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 villain & hero - nicole

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MessageSujet: villain & hero - nicole   villain & hero - nicole 1400359500-clockSam 16 Juin 2018 - 11:00
villain & hero
Il y avait, du balcon, une vue parfaite sur l'un des côtés de l'école. Comme le clocher ou la haute place, certains endroits en surplombaient d'autres et flirtaient dangereusement avec la situation vers laquelle le monde semblait se diriger. Les humains ne naissent pas tous égaux, au fil du temps, j'avais appris à vivre avec cette vérité. Même les bébés n'avaient pas les mêmes traitements, la même consistance - et la vie, en tout âge, baignait dans une injustice permanente qui faisait de lui l'univers où nous vivions. Je n'avais jamais embrassé le moindre intérêt envers les réponses à ces recherches utopiques qu'était l'égalité absolue. Pour une égalité, il fallait y étouffer la liberté et c'est ce après quoi chaque entité accourait - quel genre d'imbécile sacrifierait ses propres droits au profit des autres ?

L'altruisme avait ses limites et pourtant, il en existait certains qui s'y donnaient corps et âme. Comme je le voyais, tout action était un investissement de temps et le mien m'était trop précieux pour que je ne daigne l'investir pour autrui. Il y avait, du balcon, une vue parfaite sur l'un des côtés de l'école. On pouvait y voir les élèves passer, vivre leur existence dans cette répétition quotidienne que mon esprit haïssait. On pouvait y voir l'univers capricieux qui parfois nous réservait quelques surprises - et c'est ce qui arrivait aujourd'hui. Il y avait, du balcon, une vue parfaite sur la folie de ces gens et sur leurs existences étranges.

Il y avait en cet univers ces personnes uniques, fortes et indépendantes qui surclassaient la nonchalance commune.

Il y avait, depuis ce balcon, tant de choses que je pouvais voir et que j'aurais pu trouver à détester. Il y avait tant de raisons, cette liberté d'observer qui étouffait celle qu'ils avaient d'exister. Il y avait ce jugement muet qui détournait le dos de ce perchoir, qui descendait les marches au rythme d'une musique macabre. Il y avait, du balcon, une fille qui rêvait de pouvoir tous les comprendre. Il y avait cette colonne de fourmis en contrebas, une existence qui semblait si pittoresque et dont elle était en train de se rapprocher. Il y avait les autres, et puis, il y avait moi ; et ces étages, cette distance, ces doutes et cette peur ; il y avait cette différence noyée dans l'incompréhension mutuelle.

Il y avait tant de choses à comprendre mais si peu que j'aimerais dire. Il y avait l'envie de m'immiscer dans tout ça, comme autrefois; la certitude de pouvoir changer, même faussement - de devenir ce que tous aspiraient à rester. Il y avait ce devoir, cette culpabilité que je ne connaissais pas. Il y avait tant de sentiments mais le mien se résumait à une curiosité sans égale, à cette gourmandise de connaissances, de réponses, et d'une existence si pleine que je désirerais ne plus avoir à m'en séparer.

J'étais cet entre-deux parfois, presque inexistant entre le désir d'une vie immortelle de plaisirs et le refus total de m'éteindre dans une haine envers cette envie qu'aurait entraîné l'ennui. Pouvais-tu combler mes attentes, remplacer le creux formé par les doutes ? Mes pas ralentissaient à l'approche de l'endroit, l'odeur du lac chatouillait mes narines tandis que mon regard suivait la bande de garçons qui courait dans la direction opposée.

Le conflit était déjà terminé, et tandis que sa silhouette se dessinait au loin, je sentais l'impatience de l'humanité grandir en moi comme si l'unique chance était aujourd'hui ; comme si mon humanité trouvait sa place en cette journée et que, dès l'instant où j'en détournerai les yeux, sa nature éphémère se diluerait dans le vent chaud d'été.
Il n'en était pas question, et cette fois comme depuis toujours, je me battrai pour vivre plutôt que de me contenter d'exister.

- Salut, madame la super héros.

Par nos natures, le conflit s'impose. De nos simples existences, le combat existe, et rien ne semble pouvoir l'empêcher. J'existe parce qu'il y a des gens comme toi, et si tu es ainsi, c'est à cause de ceux qui me ressemblent. Nous sommes des conséquences de notre propre nature, et je suis prêt à assumer la responsabilité de ce que je suis devenue.
Il y a, du balcon, une vue parfaite sur un côté de l'école - sur les habitudes des gens, sur leur vie courante au sein de l'école. J'ai longtemps hésité sur la façon dont je voulais l'aborder, sur la façon dont il fallait que je lui prouve mes mots, que je la motive.

