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en quête de réponse - othello







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 en quête de réponse - othello

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Message Dans en quête de réponse - othello | le Mer 20 Juin 2018 - 13:54
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en quête de réponse
Quelles sont donc tes critères de faiblesse ?
Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Dans un monde aussi fou, aussi bien gouverné par la bêtise qu'une intelligence machiavélique, chaque dirigeant diffère des autres. Chaque réponse est différente, unique - bercé par ce sentiment bien connu d'avoir la meilleure solution. Je comprends ça, mieux que personne. Je comprends cette certitude, cette soit disant vérité universelle dans un univers qui n'appartient qu'à moi.
Qui pourrait contredire mes propres valeurs ? Qui pourrait me convaincre, briser mon esprit avide de liberté ? Les critères de faiblesse, ça n'a pas vraiment de sens. Si je devais choisir, je dirais que la détermination est la plus grande force qu'une personne puisse avoir. Quel que soit l'objectif, l'action ou la décision, elle est nécessaire pour arriver au bout du processus. Quel que soit le contexte, quoi qu'il advienne de ce monde, quiconque veut agir se doit de posséder de la volonté.

Ils te répondent tous, d'habitude ?
Pas un seul. Ils se braquent, vexés par cette façon d'être, par cette agressivité nécessaire, par l'arrivée forcée de leurs émotions négatives nécessaires à mon amusement. Je ne déteste aucun d'entre eux personnellement, en dehors de ce que l'humanité représente ; je cherche mes propres réponses, quoi qu'il puisse leur arriver. Je détourne les yeux de leur malheur, qu'importe l'univers, les plus proches d'entre tous. Si le Créateur lui-même en vient à me regretter, qu'il en soit ainsi - je serai bien peinée d'apprendre qu'il ne s'attendait pas au moins à ça, lorsqu'il m'a donné vie. Personne ne me répond, parce qu'ils ont le sentiment de garder leur libre arbitre. Personne ne veut ployer l'échine mais ils n'ont pas le choix, parce que la force est là, dans la volonté. Parce que qu'importe leur don, la puissance de leur corps, la vitesse de leurs coups, ma volonté ne fléchira pas. Peu importe les blessures, les mots, la mesure de leur haine. Je finirai toujours par me relever pour atteindre ma propre victoire.

La clinique est là, la porte frôlant le bout de mes doigts. 10h04. Je la pousse doucement et traverse le hall sans m'adresser à l'accueil : il me paraît bien plus amusant de chercher par moi-même plutôt que de demander la chambre exacte.

Tout en avançant d'un pas tranquille, j'ouvre certaines personnes d'un coup sec, prenant le temps d'observer le patient à l'intérieur avant de passer à la suivante. Je n'aime pas la clinique, pour ses murs tout blancs et la propreté des lieux. Je ne souris pas en regardant ces gens dans la douleur, parce qu'ils ont tous l'espoir d'en sortir - comme si cet endroit lavait leur désespoir, du moins, pour la plupart. Je n'aime pas les cliniques. Finalement, après plus d'une dizaine de tentatives, je me retrouve face à lui.
Son visage tant attendu, ses yeux dans lequel se reflète mon expression amusée.
Il n'y a pas de haine, mais nos fiertés s'entrechoquent et c'est ce genre de rencontres qui peuvent changer l'univers.

- Eh bien, je comprends pourquoi tu n'as pas voulu répondre.


robb stark



Dernière édition par Amelia E. Remington le Mar 26 Juin 2018 - 17:17, édité 1 fois
Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Mer 20 Juin 2018 - 14:23
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Il n'en avait jamais douté. Sans te connaître et sans vraiment chercher à comprendre pourquoi, il n'avait jamais douté sur le fait que tu viendrais, aujourd'hui. Le temps paraissait bien long dans ce lit où il n'avait pas la possibilité de bouger, et toi, Amelia, tu semblais être la seule digne de l'amuser un peu. S'il te cherchait c'était pour passer le temps, parce qu'il croyait avoir comprit qu'en titillant ta curiosité tu répondrais facilement à l'appel. Tes réponses tu venais les chercher toi-même après tout, tu l'avais dis. Alors il n'avait pas été si compliqué de deviner pourquoi tu étais là, moins de dix minutes après l'ouverture, tu cherchais ta réponse. Et tu sais quoi Amelia ? Ça n'était pas la bonne finalement.

Un sourire qui s'étire, pas vraiment joyeux, pas si malheureux non plus. Un sourire fier et léger, parce qu'avec toi dans cette chambre, il était certain de pouvoir s'amuser. Bon, à voir si tu resterais, car finalement la vérité n'était pas aussi dramatique qu'il y paraît.

Détrompe toi, ça c'était par pur esprit de contradiction.

Il allait bien. Peut-être même qu'il aurait pu en rire, s'il n'avait pas cette satanée fierté qui le sommait de se calmer. Ou bien ses côtes qui le martyrisaient, lui arrachant de temps à autre quelques micro-grimaces qu'elle ne devrait pas percevoir... Quoique. Il s'agissait de toi, Amelia, et tout bon élève un temps soit peu au courant savait parfaitement de quoi tu étais capable, alors tu devais l'avoir remarqué, probablement.

