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there's a cool cat in town - cattleya







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  there's a cool cat in town - cattleya

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Message Dans there's a cool cat in town - cattleya | le Mar 7 Aoû 2018 - 19:33
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Nom : Cattleya Aphrodite Taylor
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Classe : E
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Nationalité : Japonaise
Origines : Américano-japonaises
Orientation sexuelle : Bisexuelle homoromantique
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Transformation en panthère :

Déjà sept ans que la jeune femme a découvert son pouvoir. Au tout début elle ne le contrôlait pas du tout mais au fil des ans et avec l'aide de certaines personnes, sa maîtrise s'est drastiquement améliorée. Elle a à présent une maîtrise digne d'un élève de la classe B. En effet, la transformation en panthère est désormais fluide pour elle. Bien sûr, il faut d'abord savoir que Cattleya peut en réalité se transformer en léopard, mais qu'il s'agit de la forme mélanique de l'animal, celle que l'on identifie sous la dénomination de panthère noire. Au fil des ans, elle a appris à domestiquer la bête grondant dans son for intérieur. Le félin rugissant dans ses entrailles. Muer dans son allure ne lui prend que quelques dizaines de secondes, parfois un peu moins si elle y met plus d'effort et se laisse d'avantage aller.  Alors, elle peut se transformer entièrement en une panthère noire, de 60cm au garrot et 1m20 de longueur sans compter la queue.

Contrairement à ce qu'il se passait lorsqu'elle ne maîtrisait pas encore bien son pouvoir, la jeune femme ne subit presque plus de transformations intempestives. Autrefois, il lui arrivait de se transformer au moindre petit souci et alors, sa forme animale agissait purement sur l'instinct, sans que la jeune mage ne puisse contrôler ses pulsions et donc ses actes. Désormais cependant, elle a un parfait contrôle sur sa forme secondaire, aussi bien que s'il s'agissait de son allure humaine. Elle a également la capacité de choisir quand et pendant combien de temps elle peut rester transformée, sauf si elle est en proie à des émotions particulièrement fortes, suite à quoi elle perdra le contrôle de son apparence mais gardera tout de même un bon contrôle mental sur sa forme animale. En générale, elle peut maintenir sa forme de panthère dans son intégralité pendant 45 minutes avant de tomber dans les pommes. Mais la plupart du temps, elle reste partiellement transformée.

Il n'est en effet pas rare de la voir se balader autour du pensionnat avec une paire d'oreilles de félin duveteuses lui sortant de la tête et une longue queue noire lui émergeant du bas du dos, aussi longue que lorsqu'elle est transformée, c'est-à-dire d'environ un mètre. Elle n'est pas obligée de se promener avec ces petits attributs félins. En vérité, elle serait probablement moins fatiguée si elle le faisait moins mais voilà : Depuis que son pouvoir a commencé à se manifester, la jeune demoiselle a développé des problèmes d'équilibres. Ainsi, il lui est plus facile de se déplacer et de marcher droit si elle garde avec elle sa queue et ses oreilles de panthère pour s'aider. Mais comme la vie est mal faite, cela n'est bien sûr pas sans désavantages.  

On va commencer par le plus simple et le plus honnête, une grosse queue c'est quand même encombrant pour marcher. Oui oui, pun intended. Mais ce n'est pas tout. Si, certes, son ouïe est meilleure lorsqu'elle utilise ses oreilles félines, le fait que les sons arrivent de deux points différents et avec deux intensités différentes, ça rend son cerveau confus et il le manifeste par de fortes migraines dont elle est parfois prise. La plupart du temps, la douleur est supportable avec de l'ibuprofène, mais parfois c'est plus compliqué et elle souffre véritablement. Ce ne sont même pas les seuls effets secondaires dont elle souffre. Il y en a de plus légers, comme le fait par exemple que ses cheveux, ses ongles et ses poils repoussent rapidement, ou le fait qu'elle ait souvent de grosses envies de viandes. Cependant, l'un des pires est le premier qu'elle a expérimenté.  

Une semaine par mois, Cattleya voit sa libido grimper en flèche. Après tout, il est bien normal pour un félin de connaître ses chaleurs, pas vrai ? Il faut dire qu'elle a assez honte de cet effet, mais elle ne peut rien y faire. Il faut aussi dire que pour rien au monde elle ne voudrait changer son pouvoir et ce en dépit de tous les inconvénients qu'elle peut lui trouver. Devenir un félin agile, fort et discret a souvent été une capacité largement appréciée à sa juste valeur. Elle doit même avouer prendre parfois goût à la vie de panthère et faire des escapades nocturnes pour aller chasser ou traquer, pour rapporter des lapins, des informations ou simplement pour le plaisir de la balade. Et puis, qui ne rêve pas d'un gros chachat tout doux ? Dans le pire des cas, rien de mieux qu'une paire d'oreilles duveteuses pour s'attirer les faveurs des fans inconditionnels de moe.
On te voit arriver de loin. Il faut dire que tu ne passes pas inaperçue de façon générale, mais tout particulièrement sur cette île. Là où tout le monde est une douce palette de couleurs plus ou moins vives, tu sembles bien fade, presque même lugubre. Une peau souple et lisse, qui couvre ton corps. Elle est à peine mate, légèrement halée, parée de sous-tons chauds. Le rouge est ta couleur préférée mais tu vires rarement couleur écrevisse, sa teinte oscille entre l'aspect doré de celle d'une gaufrette et l'allure ensoleillée d'une brioche chaude. Le soleil tu le prends souvent et tu serais probablement encore moins claire si tu avais la main moins lourde sur la crème solaire, mais ce n'est pas le cas et t'es assez prudente par rapport au soin que tu donnes à ta peau pour que ça n'arrive pas, habitude que ta mère a souvent implanté dans ta tête quand t'étais petite. Le froid faisait naturellement rougir tes joues et te donnait des airs de Blanche-Neige lorsque tu étais enfant, mais sans lui ton teint reste donc relativement fade. Cependant, tu conserves les autres caractéristiques de la princesse Disney.

À commencer par ta chevelure. Longues et lisses, quoique légèrement parcourues d'ondulations, les mèches se distinguent par une intense teinte noir de jais, entre corbeau et ébène. C'est un flot soyeux et fluide, tombant avec souplesse jusque vers le bas de ton dos, au creux de tes hanches. Tu la gardes coupée à cette hauteur depuis ton enfance, respectant les choix esthétiques de ta mère, elle dont tu as hérité ces filaments de kératine qui sont l'un de tes biens les plus précieux comme tu as obtenu d'elle la finesse de tes traits. Tu en prends un soin méthodique, et tu l'attaches rarement, veillant toujours à bien utiliser des accessoires ne risquant pas de l'abîmer si jamais la situation ou le climat trop chaud t'y contraignent. Mais qu'ils soient lâchés ou non, tu conserves toujours une épaisse frange sombre et une paire de mèches coupées plus courtes afin d'encadrer ton visage.

Il est plutôt délicat, par ailleurs, montrant à l'instar du reste de ton allure à quel point tu peux être une jeune femme soignée quand t'en as vraiment envie. Tes sourcils sont bien taillés et maintenus au-dessus d'une paire d'yeux en amandes, aux paupières bridées comme celles de ta mère et portant un éventail de cils charbonneux que tu gaines souvent de mascara. Tes iris se découpent dans la sclère, par un marron profond et presque aussi sombre que tes cheveux. Tu as plutôt bonne vue d'ailleurs, une vision presque parfaite qui est source de grande fierté pour toi. Entre tes yeux se glisse un nez fin et délicatement retroussé au-dessus d'une bouche aux dents perlées et aux lèvres charnues que tu as l'habitude de peindre d'un éventail de teintes allant du rose poudré au rouge carmin. Ainsi mises en valeur, tu les tords en toute une myriade de moues et de sourires moqueurs. Tu n'es pas toute faite de sucre et de miel, semblerait-il.  

De plus, tu es relativement grande. Déjà, grande pour une fille, pour une femme même, puisque tu as dépassé la majorité. Depuis le sol, ta silhouette s'élève terriblement, de presque un mètre 80, ce qui est encore plus impressionnant en considérant tes origines japonaises et les vingt-cinq centimètres de moins que fait ta mère. Cette hauteur, tes 178 centimètres, tu les tiens du côté de ton père. Lui-même est plutôt très impressionnant et, avec son mètre 95, c'est toujours très drôle de voir tes parents côte à côté. Du côté paternel aussi tu as hérité d'une silhouette élancée à la poitrine généreuse et d'une passion pour les séances de jogging au crépuscule, voir même un peu après. Prismver a de petites des allures paradis pour toi et avoir tout à proximité facilite tes tendances à vouloir faire entrer trop de choses et d'activités dans un petit emploi du temps.

