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 Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.

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MessageSujet: Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.    Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.  1400359500-clockDim 17 Aoû 2014 - 18:34
Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.  Tumblr_nagc9nLHZJ1tdm05go1_500

Everything is turning out so wrong.
{Fe Gautier}.





Le Roi et moi. The King and I, une fabuleuse comédie musicale que Gabriel Oswald se plaisait à regarder le soir, à la veillée. Elle lui rappelait les grands moments des années 50, ces productions qui ont à jamais marqué le monde de la cinématographie. Un univers qu’encore aujourd’hui, il se plaisait à découvrir de par la myriade de films existante. Il voyait ce que les autres remarquaient à peine. La manière de filmer, le microcosme culturel qui est renvoyé… Autant de considérations futiles que le quidam moyen n’appréciait pas assez à son goût. Très cinéphile, le britannique considérait que chaque long-métrage était une part de richesse intellectuelle, qu’on pouvait ressortir du bon dans n’importe quel navet, ne serait-ce que par la reconnaissance du travail fourni par les comédiens.

Dramaturge à ses heures perdues, enfant du théâtre, le Président du RTP avait pris pendant des années des cours d’arts dramatiques, conjugués à ses travaux d’écriture qu’il soumettait à ses professeurs d’anglais. Porter des masques, interpréter des rôles, c’était devenu son credo quotidien. Excellent dans l’interprétation de ses émotions, rien ne pouvait empêcher son ascension sur les chemins du pouvoir, absolument rien. Son esprit s’activait en toutes circonstances, il masturbait l’intellect de ses petites cellules grises, il réfléchissait vite et rapidement, aussi rapidement qu’une balle de révolver en situation de crise. Aussi stratégique qu’un joueur d’échec quand il en avait le temps ; la vie pour lui se trouvait sur un plateau de jeu où lui seul faisait la pluie et le beau temps sur son environnement.
Sa soif de pouvoirs ne connaissait aucune limite. Une pulsion dévorante dans l’abdomen qui dictait sa conduite sur fond d’un sourire rageur. Une manière bien élégante d’enfoncer les couteaux dans les dos, une manière bien élégante de détruire sans jamais ressentir la moindre culpabilité.

À chaque jour, une autre vengeance. À chaque jour, un autre plan. L’amnésie d’Heath Ackland tombait à pic. Toutes les constellations se réunissaient pour proclamer RTP vainqueur de la confrontation. Sans même qu’il n’ait eu la moindre prise sur les événements, Gabriel jouissait des circonstances. La conjoncture ne cessait de s’améliorer, RED venait d’être balayé, et ils n’avaient plus qu’un pas à faire dans la défaite pour tomber définitivement. Leur base ébranlée, c’était toute la structure affaiblie qui menaçait de s’écrouler. Derrière l’apparence violente du leader amnésique, il se cachait quelqu’un qui savait parler, quelqu’un savait écrire et qui maîtrisait parfaitement ses colères. Malgré toutes ses provocations, Oswald ne put lui tirer un coup. La donne était différente à présent. Ackland venait d’être éliminé de l’équation par la force divine, il ne restait plus qu’à incendier la fourmilière pour qu’il ne puisse plus jamais se relever.

L’adolescent n’avait aucune idée du coupable, mais il le remerciait intérieurement. Il le remerciait de l’avoir débarrassé d’un ennemi redoutable, il le remerciait de ne pas avoir revendiqué son geste, ce qui allait lui permettre de mettre un terme à ses sombres desseins. La victoire se rapprochait, l’excitation ne se faisait que plus grande.
Vingt-huit août. Seulement trois jours après le rendez-vous chez Ruthel, seulement deux jours après avoir couché avec Nathan Richardson, le britannique fixait déjà un autre rendez-vous avec Gautier P. Everfield. Il allait jouer à domicile pour une fois. Préférant vider la Salle Commune des A, Gabriel en avait assez de fréquenter la médiocrité puante des E. Puis il recevait quelqu’un de la haute société maintenant, un pustule qui s’y était engouffré par effraction.

