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 There's nothing holding me back ▬ Amélia.

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MessageSujet: There's nothing holding me back ▬ Amélia.   There's nothing holding me back ▬ Amélia. 1400359500-clockJeu 21 Sep 2017 - 1:57


There's nothing holding me back
ft Amélia.

Le soleil avait pris la fuite dans l'creux des nuages et la pluie s'était lancée pour créer plus de ravages. D'un œil curieux tu laissais ton regard quitter c'manuel qui te prenait du temps. Ton cœur se serre, putain de rêve qui t'fais réviser comme un damné, putain d'aiguille que tu vises haut dans l'espoir de pouvoir  y arriver. Soupire, lassitude, envie de foutre le camp. Désir poussé par l'ennuie, envie de s'lâcher et de courir dans l'vent.


Et les événements te reviennent, tes songes réfléchissent comme une ancienne bande de film qui tourne et tourne montrant les images, les sons et les ressentit. Tu te sentirais presque là, spectateur de ta propre vie. Tu joues avec ton stylo, le blanc des nuages devenant gris et dans un regard tu te dis que cela reflète entièrement la façon dont tu te sens aujourd'hui.


Narcisse tu cherches un sens à tout cela. Tu cherches un sens à cette vie morne, un sens à ces rires monotones. Pourquoi être devenu ainsi pendant autant d'années ? Pourquoi avoir fait semblant parce que tu étais effrayé ? Tu mords ta lèvre, mécanisme automatique de ton anxiété et de ces émotions qui t'rendent fièvre.


Puis il y avait eu tout cela. Les images coulent une seconde fois lorsque tes yeux se ferment. Les visages tournoient, ceux de tes amis et ceux que tu n'aimes pas. Soupire, lassitude, envie de foutre le camp. Rire, incertitude, envie d'rester un moment.


Le son d'une porte à laquelle on toque te fait sortir de tes conneries, tu te redresses, le pied lourd, le peu de barbe que tu avais n'était pas rasé, bien trop flemmard pour prendre de quoi la supprimer, puis ton regard était éteint, peu d'animosité pour enfin donner sur des habits mornes, jogging, Nar tu es toujours mal habillé. Tu longes les murs, restant discret presque fantôme dans cet endroit lugubre. Malgré le fait que tu haïsses le fait d'être ici.


▬  Ah. à peine la porte ouverte que tu veux la claquer. Tes dents se serrent. Envie d'envoyer chier l'univers. Que me vaut ta visite Amélia ? Soupire, énième. Tu t'es pas perdue ?


Et tu ne te souviens que vaguement lui avoir parlé, tu te souviens de cette fille au sérieux qui dans les couloirs, se trimbalait. Amélia c'était un mystère, un théorème qu'on ne pouvait pas résoudre, de ton côté les maths n'étaient jamais ton coup de foudre. Au début, tu lui avais parlé sur la chat box, peu de mots avaient coulé mais tu n'avais pas eu le temps de juger à travers des phrases.


▬  Entre.

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MessageSujet: Re: There's nothing holding me back ▬ Amélia.   There's nothing holding me back ▬ Amélia. 1400359500-clockJeu 21 Sep 2017 - 15:57
there's nothing holding me back
Une fois encore, j'avance. Je connais ma route et la traverse sans la moindre hésitation parce que je connais mon objectif tout comme la personne visée. Je sais ce dont le Ranker a parlé, à mi-voix cependant, ce qu'il n'osait pas demander. Non, ce n'est pas ça, il n'éprouve pas de tels sentiments à mon égard. Il l'a chuchoté dans son discours, donné à mi-voix. Il pensait que je ne comprendrai pas le sous-entendu, ne verrai pas l'incitation. Il pensait que l'ordonner ne suffirait pas, que je n'avais pas déjà envie d'en parler. De m'occuper de ça. Il pensait que l'attrait du mal n'était pas suffisant pour m'inciter à frapper à la porte de la chambre de Narcisse. Tout ça m'est égal, quelque part.

