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children of the sea. ft. Orson







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 children of the sea. ft. Orson

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Message Dans children of the sea. ft. Orson | le Mer 9 Mai 2018 - 0:21
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c'est en vivant dangereusement que l'ont vit vraiment

orson & bérénice

Quel genre de vertige ?
Hum hum hum…
Tu ne lui réponds pas, seule la malice s’étire à la commissure de tes lèvres et fait briller ton regard noisette dans la pénombre. Il n’est peut-être pas prêt pour ça, mais qu’importe, toi cela te manque ; ça te creuse les entrailles.
Bref échange avec Lysandre, avant que tu ne kidnappe une bouteille de rhum à une fille qui passait, une fille qui s’exclame et que tu ignores. Déjà tu t’éloigne, Orson sur tes talons, te voilà devant le bateau. Imposant et au vue des proportions, il y a peu de chance qu’il puisse un jour prendre la mer, mais qu’importe, il fait si… si réel.
Soudainement, ton colocataire est là, juste en face de toi, son regard dans le tiens… comme s’il essayait de te percer à jour, de comprendre. Ses mots confirmes tes impressions et ton sourire ne se fait que plus large. Tu coinces la bouteille de rhum entre ton pantacourt bouffant et ta peau Bérénice, te préparant à monter pour rejoindre le pont.

Ce n’est pas que je les aimes… Ton regard monte jusqu’au sommet des voiles et retombes dans le vert des yeux de ton interlocuteur. C’est que j’en suis une.

Sur ces mots, tu gravis la coque et atterri sur le pont. Il y a quelque personnes, celles qui font attention à toi, tu les salut d’un mouvement du bras, avant de pivoter vers Orson. Tu sais déjà que ta réponse à sa question doit l’intriguer, qui ne le serait pas ? Brandissant la bouteille, tu reprends la discutions.

Tu as dû connaître le professeur Piers Endor, mon père. Tu dé-bouchonne la bouteille. Son pouvoir est l’Immortalité Temporelle et il est né en 1720. Tu bois une gorgée et tu tends la bouteille à ton camarde. Il a été pirate pendant plus de quatre-vingt ans.

Lentement après ce jet d’informations, tu te mets à marcher, rejoignant assez rapidement la proue du bateau. Il n’y a pas tant de monde que ça à cet endroit exactement. Tu t’adosses Bérénice et ton regard se perd sur les flots sombres au loin et ton esprit divague un instant au son des vagues, qui s’échoue sur la grève.
Tout à coup, tu tend un bras en direction de l’horizon, la où la mer et le ciel ne font plus qu’un, bien qu’il soit vrai que de nuit, cette frontière ne soit pas vraiment visible.

Tu sais, le pont est normalement situé à cinq mètres au dessus du niveau de la mer, cela donne la possibilité de voir à environ huit kilomètre. Tu joue des épaules. Ouais, c’est énorme, mais… Ton bras pointe maintenant le plus haut des mâts. De là haut, depuis le nid-de-pie, on voit à quasiment une vingtaine de kilomètres.

Il ne faut pas avoir peur de monter là haut. En fait, il ne faut penser à rien d’autre qu’à l’objectif et avoir confiance en soit. Terriblement confiance en soit. Tes yeux se posent à nouveau dans ceux d’Orson.

Je te le redemande : est-ce que tu as le vertige ?
©️️️ solvia


Dernière édition par Bérénice A. Endor le Mer 9 Mai 2018 - 15:58, édité 2 fois
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le Mer 9 Mai 2018 - 0:58
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children of the sea


Au fond, ça ne me surprend pas vraiment. Je suis sans doute étrange, habité par des certitudes illogiques, un instinct dominant. C'est peut-être ce côté animal, cette compréhension différente du monde. Il y a quelque chose dans ma tête comme une patience discrète, une perspicacité qui ne s'affirme pas. En ces moments, j'ai l'impression de savoir, d'avoir toujours su. J'ai l'impression que le monde s'amuse, qu'il me déploie une réflexion que je ne comprends pas. Non. Ce n'est pas le pouvoir, ce n'est pas l'animal.

Je ne peux pas continuer à fuir mon humanité pour éviter d'essayer de comprendre. Habité par ces liquides festifs, un cerveau qui tourbillonne à la recherche d'une excuse alors que la réalité est juste là, ma surprise submergée par l'apaisement que procurent ces boissons, parce que mon calme ne tient qu'à cette maigre culpabilité que sa réponse fait naitre. Bérénice, si proche de moi, colocataire quotidien. Elle me semblait si transparente, les cheveux roux, le regard gêné, une personnalité sans réelle accroche.

Mais elle aussi, elle est unique. Elle l'a toujours été, à présent que nous parlons comme si c'était une rencontre, maintenant que nous partageons un moment à nous, un échange comme je ne lui avais jamais accordé.
L'alcool joue certainement, je ne le nierai pas. Mais pour la première fois, j'ai l'impression de vraiment la regarder. J'entends ma propre respiration et tout doucement, comme si ma bulle de solitude éclatait à la lueur nocturne, je prends conscience de mon propre corps, de tous ces maigres défauts que j'aimerais cacher, de cette tenue bâclée, une veste et un chapeau qui a déjà quitté ma touffe de cheveux pour s'envoler en sifflant au-dessus de nos têtes.

