» prédéfinis

» mini news
15.06 N'importe quel adulte peut maintenant avoir en filleul un élève de D ou E.

07.05 Prismver a 6 ans ! Le temps file ♥
» intrigue

» rps libres
RP CONTINU •• infos ici

Ne jamais déranger une pirate en pleine activité ♦️ Ashley Mera

Ballon prisonnier ♦️ Amélie Langevin

Drinking 'til we all get sick ♦️ Cattleya A. Taylor

Sunday Afternoons ♦️ Alice K. Andel

ajouter le mien ?
» à l'honneur

Amélie Langevin
www.

» infos en +



www. CHATBOX
www. annexes
www. animations
www. annonces des membres
www. casiers
www. event 4 mois
www. libre service
www. libre-service
www. liste des clubs
www. listings & recensements
www. partenariat
www. questions & suggestions
www. évènements
www. top-sites
save me from the world - bérénice (terminé)







Partagez | 
 


 save me from the world - bérénice (terminé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Message Dans save me from the world - bérénice (terminé) | le Jeu 16 Aoû 2018 - 11:08
avatar
Invité
Invité


save me from the world


« Connard ! CONNARD ! JE TE DÉTESTE, PUTAIN ! »

Une heure. Deux heures. Non, bien plus que ça, en réalité. J'ai perdu la notion du temps en même temps que la sensation dans mes poings. Huit cent vingt sept. Huit cent vingt nuit. Je continue de compter chaque frappe, de regretter chaque geste, de détruire chaque parcelle de ce mur magique et intemporelle qui ne m'a rien fait. C'est l'histoire de ta vie, Orson. Détruire l'innocence pour mieux passer ma colère. C'est comme ça depuis toujours, depuis cette première fois, depuis la forêt disparue au profit de l'argent et d'une humanité corrompue. Si j'avais pu sauver le monde.

Si j'avais pu les arrêter. S'il n'était pas mort pour un vœu immature.

Si j'avais été plus fort, plus grand, si j'avais pu agir pour pouvoir protéger. Cette fois-là, comme toutes les fois. Cette fois-là, et une fois encore, une fois de trop, et le moral craque. Les larmes coulent, et les poings frappent. C'est tout ce que j'ai, tout ce qui semble authentique, tout ce qui survit à ces putains d'envies héroïques, à tout ce que nous avons construit. FOX, mon cul.

Une cause pacifiste qui n'a servi qu'à mettre en danger ceux qui croyaient en moi. Les militaires ont tiré, et tous sont venus. Tous les quatre. Mes amis, mon passé. Attaqué, protégé.
J'ai déçu, menacé, vrillé, et le tigre a pris le dessus.
Tu t'attendais à quoi, bordel ? Quelques leçons de yoga pour contrôler un animal mythologique qui dépasse l'entendement ? Tu t'attendais à devenir maître de tes émotions après un peu d'efforts, à faire disparaître cette colère comme si rien n'avait existé ?

Je le sais mieux que personne. Je le sais depuis toujours, et cette rage me semble hors de portée, incontrôlable comme la cicatrice gravée d'un animal enragé. Je le sais, et je me déteste. Je déteste chaque parcelle de moi, chaque respiration, chaque trait de ce visage hypocrite qui a cru pouvoir changer quoi que ce soit alors qu'il est incapable de s'arrêter. Je vais te tuer, Kennedy.

J'y repense, et ça me tue. J'y repense, et toute ma bonté et notre amitié meurent dans ces paroles immatures sous le coup d'une adrénaline néfaste. J'y repense, et je me déteste, parce que c'est tout ce que je ne voulais pas devenir, toute cette haine qui consomme, tout ce qui me faisait peur - tout ce qui tendait à faire disparaître FOX dans les flammes de la vengeance.

Je vais te tuer, Kennedy.

« TA GUEULE ! TA GUEULE ! TA GUEULE ORSON ! »

Comment retenir ces pensées ? Comment retenir cette envie qui me semble délicieuse ? Je me déteste, bien trop pour pouvoir l'avouer. Je me déteste, bien trop pour pouvoir faire autre chose que frapper, parce que les mots me semblent dérisoires.