L'ordre a fait l'objet d'oubli. La mission n'est qu'un prétexte et je me contente d'avancer. Je frappe à la porte d'un coup sec et l'observe, son visage à demi-surpris, morne, sa tenue improvisée. Je vois sa négligence du danger et tant il serait simple d'en faire une rose épinée de cristaux. Je vois cette étincelle de confiance et je ressens l'envie brutale de le voir saigner, regretter ce comportement trop à l'aise. C'est une cravate dorée, car ce n'est plus le liquide écarlate humain que nous voulons faire couler mais l'ichor, en se hissant à ce niveau de puissance. En tout cas, c'est mon but. Et je refuse d'être ainsi prisonnière d'un groupe qui ne voit pas plus loin que le monde entier - et je refuse d'ainsi agir avec hypocrisie devant cette témérité. Alors j'entre.
Comme si c'était ma chambre, parce que ça pourrait l'être, parce que ça devrait l'être. Parce que chaque chose, chaque endroit, chaque instant devrait m'appartenir - pas dans la possession, mais le respect et la crainte d'un nom qui ne sera jamais oublié.

Je vais commencer par la première des deux raisons qui m'amène. Tu m'en épargneras la réaction évidente puisque je ne suis pas décisionnaire.

Et je l'observe, le visage impassible, yeux rougeoyants, retenant les moindres des pulsions quotidiennes, non, de chaque instant. Et je dois me faire violence pour rester immobile, l'observer sans rien dire et ne pas éclater d'un rire tout aussi mauvais, car tout est là, mon passé, dans cette même situation qu'il vit aujourd'hui et j'en réalise l'hypocrisie.
Ça n'a jamais été pour Léocade ou par vengeance. Et à plus grand échelle, à mesure que j'avance, je réalise que chaque relation s'estompe, noyée dans une haine envers ce monde qui ne fait que grandir. Et j'ai envie de disparaître, une bonne fois pour toute, m'effacer de ce monde qui n'a plus aucun sens.

Le Ranker veut te rappeler que tu ne devrais pas détourner Aaron de sa mission de S.

L'avertissement agit comme un claquement, faisant peser un silence immédiat où se mélangent la haine, le dégoût et mon impatience amusée, car je connais le résultat de tout cela.

Objectivement, je ne pense que tu puisses le battre. Ni toi ni Aaron. Alors risquerais-tu une confrontation ou le laisserais-tu pour sa sécurité ? Qu'est-ce que l'amour te dirait de faire ?

Car je n'y comprends rien. Un véritable amour qui devrait favoriser la sécurité de tous, berné par l'égoïsme humain. Pense-t-il sincèrement pouvoir agir contre le Ranker ? J'en doute. Je le côtoie assez pour avoir mesuré sa force et je suis curieuse de connaître sa réponse. Je suis curieuse de savoir sa décision, celle que je ne pourrai jamais prendre.



robb stark

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MessageSujet: Re: There's nothing holding me back ▬ Amélia.   There's nothing holding me back ▬ Amélia. 1400359500-clockDim 12 Nov 2017 - 17:51


There's nothing holding me back
ft Amélia.

Y'a cette évidence qui surplombe la scène. Tu la vois, tu la sens bouillonner dans tes veines et tu ressens l'imaginaire s'ancrer dans ce qui l'amène. Narcisse, tu entrevois le froid d'un hiver presque présent s’immiscer entre vous pour vous clouer comme un connard aux bras noirs, un con qui t'attrape pas la gorge et d'une maladie folle de fait suffoquer par des stalactites glaciales. La blancheur de tes mains s'appuie sur la porte que tu tiens encore alors qu'Amélia, aussi jeune et robuste soit-elle, s'approchait de toi, s'approcher de ton espace vitale. De ta chambre et de tout ce qui t'appartenait.


Elle entrait en toi, dans ta tête comme un monstre aux mille couleurs, comme le vent peint et la toile d'une araignée qui n'avait aucunement peur. C'était la messagère de tout, mais elle n'était pas Hermès, elle n'avait pas les ailes qui s'appuyer dans son dos. Seulement un regard rougeâtre qui brillait dans les reflets miroitique des rayons du soleil ; une sorte de concerto. Malgré cela tu trouvais une certaine douceur, une fausse quiétude qui te rendait curieux de savoir qui était-elle vraiment derrière tout cela. Avait-elle une once de sympathie ou d'amour lorsqu'elle voyait la nuit, les étoiles et un sourire de joie ?