Maintenant que je l'entends, ma respiration semble accélérée, désynchronisée avec les battements de mon cœur dont la lenteur me calme. Rien n'a changé, je le sais bien. Cette soirée est la même, paisible sous le jugement d'une entité divine, omniprésente, surplombant nos esprits, mes humbles actions et les sentiments que je pourrais bien éprouver. Mon regard suit le long de son bras, se détachant lentement du bout de ses doigts pour observer l'horizon, cette mer assombrie et si paisible, les battements de son eau marqués par les bruits d'une fête que je n'entends même plus.

Mon esprit s'égare, explorateur, emporté par cet ensemble d'émotions que je frôle du bout des doigts. Leur nature m'échappe, la réalité aussi tout comme la cruelle vérité que ce bateau n'est pas vraiment réel. De là-haut, dit-elle, on peut voir si loin, c'est peut-être pour ça que d'ici, j'ai l'impression de la voir de plus près.

Ce doit être l'alcool, l'euphorie d'une soirée. Ce doit être éphémère, un sentiment que je me refuse à éprouver, que j'ai si peur d'avouer. Ma respiration se saccade, vue troublée par une culpabilité qui me dévore, emplit mon corps de cette énergie qui me hurle de fuir, fuir, fuir, de s'échapper de ce bonheur que je ne mérite pas.

J'essaie de changer, de goûter à ce genre de moments dont si j'ai rarement profité. J'essaie d'être humain, de valoir qu'on me regarde avec ces yeux-là, mais j'ai trop peur, trop peur pour ne pas monter, trop peur pour m'arrêter, trop peur pour ne pas hurler, pour ne pas hurler, hurler maintenant que je suis en haut, maintenant que je suis seul, maintenant que je vois à vingt putain de kilomètres sans être capable de discerner ce qui se trouve devant moi.

- J'ai peur du monde en bas et de celui que je pourrais voir d'ici. J'ai peur du futur, de ce qui pourrait nous arriver dehors. Mais je n'ai certainement pas peur de monter là.

J'ai peur, c'est indéniable, et j'en ai assez de cette incertitude qui me freine tant, qui me vole ce bonheur, cette vie simple, ces plaisirs que j'ai même peur de regarder.
J'ai peur, j'ai peur de la regarder monter, de la voir monter, de voir que nous sommes deux et que je ne suis plus seul ici, isoler du monde qui serait bien content de me voir partir, d'un univers qui semble refuser de nous accepter. J'ai bien trop peur, trop peur de moi, de ce que je me sais capable de faire, de détruire bien plus facilement que la manière dont s'est construite cette soirée.

- J'aime le monde de nuit parce qu'il est enfin honnête. Il laisse ses couleurs se diluer et laisser tomber ses faux semblants. C'est dans ces moments que tout devient plus beau, quand le silence devient l'unique chose qui compte. Bon, pour le silence, on repassera, mais... ça reste bien.


Dernière édition par Orson M. Dreemurr le Ven 11 Mai 2018 - 15:44, édité 1 fois
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le Mer 9 Mai 2018 - 16:47
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c'est en vivant dangereusement que l'ont vit vraiment

orson & bérénice

Tu as sauté, maladroitement pour rattraper son chapeau et le visser sur tes cheveux roux.
Il y a quelque chose en Orson, qui t’intrigue et te fascine ; sans que tu saches exactement ce que c’est.
Peut-être que quand il s’est avancé pour monter, tu aurais dû le retenir, lui dire de passer après toi pour qu’il t’observe faire. Qu’il ne fasse pas un faux mouvement et qu’il chute, fatalement. Tu t’es convaincu Bérénice, que passer après lui n’était pas une si mauvaise idée… comme si tu pouvais le rattraper s’il glissait.
Un mensonge personnel.
Un mensonge à toi-même.
Tu l’as suivie juste après avoir abandonné tes tongs sur le pont. La corde rêches mord la chaire sous tes pieds, tes cuisses aussi et la paume de tes mains ; mais qu’importe. Avançant comme un automate, tu le regarde grimper, les yeux levés dans sa direction. Ton corps se souvient des mouvements, comme un vieux rouages longuement répété, alors que ce n’est pas tout à fait vrai.
Orson arrive avant toi, peut-être pas suffisamment, parce que tu l’entends parler. Tu ne comprends pas tout Bé, mais tu en comprends largement l’essentiel.
Quand tu sautes dans le nid-de-pie, il est silencieux. C’est assez petit ici et la première chose que tu fais n’est même pas de regarder au loin, mais en bas. Constater comme toujours que le pont se situe bien trente mètres plus bas.
Ton visage se relève vers le D, le petit vent qu’il y a à cette altitude fait voler tes cheveux lentement ; tu allais prendre la parole, mais il le fait avant toi.
Tu l’écoute, accoudée au rebord, le regard cherchant le siens. Un rire t’échappe quand il fait mention au silence, parce que même perchés si haut, vous entendez très bien la musique venant d’en bas. Elle semble pourtant légèrement plus douce, les ondes s’allongeant et se dissipant au fil de leur progression.

J’aime bien la nuit moi aussi, malgré mes nombreuses insomnies, j’aime bien. Tu grattes du bout des doigts l’installation. Je crois… Je crois qu’on a tous peur, ça me semble tellement normal. Ton regard se pose sur la foule en bas. Lequel d’entre nous n’a pas peur de son avenir ? J’appréhende tout depuis que…

Tu lèves tes mains, les coudes toujours posés sur le rebord et tu soupires. Ce don est un plaie, mais tu en as déjà parlé avec Piers vis à vis du fait de le changer. Il est le tient et malgré qu’il soit si dur à vivre, un jour, il te manquera. Parfois tu te demande si continuer de suivre ce conseil est une bonne idée, mais bon… tu essayes encore de t’en convaincre.

