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Bad Ending







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 Bad Ending

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Message Dans Bad Ending | le Jeu 19 Juil 2018 - 21:30
Peace and harmony
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Personnage sur l'avatar : Katya Lischina

Féminin Âge, classe & année (ou poste) : 16 ans, Classe D, PUMA, Cinquième année
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Peace and harmony
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Avertissement : Le récit suivant traitent des contenus qui sont susceptibles de heurter la sensibilité des plus jeunes et des moins avertis. Il est déconseillé à tout les mineurs de moins de 16 ans. A lire avec vigilance.


Elle savait. Elle savait qu'une bande de salopards s'amusait à passer à tabac une poignée de personnes innocentes sans aucune raison. Elle savait qu'Amy était déjà passée à la casserole. Elle le savait grâce à son réseau d'informateurs. Quel réseau d'informateurs ? Les ragots, les gens dont elle espionne les conversations, et les gens qui aiment lui balancer des faits divers comme ça dans la gueule l'air de dire « Alors la super-héroïne, on est nulle ? ». Bien évidemment, Nicole ne bronchait absolument pas, car c'était pour elle toutes les nouvelles de dernière minute qu'elle avait ratée. Une bonne courtoisie, selon sa logique.

Malheureusement pour elle, son costume était entièrement à revoir, du coup, elle se déplaçait telle une vengeresse masquée, dans des habits de survêtement noir. ( Et un peu vert, pour le style. ). Elle se complaisait dans le fait que ça rendait plus réaliste et intimidant. Elle ratait les cours pour tenter d'attraper la bande de malfaiteurs en question, mais elle n'arrivait tout simplement jamais à les localiser, encore moins les prendre en flagrant délit.

En ce 6 juillet, cinq personnes étaient passées à la casserole. Un de chaque classe, et un adulte, sauf des D et des PUMA, c'est à dire exactement les deux classes dans laquelle elle est. Pourtant, ça ne l’inquiétait pas le moins du monde. Elle était l'héroïne, et les héros ne meurt jamais. Elle allait les trouver, et les vaincre, avant de les apporter à la justice.

Après avoir passé la journée à chercher, en quête d'aventure et de justice, elle prenait une petite pause. Complètement épuisée après avoir utilisé son pouvoir afin de sauter de toits en toits, d'arbres en arbres, de cachettes en cachettes aussi longtemps. Elle reprenait son souffle sur un banc, et grignotait un petit repas préparé par Amy. Elle sentait son énergie revenir petit à petit, elle regardait autour d'elle pour profiter du paysage étonnamment calme. Il est facile de se cacher en pleine nuit. Tout est fermé. Pas un chat dans les rues, si ce n'est que quelques passants. Elle avait également choisi une petite rue piétonne pour se reposer, là où les voitures ne passaient pas.

Pourquoi ne pas monter sur un toit ? Parce qu'elle s'était essoufflée avant. Et selon elle, les toits était trop haut et les rues trop vides pour s'embêter à phaser dans les airs pour ensuite atterrir sur un de ces toits. Mine de rien, ça prend beaucoup. Le presque-silence qui s'était installé depuis un moment fut brisé par une série de bruits de pas. Une fournée de passants peut-être ? Se demanda-t-elle en tournant la tête.

C'était une bande de jeunes. Ils semblaient assez costaux, certains étaient même armés de battes, ou autres objets contondants. Il n'y avait aucun doute, ça devait être eux, la bande de malfaiteurs qu'elle recherchait. Elle se leva de son banc lentement, s'apprêtant à passer à l'action. Mais il y avait quelque chose qui clochait, quelque chose qui ne tournait pas rond.

C'était vers elle qu'ils venaient.

Combien étaient-ils ? Dix ? Vingts ? Tous plus baraqué qu'elle ne pouvait prendre un par un ? Allaient-ils tous lui sauter dessus tout de suite ? Était-elle la personne qu'ils recherchaient ? Était-elle la victime d'aujourd'hui ?

