement honteux de t’avoir dragué…
Je me suis sentie mal pour deux sur le coup, alors ne t’inquiète pas.

Piers te lâche et va saluer son vieil ami d’une franche accolade. Le remerciant pour tout, partageant une bière comme au bon vieux temps avant qu’Albert décide qu’il était temps pour lui d’aller se trouver une chambre histoire de se reposer avant de possiblement rentrer. Tu le remercia une énième fois de son aide Bérénice avant qu’il ne disparaisse dans l’obscurité sous les flocons cotonneux qui tombait du ciel.
Ton père et toi êtes allé à la voiture et une fois dedans tu lui demande :

Tu n’es tout de même pas venue de la maison en voiture ?
Non, j’étais à Édimbourg.

Tu lui fais les gros yeux, sachant pertinemment qu’il a du faire de l’excès de vitesse, mais à la fois tu es tellement reposé d’être là. Tu penses même que tu vas rapidement t’endormir une fois qu’il aura pris l’autoroute et que vous serez sortie de Londres.

Je suppose que tu veux un peu te reposer à la maison avant de rentrer à Prismver ?

Sa question tu savais que c’était surtout pour savoir si tu comptais y retourner ou pas. Tu l’imagine taper un scandale à l’école quand tu as disparu de la surface sans que personne ne sache expliquer pourquoi et encore moins comment.

Oui, ça serait parfait.

Ainsi ton père comprenait ton désir de retourner sur la petite île, mais avant tu voulais être au courant de ce qu’il se passait dans le monde actuel, quand tu es partie ce n’était pas la grande joie et tu veux être mise au courant avant de remettre un pied là bas. Tu n’avais pas la force pour l’instant de le lui demander, tu voulais juste profiter d’être ici et pas ailleurs.

Je ne m’en suis visiblement pas souvenue quand nous nous sommes croisé en 1927, mais un homme du nom de Roman Walsh a un rejoins mon équipage quand j’étais pirate et un jour il m’a demandé si je connaissais une certaine Bérénice…
Roman c’est échappé du Golden Sails ?!
Il faut croire et tu sais, j’ai encore les souvenirs de… de avant que tu altères la courbe temporelle et il n’y a jamais eu de Roman Walsh avant.
Tu es entrain de dire que…
Tu lui a sauvé la vie Bérénice.
… wouah.

Il ricane face à ta réaction et toi qui pensais t’endormir, te voilà entrain de discuter avec ton père dans la voiture qui roule sous la neige, du passé et à la fois de l’avenir qui vous attends.
how long is  f o r e v e r  ?  sometimes, just one second.




i am poison.
un scorpion avec une rose à la place du dard.


Dernière édition par Bérénice A. Endor le Jeu 18 Jan 2018 - 10:45, édité 25 fois
Message Dans Re: ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE | le Mar 9 Jan 2018 - 23:43
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Salut beauté :huehue:

Bon retour parmi nous ~ Bérénice, as fab as ever. Hâte de lire la suite de ses aventures dans le temps èwé
Message Dans Re: ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE | le Mar 9 Jan 2018 - 23:43
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VIENS ON BZ


Message Dans Re: ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE | le Mar 9 Jan 2018 - 23:56
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And I'm ready to suffer
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BAE BAE BAE *scande en lançant des confettis*


— She ran away in her sleep
When she was just a girl She expected the world But it flew away from her reach And the bullets catch in her teeth Life goes on, it gets so heavy The wheel breaks the butterfly Every tear a waterfall In the night the stormy night she'll close her eyes In the night the stormy night away she'd fly And dreams of paradise × code by lizzou.
Message Dans Re: ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE | le Ven 12 Jan 2018 - 14:47
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Mon dieu que ce code est cool ! /pan
J'aime Bae, re bb ♥️


c'est comme une étoile sous le soleil, ça chauffe toujours plus et brille encore plus fort - brille pour toi, à en crever comme pour que l'été ne s'arrête jamais.
Message Dans Re: ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE | le Sam 13 Jan 2018 - 0:36
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Just let it rocks
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Je voulais me poser avec du thé pour lire tout
C'est ce que j'ai fais
et c'était très agréable pas que la boisson

Ce pouvoir a tellement plein de potentiel en plus
luv ♥️




   
« Got the greatest D»
Owain S. Baxter ▬ A ridiculously good-looking photogenic who dabs. Wished he had a cat to play the piano with. More of da dogg kind of person. Cooks to chacarron macarron. Tries to convince the music teacher to let him perform old meme songs during classes
   

(c) Myuu.BANG!