FOX, agir plutôt que parler. Parce que tout m'a toujours semblé plus facile avec les poings, parce que des belles paroles ne valent rien et que malgré mes critiques, malgré ce discours, je ne vaux pas mieux qu'eux. Ex-Voltor, peut-être, mais les habitudes restent et cette colère refuse de disparaître. Je vais te tuer, Kennedy.

Je ne veux pas y penser. Je ne veux pas en avoir envie.
Je ne la veux pas dans ma tête, et j'y repense, et ça me semble inhumain, ça me semble impossible de retenir cette tuerie. Je sens encore la colère de ce moment. Ça fait deux jours, maintenant. Un bras dans le plâtre, des pansements sur tout le corps, mais je l'ai trainé jusqu'ici, dans la douleur, au terme de presque une heure de voyage. J'étais lent, blessé par les événements de ce jour.

J'étais lent, et j'ai vu les regards, senti quelques coups, les objets qu'on me lançait. J'ai entendu les critiques tandis que les encouragements se perdaient dans les flots de ma culpabilité grandissante. Quelque part, la réponse est évidente. C'est parce qu'ils étaient là que je me suis retenu, c'est parce que je voulais les aider, c'est parce que notre but commun passait avant ces envies meurtrières que le tigre me soufflait à chaque instant passé.

« TU VAS LA FERMER ! ARRÊTE DE TE MENTIR ! ARRÊTE DE LEUR MENTIR À TOUS, PAUVRE CONNARD HYPOCRITE ! »

Huit cent quatre vingt dix neuf.
Et le neuf centième n'atteint sa cible que dans un choc si faible qu'il ne cause pas le moindre bruit. C'est parce que j'étais épuisé que je n'ai pas cédé. C'est parce que j'étais faible que je n'ai rien fait, mais je sais très bien quelle aurait été ma décision. Je ressens ces instincts vibrer comme sous l'effet d'une magie trop puissante et mon esprit craque après que mon corps ait déjà ployé depuis que je me sois évanoui de fatigue. Je vais te tuer, tuer, tuer.

Et cette envie ne veut pas partir, tout comme la rancœur, tout comme la peur de ces balles qu'ils ont tiré sur nous. Dans quel monde tordu vivons-nous ? Quel combat ai-je décidé de mener ?

Je n'en suis pas capable. Plus maintenant. Je veux disparaître pour échapper à cette douleur, cette culpabilité. Je veux mourir pour ne plus rien ressentir. J'aimerais revenir à nos jours dans cette forêt où rien d'autre que nous quatre ne comptait, avant que le monde ne nous transforme autant. J'aimerais tellement, et j'aimerais pouvoir réaliser le voeu de ne me soucier que de mon propre bonheur.

J'aimerais pouvoir, j'aimerais tellement ne pas me sentir concerné. J'aimerais que le monde n'ait plus d'importance pour moi et que je puisse tous les laisser brûler. Comment me détacher de ça ? Comment changer, me débarrasser de cette bonté qui me ronge tout autant que ma colère ? Comment faire, comment avancer dans ce brouillard dans lequel même mes plus profondes convictions semblent se perdre ? Mon esprit craque, et mon corps me lâche, une fois encore. Mes jambes vacillent et je reste à genoux alors que ma tête percute le mur. Une légère douleur, et comme toujours, j'estime l'avoir mérité. Si seulement les choses étaient différentes.

Si seulement je pouvais revenir à ces jours-là.
Si seulement j'étais plus fort.

« J'en ai assez. Je ne veux plus y retourner. »

Mensonge, mensonge, mensonge. Je ne peux pas le faire. Je ne peux pas laisser le monde courir à sa perte, quitte à sombrer dans le désespoir de mes actions écrasées. Je ne peux pas, parce que je suis ainsi fait. Je ne peux pas, et je ne pourrai jamais.