Ainsi, tu te laisses un peu de temps pour la coquetterie. Tu as toujours été très féminine, après tout, habitudes venant de maman et de son parfum poudré. Toujours pris soin de ta chevelure soyeuse, de ta peau, toujours aimé utiliser des produits cosmétiques pour prendre soin de toi. L'image que tu renvoies est importante pour toi, terriblement importante et tu fais de ton mieux pour la rendre aussi parfaite que possible, toi qui sait à quel point il est facile de berner le monde avec un joli petit visage. Peau dénuée du moindre petit défaut, douce et lumineuse, et œil brillant sont des points si importants que leur manque, leur absence, a la capacité de te rendre instantanément très irritable, encore plus irritable qu'à l'accoutumée. Faut dire que des bleus et des ecchymoses, c'est toujours plus photogénique pour les sales gosses d'internet quand c'est avec de jolies lèvres.

Tes fringues représentent bien qui tu es. La plupart sont soit relativement confortables, ou du moins casual, soit pour le moins révélateurs. Ton armoire est remplie à craquer de jolies pièces. Des chemisiers, c'est vrai, noirs, blancs, couleur crème, carmin ou encore, côtoient une myriades de pulls plus ou moins chauds, plus ou moins décolletés, qui se déclinent dans des teintes similaires. Mais t'as surtout masse de tee-shirts, beaucoup trop grands pour toi, unis ou parés d'images chatoyantes. Le bas de ton corps, lui, s'habille de jeans sublimant tes jambes, de shorts les dévoilant et de quelques jupes que t'aimes bien, même si c'est pas les plus pratiques. Team "y'a des trous au niveau des genoux mais je les ai pas achetés comme ça je fais juste de la merde avec mes fringues" ! Et c'est tout. Enfin, pour les vêtements à proprement parler, du moins. Tu n'as que deux paires de chaussures de sport et ce sont tes deux seules paires de chaussures plates. Bottes, bottines, qu'il s'agisse de plateformes ou de talons aiguilles, ton critère d'achat est simple : au moins cinq centimètres de talons. Et même avec cette limite minimale, la plupart de tes chaussures atteignent voir dépassent une hauteur de dix centimètres. Challenge intéressant, pour toi, tu les portes surtout pour t'aider à discipliner tes soucis d'équilibre. Et puis c'est toujours cool, avec le temps tu as appris à courir avec.

Mais c'est injuste, c'est vrai : tu es déjà si grande naturellement, tu n'aurais pas besoin d'en rajouter si tu le voulais ! Mais voilà, tu ne le veux pas, tu fais ce que tu veux jusqu'à ce que tu rentres chez toi. Là, alors, tu quittes tes talons au profit de vêtements soit plus larges et confortables, soit encore plus légers. Tout le côté soigné à l'extrême s'estompe lentement, tu fais moins attention à ta posture, au même moment qu'apparaît la lingerie fine et sophistiquée que tu portes au quotidien sous ton uniforme bien sage. Lui, d'ailleurs, tu ne le portes jamais très sérieusement. Il faut dire que, en tant qu'élève de la classe E, tu ne te dois pas vraiment de bien montrer l'exemple, en commençant par les normes vestimentaires. L'ensemble de la tenue est toujours approximativement repassé, pas le moindre intérêt pour un quelconque faux pli ou bout de tissu froissé, une paire de collants épais sous la jupe, tu as remis le pull au placard il y a si longtemps que tu ne sais plus où il est. Probablement balancé à la flotte avec ces hideuses chaussures que tu n'as jamais voulu enfiler...

• Inventaire : Le varsity hoodie trop large et trop grand de son père, un flacon de Opium pour homme, de grosses bagues, les anneaux noirs et larges de son piercing à l'helix, un peigne en bois offert par sa mère, des masques chirurgicaux au charbon, une trousse de premier secours et une grosse paire de lunettes de soleil rondes et noires, dans un grand sac en bandoulière, fait de cuir noir. ((+ sa batte de baseball))
Elle s'échappe discrètement de sa chambre du bungalow de Prismver pour se fondre dans la nuit, pantalon en cuir et chemisier immaculé en soie sur le dos parce que Cattleya a ce petit air de femme dragon pour ceux qui la connaissent. Lorsque vous croisez sa route au détour d'une avenue, elle arbore ce sourire carmin chaleureux qu'elle sert à tous ceux dont au fond elle se fige et ses yeux chocolat s'attardent sur votre silhouette débraillée. Instinctivement, vos mains pourraient s'affairer à rajuster la cravate autour de votre cou, avec autant de précision que si vous étiez un miroir. Mais il n'y a qu'elle devant vous, qu'elle dans cette avenue, qu'elle dans le monde entier pour vous ce soir. L'instant suspendu tombe comme mille morceaux de ce miroir et vous vous retrouvez seul, comme soufflé par la détonation d'une explosion.

Cattleya est une bombe et c'est l'effet qu'elle fait aux autres. Joueuse, la belle ce soir laisse claquer les talons épais de ses bottines de cuir noir sur l'asphalte. Elle capte certains regards qui s'attardent sur sa ligne élancée, sa chevelure de jais ou ses jambes fines et elle s'en amuse. Du haut de ses talons, elle a une démarche lente et précise, calculée et calquée sur l'air langoureux de la mélodie qui tourne en boucle dans sa tête bien faite et bien pleine. La demoiselle n'accorde pas le moindre regard à la moindre personne, jusqu'à ce qu'elle arrive dans cet endroit qu'elle a appris à bien connaître avec les années. Si la jolie panthère aime les lieux actifs la nuit, c'est parce qu'elle se repaît du chaos qui peut y naître et y régner, mais aussi parce que son manque de contrôle sur eux a tendance à provoquer en elle de petits rushs d'adrénaline qui l'amusent.

La même démarche chaloupée, lorsqu'elle s'approche du bar sans daigner approcher les matières précieuses de sa tenue de ce comptoir à l'air trop propre pour être net. Cattleya scrute attentivement le plateau de marbre qu'elle tapote du bout de ses ongles manucurés et l'impatiente s'impatiente en attendant son verre de whisky. N'osez pas la faire attendre, n'osez pas lui manquer de respect, pour ceci que la taille son égo n'a d'égal que le temps en secondes qu'elle peut passer à se moquer de vous. On lui tend son verre et elle l'attrape avec un air las sur le visage, avant de se tourner vers vous. Vous, coincé depuis une dizaine de minutes à ruminer contre ce comptoir brillant les injustices dont vous êtes la victime. Ses doigts fins glissent sur votre bras, dans votre dos. Vous n'avez pas l'air heureux, murmure-t-elle comme une vile tentatrice et vous ne pouvez résister à la tentation de tout lui dire.  

Elle a l'air satisfaite et vous avez comme l'impression qu'elle s'énerverait si vous cessiez de lui compter les détails insignifiants de votre vie. Elle s'en fiche en réalité, mais c'est toujours plus simple comme ça pour elle. Vous vous mettez à vous sentir mal et elle sirote son verre comme devant un bon vieux feuilleton, le feuilleton pitoyable de votre pitoyable vie. Cattleya humecte ses lèvres ourlées de rouge et opine d'un air peu convaincu. C'est triste, susurre-t-elle et vous pouvez sentir dans sa voix tout sauf de la peine. Elle se fiche de votre histoire, mais vous lui payez quand même un verre. Petit à petit, vous comprenez qu'elle pourrait vous aider à aller un petit peu mieux ce soir. Suivez-la dehors, invitez-la chez vous.

Réveillez-vous aux premières lueurs de l'aube, tâtez votre dos griffé et votre portefeuille vide, voyez vos cigarettes disparues et suivez leur odeur jusqu'aux portes du pensionnat Prismver. Dans son bungalow, elle dort paisiblement et vous ne le savez pas mais demain, elle recommencera son petit manège. Parce que Cattleya n'est qu'une sale hypocrite que la tristesse des autres amuse, une dévergondée qui vit la nuit et dont les désirs de chaos sont la seule motivation. Cattleya elle prend, elle prend tout et elle vous laisse avec des souvenirs faussement heureux et un goût amer dans la bouche. La panthère est une control freak, méfiante et ambitieuse, qui sait qu'il suffit de s'attirer la confiance de quelqu'un pour obtenir tout ce qu'elle veut.