Tu pinces ta lèvre, fermant la porte dans un claquement meurtrier en gardant un sourire faux, plaqué sur tes lèvres sèches. Gardant une bulle autour de toi pour éviter qu'un de ses couteaux viennent atteindre son cœur. Pas que tu avais peur, mais tu gardais une certaine distance lorsqu'il s'agissait de ton propre... « bonheur. » Or, tu restes calme en écoutant ses mots peser dans l'air, peser dans les vagues palpitations de ton cardiaque. Narcisse, tu avais une faible colère en toi. Une faible haine qui s'allumait comme une torche dans l'obscurité, comme la faible étincelle d'un feu d'artifice dans tes songes inanimés. Tu inspires, profondément, silencieusement.


▬  Ok, je t'arrête. On est pas dans un film de science fiction  à trois balle ici. J't'en pris fait comme chez toi mais viens pas me parler de mes relations amoureuses et sexuelles au nom d'un gars soit imaginaire soit abrutie fini.



Tu avais horreur qu'on se mêle de tout,
toutefois tu avais peur de le perdre,
ce serait ton courroux.


Tu reprends, enfonçant une main violemment dans ta poche, serrant le poing. Foutue haine qui s’abat dans ta tête, dans ton âme et ton être :


▬  J'ai tendance à détester qu'on me dicte ce que je dois faire. Aaron fait ce qu'il veut, si il se détourne c'est sa faute. Je ne tiens pas en laisse un chien. Alors objectivement je te dirais que c'est idiot de la part du Ranker de vouloir m'écarter et c'est totalement con d'utiliser le chantage affectif, ça ne marche pas avec moi ni avec Aaron.


Tu souris, presque amicalement, presque jaune. Un air mis figue mis raisin sur les traits de ton visage. Au fond de toi tu avais mal. Quelqu'un cherchait à savoir si tu pouvais partir loin de ce gars, partir de tout ce qu'il t'a offert. Partir comme un voleur sans âme, lui enfonçant ton arme en fer. L'arme de tes mots, de ton amour. Même si tu admettais peu de choses, tu savais que tu ne laisserais pas Aaron.


Tu te radoucis, la faute n'était pas sur elle,
ce n'était qu'un pantin dans une vie,
qu'une poupée qui vient et qui suit.


▬ Bon, et la deuxième chose que tu veux me demander ?


(hrp = Miroitique = j'utilise ce mot, il n'est pas dans le dictionnaire mais il est utilisé dans les œuvres architecturales etc donc bon voilà c: g fé dé fotes dsl jtm )
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MessageSujet: Re: There's nothing holding me back ▬ Amélia.   There's nothing holding me back ▬ Amélia. 1400359500-clockDim 12 Nov 2017 - 20:54
there's nothing holding me back
Je suis différente, maman.
C'était l'évidence de toute une enfance, l'interrogation de toute une vie, une vérité si simple et si difficile à régler que je n'ai jamais avoué. C'était d'une simplicité écœurante, c'était d'une gravité si ridicule que ça n'aurait apporté qu'un sourire triste et quelques mots rassurants. C'était si pitoyable que sa tournure en est déprimante, cet esprit détraqué au fil de temps et de doute, une façon incontestablement tordue de prendre la vie en otage comme une existence forcée aux origines et à la raison invisibles. Je ne comprends pas les humains et cette réaction insensée, je ne comprends pas cette colère à laquelle je ne devrais pas assister. Je ne suis pas responsable, et il le sait. Je n'ai rien à voir et le regret me semble aussi abstrait que la moindre empathie devant un amour qui paraît aussi démesuré qu'idiot maintenant qu'il refuse ses responsabilités. Ce n'est pas sa faute maintenant que tu es impliquée, maintenant qu'il t'appartient - ce n'est pas que sa faute, maintenant que tu as une raison de tout brûler.

C'est ta faute, parce que je ne comprends pas ce désir de paix, cette tranquillité dans laquelle tu cherches la réponse - et je ne comprends pas ce refus des problèmes, cette envie d'ignorer ce qui paraît ne pas exister. Je ne comprends pas comment tu peux tourner la dos à une curiosité capable de tout justifier. Et je ne comprends pas, sereine, dans ce désir de tout incendier. Et je ne comprends pas, sereine, dans ce chaos bien trop confortable pour me contenter d'un ennui à en crever. Et je ne comprends pas Narcisse, cette part de normalité. Je ne comprends pas, comprends pas, comprends pas. Et je déteste ça - et ça frôle mes désirs irrationnels, cette envie de vengeance, le refus de cette frustration de l'ignorance, l'injustice de te voir brandir des sentiments illogiques. Et ça me rend folle, encore davantage, cette façon d'être mise-à-l'égard de toute humanité.