Mais de ça il s'en fiche, c'est pas le plus important.

Alors sinon, t'es satisfaite ? Ou alors tu t'attendais à pire et t'es grave déçue.

Il n'en est pas désolé, dans tous les cas.
hrp | c:
Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Jeu 21 Juin 2018 - 15:33
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en quête de réponse
Par pure esprit de contradiction, hein ? Mes yeux se plissèrent avec jugement, la déception s'emparait de moi. C'était bien trop facile. Bien trop évident, bien trop prévisible. Dans cette venue, j'espérais quelque chose de différent venant d'Othello. En me déplaçant, je m'attendais à une journée un peu plus intéressante, une rencontre plus explosive - un esprit plus grand, presque égal. De la part de l'élite des A, d'une fierté si écrasante, je m'attendais à ce qu'il soit différent des autres, et pour l'heure, ce n'est pas l'impression qu'il me donnait. Cela étant dit... il cachait quelque chose. Il avait ce sourire, cette expression satisfaite qui me faisait douter de la simplicité d'esprit à laquelle je l'associais désormais. Il n'était pas si simple à comprendre.

À sa manière, il était différent de Kamyl : il ne dégageait pas cette aura sauvage et violente, malgré ses qualités physiques. Il était différent, un mélange de douceur et d'intelligence derrière lesquelles se cachait une dureté certaine. Il n'était pas à sous-estimer, et je savais à quoi m'attendre en venant ici. Je savais que cette image d'un malade imbécile n'était qu'une pensée rassurante, menteuse, les échos de ma propre arrogance. Je n'étais pas assez bête pour me laisser aller à son petit jeu, mais je ne comptais pas non plus me laisser aller à une lâcheté passive qui transformerait cette matinée en une discussion barbante. Ce n'est pas pour ça que j'étais venue jusqu'ici.

- Je ne m'attendais pas à ce que tu finisses dans un tel état.

Le regard hautain, amusé - une légère provocation, juste assez pour titiller son flot de pensées. Il n'était sans doute pas assez idiot pour me provoquer maintenant - j'avais certainement plus à y perdre, mais je n'ai jamais été du genre à m'inquiéter des conséquences de mes actions. La peur n'est jamais qu'un frein à la liberté que je souhaite obtenir et pour laquelle je me réveille chaque matin. Quiconque craint ses propres décisions n'aura pas le pouvoir de faire quoi que ce soit dans ce monde.

- À vrai dire, cette histoire m'intéresse. J'ai entendu dire que c'était une bande d'étudiants qui t'avait fait ça. Je serai curieuse d'en savoir plus... si tu me donnes les infos que tu as, je pourrai te trouver les noms des coupables. Je suis l'ex-information des S, ce serait une partie de plaisir. Qu'en penses-tu ?

Une envie sans peur ni doute. Une liberté d'action comme d'esprit.


robb stark

Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Mer 8 Aoû 2018 - 17:29
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Je ne m'attendais pas à ce que tu finisses dans un tel état.
J'm'y attendais pas non plus.

Ça n'était même pas un reproche, seulement la constatation d'une vérité écrasante et oppressante. Il ne s'y attendait pas, ce soir-là il pensait vraiment pouvoir s'en tirer comme il l'avait toujours fait. Seulement ce soir-là ils lui avaient prit quelque chose de précieux et l'avaient fait trébucher. Une esquisse pour répondre à la provocation, c'est que t'es pas prête de réussir à l'énerver, y avait que Crane pour le gaver aussi facilement - il se demandait d'ailleurs comment il faisait pour tomber dans le panneau à chaque fois, mais bon.

Mais t'aurais finis pire que moi, alors t'as d'la chance quelque part... qu'il balance en te regardant droit dans les yeux.

Il n'y croit pas un mot, en vrai il ne s'était même pas posé la question, c'est juste la phrase un peu clichée qu'il aurait sorti à n'importe qui et c'était tombé sur toi. Un don pour la provocation, qu'ils disaient.

Tu sais Amelia, il t'avait toujours trouvé intrigante sans prendre la peine de t'aborder, et d'un œil à peine concentré, il t'observait quelques fois. Lorsqu'il te croisait dans les couloirs, après les embrouilles et les bagarres qui faisaient parler d'elles. Il se demandait combien de temps tu mettrais à réagir, pour peu que ce soit bien intéressant. Mater les autres foutre la merde il adorait ça, alors quelque part il t'aimait bien, un peu.

Un rire qu'il étouffe à tes mots pas si soudains, t'étais pas là pour rien et il ne t'avait pas fait venir pour rien, alors autant entrer dans le vif du sujet même si ça piquait encore un peu. Une mine soudain sérieuse, comme prêt à marchander. La curiosité piquée à vif, il comptait bien creuser encore un peu pour chercher de quoi s'amuser.

J'y gagne quoi ?

