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 light can't exist without darkness ▬ PV Crystal

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MessageSujet: light can't exist without darkness ▬ PV Crystal   light can't exist without darkness ▬ PV Crystal 1400359500-clockJeu 24 Avr 2014 - 20:06

Les études. En ce moment, ma vie y était dédiée. Travailler, travailler sans relâche pour augmenter mes résultats et faire la fierté des seules personnes qui auraient pu en voir en moi : mes grands-parents. Je ne leur envoyais pas de lettre depuis quelques mois et, à défaut de m'en gronder, ils continuaient de me faire passer leurs voeux les jours de fête. Inlassablement, une nouvelle carte, de nouveaux mots, toujours le même amour. Un des rares plaisirs qui me restait après ma propre chute - après la chute de ma vie. Un des seuls plaisirs qui m'avaient resté - car en ce moment, je sentais que tout s'améliorait. Je remontais la pente, d'une façon ou d'une autre, mais je savais que personne n'oublierait tout ça.

Moi, plus que quiconque.
Toutefois, aujourd'hui, j'étais bien parti pour.

Je l'espérais. Car les études ne suffisaient pas à me sortir de la tête tous ces tourments. Jim m'y avait aidé : notre retrouvaille loufoque dans un restaurant où, sans mal, il m'avait redonné le goût de sourire. Redonner le goût d'essayer. Cet instant précieux qui m'avait redonné, plus que tout, confiance en moi et écarté mon Passager Noir pour quelques temps. Il n'y avait que les études, le sport et ça s'arrêtait là. Plus vraiment de contact avec les autres gens, sinon les professeurs de temps à autres et, malgré moi, mon nouveau colocataire. Il n'avait pas l'air très enclin à la conversation ni prêt à se mêler de ma vie privée, ce qui était une bonne chose - bien que le contraire m'aurait étonné du fait que nous n'avions pas encore parlé.

Mais quoi ? Je m'attendais à rester seul toute ma vie dans cette cabane ?
La blague. La grosse blague.

Au moins, ces agissements mauvais feraient du mal à des inconnus plutôt qu'à mes proches - pensée cruelle qui ne manquait pas de me rassurer malgré tout. C'était peut-être stupide, mais c'était mieux pour moi de frapper sur un inconnu plutôt que sur Victoria ou Holly. Cette vie me manquait - cet isolement de force était difficile à supporter. Pourquoi ne pas essayer à nouveau ? Tout se passait plutôt bien jusqu'à présent et, sauf cas exceptionnel, rien ne pourrait arriver à personne. Idiot serait celui qui chercherait des poux à quelqu'un comme moi - quand on sait qu'un type a des coups de colère pareils, on évite de l'énerver. Le seul idiot à ce jour était Anshu et il n'avait pas l'air de faire de vagues.

Parfait. Je sortis simplement, chemise et pantalon à peine accordé, même pas coiffé comme pour un jour de glande totale. Pourquoi soigner ma tenue ? J'allais simplement visiter le nouveau bâtiment en espérant ne pas tomber sur des abrutis en route - j'avais fait suffisamment de mal comme ça. Je ne pouvais pas me permettre de me laisser aller à nouveau. En sortant, je fis face à un soleil radieux et ce dernier faillit me mettre d'une humeur éclatante, semblable à celles que j'abordais quelques mois plus tôt : je me contentais d'un maigre sourire et de grands pas pour aborder le foyer.

Devinez donc qui s'y trouvait ? Le vide lui-même. Soit quelqu'un avait sonné l'évacuation à mon approche, soit les gens étaient dehors par ce temps magnifique. La deuxième option semblait plus probable, bien que la première n'était pas dénuée de logique par les temps qui couraient. Je balayais la pièce du regard, me posant près du billard que j'observais longuement. Je saisis la canne, observant son embout pointu, la fis tourner avant de la reposer. Frénésie. Tant d'objets lourds, d'objets pointus, de façon de frapper...

Non. Je dois rester loin de tout ça.
Mon Passager Noir est loin aujourd'hui, et il doit le rester.
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MessageSujet: Re: light can't exist without darkness ▬ PV Crystal   light can't exist without darkness ▬ PV Crystal 1400359500-clockJeu 24 Avr 2014 - 22:15
find the light
« and take off your mask »

La douce chaleur émergeante du soleil caressait paisiblement ton visage tandis que tu te baladais en compagnie de Victoria, heureuse d’avoir retrouvé ton amie d’enfance après l’entraînement de cheerleading. Après un long moment à bavarder de ce qu’il s’était passé dans votre vie depuis que vous vous étiez perdues de vue tout en longeant les allées nouvellement fleuries par le printemps de Prismver, le temps fut venu de vous séparer afin de te consacrer à tes devoirs qui commençaient en s’empiler et tu détestais tout faire à la dernière minute. Tu regagnas ta cabane pour trouver ta chambre et ton bureau recouvert de bouquins. Finalement les rayons chaleureux perçant la fenêtre te dissuadèrent une nouvelle fois de te consacrer à tes études et dans un soupire résigné, tu décidas d’abandonner pour le moment pensant que tu pourrais mieux t’y pencher une fois la journée bien entamée.

Tes pas te menèrent de nouveau vers l’extérieur où tu fus confronté à plusieurs élèves regroupés autour du panneau des rumeurs. Exaspérée, tu préféras plutôt continuer ta route que de faire attention à un tel ramassis de conneries. La plupart de tes amis avaient été « victimes » de cette peste de Shu et ça t’embêtait. Plus que ça, ça t’emmerdait littéralement et les tensions s’avivaient de plus en plus chaque jour. Ce qui faisait de certains d’entre vous un groupe soudé avait fini par se séparer, empruntant des voies différentes. Pourtant vous sembliez tous être les mêmes mais dans un profond silence, voilé par des ombres masqués, vos lumières s’affaiblissaient, muettes. Et tu t’en rendais compte seulement depuis quelques temps. Tu regrettais cette époque où vous étiez tous en train de vous suivre les uns les autres et malgré certains désaccords, tout était beau, charmant, rose. Erreur. Tout le monde change et tu as été bien naïve de te renfermer dans un cocon, trop idéaliste.

Tu coupes court à tes pensées quand ton regard croise un nouveau bâtiment flambant neuf. Intriguée, tu t’y diriges et un panneau tu peux y lire que vos salles communes y avaient été en quelques sortes déplacées et désormais régnait un foyer pour les étudiants.  Arquant un sourcil, tu poussas la porte et découvris un endroit plutôt attrayant et une silhouette qui ne t’étais pas inconnue. Gautier.
Tu reculas de quelques pas discrètement par peur de le déranger, de le mettre de plus mauvaise humeur qui le paraissait ces derniers jours. Bien évidemment que tu étais au courant de ce qu’il s’était passé avec Anshu et pour être honnête, tu étais plutôt contente que ce soit le brun qui l’ait corrigé un bon coup. Son arrogance a fini par le faire payer. Après il n’est pas forcément bon de souhaiter du mal à quelqu’un mais dire que tu étais désolée pour lui serait mentir alors autant penser que monsieur le prince se calmera par ce geste. Quelle connerie. Cependant, Gautier restait tout de même un « problème ». Lui non plus ne brillait plus. Lui non plus n’était plus comme avant. Et finalement ce qui serait susceptible de vous séparer devrait au contraire vous rapprocher. Ta lumière, sa lumière, votre lumière à tous demeurait aveuglante car vous étiez tous ensemble, unis. Alors tu affronteras, même s’il t’envoie balader. De toute façon tu étais une têtue et tu ne t’étais jamais disputée avec alors autant saisir cette chance. Tu te raclas la gorge pour signaler ta présence et avanças dans sa direction pour le saluer, sourire aux lippes.