Le choix du jeune homme n’était pas anodin. La notoriété violente de Gautier en faisait la proie idéale. Le A voulait se faire frapper, il voulait montrer à tout le monde la vraie nature de ces gens sans foi ni loi.

Vêtu d’une chemise en soie bleu drapeau avec un col lavallière blanc ainsi qu’un pantalon en lain rouge bordeaux, l’adolescent l’attendait patiemment. Le service à thé de basse qualité sorti pour l’occasion, la salle complètement vide, sans une âme qui vive à l’horizon. La porte s’ouvrit, et placé derrière, Gautier pouvait constater le silence de mort qui y régnait. Pas une âme à l’horizon, pas un être humain dans cette pièce, jusqu’à ce qu’Oswald donne un coup de pied particulièrement violent dans la porte pour la refermer.

« Bonsoir Gautier. Je savais que tu viendrais. » Il s’approcha de lui pour serrer sa main, mais préféra se reculer immédiatement au cas où. Il ne fallait pas que les hostilités commencent dans l’immédiat. Une paire de lunettes sur le nez, il sortit un petit chiffon brodé de ses initiales pour les nettoyer. « Tu m’excuses, j’aurais aimé te préparer des gâteaux, mais un déchet du nom d’Anarchy – tu la connais, il me semble ? – m’a dégoûté temporairement de la cuisine. » Avec un petit rire sournois, le londonien posa ses yeux sur lui, sourire patelin collé au visage.
« J’espère qu’Heath a apprécié mon cadeau. » Cette phrase pouvait vouloir dire deux choses. Soit c’était la boîte de chocolats qu’il lui avait envoyé il y a quelques jours, soit il s’agissait d’un aveu de culpabilité. Gabriel refusait de se mouiller immédiatement, au contraire.

C’était plus marrant, comme ça.
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MessageSujet: Re: Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.    Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.  1400359500-clockDim 17 Aoû 2014 - 19:44
La seule raison pour laquelle j’avais accepté cette invitation était sans doute l’ennui.
Heath aurait refusé. C’était la seule chose dont j’étais sûr, il aurait déchiré l’invitation en miettes avec un sourire et retourné à ses prochaines idées ou à son planning histoire de prévoir la partie de poker suivante. Néanmoins, je n’étais pas Heath. Pourtant je m’étais fait à cette idée : cesser de chercher le coupable de cette amnésie et m’occuper de tenir les reines avec Joach. L’expérience Anshu m’avait refroidi en ce qui concernait les vengeances, si bien que j’avais demandé à Sören de ne pas m’informer du coupable. Aller à ce rendez-vous, c’était risquer clairement de lui faire face et de céder à nouveau à mon pouvoir. J’avais décidé d’y aller malgré tout, me contentant de glisser un mot à Joach à ce sujet pour qu’il sache où me trouver.


Mains dans les poches, maillot de foot du Brésil en guise de t-shirt, ma tenue était une provocation en elle-même. Cette négligence, ce short noir rapidement enfilé et mes cheveux en bataille, montrait mon manque d’intérêt pour ce rendez-vous. La vérité, c’est que je voulais simplement savoir s’il était le responsable de cette amnésie. Je me moquais littéralement de son club, car à la manière de l’autre soir dans le hall, nous allions mener notre objectif à bien en nous moquant de l’opposition. Si l’on voulait polémiquer sur nous dans le bureau du directeur ou même dans un salon à boire du thé, je ne pouvais qu’admirer la manoeuvre.

Qui parlait sur nous autour du table n’était pas en face de nous quand on cassait les tables.

J’arrivais sur place, observant la salle déserte et mon interlocuteur qui me faisait face. J’avais eu un petit briefing sur Gabriel Oswald par Heath lors de son retour du rendez-vous avec Ruthel, comme un dernier avertissement avant d’avoir le bon sens de se faire effacer la mémoire. Le genre de types qui vous sourit amicalement et gagne votre confiance avec ses mots avant de vous planter un couteau dans le dos. Son pouvoir n’arrangeait rien à la chose, si j’en croyais les rumeurs de Shu. Je reniflais, pas même lavé pour l’occasion. Manque d’hygiène certain, mais Orwenn m’avait raflé la place juste avant que je veuille me préparer, alors j’avais décidé d’y aller comme ça. Au final, ce n’était pas plus mal.

