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 I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe

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MessageSujet: I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe   I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe 1400359500-clockDim 13 Juil 2014 - 19:27


I'm in here, a prisoner of history
C’est que des mots hein ? Que de la colère balancée dans le vide. Que de la rage a éclatée sur les murs sans jamais la lancer. Mais rien de concret. Pas d’action. C’était seulement des pensés, des projets inachevés. Des pulsions que l’on finira par enfermer. C’est ce que tu avais pensé Spencer. C’est ce que tu avais voulu. Des idées qu’on ne réalise pas, une force que l’on ne peut avoir. Mais pourtant leurs cris portent au loin et la colère raisonne de plus belle. Tu as vu leurs courages et leurs regards déterminé. Du as vu les poings serrés et les visages fermés. Tu as vu Spencer, la véritable conviction. Le cœur qui se soulève. L’envie de combattre que l’on ne laisse avorter. Tu as vu RED Spencer, et tu t’es perdu. Perdu dans le passé, perdu dans ton existence préalablement assassiné. Tu as vu RED et ce que tu ne seras jamais. Murmure toxique dans ton crane, bras qui tremblent, jambes coton. Cœur de fille sans raison.  

Regarde Spencer, regarde ces mots qu’ils portent a bout de bras, regardes les sillons qu’ils laissent dans leurs pas. Regarde Spencer ils se moquent de la moitié du monde et se battent avec ceux qui restent. Ils avancent Spencer. Ils trainent leurs carcasses pour réclamer les beaux jours. Ils se servent de leurs fissures pour savoir continuer. Ils s’épuisent dans une lutte sans merci, mais n’abandonne jamais. Regarde Spencer, regarde Olympe. Il est en toi, ce foutue désir. Mais c’est le courage qui vient à manquer.

C’est que des mots, ouais, que des mots. Des mots que tu pourras jamais formuler.

Parce que c’est la fuite que toi tu as choisi, c’est l’oubli. C’est les jours noirs qui ne seront que ternes et les beaux jours qui ne seront jamais clair. C’est un entre deux misérables, un choix facile. Un mensonge constant. Ton ignorance Spencer, si tu savais comme elle est dégueulasse. Tu faiblis pas a vu d’œil Spencer comme on pourrait le croire. Le truc c’est que tu l’as toujours été. Tu te rends pas encore compte que t’as enfermé sans détruire ? Voyons Spencer, après tout ce temps, tu devrais savoir le gout amer que t’apportes ce reflet. T’auras pas du changer de corps, tu avais pourtant évité. Mais fallait voir Cassandre et continuer de t’enfoncer. Joue les filles qui se tiennent encore droite alors qu’elles ont déjà trop de fois chuté. T’as voulu garder la tête haute Spencer. Mais ça t’as rattrapé. Elle t’a rattrapé.

Qu’est ce que tu fou là, Olympe. T’as rien à faire ici. T’as pas à être visible, toi, la tristesse. T’as pas a trainer ce corps là, de cette façon la. T’as pas à être cette ombre d’avant. Ce souffle d’histoire mort avant l’heure. Et pourtant Spencer lorsque tu as cette démarche, ce dos légèrement courbé, cette tête baisé, ce regard fuyant. Ces traies fatigué de femme enfant. Tu n’es plus que le souvenir. Ce prémisse renaissant. Ca s’installe dans ta tête comme une maladie trop connu, comme une musique incessante. Ca gagne ton cœur et ton peu de raison. Tu disparais en la rendant visible.

Je suis Olympe, et je suis la faiblesse. Je suis la douleur qui ne pourra jamais crier vengeance. Je suis la souffrance que causent les rires, je suis cette blessure provoquée par les regards perdu, accusateurs. Je suis la destruction des sens, l’impasse d’un avenir. Je suis Olympe, une fille abimée qui rapporte l’écho de ces années que l’on a pourtant souhaité contenir.

Ils ont réveillé la douleur, comme on jette de l’huile sur le feu. Tu as haïs si fort. Jalousé bien plus encore. Et c’est comme ça que tu as été cette «  elle » qu’ils ne connaissent pas. Cette «  elle » au sourire effrité, au cœur martelé. Ca fait deux jours que tu existes en pointillé sous cette aspect là. Deux jours que tu te hantes bien plus fort qu’auparavant. Deux jours que tes mots ne crient plus contre cette révolte en cours. Tu as déjà abandonné ? Une fois encore.