Parce que la contrepartie semblait bien trop peu intéressante pour l'or de ces informations.
hrp | c:
Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Mer 8 Aoû 2018 - 23:41
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en quête de réponse // othello
J'aurais fini pire, si c'était moi. J'aurais fini pire, à apprécier la douleur, à me repaître de ce conflit et d'une haine si débordante que je ne pouvais que fêter ma victoire entre ces draps immaculés. J'aurais fini pire, peut-être. Mais mon esprit serait entier, et pas à moitié brisé par l'image d'une défaite physique alors que le pire n'était pas là. J'aurais fini pire, sûrement pas. Parce que ma détermination me maintient à flots, parce qu'ils n'oseront jamais m'attaquer ; parce que je vis au-dessus de leur simplicité d'esprit et de leurs objectifs stupides. La guerre entre humains ne m'intéresse pas.

Je mène la mienne contre les divinités, contre l'existence-même. Des poings et des insultes n'atteindront jamais un désir qui transcende un quotidien vide de sens ; rien ne me détournera jamais de l'unique raison qui m'attire en cet univers. Peux-tu la voir, Othello ? Cette force que nulle autre ne possède, qui n'a rien à voir avec le reste d'entre vous. Peux-tu le sentir, Othello ? Cette différence qui nous sépare ; deux corps aux antipodes, une volonté totalement opposée.

J'aimerais que ce soit de la chance, Othello, j'aimerais que ce soit autre chose qu'une occasion gâchée de comprendre un peu plus les éclats de notre monde chaotiques. Au fond, j'aimerais prendre ta place, tu sais ; le prix de quelques os pour une liberté d'esprit.

« J'aimerais y être. Mais passons. Qu'est-ce que tu aimerais gagner ? Il n'y a que peu de choses qui me soient impossibles, tu sais. »

Je m'avance pour m'asseoir sur une chaise en face du lit et l'observer avec plus d'attention.
La porte fermée, il n'y a que nous dans cet univers blanc, propre et isolé du monde ; dans ce sanctuaire de tristesse et d'une paix qui n'appartient qu'aux faibles et à ceux assez fous ou bêtes pour s'y intéresser.

Les faibles perdent, c'est tout. C'est ce que je lui ai dit lorsque nous échangions sur l'intranet, à moitié dans l'arrogance et le dédain. C'est ce que je lui ai dit, cherchant à le comprendre, comme encore aujourd'hui, malgré l'intimité qui nous rendait si loquaces.

« Qu'est-ce que tu désires vraiment, Othello ? »


Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Ven 10 Aoû 2018 - 22:56
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Il attend que tu t'installes, que tu prennes le temps, Othello aujourd'hui était d'une humeur massacrante et inspirante. Il voulait jouer, à qui énerverait l'autre en premier, à qui pousserait les limites au plus loin, à ce genre de jeux un peu idiots, presque naïfs venant d'un gars aussi peu subtil que lui. Mais avec toi la dentelle y serait assurément, parce qu'il paraît que pour manipuler il fallait y mettre les gants et la soie. Alors soit, il allait s'y essayer. Pour observer, déjà.

Qu'est-ce que t'aimerais que j'gagne ?

Le sourire léger qui s'étire, parce qu'il savait que tu le tirerais sans honte et avec une confiance presque aveugle dans ta direction, ce qu'il ne souhaitait pas forcément. Ou peut-être que si, pour découvrir à quoi ça ressemblait de ton côté. Était-ce aussi fun que du sien ? Il en doutait, mais bon. Il continue.

J'suis curieux de savoir c'qu'il t'est impossible de faire, Amelia. T'as l'air du genre de fille qui s'rait capable de faire ressusciter un homme pour peu d'une bonne raison. Un silence qu'il use pour lire dans tes yeux, lire l'illisible et comprendre seulement ce que tu voulais bien laisser percevoir. Ta détermination. Alors ?

Lentement il se redresse, grimace quelque peu, ronchonne aussi contre cette satanée douleur qui n'apparaissait que pour le faire chier. L'arrogance dans les yeux, dans l'être tout entier, lorsqu'il se demande si ça t'amuse toi aussi. Tout ça. C'était comme une comédie, comme dans les films, dans les clichés et il se savait bien lourd puisqu'on le lui disait à longueur de temps. Néanmoins il voyait aussi à quel point tous tombaient dans le panneau et ça ne faisait que rajouter à sa supériorité.

Seulement toi tu étais différente, pas vrai ?
Toi tu comprenais et tu ne te ferais pas avoir.
Mais vas-tu le relever ce défit ?

L'impossible, c'est c'que j'aimerai. Fais revenir Allyson en chair et en os, fais la revenir ici.

Pour qu'elle puisse rester de nouveau avec lui.

À toi de voir si ça te convient.
hrp | c:
Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Sam 11 Aoû 2018 - 16:15
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en quête de réponse // othello
Parfois, la colère monte dans ma tête. Le paysage se teinte d'un rouge destructeur à mesure que mon cœur accélère et que les sentiments se mélangent. Parfois, le paysage semble disparaître au milieu de ce paysage de querelles. Parfois, le monde n'est jamais qu'une guerre sans fin de laquelle chacun est coupable et l'intérêt semble sans importance.
Parfois, parfois, parfois.
Je me sens mourir puis renaître dans cette haine que j'estime nécessaire. Parfois, seulement, mais toujours, il me faut comprendre. Toujours, parce que la plénitude doit être ultime et que la victoire n'est pas une option. Toujours, parce que mon esprit n'est pas un perdant et que le doute ne concerne que mes propres réflexions.

