Familles à l'honneur
Prédéfinis forum
Prismver
Course des maisons
Hamamelis
Dracunculus
Vinca
Mini News
23.12 Horoscope magique disponible ici
RP libres
Ajouter mon RP - Pas de RP en cours

Partagez
 

 Eye to eye, so alive | JOHNNY

Aller en bas 
Anonymous
InvitéInvité
MessageSujet: Eye to eye, so alive | JOHNNY   Eye to eye, so alive | JOHNNY 1400359500-clockMar 11 Nov 2014 - 22:27
When you hold me, I’m alive


Pourquoi t'es debout Clove ? Pourquoi t'es pas couchée ? Pourquoi t'es là, à errer dans les couloirs alors que la nuit touche à sa fin ? Vent dans les mollets, elle n'a pas fermé l’œil de la nuit. Préférant la déambulation solitaire qui lui était accordée, silence et souvenirs. Incapable de dormir dans sa chambre saccagée, incapable d'aller trouver Andro pour lui demander de l'aide. Y avait des jours comme ça où Clove étouffait, cette impression constante de vivre dans la fausseté, de mentir au reste du monde sur ce qu'elle était. Ptêtre que c'était parce qu'on approchait de la fin ? Du dénouement ? Mais ça, Clove ne le savait pas. Comment pourrait-elle ? Alors à la place elle avait passé la nuit sur le balcon, à enchaîner clope sur clope, armure couvrant son corps, la protégeant du froid. Clove en avait marre. Marre de tout. Son frère lui manquait atrocement, ces moments irremplaçables lorsqu'il la prenait contre elle pour la rassurer. Marre de la tournure que prenait les événements, la disparition de RED lui laissait un goût amère dans la bouche et les idées véhiculées par Artus et Orwenn lui donnait envie de rire. De vomir. Elle n'avait plus sa place nulle part. Ca lui faisait regretter de s'être impliquée dans des choses qui la dépassait.
Un pas, deux pas. Le manque de sommeil l'agresse en plein dans la poitrine lorsqu'elle longe les couloirs. A contre courant, elle est là, emmitouflée dans un pull volé à Andromède, jambes nues couvertes de cicatrices roses. La guérison s'opérait doucement.
Oh, bien sur Clove pouvait regretter son ouverture au reste du monde, d'avoir abaissé ses frontières pour permettre aux gens de l'approcher. Mais au final, elle n'aurait jamais rencontré personne. Elle serait restée accrochée à Charles comme depuis toujours, marchant dans les pas de son grand frère, étouffant dans son inutilité.
On la regarde, on la dévisage, comme s'ils n'avaient jamais vu Clove, le déchet des E, la loque trop violente. Elle aller en cours ? Pour quoi faire ? Elle préférait partir en voyage, cacher d'acide entre les lèvres et regarder le ciel s'inverser. Doucement elle ouvre la porte du bungalow. Pas le sien. Celui d'autres gens, qu'elle voit de loin, qu'elle ignore du mieux qu'elle peut. Et puis surtout son bungalow à lui. Sans un regard aux gens présents ou non dans la salle commune elle fonce jusqu'à sa porte et toc plusieurs fois, priant pour qu'il soit présent.

« Hey JohnJohn je rentre. »

Elle est comme ça Clove, intrusive, impolie, s'incrustant sans attendre qu'on lui dise oui. Un pas. Puis deux. Elle se vautre sur le lit de Johnny,  soupir libérateur, la douceur de la couette lui donne l'impression d'atteindre le nirvana.

« Putain. Mec. Ton lit me paraît presque baisable. C'est grave tu crois ? »


Rire rauque. Un peu désespéré. La destruction de sa chambre par le Punisher lui est restée en travers de la gorge. Et personne ne semblait se bouger bouger pour l'aider. Encore une de ses choses de merdes qui n'allait pas à Prismver.
Se redressant tant bien que mal, elle tire son pull jusqu'à ses pieds pour cacher ses jambes trop abîmées avant de chercher Johnny du regard. C'est étrange. Parfois elle se demandait comment elle en était arrivée là. Un A pour meilleur pote. Vraiment du foutage de gueule non ? Et pourtant, pourtant Clove ressentait un certain calme lorsqu'elle  l'avait sous les yeux. Comme si elle mettait sa douleur personnelle sur pause pour vivre un peu. Rigoler. Profiter.