Dernière édition par Orson M. Dreemurr le Mar 28 Aoû 2018 - 4:23, édité 1 fois
Message Dans Re: save me from the world - bérénice (terminé) | le Jeu 16 Aoû 2018 - 14:46
avatar
Invité
Invité


Ne me secouez pas.
Je suis plein de larmes.


save me from the world

L’esprit est étrange.
Il garde et efface des instants que l’ont a vécu, parfois avec une si grande netteté que cela semble irréel, autant que les trous noirs qu’il peut générer.
C’est ce que tu gardes de ces deux derniers jours.
L’action sur la plage est très claire, la suite plus ou moins, mais pour ce qui est du reste… c’est décousue. Le peu de flash qu’il te reste en mémoire, tu as du mal à les ranger dans le bon ordre.
L’odeur de la Clinique, ou bien est-ce que de l’Infirmerie ? hante encore tes narines. Du repos, on t’a conseillé de rester au calme, mais ce n'est clairement pas simple de dormir avec des côtes cassées. T’avais l’épaule gauche de déboîter aussi, elle est encore un peu douloureuse, mais rien de bien dérangeant par rapport aux côtes.
T’en as marre Bérénice, marre de fixer ce plafond tout en essayant d’occulter la douleur. Ça te coupe le souffle de te redresser, il te faut bien une minute avant de réussir à te lever. Tu te sens si lente en allant à la salle de bain, faisant attention et devant le miroir, tu ne peux que constater les dégâts.
La majorité des bleus se sont estompés et dieu soit loué, tu n’as plus la trace du prism sur le front, mais les ecchymoses au niveau des bras, de l’abdomen et des jambes persiste… tu as même du mal à dessiner les contours de ton tatouage sur ta cuisse droite. Beaucoup de mouvements sont douloureux, mais tu serres les dents.
Rien ne calme l’agonie de cette carcasse épuisée, pas même l’eau froide ou bien chaude, rien ; alors tu vas sortir.
Prendre l’air.
Parce que tu étouffes.
Le soleil réchauffe ta peau en sortant de la cabane.
L’air est chaud, mais agréable, il s’engouffre dans ta robe bohème qui couvre tes jambes alors que l’herbe verte, malgré la saison, chatouille tes orteils à travers tes Spartiates.
T’as erré un moment, faisant le plein de vitamine D et puis tu as fini par chercher le frais Bérénice, c’est ainsi que tu as trouvé refuge dans le bâtiment principal ; plutôt vide, ce qui est normal, c’est encore les vacances.
Tu gravis les marches, toujours avec cette même lenteur Bérénice et tu passes devant les salles, t’arrêtant un instant devant celle de ta classe. Il y a du bruit, un son sourd qui casse le silence presque morbide des couloirs vides. Instinctivement, tu fronces les sourcils et parce que ta curiosité est trop grande, tu suis le bruit jusqu’au troisième étage.
C’est devant la porte de la Salle Intemporelle que tu entends les cris ; que tu reconnais cette voix.
Ton cœur loupe un battement.
Tu hésite Bérénice, mais tu fini par entrer.
Il est là, vacillant, tombant à genoux et tu retiens difficilement un hoquet de surprise quand sa tête percute le mur.
Doucement, tu t’approches sans bruit, comme glissant sur le sol et tu captes difficilement les derniers mots qu’il prononce. Plissant les yeux, tu oses demander d’une petite voix :

Retourner où ?

Tu es inquiète, plus que tu ne le laisses paraître.
Il a un bras dans le plâtre et pourtant… il cogne dans un mur, enfin, il cognait. Tu ne sais pas si tu dois être désespéré ou non. Bérénice, tu avances dans sa direction, parce que même s’il ne tourne peut-être pas le visage vers toi, tu distingues les larmes qui ont roulé sur ses joues. Toi aussi, tu glisses sur tes genoux, oubliant la douleur qui traverse tes articulations et d’un geste pourtant vif, mais empli de douceur, tu le prends dans tes bras.

Eh… Orson ne… ça va aller.

Tu cherches tes mots, ils sont si durs à trouver.
Par-dessus son épaule, tu peux voir sa main gauche, meurtrie. Il va lui falloir un second plâtre, tu roules des yeux, légèrement triste qu’il se mette dans des états pareils. Un soupire t’échappe.

Dis-moi ce qu’il se passe.

Ce n’était pas un ordre, mais une demande, sincère, venant en direct de ton cœur.
©️️️ solvia
Message Dans Re: save me from the world - bérénice (terminé) | le Jeu 16 Aoû 2018 - 17:25
avatar
Invité
Invité


save me from the world


Si seulement j'étais plus fort. Si j'avais pu voir plus loin, ce jour-là, mieux comprendre, si tout avait été différent de ce que mon esprit avait accepté de voir. Si mes yeux avaient pu observer, mon corps réagir, supporter la force de ce tigre géant qui semblait vouloir m'écraser. Si Orson n'était pas que ce fêtard un peu rêveur qui voulait sauver le monde ; si j'étais meilleur, comme Phoebus alors que le chemin de sa bonté semblait déjà m'échapper.