En vrac : Plutôt présomptueuse ; Narcissique avec un humour de merde qui s'offense quand on ne rit pas à ses blagues pourries ; Très douée pour prétendre s'inquiéter pour les autres et à vrai dire vraiment bonne auditrice, plus par fierté que par volonté pure et innocente d'aider ; Se vexe quand on pense ne pas pouvoir lui faire confiance ou lui confier quelque chose ; Mais c'est pas du tout quelqu'un de confiance ; Haute estime d'elle-même ; Ambitieuse ; A du mal avec la sentimentalité ; Hypocrite ; Dure à convaincre ; Impatiente et un peu impulsive ; N'aime pas le changement ; Méfiante ; Blasée et déçue par la vie ; Pragmatique ; Elle aime l'alcool, fume et se drogue, parfois, parce qu'elle n'a plus que ça à faire ; Elle se fiche de ceux qu'elle appelle ses amis, parce qu'elle pense qu'ils finiront bien par la trahir un jour et qu'il ne sert à rien de s'attacher ; Elle s'arrangera pour vous laisser tomber avant que vous ne le fassiez, et ce moment si vous n'en aviez pas la moindre intention ; Cattleya n'a plus le temps de s'inquiéter de ce que son coeur lui dicte pour le moment ; Mais peut-être qu'un jour, cela changera.


Dernière édition par Cattleya A. Taylor le Mar 7 Aoû 2018 - 23:42, édité 1 fois
Message Dans Re: there's a cool cat in town - cattleya | le Mar 7 Aoû 2018 - 19:34
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Elle n'y pu rien. Au moment où ses yeux se sont posés sur lui, Aiko Watanabe a su qu'il n'y aurait plus de retour en arrière. C'est cliché, une phrase, un sentiment comme le dépeignent tant de comédies romantiques. Mais l'amour n'avait pour elle rien d'une blague. Incorrigible romantique, ses fantasmes de relation parfaite semblaient bien comblés par sa première rencontre avec Andrew Taylor. Pour replacer le contexte, nous étions ici dans la ville de Yokosuka, en 1994. Aiko était alors une jeune fleuriste âgée de 21 ans. Jolie fleur dans la fleur de l'âge, parfum cerise et jasmin dans ses longs cheveux lisses. Toute petite brindille que le vent secouait alors, qu'il aurait pu emporter, ce vent qui soufflait fort ce jour-là. Le même vent qui, un début d'après-midi de mars, souffla le large chapeau de paille qu'elle avait posé sur sa tête pour arroser les fleurs de son échoppe, y compris ses préférées. Des cattleyas. Un éclair de lumière fusa dans la rue en pente, rayon de soleil resplendissant sur un beau vélo rouge flambant neuf. Une silhouette athlétique derrière le guidon, à la chevelure étincelante, s'élança pour rattraper le couvre-chef. Action réussie, certes, mais au prix d'une chute bruyante et rocambolesque au bas de la rue, contre un distributeur automatique de boissons.

Témoin silencieux de toute la scène, Aiko à ce moment-là fut incapable de rester impassible. Dans sa longue jupe immaculée et avec son chemisier rose pâle aux manches sagement retroussée, elle se débarrassa de ses gants en caoutchouc et accouru au pied de la pente, au secours du sauveur de son chapeau. Il était grand, plus que ce qu'elle s'était imaginé en le voyant filer ainsi et, du haut de ses 153 centimètres, elle faisait figure d'enfant aux côtés du jeune homme qui atteignait presque les 2 mètres. Un peu maladroitement, ce dernier lui déposa son chapeau sur la tête avant de se redresser en se frottant la tête. La jeune femme le remercia alors et, afin de le remercier, lui proposa de s'arrêter un instant à la boutique. Contrairement à ce que son apparence impressionnante laissait supposer, Andrew, qui se présenta bien vite dans un japonais un peu cassé, était un jeune homme serviable. Il faut dire que malgré elle, Aiko était légèrement effrayée. Non seulement il était plus grand qu'elle, mais elle avait aussi entendu des rumeurs selon lesquels les hommes étrangers de la ville avaient tendance à se penser tout permis et à abuser des jeunes femmes. Après tout, n'étant pas japonais mais vivant sur la base militaire, ils dépendaient de la législation américaine, ce qui rendait les procédures d'enquête et de condamnation plus compliquées.

Car oui, Yokosuka n'est pas seulement le théâtre du jeu Shenmue, c'est également une importante base militaire américaine au Japon, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. C'est à vrai dire la raison pour laquelle Andrew se trouvait au Japon, son père Gareth étant un membre de l'armée. Le jeune homme, avoua-t-il honteusement à la jolie fleuriste alors qu'ils prenaient un thé au jasmin le jour de leur première rencontre, avait chaudement insisté pour suivre son père et découvrir le pays du soleil levant, après avoir découvert qu'il s'agissait du pays dont l'un de ses dessins animés préférés lorsqu'il était un jeune adolescent venait. Il s'agissait de Mazinger Z, qu'il avait découvert à l'époque sous le nom de son adaptation aux États-Unis, Tranzor Z. L'anecdote amusa la jeune femme et elle lui permit d'être un peu plus à l'aise en présence d'Andrew. Ce qui était une bonne nouvelle, parce qu'un bon feeling semblait passer entre les deux jeunes gens. Si l'Américain utilisait son vélo pour visiter la ville, il commença à passer régulièrement devant l'échoppe de la demoiselle, achetant des fleurs pour sa mère et usant de prétextes pour passer du temps avec elle. Bientôt, les visites devinrent quotidiennes et s'élargir au domicile de la famille Watanabe.

Pour être parfaitement honnête avec vous, les parents d'Aiko ne voyaient pas d'un très bon œil le fait que leur fille se rapproche autant d'un Américain. Andrew avait définitivement un délit de belle gueule et, pour quiconque ne le connaissant pas et ne sachant rien de ses passions pour l'informatique, le Japon et les anime, il était facile de penser que le jeune homme n'était qu'un playboy souhaitant séduire une petite locale. C'est exactement ce que Ritsuko et Daisuke Watanabe ont pensé la première fois qu'ils ont vu le petit ami de leur fille. Cependant, ils ont décidé de lui faire confiance, à cause d'un élément tout simple. La magie. La magie, dont les deux tourtereaux étaient pourvus, les deux tourtereaux ainsi que, au sein de la maison familiale, le père et le petit frère de la jeune japonaise. Son pouvoir à elle, tout particulièrement, rassura ses parents sur l'honnêteté de son bien-aimé : Derrière sa façade de jeune femme un peu naïve, Aiko avait la faculté de savoir déceler les mensonges, une capacité qu'elle maîtrisait parfaitement. Du côté d'Andrew, oh, c'était un peu différent. Le grand blond avait bien vite montré à sa douce son pouvoir, celui de se transformer en lion. Dans sa famille, lui avait-il confié, tous les hommes peuvent se transformer en animaux.

Malgré les certitudes de leur fille, les parents d'Aiko souhaitaient un mariage rapide. Ils avaient déjà un peu peur de ne pas avoir beaucoup de petits enfants pour s'occuper d'eux plus tard, en particulier le père de la jeune femme. Bien sûr, son petit frère aussi aurait pu avoir des enfants mais... Son nom était Akihiko et, à l'époque, il était âgé de 13 ans. Malgré son jeune âge, cependant, le jeune homme semblait déjà prendre un mauvais chemin. Pas très intéressé par les cours au contraire de sa sœur studieuse et sage, il rentrait tard à la maison parfois, traînait trop avec des amis qu'ils ne connaissaient que trop peu. Il parvenait toujours à se tirer des mauvaises situations grâce à son pouvoir, Persuasion, mais cela n'empêchait pas Ritsuko et Daisuke de se faire des soucis en pensant à l'avenir de leurs enfants. Amoureux d'une façon beaucoup trop niaise pour être décrite, les deux jeunes gens échangèrent leurs voeux deux ans et quelques mois après leur rencontre. Ce fut un mariage heureux, quoi qu'un peu particulier, puisque les deux mariés et leurs familles avaient insisté pour que l'union se déroule en mêlant des traditions de leurs deux cultures respectives. Il y eut quelques problèmes, certains membres de la famille refusèrent de répondre à l'invitation parce qu'ils ne croyaient pas à la possibilité d'un mariage multiculturel, mais au final, les mariés furent heureux et c'est tout ce qui compta.

En vérité, Aiko s'était toujours beaucoup ennuyée dans sa vie. Elle avait fait de son mieux depuis l'enfance, pour plaire à ses parents, être une bonne enfant, la petite fille modèle dont tous les parents rêvent. Malgré tant de perfection, son estime personnelle volait plutôt bas. Pour faire simple, Aiko est une INFP pure et dure. Une grande rêveuse, une grosse adepte de la paix. En cela elle ressemblait à ses parents, qui avaient activement protesté contre la guerre dans les années 60 et 70. Ses parents, qui ont tenu à lui transmettre ces importantes valeurs de paix. De véritable pacifistes, engagés, avec de fortes convictions, mais que la société avait fini par tordre dans le "bon chemin" et dans leur rôle de bons parents, ont fini, au fur et à mesure de son éducation, par devenir plus stricts et protecteurs. Pas qu'il était question de trahir leurs idéaux, non, mais effectivement de les transmettre sans oublier de dire qu'il est plus simple de se noyer dans la foule. Faire partie du groupe, après tout, n'est-ce pas le plus important ? Ils ont fini par le penser. Leur fille, elle, n'en a jamais véritablement été convaincue. Une grande tête bien faite et bien pleine, remplie à craquer de rêves à lui en donner le tournis. Quelque part, épouser Andrew comblait certains de ses rêves.

