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 Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart]

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MessageSujet: Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart]   Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart] 1400359500-clockDim 8 Juil 2012 - 17:48
16 heures, fin des cours pour Sheryl. Le froid étant tenace, elle n'eut pas d'autres choix que de se réfugier dans le bâtiment. Se promenant au hasard des couloirs, Sheryl s'arrêta devant une fenêtre pour admirer le paysage. Le ciel était d'un bleu clair rare en hiver. Quelques nuages le parcourait allégrement au grès du vent. Elle ouvrit la fenêtre et écouta la douce mélodie qu'était le piaillement des oiseaux ainsi que le son creux de la cloche de la grande horloge. Plus loin dans la cour recouverte de neige, elle pouvait observer deux écureuils s'amuser ensemble. Sheryl esquissa un sourire, suivit d'un léger rire, lorsqu'un surplus de neige tomba d'une branche pour venir s'écraser sur un des deux écureuils. Cette vision de la nature lui inspira quelques paroles qu'elle s'empressa de noter sur un papier. En suivant, elle essaya de trouver un air qui irait bien avec ces paroles. Elle se mit alors à chanter

-
" La journée je me ballade dans mon fief
J'ai la tête dans les nuages,
Un cumulus me sert de couvre-chef
Je débute ainsi mon apprentissage[...]
Encore une magnifique composition
De la nature je prends mon inspiration
Je ne me fais pas d'illusion
je ne fais que manier les allitérations "


Fier d'elle, elle repris son chemin après avoir fermé la fenêtre. Son exploration des locaux l'amena dans un grand couloir dont les murs étaient cachés par de grands casiers gris de la taille d'un Homme. Sur la droite, un autre couloir. Ayant entendu un bruit, elle décida d'en découvrir la source. Arrivé au coin du mur, elle passa juste un œil de l'autre côté pour agir en toute discrétion. Il s'agissait juste du CPE qui était en train de réprimander un élève.

- " On ne se ballade pas dans les couloirs après les cours !! Vous n'êtes pas chez vous mon cher !! Allez dans mon bureau et plus vite que ça"

Amusé Sheryl laissa échapper un rire un peu trop bruyant. Immédiatement, l'expérience du CPE le fit se diriger vers notre protagoniste. Paniquée, Sheryl observa rapidement autour d'elle essayant de trouver une cachette. Ses yeux se dirigèrent vers la poubelle, mais le signe de dégout sur son visage ne dit long sur ses intentions. C'est alors qu'elle vit un casier qui n'appartenait à personne. Ni une ni deux, elle sauta dedans et ferma avec finesse, délicatesse et sans bruit la porte. Le CPE n'ayant rien entendu, passa devant le casier, suivit de l'élève et se dirigea vers son bureau. Afin d'être sûre de ne pas se faire remarquer, Sheryl attendit 5 bonnes minutes avant de sortir de sa cachette. Excité par cette situation, elle repris sa route. Elle tourna à gauche juste après et pu admirer sur le côté droit, au dessus d'une porte, une magnifique croix rouge. Cela devait être l'infirmerie? Elle poussa la porte avec dextérité pour admirer l'intérieur, mais au même moment, un jeune homme d'une vingtaine d'année lui barra la route. La seule chose qui sortit de la bouche de Sheryl fut :

- " Bonjour ! Ne vous occupez pas de moi je visite les lieux ! Vous êtes l'infirmier ? "

Par la suite, Sheryl regarda de plus près ce jeune homme. Elle le trouvait assez charmant. Ses cheveux noir qui se battaient en freefight lui donnait un côté assez rebelle. Quant à ses yeux, ils étaient de la même couleur. Il était assez grand, à vu d’œil, elle estima sa taille à 177 cm à peu près. Son expression de blasé décocha du visage de Sheryl, un sourire des plus magnifique. En effet, si son caractère était le même que son expression, il n'irai peut-être pas la mettre en retenue ou quelque chose comme ça.