« Bonsoir Gautier. Je savais que tu viendrais.
- Yo, jolie chemise. »

Ironie. Je n’avais pas besoin de jeter un regard dédaigneux à ce haut pour qu’il se doute de mon avis dessus, ma tenue parlait d’elle-même. Contraste total entre le E désordonné et le A bien élevé, à l’exception peut-être de ce coup de pied dans la porte. Il me tendit la main, et j’hésitais un peu avant de la serrer sans ménagement, lui faisant clairement montre de mes capacités de Berserker. La seconde d’après, il se reculait, j’en déduis donc que le message était bien passé. Il semblait cependant plus prudent qu’intimidé puisqu’il ne prit même pas la peine d’attendre avant de commencer les provocations. Haussant les sourcils, comprenant d’emblée ses intentions, je m’essuyais la main sur mon short avant de renifler à nouveau.

« Tu m’excuses, j’aurais aimé te préparer des gâteaux, mais un déchet du nom d’Anarchy – tu la connais, il me semble ? – m’a dégoûté temporairement de la cuisine.
- Ah oui, faut l’excuser, c’est pas sa faute. Elle est jolie, je saurai même pas faire des pâtes avec elle à côté. »

Et peut-être même sans elle à côté, en réalité. Prendre les choses du bon côté m’avait aidé dans le hall, je savais que je pouvais renouveler l’exploit. La différence, cette fois-ci, c’est que Heath n’était plus là pour rattraper le coup. En son absence, Joach et moi représentions ce qu’il avait laissé, à savoir le combat pour l’égalité. Le scénario était parfait : RED, profitant de la salle vide des A, s’attaque au leader de RTP pour se venger de ce qu’il s’était passé dans le bureau du directeur. J’étais assez intelligent pour comprendre ça, même sans être un fin stratège comme Heath ou ce type. Il n’attendit d’ailleurs pas plus longtemps, planta ses yeux dans les miens pour prononcer une ultime phrase qui piqua mon intérêt.

Son cadeau. Mes pensées se tournèrent immédiatement vers l’amnésie de Heath, principale préoccupation du moment. Je soupirais, balayant la salle du regard. Pas de caméra. Personne, pas de pouvoir pour témoigner contre un éventuel débordement. Je laissais le silence couler quelques instants, me concentrant sur mes oreilles pour dénicher une tierce personne respirer, quelque part, avec un don d’invisibilité. Rien, autrement dit, les conditions étaient parfaites pour moi. Trop, même, entre ce tweet ironique et ces mots ambiguës.
Raison de plus de me méfier et de garder mon calme - et, pour palier à tout mauvais scénario, je décidais d’écourter.

« Très bien, on va faire ça vite. Tu m’as appelé pour je-ne-sais-quoi, moi je suis venu pour une raison que tu connais. En gros, tu me dis ce que t’as à dire, ensuite tu réponds à cette question et j’me casse : est-ce que t’es responsable de l’amnésie de Heath ? »

Mon regard se plantait dans le sien, sans gêne, mes iris bleutés teintés de colère. A tout moment, je me savais capable de perdre le contrôle, mais je ne pouvais pas me le permettre. C’est moi qui le sortirait de sa zone de confort et prendrait les devants.
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MessageSujet: Re: Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.    Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.  1400359500-clockMar 19 Aoû 2014 - 16:21
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Everything is turning out so wrong.
{Fe Gautier}.





Répugnant. Cet être répugnant osait se tenir face à lui en se congratulant dans sa propre crasse. Cela le dégoûtait. Il voyait en lui tout ce qu’il déteste par-dessus tout : le laxisme, la saleté, un véritable porc se roulant dans sa propre boue. Jamais une lettre n’avait été aussi proche de la vérité. Ce type incarnait l’exemplarité de l’échec, de l’arrogance  bohémienne. Ah, Gabriel ne pouvait pas supporter de planter son regard dans le sien. Il ne pouvait même pas le considérer comme autre chose qu’une raclure rentrée en classe B par effraction.
Sa première remarque l’amusa. Oui, sa chemise était belle. Oui, sa chemise venait d’un grand magasin londonien dans lequel il n’entrerait jamais.
« Je sais. » Lâcha-t-il avant d’embrayer sur Anarchy, la défiance collée au visage.