Sur un banc, comme un fantôme qui prend l’air. Comme un fantôme qui voudrait respirer. Le souffle est inaudible, la présence indescriptible. De l’air, de l’air. S’il vous plait. Crève silencieuse, ce soir au milieu du monde. Crève, crève de tes insomnies. Le monde ne remarquera rien. Tu verras. Et demain, reprend ton autre vie.


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MessageSujet: Re: I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe   I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe 1400359500-clockLun 14 Juil 2014 - 1:04

Tic tac tic tac.

L’horloge tourne, les minutes défilent. La journée semble longue, exempte de toute vie. Quand on a appris à vivre de nuit, la lumière est pire que tout. Maintenant, ça fait un moment que RED est lancé. Les actions défilent, les problème s’accumulent avec les réparations. Sans compter ces innombrables heures de colle, et plus personne ne fait attention car c’est forcément nous qui prenont. Nous, support d’un espoir déjà vain, nous, voix d’une classe en détresse et vouée à l’abandon, transformé en un bouc émissaire pour chaque vandalisme du pensionnat. Et à chaque heure, on crie, à chaque heure on nie, notre implication est bien là, terrée derrière la colère d’un élève inconnu qui a balancé une chaise ou éclaté un bureau, mais la condamner est injuste.

Nous sommes les principaux acteurs et l’écran de fumée qui dissimule la rage de toute une classe en rébellion.
Pourtant il n’y a pas de regrets, car ces punitions ne sont qu’une complainte qui n’atteint pas nos oreilles déjà emplies des râilleries de tous nos camarades. Ils ne sont pas écoutés, tous, et c’est à notre tour de tourner le dos à la raison. Nous avons tous essayés, même moi à une époque, mais ces efforts et cette réussite plafonnaient sur le seuil du ridicule de la classe au dessus. Aucune aide, aucun support, et pourtant, nous avions, avec Entropy, haussé le ton pour espérer être entendus. Mais non, la bataille avait été vaine, et quitte à voir nos derniers efforts transformés en une excuse pour étendre un peu plus cet égoïsme envers les E, nous menions aujourd’hui une vengeance pure et simple à l’encontre du pensionnat.

Tic tac tic tac.

Je soupire, me redresse de mon lit et observe les alentours. Dexter est en cours, sans aucun doute, moi je me contente de me prélasser. Manifestation de plus de notre colère envers le système. Qui remarquerait notre absence après tout ? Personne ne venait la vérifier. La bataille était finie pour moi, cédant place au revers de la médaille. La rage dans sa forme la plus directe. Je balaie la pièce du regard, fais face à cet éternel vide. Notre monde. Une nouvelle est arrivée dans notre chambre, fille que je n’ai même pas pris la peine de connaître. Elle est dans ma classe, et par égoïsme, je préfère ne pas m’y attacher par peur de la blesser. Si mon contrôle sur mon don est bien meilleur, un risque demeure, d’autant que je ne cherche pas à le contrôler avec les nouvelles vagues de rage que provoquent les agissements de RED.

Alors c’est une sortie à l’extérieur, un basket dans le gymnase toute la soirée, chose qui m’est bien égale puisque j’ai les clefs. Mes baskets embrassent le parquet et le ballon colle parfaitement à ma main, agréables sensations retrouvées qui m’avaient manqué. Les journées sont toutes les mêmes en ce moment. Une après-midi à activités différentes, une nuit écarlate et la matinée passée à dormir. Des heures à jouer, me dépenser jusqu’à ne plus en pouvoir - jusqu’à ce que mon corps lâche, je donne tout et tente de rattraper tout ce temps perdu. Une heure avant le lendemain, ce sont les étirements de fin, une douche et un temps de repos. Enfin, quand les douze coups résonnent, tout peut recommencer. Le cycle prêt à se lancer de nouveau - les clefs viennent verrouiller les portes de ma raison et je me glisse jusqu’au pensionnat. Abandonne ma peau de garçon responsable pour enfiler celle de la colère.