La peur est censée, c’est une sorte d’instinct primitif et… oups, tu voulais peut-être du silence, désole.

Tu te mordilles la lèvres inférieure Bérénice, ayant justement un peu peur d’avoir était trop directe et d’avoir peut-être gâchée quelque chose. Naturellement, le chapeau d’Orson toujours sur la tête, tu regarde la mer noire au loin. Inspirant profondément l’air chargé de sel.
©️️️ solvia
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le Ven 11 Mai 2018 - 15:47
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children of the sea


Sans avoir à parler, je sais que nous nous comprenons. L'ambiance de la soirée découle comme une odeur se répand, inspire à chacun un peu plus de liberté et d'envie de parler, d'échanger, d'ouvrir son cœur en une honnêteté que la lucidité ne nous inspire que rarement. Il y a quelque chose de différent dans notre manière de nous comporter, la mienne du moins, comme si tous ces sentiments que je gardais en moi parvenait à éclore en cette relation partagée. Le monde me fait peur, et dans ce moment qu'elle m'offre, que je lui offre, j'ai cette envie égoïste d'avouer tout ce qui m'alourdit le cœur, ce désir de tout changer, cette peur d'une solitude imminente, celle des regards qui se tourneront vers moi.

Mais surtout, j'ai peur de tous ceux que je ne pourrais pas aider. En soi, les obstacles ne sont pas ce que je redoute le plus : en me lançant dans de tels idéaux, je suis prêt à faire face aux batailles, à la haine de certains et à cette vérité si dure que le monde n'est pas aussi doux que j'aimerais qu'il soit.
La paix est peut-être utopique, un rêve idiot qui, comme cette part de moi, est restée bloquée en mon enfance. La nuit, la hauteur et le silence ne sont qu'un échappatoire, une façon de tourner le dos au problème plutôt que de chercher à le résoudre. Je suis conscient de cette lâcheté qui est ma principale faiblesse, un défaut que je cherche à combattre au sein de mes belles paroles, d'un idéal que je ne suis même pas sûr de pouvoir retrouver au fond de moi.

J'aimerais être digne de ce que nous avons prévu de faire mais je suis incapable de penser avec cette bonté qui m'a glissé entre les mains ; incapable de voir le monde avec cette pureté que ma colère a maintes fois balayé. Je suis cassé, et un fil découpé, même renoué, n'a plus la même longueur qu'autre fois. Je sais qu'elle comprend sans pour autant mettre le doigt sur le cœur de mon problème. C'est en silence que je l'écoute, profite de sa voix au milieu de cette nuit silencieuse, parsemée de bruits si bas comme si le reste de l'univers était devenu anecdotique. Je souris, parce que ses mots sont teintés de cette incompréhension qui n'est pas surprenante mais qui se noue avec une certaine familiarité.

- Si je ne voulais pas t'entendre, je ne serais pas venu.

Elle semble si proche de ce décor qu'elle a l'air d'en faire parti et c'est aussi ce qui la rend si resplendissante dans un décor déjà de rêve. Je l'observe quelques instants, cette manie de se toucher les cheveux, de rire spontanément et de tourner son regard au loin comme si elle cherchait encore quelques choses sur les mers qui l'avaient autrefois porté. Mes lèvres se serrent, refusent de desceller un secret enfoui et j'expire finalement, les mots poussés par les cris de mon cœur solitaire et désireux de pouvoir s'exprimer.

- Si jamais... si je voulais changer tout ça, cette peur du monde et de l'avenir, pour les autres, pour soulager toute notre île et tous ceux à l'extérieur de ces sentiments. Si je voulais changer les choses quitte à devoir me battre, à tout abandonner... à porter... à porter sur moi tout le mal du monde... tu me laisseras tomber ?

Mes mains se serrent sur la bordure en bois, fixé sur un point d'horizon, loin de toute réflexion, de tout conflit, confiné dans cet espace de paix que je quitterais bientôt. C'est dur d'en parler, d'imaginer que je serais au milieu de tout ça sans y être préparé, sans jamais pouvoir me préparer. Personne ne sera là, parce que personne ne l'est non plus, que personne ne pourra jamais comprendre sans s'y investir, parce que ce soir le masque est tombé et qu'il y a que toi pour m'écouter, mais qui a toujours été là, à mes côtés, sans que je le remarque pour autant.
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le Sam 12 Mai 2018 - 19:21
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c'est en vivant dangereusement que l'ont vit vraiment

orson & bérénice

Si je ne voulais pas t'entendre, je ne serais pas venu.
Ton visage se détourne naturellement du siens Bérénice. Tu ne veux pas qu'il devine, même dans la sombre nuit, les rougeurs qui échauffent tes joues. Il faut que tu te maîtrises, que tu ne laisses pas le palpitant dans ta poitrine l'emporter... ça serait bien fâcheux d'éprouver des émotions fortes à trente mètres du sol.
La chute serait fatale.
Tu ne veux pas tout gâcher, pas cette fois, cela serait beaucoup trop dommage. Ton regard noisette d'abord perdu sur l'horizon, tombe sur l'arrière du pont. C'est là que tu aperçois Athena et Kamyl, non loin du gouvernail. L'idée de les saluer te traverse un instant l'esprit, mais la voix d'Orson te fait relever les yeux dans sa direction.
Captant chacun de ses mots, tu en comprends le poids à l'expression qui se profile sur les traits de son visage. Étrangement, tu repenses aux mises en garde de Roman avant ton premier abordage, il avait cette même gravité. Une expression qui a traversé les yeux de ton père quand tu es parti pour Prismver et qui y était bien présente quand tu as souhaité y retourner après ta disparition. Un sentiment que tu as eu tord de prendre à la légère les deux premières fois et un jour, une épée s'est fichée dans ton bras, la cicatrice est encore là pour en attester.
Orson regarde au loin, tes yeux glissent sur ses bras et tu vois ses muscles se contracter au moment où il serre sa prise entre ses doigts. Il lui en coûte, tu le sais, mais tu ne peux pas lui dire les mots qui le rassureraient uniquement pour le conforter.
Tu as l'impression de prendre ton temps Bérénice, mais en réalité ton choix se fait bien vite.