« Ça faisait longtemps que je t’avais pas vu Gautier… Depuis la dernière fois où je t’avais fait enfiler ce costume ridicule de banane. »

Tu ris légèrement à ce souvenir. Encore un de vos stupides paris qui avaient débuté par LMS et finalement tu n’avais pas le plaisir de l’entendre crier qu’il aimait les hommes mais au moins, une partie avait été réussie. Tu te repris après quelques secondes, t’installant à ses côtés, appuyée sur le billard neuf. Tu scrutas la salle quelques instants, avant de fixer un point devant toi.

« C’est encore tellement propre ici. Ça se voit que c’est un nouveau bâtiment. D’ici une quinzaine de jours il aura un tout autre visage. »

En parlant de visage, tu ne savais pas vraiment comment aborder. Crainte de le frustrer, de le brusquer ou même de l’effrayer et pourtant… Il n’y avait pas plusieurs chemins différents. Ta canine vint agressée légèrement ta lèvre inférieure et dans un geste rapide, tu te retournas afin de le fixer dans les yeux.

« Désolée si je vais te paraître rude mais merde. Il se passe quoi Gautier ? Qu’est-ce qu’il t’arrive… Non. Qu’est-ce qui se passe chez nous tous ? L’époque où on était tous présent les uns pour les autres semble tellement lointaine que ça m’fout les jetons. Cette putain de lumière s’éteint et ça me frustre parce que je vous aime, tous. Et que j’ai pas envie de vous voir plonger pour des conflits stupides. »

Aveux rapides, peut-être trop. Mais c’était ton ressenti actuel et quand bien même il fuirait, tu le rattraperais. Tu l’attacherais même sur une chaise, le frapperait comme tu le faisais d’habitude s’il le fallait.

« Et peu importe ce que tu penses, je suis de ton côté Gautier et je m'en fous de ce que ressentes les autres vis à vis de toi. »

Mais tu avais besoin de savoir. Savoir pourquoi tout avait changé si brusquement et en si peu de temps.
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MessageSujet: Re: light can't exist without darkness ▬ PV Crystal   light can't exist without darkness ▬ PV Crystal 1400359500-clockVen 25 Avr 2014 - 0:51

J'étais pris au piège. Dos au mur, comme un voleur cerné, dans un cul-de-sac, forcé de retirer son masque pour dévoiler sa véritable identité. Forcé de me montrer à ma véritable nature et de, une nouvelle fois, me lâcher. Non - c'est ce que mon passager noir me souffle, c'est ce qu'il veut plus que tout mais, c'est ce que, cette fois, il n'obtiendra pas. Je me bats, à nouveau, et j'ai des armes bien plus puissantes qu'auparavant. Mon impulsivité est loin, très loin derrière moi, et aujourd'hui je remonte lentement, mais sûrement la pente - je travaille davantage, me montre plus calme et aimable que jamais. J'ai pris mes distances mais, malgré toutes mes bêtises, je donne un bien meilleur visage au monde. Un visage que ma bête est loin d'être en mesure de pouvoir briser - ou tout du moins, pour l'instant.

Car, Crystal est là. Car elle n'agit pas de façon sérieuse - elle s'approche, riante, évoque notre dernier pari qui avait mal tourné pour moi. Costume de banane, phrases ridicules - une bien belle affaire, et pourtant, elle semblait dater de plusieurs années. Cette personne, ce caractère, cette façon d'agir et de faire abstraction de la honte - car maintenant, je faisais plus attention à tout. Je sentais le regard des gens, entendais les murmures incessants et voyais la haine au sein des iris qui me transperçaient - et plus que tout, de la peur, même dans les yeux de certains adultes. Un élève violent, imprévisible, à qui on avait fait l'erreur de confier la direction d'un club. J'étais d'ailleurs surpris de ne pas me l'être faite retirer depuis longtemps, les sports étant après tout, une énorme responsabilité.

C'était tant mieux. Le sport était une chose que je pratiquais régulièrement et qui m'aidait à réfléchir - perdre le basket, ce serait une grande perte pour moi, quelque chose d'impossible à remplacer. Ce sport était quelque chose qui me liait à Lysander et ne plus tâter le ballon dans le gymnase, ce serait insurmontable.
Mieux valait penser à autre chose. Je soupirais silencieusement, mais lentement pour reprendre contenance - écoutant sans grande conviction ses paroles sur le foyer. Elle avait raison. C'était donc le moment parfait pour profiter du local propre - d'autant qu'il était vide. Sur ce plan-là, on avait de la chance. Sur le plan de la discussion, un peu moins : elle ne mit pas moins de dix secondes avant d'aborder le sujet fatidique. Une Crystal sérieuse n'est pas de bonne augure mais fort heureusement pour moi, elle n'aborda pas vraiment la question qui me trottait dans la tête depuis quelques temps. Au sujet de ma véritable nature.

- En ce moment je passe mon temps à bosser. J'ai besoin de me défouler un peu alors... un billard en parlant ?

Syndrome d'hyperactivité dont je serai bien incapable de me délivrer. Le besoin continuel de bouger et le billard allait sûrement m'aider. Je saisis la canne avec délicatesse et retirais le triangle autour des boules, le posant à côté. Le tout, non sans écouter ses paroles - et la dernière phrase me toucha, tellement que j'en lâchais la canne. Je restais immobile, quelques instants, plantant mon regard dans le sien. J'observais durant quelques secondes ses iris, sincères, sans peur, sans haine, des yeux que j'avais attendu devoir depuis toujours. Des yeux qui me manquaient depuis l'incident dans les serres - trop parfait pour être vrai. Non, trop parfait pour être réel.

- Tu sais ce que j'ai fait Crystal. Des trucs horribles. Ce n'est pas étonnant que les gens me fuient après un truc pareil et je m'y attendais. Seulement, j'y ai pris plaisir. J'ai ce... ce passager noir qui m'a poussé à faire un truc pareil et qui m'a changé - j'ai vu le dégoût dans les yeux des gens, même dans ceux d'Alessia. J'ai cessé de mentir et c'est ce que ça m'a coûté.

Je pris une grande inspiration pour reprendre mon souffle, mon ton mettant clairement en pause ce monologue. Je me penchais sur la table, frappant dans la boule blanche et cassais le jeu sèchement, regardant les boules s'éparpiller sur tout le terrain. Une parfaite métaphore de ses paroles - tous les gens qui s'écartaient inlassablement les uns des autres, à cause d'un simple petit événement. D'une simple petite chose - et quoiqu'on en dise, cette soirée en était le point de départ. Je levais à nouveau les yeux vers elle pour l'observer - loin de moi l'idée de vouloir l'écarter de moi. Ses paroles m'avaient semblé sincères - et la perdre semblait une pensée bien plus néfaste que toutes celles du passager noir.

