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The future never dies ♦ Destiny (uc)







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 The future never dies ♦ Destiny (uc)

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Message Dans The future never dies ♦ Destiny (uc) | le Dim 8 Juil 2018 - 20:20
avatar
Pseudo du joueur : Flore
Autre(s) compte(s) ? : Laetitia
Personnage sur l'avatar : chiaki nanami (super danganronpa 2)

Âge, classe & année (ou poste) : 15 ans 4A
Prism' : 25

Messages : 1


myosotis destiny vermeil //
15 ans //
4ème //
suissesse et anglaise //
classe A //
adler //




• • Taille :
Elle a un corps tout petit, Destiny, atteignant à peine le mètre cinquante-neuf. Et elle assume cette taille sans problème. Petit corps qui devrait rappeler celui d'un petit être de dix ans, mais dont la silhouette affirme bien qu'elle traverse la phase de l'adolescence. Particulièrement ce bonnet C.

• • Poids :
La balance indiquait un poids de quarante-cinq kilogrammes. Elle est fine, très fine en raison de sa faible alimentation ; on dirait qu'elle ne mange dans l'unique but de se nourrir.

• • Couleur de la peau :
La couleur de sa peau rappelle presque celui d'un cadavre en raison de sa santé fragile et des heures consécutives passées dans le noir. Suite à quelques complications dans le passé, elle passe du temps au soleil pour bénéficier de quelques vitamines.

• • Cheveux :
Elle dispose d'une chevelure assez bien entretenue qui s'arrête à la hauteur de ses épaules, car elle trouve que c'est la longueur la plus pratique. Couleur rose pâle, sa couleur préférée, venant d'une teinture bien entendu. Dommage, ce châtain clair naturel lui allait pourtant bien.

• • Couleur des yeux :
N'étant guère friande des lunettes, elle a demandé à pouvoir obtenir des lentilles correctrices, mais de couleur, afin de troquer le bleu de ses iris pour un rose bonbon assorti à sa coiffure. Il faut dire que les jeux vidéo ont dégradé sa vue au fil du temps. Cependant, pour la lecture, elle porte sa paire de lunettes.

• • Style vestimentaire :
On la voit en exclusivité avec l'uniforme scolaire, à peine personnalisé lors des heures de cours. En dehors, elle porte des vêtements mignons et féminins, majoritairement blancs et roses. Elle est mignonne, adorable, resplendit dans sa féminité naissante. Elle aime également enfiler des vêtements confortables, souples pour se détendre et se sentir libre de ses mouvements.
Peu importe, elle aime son style. Elle fait ce qu'elle peut pour ne pas franchir la limite du mauvais goût.

• • Signe distinctif :
Il n'est pas rare de la voir avec une console de jeu dans la main, ou un bloc-note. Sinon rien.

• • Regard d’autrui :
Elle inspire une naïve crédulité dans son allure, Destiny, aussi fragile qu’une poupée de porcelaine. Vous sentez de la froideur sans ressentir le moindre danger se dégager d'elle. Vous sentez la haine, mais vous ne sentez pas cette envie constante de détruire, détruire et détruire qui suggère la crainte. Un vide glacial.

Elle est très mignonne. Mais aux yeux des autres, même si elle est chou, sa nature réservée et indifférente lui donne un aspect plutôt froid. Sa personnalité la rend moins mignonne, mais son adorable apparence adoucit presque un peu son tempérament sarcastique. C'est... étrange de vraiment définir ça.

• • Inventaire :
ses consoles, ses jeux, ses peluches, ses figurines, ses POPs ou nendoroids, ses cosplay faits main, son collier pendentif navi, son carnet de note



keep your reality away from me




adélice bellerose

escaping from the true false world, Out for my own, Undamaged destiny

hello darkness my old friend
i've come to talk with you again
Girl eating appleC'est une angoisse qui se fait sentir à chaque battement de son coeur ; un écho qui heurte continuellement les parois de son esprit mais qui refuse de se calmer ; un passé qui hante chaque seconde de son existence mais qu'elle retient pour ne jamais le voir s'en aller.
Voilà comment vous pouvez caractériser Destiny.

On aimerait croire qu’une apparence aussi attendrissante accompagne forcément une demoiselle tendre et innocente. Malheureusement, ce n'est pas ce qu'elle est. Destiny, c'est un blizzard glacial que l'on sent dans son regard, celui qui vous ordonne de rebrousser chemin le plus vite possible. Sereine et calme comme l'eau qui dort, mais sarcastique et tranchante comme la lame d'un poignard ; mais surtout, détachée et asociale comme le loup solitaire de la tribu. Parce que Destiny, elle n'a pas besoin d'être entourée d'amis pour être heureuse ; elle se contente de la simple compagnie d’une 3DS, d'une PSP, d'une PSVita ou encore de son portable avec différents émulateurs téléchargés. Qu’importe ! Elle touche un peu à tout de toute manière. C'est sa passion depuis sa plus tendre enfance ; c'est un univers et une technologie qui se sont beaucoup perfectionnés au fil des années, et elle a grandi en cheminant leur parcours fidèlement. Parce qu’elle aime tout ce qu’elle y trouve, Destiny. Le gameplay, les défis, la stratégie, la maîtrise, la technique, l’histoire, le scénario, l’imagination, l’univers... Elle y trouve tout ce qu'elle aime et tout ce dont elle a besoin, Destiny. Et rien de plus.

Elle s’épanouie à merveille dans ce monde virtuel, Destiny, comme un poisson dans l'eau ; mais de l'autre côté persiste encore et toujours le sujet de ses craintes : le monde réel.

Elle a beaucoup de mal à comprendre le milieu dans lequel elle vit, Destiny, énormément de mal ; elle ressent très peu d’empathie à l’égard des autres, et de ce fait, ils symbolisent à ses yeux le parfait inconnu. Elle n'arrive pas à lire ce qui l'entoure comme dans un livre ouvert, c'est même l'exact opposé. Et ce qui ne l’aide pas, c’est qu’elle est atteinte de paranoïa Destiny, ou du moins un début. Mais pas le terme « paranoïa » que l’on utilise à tort et à travers pour qualifier une certaine méfiance ou crainte infime. Non, la vraie paranoïa. Celle qui vous chuchote au creux de l’oreille « Tu vois son sourire, Destiny ? Il peut paraître sincère, mais tu sais quoi ? Il n'en est rien, rien ! Ce n'est pas de la bonté, c'est de la moquerie parce que tu es ridicule Destiny. Et tu sais, tu devrais faire attention aux paroles qui sortiront de ta bouche, parce qu'elles seront toutes transformées en rumeurs incontrôlables. Tu ne pourras rien y faire, elles seront là pour te détruire, t'enfermer dans une situation sans issue. Et tu sais, la tenue que tu portes, on l’utilisera pour t’humilier plus tard, devant tout le pensionnat, comme avant ! Tu verras, il suffit que quelqu'un y fasse juste assez attention, et ce sera bon. Ce sera trop tard. Tu ne peux faire confiance à personne... Ils sont tous comme ça, cruels, mesquins. Ils vont tous te faire du mal, il suffit juste qu’ils te connaissent un peu mieux et ça recommencera, tu verras. Juste un peu. Tu vas voir. Car tu es vouée à subir leurs persécutions. Car tu n'as aucun ami. Car tu n'as pas ta place parmi eux. » Tout le temps, tout le temps. Et elle est sadique en plus de ça ! Car elle sait très bien qu’elle profite de la faiblesse de Destiny, ainsi que de son ignorance, sa faible confiance en elle, sa naïveté, et surtout son anxiété maladive pour l’enfoncer toujours plus bas.