- " Je m'appelle Sheryl et vous ?"
demanda t-elle
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MessageSujet: Re: Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart]   Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart] 1400359500-clockDim 8 Juil 2012 - 18:46
L’hiver était un peu tardif cette année-là et j’avais hâte que ce soit l’été. Mains dans les poches et tête enfoncée dans les épaules, j’avançais dans la neige d’un pas traînant. Il avait beau faire froid, il fallait bien avouer que c’était reposant. Seul le chant des oiseaux venait troubler la quiétude de l’après-midi, sereine et apaisante. J’étais en pause, pendant que les élèves étaient en cours. Il arrivait qu’il y ait des cas d’urgence et que j’aie des visites pendant ces heures-là, mais en dehors des rendez-vous c’était rare. Et puis ils avaient mon numéro, ils pouvaient me téléphoner et je rappliquerais dans la seconde. Non pour l’instant je comptais bien profiter de ma pause pour me dégourdir les jambes et prendre l’air. Travailler ici n’était pas de tout repos, il y avait beaucoup d’élèves qui avaient besoin de ma présence et parmi eux des cas plutôt graves. Mais j’étais fier d’avoir ce poste et je n’allais pas me plaindre d’avoir du travail. Faire disparaître ce poids de leurs épaules était ma mission et je comptais bien m’y donner à fond. Je brandis le poing en l’air, motivé, et une prof s’arrêta pour me lancer un regard interloqué.

Je rougis et continuai ma route. Il fallait que je rentre, ma pause était bientôt terminée. Une fois dans le hall, je m’ébrouai comme un chien pour faire tomber la neige et enlevai mon manteau que je tins jusqu’à l’infirmerie. Là, je l’accrochai à un porte manteau et me laissai tomber sur ma chaise. Pour l’instant, c’était ici que je travaillais. Ils étaient en train de rénover le cabinet, si j’avais bien compris. Je n’en avais rien à faire, tant que j’avais du boulot. Infirmerie, cabinet … C’était la même chose ! Je pris quelques dossiers, les parcourus des yeux et soupirai. L’ancienne psychologue venait de partir et m’avait laissé à charge tous ces gosses, ne m’ayant présenté que les cas les plus urgents. Pour le reste, je devais me contenter de ce que je lisais dans les dossiers. M’ennuyant profondément, je pris des positions peu banales et ridicules, priant pour que personne ne rentre. Je fis un nœud coulant avec mon écharpe et fis semblant de me pendre, langue pendant de ma bouche lamentablement. Puis je me dis qu’en tant que psychologue ce n’était pas drôle du tout de faire ce genre de chose, je laissai ma tête s’écraser sur le bureau et soupirai encore.

La sonnerie annonçant la fin des cours retentit. Je pris une pose sérieuse, me raclai la gorge, droit comme un i. J’avais rendez-vous avec un garçon et sa famille. J’attendis de longues minutes dans cette position, oubliant même de respirer. Puis quand le téléphone sonna je sursautai, visage écarlate. Je repris ma respiration et décrochai : rendez-vous annulé. Je me levai, pris mon manteau et allai sortir de la salle lorsqu’une jeune fille entra et referma la porte derrière elle. J’écarquillai les yeux et l’écoutai parler. Elle avait du cran, c’était amusant. Je lançai, d’une voix taquine :

« Pas exactement. Je suis le psychologue … Mais dis-moi, tu sais qu’on ne se promène pas dans les couloirs à la fin des cours ? Si la CPE te choppe, t’es morte. »


On m’avait demandé de dénoncer les élèves qui enfreignaient les règles, mais je ne voyais pas de raison de le faire tant que ce n’était pas grave. Si j’en voyais un faire du mal à un autre, je n’hésiterais pas une seule seconde. Sauf que là, elle ne faisait rien de méchant. Mais pourquoi visitait-elle ? Cette fille devait être nouvelle, comme moi. Je m’appuyai contre le mur, bras croisés. Je ne pouvais pas partir tant qu’elle était là, à moins de l’enfermer. Ça ne me gênait pas tellement, je n’avais rien prévu de spécial et elle ne risquait pas de s’attarder des heures ici. Je l’observai silencieusement : quel âge pouvait-elle avoir ? Elle semblait assez mature, 17 ou 18 ans peut-être ? Je me grattai la nuque, tandis qu’elle s’adressait de nouveau à moi. Cela me fis bizarre qu’elle me vouvoie car elle était à peine plus jeune, mais c’était dans le règlement. Je n’aimais pas les règlements, ils ne faisaient que contrarier les gens.