Il ne regardera que le résultat. Je suis messagère, pas négociatrice. Si tu es tellement certain qu'il n'y a pas de problème, il n'y a pas de raison de s'énerver, n'est-ce pas ?

Et je l'observe, encore et toujours, ce regard qui transperce son âme dans une compréhension parfaite de cette humanité plate. Et je l'observe ironiquement, parce que la colère est là aussi, plus encore, plus intense, parce que c'est ainsi que je me dois de marcher. Parce que c'est ainsi, tout dans l'excès, sans le moindre arrêt, que je suis incapable de ressentir les choses si elles n'arrivent pas à me bouleverser.
Au fond, je me moque de ce qui leur arrive, je me moque de leur bonheur abouti ou de la lâcheté d'avoir cédé face à la menace du maître des lieux. Je me moque de vous deux, mais je veux comprendre ce qui te pousse à tant t'accrocher, à vous accrocher, Killiam et toi, à défier le Ranker comme si les sentiments, si éphémères, valaient la peine de se battre pour eux.

Tu es amoureux d'Aaron, non ? Explique-moi comment tu fais.



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MessageSujet: Re: There's nothing holding me back ▬ Amélia.   There's nothing holding me back ▬ Amélia. 1400359500-clockDim 26 Nov 2017 - 22:30


There's nothing holding me back
ft Amélia.

C'est un peu comme le calme après la tempête qui ravage l’entièreté de ton esprit. Un jeu de dames qui finit sur un échec et mat dans tes soucis. Toutes les pensées qui filent comme des bribes de souvenirs moyennement entraînants, finissent par s'évaporer sous tes épaules qui se détendent. Sous le sourire qui se dessine dans la ligne fine de tes lèvres ; qui s'étendent. Tu clignotes des paupières, regarde une ou deux fois dans les airs. Putain de songes négatifs qui te prennent comme une poupée dans sa misère. Or, tu avais fini avec tout cela. Tu avais fini d'avoir peur derrière toi. De te dire que cette étrangère allait finir contre la porte, le visage défoncé de tes années. C'était terminé le non contrôle dont tu faisais preuve, tu avais levé le voile dans la nuit, dans la mort et jeter ça dans un fleuve.


Alors d'un regard absent sur le coup, qui s'éclaircit une fois les tornades passées, tu réfléchis à cette fille. Aux événements qui l’amenaient ici, tes réponses à ses questions et ta façon de t'emporter. Tu défendais corps et âme, comme un idiot aveugle, ta relation aux yeux de tous. Car celle-ci t'appartenait enfin et que tu connaissais enfin les synonymes des choses que tu n'avais jamais apprises, le bonheur et ces trucs sans importance qui faisaient vibrer ton cœur. Puis, enfin tu penches sur un résultat. Il ne verrait que les résultats. Il. Lui. Ce gars invisible aux mains de fer, ce gars qui prenait malin plaisir à emmerder le monde sans qu'on lui demande amen. C'était autant d'un puéril que ça te faisait de la peine. Tu pouffes intérieurement et regarde Amélia.


Une telle femme pouvait faire de grande chose. Elle était en fin de compte la parfaite fusion entre plusieurs mondes. Un touche d'agressivité dans la douceur d'un geste et peut-être elle ferait un coup d'état comme tous les autres, tout le reste.


▬  Tu as raison.


Puis, tu fronces les sourcils et ton sourire devient d'un futile à quelque chose de moins subtile. Narcisse, tu retiens enfin ton petit rire qui tente de se frayer un chemin dans les caves de tes cordes vocales. Tu retires ces mains de tes poches et c'est comme un oiseau qui s'envole, le mal disparaît dans l'vent et dans un rire, dans les nuages grisés et le ciel qui tonne.


Tu t'attendais sûrement à tout, sauf à ça.
Déstabilisé tu finis par t'asseoir.
Si jeune, si naïve dans l'amour,
quelque chose que tu espères pour elle connaître un jour.