Et ça grandit, chaque jour, tout le temps, cette peur maladive, qui devient peu à peu, à force de persister, une phobie sociale. Une phobie qui se mue en misanthropie.

Toutefois, elle n’en fait rien paraître pour donner l’impression d’être forte. Parce qu’elle sait qu’en dévoilant le moindre signe de faiblesse, elle signerait sa perte pour de bon, Destiny. Alors elle montre cette confiance absolue qu’elle envie aux plus présomptueux, cet amour propre qu’elle jalouse aux plus orgueilleux pour dresser un bouclier. Non elle ne pleurera pas, elle ne tremblera pas, elle ne fuira pas. Elle, elle vous piétinera sans culpabiliser même au plus profond de son être, elle vous écrasera même sans hésiter, s’il le faut. Pour être forte. Pour montrer qu'elle peut être forte.

Parce qu’elle n’a pas besoin de vous, et vous n’avez pas besoin d’elle. Elle, elle a juste besoin de son monde en deux dimensions pour fuir, s’évader et se rassurer ; chaque jour, il devient un peu plus important pour elle, s’enracine dans son crâne et se transforme en obsession. Un besoin primaire, essentiel, existentiel sans lequel elle ne peut vivre. C’est devenu une dépendance, ni plus ni moins à laquelle elle s’accroche. C’est sa passion depuis qu’elle est toute petite, et elle y sera fidèle jusqu'au bout même si elle doit aller jusqu'à sacrifier sa vue et sa vie entière. Et même si on peut dire que sa dépendance a scellé son destin, qu’elle est finalement vouée à vivre malheureuse en compagnie de ce bonheur illusoire, ça ne la dérange pas ; c’est toujours mieux que de vivre malheureuse, perdue dans un monde auquel elle ne sera jamais intégrée.

Elle y jouait pour s’amuser dans le passé, et aujourd'hui pour s'évader, pour se rassurer, par nécessité, par nostalgie, peut-être par besoin de retrouver le temps où elle était heureuse. Parce que, quoiqu'elle fasse, elle ne peut tirer un trait sur ce qui a précédé le présent. Même si elle l'a désiré.

Même si cela nuira à son avenir.

Elle entend continuellement cette voix qui lui murmure qu’un jour, elle devra se résigner à grandir, à tout abandonner et à s'intégrer pour son bien-être. Mais elle, elle souhaiterait juste devenir sourde pour ne plus jamais l'entendre, en faire parfaitement abstraction et préserver son innocence pour l'éternité.


Gameuse ☆ Marginale ☆ Renfermée ☆ Calme ☆ Solitaire ☆ Sarcastique ☆ Anticonformiste ☆ Misanthrope ☆ Extrêmement Paranoïaque ☆ Angoissée ☆ Prudente ☆ Craintive ☆ Dépendante ☆ Passionnée ☆ Très innocente dans le fond ☆ Naïve ☆ Manque de maturité ☆ Juge très (trop) vite les gens ☆ Parfois cruelle ☆ Egoïste ☆ Utopique ☆ Ni vraiment gentille, ni vraiment méchante ☆ Antipathique ☆ Possessive ☆ Capricieuse ☆ Moqueuse ☆ Complexée de ce qu'elle est restée ☆ Froide ☆ Dépressive ☆ Très nostalgique


*   *   *


Girl eating appleC'est tout de même une question que l'on s'est tous posé au moins une fois dans sa vie. Le destin existe-t-il ? Le développement et la vie des gens est-elle déjà écrite, scellée ? Et vous ? Croyez-vous au destin, que tout arrive parce qu’une puissance divine l’a décidé ainsi ? Ou pensez-vous que vous écrivez votre propre destin, que tout arrive grâce à votre volonté propre ?
Destiny détient deux réponses pour ces problématiques…

Si le destin existe, elle est cette puissance qui la contrôle.
Si le destin n’existe guère, elle est la créatrice du concept.

Elle détient votre futur entre ses petites mains. Même si elle ignore tout comme vous de quoi sera composé l’avenir, elle peut modifier ce terrain inconnu. Juste une plume — ou un crayon — que le tout soit couché sur papier ; et le futur sera changé, modifié, transformé, ne connaîtra plus les événements qui auraient dû survenir. C'est elle qui décide, et vous ne pouvez que vous soumettre à sa vision du futur. Elle l'adore son don, l'a entraîné pour finir par le maîtriser à la perfection suite à un travail acharné, à modifier le futur à sa guise ; il dépend désormais de ses moindres désirs. Tout ce qu’elle écrira, arrivera en principe.

Malgré tout, elle est tout de même incapable de changer le cours de certains événements.

Ce don nécessite une précision impeccable ; elle puise sa force dans sa propre énergie, celle qui maintient son corps en bonne santé. Ainsi, certaines situations sont beaucoup plus faciles à changer que d'autres ; tout dépend de trois facteurs : les probabilités qu'un événement survienne sans modification, la proximité du lieu où la modification se déroulera et le temps — pas au-delà d'une semaine ; ces trois principes déterminent l'effort essentiel pour aboutir. Sauf qu'elle peine à évaluer les probabilités et de ce fait, elle a dû développer une bonne capacité de réflexion, de logique ainsi que de jugement.

Si elle désire voir cette jeune femme, devant elle, descendant les escaliers tomber par accident, elle tombera. C'est un effort si infime qu’elle n'en sent pas l'effet.

Si elle désire guérir une personne atteinte d'une maladie incurable, elle ne guérira pas, même si elle se trouve devant elle, parce que cela requiert un miracle de la science. L'énergie nécessaire serait si grande qu'elle l'affaiblirait gravement, Destiny, très gravement.

Si elle désire qu'un objet change de couleur sans raison, rien ne changera. Elle est incapable de provoquer des événements improbables, car pour modifier la teinte d'un objet, il faudrait utiliser le don de changement de couleurs. Elle ne peut imiter les autres dons, sa propre magie dépend uniquement de la réalité qui l'entoure. Elle peut influencer les sentiments d'autrui, et même guérir, toutefois ses capacités ne le feront jamais aussi bien que le don qui s'en spécialise. Jamais.