La relation avait tout de romantique et, nourrie aux livres depuis son enfance, passionnée de littérature, la jeune femme pu compter sur son époux pour lui apporter une connaissance plus poussée des œuvres littéraires anglophones et européennes au fil des siècles. Particulièrement, Aiko se prenait de passion pour les mythologies. Toutes les mythologies, même si elle devait admettre connaître mieux ce qui était pour elle plus local. Elle a réussi à élargir ses connaissances sur les mythologies du monde entier, notamment grâce à l'aide d'Andrew et en échange, elle a appris plus de choses sur le Japon à son époux, afin qu'il puisse lire et regarder toutes les œuvres vidéoludiques qu'il souhaitait consulter. Alors oui, voilà, les deux se donnaient mutuellement des cours de langue, d'une façon même pas ironique ou lubrique. Au final, à force d'apprendre toutes ces choses et parce qu'elle voulait connaître la culture de son bien-aimé, la jeune mariée décida après deux ans et demi qu'elle désirait vivre aux États-Unis et ainsi quitter le Japon. Ses parents étaient contre, en particulier dans un contexte où Akihiko s'éloignait de plus en plus, mais elle a fini par les convaincre qu'aller vivre là-bas serait le mieux pour elle. Cependant, deux semaines avant la date à laquelle ils étaient censés prendre l'avion, un évènement bouleversa la vie du jeune couple.

C'était un examen de routine, un rendez-vous classique chez le médecin parce que depuis quelques temps, Aiko ressentait des nausées et avait plus faim qu'à l'accoutumée. Elle mettait cela sous le coup du stress : après tout, elle allait quitter son pays natal pour déménager au-delà de l'océan. C'était une véritable plongée dans l'inconnu. Sa mère, cependant, lui avait dit qu'elle devrait aller voir un médecin. Juste au cas-où. Bien sûr au début elle n'a pas voulu l'écouter, elle trouvait ça ridicule. Mais si elle n'a pas de pouvoir, Ritsuko est très forte pour convaincre les gens de l'écouter et ayant déjà été mère, elle connaît bien la nature des signes pouvant indiquer une grossesse, alors sa fille n'a pas eu d'autres choix que de se rendre chez un médecin, un peu résignée. Et c'est en écoutant les conseils de sa mère que la jeune femme apprit qu'elle était enceinte de 2 mois. Bien évidemment, cela contrariait grandement ses plans d'avenir. Les billets d'avion furent annulés : il était hors de question qu'elle prenne l'avion enceinte, hors de question qu'elle se retrouve à accoucher dans un pays inconnu, cela aurait été trop stressant et aurait pu apporter des complications à la grossesse. De plus, il faut le dire, ses parents voulaient vraiment voir leur premier petit-enfant.

Une part d'Aiko voulait que son enfant vive la même enfance que celle qu'elle avait vécu et une autre part se demandait si il n'était pas mieux qu'elle élève le bébé à venir dans la culture américaine. Au final, Andrew étant conciliant et ses parents résidant eux-mêmes au Japon de toute façon, il fut décidé que le couple et leur enfant resteraient vivre au pays du soleil levant tous les trois, mais en prenant enfin leur propre maison : ils vivaient jusqu'alors dans la maison familiale de la famille Watanabe, assez grande pour les accueillir. Sept mois passèrent dans un calme teinté toutefois d'euphorie. Sept mois pendant lesquels le couple se plu à trouver et meubler une maison chaleureuse dans laquelle leur enfant pourrait grandir correctement, sans manquer de rien. Un foyer en somme. Et au bout de cette longue attente, sans avoir vécu la moindre complication particulière, tu vins au monde. Tu sais, ce qui est drôle et qu'il faut tout de même noter, c'est que ta mère avait des envies de viande lorsque tu te développais petit à petit en elle. Comme quoi, c'était peut-être un signe avant-coureur, qui sait ? Ils auraient dû se méfier, si tu veux mon avis.

Prenons un instant avant de continuer pour parler de ton nom, ma jolie. Cattleya Aphrodite Taylor. On en conviendra, ça ne sonne pas très japonais tout ça. Mais à vrai dire, il y a quand même une explication rationnelle à ce choix de nomenclature si particulier. Tu sais, on appelle ça l'onomastique. Je ne donnerais pas un nom sans être sûre qu'il soit chargé de sens. Cattleya, pour commencer. Les cattleyas sont un type d'orchidées. Tu sais, lorsque ta mère a rencontré ton père pour la première fois, c'était des cattleyas qu'elle était en train d'arroser. Romantique, pas vrai ? Au-dessus de ça, Proust a utilisé la métaphore "arranger les cattleyas" pour symboliser une relation sexuelle, voit le juste comme une taquinerie un peu friponne de ma part. Ensuite Aphrodite. J'ai dit que ta mère était passionnée de mythologie pas vrai ? Et bien il s'avère que la mythologie grecque est celle qu'elle préfère, alors tes parents se sont mis d'accord pour te donner le nom d'une déesse grecque. Sache ma jolie que tu as failli t'appeler Athena, à cause de ton père, mais qu'au final ils trouvaient ça plus joli de te donner le nom de la déesse représentant ce que dont tu étais pour eux l'allégorie. Bon, Taylor, c'est le nom de famille de ton père quoi, rien à dire à ce sujet.

Du coup, autant passer directement à la suite. Tu es donc venue au monde le 26 mars 1999, dans la ville de Yokosuka. À vrai dire, tu es née dans la même clinique que ta mère. Il s’agit d’une clinique spécialisée dans la maternité, que Ritsuko lui avait conseillé pour le bon traitement qu’elle offrait aux mères et parce qu’elle y avait vécu deux très bonnes et très jolies expériences. Dès ton plus jeune âge, tes parents et en particulier Aiko ont tenu à ce que tu reçoives un enseignement à la fois de l’anglais et du japonais. La raison derrière cela était très simple : Au Japon, la double nationalité n’existe pas et il faudrait par conséquent que, au plus tard à tes vingt ans, tu choisisses celle pour laquelle ta préférence irait, la culture que tu aimerais le plus. À ce moment-là, ta mère avait cessé de travailler pour s’occuper de toi et ton père travaillait comme informaticien pour une petite entreprise locale. Ce n’était pas grand-chose, mais en vivant à trois et avec un peu d’aide de la part de tes quatre grands-parents, la vie était douce, simple, agréable. Une vie sans aucun gros problèmes, pour un démarrage gentillet. La maison avait un style assez moderne et épuré, plutôt occidental, avec deux chambres et une petite cour dans laquelle ta maman tenait un potager.

Tu aimais bien ça, « jardiner » avec elle. Elle a commencé à faire pousser des choses à ta naissance, en ayant lu qu’il était bon de nourrir les jeunes enfants de purées et de soupes de légumes frais et en ayant pris en compte le temps de pousse. Tu étais un bébé très calme et souriant. La plupart du temps, quand ta mère s’adonnait à faire pousser fruits et légumes, tu te contentais de la regarder en gazouillant dans ta coque posée sur le sol, un petit chapeau sur la tête. Lorsque tu as eu l’âge de commencer à marcher à quatre pattes, tu as arpenté la petite zone maladroitement. En grandissant encore un peu, tu as commencé à te prendre de passion pour les petites bêtes qui peuplaient l’endroit. Oh Cattleya, combien de fois as-tu fièrement brandis devant elle une limace, un escargot ou un scarabée ? Tes préférées étaient les sauterelles, parce que les saisir se révélait être un challenge bien plus intéressant qu’attraper un escargot. Mais bien vite, le décor de tes après-midi d’enfance est passé du potager familial à la salle colorée de l’école maternelle à laquelle tu es allée, même si cette école était en réalité bien plus proche de la garderie que d’une véritable école. C’est là-bas que tu as rencontré Yui.