Des pas rapides, sans hésitation, le regard déterminé. Après la grande action dans le hall, ce sont des petites interventions solitaires qui ponctuent mes soirées, une agitation suffisante pour donner un souffle de vie quotidien à RED. La veille, c’était le toit, cette fois ce sont les jardins - et je me faufile dans la cour intérieure, observe les alentours. Le vide, le calme absolu - à une exception près, cette ombre, cette entité presque imperceptible sur un banc. C’est la surprise qui me barre la vue en un premier lieu, talonnée par une déception imminente. Avec un opposant dans les pattes, les choses se compliquent tout de suite. Pourtant, je ne peux pas reculer, car Heath sait déjà ce que je compte faire. Et je ne peux pas me permettre un échec - la vengeance est tout ce qu’il nous reste.

- Fais gaffe, RED va débarquer ici dans pas longtemps et je te conseille de foutre le camp. Je les connais plus que bien, je sais qu’ils n’hésiteront pas à écraser ceux qui les empêcheront d’atteindre leurs objectifs. Peut-être même tous ceux qui ne sont pas en E, pour être honnête. Le but ce soir, c'est la cour, comprenant le banc où tu es assise.

Menace claire, simple, précise.
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MessageSujet: Re: I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe   I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe 1400359500-clockDim 27 Juil 2014 - 1:47


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Spencer fait parti de ces visages connu à Prism, de ceux que l’on repère de loin mais que l’on préfère fuir. Parce que Spencer est un mec chiant, sans grande valeurs. Il n’a pas de projets Spencer hormis ses plans avec Zélie et Kéane.  C’est ça le problème, son putain de sourire,  ses putains de phrases jamais assez sérieuse. Bien sur qu’il avait revendiqué la guerre des classes, bien sur, c’était une raison de plus de foutre la merde, un terrain de plus qui s’ouvre. Mais il n’y avait pas eut que cela. Il y avait eut cette air légèrement plus sombre. Cette corde sensible. Et ce n’était plus vraiment le même visage. Plus les mêmes mots qui avaient sut passer ses lèvres. On l’avait découvert plus brutale. Plus hautain. Spencer avait craché sur les gens sans en cité aucun. Au fond, si certain l’avaient connu, peut être auraient-ils vu qu’il s’en prenait seulement a lui.

Mais c’était RED qu’il avait en ligne de mire. RED et leurs convictions. RED et leurs manières de se battre sans avoir à se mentir. C’était dur d’avouer sa faiblesse en regardant la force naissante chez les autres. Alors Spencer avait joué un rôle. Un rôle de plus. Spencer avait rejoint ces A qu’il n’apprécie pas, Spencer avait relevé la tète et écrasé dans un regard. Spencer en était presque devenu méconnaissable. Pourtant, en le voyant passé au loin avec Kéane, l’illusion restait la même, idée farfelu, délires  à la con. Mais c’est dans le cœur que cela se joue. C’est dans cette partie la que rien ne marche plus comme prévu. Réveiller la faiblesse. Enfoncer les erreurs  jusqu'à marquer la peau. Son corps, son esprit foutue, c’était sa lutte a lui. C’est son combats reprit avec force depuis l’annonce de ces idéaux qu’il n’a jamais su tenir.

Spencer a le cœur un peu trop lourd dans cette nuit qui déborde, dans cette nuit qui grouille de haine. Si seulement il avait su Spencer, si il avait put prévoir ce qui allait se passer ce soir, est ce qu’il serait venu ? Lui qui balance a tout va que RED ne sert a rien, que RED n’a rien comprit. Est-ce qu’il serait venu se fracasser le cœur sur leurs idéaux ? Spencer n’est qu’un lâche qui a toujours si bien su se cacher.

Mais il est si visible ce soir. Il est si faible ainsi, genoux contre son corps. Il est cette autrefois que personne ne connait ici. Il est cette fille trop paumé. Et il est devant tes yeux à toi. Devant tes yeux de rouge, devant ta force grondant jusque dans tes paumes. T’es prés a tout casse hein ? T’es prêt à tout foutre en l’air ? T’en a marre ? Tu veux te battre Gautier ? Ecrase lui la tète contre le bitume, tu veux bien ? Etale sur le sol un corps sans vie, un corps de femme,  une enveloppe inerte avant même son impacte sur le sol.  Tu l’aiderais si tu décidés d’achevé l’existence. Olympe réclame la mort que l’on a su convenablement lui donner. Alors décide toi, que le coup parte avant même que tu n’ai à prononcer de nouveau mot. Que tu n’accorde encore une phrase à ce féminin dégueulasse que tu as osé prononcer. Toi qui semble si sur de toi, qui a le regard qui transperce même dans cette nuit tombé.  Montre lui donc  tes convictions. Rend lui service. Et n’ouvre plus la bouche, s’il te plait. Tu lui fais mal.