Quelle ironie, vous ne trouvez pas ? Destiny, petite rêveuse s'évadant sans cesse dans un monde virtuel pour fuir le monde réel se retrouve à modifier la réalité, à partir de la réalité. Et le prix à payer se révèle particulièrement cher...

C'est difficile, compliqué. Son corps n'est pas des plus robustes pour supporter un tel mécanisme. Alors, elle a dû apprendre à doser, tester, étudier jusqu'à avoir plus ou moins conscience du prix que lui coûterait chaque utilisation. Elle ne doit pas l’oublier, Destiny, à force d'en user, elle sera prise de violentes migraines, de vertiges et d'évanouissements.
Elle a beau être en A, elle reste humaine.



All the things that flow through my mind But it's just a sweet sweet fantasy i'm in heaven


Dix-neuf heures tapantes...
Destiny se prépare à remplir sa valise en ce beau soir de début janvier. Le grand jour est enfin arrivé : c'est demain matin qu'elle partira à l'aéroport pour rejoindre ensuite la voie ferrée qui l'emmènera sur l'île de Prismver.
Vous vous rendez compte ? Elle vient tout juste d’atteindre l'âge de presque quatorze ans Destiny, et pourtant, elle est sur le point de quitter le foyer familial à Genève pour se rendre sur une île inconnue. Loin, loin de tout, où elle sera isolée d'absolument tout. Elle abandonne tout, toute la vie qu'elle a menée depuis le début, et d'une certaine manière, elle en est soulagée...

Demain, elle quittera cette chambre froide et lugubre dans laquelle elle a vécu tout ce temps. Les dortoirs du pensionnat seront probablement mieux éclairés que cette pièce aux murs sombres — d'un autre côté, celle de Destiny ne possède qu'une petite fenêtre toujours couverte de rideaux indigos. La jouvencelle ignore si elle le réalise vraiment, si au fond, elle n'arrive toujours pas à croire aux paroles du traqueur. Demain, elle ne sera vraiment plus là ? Vraiment ? Tant mieux alors... Toutefois, elle commence par ouvrir sa valise d'un geste mou et désinvolte, vidant ses poumons dans un long soupir découragé ; elle se rend compte rapidement qu'elle n'est pas particulièrement motivée à la remplir, désespérée par le temps et les efforts que ça nécessite. Elle l'avait pourtant déjà fait à une reprise, avant de se rendre à un camp d'été il y a trois ans de cela — camp dont elle garde un très mauvais souvenir. Sauf qu'à ce moment-là, elle ne devait apporter que le strict nécessaire pour une semaine, et non pour des années, pour vivre là-bas.

Démotivant.

Elle souhaiterait tant la remplir en un claquement de doigt ; elle souhaiterait tant se débarrasser de cette tâche en une fraction de seconde à l'aide de la magie. Mais non ! Elle en est incapable ; son don n'a pas de telles compétences, il ne peut que modifier le futur de la réalité, à partir de la réalité.

L'imagination n'a jamais eu sa place dans ce cadre et ne l'aura jamais…

Elle a beau adorer son don, depuis le début elle doit avouer en garder un arrière-goût amer, ce sentiment de frustration qui lui chuchote sans cesse qu'elle aurait pu détenir de bien meilleures capacités. Elle voulait créer, Destiny, moduler l'univers à sa guise, laisser parler son imagination et ses désirs. Elle voulait rendre ce monde beau, beau comme ceux qui se trouvaient dans les belles histoires qu'on lui lisait étant petite. Oui les belles histoires, elle s'en souvient comme si c'était hier ; les soirées où elle s'asseyait toujours à genou sur le grand sofa du salon, et regardait les illustrations colorées du livre très attentivement ; et au fur et à mesure que l'histoire avançait, elle laissait sa tête tomber sur l'épaule du conteur, et s'efforçait de garder les yeux ouverts jusqu'au dernier mot, ce fameux mot “Fin” qui lui permettait d'enfin s'endormir sans aucun regret… Elle adorait constater que les contes qu’on lui racontait se concluaient toujours par une fin heureuse ; peut-être très niaises, mais ce n'était qu'un détail comparé à l'émerveillement que cela lui suscitait.
L’important, c’était que son visage endormi portait toujours un doux sourire...

Elle décide de commencer par mettre ses consoles de jeu dans l'énorme bagage. C’est ce qui la motive le plus pour débuter. Tout d'abord, les plus petites dans une poche à part ; elle prend sa Nintendo 3DS, la range dans son petit étui avec toutes les cartouches qui vont avec, et finit par enrouler le câble du chargeur. Et ainsi de suite pour chaque console portable ; puis le dernier, c'est sa GameBoy Advance, sa toute première console. Le jour où elle l'avait reçue, ce devait être lors d’une de ces réunions de famille interminables, avec d'un côté les parents qui parlaient du bon vieux temps et de leurs anecdotes personnelles, et de l'autre les enfants qui s'amusaient dans leur coin. Destiny était la plus jeune des leurs, et avait tendance à attirer leur sympathie comme un aimant, de ce fait, ses cousins et sa sœur l’amenaient toujours avec eux pour s’amuser. La majorité d'entre eux raffolaient des jeux vidéo, pouvaient passer des nuits blanches à s’acharner sur une manette sans se lasser ; mais parmi eux il y avait Pénélope. Cette fille amusante, drôle, ouverte, énergique, qui était certainement celle avec qui elle s'entendait le mieux à l'exception de sa soeur. Un jour, quand la petite blonde n'avait encore que quatre ans, celle-ci lui avait tendu sa console, cette console, et l'avait posée dans ses petites mains d’enfant, en fermant délicatement ses petits doigts.

— Mes frères y jouent beaucoup, mais personnellement, je ne pense pas être faite pour ça. Si ça peut t'amuser, alors je te l'offre. Ce sera toujours mieux que de la laisser au fond du tiroir.

Destiny repense alors aux heures passées dessus les jours qui suivirent, les heures entières scotchée sur le pauvre petit appareil violet, entraînée par l'univers de Zelda ; et sa progression rapide était notable. Parfois quand Pénélope venait à la maison, elle s’approchait de la petite gameuse et s'écriait :

— Whoa ! Tu es douée ! Moi, il m'avait fallu environ une semaine pour terminer ce donjon.

Il est vrai que Destiny était particulièrement douée dans ce domaine pour une petite enfant de presque cinq ans ; mais il fallait se rappeler qu'elle avait tout de suite accroché au monde coloré, amusant et captivant que lui proposait cette licence. Sa motivation était tout à fait justifiable. Et malgré la vieillesse de cette GameBoy Advance, elle continue encore aujourd'hui d'y jouer par pure nostalgie — et puis la plus vieille reste la GameBoy Color qu'elle a trouvée dans une brocante il y a quelques années... Elle a découvert par la suite que ce jeu n'était pas celui de Pénélope, mais celui de Watson, qu'elle a pris par erreur. Toutefois, Destiny n'a jamais accepté de rendre le jeu.