« Alec Lockheart. Enchanté Sheryl. »


Je n’étais pas quelqu’un de très loquace, préférant écouter qu’être écouté. Mais je pouvais bien faire un petit effort de temps en temps. Je demandai alors :

« Tu es nouvelle ici ? Il y a des endroits plus intéressants que l’infirmerie à visiter, héhé. »


Je ricanai quelques secondes et arrêtai aussi vite que j’avais commencé, reprenant mon air naturellement blasé.
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MessageSujet: Re: Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart]   Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart] 1400359500-clockDim 8 Juil 2012 - 19:32
« Pas exactement. Je suis le psychologue … Mais dis-moi, tu sais qu’on ne se promène pas dans les couloirs à la fin des cours ? Si la CPE te choppe, t’es morte. » fut la première réponse de l'homme qui se tenait face à elle.
Il s'agissait donc du psychologue. Le membre du personnel éducatif la réprimanda quand à sa petite excursion dans les couloirs de l'établissement. Elle était pleinement consciente qu'elle pourrait être puni si jamais elle venait à se faire attraper. Mais c'est justement ce qui intéressais Sheryl. Non pas la punition en elle même car elle n'est pas Masochiste, mais une exploration est d'autant plus excitante lorsqu'il y a des risques. Bien sûr Sheryl n'était pas une délinquante. C'est une jeune femme qui aime les sensations.


- " Oui je sais. Je l'ai justement croisé juste avant de vous rencontrer. J'ai dû me cacher dans un casier pour ne aps me faire attraper. Comme je suis nouvelle et que je n'ai rien d'autres à faire, j'en profite pour visiter les locaux. Je sais très bien que c'est interdit, mais je trouve ça plus excitant lorsqu'il y a des risques. Vous ne trouvez pas ?"

S'en suivit un silence d'une vingtaine de seconde avant que Sheryl pose une autre question.


-" Dites moi, est-il possible que l'on se tutoie ? Je ne suis pas vraiment à l'aise avec toutes ses formules de politesses. Je pense que l'on peut manifester son respect envers une personne autrement. De nos jours nous utilisons trop de formules de politesses, qu'elles en ont perdues leurs sens.
Enfin si cela ne vous dérange pas."


Pendant que l'homme disait son nom, Sheryl observa l'architecture de la pièce. La pièce était rectangulaire, délimitée par des murs d'un jaune œuf. Vers le fond, près de la fenêtre il y avait le bureau de psychologue. Sur la gauche se trouvait deux fauteuils, sûrement utilisés lors des consultations. Divers tableaux qui ne plaisaient pas à Sheryl ornés les murs. Peu après, l'homme affirma qu'il y avait d'autres endroits plus intéressants à visiter. Sheryl répliqua en lui expliquant qu'elle s'était retrouvée dans ce couloir par le plus grand des hasards, qu'elle avait trouvé infirmerie, et qu'elle voulait savoir si l'infirmière était aussi sexy qu'elle.


-" Mais bon, un homme ce n'est pas plus mal, au moins tout ces imbéciles d'hormones sur pattes viendront moins souvent ici.
Je pense que je reviendrai ci pour décorer un peu cette pièce. Vous ne trouvez pas l'ambiance assez sobre ?
Ah oui avant que j'oublie ! Je me demandais. Est-ce que les professeurs et les membres du personnel éducatif ont aussi des pouvoirs ? Si oui, quel est le votre ?"


Sheryl pris alors l'initiative de s'assoir. Toutefois, à la seconde, où elle allait s’exécuter, elle entendit sa chanson par delà la fenêtre.
(musique en question -->https://www.youtube.com/watch?v=WHpt2qikj1I)
Intriguée, elle se dirigea vers la fenêtre et se permit de l'ouvrir sans demander la permission du propriétaire des lieux. Elle vit alors son petit lézard mobile sur le rebord. Sheryl avait complètement oublié que la sonnerie de son petit messager était l'une de ses musiques, qui plus est sa préférée. Elle venait de recevoir un message de la place de sa manager qui lui rappelait de bien travailler ses compositions. Décidant de lui répondre plus tard, elle autorisa à son lézard de partir se reposer. Elle ferma la fenêtre et reparti s'asseoir sur la chaise.