« T'aurais pas une clope ? Ou autre chose ? J'ai tout fumé et pas vraiment l'argent pour retourner en acheter aujourd'hui. »


Ouai, tout mettre sur pause et oublier.
∆ RadioEuphoria for Prism
Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Eye to eye, so alive | JOHNNY   Eye to eye, so alive | JOHNNY 1400359500-clockMer 12 Nov 2014 - 12:46
Clove & John, Début novembre, Couleur: dimgrey.
Ca aurait dû être sept heure trente, ce fut finalement huit heures. John avait traîné au lit, et comme tous les matins, il avait fini par se lever et enchaîner directement avec sa musculation. Pompes, abdos, altères. Ca ne prenait pas beaucoup de temps et ça gardait en forme sa carrure et sa force impressionnantes, pour lui qui n’était pas très sportif. Ce n’est qu’après qu’il était sorti de sa chambre torse-nu, en jogging,  pour se préparer deux biscottes au beurre et un café noir au milieu d’Etienne et Sarah s’activant plus ou moins autour de leur déjeuner avant d’aller en cours. Dixie à la douche, Epona dans sa chambre. Le quotidien commençait à s’installer dans ce nouveau bungalow neuf. Quelques joutes verbales avec la brune et autres discussions plus constructives avec le blond plus tard, John finit par emmener son café dans sa chambre pour le boire tranquillement en bossant; il n’avait pas cours ce matin.

Etienne et Sarah restèrent dans la cuisine un moment après la sortie de John, parlant de lui, Sarah grognant sur le brun, les cheveux en pagaille et la mauvaise foi de sortie, tandis qu’Etienne prenait sa défense avec modération: John était intelligent et probablement moins... méchant qu’il ne voulait le faire croire à certains. Mais le blond de C avait de toute façon la capacité assez exceptionnelle de s’entendre avec tout le monde, quelle que soit la classe ou le caractère.

Soudainement, les deux meilleurs amis furent interrompus. La porte s’ouvrit, comme ça, sans crier gare, alors que tous les colocataires étaient à l’intérieur. Le duo vit alors entrer une jeune fille blonde, qu’ils reconnurent bien que ni l’un ni l’autre ne lui ait jamais adressé la parole. Etienne resta bouche-bée devant cette entrée, devant Clove qui ne prit pas la peine de leur souffler un mot alors qu’ils la regardaient avec des yeux ronds se diriger comme une grande vers la porte de John. Elle y toqua, puis entra, sous les regards incompréhensifs des deux colocataires restés cons.

- ...Well. , conclu Etienne en reprenant en main la vaisselle qu’il était en train de débarasser.

*

John, assis à son bureau, tourna la tête vers Clove et la suivit des yeux tandis qu’elle allait s’écrouler - comme souvent - sur son lit. Elle avait l’air aussi misérable que d’habitude, une véritable loque, une ordure sur pattes. Sans grand étonnement, son meilleur ami reprit sa lecture pour terminer sa page, portant son café à ses lèvres tandis que - encore une fois - elle disait des mots d’amour à son matelas. On avait beau dire que les bungalows étaient tous les même, qu’il n’y avait pas de distinction de classes, John entendait régulièrement Clove, Ernest ou Charlie se plaindre de leur literie tandis que Léo, Stan et lui y dormaient à poings fermés.

- T'aurais pas une clope ? Ou autre chose ? J'ai tout fumé et pas vraiment l'argent pour retourner en acheter aujourd'hui.

Le A termina la lecture de sa phrase en acquiesçant d’un “mmh mmh” et leva enfin le nez de ses révisions pour terminer son café d’un trait et se lever, prenant sur son bureau son paquet de tabac, ses filtres et ses feuilles. En chemin vers son lit, il ouvrit la fenêtre comme à chaque fois qu’il fumait ici, et une fois près de Clove, saisit la couverture pour la mettre sur elle, lui intimant silencieusement de se couvrir avant de lui filer de quoi se rouler sa clope. Il prit son briquet sur l’étagère qu’il lui tendit également, plongeant alors enfin son regard droit dans le sien. Pour lire. Lire ce qu’elle avait fait ce matin, cette nuit; remonter le temps dans ses pupilles, comme il le faisait avec tout le monde.