Elle la dépose avec précaution en compagnie de toutes celles déjà rangées. Elle rajoute ensuite quelques livres qu'elle aime particulièrement dans cette même poche, ainsi que ses cours des dernières années. Le système scolaire de Prismver relève de l’inconnu, elle qui a toujours connu celui de Genève et seulement celui de Genève. Peut-être que ses cours des années précédentes s'avéreront utiles ? On ne sait jamais. On ne sait jamais...
Des bruits de pas se rapprochent de sa chambre ; intriguée elle lève la tête, et elle voit son père apparaître à la porte, secouant doucement un petit carnet.

— J'ai retrouvé ton carnet scolaire. Tu penses que ça te sera utile là-bas ?

Destiny le regarde d'un air hésitant. Son père, bien que souvent absent du foyer pour des raisons professionnelles, s’est toujours montré généreux à ce qu'elle s'en souvienne. Toutefois, elle n'est jamais parvenue à entretenir une relation très complice avec ce dernier, souvent absent du foyer pour son travail de banquier. Elle baisse la tête.

— J'en sais rien...
— Hmm... Je te le laisse là. Je pense que c'est mieux de le prendre avec toi.

Il le pose délicatement sur la petite table à proximité et s'en va sans rien ajouter. Destiny attend qu'il soit définitivement parti avant de se lever et saisir son carnet scolaire, et de finalement l'ouvrir par simple curiosité. Elle le feuillette, depuis le début de l’école primaire jusqu'à la fin. Son parcours passé se dessine progressivement dans son esprit, ses souvenirs refont surface les uns après les autres. Sa première année, oui ; sur le bas de la première page, on remarque en dessous du premier semestre “1ère année” et du second semestre “2ème année.” À peine entrée à l'école, elle avait déjà sauté une classe au milieu de l'année. Tout s'était déroulé si rapidement ; elle ne jouait avec personne, prenait toujours sa GameBoy Advance mais elle ramenait toujours des notes impeccables à la maison. Ses parents s'inquiétaient pourtant, penseraient que le départ récent de sa grande sœur à Prismver l'affecterait, la déprimerait, et ils s'étaient lourdement trompés ; Destiny montrait en effet une intelligence remarquable, des résultats frôlant ou atteignant la perfection et une avance notable par rapport aux autres. Son institutrice avait même convoqué ses deux géniteurs pour leur proposer de la faire sauter une année ; parce qu'elle s'ennuyait ici ; parce que ça se voyait qu'elle avait compris les enseignements ; parce qu'elle n'avait rien à faire ici. De ce fait, elle entra dans une nouvelle classe en plein mois de janvier.
Et l'année suivante, ce fut la même chose. Les mêmes remarques, les mêmes constatations et encore une classe de sautée, à tel point que sa mère intriguée par son talent l'emmena faire un test de QI. Et pourtant... pourtant le résultat démontrait bien qu'elle avait un très bon QI — 127 —, au-dessus de la moyenne mais pas suffisant pour être catégorisée de génie, ni même de surdouée.

En réalité, son intelligence ne justifiait aucunement cette grande facilité dans le domaine scolaire ; c'était son excellente mémoire. Destiny retenait presque systématiquement tout ce qu'elle voyait et entendait ; et comme à cet âge-là, on leur demandait surtout de simplement retenir des informations, pour elle, c'était comme si on lui offrait les corrigés de chaque examen. Ecouter, puis vérifier quelques fois après coup, et rien de plus. Mais ce n'était pas important ; ce qui l'était, c'était d'entendre la voix de sa mère qui la félicitait, qui lui chuchotait au creux de l’oreille des “c'est merveilleux ma Myosotis ! On est fiers de toi !” Ça la faisait sourire toujours un peu plus, petit à petit elle se considéra elle-même comme quelqu'un de très doué.
Malgré tout, Destiny ne sauta plus aucune classe suite à cette deuxième reprise ; elle était enfin intégrée dans un programme un peu plus corsé qui nécessitait un peu plus de réflexion, même pour elle.

C'était pour cette raison que Destiny s'était retrouvée en 4ème aussi rapidement, qu'elle était une petite fille de tout juste 8 ans entourée d'une horde d'élèves allant vers leur dixième année...

Elle tourne les pages du carnet délicatement, se remémorant chaque examen de chaque année comme si elle les avait toutes vécues hier. Puis, elle arrive à sa dernière année, et son sourire nostalgique se dissipe ; son regard se perd dans ses résultats qui descendent en crescendo, qui empirent de semaines en semaines.

Et avant de se souvenir des derniers mois, elle ferme le carnet.

Elle le met là où tous ses cahiers sont déjà placés, et soupire une nouvelle fois. Elle vérifie une dernière fois qu'elle n'a rien oublié pour se rassurer. Et soudain, elle sursaute en constatant qu'elle a oublié d'emporter sa toute première DS ; elle se précipite vers son tiroir du bas pour sortir sa plus vieille DS, sa première console à deux écrans. Une DS lite de couleur rose pâle. Sa vue attendrit son regard paniqué, la touche B ne fonctionne plus que lorsque l’on appuie avec de la force tant il a été torturé dans le passé. Tu as dû bien souffrir dans le passé, n'est-ce pas ? Toutefois, ce n’est pas le seul défaut de cette console : l'écran non-tactile ne se maintient plus comme il faut — avec un peu d'imagination on peut presque s'en servir comme éventail. Cet accident devait dater de vers ses huit ans. Elle était tellement fière de l'avoir reçu à son anniversaire qu'elle l'emmenait tous les jours à l'école à la place de sa GBA. Les autres enfants pouvaient faire ce qu'ils voulaient, le seul sujet qui suscitait sa curiosité et dont elle pouvait parler pendant des heures, c'était celui des jeux vidéo et de sa nouvelle DS lite. Au début, ils comprirent qu'ils ne l'intéressaient pas et la laissèrent tranquille, mais au fil du temps, c'était devenu un sujet de moquerie ; cette passion et cette naïveté devenaient presque ridicules à leurs yeux. Au final, elle avait l'habitude de les voir arriver pour lui cacher son écran. Elle avait l'habitude de les voir cliquer sur la cartouche pour retirer le jeu quand elle n'avait pas sauvegardé. Elle avait l'habitude de les voir détruire ses sauvegardes quand ceux-ci lui avaient demandé de leur “prêter” sa DS. Elle avait l'habitude de tout ça. Mais ce jour-là, ils étaient allés trop loin. Utiliser une console de jeu en guise de ballon de volleyball... Il fallait s'attendre à ce que la chute fût douloureuse. Et en effet, quelques bouts de plastiques qui maintenaient l'écran du haut avaient giclé et elle poussa un cri strident et horrifié en voyant la scène. Elle s’était élancée dans sa direction et la ramassa en tremblant de rage. Puis, elle se retourna vers ses camarades pour leur lancer le regard le plus noir et glacial qu’ils avaient reçu de leur vie insignifiante. A ce moment-là, elle voulait tant les voir rire comme des baleines pour trouver une raison de les frapper, de les noyer, de les brûler, de les faire souffrir. Néanmoins, à la place, elle vit des visages rongés par la culpabilité. Cela ne pardonnait rien. Elle voulait tant les voir punis, punis, punis ! Malheureusement pour elle, l’enseignante se contenta d’un avertissement et d’un regard sévère.