La suite s’avéra beaucoup moins intéressante. Everfield ne réagissait pas aux petites provocations qu’Oswald lâchait par-ci, par-là. Sa politique de mettre ses nerfs à boue ne portait pas immédiatement ses frais, mais il viendrait bien un moment où il pourrait lâcher son plan B. L’allusion aux pâtes l’amusa, lui non plus ne savait pas en faire, de la même manière qu’il ne faisait jamais la cuisine parce qu’il avait toujours eu quelqu’un pour lui faire dans sa jeunesse. Malgré tout, le britannique se plaisait à penser que ce n’était pas très difficile, et qu’il pourrait très bien s’en sortir sans difficultés si sa vie en dépendait.
Comme nous tous, de toute façon.

Toute cette petite comédie l’amusait de moins en moins. Non pas qu’il n’aimait plus balancer ses piques sournois à Gautier, mais la façon qu’il avait d’afficher une apparence indifférente le dégoûtait. Gabriel aimait que les choses se passent comme lui le décidait. Voir que son plan, aussi minimaliste soit-il, ne fonctionnait pas, le perturbait profondément et l’obligeait à agiter tous ses méninges pour trouver une réponse à ce tragique soubresaut. Il possédait pour lui un merveilleux talent de comédien, si bien que son interlocuteur ne vit rien d’autres qu’un petit sourire sur son visage tandis qu’il se demandait comment raccorder correctement ses desseins. S’il estimait beaucoup Heath, il sous-estimait de toute évidence la personne face à lui. Un métamorphe ! Un tartarin ! Un bluffeur ! Ces pensées trouvèrent un nouveau fil directeur. S’empressant de s’y jeter, le jeune homme croisa ses mains.

« Mais oui Gautier, ce monde, c’est moi. Le hasard fait bien les choses, n’est-ce pas ? Je vous avais prévenu. Tous autant que vous êtes. Le soir du saccage du Grand Hall, j’étais allé voir votre chef pour le mettre en garde. Il n’a pas écouté… Il y a eu la lettre ouverte. Anarchy m’a menacé ? Adieu Anarchy. Et quand j’ai donné à Heath une dernière chance de disparaître, j’ai fait preuve d’un sursaut d’humanité. Il ne m’a pas écouté, et maintenant, toute votre amitié a été effacée. Ces quatre dernières années, toutes les choses qu’il a faites ou qu’il a vécues… Il ne s’en souviendra plus. » Oswald se montrait tellement serein que sa voix pouvait déconcerter. Comment pouvait-il dire de telles horreurs aussi calmement ? Comment pouvait-il se montrer aussi cruel dans ses expressions grandiloquentes ?

Et ce sourire, ce sourire patelin tellement vicieux, ce masque qu’il portait constamment maquillait l’inexistence de ses sentiments. Il se rapprocha un peu plus de lui pour asséner un coup de grâce. « Ça vaut pour toi aussi, Gautier. Que RED cesse de se mettre sur notre chemin. À quoi tiens-tu le plus ? Ton combat pour l’égalité ou la stabilité de ta vie ? Es-tu prêt à tout perdre pour que la système ABCD soit aboli ? De nouvelles coïncidences malheureuses peuvent arriver… mais bizarrement, il ne tient qu’à toi de les éviter. Facilement. Simplement. » Gabriel chuchotait presque dans l’immédiat. Sa voix tomba, se fit plus faible.
« Tout cela en vaut-il vraiment la peine ? L’amnésie d’Heath n’est que le début d’un engrenage macabre. »