Sans se faire attendre, son corps lui fit comprendre qu'elle avait peur, très peur. Sueur froide dans sa nuque et son front, son cœur qui bat plus vite que son torse ne peut le contenir, ses mains qui deviennent moites, ses jambes qui tremblent de terreur. Elle avait beau avoir un pouvoir assez puissant, elle n'arriverait jamais à rivaliser avec autant de monde en même temps. Elle faisait tout ce qu'elle avait en son pouvoir pour garder son calme, pour tenter d'analyser la situation. Mais aucun plan d'attaque ne lui venait à l'esprit.

Tandis que ceux qui étaient le plus au centre de la formation s'approchaient pour arriver à son niveau, ceux positionnés sur les flancs commençaient à l'encercler. Une seule solution venait s'imposer dans sa tête. Il fallait qu'elle déguerpisse, maintenant le plus rapidement possible. Peut-être trouverait-elle une solution pour les attaquer une fois à l’abri ?

Elle phasa en arrière pour tenter de s'échapper, mais se heurta contre quelqu'un derrière elle. Comment n'avait-elle pas pu le sentir venir ? Le « quelqu'un » en question l'avait attrapé au vol tendit qu'elle tentait de s'échapper, son pouvoir ne lui permettant pas de passer en force. Les deux basculèrent en arrière sur le sol, tombant à la renverse. Nicole tentait de se débattre pour se dégager et vite s'extirper de cette mauvaise situation tandis que l'homme en question l'agrippait, lui tirait les cheveux pour la maintenir le plus possible. Puis soudainement, quelqu'un lui aspergea le contenu une bombe aérosol sur le visage, et sur tout le reste du corps, l’empêchant de voir ou réagir correctement.

Tandis qu'elle gigote, elle ressent soudainement quelque chose de terrible. Elle sent une forte sensation de fourmis dans tout son corps. Mais pas ses muscles, mais dans son pouvoir.

C'est compliqué à expliquer. Même Nicole aurait du mal à vous le détailler. Mais à l'intérieur de ses muscles, indépendant de sa chaire, Nicole possède un réseau de fibres musculaires et de nerfs qui produisent le « jus » nécessaire, pour que son pouvoir fonctionne. Tous ces petits muscles, elle les a senti s'endormir, comme si on vous anesthésiait un membre. Et, en parallèle de son pouvoir qui se dissipe, son sixième sens lui aussi, se dissipe. Elle s'était véritablement habitué à ce sixième sens, car la sensation très désagréable qui suivit lui donna l'impression qu'on lui avait privée du touché sur … Elle n'en est pas sur elle-même. Mais c'est comme-ci vous aviez, encore une fois, un membre que vous ne pourriez voir en votre possession, et, en plus de ne plus pouvoir le bouger, vous ne le sentez plus du tout, ainsi que tout ce que vous sentiez avec ce membre. Pour Nicole, c'était plus que désagréable, ou douloureux, c'était terrifiant.

De plus, Nicole ne le savait pas elle-même jusqu'à maintenant, mais elle avait, inconsciemment, prit l'habitude d'utiliser des micro-doses imperceptibles de son pouvoir pour aider sa motricité dans la vie de tous les jours. Elle se sent soudainement très lourde, et très faible. Comme si vous reveniez de six mois dans l'espace, et que tout vos muscles avait fondu.

Elle ne s'était jamais sentie aussi faible, aussi apeurée, aussi vulnérable que maintenant, depuis des années. Si ce n'est, de toute sa vie.

« C'est elle, c'est le bon pouvoir, vous l'avez vu les gars ! »

Elle était à présent en train de donner des coups-de-poing et coups de pieds beaucoup plus lent que la normale sur l'homme qui la saisissait. Les coups rapides que son pouvoir lui permettait de donner n'étaient pas plus fort que des coups normaux, mais voir ses membres bouger aussi lentement lui donnait l'impression qu'elle tapait plus faiblement qu'une peluche. L'homme n’eut aucun mal à l'attraper et à la maîtriser en attrapant ses bras dans le dos au niveau des épaules, immobilisant complètement le haut de son corps. Et cette fois-ci, elle ne pouvait pas compter sur son pouvoir pour lui donner un coup de pied dans la tête par-dessus sa propre épaule. En vérité, elle ne pouvait compter sur rien du tout, en ce moment. Elle était prise au piège.