Lui aussi tu sais Gautier, il est en colère, lui aussi, il en veut au monde. Lui aussi, il connait l’injustice. Tu le crois joliment installer sur un trône, là, acclamé chez les A. Mais tu sais rien. Vous savez rien. Et c’est cette force qu’il se force à regagner, alors qu'il a encore cette apparence si frele. Il se lève, il rivalise Gautier. Tu vois comme il t’est supérieur ? Tu vois la jolie couleur de sa cravate, qui lui donne tant d’avantage. Tu vois Gau, il est ce que tu déteste. Il est ce que tu n’as pas.

Ce que tu sais pas, c’est que Spencer. Il crèverait pour être comme toi. Juste pour ouvrir sa gueule. Juste pour pas toujours partir dans la mauvaise direction. Juste pour envoyer le monde chier un peu plus loin.

Mais Spencer n’a pas votre courage, n’a pas votre force. Spencer sait juste crier fort, au vent. Pour éloigner ses pensées qu’il ne veut entendre. Alors ses yeux se posent dans les tiens, alors son cœur se ferme. Et Spencer n’est rien d’autre que ce connard qui n’a fait qu’éternellement fuir.

«  Ecraser ceux sur votre chemins? Ce n’est pas vous qui vous plaigniez d’être écrasé par le monde entier ? Combattre l’injustice. Vouloir faire réagir les gens… Vous êtes vraiment cons.  RED veut tout casser, parce que RED n’est pas content. Vous n’êtes qu’une bande de gamin en plein caprice. Personnes ne vous entends, personne ne vous écoute. Et vous pourrez casser tout ce que vous voulez, cela ne changera pas. C’est pas comme ça que ça se passe. C’est pas comme ça qu’on lutte. Balancez toute la haine que vous voulez. Vous n’en serez que plus ridicules. RED est ridicule »

C’est toi qu’est ridicule Spencer, avec cette envie que tu caches, pour cette rage qu’il clame haut et fort. Pour ce mur qu’ils veulent abattre. Pour  cette ultime combats qu’ils semblent mener à chaque seconde, tout en gardant un espoir sur le monde. Aussi mince soit il.



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MessageSujet: Re: I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe   I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe 1400359500-clockDim 27 Juil 2014 - 3:03
Ce soir il y aura conflit.
Je l'ai lu dans son regard, cette haine. Je l'ai remarquée dès lors que nos yeux se sont croisées, cette rancune enfouie. J'ai tout de suite vu que ça n'allait pas marcher, comme ça ne marchait jamais avec moi. J'ai vu ce regard qu'on jette aux enfants en colère, cette pitié qu'on adresse à l'immature, j'ai défié cette arrogance et cette confiance dans ses mots. Opposante, pleine de convictions, car elle est loin d'agir avec l'orgueil dont tous les A font preuve. Respectable, car ses mots ont beau être ponctué de cette haine, diluée dans un flot d'insultes amères, elle a raison. Rien ne changera pour nous, rien ne changera pour notre futur et on refusera toujours de nous écouter comme on l'a toujours fait. Les incompétents, les délinquants n'ont jamais été écoutés - ça n'allait pas changer pour quelques tables cassées. Heath en était conscient, j'en étais conscient ; tout Red en était conscient, mais nous refusions de faire marche arrière. Si les tables ne suffisaient pas, nous allions démolir des salles entières.

C'était notre façon d'être. C'était cette fierté, qui nous permettait de tenir le coup. C'était cette détermination qui nous rendait si fort, nous poussait à continuer. C'était ça, qui nous faisait défier le regard de tous ces A, c'était ça, qui nous exhortait à cotoyer et à défier cette soit disant supériorité. Ce malheur s'était transformé en force, et aujourd'hui, c'était nous qui nous sentions au dessus de tous. Libres, libéré de ce système, libéré de cette image propre à tous ces élèves qui se contentaient de suivre le mouvement comme tous le faisaient. Supérieurs, car nous allions rester dans les mémoires comme l'exceptionnel, là où le meilleur des A ne saurait qu'être médiocre. Alors, ça m'importait peu qu'ils continuent à ignorer notre bataille contre ce système, qu'ils tournent le dos à leur propre idéologie de refuge, car nous savions que notre cause était juste. Et ça, c'était quelque chose qu'aucune parole ne saurait nous enlever.