Tu étais une enfant pour le moins vive et sociable, déjà à l’époque, bien plus enjouée qu’aujourd’hui. Toujours la première à aller voir les autres élèves pour papoter joyeusement avec eux, toujours la première à saluer joyeusement les adultes avant de rentrer avec ta mère. Yui, c’était tout le contraire. Une petite fille timide, qui se réfugiait volontiers dans son coin avec un coloriage et des crayons de couleurs lorsque tous les autres jouaient à se pourchasser dans la cour de l’école. Honnêtement, elle t’intriguait. D’habitude, tous les enfants avaient le même comportement de joie et d’entrain constant, à jouer à qui sera la plus active petite boule d’énergie. Mais elle, elle ne se mêlait pas vraiment aux autres. Elle était arrivée en cours d’année, cachée derrière la maîtresse lorsque cette dernière expliquait qu’à présent, vu que ses parents avaient déménagé à Yokosuka, la petite fille viendrait ici avec vous. Alors, comme à cause d’une sorte d’orgueil, de fierté pas très subtile, tu as décidé de faire une promesse avec toi-même. Tu t’es promis que, coûte que coûte, tu parviendrais à devenir l’amie de cette enfant calme et timide, sa meilleure amie même. Tu étais vraiment déterminée à faire sa connaissance. Et s’il y a bien une seule chose dont tu ne manquais pas déjà à l’époque, c’est bien d’obstination.

Tu étais un peu perplexe, pas sûre de savoir comment t’y prendre. D’habitude c’était facile de te faire des amis, tu n’avais qu’à aller voir les autres enfants, sourire, leur proposer de jouer et c’était dans la poche. Vraiment, les enfants, ce n’est pas compliqué de s’entendre avec eux. Mais cette Yui était différente, du moins elle le semblait, alors tu avais un peu peur que le manège habituel ne fonctionne pas avec elle. Peur que cela l’effraie. Alors t’as commencé, un jour, par t’asseoir à sa table avec un coloriage au lieu d’aller jouer dehors comme d’habitude. Elle a levé les yeux vers toi, parce que bien sûr c’était inhabituel, mais tu as un peu paniqué alors tu lui as fait un sourire un peu trop grand et tu as pris un crayon rose dans le pot posé sur la table, pour commencer à colorier l’intérieur des épaisses lignes sombres esquissant un petit cochon sur ta feuille. Du haut de tes trois ans, ça semblait assez compliqué, alors tu traças avec attention le contour à l’intérieur avec ton crayon. Par curiosité, une seconde, tu levas la tête vers l’enfant en face de toi et alors, tu ne pus retenir les mots qui sortirent de ta bouche. « Waah ! Tu… Tu colories super bien ! Tu dépasses pas ! » t’exclamas-tu.

Elle sembla aussi surprise que toi. Apparemment, elle ne s’attendait pas à recevoir ce genre de compliments mais elle n’avait pas l’air mécontente. Tu vis ses lèvres bouger un peu, s’entrouvrir comme si elle allait dire quelque chose, mais à la place elle les referma et se contenta de lever un peu les coins pour te faire un sourire timide. Elle posa sagement sur sa feuille le crayon bleu avec lequel elle coloriait l’eau du bocal d’un poisson rouge, puis elle attrapa un crayon de couleur marron dans le pot. Elle retourna sa feuille et, très concentrée, commença à dessiner quelque chose. Un rond… Deux triangles sur le dessus… Des petits traits sur le côté… Deux points et un trois couché à l’intérieur du rond… Elle sourit alors et te tendit la feuille avec un air fier sur le visage. « Chat ! » dit-elle. Tu clignas des yeux quelques secondes, parce que tu compris qu’elle avait écouté cet autre jour. Ton nom était compliqué à prononcer pour les autres enfants, alors tout le monde t’appelait Cat ou Katie. Et un jour, l’une des maîtresses avait dit aux autres enfants que Cat, ça voulait dire chat en anglais. Depuis, le surnom de Chat était devenu une façon commune pour les enfants de t’appeler ou de faire référence à toi dès qu’ils parlaient.

« Il est trop bien ton chat ! Tu sais trop bien dessiner ! » réagis-tu. Ces nouveaux compliments semblèrent la ravir à nouveau et vous eurent une discussion sur les félins. Le chat était l’animal préféré de Yui. Elle te raconta que, là où elle habitait avant de venir à Yokosuka, il y avait une rue dans laquelle elle allait toujours donner à manger aux chats errants avec sa maman. Elle voulait en adopter un, mais sa mère a toujours refusé parce que son père était allergique aux chats. Le fait de ne pas pouvoir adopter de chat, ça la rendait triste. Tu ne réfléchis pas vraiment toi, et tu lui dis d’un coup que toi, tu avais un chat chez toi. Un petit chaton trop chou. C’était faux, bien évidemment, mais tu ne savais même pas pourquoi tu lui avais dit ça. Parce que tu voulais qu’elle t’apprécie, très certainement. Ses yeux s’écarquillèrent soudainement et ils commencèrent à refléter une lueur d’admiration. « C’est vrai ? » « Vrai de vrai. » « Un petit chaton tout doux trop choupi ? » « Pour de vrai oui ! » « Waah ! C’est trop trop trop bien ! Hey, tu penses que ma maman me laisserait venir chez toi pour voir le petit chaton tout doux trop choupi si je lui demandais ? Tu penses que la tienne serait d’accord aussi ? »

Tu déglutis. Tu ne savais pas vraiment comment tu allais pouvoir expliquer ça. On t’avait toujours dit de ne jamais mentir, mais pourtant tu l’avais fait. Et maintenant, si Yui en parlait à sa maman et que sa maman parlait à la tienne, alors elle saurait que tu avais menti et tu te ferais probablement gronder. Tu essayas de trouver rapidement une excuse. « Ben… oui je pense qu’elle serait d’accord. Par contre, en ce moment, mon petit chat il est chez ma mamie parce qu’elle voulait le voir. Mais quand il reviendra à la maison je te le dirai et comme ça on pourra demander à nos mamans à ce moment-là ok ? » « D’accord alors !! J’ai vraiment super hâte ! » Ouf. Tu étais parvenue à sauver les meubles, comme on dit. Enfin… Pour le moment. Tu ne pourrais pas dire indéfiniment que le petit chat était chez ta grand-mère et tu avais comme l’intuition, en voyant les étoiles dans les yeux de la petite fille, que Yui ne laisserait pas tomber si facilement. Coincée dans cette situation pour le moins épineuse, il ne te restait alors qu’une seule chose à faire. Tu commenças à songer à la façon dont tu allais t’y prendre, alors que ta nouvelle amie resta avec toi pour le reste de la journée, jusqu’à ce que vos parents respectifs viennent vous chercher.

Le soir même, tu décidas de tenter ta chance. Aiko était dans la cuisine, en train de préparer le repas pour le soir. Tu pouvais sentir la bonne odeur des épices et tu compris qu’elle était en train de faire du curry. Dans la pièce, c’était une réjouissance pour tous tes sens. En plus de l’odorat, ton ouïe décela le bouillonnement de la sauce, ta vue admira le blanc scintillant du riz qui venait de cuire et la vapeur qui s’en dégageait, ton goût identifia les saveurs dans la cuillère que ta mère te donna. Quant au toucher, elle te demanda si tu voulais bien essuyer les assiettes qu’elle venait de laver. Tu t’exécutas avec soin, avant de lever les yeux vers elle. « Maman ? » « Oui ? » « Dis tu penses qu’on pourrait… Adopter un chaton ? » « Oh. Un chaton ? Tu veux… un chat ? » « Oui ! » « Hum… C’est ton propre choix ? » « Euh… oui ! C’est pas parce que y’a une copine à moi qui veut voir un chat ! » Il faut avouer que garder un secret de façon subtil, pour un enfant de trois ans que l’on questionne, ce n’est pas facile. En particulier lorsque les questions sont posées par une maman avec un pouvoir lui permettant de déceler les mensonges. Elle échappa un petit soupir et te rappela qu’il était mal de mentir. Tu t’excusas, un peu maladroitement et ta maman te dit que si tu voulais un chat à la maison, il fallait que tu demandes à ton père.

Tu ne compris pas tout de suite où elle venait réellement en venir, parce que tu ne savais pas ce que ton père pouvait faire, mais désireuse de rattraper un petit peu et de rester obéissante, tu t’exécutas dès qu’Andrew revint du travail. Encore une fois, tu demandas si il était possible d’adopter un chat et, à ta grande surprise, ton père se contenta d’exploser de rire. Un peu vexée, tu posas tes mains sévèrement sur tes hanches de petite fille et tu lui demandas de ne pas rire. Tu étais très sérieuse après tout. En guise de réponse, cependant, tu n’eus le droit immédiat qu’à un regard complice et la grande main de ton papa venant ébouriffer tes cheveux. C’est à cet instant précis que, devant tes yeux ébahis, ton père se ratatina et se couvrit de fourrure. Tu clignas des yeux de surprise, pour te rendre compte qu’il venait de se transformer en chat. C’était un chat adulte, d’une taille assez grande et pourtant plutôt moyenne, pour un Maine Coon. Son pelage ne présentait aucun marquage, il était simplement d’une couleur solide immaculée. Il avait des yeux verts et un petit nez rose, mais tu ne pus te retenir de crier. « Maman !! Papa est parti et y’a un chat !! » Franchement surprise voir un peu paniquée, tu te mis à appeler ton père dans la maison et te dirigeas vers la cuisine pour montrer le chat qui semblait te suivre à ta mère.