Destiny soupire. Même après cet incident, cette console a continué de fonctionner pendant des années et des années ! Elle la range avec le reste de ses jeux et ferme la poche.

Maintenant qu’elle a terminé avec les affaires scolaires et les jeux portables, elle s’attaque à sa garde-robe ; la porte de son armoire s’ouvre dans un grand fracas. Les habits sont tous rangés par couleur et suspendus dans un ordre logique — elle a toujours été quelqu'un d'ordonné. Et les premiers qui attirent son regard sont les plus vieux, les plus petits, ceux qu’elle mettait vers l’âge de presque neuf ans. Elle devait être arrivée tout juste en sixième année, au moment où tous ses camarades s’approchaient de leur onzième année. Au milieu de tous ceux qui commençaient à s’intéresser aux tendances et à la mode, elle, elle paraissait négligée, à part, atypique, bizarre, puérile. C’était sans doute à cette période de sa vie qu’ils avaient vraiment commencé à se montrer cruels et impitoyables. Tandis qu’ils cherchaient à grandir et à s’épanouir dans l’adolescence, il y avait elle qui cherchait à préserver son innocence. Il y avait elle qui ne cherchait pas à comprendre ses semblables, ni même à s’intéresser au milieu dans lequel elle vivait.

Elle s’épanouissait toute seule avec ce qu’elle avait toujours eu, cela lui suffisait. Le reste ne lui disait rien.

On ne le dira jamais assez : les enfants sont fourbes à cet âge-là, et c’était particulièrement vrai dans cette histoire. Les petites taquineries relevaient presque à de l’humiliation. Les petites piques se muaient petit à petit en rabaissement. Les petites tapes un peu trop fortes devenaient de véritables bousculades. Les moqueries étaient à présent blessantes… Après une année à vivre un martyr et à en complexer, elle avait remarqué que beaucoup de ses persécuteurs utilisaient son style vestimentaire enfantin et ridicule pour l’enfoncer. En effet, la petite Destiny avait tendance à sortir avec un pull bien épais et une petite jupe rose tout au long de l’année, en doudoune à l’approche de l’été et en T-shirt à la fin de l’automne ; elle n’accordait pas les couleurs et son allure rappelait celle d’un clown, parfaitement capable de sortir avec les cheveux en pétards et des chaussettes de couleurs différentes. Parfois même, elle nouait les manches de son pull autour de son cou pour se déguiser en super héros. Sa mère tentait de la corriger brièvement à quelques reprises, à répéter et répéter que ça n’allait pas mais se résignait à la laisser faire à contre cœur. Le véritable déclic qui l’avait poussée à faire attention à son apparence, c’était eux.

C’était allé à son rythme, cela diminuait et ce fut à 12 ans que plus personne ne fit de commentaire sur ses habits.

Elle finit par ignorer la présence de ces habits appartenant au passé désormais, et se concentre sur la petite collection qu’elle a acquise au fil des années. Elle a dû beaucoup observer et étudier le style vestimentaire des autres pour pouvoir choisir un qui ne frôlerait pas le mauvais goût. Elle s’est créé une garde-robe qui lui plaît et qui ne dérange pas grand monde. C’est féminin, c’est mignon, c’est coquet, et ça la met en valeur en plus de correspondre à sa personnalité malgré sa froideur. Chacun d’entre eux se voit plié et déposé dans l’imposante valise. Et à présent, elle se dirige vers la salle de bain ; elle ouvre l’armoire et emporte avec elle sa teinture pour cheveux ; produit qui symbolise sans doute l’une des mésaventures les plus marquantes de sa courte existence. Elle devait avoir onze ans, cherchait encore à trouver un style qui lui permettait de se fondre dans la masse sans problème. Puis, elle avait vu cette fille d’une autre classe, une jolie fille qui s’était teint une de ses mèches de cheveux blonds en brun. Cela lui allait bien, les gens trouvaient que c’était joli et Destiny avait remarqué que l’on trouvait cela joli. De ce fait, le soir même, elle s’était rendu à un magasin de teintures un peu spécial et avait suivi le mode d’emploi pour se faire une coloration réussie ; et étrangement, elle était très réussie.

C’est ainsi que Destiny gambada joyeusement le lendemain, malgré les protestations de ses deux parents, en direction de l’école, avec des cheveux rose bonbon.

Oui, elle s’attendait vraiment à recevoir des compliments sur sa nouvelle coiffure. Oui, elle pensait sincèrement qu’elle serait acclamée par la foule de son établissement. Non… Non, elle ne prévoyait pas du tout d’être reçue dans un immense éclat de rire. Non, elle ne comprenait vraiment pas pourquoi. Non, elle ne cernait pas les autres ni même leur mentalité. Non, elle n’aurait jamais cru qu’on la démolirait toute la journée à ce sujet. Jamais. Et c’était sans doute la pire journée de sa vie, accablée par les dérisions les plus harcelantes, cible des portables qui la photographiaient sans cesse. Elle en avait marre… Elle voulait pleurer, se cacher, disparaître, qu’on l’oubliât éternellement. Elle couinait au fond de la cour de récréation, et cela avait comme effet pervers d’accentuer les persécutions. Elle en subissait souvent, en avait toujours subi, mais jamais autant que ce jour-ci. Généralement, on l’embêtait, elle fuyait et parvenait parfois à échapper à l’humiliation ; mais cette fois-ci, l’attention était focalisée sur elle et uniquement sur elle.
Elle voulait juste rentrer chez elle le plus vite possible… Cependant à la dernière heure de cours, l'un de ses camarades avaient saisi une paire de ciseaux et s'était avancé vers elle.

— Allons, te barre pas ! On peut pas te laisser avec ça tout de même !

Adieu les longs cheveux de Destiny. Adieu, ces douces mèches qu'elle voyait tomber au sol tandis qu'elle tentait de se débattre. A la fin, il ne lui restait qu'une coupe garçonne qu'elle pleurait silencieusement. Elle souhaitait juste rentrer...

Et le soir où elle était revenue, elle se retenait de pleurer à chaudes larmes. Sa mère l’avait remarquée, et intriguée, elle entama directement la discussion qui l’intéressait.

— Comment ça s’est passé à l’école, avec ta nouvelle coupe ?
— Ca allait, ça allait…
— Et pourquoi ces cheveux si courts ?
— ... Je voulais innover jusqu'au bout.