- Alors... J'ai décidé de vivre comme ça. J'ai décidé d'assumer qui je suis - et de tout faire pour combattre cette part de moi et briller comme je le faisais auparavant.

Résolution. Sincérité. Car même pris au piège avec cette bête, je reste la même personne - j'ai simplement perdu mon innocence. Elle n'a pas tort en parlant de nous, mais notre groupe s'est vu brisé par tous ces conflits. Tout cet amour. La logique d'Anshu m'avait paru bonne à l'époque, maintenant, je me rendais compte qu'il était égoïste, et qu'il était au stade terminal de ce que nous étions en train de commencer - que tous, nous nous faisions souffrir ; lui, avait renié cette part d'amour pour éviter ça. Je prendrai la direction inverse : je marcherai vers la lumière pour tenter d'échapper à l'emprise de mon passager noir, quoiqu'il en coûte.

Quoiqu'il m'en coûte.
Car désormais, je refuse de perdre à nouveau quelqu'un. Je refuse de fuir le combat et de risquer de tout perdre pour mon propre plaisir. Plus personne n'allait partir de ma vie, sinon ce passager noir qui commençait sérieusement à me les briser. Il voulait jouer ? Il allait rapidement comprendre ce qu'est un Everfield.

- Tu vas m'en coller une quand je vais te dire ça mais je me suis éloigné des autres pour ne pas les mettre en danger. J'ai ça en moi et un don grave dangereux que je ne contrôle pas, alors... c'est ce que j'ai fait. Seulement, Jim et Ashley ont été là quand il le fallait et ils m'ont rappelé qui j'étais. Et je veux me battre. Coup de canne dans la balle blanche qui vient cogner une boule rouge - laquelle termine dans le trou. À moi les rouges.
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MessageSujet: Re: light can't exist without darkness ▬ PV Crystal   light can't exist without darkness ▬ PV Crystal 1400359500-clockVen 25 Avr 2014 - 14:10
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« and take off your mask »

Il ne fuyait pas. Tu soupiras discrètement de contentement. Au moins, c’est qu’il te faisait un minimum confiance ou qu’il ne souhaitait pas te chiffonner. Tu ne t’attardas pas plus vite et tu l’écoutas parler à propos de son temps libre qu’il effaçait au sein des études. Tu arquas légèrement un sourcil plutôt étonné. Même pour toi, toujours étudier te paraissait parfois lassant alors de là à y consacrer tout ton temps libre… Il te proposa un billard pour animer votre conversation et surtout pour qu’il puisse se défouler. Tu hochas brièvement la tête, sachant pertinemment que tu étais une brêle à ce jeu mais au moins tu connaissais les règles et tu ne refuses jamais de passer un peu de temps avec tes amis en ce moment. Surtout en ce moment.
Et tu réitéras ta dernière phrase tandis qu’il se saisit de la canne et mettait en place ce dont vous auriez besoin. Tes mots de le laissèrent pas insensibles vu qu’il lâcha tout ce qu’il tenait dans ses mains. Ses yeux s’encrèrent dans les tiens. Tu lui souris. Tu soutenais ton regard pour lui prouver que tu n’étais pas comme les autres, que tu ne le craignais pas et que tu l’aiderais. Peu importe le monde qui vous entoure. Parce qu’il est un rayon de soleil. Unique. Chacun à sa façon de briller et lui plus particulièrement. Un soleil éclatant voilé par des épais nuages. Mais les rayons perceront. Tu dégageras ce qui le gêne, seule ou non. Rapidement ou non. Le contact visuel rompu, tu te sentais un peu mal à l’aise mais tu ne te laissas pas te démonter pour autant. Il justifia ses actes. Comme s’il en avait besoin. Il t’exprime ce qu’il ressent et ça te touche. Profondément. Un animal blessé qui souffre en silence en attendant qu’on l’achève. Cependant, il y a quelque chose qu’il montre qu’il en est différent. Différent de ces écorchés qui abandonnent trop facilement, préférant sombrer parmi les ombres. Mais surtout plus que tout, tu comprenais ce que ressentaient les autres à son égard.

« Honnêtement, je suis sûre que ça leur passera. Parce que ce qui effraient les gens, c’est le changement. En général, on aimerait briser une certaine routine mais d’un côté si elle est bouleversée, on a tendance à se braquer plus vite. Tu es quelqu’un de formidable Gautier, le grand « rigolo » de Prismver. Et l’image que tu as donnée s’est tellement imprégnée dans l’esprit des autres que forcément dès que tu changes, tu ne projettes plus la même vision et les personnes s’éloignent. C’est stupide. C’est blessant. Mais c’est humain. »

Tu arrêtes de monologuer à ton tour reprenant quelques instants ta respiration.

« Et moi, personnellement je ne trouve rien d’horrible à ton geste. Certes c’est peut-être ignoble de penser ainsi, mais c’est bien fait pour Anshu. A force de jouer avec le feu, on finit toujours pas se brûler les ailes. J’espère juste que ça lui servira de leçon et qu’il redescendra un peu sur Terre avant de plaider sa cause… Ah et pour Alessia, ne t’inquiète pas j’irai lui parler. Elle t’aime Gautier, beaucoup. Ça se lit dans ses yeux et dans ses émotions. Tu l’as bien choisi. »

Clin d’œil complice et tu le regardes s’attaquer aux boules éparpillées sur le tapis verdâtre. Tu n’avais rien d’autre de vraiment sensé à ajouter. Tu avais bien vite compris que le changement pouvait être bien comme mauvais. Dans le cas de Gautier il n’est ni l’un, ni l’autre. Il a juste besoin de se trouver. Trouver qu’il y est. Personne n’a le droit de juger de ses actes alors qu’il est actuellement perdu. La nature humaine peut être tellement blessante. Un simple regard semblerait être pire qu’un coup de couteau en plein cœur. Cependant, tu l’admires aussi. Parce qu’il a décidé de briller à nouveau. C’est ce que tu voulais entendre et rien d’autre ne pouvait te faire autant plaisir. Il a la rage de se battre. Et ses actes sont compréhensibles alors inutile de le contredire. Tu l’approuverais, silencieusement.
Le sourire naissant au coin de tes lèvres, tu grimaças quand il t’indiqua la couleur de tes boules. Tu attendis qu’il fasse son tour afin de saisir la canne qu’il te tendait. Te plaçant maladroitement, tu tentas de viser mais le bout effleura la boule blanche qui bougea de quelques centimètres et s’arrêta sans n’avoir touché aucune bande. Tu juras intérieurement, et cédas ta place à Gautier.

« Décidément, je suis loin d’être douée à ce genre de trucs. J’ai vraiment pas de bol en ce moment. »

Consternée, tu te mis dos au billard, prenant appui sur les rebords. Ton regard vira sur les fenêtres donnant sur des élèves qui se promenaient encore et toujours en riant ou en bavardant joyeusement. Étonnamment, ça te faisais grimacer toute cette gaieté débordante. Telle était la nature humaine ; égoïste au monde qui l’entoure.