Il se recula, il étira ses lèvres. « Tu es un homme de principes, mais que peux-tu faire contre les hommes de pouvoirs ? Il est encore temps de tout arrêter, de sauver le semblant de vie qu’il pourra te rester que j’en aurai fini avec vous. ».
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MessageSujet: Re: Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.    Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.  1400359500-clockMar 19 Aoû 2014 - 19:14
A présent, je savais. J’étais venu ici dans le but de connaître la vérité sur l’amnésie de Heath et elle s’offrait à moi. Gabriel Oswald. RTP. Un coup bas, un acte lâche. Effacer quatre ans de sa mémoire et s’en tirer comme s’il s’agissait d’un acte de routine. Avouer ses crimes si calmement, assumer des méthodes exécrables et un manque de compassion pour les autres. Selon ses dires, il aurait menacé Heath puis Anarchy, leur faisant ensuite payer leur rébellion. J’avais beau ne pas le connaître, ce genre de méthodes semblaient lui convenir parfaitement. Il me rappelait Anshu, Drew, Kyösti, ou quelques autres types qui avaient foulé le sol de ce pensionnat, de cette même salle pour la plupart. Il me rappelait cette nuit où je l’avais si facilement laissé me guider avec ses mots pendant mon trouble, perdant le fil de ma vie.

Cette erreur, j’étais prêt de la reproduire. Face à cette provocation soudaine, ces avoeux un peu trop soudains, je compris la signification de ce cinéma. Une salle vide, l’opposant à portée de main, avouant ses fautes. Il souhaitait carrément être frappé. Comment n’avais-je pas pu le voir plus tôt ? Il menaçait les personnes, leur proposait l’abandon - simple illusion pour mieux nous poignarder. J’étais déjà tombé dans le piège en me rendant ici, devenant une part du scénario qu’il avait imaginé. Se faire passer pour une victime pour accroître sa crédibilité, c’était du déjà-vu - ma mémoire se souvint d’un film où la situation était similaire, mettant les victimes sur un piédestal. C’était d’une simplicité telle qu’un semblant de rire s’échappa d’entre mes lèvres, oscillant entre la nervosité et une joie réelle.

Depuis quand avais-je commencé à me soucier de ça ?
Nous étions préparés depuis le début à subir ce genre d’oppositions. Nous étions préparés à subir les foudres de certains pouvoirs, perdre ce qu’il nous restait de réputation et plus encore, les liens que nous possédions. Même si ça devait nous détruire, c’est ce que signifiait notre implication dans RED et notre volonté de continuer. Dans mon cas, c’était là que mon choix devait se faire. Jouer la conservation, la prudence et m’en tenir à ce qu’il en était, ou avancer mon pion. Pas en mon nom ou celui de Heath, mais au nom de RED et de tous ses affiliants qu’il avait sous-estimés. S’il voulait jouer avec mes proches, il essuierait le revers de la médaille en temps voulu. Je ne cherchais peut-être pas la vengeance, mais je ferai ce qu’il faudrait pour le taire.

« Les hommes de pouvoirs, Oswald ? Tu n’as aucun pouvoir ici. Contrairement à Heath ou Anarchy, tu ne pourras pas m’atteindre avec un lien proche ou de simples souvenirs. Je suis préparé à perdre des proches et ce n’est pas ce qui me fera reculer... Loin de là. »

Je plantais mon regard dans le sien, me présentais avec tout le sérieux et la franchise dont je disposais. La vérité, c’est que je doutais encore - je ne saurai dire ce que je ferai le moment venu. Or, ici, le doute n’avait pas sa place, et une volonté bancale ne serait pas suffisante face à un ennemi de cette envergure. Un adversaire avec un pouvoir de charisme ne ferait qu’une bouchée d’une détermination vacillante, c’est pourquoi je devais faire appel à quelqu’un d’autre. Cette part de moi que je craignais, cette part de moi qui était la seule capable de tenir cet engagement que je m’efforçais de tenir devant lui.
Je fermais les yeux une seconde, laissant mon pouvoir couler en moi. Lentement, sûrement, cette envie, cette colère, contenue juste assez pour que je ne me jette pas sur lui. Pour qu’il ne le fasse pas, tout du moins.