Je vais te tuer, t'étriper, écraser tes écailles et te faire vomir ta fierté en même temps que tes désirs noircis. La pensée refuse de partir et la douleur persiste, incapable de prendre le pas sur le reste, sur ces regrets, cette tristesse sans fin comme le sentiment d'une inutilité que rien ne saurait rattraper. Mon corps vibre de tristesse, tremble sous l'effet de la douleur à mesure que chaque geste se ralentit pour me figer dans cette conclusion accablante, celle que rien ne saurait surpasser. Je suis faible, et ici, hors du temps, ma punition semble durer pour toujours parce que je l'ai ainsi décidé.

J'ai trop de regrets, au fond de moi.
Trop de regrets par égard pour ta gentillesse, Neith.
Trop d'excuses à t'offrir, Kennedy.
Tellement de déception à couvrir pour toi, Phoebus, et cette admiration semble tellement menteuse alors que je n'aspirais qu'à devenir comme toi. Les sentiments me noient, le monde en colère contre mes actes semble enclin à me voir disparaître.

Pourtant, tu es là. Je ne t'entends pas venir, et je sens tes bras de cette étreinte que tu es la seule à pouvoir rendre aussi fort. Je sens cette odeur à laquelle j'ai pensé trop de fois pour pouvoir nier les sentiments grandissants. J'entends ta voix, la chaleur d'un corps et j'ai l'impression de tout pouvoir oublier. Les larmes coulent, sans pouvoir s'arrêter. Mes émotions débordent et tes mots résonnent comme la seule porte de sortie à cette douleur infinie.

« Je ne peux pas les regarder dans les yeux. Je n'ai pu protéger personne. Sans Neith et Phoebus... qu'est-ce que j'ai été capable de faire ? »

Je pense à cette soirée et le cauchemar reprend vie. Le bruit des balles, et mes yeux se ferment tandis que ma seule main amovible se plaque sur l'une de mes oreilles. Sors de ma tête.
Sors, sors, sors, ce coup de feu.
Que je déteste ça, et dire que nous avons failli cramer au nom d'une folie que je ne pouvais retenir. Comment se remettre de ça ? Comment s'améliorer, avancer alors qu'on a foiré les moindres détails d'une opération prévue ? Dire qu'on était si confiants, au début. Putain d'arrogant. Qu'est-ce que t'es con, Orson, où tu croyais aller ? Qu'est-ce que tu pensais faire, à quatre contre une armée ?
Le bruit des armes résonnent, celui du dragon qui fend l'air, le sifflement du corps froid du serpent qui immobilise mes poils.

Black out. À ce moment, du moins. Et maintenant, je peux me rappeler de chaque instant, de toutes ces secondes où j'étais immobile, livré à moi-même, à mes doutes, à cette faiblesse que je ne peux m'empêcher de haïr. Ça valait le coup, ces fêtes organisées ? Ça valait le coup, ces moments, quand on ne peut pas sauver ce qu'on a de plus cher ? Je sais que tu m'as entendu, alors pourquoi tu reviens là ? Je sais que tu étais là, encore consciente, écoutant les menaces absurdes d'un animal acculé.

J'ai envie de frapper, encore et encore.
Mais ces images me reviennent, et mes dents se serrent un peu trop fort à mesure que je reste immobile. Je ne peux pas lever les yeux, me résoudre à voir tes blessures alors que j'essayais de fuir sans me soucier de tout ça. Je ne peux pas faire face aux conséquences de cette fainéantise, d'une faiblesse idiote contre laquelle je n'ai jamais cherché à lutter.
Je ne veux pas comprendre, je ne peux pas assumer. Si je pouvais tout abandonner, si tu pouvais me laisser à moi-même, dans ce châtiment d'éternité que j'estime me voir revenir de droit.