Il pose des questions, Othello. Trop de questions.
Trop de mots, peu de sens.
Qui es-tu, Amelia ? La question pend à ses lèvres sans qu'il ne l'articule, la réponse disparue dans les airs. Aujourd'hui, ce n'est pas moi qui suis au coeur de la question, bien qu'il en donne l'impression - c'est à lui de se laisser comprendre. La victoire est déjà mienne, mais les sentiments semblent manquer.

Tout semble disparaître, lorsque la colère vient. Alors ? Alors quoi, Othello ? Tu veux une invitation, une preuve de l'impossible, cette putain de seringue plantée dans la tête ? Alors quoi, tu cherches le Pays des Merveilles ?
Je pense que oui, à présent.
Et la tension monte, une fois encore.
Comme une aiguille qui tourne plus vite à mesure que les heures sont passées. Le blanc de la salle semble se teinter d'écarlate, les engrenages sont en place. Les sentiments manquent, une fois encore, et plus rien ne semble répondre à mes pensées.

Tout est vide.

Tout est rouge.

Le point de non-retour est atteint.

« Je vais te planter, si tu continues. »

L'horloge tourne, pivote, à présent détraquée.
Et plus rien n'a de sens.
J'y ai cru, quelques instants durant. Curieux de savoir, comme je l'étais des instants qui précèdent cette déclaration. Mes doigts pianotent, glissent sur la table amovible où trainent les ciseaux pour découper les bandages de ses blessures. Je reconnais ce décor, cette situation. Je me rappelle de mes raisons, et ça ne m'en rend que plus en colère.
Je me rappelle de tout, durant un instant.
Qui es-tu, Othello ? Je voulais entrevoir la réponse, mais celle-ci a détruit les moindres espoirs d'une journée ensoleillée. L'orage est à portée, à présent. Mais je ne peux pas le faire. Je ne peux pas frapper, et la justice idiote de ce monde aveugle m'enchaînera jusqu'à une mort amère de n'avoir jamais trouvé de réponse.

« Hé, Amelia, je suis curieux de savoir ce que tu peux faire. Amène-moi un chocolat. Refais mes bandages. Fais revenir ma copine, elle me manque lorsque je pense à elle sur mon lit d'hôpital. Fais-le, parce que je ne veux pas me salir les MAINS. »

Par ses propres mains, ses propres mains. Des mains bien trop propres, à mon goût. Et je lève le ciseau pour le planter dans ma paume, laissant le liquide écarlate gicler en tout sens. Et j'embrasse cette douleur comme une compensation ; le tableau immortel d'une vengeance, Othello, plutôt que de t'offrir la récompense d'une mort.

« Chante-moi une chanson, je vais m'évanouir de douleur. »


Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Dim 12 Aoû 2018 - 20:53
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Othello n'attendait rien de cette demande qu'il venait de formuler, rien de vraiment particulier, ou peut-être quelque chose comme un refus pour qu'il puisse se moquer encore un peu. L'idée était simplement de te tester Amelia, pour chercher à te découvrir et sans doute à l'avenir de te comprendre un minimum. Tu restais insaisissable et imprévisible, toi qui n'avait l'air de te faire avoir par personne, aujourd'hui tu venais de tomber en plein dans le panneau. Il n'attendait rien de cette demande parce que malgré tout, le A restait fataliste, et cet impossible là le resterait pour l'éternité y avait rien à faire. C'est parce qu'il le savait et l'avait accepté qu'il pouvait se permettre d'en rire maintenant. Qu'elle soit loin de lui ou pas, de toutes façons Allyson resterait l'une des personnes les plus chères à ses yeux et la distance ne voulait dire en rien qu'ils ne se reverraient pas. Alors oui, il en sourit, mais bien vite il retrouve tout son sérieux et d'un air bien trop supérieur il t'observe sans comprendre. La haine et l'énervement qui suintaient de ton être avaient quelque chose d'étrangement malaisant, rien d'habituel comme sensation.

Quelqu'un d'autre que lui aurait eu peur, tu sais. La menace trop réelle, la situation, ces ciseaux trop proches, ces mots trop froids. Beaucoup trop sérieux et véritablement intriguant, là, tout de suite, il se demandait se ce que allais faire Amelia. C'est pour ça qu'il te laisse divaguer sans intervenir, savourant sa victoire en silence mais peut-être un peu trop méfiant tout de même. Il n'y avait rien de naturel dans cette situation, rien d'amusant et pourtant. Pourtant il s'en amusait diablement, quel imbécile cet Othello.

C'est quand la lame entaille ta chair qu'enfin il réagit, au quart de tour il se redresse.

Mais t'es pa-ah putain !

Trop brusque dans les mouvements c'est à son tour de se tordre de douleur quelques rapides secondes. Il se recroqueville, prend le temps d'inspirer, de souffler. Une fois. Deux fois.

T'as vraiment un problème ma parole, qu'il souffle douloureusement tout en se redressant.

Ah ça vraiment, il s'y attendait pas Amelia. Et le voilà ne pensant plus qu'à toi cette fois, attrapant ta main blessée sans ménagement pour la couvrir d'une partie du drap mit en boule dans le but de stopper le saignement. Prenant soin de dégager le ciseau, au cas ou, sa main libre vient ensuite appuyer sur le bouton d'appel de l'autre côté du lit, l'étirement engendré lui vaut une grimace qu'il réprime tant bien que mal avant de se retourner vers toi, visiblement mécontent mais tenant toujours fermement ta main.