Mais lorsque tu arrivas, alors que tu étais persuadée que le chat était juste derrière toi, Aiko esquissa un sourire amusé et te dit de te retourner. Ton papa était derrière toi, apparemment hilare à cause d’une blague que tu ne comprenais pas vraiment. C’est ce soir-là, alors que tu dégustais l’un de tes plats préférés préparé avec amour, que tes parents abordèrent pour la première fois la question de la magie. Tu ne compris pas tout, loin de là, mais tu retins en gros que dans ta famille, les gens possédaient des pouvoirs magiques, un peu comme dans les histoires que l’on te lisait. Tu appris le pouvoir de ta mère, celui de ton père et celui de tes deux grands-pères. Pour ton oncle, on te dit qu’il en avait un, mais on t’avoua que c’était très compliqué. Avec un peu de recul, ils n’avaient peut-être pas envie de te dire que tonton utilisait sa capacité à persuader les gens pour arriver à ses fins de façon pas toujours légale, faire des choses répréhensibles et être même plutôt doué pour les accomplir, toutes ces vilaines choses. C’est toujours mieux d’éviter de mentionner les oncles yakuzas auprès d’une petite fille qui ne comprendrait pas le concept de toute façon après tout, non ?

La soirée se conclut par un refus quant à l’acquisition d’un chat, en revanche, tu expliquas la situation à tes parents et, même s’ils ne furent pas fiers que tu aies menti, ils finirent par conclure que si tu le voulais, Yui pouvait venir à la maison et que ton papa pouvait prendre sa forme féline pendant qu’elle était là : ça semblait être un bon compromis et ça lui permettrait de vous surveiller sans qu’Aiko ne doive se détourner de ses activités habituelles. Le lendemain, à l’école, tu annonças la bonne nouvelle à ton amie et vos mères planifièrent la visite chez toi pour un jour coïncidant avec l’un des jours où ton père ne travaillait pas, histoire que tout fonctionne correctement. Tu étais moyennement satisfaite par la situation, parce que ça voulait dire que tu ne pourrais pas inviter la petite fille lorsque ton père serait au travail, mais on t’avait appris à te satisfaire de ce que la vie te donnait à cette époque, probablement juste pour que tu ne fasses pas de caprices si jamais ils n’étaient pas en mesure de te procurer quelque chose. Tu as changé de mentalité depuis, mais il faut bien avouer que cela a fait de toi une petite fille très agréable à une certaine période de ta vie.

La vie était donc douce, au Japon, mais même si tu vivais ton quotidien de petite fille sans trop te soucier du reste du monde, de cette réalité qui t’enveloppait par-delà ta petite bulle de bonheur, il est des fois où la bulle explose sans crier gare. Il faut savoir que, pour tes parents, aller vivre aux États-Unis n’était pas un but abandonné. Cela était d’autant plus vrai que, avec les années, tes grands-parents paternels avaient fini par retourner dans leur pays d’origine. Tes parents ne voulaient pas risquer de te faire subir un changement de pays en cours d’année scolaire, aussi le voyage était cette fois prévu pour l’été 2005. Hors, de nouveaux événements vinrent à nouveau contrarier les plans de tes parents, comme si le destin se liguait contre eux et refusait farouchement qu’Aiko quitte le Japon. En effet, le père de cette dernière tomba malade de façon assez inquiétante, après un malaise soudain suite auquel il fut emmené à l’hôpital de la ville. C’est dans la chambre blanche, pure et aseptisée, qu’il a rendu son dernier souffle quelques jours après l’anniversaire de tes six ans. Tu as toujours un souvenir très vif de cet anniversaire, probablement l’un des moins joyeux que tu n’aies jamais connu de toute ta vie. Et malheureusement, cela ne fit qu’empirer. Après la mort de Daisuke, ton père a soudainement commencé à s’inquiéter pour le sien et à désirer de plus en plus le rejoindre aux États-Unis, décidant donc de ne pas annuler son billet contrairement à sa femme, pour une visite à priori temporaire. Ta maman, elle, était évidemment dévastée.

Non seulement elle venait de perdre son père mais de plus, Andrew était parti aux États-Unis pour un moment et elle devait à présent soutenir sa mère seule, Akihiko demeurant trop distant pour apporter une réelle assistance. En parlant de ton oncle, tu te souviendras toujours la fois où vous étiez en visite à la maison familiale et qu’il est arrivé. Sans un bruit, il s’est dirigé vers l’autel dédié à ton grand-père et il a commencé à prier. Il était plus impressionnant que dans tes souvenirs. Ses cheveux étaient un peu plus longs, une barbe de trois jours habillait son menton et il avait une aura assez inquiétante, avec sa chemise noire, son pantalon de costume et ses chaussures de travail anthracite. Ta mère ne lui a même pas accordé d’attention, trop occupée à préparer le repas de midi pour Ritsuko, mais ta gentille mamie est venue le prendre dans ses bras et après cela, c’est de toi dont il s’est approché. Son sourire était bienveillant, plus que ce à quoi tu t’attendais. Il te frotta la tête d’un geste dont ton père avait l’habitude, te glissa un billet de 5000¥ et t’intima d’être gentille avec ta mère avant de quitter la maison. Rapidement, tu le cachas dans la poche de ta veste, sachant pertinemment que ta mère refusait que tu acceptes de l’argent de la part de ton oncle, qu’elle jetait à la poubelle tous les cadeaux qu’il offrait.

Aiko était d'une nature foncièrement honnête et travailleuse, refusant strictement d'accepter l'argent de son frère en connaissant sa provenance largement douteuse. Lorsqu'elle s'est retrouvée à devoir soutenir sa mère, elle a repris le travail en tant que vendeuse de fleur comme dans le passé. Cela ne devait être qu'un emploi passager, puisque Andrew était censé revenir au Japon, mais ce dernier repoussa de plus en plus son retour et cela était source de disputes. C'est au cours d'une énième, que, éloignés l'un de l'autre, tes deux parents se sont rendus compte qu'ils étaient mieux séparés et ils décidèrent de débuter la procédure de divorce. Alors, ta mère décida que vous iriez vivre avec Ritsuko à nouveau et elle renonça à votre petit foyer. Toi, tu avais du mal à comprendre la situation et ton père te manquait énormément. Tu récupéras, avant que ta mère ne s'en débarrasse, quelques affaires qu'il avait laissées à la maison, c'est-à-dire le varsity hoodie de son ancien lycée et un flacon à moitié vide de parfum Opium pour Homme. Tu es d'ailleurs toujours très attachée à ces objets et le parfum de ton père est celui que tu aimes porter désormais, rachetant une nouvelle bouteille dès que la précédente est terminée. Ta mère ne semblait pas véritablement mélancolique, plutôt juste amère.

C'est dans ce cadre un peu chaotique que tu as vécu le début de ta sixième année. Tu étais une enfant modèle. Toujours sage, toujours celle qui écoute les règles et joue avec tout le monde. Honnêtement, il est vrai que tu avais tendance à moins jouer à la balle avec les autres enfants et d’avantage à t’amuser dans le calme parce que tu t’étais beaucoup rapprochée de Yui tout au long de la maternelle et vos mères étaient devenues amies, tant et si bien qu’elles ont décidé de vous inscrire dans la même école primaire. Il aurait fallu vous voir, toutes les deux, le jour de la rentrée : collées l’une à l’autre, on aurait dit deux sœurs. Ton extraversion avait profité à la petite fille et tu avais bénéficié de son introversion. Ensemble, vous étiez d’inséparables amies, toujours prêtes à se donner un coup de main et cela dura tout le long de l’école primaire. Souvent, après les cours, tu te rendais chez ton amie et tu y restais jusqu'à ce que ta mère finisse le travail. D’autant plus qu’il s’agissait d’une école assez petite, avec peu d’enfants et beaucoup d’anciens camarades de votre garderie. Une fois que tu es arrivée en primaire, tu as repris à un plus haut niveau les cours d’anglais que tu suivais déjà jusqu’à là, des cours qui t’étaient dispensés en plus du fait que tes parents parlaient occasionnellement anglais chez toi dans le passé et que cela t’avait permis de te forger un petit niveau de base, simple mais suffisant pour être assez impressionnant de la part d’une petite fille.