Tout alla tellement vite, ensuite. Cette sensation de regarder son corps bouger sans pouvoir rien y faire, cette euphorie, cette colère, cet irrésistible besoin de violence. Je brisais la distance entre nous en un instant, le plaquant contre le mur, mon avant-bras coincé sous son cou. Immobilisation parfaite - et mon bracelet suisse s’ouvrit, la lame s’ouvrant, la pointe à quelques millimètres de la peau du leader de RTP. La menace de mon passager noir, dévoilée au grand jour sans la moindre honte, sans le moindre regret. C’est ce qu’il avait cherché, et il avait remporté ce pari - toutefois, il était loin de la victoire qu’il espérait. Je renforçais la pression sur son cou, ma bête noire m’exhortant à ne pas le laisser agir. Et d’une voix effrayante, glaciale comme le crissement d’une lame froide contre la roche, elle prit la parole.

Terreur.

« Lui n’est peut-être pas capable d’agir, mais moi je n’hésiterai pas une seconde à arracher la tête de son meilleur ami si ça pouvait l’aider à se débarrasser de toi. Il le sait aussi bien que moi, c’est un luxe que personne d’autre dans RED ne peut se permettre. Tu ne seras qu’une autre victime parmi toutes celles déjà faites. Les liens, la réputation… tes armes sont inutiles, Oswald. Nous sommes intouchables. »

Et il a raison. Que peut-il bien faire contre nous deux ? Quelle réputation a-t-il encore à ternir ? Quel lien peut-il toucher qui n’ait pas déjà été effrité par toute cette guerre ? Que ma bête ne puisse briser, pour me permettre d'avancer ? Ma confiance me revient et je reprends finalement le contrôle de mes mouvements, peu à peu, fier d’avoir réussi à me contenir et à me reprendre. C’est exact, Gabriel Oswald n’a rien contre moi, et RED ne tombera pas tant qu’il y a toujours quelqu’un prêt à se battre pour. Je fais parti de ces personnes, et rien ne saura me détourner de cet objectif. Pas maintenant que les responsabilités m’incombent, pas maintenant qu’il a osé retirer la mémoire de Heath. Pas maintenant et même jamais.

J’écarte mon bras, me recule pour l’observer avec arrogance, de nouveau maître de moi, mon bracelet se rétractant de lui-même. Pour une fois, je ne regrettais pas ce que ma part sombre avait bien pu faire, et j’assumerai totalement cette agression à l’égard du président de RTP. Qu’il soit coupable ou non de l’amnésie de Heath ne faisait aucune différence après tout, il était un ennemi.

« Tu ne peux rien contre moi, et ça, ça ne changera jamais. Heath avait bien plus de principe que je n’en aurai jamais. Maintenant que je prends les reines de RED, nous deviendrons pire que jamais. Merci pour ce coup de main. »

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MessageSujet: Re: Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.    Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.  1400359500-clockMar 19 Aoû 2014 - 20:42
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Everything is turning out so wrong.
{Fe Gautier}.





Gabriel Oswald touchait au but. L’excitation qu’il ressentait à ce moment était difficilement descriptible. Il l’avait écouté, il l’avait regardé, il l’avait défié. Effectivement, Gautier ne se trouvait être qu’un rouage dans sa machination complexe. Un homme utile pris en raison de ses affiliations, en raison de ce que l’on connaissait de lui, en raison de sa violence. Une chose qui paierait cher d’avoir défié ce sociopathe. Comme tous ses ennemis, il voulait les détruire, les anéantir. Il ne voulait pas les voir morts, il ne voulait même pas les faire souffrir indéfiniment, juste se venger pour rétablir sa justice et sa morale ; sa propre vision de la vie. Il ne reculerait devant rien, pas même les pratiques les plus abjectes s’il pouvait être assuré qu’en retour, il obtiendrait ce qu’il voulait.
Quand l’un des leaders de RED montra son vrai visage, quand la personnalité qui sommeillait en lui se manifesta et le plaqua contre le mur, il ne put s’empêcher d’étirer son sourire. Il touchait au but, il allait le saisir, il allait même peut-être se faire poignarder, et il ne ressentait pas la peur. Il ressentait un souffle victorieux qui fut bien vite balayé. Ne prenant nullement en compte les rodomontades, le sourire esquissé ne disparut pas. Un soupir au moment où Gabriel fut relâché. Gautier venait peut-être de faire une erreur. Son cerveau réfléchit à cent à l’heure.