Tu vois, ta lutte est aussi inutile que la mienne.
Sourire arrogant, et mon regard se plante dans le sien sans gêne. Ces iris d'ébène la toisent, avec la même supériorité qu'elle se permet - la suivent des yeux quand elle se lève, se déplace avec nonchalance. Sourire ironique, devant un acte qui semble dédaigneux alors que ses paroles m'ont déjà prouvé toute l'attention qu'elle m'accorde. Elle a peur, et cette crainte s'est transformée en de fausses raisons et en de belles paroles. Elle a peur, comme tous les A, de la révolution. C'était si simple, avant, de nous ignorer, c'était si simple de toiser l'animal docile d'un regard hautain - et maintenant qu'il se débat pour échapper à ses chaînes, c'est vous qui l'enviez. Vous qui êtes loin du compte, avec votre soit-disant confort, enfermé dans un système pourri et inégal. T'as beau agir avec toute l'arrogance du monde, t'as beau nous traiter avec tous les mots du monde, rien n'est plus clair que l'envie que tu éprouves à notre égard.

- Et qu'est-ce qu'on était censés faire ? Attendre quelque chose qui ne viendrait jamais ? On l'a tenté la méthode douce, pendant un long moment. On est allés voir le directeur, on lui a demandé de nous accorder ne serait-ce qu'un peu de considération et de nous fournir le minimum. On a jamais évoqué ces fauteuils hors de prix dans lesquels vous posez votre gros cul, on a jamais parlé de ce mini-bar au coin de votre salle ou de ces ordinateurs de dingue où vous gardez tous vos cours. On s'était déjà résolus à ne pas goûter cet élitisme, alors on demandait simplement la normalité - on voulait juste arrêter d'être traités comme de la merde.

Je me retourne, la contourne pour lui faire à nouveau face. Mon regard se plante dans le sien, nos iris s'entremêlent et je glisse dans cet échange toute la sincérité et la conviction que je possède. Red n'était qu'une simple toile de fond, Entropy était une bataille logique et attendue - aujourd'hui, elle était tout ce que je possédais. Elle était ma colère, elle était mon envie, mon futur et ma tristesse. Au final, cette entreprise avait finit par devenir notre identité, car elle avait balayé tout ce que nous avions construit dans ce pensionnat avant. Nous avions tout sacrifié, tout pour les autres, tout pour des élèves ingrats et criant au pacifisme.

- Alors tu vois, ridicule ou pas, je m'en branle pour être honnête. Notre honneur, à vos yeux, on l'a perdu le jour où on s'est enfilés cette cravate rouge autour du cou. J'ai volé ce putain de bar que vous trimbalez avec fierté dans votre salle parce que j'en ai rien à carrer d'être ridicule. J'ai chopé une de vos chaises en or massif et je l'ai éclatée sur la tempe de votre chère déléguée tyrannique parce que j'en ai rien à carrer d'être ridicule. Et à vrai dire, je vais continuer à vous pourrir la vie parce que j'en ai toujours rien à foutre. On est ridicules ouais, on l'est depuis que l'administration nous a casés dans la classe des loosers ! La différence, c'est que maintenant on est fiers de l'être.

Un sourire franc cette fois, parce qu'il n'y a pas de colère dans mes mots. C'est pas l'histoire d'un E qui s'embrouillait avec un A, c'est celle d'un E qui exhibait sa fierté et son bonheur au monde. Tu vois, au fond, c'est peut-être pas moi qui suis ridicule. J'ai peut-être pas la fierté de dire que je suis en A, mais j'ai la fierté d'avoir encaissé la merde pour les autres alors que j'aurais pu si bien l'éviter. T'es pas le seul intelligent ici, et je suis certain que la B me serait accessible sans problème si j'avais pas cherché à garder la main tendue derrière moi. Et aujourd'hui, je ne regrette pas de l'avoir fait.