« J'ai failli laisser brûler tout le monde, je les ai même blessés ! Tout ça parce que je croyais pouvoir régler tout seul mes problèmes à la con alors que je ne peux rien faire sans personne. »

J'ai tant d'excuses à donner, tant de regrets et de colère encore enfouie. Si je pouvais tout te dire, si tu pouvais tout comprendre, si les problèmes n'étaient l'affaire que d'une confession. Si tout était si simple, mais tout semble impossible quand on a trébuché une fois de trop. Puis-je vraiment avancer, à présent que mes jambes ploient sous la masse d'une culpabilité trop lourde ?
Puis-je vraiment continuer ce combat maintenant que mes armes, que mes convictions m'ont été enlevées ?

« Et tout ce à quoi je pensais moi, c'était de l'étriper... ils me faisaient confiance et j'étais allongé à me pavaner et à me foutre de sa gueule ! Putain de tigre à la con ! Quel connard je suis !! Ils ont raison, tous, je suis bon qu'à faire du mal aux autres... »

C'est comme un hurlement, une demande à l'aide ;
Le chant d'un naufragé, invisible pour les plus téméraires.
Derrière le rideau, pourtant, se cache la cruelle vérité.
Le combat n'a fait que commencer, et je veux déjà tout arrêter.
Message Dans Re: save me from the world - bérénice (terminé) | le Jeu 16 Aoû 2018 - 18:38
avatar
Invité
Invité


Ne me secouez pas.
Je suis plein de larmes.


save me from the world

Il pleure, en silence.
Pourtant, tu le sens, comme un écho au travers de son corps.
Tu sens le poids de cette culpabilité qui l’accable ; parce qu’Orson il s’est fixé l’envie de sauver ce monde, de le porter sur ses épaules. Il voulait être un héros, il souhaite juste faire le bien… rendre ce monde meilleur.
Sa voix qui s’éraille et déraille.
Ton âme chavire avec la sienne, mais ta raison t’oblige, que dis-je, te pousse, à reste à flots. À le retenir de sombrer dans sa propre abîme. Tu refuses de le lâcher Bérénice, même s’il te suppliait. Doucement, tu caresse son épaule.

Tu as donné un élan d’espoir et… tu nous as fait sortir de cette plage. On se fiche un peu des circonstances qui ont fait que ça a fonctionné, parce que pour le coup, ça a fonctionnait. Tu serres doucement son épaule dans ta main. Neith et… Phoebus -c’est assez étrange pour toi de l’appeler par son prénom et de le tutoyer- ont plus d’expérience ; tu devrais peut-être leur demander si ça a été si simple pour eux.

Tu es persuadé que non.
Il est vrai que tu ne les connais pas plus que ça, mais Monsieur Zafón, tu l'a en cours et tu l’as immédiatement ressenti : pour en arriver au niveau où il en est maintenant, il en a bavé. Il y a mis toutes ses tripes et sa volonté pour s’en sortir. C’est vrai qu’il te pousse à faire entre autre pareil, bien qu’il te sera visiblement à jamais impossible de contrôler le Métronome, mais il faut croire que Phoebus ne se laisse pas abattre par des « ce n’est encore jamais arrivé jusqu’ici et puis, cela serait impossible ».
Un silence s’installe, mais Orson reprend bien vite.
Il continue à s’enfoncer.
Tu ouvres la bouche pour répliquer, rien ne sort ; ton esprit est bombardé de souvenirs.
Tu n’étais pas vraiment consciente à ce moment-là Bérénice, mais une chose est sûre, Kennedy c’est elle aussi laissé emporté par sa folie animale, meurtrière. Jamais tu n’aurais l’imprudence de dire que tu peux comprendre, bien que tu saches qu’en chacun de nous il y a une part sauvage, mais chez eux, elle est bien plus importante. Tu n’as jamais eu le désir de tuer Bérénice, mais à ta décharge tu l'a déjà fait, en âme est conscience, pour ta propre survie. Ça t’as rendu malade et il y a encore des nuits où cela te tourmente.
Perdue dans tes souvenirs, tes pensées, tu reviens à la réalité alors qu’il crie d’agonie et qu’il dépasse la limite de ce que tu peux l’entendre dire de mauvais sur sa propre personne.
Saisissant son visage entre tes mains, tu plonges ton regard dans le siens.
De tes pouces tu caresses ses pommettes mouchetées de taches de rousseurs et actuellement, couvertes de larmes ; tu les essuies et tu lui souris, tristement.