Vous êtes toutes pareilles, dès que y a un truc qui vous plaît pas vous pétez un câble. Tu m'étonnes que j'suis toujours puceau tss.

Vous voilà bien embêtés.
hrp | c:
Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Jeu 16 Aoû 2018 - 15:46
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en quête de réponse // othello
L'incompréhension, la douleur, la frustration - il réunit tout en un instant en réaction au sang écarlate qui gicle et qui danse, et dans cette fraction de seconde où mon agacement implose, je sens que tout valait le coup. Pour ce regard, pour cette confession, pour l'impuissance du bouton après cette intervention rapide. Il reste debout, malgré la douleur. Il reste debout pour moi, me tenant la main, m'ôtant les ciseaux, me séparant de cette souffrance curative.

Volontairement, il fait face au danger et ne semble pas en éprouver le moindre remord comme s'il agissait avec un indiscutable naturel. Serait-il similaire à Owain ? Serait-il de ces personnes rares, brillant de cet éclat héroïque où se mélangent une volonté sincère et un altruisme sans bornes ? Serait-il si différent, de ces entités aussi uniques que fascinantes ?

Il se pourrait que j'ai mal jugé Othello, et tandis que je me fixe sur la sensation de ta poigne au niveau de ma main, je laisse mes pensées s'envoler à ton sujet. Othello Heikkinen, élève de A en dernière année, contrôle des probabilités. Comme la majorité des autres étudiants, j'ai suffisamment d'informations pour l'utilité des dorés, à l'époque, mais ces données ne font pas tout : je sais beaucoup de choses, mais je n'ai aucun indice qui me permettre de comprendre sa façon d'agir.

« J'avais tort, Othello. Je le reconnais. Tu es intéressant, et je vais même te faire un cadeau, je vais ramener ta copine. J'ai le droit de lui couper un bout si elle ne veut pas revenir ? Je m'en voudrais d'échou— »

La porte s'ouvre à la volée et une infirmière entre dans la salle avec un cri de surprise. Sans une explication, elle écarte Othello pour attraper ma main d'elle-même et jauger la plaie.
Il ne lui faut pas plus d'une minute pour défaire le pansement de fortune et m'en concocter un plus solide, efficace, renvoyant cette plaie dans la catégorie des cicatrices oubliées.
Tout comme le A, les médecins sont un mystère pour moi - et je me contente de hocher la tête suite à ses avertissements à propos du danger que représentent les ciseaux, comme si je n'étais pas consciente de mes propres erreurs. Je me connais. Je connais mon corps mieux que personne et tout mon univers est tâché de ce sang qu'ils répugnent tous à voir sortir. Lorsqu'enfin, elle sort de la chambre, non sans une dernière réprimande, je soupire de soulagement.

« Je ne suis plus intéressée par les non-mages. C'est toi que je veux connaître, maintenant. Je suis sur mon lit de mort, aloooors...~ »

Sans une autre forme de prévention, je bondis sur le lit pour m'y allonger à côté de lui, regardant le plafond avec un sourire de satisfaction. Rien n'a meilleur goût que ce qu'on vole aux autres, du simple objet à un espace vital.

« Raconte-moi ton histoire, Othello. »


Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Lun 20 Aoû 2018 - 11:08
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Tu es intrigante Amelia, vraiment, et de son côté aussi il se pourrait qu'il ait mal jugé. À trop vouloir jouer on finissait souvent par perdre, et à ce jeu là il avait évité la défaite de justesse. Il avait eu la chance de s'en rendre compte avant la fin de la partie, alors désormais il pourrait faire attention. Sans te le dire, il pense que t'es cinglée, parce qu'à part toi il ne connaît pas grand monde capable de se planter des ciseaux dans la main de cette façon. Il réfléchit plus trop actuellement, et se contente de lutter contre la douleur qui lui vrille le torse à trop tirer pour se pencher vers toi. T'es la plus importante, actuellement. Jusqu'à ce qu'une infirmière arrive tu le resteras. Mais tu sais, il trouve qu'elle en met bien du temps, et il trouve que t'as l'air déjà beaucoup plus calme qu'avant; on aura rarement fait plus lunatique que ça. Pourquoi cet air satisfait sur ton visage, Amelia ? Il aurait pu te laisser te vider de ton sang, p't'être même qu'il aurait dû, ça lui aurait éviter de douiller comme un porc en réparant tes conneries. Mais il ne l'a pas fait. Est-ce que c'est ça, qui t'a fait changer d'avis ? Non, parce qu'il peut toujours y remédier tu sais.

Ses doigts appuient plus fort sur ta main à la mention d'Allyson, un sourire mauvais aux lèvres parce qu'il est bien conscient que c'est pas censé faire du bien. Et il est prêt à te couper la parole pour te dire de laisser tomber lorsque finalement, l'infirmière entre dans la pièce -elle aura mit le temps celle-là. Un cri de surprise, à raison, des remontrances de la porte jusqu'à vous et un immense soupir de sa part à lui lorsqu'il peut enfin te lâcher pour retomber mollement sur le dos, contre l'oreiller. Il a même plus la force de cacher sa douleur, c'est dire à quel point tout ça est éreintant. Le temps de quelques soins et la voici qui repart, à en juger ton expression t'as l'air ravie.