- Le pire, c'est que j'me demande qui est vraiment ridicule là-dedans. Vous vous croyez tellement meilleurs que nous, seulement c'est pas le cas parce que sans ce système vous valez rien. C'est ça la réalité, alors cherche pas à voir une différence entre nous parce que la seule que tu trouveras jamais c'est la couleur de notre cravate. C'est pour ça que tu seras jamais comme nous, libre, et que tu resteras toute ta vie un connard d'arrogant institutionnalisé.
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MessageSujet: Re: I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe   I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe 1400359500-clockDim 3 Aoû 2014 - 7:33


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Il sait ce que s’est Spencer, de se sentir misérable. Jugé, inferieur aux autres. Il sait ce que c’est d’être traité comme un moins que rien. D’être vu par ces regardes qui veulent toujours tout dire. Mais jamais du bien. Spencer sait tout ça. Mais il s’est forcé a l’oublier. Il veux seulement arrêter de voir ce reflet dégueulasse dans la glace, il veux seulement ne plus entrevoir ses rêves dans leurs parcours. Ses pensées dans leurs discours. Il veux seulement rester celui qu’il s’est forcé a être. Il a eut tellement de mal à devenir quelqu’un d’autre. Il a lutté pour devenir Spencer. Il n’a pas réellement choisi ce que qu’il devait être. Il a pensé à sa protection plus qu’a son envie. Il a jamais vraiment fait quelque chose pour lui. Il fait qu’encaisser les coups, et ça, même si ce n’est plus physiquement.

Tu crois qu’il a peur Gautier ? Tu crois qu’il tremble parce qu’il craint les changements de cette école ? Non Gautier, Spencer ne tremble jamais pour les autres. Spencer est bien trop égoïste pour ça. Spencer tremble car ses doigts sont encore trop fins, que ses jambes ne le soutiennent pas assez. Spencer tremble parce que c’est sa voix féminine qui s’élève alors que ce sont ses paroles de demi-homme qui ponctue les phrases. Spencer tremble parce qu’il ne se reconnait pas. Là avec ces paroles qui cherche à le convaincre lui plutôt que toi. Spencer veut votre échec sur le panneau d’affichage au petit déjeuné. Spencer veut votre silence, pour réussir a ce calmé. Au fond, il en a rien à foutre de la guerre de classe, de la couleur des fauteuils, de la qualité de la bouffe a la cantine. Spencer s’en fou. Spencer s’en fou de tout, s’en fou de vous. Et il énerverait presque pour ça. Parce que Spencer s’est toujours voulu intouchable. Non pas parce que la couleur violette lui accorde des pouvoirs. Spencer est intouchable parce que le malheur ne le gagne plus, peut importe sa nature, peut importe sa source. Spencer n’accorde même pas de place à son propre cœur. Il fait la sourde oreille sur les cris perforant qui occupe sa poitrine.

Ce n’est pas les conflits de l’école, le problème. Il est juste aussi mal tombé que vous. Il est un A. Il est votre ennemi. C’est le tableau idéal pour parfaire les rumeurs habituel. Les deux eternels ennemis. Mais tu sais Gautier, Spencer ne te fait pas face pour te faire mordre la poussière, Spencer ne te fait pas face pour te montré a quel point sa maitrise de don est parfaite, a quel point son avenir semble radieux. Spencer se tiens devant toi parce que tu le dégoutes a être un homme brandissant ses convictions comme jamais il n’en sera capable. La seul raison pour laquelle Spencer souhaite votre échec, c’est pour se prouver à lui-même que tout ca ne sert à rien. Il ne veut pas vous donner raison dans cette course folle. Spencer ne veut pas voir que d’autres réussiront alors que lui n’a jamais essayé. Spencer refuse de vous savoir plus courageux que lui. Alors Spencer se braque. Spencer ne peut que souhaiter le calme d’avant. Celui ou on ne lui expose pas tout les jours qu’il n’est qu’une putain de merde qui n’osera jamais rien faire de sa vie. Qui ne s’imposera jamais pour démontrer ce qu’il est vraiment. Spencer a préféré la mort plutôt que d’avouer. Laissez le dépérir, et allez tous crever. Vous. Et vos putain de discours.

Il écoute Spencer, il n’en laisse pas un seul mot. Et tu lui fou la haine Gautier. Il sent que tu t’emportes, il sent que sa tambourine. Et plus tu craches tes mots, et plus les siens se prépare. Dévastateur.