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MessageSujet: Re: light can't exist without darkness ▬ PV Crystal   light can't exist without darkness ▬ PV Crystal 1400359500-clockSam 26 Avr 2014 - 14:21

Elle comprenait. Comme Jim l'avait fait, comme Ashley l'avait fait - elle comprenait. Grand silence, expiration puissante - et soulagement. Mes yeux n'avaient pas lâché les siens pour tenter d'y décerner la moindre faille, pour, au fond, me rassurer, et ça avait été réussi. C'était difficile d'accepter que les gens vous fuient sans cesse quand d'autres personnes n'ont aucun mal à vous accepter. Quand certains vous sourient, se refusent à la moindre peur. Mon regard se posait sur le plafond - interrogateur, doutant de toutes mes relations. Qui l'aurait fait ? Ils étaient trois pour l'instant, simplement trois à avoir prouvé que notre lien était réel, que notre amitié existait bel et bien. Ils étaient trois sur tous ces amis que je m'étais fait -et la réalité du monde, enfin, s'offrait à moi.

Hypocrisie, peur, haine, trahison. Tout y passait, tout le monde y pensait. Le changement. J'écoutais ses paroles en serrant mon poing enfoui dans ma poche, le poids de la canne me manquant - démangé, de ne pouvoir avoir quelque chose à fracasser sous la main. Un éclair de colère, passager, bien vite atténué par son optimisme. Les gens vont s'y faire, alors ? Soit disant une question de réputation - aucun n'est allé chercher au-delà de ça, aucun n'a vraiment prit la peine de creuser au-delà des rumeurs mensongères. Elle l'a fait, et tout à coup, face à ce comportement, elle me semble spéciale. Tous les trois me semblent spéciaux, réels, comme un élément de premier plan, face au fond abstrait qu'est le monde.

- Tu as sûrement raison, dis-je avec un léger sourire.

En vrai, c'est le cas. Elle a raison sur toute la ligne - car Anshu lui-même, aussi détestable que je peux l'être, a fini par s'attacher à quelqu'un. D'autres, ont fini par s'attacher à lui. N'en suis-je donc pas capable ? Plus bon que lui, capable de remonter la pente - en cachant ce passager noir, en l'enfouissant au plus profond de moi ; loin du monde, loin des gens. Je souris légèrement en écoutant ses mots, connaissant la vérité derrière tout ça. Les dommages qu'a reçu le Prince, mis à part les coups au début, sont peut-être davantage psychologiques que physiques. À supposer, bien sûr, qu'il en ait seulement subi. Mais qui resterait insensible face à une situation pareille ?

J'y réfléchis quelques secondes, me disant qu'au final, personne ne connaissait la vérité. Personne, à part peut-être Anshu lui-même et Sarah avec son scoop. Mais qu'aurait-il pu bien lu dire ? Un nain en E fait du dédoublement de personnalité et s'avère être un sadique masochiste qui prend autant de plaisir à frapper qu'à recevoir ? Non vraiment - la version de Shu embellit presque la chose. Je tourne la tête vers elle, l'écoutant, touché à vif par ses derniers mots. Cette vérité bien réelle, qui m'a échappé la dernière fois. Non, qui nous a échappé - mais malgré tout, la situation reste la même. Ma rancoeur reste présente, bien qu'atténué par le temps. Mes sentiments, presque écrasés par la haine de mon passager noir.

J'observe son coup, mes pensées occupés par ses paroles. Elle vise juste, mais elle est peut-être trop optimiste. Trop optimiste pour penser à une mauvaise fin. Je reprends la canne et me place correctement, prenant mon temps pour jouer un coup - la boule rouge est frappée, s'arrêtant tout près du trou. Grimace. Je me redresse, l'observant, puis pose la canne. Faut-il que les gens me voient tel que je suis vraiment pour pouvoir juger ? Qui pourrait vivre avec cette réalité ?

- Mais... tout le monde ne peut pas l'accepter aussi facilement que toi. D'autant que, la version de Shu est presque un euphémisme de ce qui s'est réellement passé.
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MessageSujet: Re: light can't exist without darkness ▬ PV Crystal   light can't exist without darkness ▬ PV Crystal 1400359500-clockSam 10 Mai 2014 - 15:52
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« and take off your mask »

Il reprit la canne. Frappa son coup. Bien tapé mais pas assez. Tu fixes la boule rouge, complétement immobile. Ton regard est vide. Tu penses, tu penses à beaucoup de choses. Peut-être trop. Le mal de tête commence à pointer son nez. Au final, tu étais presque sûre de détester songer aux choses néfastes. Tu détestes la tristesse, tu bannis la mauvaise humeur. En général. De nouveau, tu te dis que les temps ont changé et qu’il est temps aussi pour toi de devenir plus sérieuse. De mûrir un peu.
Il approuve tes mots. Tu souris légèrement, trop absorbée par tes pensées. Mais ces dernières s’évaporent au fil des paroles du brun. Tu ne peux t’empêcher de ricaner. Ce n’est pas moqueur mais plutôt ironique. Tu acceptais la situation facilement parce que Gautier était un ami. Un ami précieux auquel tu tiens beaucoup. Une lumière éclatante qui fournit de la joie de vivre à qui le souhaitait. Mais elle est là, la raison de cette adaptation. Tu étais peut-être un peu trop naïve sur les bords et sûrement trop optimiste. Bien sûr que la situation finirait par s’arranger. Mais au bout de combien de temps pourrait-il de nouveau briller ? Demain ? Dans une semaine ? Un mois ? Deux ? Tu craignais qu’au bout d’un moment, il lâche tout et se renferme. Laissant ce côté sombre l’envahir peu à peu. Cependant tu le savais courageux. Et c’était une chose que tu admirais chez lui une fois de plus.

« Au fond qu’est-ce que ça change que Shu est blanchit la vraie version ? Il s’est passé ce qu’il s’est passé, le passé reste le passé. Que tu l’aies tabassé à sang, que tu l’aies bousillé moralement quelques minutes, que tu aies éprouvé de la haine, qu’est-ce que ça change ? On ne vit pas dans un monde de Bisounours. On finit toujours par être violent à notre manière un jour. Les humains ne sont pas faits pour être bons. Une infime part de haine finira toujours par assombrir notre cœur un jour ou l’autre. Alors parce que l’un des plus gentils mecs du pensionnat commet une erreur c’est devenu un monstre ? Il faut arrêter un peu les préjugés. La plupart des personnes ici ont déjà fait bien pire à mon avis. Ca me saoule. »

Tu serrais les poings. Tu commençais à légèrement t’énerver. Tout un monde de préjugés idiots. Des personnes ignorantes qui critiquent le premier venu parce que c’est tellement drôle de foutre une sale réputation aux plus sympathiques. Ça t’agaçait ces comportements. Bien sûr que le monde n’est pas rose. Mais si à Prismver les gens étaient un peu moins cons, tout le monde se porterait mieux. Tu siffles entre tes dents puis prends une grande inspiration afin d’atténuer un peu ton énervement. Tu te mettais rarement dans un tel état mais l’injustice te dégoûtait profondément. De telles conneries qui prennent des telles proportions à cause d’une fichue gamine qui n’est pas capable de se mêler de sa propre vie. Pitoyable. Lassant. Répugnant. Tu souries tant bien que mal, toujours crispée. Arrête de t’énerver pour des abrutis Crys et concentre-toi sur le plus important. Finalement, tu tentes de trouver une échappatoire et te rabats une nouvelle fois sur le billard. Saisissant la canne, tu tires une nouvelle fois et cette fois, tu vises juste. Satisfaite, tes traits se détendent au fil des secondes et tu réitères ton tour, commettant la même erreur que précédemment. Pas assez fort. Ironie. Le monde ne vivait à croire que par la loi du plus fort. C’était une bien triste réalité.