- Tu peux dormir un peu si tu veux, j’ai pas cours ce matin mais j’peux bosser en silence, j’te réveillerai pas., dit-il simplement en lui laissant le briquet. Sinon, tu veux un café ? Thé ? Chocolat ? T’a faim ? J’peux te ramener quelque chose.

Son pouce désigna la porte derrière lui, indiquant globalement la direction de la cuisine. Il était comme ça, John. Il prenait soin d’elle, sans arrêt, lui proposant tout ce qu’il pouvait lui proposer, ses cours et ses lectures y compris.

- Et je t’ai déja dit qu’on pouvait dormir ensemble, pas la peine de passer tes nuits à cloper sur le balcon... Ca me gène pas de t’héberger le temps qu’on répare ta chambre.

Et non, ça ne lui semblait pas bizarre de dormir avec Clove, et non, Monsieur le grand séducteur n’avait pas d’arrières pensées, pas d’intentions quelconques envers la blonde. Elle était sa meilleure amie, et l’une des rares dont il n’avait aucun désir d’écarter les cuisses. Leur relation était saine, et c’était rare avec John.

- Mon coloc, Etienne, il est bon bricoleur, il répare tout, on viendra faire un tour dans ta chambre voir ce qu’on peut faire. Tiens, cendar, met pas de cendres dans mon lit., acheva t-il en lui tendant le cendrier trônant sur l’étagère.


Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Eye to eye, so alive | JOHNNY   Eye to eye, so alive | JOHNNY 1400359500-clockDim 16 Nov 2014 - 21:23
When you hold me, I’m alive


Elle était égoïste Clove, à venir comme ça, déranger un John studieux, un John travailleur. Un John qu'elle ne serait jamais. Nez contre le matelas, Clove essaye de ne pas penser à la culpabilité qui pourrait se développer. Ouai, c'était un choix comme un autre, elle n'irait jamais se plaindre auprès des autres pour sa stupidité constante et son incapacité total à additionner des nombres à virgules.
Levant la tête lorsque la voix du jeune homme se fit entendre, Clove s'autorisa un maigre sourire. Celui qu'elle réservait aux rares élus : Salem, Andro, John. Sans eux la vie aurait été un désastre complet, alors au fond elle était reconnaissante, reconnaissante qu'il y ai des gens capable de prendre le temps de s'arrêter à côté d'elle, de tendre la main et de l'aider à avancer. Ne serait-ce que pour un mètre ou deux. Tu sais John, sans toi pour la soutenir elle aurait eu du mal.
Alors Clove ne bronche pas quand le A s'approche pour la couvrir, aucun rejet, aucun recul, elle se contente d'attendre, rabattant les pans de la couverture sur ses épaules, offrant un « merci » discret du bout des lèvres. La chaleur la rassure, calme un instant la douleur permanente dans son ventre, elle se sent bien en cet instant.
Attrapant tabac, papier, filtre et briquet, Clove ne baisse pas le regard. Elle sait ce qu'il cherche lorsqu'il affronte son regard de la sorte. Vas y John, elle n'a rien à te cacher, apprend, découvre, la misère de sa vie. T'as bien le droit de savoir après tout, ça l'arrange même de ne pas avoir à parler, préférant le silence d'un échange visuel à la longueur des discours barbants.
Cigarette roulée, elle la glisse entre ses lèvres avant de l'allumant, utilisant sa main libre comme cendrier.

« C'est mieux qu'un service 5 étoiles chez toi en fait ! »


Léger rire, elle baisse les yeux, rompant le contact. John avait toujours été là pour lui apporter de l'aide. Pourtant Clove hésitait toujours à accepter. C'était nouveau pour elle, de se dire qu'elle pouvait compter sur d'autres personnes que son frère.