Elle monta dans sa chambre la tête légèrement baissée, faisant mine de n’avoir jamais vécu l'horrible journée qu’elle venait d’endurer. Sa mère n’avait jamais su que sa petite Myosotis était sujet de persécution, et ne l’a jamais su… Elle devait s'en douter, mais pas autant que ce qu'elle vivait chaque journée ; elle pensait que sa jeune enfant était assez grande et indépendante pour gérer sa scolarité et sa vie — et comme son travail lui exigeait du temps, cela l'arrangeait.
Par la suite, les étudiants la laissèrent tranquille, car apercevoir cette petite touffe rose entrer dans la cour de l'école faisait à présent partie de leurs habitudes ; c’était même retrouver sa chevelure blonde châtain qui les choquerait. Quelques mois plus tard, elle s’était même permis de prendre des lentilles correctives de la même couleur en plus de ses lunettes, et heureusement, elles firent moins sensation que sa coloration.

Elle l’emporte avec et dépose la petite boîte de teinture sur ses habits pliés minutieusement. Elle pense avoir presque fini de la remplir ; il ne reste que ses consoles de salons, ses posters et ses goodies et ce sera parfait. Immédiatement, elle se jette sur sa Wii et Wii U, sa Playstation 2, 3 et 4, sa Xbox 360 et tout le reste. Les câbles sont parfaitement mis en place afin de ne pas être perdus, les manettes se trouvent dans une poche encore à part. Très bien, à présent elle s’occupe d’enrouler chaque poster et de ranger chaque figurine dans une boîte pour ne pas les abîmer durant le voyage. Puis enfin vient le tour de ses peluches, qu’elle embarque. Sa favorite en dernier, sur laquelle on peut voir quelques déchirures parsemées sur le corps, provenant d’un jour où ses camarades s’étaient amusés à martyriser cette pauvre poupée entièrement blanche sous ses yeux larmoyants. Elle devait presque avoir dix ans, au moment où elle ne réalisait pas encore que son allure puérile provoquait le rire ; elle détestait venir en cours sans sa peluche, et quand ses camarades s’en moquaient, elle prenait le réflexe de la cacher plutôt que de la laisser à la maison. Pourquoi devrait-elle changer ses habitudes sous prétexte qu’elle grandissait ? Elle avait regretté ce jour-là, en voyant son jouet servir de ballon de football et s'écraser contre les murs de briques, et depuis lors, elle avait arrêté de la prendre. Si elle devait cacher ce qu’elle adorait en plus de changer de tenue, alors elle le ferait. Son quotidien commença à ressembler à ça depuis lors : la survie, cacher ce qu’elle était pour ne pas être jugée, enfouir sa personnalité au fond de son être pour se protéger ; malheureusement, elle ne parvint jamais à réellement dissimuler les restes de sa naïveté. Ca se sentait, ça se voyait, ça se repérait ; c'était trop ancrée en elle... Mais maintenant c’est terminé. Terminé. Je ne les reverrai plus jamais pense-t-elle en fermant sa valise brusquement au milieu de la pièce sombre ; et lorsqu'elle aboutit cette manœuvre, sa mère entre dans la chambre toute souriante.

— Tu as terminé ma Destiny ?

Elle lève les yeux avec un sourire au coin des lèvres. A l’inverse de son père, Destiny a toujours été relativement proche de sa mère malgré son absence notable pour des raisons professionnelles. Excentrique, enjouée, énergique, on raconte qu’elle est une enseignante motivante et dévouée, car oui cette année, sa fille est bel et bien dans le lycée où elle exerce son métier. Celle-ci s’avance vers l’immense mallette et commence à atténuer sourire en apercevant les consoles occupant les trois quarts de l’espace.

— Tu vas vraiment prendre tout ça… ?
— Oui !

Elle continue de fouiller et vérifier attentivement le travail de sa jeune enfant. Un soupir désespéré mais tendre s’ensuit.

— Tu n’as ni pris de pyjama, ni rien pour te laver, et vraiment pas assez de sous-vêtements. Tu sais que tu vas vivre là-bas tout de même ? Il faut devenir un peu plus autonome ma chérie, sinon tu n’arriveras à rien dans la vie. Et… oh et puis tant pis ! Descends à la salle à manger : le repas du soir est prêt et ton père t’attend pour manger. Je m’occupe du reste.

Destiny baisse la tête, déçue de n’avoir pas su gérer ses affaires comme il fallait. C’est désormais sa mère qui prend le relais à contre coeur, persuadée que sa fille serait beaucoup plus indépendante que ça — elle l'a toujours surestimée depuis qu'elle connaît son QI et sa capacité à gérer les cours depuis toute petite. Elle a toujours été comme ça, dynamique, maternelle, débrouillarde, comme Pénélope. Peut-être était-ce pour cette raison que Destiny l’adorait. Peut-être parce qu’elle lui rappelait Pénélope, elle aussi entrée à Prismver il y a plusieurs années de cela. D'abord sa sœur, puis sa cousine, et ensuite elle… Elles y sont pratiquement toutes passées, et il paraît même qu’elles ne sont pas les seules de leur grande famille à étudier dans cet établissement. Avant de s’en aller, la petite Vermeil s’empare de la seule chose qu’elle n’a pas encore mise dans sa valise.

Son journal.

Elle relit le nom inscrit sur la couverture rose pâle pour la énième fois. "Myosotis Destiny." Elle se souvient avoir toujours été curieuse sur l’origine de ses prénoms, ayant toujours été la seule à les porter à sa connaissance. Elle se souvient lui avoir toujours questionnée à ce sujet.

— Maman. Pourquoi m’avoir appelée Myosotis et Destiny ? J’ai entendu personne d’autre les porter.
— Des prénoms uniques pour une fille qui l’est tout autant.

Et elle semblait fière quand elle répondait ça. Professeur d’anglais et de biologie, elle avait le don pour trouver des prénoms qui sortaient du commun et qui faisaient référence à ce qu’elle adorait. Myosotis, une très belle fleur et sans doute sa favorite. Une fleur qui symbolisait tout l'amour qu'elle entretenait à l'égard de sa fille, qui signifiait "aimez-moi, souvenez-vous de moi, plus je vous vois, plus je vous aime, pensez à moi. Ne m'oubliez pas..." Et Destiny, une thématique en littérature qui l'avait toujours fascinée. Le destin existe-t-il, est-ce que tout est écrit ou écrit-on notre propre histoire ? Elle l'avait offert à sa jeune fille pour cette raison, en espérant que ta destinée soit belle, ma chérie. Ce fut ainsi que Destiny porta deux noms peu fréquents, toujours sujet de petites rigolades pour la taquiner. Son préféré avait toujours été le deuxième, mais se faire nommer Myosotis par les autres ne la dérangeaient pas. Du moins, au début. Et puis, au fil du temps, elle en avait marre, marre… Quand elle passait un long midi entier à se faire charrier et se faire traiter d’extraterrestre simplement parce que Myosotis n’avait rien de commun, que ça sonnait "bizarre", elle en avait vraiment marre et revenait à la maison avec une voix presque déformée par la rage.