Parfois, il faut se rendre compte qu’on ne peut pas tout faire seul et ce n’est pas être faible, mais raisonnable. Ne nous demande pas de croire en toi Orson, si toi-même tu as du mal à y croire. Tu déglutis et te redresses un peu. Il faut que tu l’acceptes, cette part d’ombre que représente le tigre, que tu apprennes à la comprendre et surtout, que tu la connaisse mieux qu’elle-même. Tes yeux se baissent et ta voix se fait plus faible. Moi aussi j’ai eu envie d’étriper Kennedy…

Tu repenses à ses paroles, à la façon dont elles ont fait bouillir ton sang alors que tu étais clairement alité. Cela aurait été irresponsable, tu le savais et pourtant, tu as tendu la main, dans un acte désespéré en sachant pertinemment que jamais ou bien, très rarement, tu arrives à déclencher un don. C’est à cet instant même que Phoebus est arrivé et qu’il a sauvé la situation, c’est aussi à ce moment-là que c’est devenu de plus en plus flou.
Tu relèves la tête Bérénice.
Ta main droite caresse sa joue et doucement, le bout de tes doigts se perd dans les premières boucles de ses cheveux. Pendant un instant de silence, tu t’abandonnes à cette si simple sensation, ce contact enfantin et si tendre à la fois.

C’est à toi que tu fais du mal et par extension à nous, ceux pour qui tu es un être cher à qui nous tenons. C’est te voir te faire du mal, te punir avec tant de violence qui me brise le cœur Orson. Tu lâches son visage pour saisir sa main gauche dans les tiennes, le tout avec prudence et douceur. Je serais là, je te l’ai déjà dit, mais je ne te laisserais pas tomber. Tu as tords de penser que tu as besoin d’être seul sur ce chemin. Délicatement, entre ton pouce et ton index droit, tu saisi son menton pour le forcer à te regarder dans les yeux. Allez Orson Dreemurr, relève la tête, ta couronne est entrain de tomber.

Et ton visage s’illumina d’un si beau sourire sur cette dernière phrase.
©️️️ solvia
Message Dans Re: save me from the world - bérénice (terminé) | le Ven 17 Aoû 2018 - 23:57
avatar
Invité
Invité


save me from the world


Un élan d'espoir. Un élan, cet élan, un vol éphémère au dessus de cette scène de cauchemar, un élan teinté de l'espoir d'y échapper. La métaphore est belle, et pourtant, me ramène à cette nouvelle erreur, à ce que la peur m'a fait faire. Sous forme animale, les sens sont décuplés. Les gens ne pensent souvent qu'à la taille, l'apparence, à toute la puissance que la transformation apporte.

Les gens oublient cet odorat puissant, l'odeur du sang séché qui me montait au cerveau, et pire que tout, le son de ces os qui craquaient à chaque fois que mes lourdes pattes martelaient le sol après cet atterrissage violent.
J'entendais les cris de douleur refoulés, les os brisés ; j'entendais le sang gicler, le bruit sourd des corps qui rebondissaient. Je sentais le poids de chacun, des vies que je portais - de ceux que j'étais incapable de sauvegarder loin de toute douleur. Peux-tu imaginer, Bérénice ? Sans doute pas, mais ce n'est pas ta faute.

Et j'étais loin d'y penser, moi-même, lorsque j'imaginais que tout se règlerait après quelques opérations si parfaitement menées, un peu d'organisation, de confiance, de cette naïveté que je n'arrivais plus à apercevoir. Le futur était beaucoup trop beau pour que la déception ne nous rattrape, et si la défaite fait mal, ce n'est qu'un détail au sein de tous les regrets qui me brûlent. Si j'avais fait mieux, si j'avais été plus fort. Ne suis-je pas en train de ressasser, au fond ? N'ai-je pas déjà perdu contre ces pensées parasites, cette peur, ce désespoir qui menace chaque monomageia ? Neith et Phoebus était là, et je sais qu'ils en ont souffert autant que moi.

Au nom de mes envies égoïstes, au nom de cette immaturité qui coupait court à ma formation, à mon entraînement ; au nom de cette imprudence et d'une témérité qui me rendait si différent des autres. Pourquoi sont-ils tous en A ; pourquoi ne suis-je qu'en D ?