-" Monsieur le psychologue, je dois vous avouer que j'ai des problèmes ... En fait je suis un peu sans gène ! ;) "

En s'asseyant, la belle demoiselle laissa s'échapper le papier où ses paroles de tout à l'heure étaient écrites. Sans qu'elle ne s'en aperçoive, le papier vint se loger juste sous les pieds du psychologue.
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MessageSujet: Re: Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart]   Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart] 1400359500-clockMar 10 Juil 2012 - 1:17
Je mis main devant ma bouche pour rire, comme si cela avait été interdit. Décidément, cette fille était amusante. En plus elle racontait ses exploits avec tant d’innocence que je me demandais si elle réalisait bien qu’elle enfreignait le règlement. Mais ce n’était pas moi qui allais dire quoi que ce soit car j’avais beau être un excellent élève quelques années auparavant, je n’en détestais pas moi qu’on m’impose des choses. Je n’étais pas non plus un anarchiste, mais pour moi ce qui devait dicter notre conduite c’était la liberté et pas quelques phrases écrites sur un papier et tamponnées par un gouvernement. Malheureusement peu de monde, et surtout pas la hiérarchie, pensait comme moi. Je venais sans doute de rencontrer une sympathisante et il fallait que je la garde sous la main, au cas où. Sheryl pourrait devenir une excellente alliée, si l’occasion se présentait. Je finis par lui répondre d’une voix amusée :

« Je suis d’accord. Et je compte sur toi pour garder cette fougue et cette assurance enfantines toute ta vie. Les gens comme toi sont beaucoup plus attirants que les moutons qui suivent docilement le berger. Mais c’est là mon avis personnel et pas celui du psychologue, on est bien d’accord … »


Le silence revint dans la pièce et je pinçai les lèvres, absorbé dans la contemplation du plafond blanc. Je n’aimais pas vraiment l’infirmerie. A l’instar des hôpitaux, il régnait une atmosphère mortuaire assez désagréable. C’était toujours silencieux et il flottait dans l’air une odeur de médicament. Tandis que Sheryl s’adressait de nouveau à moi, j’allai m’asseoir sur le bureau et croisai les bras en la regardant. Elle n’avait vraiment aucune gêne, c’était une compagnie agréable. Elle ne tournait pas autour du pot, ne cherchait pas ses mots pendant une éternité. Mais je me dis que ce devait parfois être un handicap, quand la personne en face n’était pas réceptive. Se tutoyer ? Pourquoi pas. De toute façon notre écart d’âge n’était pas énorme.

« Une fois de plus nous sommes d’accord. Cependant si tu pouvais éviter de t’en vanter auprès de tes camarades … Les autres filles vont trouver ça injuste et vont me tutoyer aussi. S’il y a d’autres personnes avec nous, vouvoie-moi. »


Je n’avais rien non plus contre le fait qu’elle vienne décorer la pièce mais je lui expliquai que pour ma part, cet endroit était provisoire et que si elle voulait vraiment faire quelque chose, il faudrait qu’elle en parle avec les infirmiers. Pour ma part, je comptais bien décorer mon bureau avec soin. Ce serait une décoration plus personnelle et accueillante, tout en restant simple. Hors de question qu’il y ait du blanc partout, que ça sente l’hôpital et que les néons grésillent et clignotent en permanence. Je voulais des couleurs, une odeur agréable et une ambiance chaleureuse. Je suivis Sheryl des yeux quand elle alla ouvrir la fenêtre et je jetai un coup d’œil vers le ciel, écoutant la musique qui parvenait de l’extérieur. Quand elle referma la fenêtre je demandai :

« Cette musique, qu’est-ce que tu ressens quand tu l’écoutes ? »