— Maman… Pourquoi m’as-tu appelée Myosotis ?
— Je te l’ai déjà dit. J’ai toujours trouvé qu’il était beau et que tu le portais magnifiquement bien.
— Moi je trouve qu’il sonne moche…

A ce moment précis, sa mère comprit plus ou moins la raison de son énervement, et s’habitua à l’appeler Destiny depuis ce jour. La concernée demanda elle-même à ses professeurs d’arrêter d’utiliser Myosotis pour les appels. A onze ans, Myosotis se nomma Destiny. Mais rien ne l'eut étonnée : elle devait tout cacher à son sujet de toute manière. Tout.

Vingt heures tapantes...
Elle devait descendre les marches de l'escalier pour se retrouver directement dans la salle à manger. Sauf qu'au milieu de celui-ci, elle s'arrêta.
Et elle ouvrit son cahier…

Elle se rappelait de ce livre ; elle devait l'avoir commencé à treize ans. C'était lorsqu'elle ne se sentait vraiment plus à l'aise dans sa peau, qu'elle commençait à vraiment se renfermer et à arrêter de parler par peur de dire quelque chose de déplacé. Au moment où elle commençait à se rendre régulièrement chez le médecin à cause de quelques problèmes de santé — manque de vitamines dû au manque de soleil — ; mais surtout au moment où elle commença à chercher quel chemin lui permettrait d'éviter ses ravisseurs, à quelle heure partir de chez elle pour ne pas les croiser, où manger pour être tranquille en compagnie de sa 3DS et comment gérer la récréation pour ne rencontrer personne. Elle réalisait qu'elle avait toujours été le bouc émissaire de l'établissement, mais ce n'était pas quelque chose à laquelle on s'habituait. C'était quelque chose qui la complexait de plus en plus, qui la faisait douter de tout le monde et même d'elle-même.

Elle ne se confiait à personne, tentait de cacher la vérité aux enseignants et à ses parents, persuadée qu'eux aussi la jugeraient comme tout le monde la jugeaient. Elle avait tellement peur que même eux la condamneraient qu'elle voulut cacher cette éventuelle déception.

Ce fut à cette période qu'elle avait commencé à sentir le besoin de se confier à un simple journal intime, pour évacuer ses peines quelque part. En le feuilletant, elle redécouvre ses plaintes les unes après les autres, a l'impression de revivre ses derniers mois. Elle relit toutes ces phrases qui étaient destinées à cracher sa haine envers tous ceux qui lui avaient mené la vie dure, tous ceux qui la poussaient dans la fontaine après les cours et qui vidaient son sac dans la poubelle. Tous ceux qui profitaient de sa candeur préservée pour l'insulter et la déprimer toujours un peu plus. Elle avait besoin de raconter ses anecdotes et de se plaindre quelque part.

C'était aussi la dernière année de la scolarité obligatoire, qui aboutissait par des examens...

Destiny continue de se relire, appuyant son dos contre le mur qui se tient derrière elle au milieu des escaliers. Elle arrive aux pages où elle avait écrit qu'elle désirait à tout prix que tous ses persécuteurs échouassent aux examens, qu'elle voulait les voir rater le certificat qu'ils convoitaient tant. Elle avait écrit cela trois jours avant les examens...

Elle tourne la page ; à celle-ci, elle confessait ses malaises réguliers après chaque tests de la période d'examen. Elle frôlait l'évanouissement, et se rendait immédiatement chez le docteur pour établir un constat. "Rien de spécial, juste de la fatigue" qu'il répondait. Destiny sourit ironiquement ; maintenant qu'elle sait d'où cela provenait, elle ne peut qu'en rire. Puis voilà, après ces semaines intenses, elle racontait que les malaises avaient disparu, et que par miracle, toutes les personnes à qui elle souhaitait du malheur avaient essuyé un échec cuisant, certains devaient même passer par un redoublement... Comme par hasard, seules les personnes pour qui elle entretenait un ressentiment, excluant ceux qui la laissaient tranquilles ainsi que ceux qui occasionnellement la défendaient.

C'était...jouissif. Jouissif de se dire que la justice avait enfin frappé sa sentence...

Elle n'avait pas compris tout de suite ce qui s'était vraiment passé. En continuant sa lecture, elle se rend compte qu'en réalité, elle avait mis un bon mois pour s'apercevoir qu'elle détenait un don, comme sa soeur, comme sa cousine, comme plusieurs personnes de sa famille. Par curiosité, elle retenta pour confirmer son hypothèse. Ce que j'écris deviendrait-il réalité ? Et oui, suite à un malaise, elle constata qu'une nouvelle fois elle avait changé le cours des choses...

Et la suite, la suite elle la connaît. Elle l'étudia, chercha à connaître les limites jusqu'à s'en rendre presque malade. Elle avait compris qu'elle n'avait pas manipulé le talent de ses pauvres victimes, mais certainement qu'elle était parvenue à les persuader de la basse difficulté des contrôle et avait réduit leur temps de révision. Certainement. A son entrée au lycée, on ne la persécutait plus mais on la rejetait. Cela non plus, elle ne l'eut pas supporté sauf que cette fois-ci elle commença à entamer sa vengeance personnelle.

Elle écrivait, elle écrivait, elle écrivait dans l'unique but de se venger.
Elle en détenait enfin les moyens...

Durant de longs mois, personne ne le sut à part elle. Bien sûr, tout le monde considérait le malheur qui leur tombait dessus comme naturel. Destiny était cruelle, mais Destiny arrivait à faire passer ses actes comme des événements normaux. Toutefois, elle ne s'amusait pas non plus à les pousser à bout — elle en était incapable. Mais les enfoncer dans la médiocrité, à créer la petite goutte qui débordait le vase, à toujours rendre leurs journées plus désagréables. Ca, elle le pouvait. Elle ne pouvait les manipuler ni même créer des malheurs, mais amplifier celles qui existaient déjà, oui. Et souvent, souvent ils se détruisaient tout seuls ensuite. Séparations, ruptures, échecs, disputes, malentendus simplement parce que Destiny les rendaient plus tendus et parvenait à trouver la petite chose qui mettrait le feu aux poudres.

Elle adorait faire ça, Destiny. Néanmoins, un jour, une camarade qui souhaitait sympathiser lui demanda poliment ce qu'elle écrivait dans son carnet, la petite jouvencelle l'avait rejetée brutalement par panique. A cet instant, après que cette fille fût partie, elle réfléchit à ses actes et se rendit compte qu'elle s'enfonçait elle-même dans ses propres angoisses. De nouvelles craintes l'envahissaient peu à peu, la troublaient un peu plus chaque jour... Toujours plus profondément...

Et si un jour, on le découvrait ?

Elle s'était rendue compte qu'elle s'était embarquée dans une grosse galère. Et elle savait que si l'on découvrait son secret, tout empirerait, tout, tout recommencerait. Tout redeviendrait comme avant... exactement comme avant, voire pire... C'était avec ce don qu'elle se sentait enfin soulagée, vengée, et en contrepartie, c'était ce don qui pouvait lui redonner sa condition de vraie martyr.