« Alors c'est toi, Nicole, la mage garce qui se prend pour Supergirl? » Lui adressa le premier de la bande, qui était directement devant elle.

« C'est quand que tu nous sort les rayons laser ? » Lui adressa un second avant que toute la bande se plonge dans un fou-rire général.

« Hahaha, eh bah alors ? T'es pas capable de soulever des avions ? Même pas un petit batarang ? C'est quoi le nom qu'elle se donne déjà les gens ? » Venant d'un autre qui était assez proche d'elle.

« J'sais plus .. » Elle n'arrivait plus à savoir qui parlait dans ce vacarme incessant.

« .. Pasta ? Pizza? Pizzagirl ? » Elle entendit, avant un autre fou-rire qui en affecta plus d'un en arrière-plan.

« C'est Phase les gens, y'a que moi qui m'en souvient. » Venant d'une énergumène qui visiblement se prenait plus au sérieux que sa petite bande de pote, ce qui n'est pas forcément plus louable selon Nicole.

« Ouais voilà ! Alors, ils sont où tes Phasearang ? Ta Phase-ceinture ? Ta Phase-mobile ? »

Le concert de rire gras qui en sortit lui fit mal aux oreilles, de part son volume atrocement élevé. Le quartier entier aurait pu les entendre se plier en deux. En parallèle, alors que ses bras étaient toujours maintenus fermement, elle tenta de se remettre sur ses pieds, car elle était complètement déstabilisée et uniquement maintenue debout par celui qui la maîtrisait. Mais en essayant, un des gamins lui donna un vif coup de pied dans le genou, la faisant chavirer, et faisant glisser ses pieds encore une fois. L'homme qui la tenait la maintenait toujours, et la force de la gravité ne fit que rendre l'étreinte de l'homme plus étouffante sur Nicole, qui sentait son propre poids jouer contre elle.

Elle aurait voulu dire quelque chose, mais entre « Lâchez moi ! », « Vous êtes des monstres ! » et « Vous ne perdez rien pour attendre! », même elle avait lu assez de comics pour savoir que c'était tout bonnement inutile. En vérité, tout dialogue était perdu d'avance, et elle avait du mal à trouver quelque chose à dire qui ne la ridiculise pas encore plus.

Le chef de la bande la saisit à la cravate, remontant son col pour l'amener juste devant son visage.

« Tu crois sérieusement que le monde veut de toi ? Tu crois sérieusement que le monde veut de toute votre clique de monstres ? »

Des monstres ? C'est vraiment ce que ce genre de personnes pense des mages ?

« Je ne suis pas un monstre .. Aucun mage n'est un monstre .. Nous sommes des gens comme vous ! »

Pour avoir tenté d'initier un dialogue, la récompense qu'elle reçut fut un bon coup de poing dans le plexus solaire. Sa respiration fut immédiatement coupée, impossible de respirer. La seule chose qui sortit de sa bouche fut une respiration sifflante et des appels d'air non-satisfaits. Son visage tourna au rouge tandis que le sang montait à sa tête, et des larmes tombèrent de ses yeux. La douleur était intense, très intense. Et l'incapacité de respirer rendait la chose encore pire.

Au même moment, l'auteur du coup-de-poing lui attrapa les cheveux pour lui orienter le visage vers lui.

« Ta gueule, espèce d'horreur de la nature. On devrait tous vous buter. »

Elle était incapable de répondre, contrainte d'essayer futilement de reprendre son souffle.