Non.

Il y a tant de détermination en ce simple mot, cette négation à l'abandon. Le fait simple et pur que tu l'accompagneras, corps et âme, peut importe où.
Ton regard cherche le siens pour y plonger, pour ce noyer dans ce vert si sombre et qui pourtant brille au milieu de la nuit.

Tu ne seras pas obligé de porter cela tout seul, je serais là. Je me battrai aussi s'il le faut. Tu penses pendant un instant que cela ne sera pas la première fois, mais que cela sera bien différent, enfin... certainement. La seule chose que je te demanderais, ça serait... de ne pas tout abandonner.

Cette dernière phrase pouvait autant représenter un point d'interrogation, qu'une multitude de scénarios. Tu ne sais pas bien faire le tri entre ce que tu penses et ce que tu ressens, Orson ne te sembles pas plus doué que toi, mais qu'importe ; il le comprendra comme il souhaitera le comprendre.
Pouvais-tu lui demander avec sincérité de rester à tes côtés ? Cela te semblait être bien trop direct, mais tu venais de lui promettre que tu ne l'abandonnerais point. Tu ne sais pas encore Bérénice jusqu'où tu le suivrais, si cette prise de décision n'était pas trop hâtive et gangrené par un sentiment rongeant et grandissant au creux de ton ventre.
En tout cas, cela ne t'empêcha pas de désirer en savoir plus.

Qu'est-ce que tu as prévu ?

Curiosité, quand tu nous tiens...
©️️️ solvia
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le Dim 13 Mai 2018 - 23:02
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children of the sea


Qu'est-ce que tu as prévu, Orson ? Je ne sais pas encore. Pourquoi tu as l'air si triste, Orson ? Parce que je ne sais pas ce qu'il adviendra. Qu'est-ce qui justifie de tout sacrifier ? Rien, pas même ce désir de sauver le monde. Pourquoi ta vie vaudrait moins que celle des autres ? Ce n'est pas le cas - mais c'est une façon de fuir la culpabilité. Ne voudrais-tu pas tout oublier, alors ? J'aimerais pouvoir, et quelque part, cette réflexion n'a jamais disparu.

J'aimerais pouvoir tout lâcher et me laisser couler, j'aimerais n'être qu'un habitant lambda, un mage parmi tant d'autres, j'aimerais ne pas avoir à m'en soucier et laisser le monde brûler pour autant que mon confort n'en soit pas touché. J'aimerais pouvoir, Bérénice, mais c'est impossible, et ça n'a rien à voir avec une obligation, avec un devoir que je ressens, avec une promesse ou mes capacités. Je suis comme ça, simplement, je suis ainsi depuis toujours avec cette volonté d'aider, si bien que ma faiblesse n'a rien à y redire, que je cherche à changer pour le mieux et que j'en oublie mes passions.

Je suis comme ça, parce que je me détesterai, parce que je ne pourrais plus jamais me regarder en face si j'abandonnais, parce que ma vie n'en serait plus une, que j'en mourrais si mes idéaux se diluaient dans ces désirs enfouis d'un bonheur qui ne me convient pas. Je suis comme ça, tu sais. Je suis un idiot irrécupérable, dissimulé au milieu d'innombrables excuses ; je suis un lâche rattrapé par sa propre faiblesse noyée au milieu de belles paroles.

- Je veux m'opposer au Leader. Je ne peux pas accepter ses idéaux et un futur qui ne soit pas égal pour tous.

Et sa précédente question disparaît dans le flot d'une conversation enflammée ; mon regard trouve la voûte céleste à nouveau, s'y réfugiant alors que mon corps frissonne au contact du vent frais qui nous enveloppe. Je ne sais pas ce que je pourrais garder et ce que j'aurai la douleur de voir partir, c'est pourquoi je suis forcé de tout abandonner. Je suis heureux comme ça, tu sais - heureux de savoir qu'il y aura toujours quelqu'un, que tu seras là, que la solitude ne se superposera pas à la souffrance de devoir me tenir au sommet. Je ne peux pas te le dire, je ne peux pas t'avouer que j'aurai besoin de toi, de quelqu'un, je ne peux pas te lier par un quelconque devoir le jour où tu auras envie de me laisser.

Je ne peux pas, et je me mords légèrement les lèvres pour retenir le puissant désir de l'avouer, et lâcher prise et de faire preuve d'égoïsme ; je garde le silence et me tourne vers toi. Alors, mon regard se pose sur toi, descend doucement pour t'observer, détailler ta tenue, les efforts d'un soir, tes mains que je me retiens de prendre pour me rassurer de la solitude imminente qui me menace. J'aimerais être honnête, mais l'avenir m'en empêche. J'aimerais être heureux mais ça me semble utopique, et je garde mes distances, me laissant le luxe de sourire de façon véritable.