« Dire qu’au début j’étais venue pour calmer le jeu et c’est moi qui finit par m’énerver. Je suis désolée, à croire que je suis vraiment maladroite avec les relations humaines. Mais je veux vraiment t’aider. »

Ça te faisait de la peine de te voir comme ça. Tu devenais plus sensible qu’avant, tu étais moins égoïste, plus intéressée par ceux qui t’entourait. Néanmoins, ça te faisait plaisir aussi. Heureuse d’enfin se sentir utile. Certes, tu encourageais les gens à être plus joyeux mais au fond, ça partait seulement du fait que tu détestais les instants malheureux. Savourer la vie comprend un nouveau prix.


HRP •• Désolée pour le retard ;w; ♥♥
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MessageSujet: Re: light can't exist without darkness ▬ PV Crystal   light can't exist without darkness ▬ PV Crystal 1400359500-clockSam 10 Mai 2014 - 22:38

Je restais impassible, incapable de savoir si ce qu’elle avait dit était vrai. Trop en accord pour m’énerver mais aussi trop éloigné de sa conception pour la contredire. Qu’est-ce que ça changeait, hein ? Beaucoup de choses. Une lumière tâchée de rouge ne pouvait éclairer les autres et j’en étais bien conscient : premier but de ma vie balayé par les envies d’un second moi intérieur qui voulait se la jouer cavalier seul. N’avait-il pas envie de consulter mon cerveau avant d’aller frapper sur un A magicien ? En plus d’un retour de flammes bien que pas si désagréable sur le moment, de la conception de mon cher habitant d’intérieur, ça ne m’avait rien apporté de bon. Rejet, peur, solitude - et, étrangement plaisant, deux semaines de geekage intensif dans une ambiance vide et, au fond, tout simplement parfaite.

La peur aurait dû habiter son regard. Le doute, l’espace d’un instant, la traverser - face à celui qui avait mit à mal, peut-être seulement pendant quelques minutes, Anshu. Face à celui qui avait aimé une telle situation, s’était plut dans le sang et la violence. Seulement, ça n’y changeait rien - elle restait enfoncée dans ses propres certitudes, pétillante de bonne humeur et d’amitié. Elle restait la même - totalement, la même. Je la regardais jouer son coup avec un certain manque de dextérité, silencieux, bien trop perturbé pour juger sa novicité dans le sport. Bien trop surpris pour faire autre chose que de regarder le vide en attente d’une réaction par défaut. Mais rien, rien ne venait - sinon un étonnant agréable, inattendu.

Et je m’avançais - épris d’une certaine émotion pour la serrer dans mes bras. Parce qu’elle le méritait bien, à agir d’une telle façon, à en oublier de juger ces actes si horribles. Parce qu’à défaut de comprendre ce que j’étais vraiment, d’avoir vu mon autre moi, elle l’acceptait tout de même. Aurait-elle pu en faire de même si elle avait eu mon passager noir sous les yeux ? Aurait-elle continué de me voir sous ce masque et repousser cette personnalité qui faisait parti de ma vie ? Au fond, peut-être que tout le monde n’avait que cette option - et demander à mes proches de me voir dans mon entiereté, était peut-être une erreur. Mais était-ce si difficile, partant de la logique de Crystal ? Toutes les personnes avaient-elles un passager noir enfoui au fond d’eux ? J’en doutais - d’autant que le mien était spécial, et d’une certaine façon, magique.

- Putain sérieux si j’étais pas gay je te demanderai en mariage. Tout seul à rire - ok pas crédible vu que j’étais en couple y’a moins d’un mois. Non je déconne. Par contre j’ai bien vu la façon dont tu regardais Orwenn la dernière fois que j’suis passé prêter mon jeu Zelda à Sony.

Sourire entendu. D’accord, je reconnais que ça n’a strictement rien à voir, mais son excès de gentillesse me gêne bien trop pour que je puisse continuer sur une telle discussion. Je me détache d’elle et lui chipe la canne des mains, tentant un nouveau coup : et c’est la balle blanche qui tombe dans le trou, poussant dans sa chute sa chère et tendre noire. Le pire coup de toute l’histoire du billard. Sérieusement, et dire que je commençais bien cette partie. Je soupire, pose la canne sur la table et me tourne vers elle, adoptant une expression sérieuse. Je n’avais pas vraiment envie de lui demander un second service, d’autant qu’elle m’avait maintenant prouvé qu’elle était quelqu’un de véritablement géniale, mais un risque devait être prit. Et aujourd’hui, elle était l’une des personnes en qui j’avais le plus confiance.

- J’ai un service à te demander. En vérité, je suis indécis sur mon don. Je pensais avoir le don d’explosion récemment, mais je me suis rendu compte d’une chose : quand je faisais sauter quelque chose, j’avais une sorte de flash. Je pensais que c’était le mauvais contrôle de mon don mais... en y réfléchissant, je pense que mes sauts d’humeur ont quelque chose à voir avec mon don. Pause. Vic m’a apprit à ressentir la magie quand elle se manifeste et... J’aimerais que tu m’aides à savoir si ça a un rapport. Pour ça, il faut déclencher ce saut d’humeur. Si tu es partante, bien sûr. C'est dangereux, alors la décision te revient.

La demande était dangereuse. Irresponsable. Mais elle restait possible.
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MessageSujet: Re: light can't exist without darkness ▬ PV Crystal   light can't exist without darkness ▬ PV Crystal 1400359500-clockLun 12 Mai 2014 - 0:02
find the light
« and take off your mask »

Frissons. L’irritation guettait tes pensées, les assombrissait. Un monde pourri par l’acte humain. Tant d’injustices, tant d’intolérances. Au final, on finit toujours par connaître ce revers. Pourtant, de bonnes âmes y demeurent. De nombreuses personnes qui sont là, pour vous, à chaque instant. Pour vous éclairer, pour vous soutenir, pour vous aimer. La chute provoque toujours la souffrance, mais on se relève plus fort. Il s’avance et te serre dans ses bras. Surprise, tu restes immobile durant quelques secondes puis tu lui rends son étreinte. Un ami c’est ça. Pétillant dans la noirceur. Aimant dans la difficulté. Reconnaissant de votre existence. Gautier était un ami. Et d’autant plus précieux depuis ces dernières minutes. Peut-être qu’il n’était pas celui que tu idéalisais mais à cet instant, il était cette personne que tu avais toujours connu. Peut-être un peu plus expressif. Malgré ces actes, malgré cette ombre, il restait le même. Tu recules légèrement ta tête pour l’écouter. Un blanc de quelques secondes. Puis tu finis par rire à ses côtés. Crédibilité zéro.