Tout au long de l'école primaire, tu as continué d'être cette gentille fillette sage. Tu t'es fait de nouveaux amis mais ta meilleure compagne de jeu restait définitivement Yui. Il lui arrivait désormais de venir chez toi et tu avais dû lui mentir encore une fois, en lui disant que le chat était parti aux États-Unis. Ta grand-mère était ravie d'avoir un petit peu d'animation à la maison et à vrai dire, la mort de ton papy a rapproché Akihiko de sa mère. Ses visites étaient un secret, puisque vous saviez tous comment ta mère réagirait si elle les apprenait, mais il sembla retrouver un peu de son âme d'enfant en jouant avec toi. Avec Yui, il vous emmenait souvent dans une salle d'arcade où il allait régulièrement plus jeune. C'est là que tu as commencé, parce que tu étais très impressionnée de voir certains joueurs y exceller, à jouer à Dance Dance Revolution. Ton oncle lui-même était plutôt doué et il vous a enseigné, à toi et à ton amie, certaines techniques pour faire le meilleur score possible. Encore aujourd'hui, tu continues de jouer dès que tu le peux et depuis le temps, tu t'es énormément améliorée. Le soir, tu rentrais chez toi pour voir ta maman et tout se passait bien. Mais les choses ont un peu changé lors de ta dernière année de primaire.

C'était en février, plus précisément. Tous les ans, dans ton école primaire, l'administration organisait un voyage pour les élèves de dernière année, vers la fin de l'année scolaire. Ce voyage était l'occasion de, pour la dernière fois, former de beaux souvenirs tous ensembles. Toi, tu avais vraiment hâte que le voyage commence, pour une raison particulière : pendant son déroulement, tu voulais avouer tes sentiments à quelqu'un. C'était ton petit secret, un secret dont, encore une fois, tu n'avais pas parlé à ta mère. À vrai dire, cela te faisait un peu peur. Tes propres sentiments t'effrayaient et sa réaction potentielle t'effrayait. Tu avais préféré aborder le sujet avec ta grand-mère, plus ouverte d'esprit que sa fille et moins blessée par l'amour. La vérité, c'est que si tu redoutais autant la réaction de ton entourage, c'est parce que la personne qui faisait battre ton cœur la chamade n'était nulle autre que ton amie d'enfance, la jolie Yui. Tu ne savais pas trop lorsque les sentiments d'amitiés s'étaient transformés en amour. En vérité, tu ne savais même pas ce que c'était que de tomber amoureuse et songeais même qu'il ne pouvait s'agir que d'un fort sentiment d'amitié que tu méprenais pour quelque chose d'autre. Mais dans les anime et les mangas que vous lisiez ensemble, tout semblait convenir à ce que tu ressentais et c'est pour ça que tu as décidé d'en parler à ta grand-mère adorée.

La discussion fut un peu maladroite : il faut dire que tes sentiments étaient confus et que tu ne savais pas véritablement comment aborder la conversation. Ce fut un long après-midi de discussion, durant lequel tu en as appris beaucoup sur toi mais également beaucoup sur ta grand-mère. Cette dernière t'a en effet avoué que, plus jeune, elle avait eu elle-aussi des sentiments pour une fille mais qu'en raison de l'état de la société à l'époques, elle avait renoncé à ce que lui disait son cœur et avait fini par tomber amoureuse d'un homme. Elle t'intima de ne pas te laisser intimider par ce qui semblait être normal et t'encouragea à confier tes sentiments. « Même si cela ne fonctionne pas comme tu voudrais que ça fonctionne, au moins, tu n’auras pas de regrets. J’ai toujours regretté de n’avoir jamais dit à Hana que je l’aimais, tu sais ? » te confia-t-elle. Ces mots te remontèrent le moral et à l’époque, ils te remplirent de courage. C’est donc avec le ventre gonflé de papillons que tu avais pris, avec tes camarades, la direction du sommet montagneux sur lequel, pour le voyage de fin d’année, vous alliez camper. Vous étiez répartis dans des tentes non-mixtes, par deux et au vu de ton amitié avec Yui, les adultes vous avaient désignées comme binôme.

Le voyage fut amusant, au début. De nombreuses activités eurent lieu. Vous chantâmes joyeusement des comptines et des charades apprises au cours de vos six années d'école et le dernier jour, une course d'orientation fut organisée. En suivant l'organisation de vos tentes, les professeurs accompagnateurs formèrent les groupes et vous partirent en direction de la forêt ou plusieurs arbres étaient à reconnaître. Cependant, il ne faut pas oublier qu'il s'agissait du mois de février. Le ciel était gris et aux alentours de 15h, une violente tempête se leva. Avec Yui, vous vous étiez un petit peu éloignées du périmètre dans lequel se déroulait la course. La faute revenait à ton amie qui, toujours aussi fascinée par les petits animaux mignons, n'avait pas pu s'empêcher de poursuivre un petit renard qu'elle avait vu filer entre les herbes. Ce n'était pas censé être très grave mais avec la tempête agitant violemment feuilles et branches, vous décidâmes qu'il était plus judicieux de s'engouffrer dans cette petite grotte que vous aviez repéré un peu plus tôt, au lieu de tenter de braver la pluie pour retourner sous des tentes qui seraient trempées de toute façon. Prises dans le froid et l'humidité, vous vous serrâmes l'une contre l'autre en grelottant et tu donnas ta veste à ton amie. Pour toi, ce n'était pas grave d'avoir froid mais tu la savais particulièrement frileuse et d'une nature fragile.

Vous ne pourriez pas bouger avec un moment et n'étant que toutes les deux, tu pensas qu'il serait bon de te déclarer. Il aurait fallu que tu penses aux conséquences de tes actes à ce moment-là, que tu songes au silence gênant qui pourrait suivre si elle ne ressentait pas la même chose que toi, mais il faut avouer que tu étais trop stressée pour véritablement réfléchir. Tu te mordillas la lèvre et levas les yeux vers elle. « Hey, Yui. Tu sais que je t'ai dit que j'étais amoureuse de quelqu'un hein ? » « C'est Mikoto c'est ça ? Vous iriez bien ensemble. Tu es tellement grande et jolie, Neko-chi ! » « Et bah... Non. C'est... toi. » « ... » Silence radio. C'était gênant. Tu aurais vraiment dû réfléchir avant de te lancer. Ton amie détourna le regard et commença à rire un peu. Un rire gêné. « Enfin, ne fait pas de blagues comme ça Neko-chi. Tu es une fille et moi aussi, c'est juste bizarre non ? » « … Je sais pas ? Je trouve aussi que c'est bizarre mais... c'est comme ça que je me sens, tu sais ? » « … Je trouve ça bizarre et dégoûtant. » Tu baissas la tête et elle se leva, provoquant une vague d'inquiétude. « Yui ? » « Je préfère essayer de retrouver les autres. Désolée mais... c'est trop bizarre pour moi. » Elle te rendit ta veste et s'infiltra entre les branches, te laissant seule dans ta grotte avec ta peine.

C'est la tristesse qui réveilla la bête en toi pour la première fois. Un grondement sourd qui transforma ton allure, fit glisser tes vêtements et te laissa avec une drôle de douleur piquante sur l'épiderme. Aveuglée par la rage et la tristesse, tu ne te rappelles pas vraiment de ce qu'Il s'est passé ce jour-là. Ta mémoire est assez floue. Tu te souviens juste que lorsque tu t'es réveillée, tu étais quasiment nue dans ta grotte, avec du sang de lapin sur les mains et un cadavre pelucheux gisant à tes pieds. Plongée dans l'incompréhension et la peur, tu as renfilé tes vêtements et tu t'es reglissée parmi le groupe une fois la tempête terminée, environ une heure après son début. Depuis ce jour, Yui ne t'a jamais regardée de la même façon. Vous avez progressivement cessé de traîner ensemble, elle jouait moins avec toi et t'évitais quelque peu, à la grande surprise de ta mère et suscitant la grande tendresse de ta grand-mère. Mais à vrai dire, tu n'as pas vraiment eu le temps de ressentir ce malaise pendant très très longtemps. Environ un mois après la découverte de ton pouvoir et en dépit du fait que tu n'aies pas véritablement vécu d'autres épisodes de transformation à ta connaissance (il est vrai que des fois tu te réveillais dans ton lit sans tes vêtements et avec de la terre sur les pieds) tomba le jour de l'anniversaire de tes 12 ans, jour fatidique au cours duquel tu reçus la visite de deux énergumènes.