Un coup-de-poing venu de nulle part lui heurta le visage, puis un deuxième, créant une vive douleur et la désorientant complètement. Elle ne savait plus du tout ce qu'il se passait, n'arrivait plus à distinguer les choses. Puis un autre coup de poing vint se déposer sur sa tête, puis un autre, et encore un autre. Un autre coup vint l'atteindre dans les boyaux, puis un autre, puis de retour sur le visage. Des bleus, des hématomes s'accumulait. Ses yeux écopaient de jolis beurres noirs. Le sang coulait de ses lèvres ouvertes par les coups, de ses narines dont le nez saignait, de son front dont le haut du crâne était atteint, dégoulinant de ses mèches de cheveux, agglomérés de sueur et de morve, de sang et de larmes, de crasse et de poussière.

L'homme qui la maintenait relâcha sa prise, et c'est sans surprise que Nicole s'écrasa comme une loque sur le sol, sans pouvoir amortir sa chute. Un coup vint l'atteindre dans le flanc, sans doute un coup de pied. En plus du concert de douleurs qu'elle avait déjà, elle sentait maintenant ses côtes qui se plaignait du choc. Puis d'un autre, et encore d'un autre coup de pied.

La bande criait, hurlait, jappait comme des singes et des gorilles. Nicole cracha un mollard ensanglanté tandis qu'elle avait enfin repris son souffle et ses esprits. Elle leva le regard pour voir quelqu'un abattre une batte de base-ball sur elle, fracassant son épaule droite. La douleur se faisait de plus en plus forte.

« Arrêtez .. Arrêtez .. »

Son train de pensée n'allait pas très loin, ne réfléchissait plus trop. Toutes ses pensées étaient remplacées par une vive détresse, et le comportement qui allait avec. Elle pleurait à chaudes larmes. Son sang coulait par terre et sinuait entre les pavés du trottoir, pour finir sa course dans la bouche d'égout, en bas de la rue. La seule réponse qu'elle reçut fut un vif coup de pied dans l'arrière du crâne, l’assommant encore une fois.

On l'entourait de part en part. On lui assenait coups de pied, coups de batte, coups de bâtons, de barre en ferrailles. Des coups de fouets cinglant venant probablement de ceintures, ou autre. Du coin de l’œil, on pouvait voir que ceux à l'arrière filmaient avec leurs téléphones portables.

Puis plus rien, un moment de calme. Nicole put enfin entendre les grognements en gémissements de douleur qu'elle faisait, ses sifflements, ses sanglots. Reprenant de plus en plus lentement ses esprits entre chaque coup, elle ouvra les yeux de nouveau vers ses tortionnaires. Elle les voyait, posant leurs regards vers elle, par terre. L'encerclant dans toutes les directions. Puis, du haut de sa vision, elle vit quelqu'un s'approcher, avec une sorte de grosse sangle. Le genre qu'on utilise pour attacher les marchandises dans les camions ou les pick-ups.

Ladite sangle fut nouée autour de son coup. Elle écarquilla les yeux tandis qu'elle réalisait ce qui allait se passer. Puis, un des leur tira sur la sangle et la traîna par terre dans la rue comme un sac de patates, en l'étranglant de par la force de la sangle, lui coupant la respiration de nouveau. Tandis qu'elle se faisait traîner, elle grognait, faisait des bruits étouffés, écarquillait les yeux, presque exorbités, aussi injectés de sang que ses paupières et ses cernes étaient couvertes de sang. De son sang.

L'homme la traîna ainsi sur deux mètres, trois mètres, puis quatre, puis cinq. Tandis qu'on l'étouffait, on lui donnait d'autres coups. De pieds, de bâton, d'on-ne-sait-quoi. Puis, celui qui l'étouffait relâcha la sangle, la laissant tomber comme la laisse d'un chien, laissant Nicole tenter de desserrer l'emprise du nœud autour de son coup pour lui permettre de respirer.

En plus des nombreuses douleurs qu'elle ressentait de part en part, des liquides corporaux qui séchait sur sa peau, elle sentait maintenant une forte nausée, comme si elle avait un malaise. Peut-être était-ce bien un malaise. Elle ne se sentait pas bien et sa vision tournait, des vertiges lui faisait tourner de l’œil.