C’est pas son courage qu’il attrape pour te répondre. C’est son manteau de mensonges pour se dissimuler. Regarde le, tu vois, il se fait même homme pour toi. Pour te mentir d’une façon bien plus sur encore. Il use de sa taille pour contrôler la situation. Tu parles. Il contrôle rien Spencer. Jamais.

« T’es fière d’être un looser Gautier ? Ca tombe bien, moi aussi. Oh, et pourtant je suis en A. Tu ne vois rien. Arrête de faire celui qui croit tout savoir du monde. Le monde ce n’est pas Prismver. Ca ne le sera jamais. Mais t’as raison, déclare toutes tes conneries. Je t’écoute. Et tu sais quoi ? C’est bien, confirme moi que tu es ridicules. Celui qui place les A sur un piédestal, c’est toi. Celui qui a des idées pré faite, c’est toi. TU es celui qui nourrit cette guerre Gautier. »

Reprend ton souffle Spencer bordel, c’est pas une raison pour s’emporter

« Et tu dis vouloir arrêter tout ça ? C’est plutôt con comme raisonnement tu trouves pas ? Tu vas te rendre compte un jour que ton raisonnement n’a strictement aucune logique ? Ouvre les yeux. Tu vois maintenant que tout ceci est parfaitement con ? Vous ne faite qu’engendrer le mal par le mal, vous ne faite que renforcer les inégalités et la haine que vous détestez tant. C’est vous qui affichez en gros, en rouge que vous n’êtes que des fucking ratés. Soit fière d’être un looser Gautier, c’est ton droit. C’est ton droit aussi de crier haut et fort que tous ceux portant la même couleur de cravate le sont. Tu crois marquer l’histoire, tu crois bouger les choses. Tu te voiles la face. Vous empirer la situation. L’écart se creuse Gautier. Et t’es coupable de ça. T’es pas un raté, t’es juste un connard. »

Gautier, il veut pas te dire tout ça. Pas comme ça. C’est pas ça qui cogne dans son cœur. C’est pas cette rage la.

« T’es pas fort Gautier. T’es rien. Et pas parce que les A se montrent supérieur. T’es rien. Même looser, même pas un raté. T’es rien. Crie aussi fort que tu veux. T’es personne. Tout le monde s’n fou. C’est qu’un orage à passer. J’en ai rien à foutre de ta gueule, j’en ai rien à foutre de ce que tu prétends être. Mais t’es pas un héro, tu le seras jamais. Arrête tes conneries. Arrêtez vos conneries. Vous me fatiguez putain. Allez donc essayer de prouver votre soit disant valeurs. Et cassez vous bien la gueule. C’est tout ce que je vous souhaite. »

Il détache sa cravate. C’est ça le souci ? Une putain de couleur ? Prend la, il te l’offre si ça te fait fermer ta gueule. Il te la balance au visage comme tu lances tes phrases. C’est pareil. C’est presque de la provocation.

« Tiens. Cadeaux. Apparemment c’est le laissé passé vers le monde dont tu rêves tant. Allez, va chercher ton désert supplémentaire au self. Et arrête de chialer. T’as qu’a faire semblant, ça passera crème. T’as l’air fort a ce jeu la. Allez lance toi. Me remercie pas. »

Tu te fou de la gueule de qui Spencer pour oser dire ça ? Toi qui trompes a longueur de journée, toi qui a fini par croire à tous tes beaux mensonges. Tu es celui qui devrait se la fermer. Alors ta bouche est enfin close. T’en as encore trop sur le cœur, mais t’as peur que tes prochaines paroles soit trop vrai. Toi tu préfères t’enfoncer dans ton mensonges, l’accuser de tout. Le défoncer a chaque syllabe pour avoir osé réveiller ton passé. C’est plus simple de s’en prendre à quelqu’un d’autre qu’a un reflet.