« C’était pas toi qui avait refusé il y a quelques temps d’hurler dans la cours du pensionnat que tu aimais les hommes ? Mince, si j’avais su, j’aurai tenté ma chance. »

Tu t’esclaffes un peu plus. Tu avais saisi l’ironie et tu le remerciais intérieurement car il avait le don de te faire sourire. Le don de te faire oublier ta mauvaise humeur qui te guettait. Et même le don de te surprendre un peu plus chaque jour. Tu recules de plus belle, le visage rouge, le cœur battant. Oh le petit asdfghjkl, il l’avait remarqué. Cependant tu te crispas quelques instants. Orwenn hein ? Ça t’était passé depuis un petit bout de temps. Sourire en coin. Oh oui. Ton cœur avait choisi quelqu’un d’autre. Refusée à l’admettre mais pourtant, c’était la réalité. Sony. Ton esprit divagua. Une seconde, peut-être deux, peut-être dix. Non, toi aussi tu avais remarqué. Tu avais bien observé la manière dont Orwenn regardait Sarah. Et depuis ce jour, tu t’étais fait à l’évidence. Que toi et Orwenn, c’était une belle amitié, un peu bizarre mais quand même. Et que Sony, c’était Sony.
Tes réflexions s’envolèrent dès lors que Gautier mis fin à votre étreinte. Tu secouas les mains devant ton visage puis repris ton calme, toujours avec ce même sourire malicieux collé aux lippes.

« Ah si tu savais… Tu serais étonnée de tout ce qu’il se passe en ce moment dans ma tête. »

Tu n’en dirais pas plus. Clin d’œil espiègle, le silence s’installa. L’hilarité s’envola, le sérieux regagna son chemin. Seul le bruit des boules de billard qui s’entrechoquent prouve votre présence. Tu scrutes le jeu et le coup fatal est tapé. La boule noire s’enfonce au côté de la boule blanche. Tu grimaces discrètement. Dieu que tu trouvais ce jeu vraiment agaçant. Le sport c’était mieux. La danse c’était mieux. Le cheerleading c’était le paradis.
Le brun se tourne de nouveau dans ta direction, l’air sérieux. Tu le fixes dans les yeux. Tu déglutis, tu avais un mauvais pressentiment. Qu’est-ce qu’il allait te dire ? Effrayée, légèrement, tu écoutas attentivement sa requête. Tes craintes étaient confirmées. Réflexion. Acceptée ou refusée ? Il y a un temps où tu aurais dit oui sans hésiter, étant donné qu’en cas de danger, il suffisait que tu actives ton pouvoir pour enlever toute énergie magique à une personne. Mais là, c’était différent. Ton don aussi avait changé. Tu ne le maîtrisais pas entièrement. Tu t’entraînais durement, secrètement. Tu t’infligeais parfois un mauvais traitement à force de continuer à utiliser ton pouvoir durant des heures et des heures mais au moins, tu savais l’exploiter correctement. Cependant, tu ne pouvais lui refuser ton aide. Tu devais l’aider. L’aider à se séparer de ses doutes, à se libérer de son malaise. Mâchoire serrée, tu relevas la tête, la mine dure et froide. Ta décision était prise. Pardonne-moi Gautier.

« Moi aussi, j’ai quelque chose à te dire, Gautier. »

Tu t’approchas dangereusement mais lentement. Tu te postas à ses côtés. Le cristal, brillant se formait. Lame acérée, elle vient frôler la joue du brun, juste assez pour l’entailler. Tu observas le sang perler doucement. Avant de t’éloigner, prête à répliquer. La boule au ventre, tu craignais ce qu’il allait se passer. Peut-être rien, peut-être trop. Excuse-moi Gautier. Excuse-moi pour ça. Je veux te libérer et te voir sourire comme avant.

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MessageSujet: Re: light can't exist without darkness ▬ PV Crystal   light can't exist without darkness ▬ PV Crystal 1400359500-clockLun 12 Mai 2014 - 23:29

Repousser mon passager noir était une chose, l’appeler à moi en était une autre totalement différente. Sur le papier, l’opération était d’une facilité tellement surprenante que ça m’effrayait. Je savais que cette part de moi profitait de la moindre attention, émotion, de la moindre faiblesse pour se manifester. Avec l’aide de Crystal, ça devenait possible : j’avais confiance en son pouvoir et en plus de ça, ce n’était pas elle qui serait l’objet de ma colère. Pouvais-je vraiment le faire ? Je savais comment s’étaient terminées toutes mes tentatives. Je savais ce que cela signifiait de perdre tout contrôle quand je laissais à peine le mal passer. Ouvrir une brêche pouvait faire s’échapper toute cette part de moi et, en plus de ça, l’attirer de ma propre volonté pouvait s’avérer d’autant plus dangereux.

C’était une opération suicidaire, mais une opération qui se devait d’être faite pour avancer. Crystal était partante et c’était ce qui me motiva davantage à tenter le coup : elle était là. Elle me soutenait et là, elle m’aiderait à me contrôler. N’était-elle pas la mieux placée en cet instant ? Peut-être qu’après tout, comprendre n’était pas nécessaire. Peut-être que même enfermée dans sa candide, elle saurait me guider. J’en doutais énormément mais c’était un pari que j’étais prêt à tenir. C’était une opération que j’étais prêt à commencer, pour mon bien autant que celui de tous. Pour le sien aussi - pour ce qu’elle s’apprêtait à faire, ce qu’elle avait déjà fait.

Concentration.

Mes doigts frôlèrent le sang sur ma propre joue et ce fut comme une injection soudaine - toute ma propre haine me sautait au visage, poussée par cette vue sanguinaire. Instant unique, effrayant durant lequel mes yeux semblaient presque fascinées par cette vue. Le monstre dévoilé sous son vrai jour, adouci par cette affection et dompté par ce sang. Mais était-ce seulement suffisant ? Car au fond, il ne faisait que pointer le bout de son nez, par curiosité envers une scène qui semblait si digne d’intérêt. Du sang - et bête sombre, attirée par cette vision, sa présence déjà ressentie au coeur de mon ventre. Insoutenable. Implacable.

Insupportable. À nouveau - et le doute m’envahit face à la présence écrasante de ma bête. Mais je ne pouvais pas, pas maintenant - car ce serait une trahison envers elle et tout ce qu’elle avait déjà fait. Envers cet acte, si banal puisse-t-il paraître, de me blesser avec son pouvoir. Envers ses sacrifices. Alors, je devais, par respect pour elle, de ne pas flancher maintenant. Je fermais les yeux, me détachant de cette réalité pour me concentrer sur tout ce que j’avais pu haïr. Anshu, Drew, Tony - principaux acteurs de ce changement. Mais au fond, j’en étais l’unique scénariste et moi seul pouvait décider de mon futur. Lentement, je sentais cette haine monter en moi- doucement, elle s’emparait de ma personne, m’étraignait dans les chaînes de ma propre colère. Progressivement, c’est ce monstre qui prit le contrôle de mon corps - et en quelques secondes, noyé sous mes propres sentiments, c’est lui qui surgit.