J’avais déjà eu l’occasion de l’écouter par le passé. Elle m’avait donné des frissons dans tout le corps, bien que ce ne soit pas le genre de choses que j’écoute d’habitude. A mes yeux, c’était un mélange d’espoir et de nostalgie. Elle me rappelait cette jeune fille qui était venue se confier à moi après une tentative de suicide. Cette gamine resterait dans ma mémoire pour toujours, c’était grâce à elle que j’avais choisi ma voie professionnelle. J’observai un papier posé sur le bureau et relevai les yeux vers elle, avant de rire de bon cœur, quand elle m’avoua être sans-gêne. Je posai alors une nouvelle question :

« Est-ce que c’est une mauvaise chose d’être sans-gêne ? »


Mon métier ne consistait pas à leur donner des réponses, car les réponses n’existaient pas. Les réponses précises, plus exactement. Chacun de ces enfants avait sa propre vérité, et mon travail était de les pousser à trouver leurs réponses. Il arrivait donc que je réponde à leurs questions par de nouvelles questions. C’était un jeu entre mon patient et moi qui s’avérait généralement très utile. Et quand ce n’était pas le cas, j’utilisais mon don pour les aider un peu. Je repris de nouveau la parole :

« Je n’ai pas répondu à ta question de tout à l’heure si je ne m’abuse. Certains professeurs et membres du personnel ont des dons, en effet. Le mien est de contrôler les sentiments des gens. Mais j’évite de le faire au travail, bien entendu. Et toi, quel est le tien ? »

Je lui avais dit mon don que je préférais habituellement cacher, je voulais savoir le sien en échange. C’était normal. Et puis j’avais l’impression que je pouvais lui faire confiance sans réserve. C’est alors que je remarquai la feuille de papier qui avait glissé à mes pieds. Je la ramassai et lus les quelques lignes. Mon regard alla de la demoiselle aux vers plusieurs fois. C’était bien écrit et les mots avaient été choisis avec soin. C’était un travail mature tout droit sorti d’un esprit qui était visiblement fait pour la poésie et la philosophie. Je lui tendis le morceau de papier.

« Tu écris beaucoup ? »

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MessageSujet: Re: Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart]   Un point sur les émotions [PV Alec Lockheart] 1400359500-clockMar 10 Juil 2012 - 13:06
Sheryl examinait les moindres fais et gestes de son interlocuteur. Il semblait assez cultivé et tournait bien ses phrase. La jeune femme se plaisait à discuter avec Alec. De plus il s'avérait qu'ils semblaient avoir le même caractère. En effet, sa conception du règlement, le fait qu'une tierce personne se disant supérieur viennent nous dicter ce que l'ont doit faire l'insupportait. De plus cela ne le dérangeais pas que Sheryl le tutoie, et inversement. Bien entendu étant tout de même membre du personnel, il devait assumer ses responsabilités et ne pas devenir le "pote" de tout l'établissement, bien que son travail le rapproche plus des élèves que les autres professeurs.
Un tout petit peu plus tard, Sheryl remarqua que la sonnerie de son Lézard l'avait interloqué. En suivant, il se mit a lui poser cette question.


« Cette musique, qu’est-ce que tu ressens quand tu l’écoutes ? »

Sheryl ne réfléchit pas un instant. Étant donné que cette musique était sa première création, elle savait exactement ce qu'elle avait à dire.


- " Cette musique ... C'est une partie de moi même. On peut dire que lorsque je l'ai écrite, j'y ai laissé un bout de mon âme comme signature. Lorsque que je compose une chanson, je ne pense pas du tout à me faire de l'argent. Je chante pour être écoutée, pour faire passer des messages et pour toucher les gens aux plus profond d'eux-mêmes, leurs rappelés qui ils sont. Ce n'est pas un pouvoir, c'est plutôt un don. A l'époque où j'ai commencé à composer, il ne me restait plus rien. Juste les souvenirs de ma mère. Ses souvenirs se sont transformés en amour et j'ai écris cette chanson. Du début à la fin, cette chanson parle d'amour et de paix."