La justice n'agit pas sans motif - et c'est valable pour l'autre côté de la pièce. Le mal n'a pas de raison, mais je me suis contenté d'observer, d'attendre ce garçon, cet élève si parfait, ce PUMA respectable. Je me suis contenté de le regarder se baigner dans le lac tous les jours, de le voir ôter ses vêtements et sa cravate noire avant de la lui subtiliser. Je me suis contenté, il y a de ça quelques jours, de chercher les graines de sa colère, pour aujourd'hui sortir de ma poche cette cravate noire qui appartient sans doute à quelqu'un qu'elle connaît, comme en signe de guerre. Je me suis contenté de peu, d'une simple cravate, non pas par peur, mais parce que la moindre victoire, la moindre tromperie réussie résonne comme une victoire à mes oreilles.

- Je suis la vilaine.


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MessageSujet: Re: villain & hero - nicole   villain & hero - nicole 1400359500-clockSam 23 Juin 2018 - 1:29
Nicole est une rôdeuse. Elle dédie sa vie plus à explorer et jouer avec le monde plutôt que de dédier son temps à sa précieuse scolarité. Elle se couche tard, se lève tard, rate les cours du matin. Son pouvoir lui en demande beaucoup, elle doit donc manger plus, boire plus, dormir plus, respirer plus. Grâce à l'argent que ses parents lui envoie, elle n'est pas en manque. La seule chose dont elle manque, c'est du temps.

Mais elle rôde, alors elle rode. Elle se tue à la tâche. La tâche de quoi ? De faire des bêtises, comme une enfant de cinq ans qui joue au policier et au voleur, sauf que les voleurs, elle ne leur demande pas leurs avis avant de leur passer les menottes.

Il est tard. La soirée se termine et la nuit commence. Nicole, elle, est juste trop excitée pour pouvoir dormir. Il faut dire, elle a dormi et flemmardé toute la journée en classe, donc elle reborde d'énergie qu'elle doit à tout prix dépenser. Et, ça tombe à pic, elle à trouvé exactement sur quoi déchaîner sa furie, aujourd'hui.

Après avoir fait quelques galipettes sur les toits et les cimes d'arbres, Nicole arrive sur les rebords du lac. Le reflet de la nuit bleutée se dessine sur la surface de l'eau, comme un coucher de soleil produit par la Lune. C'est agréable à regarder, mais contempler de l'art est infiniment moins excitant que vivre des vrais expérience injectées d'adrénaline.

Un groupe de gamins se chamaille, et toute l'attention de Nicole est redirigée vers cette simple scénette. Mais, prend garde ! Nicole n'est pas si dupe. Trop de fois a t'elle tentée de voler à la rescousse de jeunes garçons qui ne faisait que jouer à la bagarre, créant une situation riche en confusion et en embarras. D'abord, elle observe, elle juge. Et ensuite, si jamais injustice il y a, elle frappe.

Tout les garçons présents semblent être du genre dur à cuire, mais, ils n'avaient clairement pas l'air de se brosser dans le sens du poil. En vérité, ils avaient plutôt l'air de se voler dans les plumes. La tension de Nicole augmente. Elle remarqua également que les deux partis impliqués n'était pas très égaux, à quatre contre un. Sa tension augmenta encore. Elle finit son évaluation en écoutant les bribes de la conversation, qui pointe clairement que le côté plus fort en nombre est celui qui cherche les noises, et surtout, que le côté du garçon seul semble ne pas pouvoir résoudre la situation de manière diplomatique, car ses opposants sont sur le point de passer au dialogue des poings.

Incroyable, tout de même, n'avaient-ils pas entendu Nicole arriver avec le son de son pouvoir ? Pourquoi ne se cachent-ils pas s'ils la connaissent ? Car Nicole connaissait très bien sa réputation, pas assez redoutable pour être intimidante, mais assez pour savoir qu'elle causerait des ennuis dans ce genre de situation.

Était-elle à ce point ridicule pour qu'ils ignorent la menace qu'elle représente ?

Le premier coup-de-poing fut donné, par un garçon du groupe attaquant, envers la seule et unique victime, qui en était bel et bien une à présent.