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MessageSujet: Re: I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe   I'm in here, a prisoner of history• Gaulympe 1400359500-clockLun 4 Aoû 2014 - 11:38
Les mots tombent mais je reste de marbre. Les mots tombent mais aucun poing ne se serre comme autrefois, aucun crissement et aucune frustration, les mots tombent mais c’est un sourire ironique qui ponctuent ce monologue, ma bouche entrevue sur tout le sarcasme que pourrait engendrer son arrogance. Les mots tombent Spencer, et bientôt, c’est ta classe qui tombera, bientôt, c’est ton arrogance et ta confiance qui tomberont ; les mots tombent et ton voile de mensonge tombe. Tu parles pas avec l’arrogance du A, tu parles avec la voix du type incompris, tu parles comme le E qui cherche à se donner du courage. T’es pas convaincant, pas devant moi, parce que je ne suis pas rien. C’est là que tu te trompes, et ce sourire qui grandit, ce sourire qui s’installe enfin quand le mot guerre sort enfin est bien évocateur. Tu sais, moi je m’en fous, tu sais, je suis comme toi, j’en ai rien à cirer que tout éclate, mais moi, je suis pas rien.

Je suis quelqu’un, quoi que t’en dises. Et tes mots, tes mots sont véridiques pourtant, tes mots témoignent de la stupidité de la guerre. Seulement, c’est la fierté de ne pas admettre, la fierté d’avoir raison au nom de ses convictions, la fierté de quelqu’un qui se bat pour les autres et qui ne flanche pas. Tu l’as pas, c’est ce qui te freine, moi je l’ai et c’est ce qui m’aveugle. Et, épris d’une cécité dans cet univers d’ébène, je me sens libre - parce que, loin de toute réalité, je n’ai plus à me soucier de rien ; je fais ce que je veux faire sans limites et sans me soucier de la logique. C’est ça, une vengeance, c’est ça de n’avoir plus rien à perdre - c’est ça, d’être conscient que l’on est intouchable. Tandis que lui cherchent la logique comme tous, nous ne cherchons que l’efficacité et les coups qui font mal - car désormais, les normes n’ont plus de sens.

Mon regard dérive vers le ciel et je soupire, blasé, fatigué. Il maîtrise son don avec une facilité effarante, s’est changé en un homme tellement vite, sans problème ; tout à l’inverse de nous. C’est ça, ça qui nous fait enrager, c’est cette décontraction, cette capacité à pouvoir tout maîtriser en parlant. Lui serait capable, moi, je crains encore le premier coup par peur de ne pas retenir les suivants. Moi, je crains encore de déraper, même quand je me détends ; il y a un monde entre nous, un monde entre A et E. C’est la réalité, pas seulement la notre, et nous voulons y mettre fin. Alors, je n’ai que faire de sa cravate, je n’en ai pas besoin, je n’ai que faire de ce geste qui n’a aucun sens - c’est l’administration que nous visons, pas des élèves arrogants et incapables d’admettre qu’ils sont du beau côté du tableau.

- Le pire c’est que c’est vrai, mais je m’en bats les couilles.

C’est un sourire sincère, amusé et défiant son arrogance. Je déchire sa cravate sans mal, le tissu ployant presque aussitôt sous cette puissante force de Berserker. Je déchire, leur couleur comme le symbole de leur fierté, je déchire leur blason, leurs idéaux, leur génie, leur orgueil. Si les A refusent de reconnaître leurs torts, je ne reconnaitrai pas les miens. S’ils refusent qu’une logique soit apposée à cette bataille, alors elle n’en aura pas. Pour nous, tout n’a plus de sens depuis que nous avons laissé tomber cet objectif ; pour nous, tout est perdu, mais nous tombons pour entraîner les autres dans notre chute.

- C’est une vengeance. On nous a pas écoutés alors fuck off. On s’en fout de la logique, on peut pas être virés de toute façon. On va vous pourrir votre scolarité jusqu’à ce que vous demandiez à partir vous-même.

Mes saphirs viennent se planter dans ses iris, le défient sans mal. Mieux vaut une école sans système plutôt qu’une école pourrie par l’inégalité ; mieux vaut baigner dans la misère ensemble plutôt que certains cultivent le luxe sous les yeux d’autres élèves délaissés. C’est ce que je pense, c’est ce qui me rend agressif à l’égard des A. Mais pas ce soir, pas à nouveau. C’est ce qu’il veut, mais c’est un plaisir que je ne lui accorderai pas. Alors, je me détourne, m’approche d’un banc que je renverse d’un coup de pied, regardant le bois se fissurer. Première action - et bien vite, je fonce vers les plantes, pour détruire sans gêne ce jardin dont le personnel semble si fier. Bientôt, tout ressemblera à notre salle - et c’est tout ce que vous méritez.

- Désolé, je te file pas ma cravate, j’y tiens trop.
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