Ta mère a eu peur, au début, en voyant arriver ces inconnus en costumes, craignant qu'il s'agisse de personnes voulant s'en prendre à votre famille à cause de ton oncle et de ses activités pour le moins illégales. Cependant, les deux concernés l'ont vite rassurée en lui expliquant la situation. Tu avais désormais toi aussi un pouvoir, ils te le confirmèrent et puisque que c'était le cas. Tu ne savais pas trop quoi en penser, au début. Il est vrai que cela pouvait expliquer certains évènements dont tu ne te souvenais pas, mais tu as surtout ressenti de la peur en notant le peu de contrôle que tu avais sur tes facultés. Ta mère en a été heureuse au début, mais elle a rapidement déchanté lorsqu'elle a appris la nature de ton pouvoir, si semblable à celui de ton père. Ta grand-mère n'en pensa pas grand-chose, mais fut heureuse pour toi. Les traqueurs, c'est ainsi qu'ils se présentèrent, étaient venus pour t'inviter à apprendre comment contrôler tes facultés. Pour cela, il faudrait que tu partes loin, loin du Japon, au sein d'une école dénommée Prismver se situant sur une île éponyme au cœur de l'Europe de l'Ouest. Au premier abord, ta mère était perplexe mais rapidement, rassurée par mamie Ritsuko qui avait senti le malaise entre toi et ton amie et en connaissait la cause, elle accepta et tu fis ton départ pour l'école.

Les débuts furent pour le moins... compliqués. Il s'avéra que tes notes étaient bonnes, au niveau scolaire, mais ta maîtrise du pouvoir absolument pitoyable. De plus, il fut considéré que tes capacités de transformation en animal sauvage étaient assez dangereuses, alors tu arrivas directement en classe E. Au début, tu n'en pensas pas plus que ça : Après tout, tu étais ici pour apprendre, pas vrai ? Mais arrivée dans ta classe, pour assister un peu aux cours avant de correctement faire ta première année à la rentrée, tu fus frappée par le manque de sérieux des autres élèves. Au deuxième étage, tout le monde semblait bien occupé par tout sauf par les études. Tu as essayé de parler avec certains professeurs, mais personne ne t'écoutait réellement. C'est ainsi que tu as voulu monter un peu plus dans les étages supérieurs, pour découvrir le pensionnat. Après tout, personne ne t'en tiendrait rigueur, même si c'était pendant les heures de cours, pas vrai ? Tu étais en classe E. C'était normal de ne pas être très studieuse, pas vrai ? La facilité avec laquelle ton nouveau rôle s'est imposé à toi était effrayante. En à peine un mois, tu avais pris compris que tu ne serais pas très bien traitée ici. Mais dans un sens, ça restait plus facile qu'à la maison, plus facile que de voir Yui te fuir, murmurer avec les autres enfants, rire à ton visage et te pointer du doigt.

Les moqueries n'ont jamais cessé mais ici, elles ne provenaient pas de personnes que tu aimais. On te bousculait, parfois, dans les couloirs, pointait du doigt ta cravate rouge et ton visage hagard. Tu te souviens de quelques rencontres de ta première année, plus ou moins positives. Quelques amis, parfois, Orson ou Alice par exemple. Plus ou moins négatives oui, oh surtout négatives. Un groupe de filles aux cravates violettes, par exemple. Alors que tu te baladais dans les couloirs, elles t'ont un jour poussée avant de murmurer des excuses entrecoupées de rires idiots. Sifflement des vipères dans tes oreilles, Cattleya, forcée d'écouter leur venin se déverser. « Oh pardon. Mais tu es en E ? Je pensais que tu étais en D ! » Salve de rires et tu avais fini par comprendre ce qu'elles voulaient dire par ça. Inéluctablement, la panthère avait pris le dessus et tu avais fini par reprendre conscience quelques minutes plus tard, dans l'infirmerie, avec des blessures, des vêtements stupides et non loin de l'une de ces filles, à qui on désinfectait plusieurs griffures sur les jambes. Ce jour-là, pour la première fois, tu avais souri en voyant l'étincelle de peur qui crépita dans ses yeux verts et ton majeur s'était naturellement relevé dans sa direction avant que tu ne prennes la fuite à nouveau.

Tu voulais contrôler ton pouvoir. S'il te permettait de te défendre, s'il s'agissait d'une arme si efficace, tu préférais savoir t'en servir. Cela te coûta beaucoup d'efforts et les adultes ne te faisaient pas vraiment confiance. Tu as dû apprendre seule. Souffrir. Alors quand Entropy débuta, tu t'engageas rapidement. Tête haute, Cattleya, dans les couloirs, cravate grise et l'opinion bien précise. L'inégalité, Cattleya, dont tu avais si cruellement souffert, les inégalités qui avaient brisé et tordu ta petite espérance d'enfant pour te laisser un goût amer dans la bouche. Un goût métallique, celui du sang qui jaillissait lorsque tu te mordais la langue un peu trop fort. Mais ça n'a pas suffi. Tu as regardé RED agir de loin, encore un peu plus abattue. Tu avais confiance, tu pensais que le mouvement de tes aînés avait de véritables chances d'aboutir à un futur plus brillant pour tout le monde. Mais encore une fois, la fin du mouvement ne parvint pas à te satisfaire. Petit à petit, action après action, tu finis par perdre foi en ces combats brûlants. Plus rien ne fonctionnait. Rien n'avait jamais véritablement fonctionné. Tu as cessé de croire au père noël et tu as travaillé plus dur pour t'endurcir. Devenir plus forte physiquement. Contrôler ton pouvoir de mieux en mieux, avec comme but de détruire toi-même les murs pourris de cette école poisseuse.

Tu ne t'es pas souciée du White Day. Tu étais d'accord avec le fait que les E quittent le mouvement. Toi, tu as travaillé de ton côté, fait la connaissance de certaines personnes, passé certains marchés et renforcé tes facultés. Ce pouvoir, tu étais déterminée à le contrôler à présent. Matthew t'y a un peu aidée, mais une nouvelle bombe est rapidement tombée sur l'île. La révélation des pouvoirs. L'arrivée de la Vice. Tu te fichais du fait que les pouvoirs soient connus du monde entier : cela apprendrait au monde à avoir peur de vous. Mais cette femme... Tu ne pouvais et ne peux toujours pas voir Staunton en peinture. C'était trop facile. Comment osait-elle prôner un mouvement se proclamant être une classe dans laquelle l'égalité règne ? Après avoir relégué vos cravates vermeil au rang de classe poubelle ? Ton choix fut facile à prendre. Quand il s'agissait des groupes d'opinions, tu étais une Voltor convaincue. Peu importe les revendications de chacun. Tu ne souhaitais que répandre le chaos, à présent. Que PUMA et le reste aille se faire voir. Tu ne défendrais que toi à présent. Il n'empêche que tu as souffert, lorsque le Grand Hall a explosé. Fatiguée de ces attaques que tout le monde subissait depuis si longtemps. Un sourire amer, pourtant, t'avait traversée alors : c'était drôle que maintenant, tout le monde soit attaqué. Tu condamnes les actes terroristes, mais une partie de toi pense que c'est quand même bien fait. Le Leader, à tes yeux, est un clown. Un pitoyable beau-parleur. Tu ne lui feras confiance que lorsqu'il agira.

Pour le moment, toi, tu te contentes de batailler de ton côté. Maintenant, tu as sur ton pouvoir un contrôle qui te permettrait d'atteindre la classe B, mais tu n'as jamais désiré quitter les rouges. C'est avec eux que tu étudies, en filière biologie, le japonais, l'astronomie, la physique-chimie et l'informatique.


Dernière édition par Cattleya A. Taylor le Mer 8 Aoû 2018 - 16:40, édité 1 fois
Message Dans Re: there's a cool cat in town - cattleya | le Mar 7 Aoû 2018 - 21:24
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g pa lu dsl


Message Dans Re: there's a cool cat in town - cattleya | le Mar 7 Aoû 2018 - 22:54
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Message Dans Re: there's a cool cat in town - cattleya | le Mer 8 Aoû 2018 - 10:13
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CC BOTE

Le crew t'attend :wink:

Essaye de pas nous en faire une trilogie stp.







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Message Dans Re: there's a cool cat in town - cattleya | le Mer 15 Aoû 2018 - 15:03
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Message Dans Re: there's a cool cat in town - cattleya | le Mer 15 Aoû 2018 - 15:32
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J'ai trouvé un amour dans le feat irl de att grâce à tes gifs c:


Long for uncharacteristical kindness from a dirty mouth over kind lies that taste like a stab in the back

Message Dans Re: there's a cool cat in town - cattleya | le Hier à 13:44
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cc g fini ma fiche mdr flore à toi
Message Dans Re: there's a cool cat in town - cattleya | le Hier à 17:48
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Rawr. à. moi. linn nous voilà, après deux ans (tu te seras fait attendre ptn //die) et j'ai pas encore lu (oui j'suis comme ça et alors), je la lierais avant d'aller dodo ce soir ♥️


    j'ai éclaté en sanglots
               
    J'ai un faible pour cette expression. On n'éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu'on vole en éclats. — Albert Espinosa©️endlesslove
Message Dans Re: there's a cool cat in town - cattleya | le
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