« T'inquiète fait tout le bruit que tu veux, c'est moi qui vient squatter je vais pas non plus réclamer le calme. Faudrait pas déconner non plus hein ! Et heu, nan, t'inquiète je vais me contenter de ma dose de nicotine. Faudrait pas que je grossisse tu comprend... Avec la fête de noël qui approche... »


Rire, encore, plus franc cette fois ci, limite moqueur. Comme si sa propre apparence l’intéressait au point de se priver de nourriture. La blague.
La suite des paroles du jeune homme la fit sourire doucement. Presque triste. On se méprenait souvent sur le compte de John, et beaucoup de personnes dans sa classe ne comprenait pas comment elle pouvait ne serait-ce que supporter de respirer le même air que lui. Et pourtant, Clove se sentirait étrangement seule si le jeune homme venait à disparaître. Ce gars était presque son ange gardien personnel. Silence, elle le laisse terminer, attrapant le cendrier pour y vider les cendres dans sa paume et y écraser la fin de sa cigarette. Putain, ce qu'elle ferait pas sans toi Johnny...
Reposant le cendrier au sol, Clove tire couverture un peu plus, s'enroulant du mieux qu'elle peut dedans avant de regarder à nouveau John.

« Hm... Je sais... Mais j'avais besoin de ça, d'évacuer un peu. Tu sais, c'est de plus en plus étouffant en ce moment, tout ce qui se passe... »


Tensions, punitions, vengeances, disparitions. Y avait plus aucun moment de calme et le fight club tournait à plein rythme. C'était une ambiance qui devenait un peu plus malsaine, et même Clove commençait à en avoir assez.
Se levant pour rejoindre le jeune homme, elle pose sa main sur son bras avant de reprendre.

«Mais je retiens. Ptêtre que ce soir je viendrais j'espère que t'as rien prévu, genre pas une réunion de A ou truc du genre que je me fasse pas tuer dans mon sommeil ! Je suis très vulnérable quand je dors. »

Confiance. Elle savait qu'il n'y aurait rien entre John et elle. Jamais. Clove était bien avec Andromède. Mais parfois elle avait besoin de quelque chose de différent. Un contact autre que passionnel. Quelque chose de plus rationnel, de moins douloureux.

« Et bah... Je dis pas non pour la réparation de mon lit par contre ! Jpeux faire un peu n'importe quoi en échange ; A part vos devoirs. Mais ça tu devait t'en douter non ? »


∆ RadioEuphoria for Prism
Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Eye to eye, so alive | JOHNNY   Eye to eye, so alive | JOHNNY 1400359500-clockJeu 27 Nov 2014 - 22:21
- ...T'inquiète je vais me contenter de ma dose de nicotine. Faudrait pas que je grossisse tu comprend... Avec la fête de noël qui approche...

John rit doucement, abandonnant le cendrier entre les doigts de Clove et enfonce ses mains dans ses poches en se laissant tomber dos à l’étagère. Regard au plafond. Un pied vient se poser sur l’autre, en chaussettes.

- ...j'avais besoin de ça, d'évacuer un peu. Tu sais, c'est de plus en plus étouffant en ce moment, tout ce qui se passe...
- Mmh.

Dubitatif, et peu concerné. John ne souffre pas de la guerre des classes. Il entretient de très bonnes relations avec les S, qui plus est. Bien placé de part la couleur de sa cravate et ayant la faveur des dorés, il n’est pas touché par tout ce qui se passe. Du moins pas pour le moment. Mais son caractère et son intelect lui permettent de toute façon d’en sortir indemne, quoi qu’il se passe. Non, concernant John c’est plutôt la vie privée qui se fait parfois pesante, surtout en ce moment. Il y a le fait qu’il soit dans la classe d’Olive, mais surtout, les tensions entre Léocade, Ernest et Stanislas. La compagnie de Clove lui permet de garder la tête hors de ça, au moins pour un temps.

- Ptêtre que ce soir je viendrais j'espère que t'as rien prévu, genre pas une réunion de A ou truc du genre que je me fasse pas tuer dans mon sommeil ! Je suis très vulnérable quand je dors.
- J’arracherai la jugulaire de quiconque t’approche avec mes dents, je te le promet., confie t-il dans un demi-sourire presque effrayant tant il a l’air d’être sérieux dans ce qu’il dit.