J'disais donc, rien du tout, mais bon, tu fais quoique ce soit à Allyson et j'te crève.

Bien qu'il sache mieux que personne à quel point cette fille peut être plus forte que lui quand elle est décidée. Une vraie lionne, l'ex-A. Enfin, tu as visiblement l'air d'être passée à autre chose alors il n'insistera pas. Même si cette désagréable autre chose, c'est lui, et qu'il a pas envie de se coltiner ta présence toute la journée.

Quand il disait que tu étais intrigante, Amelia, il n'aurait jamais songé à surprenante. Et lui n'a aucune idée de pourquoi, quand tu viens squatter son lit comme ça, il te trouve presque drôle. Parce qu'on dirait une enfant quelque part, pas vrai ?

T'es chiante.

T'es de ces gens, qu'il n'est plus sûr de pouvoir comprendre un jour malgré les tentatives. Il abandonne pas, mais à te voir comme ça il se demande si c'est pas aussi bien, finalement. Au moins tu apportes ton lot de surprises, bien qu'il ne soit pas certain desquelles apprécier. Un sourire qui vient orner ses lèvres, pas certain du tout non, de ce qu'il peut signifier. T'es envahissante Amelia, mais pour l'instant ça va. Y a des chances pour qu'il t'apprécie quand même un peu. Quoique, c'est pas vraiment ça, comme sentiment.

Bref.

Et en quel honneur j'vais t'raconter ma vie comme ça ?

C'est un peu con de te demander la tienne d'abord après tout. Même si ça n'est pas que de ça dont il s'agit.

Y a rien d'amusant.

Et il a pas envie.
hrp | c:
Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Lun 20 Aoû 2018 - 14:03
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en quête de réponse // othello
Les gens comme moi n'ont pas besoin de moi. C'est une vérité que j'ai comprise relativement tôt à l'âge où les enfants s'intéressent au dessous de leur propre nombril, ou au fait qu'ils ne puissent plus le voir. J'ai compris que la vérité se trouvait dans les yeux des gens et qu'elle ne sortait pas de leur bouche à l'instant où j'ai cessé de m'intéresser à leurs mensonges. Les mensonges ne sont pas une arme.
Les mensonges sont une occupation, une manière d'embrouilles les esprits pour mieux s'approprier leurs doutes.

C'est dans le scepticisme que naît toute douleur, et je le vois à son seul visage. Face à cette énonciation soudaine, face au doute qui emmènerait la peur ou le soulagement de voir que le monde reste le même.
Sa colère résonne, si brève soit-elle, et le paradoxe entre son altruisme et son bonheur personnel se fait ressentir.

C'est ici que se trouve sa limite.
C'est ici que se trouve la limite des humains, entre ce qui les rend si faible et intéressant - et c'est ce qui attire autant mon regard. Sans comprendre les sentiments, je m'intéresse au raisonnement que les gens adoptent pour mieux cerner leur cœur - et si Othello est une bonne personne, il n'est pas assez fou pour laisser cette bonté empiéter sur la vie des gens qu'il veut protéger.

« Je n'ai jamais dit que c'était amusant. »

Et mon œil brille de cet éclat rouge que je lui connais si bien. L'envie, l'envie, l'envie. Un désir grandissant et infini, la curiosité du monde, le besoin de comprendre. Où s'arrête ma gourmandise ? Je ne connais pas mes propres limites et c'est dans ce brouillard que je parviens à me complaire.

C'est ainsi que je vis, que j'observe ma propre existence.
C'est ainsi que j'évolue, que j'essaie de vous comprendre.
Le monde n'a pas d'intérêt pour moi, et c'est dans un défi avec les divinités du monde que je cherche à exister. Le monde semble fade, les humains ne pas mériter mon intérêt. Pourtant, c'est en eux que je me reflète le plus et dans ce genre de moments que je me sens si proche d'exister pour de vrai.

Vivre, plutôt que d'exister.
Vivre, en toute conscience, au-delà d'une toile exempte de couleurs sur laquelle je me contente de glisser. Vivre, et c'est dans ces sentiments complexes que se niche mon bonheur, à l'abri des regards, derrière ce cœur fermé et ce visage de marbre.

« Tu me soignes alors que je te menace, et maintenant, tu veux me crever. Tu es une bonne personne mais cette fille est plus importante pour toi que le reste du monde, alors tu es prêt à oublier tes valeurs pour la protéger. C'est bien ça ? »

Mon visage a perdu ce sourire amusé et c'est une expression neutre que je présente face au plafond que je fixe. Les mains posées sur mon ventre, je reste immobile comme c'est si rare pour moi de le faire.
Pensante, devant une réponse si évidente qu'elle en frôle l'absurde et j'ai beau comprendre l'engrenage, je ne parviens pas à nouer avec la volonté qui le pousse à agir de la sorte. Je ne laisserai jamais mes principes se faire avaler par ces relations étranges. Je ne laisserai jamais ma recherche d'existence se faire piétiner par quelques éléments passagers. Allyson n'est plus là, plus maintenant.
Et pourtant, il continue de s'accrocher, presque poussé par le désespoir d'une rencontre nouvelle que le destin refuse de lui accorder.