- Je veux créer quelque chose qui réunira les personnes qui veulent rendre le monde meilleur. J'ai déjà... quelqu'un m'a parolé de cette idée et m'a proposé de le diriger avec lui. Aider les autres, c'est ce que j'ai toujours voulu faire.
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le Mer 23 Mai 2018 - 14:55
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c'est en vivant dangereusement que l'ont vit vraiment

orson & bérénice

Il met du temps à répondre Orson, mais tu n’es pas pressé Bérénice, peu importe le temps qu’il mettra à te le dire, parce qu’il te le dira.
Chose promis, chose due.
S’opposer au Leader.
C’était presque logique venant d’un esprit tel que le siens. Toi aussi tu voudrais, parce que tu as peur Bérénice. Tu as peur d’être de ceux qui entraîne les monomageias vers le fond. Peur de ne plus jamais pouvoir sortir de chez toi. Peur d’être exécuter pour l’exemple et la guerre, mais encore plus pour la paix.
Tu trouves presque cela risible d’avoir la frousse de mourir, toi qui a clamée devant un équipage de redoutables pirates que tu n’avais pas peur de la mort… en soit, c’était réel, ça l’est toujours, c’est juste extrêmement différent. Ou peut-être pas tant que cela en fin de compte. Tu es juste perdue, comme toujours à Prismver.
C’est plus compliqué, peut-être parce que tu es chez toi et que tu ne sais pas comment le protéger, comment les sauver de la folie des hommes. De leur tourments.
Orson regarde le ciel et pendant un instant tu l’imites, murmurant faiblement les pensées qui traverse ton esprit. Tes certitudes et tes croyances.

Son futur n’est pas le miens. Le notre. Le Leader n’est pas une solution.

Peut-être bien que cela ne voulait rien dire. C’était des mots et des idées non achevées, le flux de ton esprit qui s’échappe par tes lèvres. Tu ne voulais pas le croire, la guerre encore. La fin, encore et la mort toujours. Tu ne voulais pas finir en cage, ayant goûté à cette liberté Bérénice, même une prison dorée t’aurais étouffée.
Où est donc le temps où les mages vivaient en paix, ici ? Cachés de ce monde qui ne veut pas d’eux, qui les crains comme s’ils étaient des monstres, alors que ce n’est jamais celui qui est enfermé, mais celui qui massacre au nom d’une différence. Voilà les vrais monstres.
La peur pousse dans les pires retranchements de l’humanité, mais Adler et le Leader ne sont pas la solution. Raven l’était peut-être, tu y a cru en tout cas, pourtant ça c’est écroulé en ton absence.
Le vent souffle.
Il ballait tes cheveux et tu dois maintenir le chapeau d’une main sur ta tête. Un regard en direction d’Orson. Il se mordille la lèvre, tu as l’impression qu’il se retient de dire quelque chose et dieu sait que tu voudrais savoir quoi. Voyant son visage se tourner vers toi, tu regarde à nouveau au loin.
Les vagues s’écrasant contre la falaise.
Tu les distingues peu dans cette nuit sans lune.
Et tu sens son regard qui glisse sur toi et tes joues qui s’enflamme d’un feu ardant. C’est une étrange sensation, d’être ainsi immobile et gênée à la fois, tout en étant si touchée par l’intérêt porté. La voix du D s’élève une nouvelle fois et ton regard plonge instinctivement dans le siens.
Tu souris à ses mots, sincèrement, tout comme il te souris. Tu voudrais presque rire, parce qu’il paraîtrait que le Leader aussi veut rendre le monde meilleur. Ce ne sont pas tes sentiments qui te font penser que tu crois plus en Orson et son ami, qu’en un homme qui n’aurait que tu mépris pour ta personne. C’est ton instinct de protection.

C’est beau, de vouloir venir en aide aux autres… même quand ils pensent ne pas avoir besoin d’aide. Un peu comme moi quoi. Rendre le monde meilleur hein ? C’est optimiste un peu, surtout que pour ça, il faut rendre les gens meilleurs avant, enfin… je crois.

Par moment tu as l’impression de t’exprimer comme ton père, avec un certain détachement, même quand cela te concerne. Comme si toi aussi cela faisait des siècles que tu étais sur cette route. Délicatement tu t’accoudes et regarde Orson. Allez Bérénice, prends ton courage à deux mains.

J’en serais, même si je suis probablement la plus grande catastrophe de cette école.

Un rire t’échappe et ta main se tend vers la sienne. Simple message, un peu direct peut-être, pour lui promettre qu’il n’est pas seul. Qu’il ne le saura jamais tant que tu seras là. Et parce que tu veux savoir, quelle sensation fait naître sa peau contre la tienne.
©️️️ solvia
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le Mer 23 Mai 2018 - 17:11
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children of the sea


C'est un rêve qui semble se former, c'est un espoir qui se solidifie. Le projet semble devenir tout autre, se prolonger dans cette impossibilité qui fait sa force. Le monde change, semble devenir meilleur parce qu'une personne a fait l'effort de penser qu'elle pourrait le devenir. Le monde change, pas à pas, et mon cœur se serre, se réchauffe, adopte avec plaisir les sentiments positifs qui se hissent à la hauteur des nouvelles de ce soir. Tout semble plus coloré maintenant qu'elle est là et ma reconnaissance se noue en cette émotion chaleureuse que je retrouve en croisant son regard.