T'es vraiment con, Orson, et t'as jamais su voir les erreurs que tu continuais de répéter. T'as jamais ouvert les yeux, compris que t'étais le dernier avec la carrure d'un héros. Rival mon cul, avec tout le retard accumulé ? Admiratif de Phoebus, bien sûr - t'étais jamais qu'un flemmard qui n'avait pas le courage de le suivre dans tous les efforts qu'il a effectué. Si j'avais mieux travaillé, mieux essayé plutôt que de me jeter ainsi dans les flammes de ce monde.

Malgré les doutes, malgré les menaces, tu restes ici.
Malgré mon désespoir, ton étreinte ne faiblit pas - et tes mots me rassurent en même temps que mon identité semble me revenir. J'aimerais que tu aies raison, Bérénice. J'aimerais que tes mots suffisent, que tu me suffises ; et quelque part, je sens que c'est le cas. Quelque part, j'ai juste peur d'admettre que tu me sois indispensable, et de ressentir cette peur ignoble de te perdre.

J'aimerais connaître la part du tigre, pourtant, c'est l'humain qui semble me faire peur. J'aimerais pouvoir m'abandonner à Byakko, à ces instincts ; j'aimerais pouvoir détruire les ennemis avec l'aisance de cet animal céleste, disparaître au sein de cette haine pour s'y laisser diluer chacun de mes regrets enfouis.

« J'ai peur de ne plus pouvoir redevenir moi-même. »

Depuis toujours, c'est ainsi, et pourtant, ça fait bien longtemps que je me suis détourné de tout ça. C'est cette peur qui m'a tant changé. C'est cette peur qui m'a poussé à agir, hurler, griffer, bondir, pleurer, frapper, regretter. C'est cette peur, cette envie de protéger. Suis-je vraiment hypocrite, à présent que je doute de tout ça ? Ai-je eu vraiment envie de me tirer de ce monde en flammes ? Ai-je seulement voulu protéger ce monde, ces visages inconnus auxquels je n'apporte pas un regard ? Si seulement j'étais différent, plus sûr de moi, des convictions que j'affirme vouloir défendre.

Et la réponse est là, si proche de moi.

Si j'étais plus fort, si j'étais assez fort pour me protéger moi-même. À quoi bon frapper les murs, faire saigner ces poings destinés à protéger ? Je ne suis pas seul, je le sais depuis plusieurs mois. Je ne suis pas seul et j'avais tort de penser que cette bataille était gagnée d'avance alors que j'ignorais même comment la mener. Si seulement les choses étaient différentes, et pas moi ; et cette opération me servira de leçon à présent que j'ai failli tout faire échouer. Je suis faible, c'est un fait, et je veux m'endurcir assez pour devenir quelqu'un sur qui compter.
Je veux m'endurcir, cesser de pleurer et faire des larmes, faire de mes larmes les dernières que ce monde aura besoin de verser.

« Je vais devenir plus fort. Beaucoup, beaucoup, beaucoup plus fort. Assez pour protéger tout le monde. On se battra ensemble. »

Avec un sourire, je me dégageais de son étreinte pour me relever. La douleur était présente, dans mon corps comme dans mon esprit. Je laissais mon dos se poser contre le mur pour me maintenir debout, sans pour autant me laisser glisser assis. Il n'était pas question de faiblir. Pas encore. J'avais le droit de me reposer - Tuathal s'occupait du reste et son message devait déjà être posté à l'heure actuelle. Le combat continuait, et chaque seconde d'inactivité faiblissait l'action que nous avions tant peiné à accomplir.
Bérénice avait raison. Je n'étais pas seul.
Pour autant, je voulais me renforcer et je comptais bien travailler assez mon pouvoir pour être capable de protéger chacun des renards lors de notre prochaine sortie. Ce tigre enfantin était mort ; la prochaine fois que je sortirai pour sauver le monde, il serait devenu adulte.
Ce tigre, que je devenais. Ce tigre que j'étais. Il était temps d'accepter cette part de moi plutôt que de la faire disparaître.