« Tu penses que je vais gentiment attendre que tu sortes d'ici ? Tu ne peux rien faire, actuellement. Et tu peux me faire ce que tu veux après, une vengeance te ne satisfera pas. C'est ainsi que marche le cœur. »

Je pousse un léger soupir, fatiguée par un débat vide de sens. Peut-être est-ce l'anémie de ma blessure, mais je ne ressens pas plus envie de bouger que celle de chercher à le convaincre plus longtemps.

« Je veux comprendre la force de ce lien qui t'unit à elle. Comment vous l'avez construit, et renforcé autant pour qu'il te pousse à agir ainsi. Si tu me racontes tout, je serai sage. »


Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Dim 26 Aoû 2018 - 21:39
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Je n'ai jamais dit que c'était amusant.
Alors laisse tomber, j'ai pas envie.

Ses iris se détournent pour fixer le plafond, et dans un soupir il se contente d'un silence qu'il juge vraiment reposant, pour une fois. Il ne te connaît pas vraiment mais pourtant il a cette certitude que tu es le genre de fille qui aime déranger les habitudes, parce que c'est ce que tu fais avec lui. Tu le bouscules et le met à cette place où il n'est jamais, celle des autres avant lui, de ces gens, ces élèves, ces amis ou même ces personnes carrément détestables qu'il côtoie si souvent dans un défit constant et égoïste. L'amusement et le dépassement de soi, parce que le fun avait prit une tournure beaucoup trop sérieuse finalement, mais qu'il fallait quand même continuer tout droit. Toujours tout droit, toujours plus loin. Toujours, toujours, toujours plus haut. Et lorsqu'il t'écoute, ces mots tantôt froids, tantôt sérieux et menaçants qui franchissent tes lèvres ne lui font absolument rien. Si ce n'est peut-être lui redonner le sourire, parce qu'avec toi ici, Amelia, il sait qu'il pourra à jamais continuer de jouer. D'avancer. D'évoluer. Lui, et toi aussi, parce qu'il est comme ça tu sais ? Othello fait bouger tout le monde, sans arrêt. Les colères et les rires provoqués par ses actions masquent les prises de conscience des uns et des autres, mais il sait quelles sont bien présentes. Tout persiste, même si ça demeure invisible aux yeux de la majeure partie des gens. Il y a ces changements infimes qu'il ne loupe pas : une démarche, une expression, une tenue ou même une coiffure ; ces petites choses qu'on bidouille en balançant quelques bobards aux camarades pour ne pas passer pour un naze. Il y a les regards. Miroirs de l'âme et véritable livre ouvert pour la plupart. Pas besoin de probabilités pour maîtriser ça, pas besoin d'être savant pour le comprendre non plus.

'Y a une chose qui n'est pas vraie dans tout ton speech princesse. Tu sais, j'ai beau parler, tout ne reflète pas forcément la vérité. J'suis pas prêt à oublier quoique ce soit pour Allyson, ce sont justes des mots, des paroles qui sortent sans réfléchir sur un coup d'pression. T'façon elle est beaucoup plus forte que moi. J'ai pas besoin d'aller la sauver, c'pas une princesse en détresse.

Il cherche comment t'expliquer les choses simplement pour éviter les mauvaises interprétations. Vous aviez l'air motivés aujourd'hui, à ne vous comprendre qu'à moitié. Au début il en jouait, parce qu'il connaissait la puissance des mots et adorait l'exploiter. Maintenant qu'il venait de se faire avoir à son propre jeu, il se disait qu'il y a bien certaines choses que tu devrais savoir. Pour ne pas te méprendre, et parce que tu n'avais pas l'air de réellement comprendre non plus.

J'suis incapable de prédire l'avenir. Mes actions s'font sur l'instant présent parce que t'façon ça craint de tout connaître avant la fin. La seule chose qu'on peut faire en se connaissant un minimum, c'est suggérer et spéculer.

Des choses chiantes et qu'il juge sans intérêt, c'est pourquoi il évite. Là où tu es la pensée il est l'action, capable de réfléchir à un plan de guerre mais pas à l'avenir de la planète ou à la raison de vos existences sur cette Terre à l'heure actuelle. Même se demander la raison qui a donné naissance au papier toilettes ça le soule, c'est là alors autant s'en servir tant que c'est fait correctement. Non ? Ses réponses ne sont pas absolues, les tiennes non plus.

C'est probablement ce qui lui plait le plus dans cette conversation.

Garde tes menaces pour ceux que ça effraie et faisons plutôt un marché.

Son visage, dont le regard semble étrangement plus vivant, se tourne vers le tien. Il ne te demandera rien de bien compliqué, rien de plus que de la sincérité. Parce qu'Othello était vrai dans tout ce qu'il faisait, et ces mensonges qu'il sortait parfois n'en avaient jamais vraiment été. Tout semblait parfaitement honnête chez lui, même ça à vrai dire. Et pour ce monde ça avait quelque chose de surprenant, quelque chose d'étrangement attirant. Quelque chose d'écrasant. Comme une confiance inébranlable en lui-même et en l'Humanité. C'est ce qu'il te répondrait, si tu lui posais la question. Probablement.