Un instant. Il suffit d’un instant - et je me concentrais sur les paroles de Vic, revoyais ses conseils. Ressentir la magie, l’énergie qui coule en soi. Aussi négative soit-elle, la présence de ce passager noir s’apparentait bien à de la magie. C’était maintenant d’une clarté absolue : tout était lié au pouvoir. Et pourtant, reprendre le contrôle semblait tenir de l’impossible. Tout déraillait, tout sortait de ma gouvernance - la colère dirigée contre mes ennemis se déversait aujourd’hui en cette petite entaille, se braquait sur Crystal. Sors de ma tête. T’en as assez fait. Va-t-en. Mais il refusait, il restait présent, indiscutablement dominateur de la situation. La haine semblait réelle, justifiée, logique. Tout était de sa faute. Elle m’avait blessé, avait appelé à elle la bête. Elle aussi désirait la voir - jouer avec cette peur et justifier avec celle-ci, une haine à mon égard.

Je plaquais mes mains sur mon visage, me mettant dos au mur. Luttant. Car il ne suffisait que de ça, car il n’avait besoin que de ça - et il semblait tant, tellement avoir raison. La délivrance semblait si proche, loin de tous ces écarts et ces masques de bonne humeur. Cette vie ridicule semblait pouvoir disparaître en écrasant la personne qui ne m’avait jusque là pas rejeté, ni manifesté la moindre peur. Tout pouvait se terminer ici et maintenant. Tout pouvait prendre fin en un instant, d’un geste, en quelques instants. En si peu d’efforts. Un seul coup suffisait.

Mais je n’allais pas céder. Pas cette fois. Parce qu’elle avait, en quelques instants, prouvé quelle amie elle faisait - montré l’étendue de sa tolérance et de sa lumière. Parce que contrairement aux autres, elle se moquait clairement des apparences et ne cherchait même pas à les réparer. Me regarder comme la personne que j’avais toujours été, en ignorant cette part de noir. Une amitié si puissante qu’elle en balayait ces ténèbres - et ce sentiment, pur, bienveillant, m’arracha lentement à ces envies. Mon dos glissa contre le mur et je me laissais tomber assis, culpabilisant de cette colère temporaire. De cette haine qui n’avait rien d’une illusion.

Assis, dos au mur, le regard porté vers le plafond neuf - le regard perdu, si proche des larmes, mais avec un brin de fierté. Et la voix du soleil presque éteint, sur le point de se briser.
Je pouvais me battre. Je le savais, maintenant.

« J'ai réussi. J'ai résisté, j'ai... putain, je l'ai fait Crys... »
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MessageSujet: Re: light can't exist without darkness ▬ PV Crystal   light can't exist without darkness ▬ PV Crystal 1400359500-clockMar 13 Mai 2014 - 1:47
find the light
« and take off your mask »

Blessée, la bête surgit. La bête méprise le cœur et la raison, assombrit les pensées, éclate la lumière. Éloigne-toi Crystal, juste quelques instants. Fais lui confiance. Terrasse l’horreur et l’effroi. Sueur froide, une perle d’eau salée coule le long de ta tempe. La peur qui saisit les tripes, qui bouleverse les sentiments. Ne perds pas pied, ne sombre pas je t’en supplie. Le sang perle, l’odeur qui attire la frénésie. Le regard changeant, haineux. Tu déglutis. Instinctivement, tu recules de nouveau un peu plus loin, prête à répliquer. Un combat enragé se déroule devant tes iris et tu ne peux rien faire que d’observer, impuissante. Tu n’avais pas mis longtemps avant d’avoir idée de son pouvoir. Un berseker. Un don loin d’être bon, trop dangereux, beaucoup trop.
Frissons. Les doutes t’envahissent. Et s’il n’y arrivait pas ? S’il s’en prenait à toi ? Non, impossible. Lutte pour lui Crystal. Aide-le, protège-le, illumine-le. Prouve-lui, que plus que tout, il possède ta confiance et ton amitié. Pas à pas, tu te rapproches. La main tremblante bat l’air, tente un contact puis se rétracte. N’interviens pas, c’est son combat. Perdue dans les songes, tu dérives face à cette scène. Comment un don peut-il autant bouleverser l’équilibre d’une personne ? Un monde effrayant, remplit de mystères étranges. Un regard vide qui se dépose sur toi, haineux, dévastateur. La vengeance s’illumine dans ses iris, active ses mouvements. La tension est insoutenable, tu veux que tout s’arrête. Maintenant. Cependant c’est cette promesse qui te tient cloué au sol. La détresse d’un ami précieux. Concentre-toi, ferme les yeux. Imagine un instant, un seul instant aux pensées les plus heureuses. Reprends confiance, reprends contenance. Ouvre les yeux, soutiens ton regard. Démontre tes sentiments bien heureux, prouve ton amour envers ces êtres que tu chéris corps et âmes. Souffle qui s’évapore dans l’air.

« S'il-te-plaît, bats-toi. Bats-toi contre cette chose. »

Mâchoire serrée, mouvement brusque qui te fait sursauter. Son dos cogne le mur froid, le visage caché. Tu ne réfléchis plus, tu fonces à ses côtés. Tu tiens cette distance de sécurité mais cette fois-ci, tu sais ce qu’il se passe. La lutte acharnée entre une âme pure et un cœur corrompu. Tu pourrais presque les entendre toutes ses craintes, tous ses doutes, toute sa rancœur. Ses sentiments balayant la pièce, vrombissent dans l’air. La bête gronde, la bête pleure, la bête sanguinolente veut s’échapper, veut se libérer. A cet instant précis, tu te promis de ne plus jamais le lâcher, peu importe les circonstances, peu importe ces actes. Tu te jurais de ne jamais l’abandonner.

« Jamais. »

Un mot lâché qui n’avait sûrement aucune signification. Mais il devrait le comprendre. Le comprendre davantage pour savoir ce que tu ressentais. Calme. L’ombre semblait faire face à la lumière, aveuglante. Brillante, l’âme s’envole, dévoile son caractère. Tu t’approches doucement. Agenouillée, face à cette personne qui n’était autre qu’un simple ami il y a encore quelques mois. Tu le fixes, tout aussi chamboulée que lui. Il avait réussi. Fierté, frivolité. Finalement, tes genoux te lâchent. Soupir de soulagement. Tu ne le laisses pas finir sa phrase que tu le prends dans tes bras et pose ta tête sur son épaule. Si stupide que tu en pleurs. Tu es fière, si fière de lui. Peut-être que tu te précipites trop, peut-être que tu es trop optimiste mais actuellement, tu étais tellement fière de l’avoir comme ami. Les larmes coulent, amères, heureuses. Tu souries. Il était impressionnant. Faire si tant de progrès en si peu de temps. Culpabilité. Tu l’avais blessé. Tu te recules légèrement et essuies délicatement le sang qui perle encore de ton doigt.

« Excuse-moi pour ça. Mais je devais te prendre par surprise avec mon nouveau pouvoir si je voulais que tu réagisses. Je peux rien te dire à part que je suis fière de toi. Tu as grandi Gautier, et c’est peut-être ça, qui nous a tous aveuglé. »

Et tu le ressers dans tes bras. Le silence est apaisant. La chaleur du soleil couchant est paisible. Les minutes passent et tu ne bouges pas. Tu ne sais pas quoi dire. Tu laisses tes émotions le guider. Au bout d’un certain temps, tu finis par le lâcher et tu bascules à ses côtés, assise contre le mur, fixant un point invisible. Tu ris doucement.