« Je vais prendre un peu de temps pour moi. Juste un peu. Si je veux croire en moi, j'ai besoin d'apprendre à contrôler ce don beaucoup mieux que ça, et je n'en suis pas capable. Mais je serai très vite de retour. Je ne ralentirai pas FOX. »
Message Dans Re: save me from the world - bérénice (terminé) | le Mer 22 Aoû 2018 - 17:05
avatar
Invité
Invité


Ne me secouez pas.
Je suis plein de larmes.


save me from the world

Tu comprends… enfin, tu penses pouvoir comprendre.
C’est assez compliqué, tu ne t’es jamais transformé en un animal mystique, sauf une fois en sirène, mais tu n’es pas certaine que cela compte vraiment. Par contre, tu as déjà vécu la transformation en animal. Tu ne sais pas si c’est comme ça pour tout les métamorphes, mais il est vrai que tu as ressenti des pulsions qui t’étais jusqu’ici inconnu.
Alors tu crois pouvoir comprendre où il veut en venir quand il dit qu’il a peur de ne plus réussir à redevenir lui-même.
S’abandonner au côté bestial.
Peut-être que le mélange des deux fera de lui celui qu’il devait être depuis le début ? C’est une possibilité qu’il ne faut pas écarter ; une option qui ne te fait pas peur pour autant Bérénice.
Doucement tu déposes ta main sur son épaule, souriant toujours.
Il n’y a pas de mots que tu saurais lui dire.
Le silence vaut parfois mieux.
Il en dit tellement plus.
Un ange passe et soudainement il reprend.
Tu l’écoutes, toujours attentive, ton regard vert plongé dans le vert du siens.
Orson se lève et tu décides de le rejoindre, te remettant droite sur tes jambes et arrangeant quelque peu ta robe avant de reprendre la parole à ton tour.

J’espère bien qu’on se battra ensemble !

Tu ouvres de grands yeux, faisant exprès de mimer un air choqué, en rappel au fait qu’ils t’ont laissé de côté et surtout lui, alors que sans toi sur cette plage… tu ne veux pas savoir comment ça ce serait fini.
Un rire t’échappe, mais derrière cet éclat furtif de joie, il y des doutes.
Moi aussi je veux devenir plus forte, même si je ne sais pas comment.
Je ne veux pas être un poids et encore moins un danger.
Il faut que je devienne plus forte.
Pour toi.
Pour moi.
Pour nous.

Tu le regardes Bérénice, appuyé contre le mur et toi droite juste en face de lui et ce, malgré la douleur de tes bleus. Il y a de la détermination dans le fond de tes yeux ; tu as affronté trop de drames pour baisser les bras aujourd’hui.
Tu es celle qui a vécu une année de plus en l’espace de moins de quatre mois.
C’est grisant, déstabilisant, mais on y survit.
Orson reprend la parole.
Tu es contente de l’entendre prononcer ces mots ; savoir qu’il va se battre contre lui-même et progresser, avancer… ça te donne de l’espoir.

Ne t’inquiète pas, prends ton temps, on t’attendra. Tu marques une pause et plus doucement tu murmures. Je t’attendrais en tout cas.

Il est vrai que tu ne doutes pas des autres, mais il te semble compliqué de parler en leur nom, même si Lysandre et Tuathal sont loin d’être des inconnus ; ce qui est plus le cas de Nicole, ou même d’Aiata et Amy, bien que cette dernière sache faire parler d’elle.
Tu voudrais promettre toi aussi Bérénice, promettre que tu vas devenir plus forte, mais… comment ? Alors tu te tais, laissant juste un petit sourire se profiler sur tes lèvres.

Par contre… il va falloir soigner ça et vite. S’il te faut quelqu’un pour t’aider à manger dans le cas où il te plâtrerait aussi ce bras, n’oublie pas que je suis là.

D’un mouVenant de tête tu désignes sa main des plus abîmé, comme s’il avait besoin de ça alors qu’il a déjà l’autre bras dans un sale état. Tu te doutes que c’est le genre de situation qui doit le désespérer, le faire se sentir encore plus minable… mais ce n’était pas le cas à tes yeux et tu préfères le lui faire savoir, si ce n’est pas lui rappeler.

Je ne te trouve pas faible, ni lâche Orson… mais si tu souhaites devenir plus fort, vas-y, fais-le.

Ça te semblait être le plus important et tu ne te sentais pas le moins du monde aveuglé par un sentiment qui aurait justement pu le faire ; c’était sincère et limpide dans ton esprit et ton cœur, autant qu’il a ta confiance.
©️️️ solvia
Message Dans Re: save me from the world - bérénice (terminé) | le
Contenu sponsorisé


Page 1 sur 1

Sujets similaires

-

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: «blah blah blah :: RPs :: Fini m'dame-