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 remizazero || ALESSIA

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MessageSujet: remizazero || ALESSIA   remizazero || ALESSIA 1400359500-clockLun 22 Sep 2014 - 15:27
C’est lorsque mes saphirs emplis de surprise croisèrent ses iris teintés d’émeraude que tous mes sentiments depuis notre dernière rencontre remontèrent à la surface.

La journée était parfaite comme beaucoup d’autres depuis l’opération des chambres. Les choses allaient mieux. Ma vie allait mieux. J’avais pris le temps de m’expliquer avec Hannah, et bien d’autres proches, réparant les erreurs que j’avais pu commettre en rejoignant le mouvement de RED. C’était indéniable, j’étais sur une voie montante, et tout allait dans le bon sens : j’avais beau avoir, avec toute l’armée rebelle, coupé une bonne partie de l’eau des chambres de nos compatriotes élèves, il aurait été difficile d’aller mieux. J’avais oublié ma bête noire, tourné le dos à ma colère, à toutes les autres bêtises que j’avais pu faire sous le joug de mon immaturité et de mon impulsivité.

Aujourd’hui, j’avais songé à un entretien avec Ruthel pour rétablir l’eau et l’électricité dans ma chambre en échange de services bénévoles, mais j’ai songé que ça passerait plutôt mal après l’action que nous avions mené à l’encontre de son école, la semaine précédente. Décidé à remplacer Heath sur tous les points, j’étais allé à toutes les longues heures de colle que l’administration nous avait bien généreusement offert (si seulement il pouvait en être de même avec les cours) et, bien entendu, ça avait été d’un ennui sans précédent. Si ces heures n’avaient pas fait office de motivation pour me permettre de rattraper les cours sur lesquels j’étais à la bourre, j’aurai certainement pu m’endormir à plusieurs reprises.

Le plus amusant dans ces longues heures, ce fut le moment où Mr O’Connor, le surveillant qui me… surveillait pendant cette interminable punition, s’assit avec classe -la plupart des choses qu’il fait sont avec classe, même quelque chose d’aussi banal que vous rappeler à l’ordre- sur son siège de pion. Dit comme ça, ça peut vous sembler bizarre, mais vous devez savoir à propos du coussin péteur que j’avais glissé sur son siège. Alors, je suis désolé, mais si rire pour ça relève de l’immaturité, alors je suis un véritable gosse. Si vous aviez vu sa tête dépitée, vous auriez sans aucun doute eu le même fou-rire que moi - la punition que j’écopais pour cet acte criminel, en revanche, était bien moins amusante. Ce type fait vraiment flipper.

Là où l’administration n’avait pas été vache, c’est que ces heures de colle étaient répartis, me permettant de souffler l’après-midi. J’avais rapidement mangé au réfectoire, un peu grognon de constater que les réparations avaient filé un peu trop vite -comprenez, c’était moi qui m’était occupée de cet endroit-, et de surcroît, que la décoration s’en trouvait même améliorée. Grosse blague. Tant mieux pour eux, mais cette constatation m’a coupé l’appétit, tant et si bien que j’avais passé mon repas au Jimmy. J’avais parlé avec Sarah, sans trop la déranger dans son travail, et suite à ça, décidé de passer le reste de la journée en ville pour m’occuper.

Inutile de me demander pourquoi j’ai choisi le planétarium, je serai incapable de vous répondre. J’ai passé trois heures à réfléchir à où j’irai et, quand mes pas m’avaient guidé vers ce bâtiment qui avait toujours brillé d’une inintéressance sans nom, j’avais décidé d’y entrer. L’endroit était grand, surprenant, et il fallait l’avouer, sacrément bien foutu. Ce genre d’institutions étaient loin d’être faites pour moi, mais ça donnait envie d’y rester, ça c’était sûr. Je fis quelques pas à l’intérieur, rejoignant un groupe de touristes guidés, qui bifurquait dans une petite allée.

C’est à ce moment que je l’ai croisée, en manquant de lui écrabouiller l’épaule en tentant de passer dans cet étroit couleur en même temps qu’elle. Je n’avais pas vu Alessia depuis des semaines, peut-être davantage, et rien de plus normal : je m’étais largement arrangé pour. Suite à cette rupture brutale, j’avais disparu de la circulation pendant deux semaines, et de la sienne pour un long moment. Peut-être trop lâche, trop coupable pour la voir. Il serait inhumain de ne pas m’en vouloir, c’est bien ce qui me faisait peur. D’autant que, maintenant plus que jamais, j’en étais certain : mes sentiments n’étaient plus. Ecrabouillés par toute cette haine et cette anxiété que je cuisinais depuis quelques mois.

« …Je. Ouais, vas-y, passe. »

La moindre des choses. Je m’écarte, rentre à sa suite dans le couloir et observe les alentours. Je suis une fois de plus surpris par l’intérieur, prends quelques instants pour en profiter. J’ai décidé de ne plus me presser. Mon regard vrille sur elle, je me fonds en un sourire, l’air de rire que la situation est parfaitement normale. Sortant ma cravate bleue de ma poche et la trifouillant entre mes doigts, l’objet semblait justifier ma présence ici. Pourtant, c’était la cravate rouge qui était fièrement portée autour de mon cou. Les joies des heures de colle le samedi.

« Un devoir en… astrologie. Aller ici m’aiderait, on m’a dit, et… j’aimerais rester premier dans au moins une matière. »

…Matière qui n’existe pas et dans laquelle je douillerai tout autant que les autres si c’était le cas. Ma main vient frotter l’arrière de mon crâne, puis mon regard se posa sur elle. Et à cet instant, dans une incroyable réflexion masculine, mon cerveau décidait d’arrêter de s’encombrer de gestes de malaise. Pourquoi se faire chier ? Y’en avait assez, de faire des efforts superficiels. Ils n’avaient qu’à accepter les choses ainsi, ou arrêter de me faire chier. Parfaitement.

« Et toi, ça va ? Je t’ai pas vue depuis la Jim’s. Tu fais pas la une de Shu, contrairement à moi, du coup j’sais pas trop. »
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MessageSujet: Re: remizazero || ALESSIA   remizazero || ALESSIA 1400359500-clockSam 27 Sep 2014 - 11:20

Mes semelles claquaient contre la surface du béton craquelé bordant la route, me guidant pas à pas vers cet endroit bondé de toutes sortes d'installations d'astres & de constellations toutes plus étonnantes les unes que les autres. Entre les ateliers, les énormes maquettes représentant notre système solaire par exemple, ou encore les prestations faites dans les théâtres, je n'ai jamais trouvé le temps de m'y ennuyer. J'ai toujours trouvé ça génial, le planétarium - cependant ça n'a jamais été quelque chose que j'ai voulu laisser entendre. Car malgré ce qu'on pourrait croire, je m'y trouve souvent, voire même très souvent. Une habitude que j'ai prise, depuis que je suis toute petite. Ma mère m'y emmenait lorsque ma bonne humeur n'était pas de la partie, et on y restait pendant des heures et des heures ; elle me racontait toutes sortes d'histoires sur telle ou telle constellation - des histoires à dormir debout. Je dois avouer qu'au début, ma seule envie était de trouver un moyen pour la faire taire question qu'elle me foute un peu la paix. Mais ensuite, malgré moi, j'ai commencé à y prendre goût, et sa passion est vite devenue mienne.

Et c'est grâce à cette affection que je ressens pour l'astronomie que je m'apprêtais à franchir le seuil de la porte du planétarium - mais il faut dire que l'ennui mortel que j'éprouvais quelques minutes plus tôt dans la cabane y avait aussi contribué. Généralement, j'arrive assez bien à me tenir occupée, mais là... c'était le néant. J'ai passé toutes les chaînes de télévision une à une sans trouver ne serait-ce qu'une seule émission qui puisse m'intéresser, et ensuite... ne sachant que faire de ma vie j'ai. j'ai fait le ménage.

Et pour tout vous dire, je crois que je vais me mettre à le faire bien plus souvent. J'ai retrouvé une tonne de trucs que j'ai cru avoir perdu à tout jamais. Comme par exemple, mes bande-dessinées de Captain America ou encore l'assiette que j'avais recouverte de billets de 10$, les collant soigneusement un à un avec de la super glue - bricolage que j'avais d'ailleurs fait durant une journée où je m'emmerdais royalement comme celle-ci, quand je vous disais que je m'occupais comme je le pouvais...

Une fois à l'intérieur, je passais d'une installation à une autre à la manière d'une abeille qui butine de fleur en fleur, jusqu'à, en voulant pénétrer dans une allée, me retrouver nez à nez avec la dernière personne que j'aurais pu imaginer croiser ici.
Malaise, de toute évidence, puisque la dernière fois que j'avais vu Gautier, on s'était disputés et... la fois d'avant il m'avait quittée. Je déteste ce genre de situation - après-tout, qui aime ça ? Je ne savais pas comment réagir ni même quoi lui répondre. Il venait de me céder le passage et au lieu de lui sourire en le remerciant -ce que n'importe quelle personne normale aurait fait à ma place- je me suis contentée de le fixer, complètement immobile. Ce n'est qu'après une bonne trentaine de secondes que je me suis décidée à avancer, en jouant nerveusement avec mes cheveux. ...t'as grandis. Oui, c'est tout ce que je trouve à dire.
Mais ça saute aux yeux quand même. Il y a à peine quelques semaines de cela il était aussi petit que moi, et le voilà maintenant qui me dépasse d'au moins une tête. Toujours sympa de se sentir aussi minuscule.

- Et, toi, qu'est-ce que tu...
- Un devoir en… astrologie. Aller ici m’aiderait, on m’a dit, et… j’aimerais rester premier dans au moins une matière.

Que le Ciel soit loué. Il venait de me trouver une excuse pour justifier ma présence ici. ...o-ouais bien sûr voilà ! Moi aussi... haha ...ha. Comme si on en avait quelque chose à faire de l'astrologie, hein ? ...n'est-ce pas ? Je me suis mise à me mordiller la lèvre inférieure, en évitant de croiser son regard. Mes mains se glissèrent dans les poches de mes pantalons avant que je ne prenne une grande inspiration. Ce que je trouve le plus bizarre dans cette histoire est que je sois plus mal à l'aise par rapport à l'idée que l'on m'ait vue ici, plutôt qu'au fait de revoir Gautier après autant de temps. Et il est sur quoi, le devoir, déjà... ? Si au moins je savais mentir, et si au moins je savais faire semblant de rire pour de me donner un air détendu, ça me sauverait de cet embarras et de tellement d'autres situations. Mais... deux secondes;  depuis quand est-ce qu'on a un cours d'astrologie au programme ? bwah, j'ai dû dormir.  

- Et toi, ça va ? Je t’ai pas vue depuis la Jim’s. Tu fais pas la une de Shu, contrairement à moi, du coup j’sais pas trop.

J'éprouvais un immense soulagement face à ce changement de sujet, sachant qu'à partir de là je n'aurais sûrement plus aucune raison qui me pousserait à inventer de nouveaux mensonges. Je me sentais plus confortable. Très bien. J'esquisse un sourire. Hormis la dispute que j'ai eu avec Artus dernièrement, tout allait comme sur des roulettes. Par contre, je ne lis pas vraiment ce qu'écrit Shu, donc je te renvoie la question. Ça doit être à cause de ça que je ne suis jamais au courant de ce qui se trame dans ce pensionnat. À cause de ce désintérêt que je porte à presque tout ce qui est autour de moi, & surtout tout ce qui s'y passe. On me l'a souvent reproché mais je suis tout simplement incapable d'y changer quoi que ce soit. Ça ne veut cependant pas pour autant dire que je me fiche de comment il pourrait aller, bien au contraire. La dernière fois que l'on s'est vu, il était dans une mauvaise période. J'aurais d'ailleurs aimé pouvoir avoir été là pour lui, mais le destin n'a pas semblé être de cet avis, puisque l'on ne s'est plus reparlés depuis.

Tu sais... hum. On allait quand même pas rester plantés là à se regarder en attendant qu'un lourd silence prenne place pour nous rendre encore plus mal à l'aise que l'on ne l'est déjà - ou du moins pour ma part. Dans quelques minutes ils comptent faire une projection* dans leur théâtre. C'est d'ailleurs là que je comptais aller tout juste avant de lui foncer dedans. Si ça te dit, on pourrait y aller ensemble. Un sourire se dessinait sur mon visage. ...ça pourrait nous être utile pour le travail, je pense.

*hrp ; par projection, j'parle de ca
remizazero
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MessageSujet: Re: remizazero || ALESSIA   remizazero || ALESSIA 1400359500-clockLun 29 Sep 2014 - 15:36
Haussement d’épaule. C’est vrai, j’avais grandi, même si c’était loin d’être ce qui me préoccupait à l’heure actuelle. D’ordinaire, c’est ce que j’avais toujours espéré, dans l’intérêt du basket, mais je n’en avais pas fait depuis quelques temps. Ruthel m’avait prit ma position de dirigeant du club, et plus encore, privé de toute activité de club - j’avais beau aimer toujours autant le sport, je n’en étais pas moins dégoûté. J’étais obligé d’y aller aux heures de repas, parfois la nuit ou sur les heures de cours - je faisais tout ce que je pouvais pour en profiter, mais jouer dans l’illégalité n’était pas quelque chose qui me plaisait.

Intériorisant mentalement le sentiment de satisfaction qui m’emparait lorsqu’elle fit sa constatation, je la coupais dans son élan avec une fausse excuse, prétextant vouloir travailler (et ça, déjà, c’était assez comique) pour une matière qui n’existait pas. Peut-être bien que je prenais les E pour des cons, parfois - le buveur de thé n’avait pas tort sur ce point. Comment pouvait-il en être autrement après cinq ans passés dans une classe pour sûrement moins d’un quota d’un cours par semaine ? Les professeurs qui montraient encore de l’intérêt pour les rouges se comptaient sur les doigts de la main - et la plupart des têtes pensantes, par impatience, avaient grimpé dans les classes supérieurs.

Oui, vous pouvez penser que je m’inclus là-dedans. Ce n’est pas le cas. Quand on trouve une excuse aussi merdique plutôt que d’assumer d’être ici pour s’emmerder, c’est qu’on est pas fait pour les choses intellectuelles. Mon regard se plante dans le sien mais elle l’évite, calquant ma pathétique excuse dans un bégaiement peu convaincant. Si moi-même je n’étais pas venu sous le joug d’une fausse excuse, je l’aurai cramé immédiatement.

« Et il est sur quoi, le devoir, déjà... ?
- Jo’ a gardé les sujets. On bosse à 3, c’est genre un exposé. »

Je m’améliore. Je coule mon regard sur son corps, cherche une remarque pertinente à faire, un changement, quelque chose à dire, mais rien de spécifique. Soit elle n’a pas du tout changé, soit mon sens de l’observation est d’une nullité sans précédent - et les deux options ne me surprendraient pas. Ma langue glisse sur mes lèvres dans un geste de nervosité, je lui laisse le temps de répondre à ma dernière remarque, tente d’agir avec nonchalance. J’ai beau vouloir m’en foutre, c’est loin d’être facile - sans compter cette culpabilité qui m’oblige à agir avec un minimum de précaution. Pas que je ne veuille pas lui parler, mais je doute qu’elle apprécie que j’adopte le même comportement « on oublie tout et on s’amuse » qu’avec les autres.

Mes épaules se détendent lorsqu’elle se fond en un sourire, mon regard trouve à nouveau le sien. Directe et anas détour, elle me fait part de son ignorance - ne pas lire Shu, certaines personnes font ça ? C’est bien son genre pourtant. Se foutre du monde, ne pas se sentir concerné - dans un sens, elle est chanceuse de pouvoir se sentir comme ça. Je me suis bien trop impliqué dans RED pour me détourner de cette bataille, et, même si ça n’avait pas été le cas, j’ai envie d’aider les E. Je m’humecte les lèvres, porte mon regard sur le plafond durant quelques instants. Oh et puis, de toute façon, elle finira par le savoir.

« Un peu plus tard dans la fête j’ai manqué d’en flanquer une à une A. J’ai défoncé le réfectoire, la gueule du président de RTP, j’ai coupé les fonctions d’alimentation de quelques bungalows et aujourd’hui je suis là, décidé à m’amuser et laisser tomber RED pendant un moment. Même toutes ces conneries, en fait. Mon don m’emmerde plus trop, c’est l’éclate. »

Sourire, et ça semble presque trop beau. Trop idéal. Parce qu’aujourd’hui, je ne me vois pas retourner à la situation initiale, à cette époque où, quelques semaines plus tôt, nous sortions ensemble. C’était une longue amitié, des délires en tout genre qui avait dérapé, le croisement de deux esprits presque similaires - mais bien que je commence à me rapprocher de nouveau de cette époque, renouer le même lien était impossible. Un fil brisé et renoué n’a plus jamais la même longueur qu’il a pu avoir auparavant.

« Je regrette d’avoir gâché tout ça. J’ai été un abruti doublé d’un lâche et quand je ne faisais pas de conneries, je passais le reste de mon temps à y trouver des excuses. J’aimerais éviter de refaire du mal autant que possible, alors je vais être franc. J’aimerais qu’on puisse redevenir amis. »

Envie de me coller une baffe intérieure tant cette demande est égoïste. Mais je me détourne, me dirige déjà vers la salle de projection, faisant face à une salle à moitié rempli. Un regard complice pour lui indiquer de belles places libres - je file à travers la salle, m’affale presque sur un siège d’où la projection a un très bel angle. Mon regard croise le sien, s’y perds pendant quelques instants. C’est ton choix de venir ou non, Alessia. J’ai déjà fait trop de mal pour pouvoir me permettre d’en décider.
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