On allait maintenant passer au plan B. Oswald ne chercherait pas à provoquer de nouveau le courroux du Berserker. Non seulement parce que son ennemi maîtrisait son don, mais parce qu’il semblait avoir compris son petit jeu malsain. L’efficacité des officiers, c’est aussi savoir adapter ses plans lorsque ceux-ci échouent. Ne pas rester borner et inflexible à toujours vouloir épouser l’échec. L’adolescent le scruta de part et d’autres, le petit rictus collé aux lèvres. Il l’écoutait proclamer ne rien pouvoir contre lui, il l’écoutait affirmer corps et âme la radicalisation de RED. Ce mouvement pouvait-il encore devenir pire sans blesser quelconques autres élèves ?
Gabriel ressortit la chemise de son pantalon et la souleva. Il fit de même avec sa manche droite. Des hématomes, des bleus, des rougeurs. Comme si le jeune homme avait été passé à tabac. Comme s’il avait été la victime d’une fureur ennemie.
« C’est toi qui m’as fait ça. » Déclara-t-il très calmement. Bien évidemment, cela ne pouvait être qu’une machination.

Everfield n’avait pas levé la main sur lui, et même la double-personnalité au fond de son persona put être contenue pour ne rien lui faire. À l’origine, son plan initial entendait aggraver ses blessures avec celles-ci faites au préalable. À présent, elles serviraient d’armes. Détournant la tête une seconde, il devint méconnaissable. Une terreur indicible se distingua dans ses traits, ses yeux devinrent brillants, sa respiration se mua en un couinement de petit animal effrayé.
« Je… Je ne voulais pas qu’on en arrive là. Jamais je n’aurais cru qu’il me frapperait avec autant de violence… Ce que je voulais, moi, c’était mettre un terme à leurs agissements. Et je reconnais que je m’y suis mal pris… que j’aurais dû agir plus intelligemment. Mais il a sorti son canif suisse de son bracelet, il me l’a pointé sous la gorge, il a utilisé son Berserker pour m’intimider. Je… J’ai essayé de me défendre. J’ai vraiment essayé. Mais il était trop fort… » Il se mastiqua les mains, feignit l’angoisse dans ses balbutiements en relevant son haut. « Il a tout fait pour que je ne vous en parle pas… il m’a menacé de mort… qui peut me reprocher d’avoir eu peur ? » Sa voix devint chaque fois plus convaincante. Il atteignait un paroxysme de tragédien.

Soudain, l’expression de terreur disparut pour laisser place à un petit sourire faux-cul. Sa voix redevint aussi froide que tout-à-l‘heure, toute la faiblesse débordante de son être disparut dans un battement de cils. « Considère cela comme un avant-goût de ma déposition. » Gabriel se dirigea vers la sortie de sa propre salle commune et s’arrêta juste avant de franchir la porte, tournant les talons vers Gautier.
« À moins bien sûr… que tu te rendes compte être un homme fini. Tu as voulu jouer dans la cour des grands, je te remercie de m’avoir donné les moyens de décrire précisément la manifestation de ton don, de m’avoir montré cette arme pointue que tu transportes avec toi sous ta sueur dégoulinante… C’est très instructif. ». Il planta ses yeux dans les siens. « Je te le redemande une ultime fois. Es-tu sûr de vouloir aller jusqu’au bout ? ».

Tout était en train de mal tourner…
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MessageSujet: Re: Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.    Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.  1400359500-clockMar 19 Aoû 2014 - 22:19
« C’est toi qui m’a fait ça. »
Eclat de rire. Je pouffe, posant ma main devant ma bouche tandis qu’il souleva son haut, dévoilant des blessures jusque là jamais vues. Il s’est mutilé tout seul, il a tout préparé, seulement, ça m’est totalement égal. Je l’observe, rictus arrogant au coin des lèvres, mais quand je l’imagine se mutiler pour sa propre cause, je n’y tiens plus. J’éclate de rire, de bon coeur, noie ses paroles dans mon rire, ne prends même pas garde à son cinéma. Je me lâche, profite de cet instant pour me détendre comme je n’avais pas pu le faire depuis un moment. C’est un rire sincère, un rire moqueur - je me moque sans gêne de sa folie et de ses agissements. Il prend ça au sérieux, bien trop pour voir qu’il tombera dans son propre piège avec une telle stratégie.

Seulement, je ne lui dirai pas. Je ne ferai pas l’erreur de m’annoncer avant d’avoir mis mon plan à exécution. Il a fait l’erreur de me sous-estimer et elle ne sera pas réciproque - je me contente de soupirer, comme blasé, feins l’air du type dépassé par la situation alors qu’il commence une imitation -pas si mal réussie, il faut l’avouer- d’un type effrayé et victime. Je tâte mes poches, cherchant en vain mon iPod pour espérer filmer ce coup de théâtre, en vain. Dommage. Je peux au moins lui accorder qu’il a un excellent jeu d’acteur, bien qu’il soit difficile de me répandre en éloges pour une personne qui tente d’imiter un froussard dans l’unique but de me dénoncer à l’administration. Mais ce n’est pas suffisant, et c’est bien ce qui me fait rester calme - cette confiance absolue dans la faille du règlement.

« Tu cherches à détruire quoi avec ça ? RED ? Ma réputation ? Mes liens ici ? C’est dommage, mais j’irai jusqu’au bout. Je n’ai pas peur de toi… J’ai déjà affronté quelqu’un de mille fois pire. »

Je souris de nouveau, arrogant, repense à ma confrontation avec Anshu. A mon sens, sa polyvalence le rend bien plus dangereux que Gabriel. Non seulement il est de sang royal, excellent orateur, mais également puissant, si bien que même aujourd’hui, je ne suis pas certain d’être capable de lui faire face. C’est ça, cette capacité à avoir plusieurs cordes à son arc, à faire face à toutes sortes de situations - cette habileté m’effraie, bien plus que ce type qui n’est capable de me blesser autrement que par des mots ou des fourberies. A son inverse, je suis franc et j’affronte toujours les personnes avec lesquels j’ai un différent de façon honnête, bien qu’il s’agisse toujours d’un combat - c’est une différence qu’aucune administration ne pourra combler.

Je me frotte le nez, m’avance lentement vers lui en repensant à ses paroles. La cour des grands, quelle pensée stupide. J’ai bien plus d’habileté que lui, parce qu’à son inverse, je n’ai rien à perdre. Et ça, c’est quelque chose qu’il est loin de comprendre : c’est uniquement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. Alors, je romps de nouveau la distance entre nous, impassible, jusqu’à ce que mon poing vienne s’écraser au milieu de son visage, l’écartant du seuil de la porte, le faisant reculer. J’y ai mis toute ma force, sans la moindre retenue, toute les capacités physiques que mon pouvoir veut bien m’octroyer. Toute cette force dédiée à RED, toute cette colère pour Heath et Anarchy, toute cette rage enfouie que je contiens en plus de tout.

« N’oublie pas de parler de celui-ci à l’administration, je t’y encourage même vivement. Tu peux raconter ce que tu veux, ça m’est bien égal, mais n’oublie jamais. Ne refais pas l’erreur de t’en reprendre à Heath ou je te promets que je reviendrai ici pour t’arracher cette langue donc tu es si fier. Tu peux parler de ça à Shneider, aussi. »

Et un dernier regard hautain pour le président de RTP avant que je ne tourne les talons, me dirigeant vers les dortoirs. L’entrevu avec Gabriel Oswald était terminé, et bien qu’il ait eu ce qu’il voulait, ce n’est pas lui qui gagnait aujourd’hui.
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MessageSujet: Re: Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.    Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.  1400359500-clockMar 19 Aoû 2014 - 22:20
RP terminé. Gabriel va donc se plaindre à Kerstin Schneider, la CPE, accusant Gautier des multiples hématomes sur son corps. (Sanction à venir sur les messages de l'administration, I guess)
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MessageSujet: Re: Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.    Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.  1400359500-clock
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Everything is turning out so wrong. {Fe Gautier}.
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