C'est maintenant au monde de prendre la forme des rêves et un sourire se dessine alors qu'elle annonce sa participation au projet.
Ensemble, nous pourrions être plus forts. Mais il n'y a pas que ça.
Ma respiration s'alourdit et je porte la main au niveau de mon torse pour palper les battements d'un cœur un peu trop emballé. La vérité me tend les bras depuis le début, se lie sur son visage aux rougeurs de ses joues étrangères à tout mensonge. La réponse est proche et je veux penser que c'est possible, que le futur est à notre portée, ici, tout en haut de la fête, du monde, surplombant la bonne humeur pour la faire évoluer en un bonheur infini. Je veux y croire, rien qu'un instant, et ma voix souffle la première syllabe d'une formule magique qui semble pouvoir effacer le reste de l'univers.

- Je...

Et j'ai cette vision, soudainement, alors que mes doutes semblaient former les contours d'une certitude impossible et que je semblais être sur le point de m''autoriser à sourire. J'ai un moment d'absence, une pensée, comme un rêve prémonitoire.
J'y vois le sang écarlate, un cri de douleur, mes longues griffes teintées de ce liquide détesté. J'entends mes pensées animales, mes envies incontrôlées, le poids des regards accusateurs de ces gens pour lesquels je veux tant me battre. Je vois mon futur teinté d'une peur que je cherchais à oublier, je vois ma vie telle que je cherche à la changer, mon pouvoir destructeur. Je vois le meilleur disparaître, réduit en centres et je te vois au milieu de tout ça, ta crinière de feu se mélangeant avec l'hémoglobine que j'ai fait couler. Je vois le futur disparaître, mes espoirs s'envoler et j'ai peur à nouveau, peur comme j'ai cherché à l'oublier, cette peur pour laquelle je ne voulais plus avancer et pour laquelle j'ai tant tremblé.

Je ne peux pas, Bérénice, parce que même si tu ne partiras pas, le destin pourra t'enlever. Je ne peux pas essayer au risque de te perdre, parce que tout perdre ne serait rien comparé à ça. J'ai ce sourire de résolution, cette tristesse qui voile la joie à laquelle j'ai failli goûter. Ces émotions, cette soirée si proche de la voûte céleste comme si elle appartenait aux rêves ; ces sentiments, ces mots que je n'arrive pas à formuler - je ne peux rien oublier de tout ça, c'est pourquoi je ne me permettrai pas de les mettre en jeu.

- Je vais rentrer, je n'ai pas dormi depuis hier. Merci pour... je veux dire, je suis content que tu sois venue.

Comme si je pouvais avouer quoi que ce soit, moi l'homme qui n'est même pas capable de se sauver lui-même.
Comme si je pouvais sauver le monde, moi l'homme qui n'est même pas capable de se sauver lui-même.
Comme si j'étais capable de quoi que ce soit.
Pas même de lui dire non, de la préserver loin de tout ça, de lui refuser l'entrée vers cet enfer dont on ne repart pas.
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le Mer 23 Mai 2018 - 18:18
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c'est en vivant dangereusement que l'ont vit vraiment

orson & bérénice

Plus les secondes s’égrainent et plus tu te sens… Idiote.
Lentement, ta main retombe le long de ton corps, alors que la sienne se pose sur son cœur… comme s’il y lisait la réponse. La chose à dire. La chose à faire. Tu attends Bérénice, les joues toujours roussies et le vents emmêlant tes cheveux, dansants dans la nuit comme les flammes d’un brasier. Tu ne sais pas ce que tu lis dans son regard en cet instant, mais quand ses lèvres s’entrouvrent, ton souffle se coupe. Les battements de ton cœur deviennent plus lents à cause du manque d’oxygène, mais non pas moins lourds.
« Je... »
Je quoi ?

Tu t’imagines tout et rien.
Le pire et le meilleur.
Le bonheur et le malheur.
Tu veux la suite Bérénice.
Arythmie et souffle écorché, à peine soufflé.
Il a un moment d’absence, tu le devine dans son regard ; pendant un instant il n’est plus là avec toi au sommet de ce navire. Lentement tu t’approches, un peu inquiète de sa réaction et de ce que tu vois dans ses yeux si troublés. Tu allais poser une main sur son épaule, mais tu te ravises quand il sourit, pleins de résolution et cette étrange tristesse qui glisse sur son visage comme un voile.
Il va rentrer.
Tu accuses le coup.
Sans broncher comme une grande fille, comme tu sais si bien le faire, sans te renfermer pour autant. Ses remerciements, tu ne sais pas quoi en faire Bérénice. En réalité… tu ne sais plus quoi lui dire. C’était si furtif et tu voudrais juste pouvoir rembobiner le temps, pour quelque secondes de plus seulement. En soit, tu pourrais, c’est quelque part en toi, mais tu ne sais pas où, tu ne saurais pas le déclencher et à bien y réfléchir, ce n’est pas ce don là qu’il te faudrait.
Si tu pouvais, tu vous enverrez à l’autre bout du monde sous le soleil chaud de Hawaï par exemple, ou dans un futur idyllique, peut-être bien dans le passé pour vivre une aventure épique ou bien… dans une autre dimension, parallèle à celle-ci et où tous vos problèmes n’existent pas. Au même moment, tu songes au fait que tu peux œuvrer pour que cela devienne votre réalité.
Cela te semble être une bonne idée.
Alors tu souris, tout simplement.

C’était un plaisir ! Je te raccompagne en bas.

Un coup d’œil sur le pont du navire et comme si tu avais fait sa toute ta vie, tu enjambes le nid-de-pie et glisse le long de la corde, qui brûle légèrement tes doigts. Qu’importe, cela mettra du baume à ton cœur.
Tu attends qu’il te rejoigne en bas, remarquant que quelqu’un s’est emparé de la bouteille de rhum que tu trimbalais avant. Haussant des épaules, tu observes Orson entrain de descendre et une fois qu’il est à tes côtés tu as un peu du mal à lui dire au revoir. Ce que tu trouve très con, parce que vous êtes colocataires…

Et bien… passe une bonne nuit et reposes-toi bien. Pendant un instant tu triture le nœud que tu as fais avec la chemise de Matthew. Fait moi signe quand… Tu réfléchis à ce que tu vas dire Bérénice. Quand les opérations commenceront. Une idée de nom pour votre mouvement au fait ?

C’était comme si tu essayais de le retenir, encore un peu…
Quelque secondes de plus s’il te plaît, promis je ne te garderais pas toute l’éternité.
©️️️ solvia
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le Mer 23 Mai 2018 - 19:36
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children of the sea


- Je ne sais pas encore.

Ça sort du fond de la gorge comme un son inhumain, une complainte triste, la symphonie d'une vie que le monde déforme. Le destin des héros est souvent tragique parce qu'ils ne peuvent s'empêcher de le lier à celui des autres, à celui du monde. Ce serait si facile de détourner les yeux, n'est-ce pas ? J'en suis incapable - parce que, dès lors que je le ferai, je perdrais ce titre.

Dès lors que j'oublierai cet objectif, que j'oublierai ces qualités au profit d'un égoïsme pourtant si humain, je ne serai plus digne d'être celui qui dirigera ce mouvement. Si seulement Tuathal était là, lui avec ses belles paroles, avec ses longs discours et ses sourires faciles. Si seulement j'étais comme lui, si je pouvais leurrer les gens dans une franchise si profonde qu'elle y noie les mensonges. Si seulement j'étais différent, plus fort, si je savais quoi faire.

- Je ne sais pas. Vraiment pas.

Je l'observe quelques instants de plus comme pour enfermer mon regard dans cette bulle où nous demeurions ; comme pour soustraire à ma mémoire le futur qui arrive. Si seulement nous pouvions en rester là pour toujours, dans cette nuit si parfaite et loin de tout soucis. Si seulement les pensées du futurs n'étaient pas assez parasites pour venir grignoter le peu de bonheur que je m'accorde. C'est la vie que j'ai choisi, tu sais.

J'aimerais être différent, pouvoir penser autrement. J'aimerais être comme Neith, détourner les yeux avec ce désintérêt qui lui sied si bien. J'aimerais pouvoir, j'aimerais savoir comment faire, comment ne pas en souffrir mais je ne pourrais plus regarder en face le reflet d'un homme qui aura fuit au nom d'un peu de douleur. Et puis, je le sais, je ne suis pas comme ça, et je ne pourrais jamais le devenir.

- J'ai été égoïste avec toi. J'avais peur d'être tout seul là-dedans, de ne pas savoir faire face à la solitude en m'engageant là-dedans. Pour moi, il est inconcevable de tourner le dos à tout ça, mais en même temps... je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose.

C'est à mon tour de lui prendre la main comme pour vérifier sa présence, la chaleur, la vie dans son corps. Ce serait peut-être la dernière fois que nous nous voyions. Ce serait peut-être notre dernier jour heureux, nos derniers instants de paix. Je ne veux pas la sacrifier pour ça.
Je ne veux pas sacrifier le monde pour autant, et devant ce dilemme, je ne sais plus quoi faire. Alors, doucement, je m'écarte, le regard baissé vers le sol et je viens trouver ses yeux avec cette tristesse qui n'a pas de fin tant qu'on n'aura pas de réponse.

- Sinon, je ne pense plus que j'aurais envie de sauver le monde.
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le Mer 23 Mai 2018 - 21:56
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c'est en vivant dangereusement que l'ont vit vraiment

orson & bérénice

Orson t’avoue qu’il ne sait pas.
Ce n’est pas grave, en réalité ce n’est pas si important, pas plus que le désir ardant que tu as de vouloir voir un sourire heureux sur ses lèvres. Tu voudrais que son visage s’illumine de bonheur, rien qu’un quart de seconde.
Pour toi.
Pour vous.
Il affirme, confirme ses précédents mots, son ignorance et cela semble l’affecter, alors que c’est inutile. C’était une question comme ça, lancée sans attendre une réelle réponse, une question pour qu’il ne fuit pas. Pour le garder avec toi, encore un peu, juste quelque instants de plus…
Il te regarde et tu fais de même.
Vous vous observez en silence et pendant un instant, un court instant, tu envie ta cousine Calliope. Tu voudrais entendre les maux qui le trouble, pour savoir mettre les bons mots. Le soulager et faire disparaître sa peine. Enrayer tout cela du tableau, d’un claquement de doigts. Utopiste que tu es Bérénice ! Tu sais bien que tes claquements de doigts sont plus dévastateurs que réparateurs.
Il y a des choses que tu voudrais lui dire, mais tu as trop peur de malfaire et de le perdre. D’être condamnée à le voir tout les matins et à te heurter à son indifférence la plus totale. Le genre de sensations qui te fait penser que tu aurais préférée succomber au supplice de la planche, plutôt que d’être sauvé par ton don.
Mais alors que tu penses qu’il va se détourner, le voilà qui recommencer à parler et tu ne peux qu’écouter ses mots. Haussant légèrement un sourcil sur le début, quelque peu en contradiction avec lui. La dernière phrase de sa tirade te fais frissonner.
Tu ne saurais pas expliquer et alors que tes joues roussissent légèrement à nouveau, que tes sourcils se froncent sous l’effet de cette surprise que ton cerveau essaye de comprendre… il te prend la main.
Décharge électrique.
Ta respiration se coupe Bérénice. Tu ne veux penser à rien, ne rien ressentir, mais c’est tout le contraire. Tout ce bouscule trop vite et là, tu as peur. Terriblement peur d’un si grand cocktail molotov d’émotions. De ce qu’il pourrait faire. De ce que tu pourrais lui faire à lui. A Orson. Lui qui vient de te dire qu’il ne veut pas qu’il t’arrive quelque chose, qui semble sous-entendre ça pour te protéger… toi qui pourrais le faire partir en fumée.
Tes doigts enlacent les siens, cramponnant ta main à la sienne, comme à la vie elle-même et tu fermes les yeux. Cherchant le calme, te focalisant sur vos mains l’une dans l’autre, sur la douceur de sa peau et la chaleur qui en dégage.
Soudainement, tu sens qu’il s’éloigne, pourtant sa main est toujours là. Tes yeux s’ouvrent, un éclair de panique les traversent avant de trouver son regard à lui. Ta main serre doucement la sienne. Ça ne serait pas le moment de déclenche musculature surdéveloppée… vraiment fâcheux.
Orson ajoute une phrase.
Ton cœur manque un coup.
Pendant une dixième de seconde tu crois mourir d’un infarctus, mais en fait non. Tout vas bien. Du moins… tu essayes de t’en persuadé. Tes yeux le scrute, cherchant le moindre signe d’un quelconque pouvoir, mais tu ne vois rien, rien que cette infini tristesse que tu veux chasser de son regard.
Anéantir à tout prix.
Déglutissant maladroitement, tu fini par lui sourire, vraiment touchée pour de bon et le pas qu’il a fait en arrière, tu le fais en avant Bérénice. Maintenant face à lui tu inspire un grand coup.

Écoute… Délicatement, de ta main libre tu dégage une mèche de sur son front qui menaçait de lui cacher la vue. Je veux que tu te battes, peu importe où je suis, pour cet avenir heureux auquel on a droit. Tu souris, un peu tristement. Il faut que tu saches que… je pourrais être un immense désastre, une déception vraiment intense pour le coup, mais que malgré moi, je pourrais… tellement de choses, mais que jamais au grand jamais, je ne te ferais de mal. Ta main s’arrête sur sa joue et tu reprends ton souffle Bérénice. J’ai peur Orson. J’ai peur de ne pas pouvoir tenir ma promesse et ça me tétanise, mais je veux croire à en crever que jamais on ne pourra mutuellement se faire du mal. Ok ? Pendant un instant tu jauge son regard. J’ai confiance en toi.

Tes yeux se baissent vers le sol Bérénice et délicatement, tu fais un pas en arrière. Ta main glisse hors de la sienne, lui rendant sa liberté à contre cœur. Ton visage se relève vers lui et tu souris. Le cœur battant trop vite, pensant qu’il pourrait l’entendre.
En soit, tu t’en moque.
©️️️ solvia
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le Dim 27 Mai 2018 - 17:22
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children of the sea


Comment pourrais-je y croire, à tout cela ?
J'ai été égoïste, j'ai été lâche.
Je n'ai rien avoué, rien osé refuser. Je n'ai pas avancé. Je me suis enfermé dans le mensonge de croire que je pourrais me débrouiller seul, sans vraiment y croire. Je l'ai entraîné dans mes doutes en sachant parfaitement qu'elle ne pourrait m'abandonner.
Pour autant, j'ai cru à ce bonheur.
J'y ai cru, j'y ai tant cru, j'y ai cru, cru, cru. J'y ai bien trop cru.

À présent que nous en sommes là, je ne peux plus rien y espérer.
Ses mots me font du bien tout en me rappelant le mal qu'entraînera leur absence. J'aime l'imaginer à mes côtés mais je ne peux m'empêcher de penser qu'elle n'y sera pas toujours. Son contact me réchauffe tout comme la pensée de son départ me glace d'effroi. Alors qu'elle me rassure, je comprends que je ne peux pas.

Elle a raison, et c'est pour ça que je me dois de refuser, c'est parce qu'elle compte que je ne peux m'y risquer. Ce n'est pas elle qui risque d'être un désastre, et j'ai beau connaître son don, je lui fais bien assez confiance pour ne pas m'inquiéter.
C'est la situation, notre futur qui risque d'être un désastre.
Ce sont mes actions, mes soit-disant bonnes envies qui peuvent mal tourner. Je ne suis pas assez naïf pour penser que le monde change si aisément, et dans une odyssée aussi longue, je refuse d'emporter ses espoirs et la paix à laquelle elle peut toujours aspirer.
Je refuse de la voir pleurer avec moi plutôt que de sourire.

Je refuse, je ne veux pas laisser s'envoler son futur, quitte à ce qu'il se dessine sans moi. Je ne peux pas lui répondre parce qu'elle a raison, je ne peux pas accepter parce que justement, nous pourrions être tant de choses, mais aussi parce qu'elle pourrait en être davantage si elle décidait de me tourner le dos.

Je lève ma main à la hauteur de la sienne pour frôler ses doigts, me délectant une ultime fois de ce contact. Je ne peux pas me résoudre à accepter. Je ne peux pas me résoudre à un bonheur que je pourrais si aisément détruire. Alors, en silence, je tourne les talons pour quitter cette soirée, et avec elle, cette bulle de bonheur que la recherche de celui du monde risque d'effacer.
Message Dans Re: children of the sea. ft. Orson | le
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