Il se redresse, se retourne et observe les livres de sa bibliothèque, semblant y chercher quelque chose de précis. Clove, derrière, accepte les réparations, proposant ses services dans la foulée. Il hausse les épaules.

- On verra.

Extirpe un livre de sa bibliothèque qu’il jette doucement à côté d’elle. Encore un livre du rayon Psychologie, dont il lui conseille implicitement la lecture. Johnny lui prête souvent des livres, elle les prend, et les lui rend plus tard. Est-ce qu’elle les lit ? Est-ce qu’elle les prête à quelqu’un que ça intéresse ? Il n’en sait rien, il ne va pas chercher l’info dans ses yeux. En revanche, lorsqu’il croise son regard, et probablement parce-qu’elle y repense, c’est sa discussion avec Charlie qui se fraye un chemin jusqu’à l’esprit du A.

- Mmh. Je vois que tu as eu à faire à la férocité de vivre de Bennett., lâche t-il alors simplement, l’invitant à en parler d’elle même, tandis qu’il vient cette fois s’appuyer contre le bureau, croisant bras et pieds.

« Nous sommes souvent notre pire ennemi. Donne-toi du temps pour y faire face. C’est ton endurance qui est à l’épreuve. Tu as besoin de toutes tes forces, et tu vas même devoir en piquer chez les autres. Parce que se dépasser soi-même, c’est le plus dur… Tu ne veux pas perdre face à ça quand même ? Laisse-toi être influencée. Ne sois pas fermée à ce qui t’entoure, Clove. Et si il faut que je vienne tous les jours dans ton bungalow pour t’ouvrir la porte et te pousser dehors pour voir d’autres gens, je le ferais.  »

C’est ce qu’il entend dans son esprit, John, alors qu’il lit en Clove comme intéressé par un livre ouvert sous ses yeux. Il sourit, de ce sourire dont on ne sait jamais bien ce qu’il veut dire.

- Charlie était amoureuse d’un drogué qui est mort d’une overdose. Donc le fait qu’elle s’alarme devant tes consommations - médicales ou non - et qu’elle mette tant d’ardeur à vouloir te tendre la main et t’ouvrir à d’autres n’a rien d’étonnant. Elle a la mort de ce type sur la conscience, elle considère qu’elle a échoué, elle aurait dû l’aider à sortir et s’ouvrir et n’en a pas été capable. Il hausse les épaules. Elle risque de ne pas te lâcher. Alors... Après ce temps de réflexion depuis ce jour, qu’est-ce que tu penses de ses conseils... ?

Clove & John, novembre, black
Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Eye to eye, so alive | JOHNNY   Eye to eye, so alive | JOHNNY 1400359500-clockDim 14 Déc 2014 - 11:25
When you hold me, I’m alive


Évoquer la guerre des classes n'était peut être pas le plus intelligent. Mais plus elle observait John et son attitude vis à vis ce conflit, plus elle se disait qu'elle devrait faire de même. Arrêter de s'impliquer autant et sincèrement, arrêter de chercher la merde sans arrêt. Idée rangée dans un coin de son cerveau pour plus tard, Clove caresse doucement le bord de la couverture. Silencieuse. Ouaip, ça partait trop loin toutes ces conneries de toute façon.

Ce qui la surprend le plus, c'est la réponse du tac au tac de John lorsqu'elle énonce la possibilité de passer chez lui ce soir. Elle étouffe un rire surpris avant de reprendre son sérieux. Touchée. C'était un peu la première fois que quelqu'un parlait de la protéger. On pensait que c'était inutile avec elle, Clove et ses gros muscles, Clove et ses gros poings. Mais Clove était un être humain et parfois elle avait besoin de savoir qu'il y avait quelqu'un pour assurer ses arrières. Attendant un peu avant de répondre, elle observe ses mains abîmées par des années à frapper le cuir. Merci John.