Le coup-de-poing étant dans le vecteur de Nicole, son sixième sens le ressenti. Il était fort, sec. Il faisait mal. Ce n'était pas un coup pour rigoler.

C'était tout ce dont elle avait besoin pour agir.

Nicole phasa en direction du groupe, à pleine vitesse, et s'arrêta nette, juste à côté de la victime qui venait de recevoir son coup. Son regard était emplit de colère, de rage, de soif de justice. Son pouvoir radiait de ses membres.

« Et vous croyez faire quoi là, au juste ? 
- Dégage putain, sale fayotte, c'est pas tes affaires. »

Une colère intense prit possession de son esprit. Les quatre malfaiteurs la regardaient d'un regard malveillant, tandis que la victime se retourna, pour lui adresser un regard inquisiteur, mais troublé.

« Laisse, je me démer- »

Le jeune garçon n’eut pas le temps de terminer sa phrase. Nicole donna d'un coup sec un coup de pied retourné parfaitement aérodynamique, qui envoya valser celui qui avait osé la défier. La suite, en revanche, fut beaucoup moins stylée et glorieuse.

Le jeune garçon s'écarta en dehors de la scène, tandis que les trois autres vauriens encore debout, se jetèrent tous sur elle. Elle se fit attraper par les bras et au niveau du torse, de face et de dos. Elle soulevait par son pouvoir ses jambes pour faire valser des coups très rapides envers ses assaillants, qui souffraient des coups, mais ne chaviraient pas. Elle finit ensuite par complètement se soulever dans les airs et échapper à la prise de ses adversaires, avant d’atterrir dans le dos de celui qui était avant dans le siens. Une vilaine mandale lui heurta l'arrière de l’oreille, le sonnant avant de le faire tomber par terre. Une courtoisie des bonnes leçons de combat qu'Amy lui avait donnée. Un crochet du droit fut décoché vers son visage, mais d'un geste sec de son pouvoir, elle esquiva. En revanche, elle ne peut esquiver le croche-patte du second encore debout. Au même moment, le leader de la bande, qui avait prit un coup de pied quelques secondes plus tôt, se releva et se jeta de nouveau sur elle.

Une mêlée générale éclata au sol. Phase ne put pas esquiver grand-chose et se concentra cette fois-ci sur encaisser les coups comme une personne normale. Elle fut en revanche impossible à maîtriser correctement, car elle gigotait beaucoup trop vite pour qu'un humain normal puisse la saisir fermement. Un autre de ses assaillants, qui tentait de saisir ses jambes, fut enfin mis K.O. après s'être pris une bonne quinzaine de coup de botte dans le visage en un temps record, avant de s'abattre sur le sol, complètement étourdit, et le nez en compote. Pendant ce temps, quelqu'un s'était mis à califourchon sur elle et la rouait de coups au niveau du visage. Elle aurait peut-être pu parer plus de coups si son bras gauche n'était pas saisi par le troisième. De son seul bras libre elle administrait une décharge de coup dans la tête de son agresseur principal. Les coups, en eux même, ne firent pas beaucoup de dégâts, mais alors que sa précision diminuait à cause des dégâts qu'elle se prenait elle-même, elle donna un très, très mauvais coup à l'adversaire en question, qui se laissa tomber sur le flanc. De ce que Nicole avait perçut, c'était un coup dans l’œil. Elle eu une brève pensée d'inquiète à son égard tendit qu'elle tentait de reprendre ses esprits. Le dernier qui lui tenait fermement le bras gauche des deux mains en enleva une pour la frapper, mais Nicole, enfin libre du reste du corps, utilisa son pouvoir pour se soulever dans le sens inverse d'une galipette, afin qu'utiliser ses cuisses pour saisir l'homme au cou.

La silhouette étrange que formaient les deux jeunes élèves s'écroula soudainement sur le sol. Nicole était en train d'étrangler le jeune garçon en question avec ses jambes. Encore une bonne petite technique signée Amy Whitehouse. Par chance, il s'agissait du « leader » de la bande. Elle le tenait désormais en joug.

« Si tu veux pas que je t'arrache la tête, tu vas m'écouter tout de suite, sale enflure ! »

Quel langage, venait d'une personne si pure à l'origine. Étant désormais en position avantageuse, et le combat s'étant temporairement arrêté, elle put faire l'inventaire de la situation rapidement.

Passage PEGI 18. C'est un peu crade.  :
 

Le gamin qu'elle avait roué de coups de pied avait une décoration de visage similaire, bien que moindre. Il s'était vautré sur le sol, et se tenait le visage et l'épaule. Il gémissait péniblement et exprimait une forte douleur. Il avait clairement eu son compte et on pouvait presque deviner qu'il n'avait pas encore récupéré de la valse de coups qu'il avait reçu. L'autre gamin, qui avait prit le sale coup, tenait fermement son œil, qui pleurait abondamment et était injecté de sang. Bonne nouvelle, il n'avait pas l'air crevé. En revanche, son propriétaire commença à pleurer. Dans le sens social cette fois-ci, démontrant une forte détresse, ainsi qu'une intense douleur. Celui qui s'est fait assommer au début du combat était allongé au sol, ne bougeait pas, respirait lentement, il n'était pas inconscient, mais c'était tout comme. Le petit chef, lui, essayait de se dégager de sa prise et grognait péniblement, en faisant des appels d'air pour reprendre un souffle qui ne venait pas.

Du coin de l’œil, elle perçut le jeune homme qui se faisait agresser à l'origine, dont elle avait quasiment oublié l'existence.

« Il te voulait quoi ?
- Je lui devais quinze balles, à celui que tu .. voilà. Et comme ça fais une semaine que je lui dois, il à ramené des types que je connais pas pour me faire chier. … Mais genre, j'crovais il allais juste me faire peur tu vois ? »

La douleur de ses propres blessures commençait à lui parvenir alors que son adrénaline se dissipait. Sa tête lui faisait terriblement mal. Malgré tout, elle garda sa contenance.

« C'est lui qui insistait ou c'est toi qui te défilait ?
- Ah nan clairement pas. Les quinze balles je les ais pas. Même maintenant. C'est parce que mes darons sont pires que des juifs et ils veulent même pas me filer de quoi finir le mois niveau bouffe .. »

C'était tout ce dont elle avait besoin. Elle se retourna vers l'homme qu'elle était en train d’étouffer. Il avait maintenant des larmes aux yeux et semblait véritablement en souffrance. Nicole relâcha une partie de sa prise pour lui permettre de reprendre son souffle en partie, de manière à ce qu'il ne tombe pas dans les pommes pendant l'interrogatoire.  

« C'est genre, parce que, je peux pas bouffer à la cantine, je mange pas de po- »

Le jeune homme qui parlait en arrière-plan se fit tout simplement couper la parole et ignorer, par Nicole qui commençait à interroger son coupable.

« Ça t'amuse de faire le rapace comme ça avec les gens ? »

Son prisonnier put reprendre assez de souffle pour pouvoir répondre.

« Ggnnn .. mais putain faut rembourser quoi merde ..
- Et genre ça te viens pas à l'idée que les gens on des problèmes, hein ?
- … Mais c'est normal de redonner ce que tu doit ..
- Si tu prête de l'argent au gens, c'est pour les aider à la base. Pas pour jouer l'intendant du quartier. De toute façon, c'est pas avec les poings qu'on règle les problèmes.
- Parle pour to-ggnnr .. »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, car Nicole jugea bon de le punir encore plus en l'étouffant de nouveau.

« Si jamais je te revois, toi et tes vauriens de potes, à faire chier .. à chercher les noises au gens .. Je te jure que je viendrais personnellement te foutre une raclée dont tu te rappellera toute ta putain de vie, okay ? »

Le jeune homme ne fut pas en mesure de lui répondre quoi que ce soit en l'état actuel.

« C'est compris ? »

Dit elle en haussant la voix plus que nécessaire. Ce à quoi il ne put lui répondre que par un faible acquiescement. Nicole relâcha ensuite sa prise pour lui permettre de regagner son souffle après s'être allongé complètement sur le sol tandis que Nicole se relevait. Pendant ce temps, celui qui avait prit un coup dans l’œil s'était mit à sangloter à chaudes larmes. Celui juste à côté de lui s'était assis par terre, se couvrant toujours le visage. Le dernier avait finalement repris ses esprits et avait relevé la tête pour comprendre ce qui se passe. Ils avaient perdu.

La « victime » s'était éloignée d'une bonne distance entre temps. Nicole se dirigea vers lui. Il tenta de se défaire de sa présence, mais elle parvint tout de même à l'aborder.

« .. Ça va ? » Dit elle d'un ton très doux et chaleureux, comme si elle voulait le rassurer après un sale quart-d'heure.
« Oui, ça va, merci. » Dit il d'un ton très sec avant de se retourner et de s'en aller le plus rapidement possible.

Nicole souriait. Des gens ingrats, comme ça, elle en avait rencontré un paquet. Mais elle avait appris à ne pas leur en tenir rigueur. Elle savait juste que, au fond, il la remerciait. En vérité, elle avait juste rendue la soirée plus compliquée pour tout le monde. La sale tête qu'elle avait n'avait pas aidé à mettre la victime en confiance non plus.

Le héros avait frappé. Et elle se moquait de savoir si elle avait correctement agi, et elle se fichait de savoir si elle avait fait plus de mal que de bien. Elle avait agi, et pour elle, et tant d'autres personnes, le fait d'agir était déjà un effort considérable, en soit. Tant bien même elle aurait tort en tout point.

Après cela, elle s'était éclipsée le plus rapidement possible dans le bois voisin, dans une petite clairière qu'elle connaissait. Et pour cause, c'était là qu'Amy et elle s’entraînait au combat. Elle épongeait le sang qui coulait de son visage avec un petit mouchoir en papier qu'elle avait sur elle, et grognait péniblement à cause de la douleur qui était revenue en pleine puissance maintenant qu'elle était au calme. Tous ses membres étaient en compote, également, et elle se sentait terriblement fatiguée physiquement.

Pourtant, elle était totalement alerte. Si jamais elle avait voulu dormir sur place, ce qui aurait été parfaitement possible en temps normal, elle n'aurait pas pu, malgré sa fatigue. L'herbe ici était particulièrement confortable pour s'assoupir, mais pas quand l'entièreté de votre corps est tendu à ce point.

Elle se sentait épiée, observée. Elle savait que c'était plus qu'une simple impression, comme ses expériences passées lui avaient prouvées. Pourtant, son « sixième sens » ne lui permet que de percevoir les objets qui s'éloignent ou se dirigent vers elle. Ça avait même été prouvé par le staff de l'école dans les classes de maîtrise du pouvoir quand ils cherchaient à en savoir plus sur elle. Scientifiquement et magiquement parlant, elle n'avait aucune raison de prendre au sérieux un tel avertissement de son esprit. Pourtant, elle était convaincue que c'était bien réel.

Un bruit dans les herbes la fit sursauter. Deux personnes se tenaient là, à l'orée de la clairière. Comment n'avait-elle pas pu les sentir ? On aurait dit un couple. En vérité, il s'agissait sûrement d'un couple. Ils la regardaient avec effroi. Ou plutôt avec inquiétude.

« Mais bon sang, qu'est ce qui t'es arrivée ? »

Nicole reprit son calme petit à petit. Au final, elle avait bien eu raison, c'étaient sans doute ces deux-là qui « l'observaient » depuis un moment. Elle se sentait rassurée.

« Je me suis battue.
- Avec qui ? Qu'est-ce qu'ils te voulaient ?
- J'ai pris la défense d'un jeune qui se faisait harceler.
- .. Mais ne reste pas là, alors. Il faut te soigner. Tu es une jeune de Primsvers, c'est ça ? »

C'était des habitants de la ville, sans aucun doutes. Nicole se joignit à eux, et ils purent la raccompagner à l'école. La raison pour laquelle le couple en question s'était aventuré dans la forêt si tard lui échappait.

Une fois de retour à Primsvers, elle apprit sur place qu'ils s'agissaient en vérité d'étudiants de plus de dix-huit ans. Et après toute une histoire avec les infirmières scolaire qui passèrent la soirée à l'inonder de questions, elle put enfin rentrer chez elle pour se reposer, et laisser cette soirée dans le passé une bonne fois pour toute.

-*-*-

Un homme de loi doit constamment remettre son jugement en question pour rechercher la vérité et la justice. Nicole, elle, se fiche de ça. Pour elle, la morale est très simple : ne pas faire de mal aux innocents. Ceux qui ne comprennent pas ou ne suivent pas ça sont les méchants, et les méchants, faut les corriger. Les gentils, faut les aider, et les protéger.

Nicole n'est pas dénuée de bon sens, ni d'intelligence. Elle n'est juste jamais mise dans des situations ou elle doit se creuser le crâne plus que ça. Et à force, elle finit par avoir une vision simple, mais efficace des choses. Et cela, jusqu'à ce qu'elle tombe sur une situation qui la dépasse. Comme je l'expliquais plus tôt avec les gamins qui joue à la bagarre, elle tend à éviter ce genre de situation ou elle considère qu'il n'y a pas de réel crime. Ou alors qu'elle ne connaît juste pas assez le fond de l'affaire pour pouvoir intervenir correctement.

C'est pour ça qu'elle se concentre sur le flagrant délit pour sauver la veuve et l'orphelin. Bien évidemment, si elle en trouve, ce qui est rare. Pour le coup, elle a eu de la chance, sur cette fois.

Ce que tout bon homme de loi doit savoir, c'est qu'un criminel retourne souvent sur les lieux de son crime. Nicole s'est toujours demandée pourquoi, pour elle, il faut être stupide pour faire une chose pareille. Qu'en sait-elle ? Elle n'a jamais été une criminelle, mais toutefois, elle à un bon point. C'est plutôt stupide de faire ça. Pourtant, ça n’empêche pas Nicole de revenir mener l’enquête sur les lieux du crime. Elle le fait par symbolique, et aussi « parce qu'on sait jamais ». Et par « Mener l’enquête », elle entend venir se détendre sur les bords du lac comme tout le monde. Ha, quelle est maline, cette petite Nicole. Servir la justice et se faire plaisir en même temps ? Il faut être génial pour en arriver là. Du moins, c'est ce qu'elle pensait.

Après avoir fait plusieurs fois le tour du lac en environ une demi-heure, elle s'assoit dans l'herbe et se met à admirer le paysage. C'était un soir crépusculaire, et le coucher de soleil inonde les cimes d'arbres et le reflet de l'eau de sa lumière chaude. Tandis que la nuit installe sa pénombre bleu clair du côté opposé, grâce à la lumière de la lune, encore dans son premier croissant. En d'autres termes, un paysage absolument magnifique, en somme, pour les gens qui savent l'apprécier. Nicole, elle, prend la chose de manière beaucoup moins précieuse, mais tout de même de la bonne manière : comme un beau paysage à regarder.
Une fois confortablement installée, elle pose son sac et sort son délicieux casse-croûte préparé par Amy quelques heures plus tôt. Tout pour passer une agréable soirée en se reposant sur ses acquis. Mais ..

Ses sens se manifestaient de plus en plus. Lui indiquant quelque chose qu'elle avait remarqué depuis un petit moment, mais ignorant volontairement en ce disant que ce n'était rien. Son sixième sens lui indiquait qu'un grand objet allongé verticalement s'approchait d'elle lentement, pas à pas. Son ouïe entendait ces mêmes pas, sur un rythme régulier, et le coin de son œil ne peut s’empêcher de lui pointer la présence de cette silhouette qui s'approche. Mais maintenant, elle savait que ce n'était pas un passant, mais bien quelqu'un qui allait l'aborder. Chouette, non ? Ça serait sans doute quelqu'un de gentil. Dans tous les cas il serait utopique, pour sûr. Qui pourrait bien venir l'aborder, en cette soirée crépusculaire ?

Une femme. Plutôt jolie, d'ailleurs. Cheveux roses, sans doute une teinture. Et .. avec un serre-tête avec des petites cornes rouges dessus, comme on en trouve dans les foires ou les magasins fantaisistes. Nicole lui envoie son sourire classique, mais sincère, afin de l’accueillir comme il se doit. En échange, elle est neutre. Calme, mais froide. Peut-être même presque solennelle, comme si un océan de pensées poétique et philosophiques l'envahissait. Nicole sentait une tension étrange, et ça seule manière de l’interpréter était « Elle va balançait un truc super classe, à mon avis ! ».

« Salut, madame la super héros. »

« Elle me connaît ! » Pensa-t-elle. Nicole était tout excitée à l'idée que ça pouvait être une fan. Bien qu'elle n'ait jamais eu de fan de sa vie, pour tout un tas de bonnes raisons. En vérité, ça allait sans doute être un de ses détracteurs, mais elle ignorait ce pronostic complètement et se concentrait sur les possibilités positives.