« C’est un peu stupide à dire maintenant, on se croirait dans un de ces films pseudo-dramatiques mais je crois que je suis amoureuse de Sony. Garde ça pour toi, t’es le premier au courant. »

Tu tournes la tête dans sa direction, souriante. Tu avais cessé de pleurer. Trop sensible face à ce genre de choses, tu n’avais pu t’en empêcher. Mais tu étais heureuse. Admirative de son combat face à des pulsions violentes, méprisantes. La lumière éclatait de nouveau de mille feux. L’âme apaisée pour un bout de temps. Et tu te rappelas cette fameuse soirée. Cette nuit de dispute où tu l’avais vu pour la première fois se briser. Mais rien n’était comparable à cette peur que tu avais ressentie. La peur de voir une personne sombrer. Tu l’avais décidé Crystal. Il était désormais impossible que tu laisses un autre de tes proches tomber dans la noirceur glaciale.
Les masques sont tombés.

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MessageSujet: Re: light can't exist without darkness ▬ PV Crystal   light can't exist without darkness ▬ PV Crystal 1400359500-clockMar 13 Mai 2014 - 17:24

Cette chose. C’était donc ainsi qu’était ma bête noire ? Une chose - misérable existence, sombre et démoniaque, sans nomination particulière ; la personnification de ma propre haine qui ne méritait pas davantage d’intérêt. Un pur amas de colère, ce n’était donc que ça ? Ce que j’avais toujours vu, en réalité, comme une autre entité - refusant avec force d’admettre ma propre culpabilité dans ce genre de cas. Refusant de me voir moi-même comme un acteur du mal - et c’est comme ça que ma bête s’était créée, formée par les débris de ma conscience desquels je m’étais séparé pour mon propre confort. Par lâcheté. Par peur.

Avait-ce été la bonne solution ? J’étais autant incapable de le dire que quiconque ici - mais peut-être était-ce la raison pour laquelle tout le monde refusait de me voir comme j’étais vraiment. Peut-être qu’en assumant cette erreur, tout aurait pu s’arrêter. Je ne le croyais pas - presque persuadé, après tant de temps, qu’une entité dormait au fond de moi. La question était de savoir si elle résultait de mes doutes ou bien de mon pouvoir - et je n’avais pour l’heure, croisé personne avec un pouvoir similaire au mien - incontrôlable, puissant, et pour ainsi dire, indescriptible. Pouvoir dédoublement de personnalité ? Très drôle.

Mais j’avais réussi à le contrôler. Peut-être juste une fois, mais j’avais pu le faire - repousser ce passager noir et reprendre la direction de mon corps, écraser cette envie meurtrière avec mes sentiments. Je doutais de pouvoir le refaire, mais je savais au moins qu’il n’était pas invincible. Quelle que soit cette entité, je n’allais pas lui laisser le contrôle de mon corps - je me battrai, non seulement pour moi mais pour tous les autres.
Oeillade pour Crystal qui déjà se laissait aller. Je sursautais presque, surpris d’une telle émotivité - mais que je ne trouvais pas désagréable. Elle ne faisait pas semblant. Peut-être qu’elle n’acceptait pas cette part sombre mais ça m’était égal - elle m’avait souvenu, son regard n’avait pas changé. Pouvais-je lui en vouloir d’agir de cette façon ? Pouvais-je en vouloir à quiconque de ne pas accepter cette transformation ? Non - c’est ce que cette entité me soufflait de faire, mais il en tenait de ma responsabilité de rester le même malgré mes peurs et mes difficultés. Rejeter la faute sur les autres n’allait pas arranger les choses.

Elle s’excusa et cette nouvelle marque d’attention m’arracha un sourire amusé - comme si j’allais lui en vouloir pour ça. Comme si j’avais encore ne serait-ce qu’une simple pensée à l’égard de cette minuscule blessure qui avait servi à en refermer une béante. Ou tout du moins, à en débuter le traitement. Je lui donnais une tape sur la tête en signe de réponse, coup affectueux qui montrait à quel point ça semblait dénué d’intérêt. Mais pourtant, si naïve qu’elle eut pu être, elle était plus lucide que tous : c’était bien ce changement qui avait rendu les autres incapables de comprendre ce qui m’arrivait. Me regarder à ma juste valeur lui avait été suffisant pour juger ma situation avec brio - pour le coup, c’est moi qui était fier d’elle.

« Merci. » dis-je simplement.

Nouvelle étreinte et cette fois, je me laisse aller - serein, c’est une victoire aujourd’hui et il faut en profiter au maximum. Un sourire éclaire mon visage alors que je me détache d’elle, fouillant dans mes poches pour en sortir une boite de mouchoir. En écoutant ses paroles, j’en sortis un du paquet et lui fourrais entre les mains, décidant d’entraîner mon adresse à trois points avec le restant du paquet : expérience pitoyable qui, à en juger par les deux mètres séparant le paquet de la poubelle, prouvait que je devais me remettre au basket. L’arrêt, c’était fini, là c’était il fallait se reprendre en main mon gars. J’inspirais longuement et faillis m’étouffer dans ma propre salive quand elle révéla la vraie nature de ses sentiments : Sony. Sony, bordel.

« Ouah, je… bravo. C’est euh, cool, comme il dirait. J’espère vraiment que ça marchera. Je vais me taire, de toute façon je suis un pitoyable cupidon. »

Sourire maladroit mais sincère, car il serait faux de dire que j’étais un expert dans le domaine amoureux. Une liaison de quelques semaines, voilà tout ce que j’avais eu - terminée pitoyablement dans une ruelle déjà oubliée, avec une poubelle qui avait voltigée et quelques vérités lancés à la figure. Le genre de choses que vous ne pouvez pas entendre en général - comme par exemple, “je suis un monstre qui aime la violence”. Voilà ce qu’on récolte avec la sincérité - et j’avais beau avoir presque oublié la rancune que j’éprouvais à son égard, me remettre en couple était impossible. Pas dans la crainte et le rejet - pas dans le mensonge.

« Moi j’ai rompu, et je n’arrête pas de me dire que c’était pour la bonne cause. J’ai pris mes distances et ça porte ses fruits. Tu sais je pense que… on était pas faits pour être ensemble. Elle et moi, je veux dire. »

Maudites soient les femmes qui vous incitent implicitement à parler de vos histoires amoureuses. Bien incapable d’en dire davantage, je m’étais contenté d’une simple association d’idée pour relancer la conversation - et plomber l’ambiance, au passage. Des fois, on dirait une espèce en voie de disparition qu’on met de côté pour éviter qu’elle soit bouffée par les autres - ou tout simplement un psychopathe mis en cage le temps qu’il calme ses ovaires. Bref, aussi utile qu’elle ait pu être, la pause était maintenant terminée.

« Je vais essayer d’en savoir plus sur ce pouvoir et de le contrôler. Ensuite, je pense essayer d’étudier un peu. HEY il parait qu’on a du cheerleading maintenant ? On aura du support pendant les matchs au moins !! »

Si calme. Si paisible.
Tout ce que j’avais toujours recherché.
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