T'es marrante, Amelia. 'Y a un truc que j'ai pas encore pigé chez toi, et j'suis curieux de savoir ce qu'il en est. Alors raconte-moi toi aussi, donne-moi le plus précieux d'toi même et j'fais pareil.

Il n'était pas du tout du genre à ne pas tenir ses promesses.
hrp | c:
Message Dans Re: en quête de réponse - othello | le Lun 27 Aoû 2018 - 12:03
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en quête de réponse // othello
Je sais lire les corps, moi aussi. Je sais observer le monde et exploiter ses moindres gestes. Je comprends le mouvement du moindre atome comme les expressions des regards. Je connais ce monde, Othello. Pas autant que je connais les gens, et mon incompréhension est noyée dans l'intérêt que je leur porte.

L'amusement résonne avec le mystère, et si je me délecte de la situation, je ne joue pas avec le désintérêt que tu exprimes.
Je donne tout, et je me refuse toute défaite. Je suis aussi sincère qu'investie, car il n'y a que dans ces cas que je peux vraiment apprécier mes réponses.

Comment mettre le monde à nu sans observer ses formes ?
Comment trouver des réponses si l'on ne cherche pas vraiment ?
L'amusement est tout, et je l'exprime sans les limites que dessine le sérieux des autres, et je ne m'arrête jamais, parce que ce qui n'est qu'un bout de personnalité chez les autres est mon entièreté-même.

Je suis ainsi faite, et je me complais dans la différence que mon insistance exprime. Tu n'as pas perdu, Othello, nous ne jouons simplement pas dans la même catégorie. Nous ne jouons pas au même jeu - car entre le divertissement quotidien que tu recherches et mes réponses universelles se dresse tout une dimension.

Ce monde est un ensemble de choix où mes regrets n'existent pas plus que la colère des conséquences de mes choix.
Je n'ai pas de haine, pas de ressentiment. Je ne menace pas, je me contente d'avancer, et c'est avec la plus grande indifférence que je hausse les épaules en réponse à tes arguments.

Le silence. C'est à mon tour de m'y enfermer, cette fois, mais mon regard continue de hurler d'impatience, rivé dans tes iris à la couleur unique.
Tu n'as pas tort, Othello.
C'est dans le présent que se construit la vie, et la connaissance du futur est un paradoxe qui se répond à lui-même tant il n'est pas censé exister. La magie permet bien des choses, et pourtant, les récents arrivants sont une preuve même que même elle est incapable de décider du destin du monde.

L'univers est capricieux, baignant dans une force de la nature à laquelle rien, pas même les immortels ne peuvent résister. J'en ai eu la preuve, et la détresse de leur âme laisse pourrir ce corps magique d'un regard éteint, tout d'abord, avant qu'ils ne cherchent de même la solution à ce destin tragique.
Cet entrevue fut une preuve, et même parmi les plus jeunes vivants, certains sont dignes d'intérêt.

Tu es une preuve vivante, Othello, et c'est avec un sourire que j'écoute tes mots en hochant doucement la tête.
Un marché. Ça me plait.
Tu es prêt à concéder, et je me moque bien de devoir réaliser cet impossible, au fond, pour autant que j'en apprends sur toi. Nous sommes revenus au point de départ, finalement, mais mon objectif n'est plus ce groupe de non-mages mais les vestiges de ton passé qui te font briller de cet éclat aussi fier que triste.

« Je suis née en Russie, d'un père que seul le profit intéresse et d'une mère assez superficielle dont la beauté lui a permis d'exploiter cette ambition. Tu dois connaître les jumeaux ainés - Céleste, qui était en A et Léocade, même s'il préférait la cravate dorée. Il en reste un plus jeune, et c'est tout pour les présentations. »

La voix résonne, monocorde déception,
Devrait-elle brûler de fierté ?
Devrait-elle briller de tristesse ?
Mon corps semble si vide à présent qu'il s'exprime, sans réelle gêne, l'essence de ce qui l'a ainsi constitué. Mon âme est ainsi faite, et ma fierté se noie dans les méandres de sentiments que je suis incapable de comprendre.

« J'ai eu une parfaite éducation scolaire et sportive. J'ai appris le piano depuis toute petite. Ensuite, j'ai découvert ma magie et j'ai été envoyée ici. C'est tout ce qu'il y a à savoir. »

Es-tu déçu de l'apprendre, Othello ?
La beauté ne réside pas dans le drame, et c'est parce qu'elle est capable de naître du néant qu'elle est si mystérieuse. Le monde me semble plus coloré à présent que j'essaie de comprendre l'origine de ses teintes.

« Je cherche l'intérêt de l'existence et les fondements de l'univers. Pas par curiosité scientifique, mais par gourmandise. Chez moi, les sentiments et les relations sont superficiels. Les souvenirs aussi. Je ne sais pas si c'est pathologique ou simplement moi, mais mes intérêts sont différents de ceux des autres. Ce n'est pas par caprice, mais je n'ai rien de plus à te dire, que la réponse te satisfasse ou non. Moi-même, je ne suis pas sûre de comprendre. »


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