Mais elle sortit cette cravate de sa poche. Noire. Une cravate Puma. Pendant un instant, Nicole fut remplie de confusion. Cette confusion dura plusieurs secondes, précisément le temps que le silence durait, assommant en plus de cette confusion la charge d'un malaise supplémentaire. Son sourire s’effaçait lentement, sans qu'elle s'en rende compte. Son cerveau essayait d'analyser, pendant ces brèves secondes, pourquoi pouvait-elle bien lui montrer ceci. Pleins de justifications lui arrivait en tête, comme le fait que c'était peut-être une personne qui venait lui annoncer qu'elle était devenu Puma, par exemple. Mais c'est impossible que la personne en question engage la conversation sur un tel sujet, car les deux personnes ne se connaissaient manifestement pas. Et tout les autres scénarios similaire qui lui passaient par la tête aussi. Il ne lui restait que deux options, soit c'était une fan, ce qui semble être de moins en moins probable au fur et à mesure que le malaise s'installe, soit elle venait rendre la cravate que cet élève avait déclaré au objets perdu quelques jours plus tôt. Tiens ! Ça pouvait bien être ça, en fait. Mais attend ..

Pourquoi elle ?

Le silence s'arrêta sur cette simple pensée, en même temps que la confusion immense qu'elle ressentait. Empêchant ainsi tout raisonnement d’interprétation supplémentaire de pouvoir continuer dans son esprit.

En vérité, c'était beaucoup plus simple qu'elle ne le pensait.

« Je suis la vilaine. »

Le sourire de Nicole s'était tout bonnement volatilisé. D'ailleurs, elle se rendit compte qu'elle dévisageait sans doute complètement son interlocuteur. Elle devait avoir mal compris, ou alors la chose était plus subtile que ça, ou alors elle était stupide, ou alors elle avait très bien compris, en fait.

Face à la tension qui s'intensifiait, sa première réponse fut de briser la mine perplexe qu'elle avait avec un rire nerveux involontaire.

« Ahah .. Euhh .. Pardon .. ? .. Excuse moi, mais qu'est ce que tu veux dire par là .. ? »

Elle plongea son regard dans les yeux de son interlocuteur. Ce n'était pas qu'un visage neutre. Ce n'était pas qu'un tempérament calme et froid. C'était bien plus. C'était une sorte de défi. Avec la réputation qu'elle a .. Une telle manière de l'approcher ..

Et si, au final, elle avait très bien compris ?

Elle posa toutes ses affaires dans son sac, le referma, le poussa sur le côté tout en se remettant debout. Elle se mit face à elle, avec une bonne distance de sécurité d'environs deux mètres. Elle lui renvoyait le même regard intense, et la même tension que cette jeune femme lui envoyait en premier lieu.

Depuis le moment où elle avait perçu sa présence jusqu'à cet instant précis. Depuis son premier regard jusqu'au reflet de son âme qu'elle réfléchissait maintenant. Depuis ses premières paroles jusqu'à son dernier silence .. Nicole avait senti qu'il y avait plus. Plus qu'une simple personne venue lui dire coucou, en cette soirée crépusculaire. Tout comme ce coucher de soleil a plus qu'un simple coucher de soleil. Tout comme un criminel a plus de raisons de faire ce qu'il fait qu'elle ne le pense. Tout comme la justice a plus en elle que sa vision simpliste de la morale. Elle était là pour quelque chose, quelque chose de plus. Quoi donc de plus ? De plus de tout. De plus en toute chose.

C'était le début d'une grande conversation. Mais comme toutes les grandes choses, cette conversation allait avoir un début très simple.

« .. Où a tu trouvé cette cravate .. ? »



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Phase parle en Vert Émeraude ( #009E00 )
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MessageSujet: Re: villain & hero - nicole   villain & hero - nicole 1400359500-clockSam 23 Juin 2018 - 22:08
villain & hero
Je suis la vilaine, et tu es le héros.
Nous sommes destinées à nous affronter, à nous haïr. Nous sommes destinées à opposer nos idéaux sans jamais douter, à ne jamais ployer devant nos propres doutes et ceux que l'autre viendra instaurer. Tu es l'héroïne et tu existes pour satisfaire mon intérêt, ajouter un peu de poquant à ce tableau monochrome. Tu es un de ces embryons qui deviendront des éléments marquants de l'existence parfaite que je cherche à dessiner. Tu es parfaite, Nicole, parfaite en ton genre, dans ta façon d'agir, dans ces valeurs immatures et irréfléchies qui ne semblent pas faire l'objet de la moindre gêne. Tu agis avec fermeté, tu agis avec conviction comme les héros de l'enfance dont l'existence semble, avec l'âge, se diluer dans le cruel réalisme d'un monde où le bien et le mal ne sont pas que deux notions opposées. Ce monde est gris, mélange ces deux factions qui créait tant de personnalités différentes qu'un jugement personnel en devenait impossible.