Alors qu'elle était toujours vautrée par terre, elle se mit à vomir tout son déjeuner. Par la bouche, et par les narines aussi. Le vomi suivait le même chemin que les autres liquides, se répandant par terre, puis sinuant entre les pavés, tachant les vêtements de Nicole qu'ils touchaient au passage.

Un tonnerre de rires et d'applaudissements eu lieu juste après cela, pour l'humilier encore et toujours plus.

Alors que sa sueur froide perlait désormais sur le sang séché collé à son front, elle ne disait plus rien, plus rien du tout. Elle n'avait rien à ajouter, rien à contester, l'acte commis parlait de lui-même. Elle se demandait bien comment certaines personnes pouvaient réfléchir et se dire que faire ce qui venait de se passer était une bonne chose, une bonne solution. Comment on pouvait cautionner, et commettre un tel acte. Comment on pouvait être aussi machiavélique. Comment ou pouvait être autant antipathique.

« Alors super-connasse, t'as toujours envie d'être une super-salope ? »

Une autre vanne de très bon goût accueillit par un autre concert de rires aux éclats, qui ne faisait qu'ajouter à la torture de Nicole.

« Nick, baise là. » Venant visiblement d'un des plus fort du groupe.
« Allez Nick ! Démonte là ! »
« Vas-y Niiick ! »

Nicole se doutait que son calvaire était loin d'être terminé, mais en vérité, ce qui l'attendait était malheureusement bien, bien pire.

Alors que Nicole avait à peine réussie à desserrer la sangle autour de son coup, quelqu'un saisit l'autre bout de nouveau, levant cette fois-ci sa tête dans les airs, pour la mettre à genoux de force. On tenait la sangle, on tenait aussi ses cheveux pour maintenir sa tête en place. Tandis qu'elle tentait de saisir la sangle à son cou, on lui prit les poignets aussi, pour l’empêcher de se débattre. Elle entendait tout le monde hurler et chanter à tue-tête « Nique-la ! Nique-la ! Nique-la ! »

Elle ouvra les yeux, devant elle se tenait quelqu'un debout, dont la ceinture était alignée avec sa tête. Puis, contemplant son préjudice, elle vit l'homme baisser sa braguette.

Soudainement, des sirènes en bas de la rue, venant du croisement côté. Des bruits de portière de voiture. Des hommes qui hurlaient « Police ! Ne bougez plus ! ». Oui, depuis le temps, un témoin resté caché avait bien pu appeler la police, ça semblait logique.

« Oh merde ! Courrez les gars ! On s'barre ! »
« Barrez vous ! »
« Oh putain les poulets ! »

Tout le groupe se mit à prendre la poudre d'escampette, laissant tomber Nicole et la piétinant au passage. Puis d'autre bruit de courses venant du bas de la rue. Des hurlements.

« Arrêtez-vous de suite ! On vous arrête ! »
« Bande de petites raclures ! »
« Putain Douglas, faut les choper ceux là. »

Sans même s'arrêter devant elle pour lui donner un coup de main. Elle était là, jonchée sur le sol. Son visage était ensanglanté, et complètement boursouflé d'hématomes et de bleus. Son corps était meurtri et encrassé de la poussière du sol et de ses propres liquides corporaux. Son sang coulait toujours, au goutte-à-goutte.

Après avoir pris quelques secondes pour reprendre ses esprits, elle s’allongea sur le ventre, et utilisa ses mains pour lentement dénouer l'énorme sangle toujours présente autour de son coup. Une fois cela fait, elle se leva pour s’asseoir, et reprendre son souffle petit à petit, le regard vide. Elle massa ses membres pour palier un peu aux douleurs atroces qu'elle ressentait partout. Elle se sentait complètement en vrac, et à juste titre. Elle tenta de se relever, mais son corps lui faisait trop mal. Alors elle resta assise là, à se masser les membres. Elle attendait que ça passe. Après quelques secondes, elle se traîna du mieux qu'elle le pouvait pour s'adosser au mur du pâté de maisons, pour se reposer là, et méditer le temps qu'elle récupère.


Phase parle en Vert Émeraude ( #009E00 )
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