   

Message Dans Re: ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE | le Mer 17 Jan 2018 - 16:37
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Vous êtes vraiment trop pipoux les gens je >//////<

Chacha > Awwwh le super parrain est là !! Bon tu avais hâte et tu as déjà tout lu 8D j'aurais dû tout poster à la fin, mais moi-même j'avais la hype *die*

Gau > *enfile ses chausson* J'ARRIVE ! /pan

Lily > Il me tarde qu'on puisse faire des RPs avec Song et possiblement avec Athéna aussi, ça va être super cool :3

Mandine > J'me demande tellement qui l'a fait omg *crève* Je t'aime aussi et merci ♥️

Owain bb > Ce pouvoir a tellement un potentiel catastrophique oui x') en tout cas je suis contente de savoir que ça t'as plus o/


ET VOILA C'EST ENFIN FINI ! Bon... je pense que c'est la fiche la plus longue que je poste et c'était un ptn de plaisir de vous pondre un truc pareil, même si en soit la seconde partie c'est surtout pour savoir ce qui lui est arrivée dans le temps (en parlant de ça j'ai un petit spoiler qui rentre pas dans le poste, oui FA dit que sinon c'est trop long, donc je peux pas mettre les musiques non plus .______. enfin bref, voilà) et j'espère que ça vous plaira \o/
Pleins de bisous partout ♥️♥️

Pour mieux comprendre le second poste histoire :
 


i am poison.
un scorpion avec une rose à la place du dard.
Message Dans Re: ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE | le Hier à 7:37
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So.
J'ai bien aimé l'histoire - les vieux persos qui pop-up - et le choix pour le raconter. Bae est adorable et il me tarde de la lier à une autre Endor et une autre rousse, ouip~
Il y a encore des fautes par-ci par-là mais rien de dramatique pour empêcher la pré-validation. Tu peux donc te lancer dans les recensements o/

Félicitations !

Te voilà validé(e) !

Maintenant, tu vas devoir t'occuper de tes recensements :

✦ Consulter le guide qui est très utile !
✦ Activer ta Carte spéciale dans ton profil et remplir les champs qui s'y trouvent !
✦ Recenser ton avatar
✦ Recenser ton pouvoir
✦ Recenser ta filière (si tu as 18 ans et +)
✦ Recenser ton groupe d'opinion (les Piafs)
✦ Demander une chambre
✦ Demander un parrain/filleul (facultatif)
✦ T'inscrire à PUMA (facultatif)
✦ Recenser ton métier si tu es un adulte (facultatif)

Une fois cela fait, nous te donnerons ta couleur et ton rang ! Tu pourras alors :


✦ Faire ta fiche de relations (RS pour les intimes)
✦ Faire ton LMS
✦ Demander un RP

Et surtout, amuse-toi bien !



— She ran away in her sleep
When she was just a girl She expected the world But it flew away from her reach And the bullets catch in her teeth Life goes on, it gets so heavy The wheel breaks the butterfly Every tear a waterfall In the night the stormy night she'll close her eyes In the night the stormy night away she'd fly And dreams of paradise × code by lizzou.
Message Dans Re: ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE | le Hier à 11:06
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Je viens signaler que niveau recensements et carte spéciale, c'est tout bon pour moi :3 J'ai corrigé un peu mes textes, mais comme d'hab il reste des fautes .___. je m'en occuperais le jour de sa refonte o/ Merci beaucoup Leslie pour tes compliments >////<

AH ! Parce que j'ai oublié de le dire avant, mais sous le grand gif, il y a des infos importantes ainsi que l'autoplay ! Voilà voilà, des bisous ♥️


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Message Dans Re: ‘’ Not all those who wander are lost. ▿ BAE | le
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