Sheryl pensant alors qu'Alec ne la croirait pas, elle se mit à chanter la chanson a cappella. Le ton de sa voix ne pouvait être on ne peut plus juste. Le rythme des paroles était parfait. Elle ne mâchait pas ses mots et articulait admirablement. Sa gestuelle se mariais agréablement bien avec tout le reste. Elle avait les yeux fermés ce qui la rendaient hors d'atteinte lorsqu'elle chantait.

aimo aimo
ne-deru ru-she
noina miria
enderu purodea
fotomi

koko wa attaka na umi dayo

ru-rei rureia
sora wo mau hibari wa nami da
ru-rei rureia
omae wa yasashi midori no ko

aimo aimo
ne-deru ru-she
noina miria
enderu purodea
fotomi

koko wa attaka na umi dayo

mune no oku ni nemuru ookina ookina itsukushimi wa
tsunagu te no hira no ondo de shizuka ni me wo samasu yo

koko wa attaka na umi dayo

aimo aimo ne-deru ru-she
mukashi minna hitotsu datta sekai
oide attaka na sora dayo


A la fin de sa chanson, Sheryl ré ouvrit lentement les yeux et fixa le jeune psychologue. Se remémorant les souvenirs de sa mère, Sheryl laissa couler une larme le long de sa pommette puis de sa joue. Elle finit sa course sur le haut du sein gauche, en étant passée par la gauche de son menton. Sheryl s'excusa auprès d'Alec de le laisser assister à un si pitoyable spectacle. Ce dernier la laissa reprendre ses esprits avant de lui expliquer son pouvoir. Elle le trouvait magnifique. Contrôler les sentiments des gens est en soi un acte vil, mais seulement si il est contrôlé par une personne machiavélique, aux intentions maléfiques. Ce qu'elle ne pensait pas du tout d'Alec. Pour elle, le jeune psychologue était l'homme l'idéal pour ce pouvoir.

- " Pour tout te dire, ton pouvoir est tout aussi dangereux que somptueux ! J'espère que tu ne l'utilise pas à tort et que tu assumes tes actes. Bien que je pense que ce soit le cas, car tu es assez mature. J'ai toujours pensé que les pouvoirs étaient des entités vivantes, que le pouvoir que nous détenons n'est pas un hasard, mais plutôt l’œuvre de ce dernier qui nous choisirait. Si c'est réellement le cas, je ne pense pas que ce pouvoir qu'est la manipulation des sentiments irait donner sa force à un abruti fini.
Quand à moi, mon pouvoir est banale( je ne m'en plains pas pour autant). Je peux manipuler les ondes électromagnétiques ainsi que les fréquences. En gros, je peux créer des boucliers, immobilisé mon adversaire etc etc. Mais je n'ai jamais cherché à exploiter ce pouvoir en tant qu'arme. Je suis une artiste qui a toujours prêché l'amour et la paix à travers ses chansons. Je refuse catégoriquement de faire du mal à quelqu'un, que ce soit avec une arme ou avec mon pouvoir !
Par ailleurs si j'associe les fréquences avec mes chansons, je peux faire ressentir les émotions imprégnées dans mes musiques à travers le cerveau de la cible, afin d'améliorer ou de détériorer les capacités de mon allié ou de mon adversaire. Je trouve qu'il y a une petite similitude avec ton pouvoir. "


A la fin de ses paroles, Sheryl se leva et se dirigea vers le lavabo qu'elle venait de remarquer dans le coin de la pièce. En effet, après sa chanson et sa tirade, sa gorge était sèche. Elle tourna la poignée afin de laisser couler un peu d'eau et tendit ses mains afin d'en récolter un peu dans le creux qu'elles formaient. Elle se délecta de plusieurs gorgées et arrêta l'eau. Après s'être essuyée les mains, elle repartit s'asseoir. Cette fois-ci, elle décida d'essayer les fauteuils. Ils étaient en effet très confortable, et préféra rester avachis ici plutôt que sur une simple chaise. C'est alors que Alec lui tendit le papier qu'elle avait laissé tombé en lui demandant si elle écrivait beaucoup.


- " Oui j'écris beaucoup. La chanson est ma principale source d'occupation. C'est ce que j'aime le plus au monde, et je pourrai pas imaginer un monde sans elle.
Je commençais à me faire un nom dans ce domaine, mais mon pouvoir s'est manifesté à ce moment là, donc j'ai dû faire une pause dans la pratique. Mais je commence à m'y remettre peu à peu.
Tu l'a trouvé comment ma musique ?"
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