Elle était piégée.

Ses journées devinrent un véritable enfer à partir de ce moment. Cacher son carnet aux élèves et à ses parents, cacher son angoisse permanente aux autres et à tous les adultes, cacher ce qu'elle faisait, s'éloigner le plus loin possible des autres pour jouer, se rassurer, s'évader quelque part où elle ne courrait aucun danger. Destiny lève les yeux au plafond, se remémorant qu'il y a trois semaines, elle s'était rendue à l'infirmerie pour la quatrième fois à cause d'une crise de nerfs, à la limite des larmes, sur le point de craquer. Elle devait faire passer cela pour une maladie naissante à cause de sa santé fragile. Mais elle savait. Elle savait que ce mensonge ne perdurerait pas. Elle le savait...

Vingt-et-une heures moins quart...
Son père vient la chercher dans les escaliers pour manger. Son carnet se ferme dans un réflexe précipité, et elle le suit sans discuter. Suite à ce repas, elle remonte et se prépare pour aller se coucher. Et ainsi démarre sa dernière nuit entre ses murs...

Il est neuf heures du matin, et un homme sonne à la porte. Monsieur Vermeil lui ouvre, et sourit à la vue du traqueur qui les avait visités il y a déjà deux semaines. Destiny court joyeusement vers la sortie et regarde à son tour le monsieur en esquissant un de ses rares sourires sincères. C'est lui qui l'a sortie de ce piège. C'est lui qui, il y a deux semaines, avait sonné à leur porte pour parler avec ses parents à propos de Prismver, un pensionnat où il comptait l'emmener à cause de son pouvoir. Ses deux parents furent surpris lorsque le traqueur leur avoua qu'elle était capable d'écrire le futur. La petite Vermeil ne leur avoua pas qu'elle le savait déjà, mais imita l'étonnement pour les accompagner. Le traqueur leur proposa alors de l'emmener avec lui, comme un autre l'avait déjà fait avec sa soeur plusieurs années en arrière. Tout quitter pour étudier là-bas, tout abandonner pour son bien. Et lorsque son père lui demanda son avis, elle répondit en se retenant de pleurer de joie et de soulagement :

— Oui... Oui, j'accepte...

Et c'est ainsi qu'elle le suit en cette matinée ensoleillée, un grand sourire aux lèvres. Mais tout d'abord, elle leur demande un instant avant de partir. Elle se rend derrière la maison, son carnet tenu contre le coeur, là où un éboueur vide les poubelles du quartier dans un grand camion ; et sans vraiment faire attention à lui, elle baisse les yeux doucement, sereinement ; ses mains déchirent délicatement son journal intime en mille morceaux et jettent les morceaux dans un des sacs.

Puis elle part. Elle part enfin en paix, pour construire une nouvelle vie là où personne ne la connaît, une nouvelle vie sans les malheurs passés mais avec le bonheur d'antan, et fuir celle-ci une bonne fois pour toutes.


*  *  *

SUITE UC UC UC

*  *  *


• L'avis du personnage sur la Guerre des Classes :
Elle ne comprend pas les gens, ni leur morale, ni même réellement la justice. De ce fait le concept de la guerre lui échappe totalement. Pourquoi les gens entrent en conflit alors que la majorité préfèrent la paix ? Autant dire que la seule chose qu'elle repère dans cette histoire, c'est sa grande contradiction.

Elle ne croit pas en l'égalité, a du mal à trouver une certaine forme de vérité dans un idéal aussi subjectif. Comment des gens dont les capacités sont hautement supérieurs et plus utiles pour les autres pourraient être égaux aux incompétents ? De ce fait, elle serait plus proche de la méritocratie en termes de valeurs. Sauf que même ici, elle aurait beaucoup de peine à défendre cette cause, à prêcher cette idéologie avec conviction. Elle ne soutient pas la méritocratie pour son aspect honorable mais parce qu'elle trouve cela simplement... logique. Elle serait incapable de justifier et perdrait facilement un débat contre l'avis opposé, mais ne serait pas convaincue du contraire pour autant. Elle se sent si peu concernée par ces sujets aux tendances politiques et philosophiques qu'elle n'a en théorie aucune raison d'y prendre part.

Cependant, elle a longuement déterré les archives des commentaires des lecteurs, et elle doit bien l'avouer : elle trouve ces conflits amusants, très amusants. Elle trouve que c'est amusant de voir des gens se battre et se haïr, se cracher toujours les mêmes propos, les mêmes arguments pour quelque chose d'aussi futile, pour un système scolaire qu'ils peuvent quitter à leur 21ème année. C'est extrêmement divertissant de voir que les gens qui l'effraient autant s'impliquent à ce point dans des stupidités pareilles. Alors, Destiny, elle l'alimente, elle y participe pour rire, pour se moquer, pour voir où tout cela va mener, et comprend presque le Ranker.
Elle se bat parce qu'il n'y a rien qui la retiendrait.

• La découverte des dons :
Elle n'aime pas ça. Elle aurait préféré rester dans l'ombre, que ce secret n'ait jamais été dévoilé car elle juge que c'est trop tard pour qu'une entente puisse être possible. Elle est craintive, elle est persuadée que les moldus - comme elle les appelle - leur en voudront du mal à cause du danger qu'ils représentent.

• Vice et PUMA :
Elle n'arrive pas à croire qu'un projet aussi utopique puisse convenir à certaines personne. Elle juge que les élèves de PUMA sont beaucoup trop peu et exercent trop peu d'influence pour renverser la balance de leur côté. Concernant la Vice, Destiny ne lui fait pas confiance.

• Leader et explosion :
A ECRIRE

• Piafs :
A REVOIR, ADLER

• Autres :
Sa paranoïa n'est pas diagnostiquée, de ce fait elle n'est pas suivie. Il n'y a qu'une seule personne qui, à ce jour, est parvenue à être suffisamment de confiance pour que sa paranoïa ne s'exprime plus, et c'est Casimir, son premier petit ami.

flore à votre service // 20 ans // chiaki nanami (dgr2) // j'vous aime

Message Dans Re: The future never dies ♦ Destiny (uc) | le Dim 8 Juil 2018 - 21:01
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Message Dans Re: The future never dies ♦ Destiny (uc) | le Dim 8 Juil 2018 - 21:11
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Your songs remind me of swimming, Which I forgot when I started to sink Dragged further away from the shore, And deeper into the drink Sat on the bottom of the ocean, A stern and stubborn rock 'Cause your songs remind me of swimming, But somehow I forgot, I was sinking and now I'm sunk, I was drinking and now I'm drunk × code by lizzou.
Message Dans Re: The future never dies ♦ Destiny (uc) | le Dim 8 Juil 2018 - 21:14
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Il nous faudra un lien avec Cha ! Entre Suissesse :3


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