«Eh bah....Je te savais pas si violent ! »


Elle essaye de cacher l'émotion dans sa voix, sans réel succès. Parce que ça la touche, tu sais John, de se dire qu'elle compte pour quelqu'un. Alors pour se rattraper et rétablir sa crédibilité de jeune fille je-m’en-foutiste,  elle reprend sur un ton plus sur, plus provoquant.

« Bon bah chéri, ce soir je viens dormir. C'est décidé. On pourra se faire une soirée pyjama, jte ferais les ongles en rose et on regardera des comédies romantiques sur les lycées américains ! »


Gloussement parfaitement imité, Clove se sent bien et pour une fois elle a l'impression que le poids sur ses épaules est moins lourd.

Lorsque John lui lance un livre, elle le prend entre ses mains pour lire le titre. C'est leur petit rituel, à chaque fois il lui en donne un, elle le garde un peu avant de le lui rendre, ils ne parlent pas de ça. Jamais. Et Clove n'ose plus refuser depuis longtemps. Généralement elle le pose sur sa table de nuit, le feuillette rapidement et découragée elle le repose, attendant un peu avant de le retourner à son propriétaire. Comment pourrait-elle avouer à John qu'elle ne comprend pas un mot sur deux de ce qui est écrit dedans ? Les phrases valsent devant ses yeux sans réussir à atteindre son cerveau. Et ça la désespère. Ouai, comment avouer à un gars aussi brillant qu'elle n'est qu'une idiote ? C'était une situation difficile.
Et lorsque Clove pose doucement le livre sur la couette, John reprend la parole, évoquant sa rencontre avec Charlie. Grimace. Elle aurait préféré qu'il n'apprenne pas cela. Déjà parce qu'elle avait été ridicule et qu'elle avait faillit crever, et qu'ensuite sa discussion avec Charlie avait été plutôt houleuse, pas très agréable à entendre et elle avait eu l'impression de se retrouver face à une maman tentant de lui faire la morale. Mais ça lui avait ouvert l'esprit. Un peu.

« Hm...Tu la connais ? »


Question qui trouve sa réponse juste après quand le jeune homme entreprend de lui expliquer l'histoire de Charlie. Jouant avec ses cheveux, elle baisse les yeux, tentant de ne rien laisser transparaître. Ils s'engagent sur un sujet que Clove n'aime pas aborder, et instinctivement elle sent son armure la couvrir légèrement, comme si elle tentait de se protéger.

« Elle me rappelle mon frère. »


Ouai. Charlie, Charles, coïncidence plutôt surprenante.

« Mon frère considérait aussi que c'était de sa faute, qu'il avait échoué...Quand tu sais... »


Quand je me suis retrouvée à l’hôpital après avoir sauté du balcon du dernier étage. Voila ce qu'elle aurait voulu dire. Mais le trop plein de sincérité c'était pas pour elle. Évoquer Charles était déjà beaucoup, beaucoup trop. Ce dernier était parti plusieurs mois après son accident, sans doute à cause de la culpabilité.
Clove lève la tête pour trouver le regard charbon de son ami. Elle n'a plus envie de sourire, elle a juste envie de pleurer, là, maintenant. Mais elle ne le fera pas. A la place elle essaye de répondre à sa question tout en paraissant détachée.

« Hm... ses conseils ? Regarde je suis là, venue te voir. Je suis très sociale mine de rien »

Ouai enfin, n’exagérons rien.

∆ RadioEuphoria for Prism
Revenir en haut Aller en bas
Anonymous
InvitéInvité
MessageSujet: Re: Eye to eye, so alive | JOHNNY   Eye to eye, so alive | JOHNNY 1400359500-clockMar 30 Déc 2014 - 18:25

« Alors il expose, il impose, il déverrouille. C’est ce que fait John avec son don. »

«Eh bah....Je te savais pas si violent ! » Et elle ne sait pas grand chose de lui, en vérité. Comme la plupart de ses proches ici. Ernest doit-être celui qui en sait le plus sur lui, et avec l’irlandais, John sait que tout est bien gardé. Non pas qu’il ait des secrets ou qu’il cherche à cacher des choses à Clove et d’autres, mais John aime cultiver son jardin secret et sembler mystérieux aux yeux de tous. C’est un peu sa patte à lui, la façon dont les gens le voient, ce qui le caractérise. Entre autres choses évidemment.