Qu'était vraiment le bien, Nicole ?
Qui incarnais-tu, si ce n'est un ange vengeur tout aussi sanglant que eux qu'il combattait ? Je suis certaine que tu n'allais pas aussi loin, Nicole. Je le voyais à ton visage innocent, à tes blessures qui faisaient presque la fierté de ton corps d'héroïne.

Je le voyais à tes réactions, à ces sourires au terme de tes interventions, comme incapable de réaliser le mal que tu faisais. Si un héros devait juger, Nicole, tu serais certainement la première à tomber. Si tu devrais frapper, aujourd'hui même, tu serais la victime de ta propre volonté.
Qu'était vraiment le bien, Nicole ?
Je n'avais pas plus la réponse que toi, et à ta différence, je ne me complaisais pas dans une réponse enfantine qui faisait ma propre satisfaction. Je n'étais pas comme toi, et j'étais bien pire que je n'aurais moi-même plus l'espérer en une autre vie.

Qu'était vraiment le mal, Nicole ?
Je n'étais pas vraiment la vilaine, pas au regard de mes propres pensées. J'étais désintéressée de ce que représentaient ces notions et le destin de ce monde, ne cherchant que mon propre profit et la liberté d'un esprit que je ne pouvais satisfaire.

Je n'étais pas attirée par le mal mais par le mystère qu'il renvoyait, par la haine de l'ennui quotidien que renvoyait une paix durable. Ce monde est trop petit pour moi, les gens trop transparents dans cette superficialité que leur envie désir de paix m'inspirait. Le mal m'attirait parce qu'il était unique, différent à sa façon, parce qu'il m'apportait cette satisfaction unique, cet écho à mes désirs qui m'étaient toujours inconnus.
Qu'était vraiment le mal, Nicole ?
Je n'avais pas plus la réponse que toi, que personne ne pouvait prétendre la voir - tout comme nul n'avait jamais prétendu pouvoir me comprendre. Personne ne le pourrait jamais, tout comme personne ne pourrait me satisfaire indéfiniment, réduisant chacun, tout comme Nicole, au stade d'un jouet consommable qui atteindrait un jour sa date d'expiration.

Je peux voir, je peux comprendre comme nous sommes différentes. Je peux ressentir ta colère tout comme mon amusement doit flotter dans l'air comme l'évidence de nos émotions opposées. Nous sommes différentes, et le destin nous a réunis, un destin contrôlé par mes actions que la recherche d'amusement me force à provoquer. Pouvais-tu comprendre mes intentions de la même façon dont je comprenais les tiennes ? Si tordue que me paraisse être ta logique, je pouvais essayer de le faire. Si hypocrites qu'étaient tes poings dit sauveurs, je pouvais saisir ce qui t'amenait à cette conclusion bancale, mais si humaine.
Et toi Nicole, peux-tu lire dans mon esprit ?
Peux-tu lire dans ces pensées nocives, dans cet objectif chaotique ?
Nous sommes différentes, aussi dans nos façons d'être - et je cherche les réponses là où tu te contentes de celle que tu as toujours suivi. Quelque part, ça ne change rien, car nous agissons sans raison ; quelque part, je suis toute aussi hypocrite puisque le mal me convient sans pour autant se justifier.

- Si je te dis que je l'ai simplement volée, tu me crois ?

Je voulais provoquer le doute, un scepticisme agaçant qui mènerait à la violence dont elle était si injustement capable de faire preuve. Je te connais Nicole, assez pour jouer avec tes limites, pour chercher à provoquer la faute et l'effondrement de tes pensées.
Tu n'attaquerais pas des enfants qui jouent entre eux, n'est-ce pas ?
Et si le monde lui-même n'était qu'une gigantesque terrain de jeu, pourrais-tu brandir tes poings avec la même conviction que celui qui désire sincèrement le mal ?
Je veux te voir douter, je veux voir tes yeux souffrir avec ces mêmes questions que les miens, jusqu'à ce que cette agonie devienne le plus grand plaisir de l'existence. Je veux transformer l'esprit le plus pur en une montagne de doutes pour m'assurer de cette cruelle certitude, celle qu'en ce monde, rien n'est infini.

- Fais ton choix, madame la super héros. Tu pourrais attaquer un innocent ou laisser filer un coupable, selon ta décision. Mais, quel que soit ton choix, je ne te laisserai pas agir librement.


robb stark

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