▬  Oui, Je l'aime. Je...Comment je fais...C'est pas facile d'aimer. Pas facile de se donner à quelqu'un. Métaphoriquement parlant j'entends. Hum..... Tomber amoureux, ou amoureuse, c'pas facile à gérer ? Je sais pas comment répondre à cette question, mais...Comment on fait pour tomber amoureux ? C'est comme se demander, comment tu fais pour aimer boire quand t'es triste, comment tu fais pour trouver qu'une carotte est bonne ou comment tu fais pour aimer le sang, te battre, gagner et avoir toujours ce que tu veux. C'est un désir pour quelque chose de spécial ou d'évident ? Pour moi, aimer, lui en particulier, c'était une évidence parce qu'il y avait beaucoup de chose qui me montrait que c'était lui que je désirais ? Puis, c'est un choix aussi, une envie, c'est au fond de toi et ça fait du bien parfois ?


Gêné tu la fixes longuement, cette conversation tournait violemment et tu ne savais pas si tu aimais ça en soit ou si tu trouvais cela dérangeant. Pourtant, d'une certaine manière tu la trouvais mignonne de vouloir savoir ce genre de chose et à toi surtout. Ce qui était d'autant plus étonnant.


▬  Pourquoi tu me demandes à moi ?

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MessageSujet: Re: There's nothing holding me back ▬ Amélia.   There's nothing holding me back ▬ Amélia. 1400359500-clockMar 28 Nov 2017 - 11:28
there's nothing holding me back
C'est comme boire quand tu es triste.
J'y pense, Narcisse. Je pense à ces envies qui me tiraillent, à ces instants de doute bercés dans ma nature profonde. J'y pense, tu sais. J'y pense tous les jours, à ces tâches de noir qui changent mon regard sur le monde. Je pense à cette boisson, sentiment accro au tempo de ma vie aussi absurde qu'un cerveau attristé. Mais ça n'a rien à voir, je le sais bien. Ce n'est pas un complexe, pas de sentiment retenu par une fierté ridicule. Ce n'est rien de tout ça. J'y pense comme un naturel trop ancré pour s'en débarrasser, comme une personnalité avec laquelle je suis née et donc ces morales aussi idiotes que ridicules tentent de me séparer. Je lutte pour rester dans la norme, pas par envie, pas par besoin, mais parce que le monde m'y force. Je lutte pour ne pas sombrer, limitant ces désirs à des actions sous la bannière dorée parce que seule, je ne pourrai venir à bout du monde. Je lutte, parce que, avec ma détermination, je sais que je pourrais gagner.
C'est comme une carotte est bonne - mais cette comparaison ne me parle pas et je fronce légèrement les sourcils, parce que la nourriture, dans tout son éventail de possibilités, ne suffit pas à me combler autrement que de la façon dont mon corps l'exige.
C'est comme tu fais pour aimer le sang.
Et le mot tique, cette fois,. Gagner, ça n'a pas grande importance. Me battre, ce n'est pas si excitant. Mais tu as bien vu, Narcisse. Tu m'as cernée par cette comparaison unique, par cette suite d'idées importantes. J'aime avoir ce que je veux et bien souvent, c'est ce goût du sang. J'aime les regards affolés des gens, l'incompréhension, l'expression des sentiments au travers des poings. J'aime cette façon unique de réagir, propre à chacun, l'humanité qu'ils refoulent mais qui toujours revient. C'est un désir évident, dis-tu, alors je suis certainement amoureux du carnage. C'est une évidence, dis-tu, alors je suis sans doute comme ça, loin de cette pureté d'âme, loin de ce qui vous définit comme humain et qui fait que je les hais tant.

Et pourtant, quelque part, je sens qu'il a les mots. J'ai les vestiges de mon appartenance à cette race, mon cœur qui bat, mes sentiments qui n'attendent que ça. J'ai cette part de moi tellement ancrée, refoulée, bousillée par une violence si puissante que j'en oublie le reste. J'ai tout ça en moi, maintenant que j'y pense, et j'en assume la présence parce que c'est aussi ce que je suis. Aimer quelqu'un semble être toute une aventure, tout un paradoxe avec ses propres valeurs. Je le vois à son regard, à sa voix, à tout son comportement qui a changé.

Je le vois se redéfinir, contester son opinion, chercher à me voir autrement, comme cette fille bien perdue, à la recherche de l'amour alors que j'essaie tout d'en marquer l'utilité. J'aimerais aimer, quelque part - aimer pour comprendre, aimer si c'est une part de mon entité. J'aimerais me comprendre, et si l'amour est l'un de mes désirs, le mener à sa réalisation. J'aimerais aimer mais je sens que c'est bien différent, qu'il n'y a pas de cette pureté, de sa confiance en l'autre que Narcisse me montre, d'un bonheur qu'il désire tant pour lui. Il n'y a rien de si positif, d'altruiste dans mon regard décidé. Il n'y a rien qui me définisse comme similaire, comme si bon, comme garantie de me voir changer en autant de bien que ce que Narcisse m'a décrit.

Tu as parlé d'aimer le sang, c'est exactement ça. Ce qui me fait du bien c'est le regard qu'ont les gens quand je les attaque. Le fait de détruire des choses, concrètes ou abstraites. Je ne suis pas comme l'a été mon frère, Anshu ou un autre Narcisse. Je ne suis pas comme Théa, Laurent, Aaron ou même Faust. Je ne cache rien de mes désirs les plus profonds et je m'y tiens, pour mieux les comprendre.

Je le regarde toujours dans les yeux, mais cette fois-ci, ma façon de parler est différente.
Il n'y a plus cette envie dont je parle, cette agressivité passive, cette détermination morbide. Je lui parle platement, l'informe sur ce qui lui paraîtra absurde parce que je veux comprendre. Je veux savoir ce qui me sépare de tous ces humains et si nos ressemblances parviendront à me combler.

Je ne suis même pas certaine d'avoir ce genre de choses en moi.

Je m'adosse au mur, réfléchissant un peu plus profondément. Le problème est là, ancré en moi. Le problème c'est moi, parce que je suis incapable de me comprendre, parce que je vais peut-être dans la mauvaise direction depuis le début. J'ai suivi mes instincts et mes envies à la lettre, faute de vouloir me mentir, mais peut-être que tout était erroné ?
J'y pense, Narcisse, mais j'aimerais aussi comprendre. J'aimerais cerner cet amour comme j'ai cerné ces instincts qui ont fait de moi ce que je suis. Mais comment pourrai-je savoir l'évidence alors que je ne suis pas certain qu'elle existe ? Comment pourrais-je savoir alors qu'il n'y a personne, pas même l'ombre d'une pensée à l'égard de quelqu'un qui me vienne quand on parle d'amour ? Comment pourrais-je, dis-moi, alors que ma propre famille ne semble même plus faire parti de moi ?

Je ne sais rien. Je ne comprends pas. Je n'arrive pas à comprendre la différence entre les autres, entre toi et moi.



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MessageSujet: Re: There's nothing holding me back ▬ Amélia.   There's nothing holding me back ▬ Amélia. 1400359500-clockVen 1 Déc 2017 - 20:05


There's nothing holding me back
ft Amélia.

Un puzzle où une pièce semble manquer, une de ces peintures quasi inachevée. Elle te faisait penser à cette mozaique de la bataille d'Issos. Cette détermination, cette personnalité qu'elle détient entre ses doigts, cette façon de voir les choses. C'est comme une signature sur son visage, une signature que tu arrives à lire sans avoir à ouvrir un livre. Pas besoin de l'analyser comme un psy, pas besoin de chercher ce qui se passe en elle, Nar tu sentais juste des démons tournoyer dans son dos pour lui donner des ailes. Tu croises les bras, pour les décroiser, totalement inscrit dans une pensée profonde. Champ magnétique qui t'propage des ondes. Frissons dans l'bas du dos, tu cherches à bouger dans la pièce, dans ton intimité que tu ouvres sans y comprendre une miette.



Puis Nar, tu n'avais pas besoin de savoir ses motivations. Pas besoin d'avoir des réponses à des questions curieuses, pas besoin de savoir ce qu'il se trimballait dans les limbes de sa passion. Le sang, la violence. Ces choses-là. Tu en avais tellement marre qu'on juge les gens, tellement marre qu'on prenne les autres pour des cons. Même si tu en haissais certains, ils n'étaient pas intelligents ; même si tu balançais tes lettres dures quand ça tourne pas rond. Alors, objectivement, montrant ta pointe de subjectivité à toi, tu lui réponds :


▬ tu sais, j'ai comme habitude de me dire, quand j'rencontre quelqu'un, que cette personne a du bien et du mal en elle et ça dépend juste lequel des deux est le plus rempli. Alors, t'es qui tu es. Tu aimes le sang, yep, et alors ? Tu aimes voir la frayeur ? Mais est-ce que nos goûts définissent qui on est ? J'en sais rien. Franchement. Mais j'sais quoi ouais, t'es pas les autres, t'es pas untel ou untel. Tu es Amélia, et j'pense que c'est suffisant d'être toi et d'apprendre à te connaître.


Et là c'est comme la face cachée de la lune, l'soleil reprend ses flammes sur l'ombre qui t'allume. Le voile se soulève et tu entrevois une lassitude. Une incompréhension ou justement cette volonté de comprendre. Tu redresses la courbature de ton dos et viens vers elle, ne quittant pas le lien qui s'est créé dans vos pupilles. Ne quittant pas la conversation sans l'avoir aidé dans les moments où ses pensées vrillent.


▬ La différence c'est que tu es individuelle. Tu as ta propre façon de voir les choses, différemment de moi ou de je sais pas qui etc. Tu es la seule copie de toi-même c'est tout et puis, tu peux aimer, tu peux désirer, adorer, avoir l'envie de quelque chose. Pause. Comme je t'ai dis, les goûts et les couleurs c'est parfois évident, d'autres c'est inconnu pour toi, parfois ça fait du bien, laisse juste les choses se faire ?

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MessageSujet: Re: There's nothing holding me back ▬ Amélia.   There's nothing holding me back ▬ Amélia. 1400359500-clockLun 4 Déc 2017 - 16:49
there's nothing holding me back
Il est étrange, celui-là.
Je laisse mon dos se reposer contre le mur à mesure que j'écoute ses mots aussi étranges que rassurants, ce qui ressemble à un compliment alors qu'il demeure en tant que simple observation. Je suis perdue non pas parce que je ne comprends pas mais parce que ce n'est pas du tout ce à quoi je ne m'attendais. Je ne voulais pas être rassurée. Je ne voulais pas être rassurée mais me persuader définitivement de la différence qui me définissait comme si lointaine à cette humanité. Je ne voulais pas cet espoir qui semble pétiller à présent, comme une graine grandissante, comme cette nature incontrôlable qu'il faut recouper avec une régularité sans précédent sous prétexte de la voir repousser. Je ne voulais pas, tu sais. Je ne voulais pas de ça, pas de toi, pas de moi, pas de compassion, pas de cette ressemblance que tu pointes, pas d'un lien qui semble se former, pas de ce respect incontournable qui semble me gagner.

Tu es étrange, Narcisse. Mais tu as de ce charisme étrange que peu de gens ont, cette confiance mystérieuse semblable à celle d'Aisha. Tu es plein de choses en une, une galaxie d'étoiles toutes différentes, brillant sous une même bannière, qu'il est impossible d'observer d'un regard. Il me faut plus d'une seconde, finalement, plus de quelques instants, il me faudra plus de temps que je n'en dispose maintenant. Je détache mes yeux de lui pour les laisser vadrouiller sur le plafond et les alentours, m'avance dans son espace personnel avec curiosité pour observer comme si la réponse se trouvait là, à portée, au coin du regard ou notée sur une feuille posée là, quelque part, comme si son humanité qu'il partage si facilement trouvait sa réponse dans une quelque chose concrète, dans une prise de conscience simple, froide, logique. Mais ce n'est rien de tout ça. Je sais que je ne trouverai rien et que ma réponse n'appartient qu'à moi. Je sais que les conseils des autres ne sont que du déjà-vu sans grand intérêt et que je suis la seule à pouvoir savoir s'il a vraiment raison.

C'est la première fois que quelqu'un me traite aussi normalement. D'habitude il y a toujours quelque chose. De la peur, de l'admiration... toujours.

Mais je refuse, Narcisse. Pas aussi facilement. Car je dois voir ce que tu es vraiment, je dois comprendre et je dois être certaine que tu ne dessines pas ces espoirs au milieu d'un tas de mensonge. Je dois être certaine. Et je m'avance, sitôt pensé, faisant disparaître de mon regard tout intérêt, toute pitié, toute forme de cette amabilité que tu as pu dessiner. Je redeviens la même, l'unique, ce monstre attiré par l'écarlate. Je m'avance, décidée, dessine ce cristal pointu au creux d'une main qui vient le déposer, vive comme l'éclair, contre ta gorge libre, clair, étroite, fragile. Mais rien ne se passe. Je laisse un instant couler, t'observant et m'écarte, assurée, convaincue. Il suffit de peu, Narcisse, mais tu as su montrer le peu qu'il fallait.

Je te crois. Si mission des S il y a, ce ne sera pas la mienne. J'ai besoin de réfléchir à tout ça mais j'espère bien discuter de nouveau avec toi.

C'est bien trop pour moi, bien trop pour un jour. C'est bien trop d'informations, de nouveautés, bien trop d'humanité. C'est bien trop pour moi, Narcisse.
Je dois y réfléchir quelque part, loin de tout, de toi, loin de la source qui a perturbé mes certitudes si profondes et cette quête éternelle d'un désir qui me semblait jusque là si uniforme.



robb stark

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MessageSujet: Re: There's nothing holding me back ▬ Amélia.   There's nothing holding me back ▬ Amélia. 1400359500-clockLun 4 Déc 2017 - 17:29


There's nothing holding me back
ft Amélia.

Explosion sous la pression.
C'pas l'effet papillon,
c'est l'effet de cette bombe qui lâche.
Guerre infinie, inexistante, illusions qui fâchent.


Elle virevolte comme une putain de fée,
pourtant ses yeux rouges brillent dans l'obscurité.


Narcisse, tu te rends compte. Tu te souviens. Tu comprends et ça vient frissonner dans l'creux de tes mains. Elle te tourne autour, pas comme l'un de ces saletés de démons aux crochets pointu, mais comme si qu'elle attendait quelque chose d'autre que ta réponse dans l'absolu. Alors toi, tu commences à comprendre, tu commences à voir la petite lumière dans le fond de ton être, à regarder dans l'miroir de la situation. Ainsi tu espères peser tes mots ; ne rien paraître, sans pour autant fuir la conversation. Ton regard creuse, tes iris se dilatent et analysent. Elle se fond contre le mur, elle se fond dans ses pensées, dans son propre intérieur et se demande aussi des choses en silence. Tu la regardes faire, tu la regardes chercher dans son âme, parce qu'elle te ressemblait en quelques sortes. Une poupée perdue, une poupée qui se laisse guider, une poupée qui veut savoir sans comprendre, mais qui veut comprendre sans souffrir.


Toutefois tu ressens, autour de son aura, que ce que tu lui dis la rend autrement. Elle change d'attitude, de façon de fixer le vide. Jeune fille ne sourit pas elle se permet de tournoyer dans la pièce avec un air livide. Alors encore une fois tu te rends compte qu'elle se cherche elle-même. Les informations tombent comme des météorites, comme des étoiles qui volent dans les airs. Tu mords ta joue, reste fixe, reste silencieux, laissant l'atmosphère créer des nuages sans pour autant laisser tomber la pluie.


De la peur, de l'admiration. Tu ris pour toi. Amèrement. Et la vague silhouette de  Calispo se dessine dans les petites parties de pénombre de la pièce. Comment pouvais-tu être effrayé d'une gamine qui aime le sang, qui aime la destruction, comme pouvais-tu susciter une certaine crainte ou de l'admiration ? Comment pouvais-tu tandis que le diable jouait à pile ou face tous les soirs, tandis qu'il cherchait lui-même qui il allait détruire à part toi dans la folie de son manoir. Pour toi, Nar, c'était un pléonasme. Personne ne pouvait te faire autant peur que ce que toi seul pouvait voir. Alors ce n'était pas Amélia, si différente soit-elle, si effrayante soit-elle, qui allait t'inquiéter.


Petit tour de passe-passe.
Les ficelles qui se jouent,
la fille qui tente le tout pour le tout.
Tu n'bouges pas ; fallait que ça s'fasse.


C'était si rapide, si efficace. Elle cherchait la crainte dans sa façon de se comporter, mais rien ne te ferait penser autrement. Rien ne te ferait aussi peur qu'un Calispo qui décide de t'anéantir pour mieux te garder pour lui. Alors lorsqu'elle, Amélia, te menace, si tel était son but -ce que tu doutes-, tu ne bouges même pas et la regarde droit au fond du noir de ses pupilles.


▬ Je te traite pas normalement, je te traite avec tes différences et sans te juger. Puis tu m'as rien fais pour que je te traite mal donc bon. Hausse les épaules. Tu peux venir discuter quand tu veux, lms moi ou viens direct ici.
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