-  Bon bah chéri, ce soir je viens dormir. C'est décidé. On pourra se faire une soirée pyjama, jte ferais les ongles en rose et on regardera des comédies romantiques sur les lycées américains !
- Sounds perfect., s’amuse t-il dans un sourire, yeux baissés sur ses doigts, ailleurs.

La conversation s’oriente par la suite sur Charlie, et leur conversation à toutes les deux.

- Elle me rappelle mon frère. Mon frère considérait aussi que c'était de sa faute, qu'il avait échoué...Quand tu sais...
- Il est plus difficile d’admettre que l’on est impuissant que de prendre la responsabilité - à tord - des choses, dans ces cas là. Il est plus facile d’accuser quelqu’un, même soi-même, que d’accepter l’idée que la vie reste plus forte que nous, parfois envers et contre toutes nos volontés. C’est très égoïste, égocentrique. Mais c’est humain.

... Et il l’a perdue. Bras croisés, d’un sourire attendri, il laisse tomber la philosophie pour l’observer, alors qu’elle ironise sur sa sociabilité. Elle est émue, et il le voit sans mal.

Alors, il décroise les bras et se redresse, s’approchant du lit. Il y prend place à côté d’elle, sous la couette, assis dos au mur. Et naturellement, il lui ouvre son bras, et elle trouve place contre son torse. Il ferme les yeux.

Parce-qu’ici, entre eux, il peut montrer combien il est protecteur, lui, le “grand méchant loup”.
Et elle peut montrer ses faiblesses, exposer sa fragilité, elle, la puissante et invincible Clove.
Alliés dans la guerre, presque seuls contre tous.

Pourtant, bientôt, elle pourra croire à une trahison. Bientôt, il comprendra ce qu’il ne parvient pas encore à saisir. il sait qu’elle a des trous de mémoire, des flous, des morceaux effacés. Et il fouille, John, à chaque fois qu’il croise son regard, à chaque fois qu’il la touche - il est confronté à ces zones d’ombre, et usant de toute sa puissance magique, s’efforce d’y voir clair. S’efforce de lire l’amnésie. De faire la lumière sur les ténèbres.

Et bientôt, il comprendra. Sa relation avec Hercule. Ce qu’il y a entre eux, ce que le E efface, et pourquoi. John saisira toute la chose, dans sa complexité, dans son ensemble. Et il voudra en protéger Clove. Mais John est rarement celui qui se met sur le devant de la scène, qui s’expose - il agit avec stratégie, dans l’ombre. il manipule, il tire les ficelles.

Alors pour punir Hercule, il dévoilera tout à Andromède. Qu’importe que cela brise le couple. Il attendra du C qu’il fasse payer au E. Quand à Clove, qu’elle sache que John est impliqué ou non, elle finira par revenir à lui, même si elle lui en veut amèrement pendant une période. Il la traversera - ils la traverseront. Et elle reviendra. Parce-qu’elle finira par comprendre qu’il a fait ça pour elle.

Elle finira par comprendre qu’il a exposé la vérité, comme il le fait toujours. Créant des conflits, semant la zizanie.
Mais, au final, engrangeant de nouveaux mouvements, de nouvelles possibilités. Peut-être de nouvelles espérances.

C’est ce que fait John avec son don. Il considère que toute vérité n’est pas bonne à dire, mais que l’éviter, c’est pire. Alors il expose, il impose, il déverrouille.

Il ouvre les boîtes de Pandore, ne sachant pas plus qu’un autre ce que l’on y trouvera.

Mais au moins, on a l’occasion de le découvrir. Grâce, ou à cause de lui. Pour le meilleur comme pour le pire.



(c) zelda ; RP Terminé !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Eye to eye, so alive | JOHNNY   Eye to eye, so alive | JOHNNY 1400359500-clock
Revenir en haut Aller en bas
 
Eye to eye, so alive | JOHNNY
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [UPTOBOX] Dead or Alive [DVDRiP]
» [UPTOBOX] Requiem for a Dream [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: «blah blah blah :: RPs :: Fini m'dame-
Sauter vers: