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 it's unfair [pv PrésiGau]

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MessageSujet: it's unfair [pv PrésiGau]   it's unfair [pv PrésiGau] 1400359500-clockDim 28 Déc 2014 - 17:56

injustice, it’s agony


On était là tous les deux, près à partir chacun de notre côté pour éviter peut-être la dispute qui mettra fin à toutes ces tensions qui s’accentuent un peu plus à l’approche du week-end pour Boston. J’ai à peine eu le temps de repérer la tête de mon président un peu plus loin que le temps s’est comme... arrêté.

Dans ce grand hall où la vie estudiantine de Prismver fourmille, tout s’est figé.
Quelques secondes où notre oxygène a été réduit à une peau de chagrin… voire pire, aspirée dans un trou noir géant.
Tous tétanisés. Écrasés par une puissance d’impact qui nous dépasse.
Effroyable.

Il m’a fallu quelques secondes de plus pour sortir de ma léthargie, et associer la silhouette sombre et encapuchonnée à côté de celle de Gautier. Des secondes de trop. L’agresseur -le Ranker- n’était déjà plus là. Et l’affolement survint. Gautier, Gautier, Gautier, Gautier, Gautier, Gautier… à terre, inanimé. Après avoir été comme brisé, comme si il n’avait été presque rien. Toutes ces images me glacent le sang avant de me brûler le coeur comme jamais.

Lorsqu’ils le transportent à l’infirmerie, Pytha et moi suivons dans ce calme olympien qui ne présage rien de bon. Au fond, l’inquiétude et la rage se livrent une bataille acharnée. Mais quand ils referment la porte derrière eux sans me laisser entrer, pour moi quelque chose éclate.

- VOUS VOUS FOUTEZ DE MA GUEULE ?! LAISSEZ-MOI RENTRER !! JE PEUX AIDER ET VOUS L’SAVEZ !!

Elle ravage ma voix ma colère qui hurle à l’injustice. À ce sentiment d’impuissance que je hais plus que tout et contre lequel là maintenant, je peux lutter. Et ils me ferment la porte au nez ? Ils se prennent pour qui ?! Ceux-là même qui rejoignent le banc des accusés pour avoir laissé un pisseux, un queutard faire sa loi et blesser un ami.
Elle tambourine ma hargne. Elle jure à ne plus savoir quel mot inventer.

- LAISSEZ-MOI RENTRER OU LE RANKER SERA LE DERNIER DE VOS SOUCIS BANDE D’INCAP-

Alors qu’il a certainement la même envie qui le démange, je sens la main de Pytha me retenir de défoncer cette putain de porte, pile quand celle-ci s’ouvre. Mes yeux s’écarquillent sur le corps allongé de Gautier que je repère immédiatement. Mon coeur sursaute puis s’écrase contre mes côtes. Je m’engouffre dans la pièce sans ménagement, mais seule. Et j’ai eu beau crié derrière cette porte, cette fois, mon président ne s’est pas retourné pour me défier et gueuler plus fort.

Non. Cette fois.
- Gautier...
Il ne m’entend pas et ne me répond pas.

Submergée par l’émotion de le voir dans cet état, en sang, pire que ce que j’ai vu jusque-là à la suite de ses combats au Fight Club… Moi non plus je ne crie plus. Cette douleur qui torture mes muscles mais impose à nouveau un silence de plomb sur mes lèvres… c’est déchirant.

Et c’est les larmes aux yeux que je rejoins les mouvements de l’équipe de soin.
Plus tard, lorsque je prendrais le relais pour nettoyer le sang sur son visage, je donnerais tout ce que j’ai pour qu’il ouvre les yeux et que surtout, je ne lise pas dans son regard tout ce dont on a pris conscience à cause de cette agression.

Nos faiblesses et sa puissance.
Nos peurs et sa force.

#ff6633 ©Zelda

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MessageSujet: Re: it's unfair [pv PrésiGau]   it's unfair [pv PrésiGau] 1400359500-clockLun 29 Déc 2014 - 20:50


J’ai froid. Salement froid. Si vous vous êtes déjà battu, vous devez sûrement comprendre la façon dont je me sens en ce moment. Le corps froid, qui semble brisé comme du verre, l’esprit presque perdu dans le vague, comme sortant d’un long sommeil. Il faut dire que c’était plus ou moins le cas, même s’il avait été forcé. Juste assez conscient pour me rappeler de l’unique avantage de la situation - avoir manqué le contrôle du cours de maîtrise que j’aurai lamentablement raté -, je n’avais pas envie de penser à autre chose qu’à la sensation de l’oreiller sous mon visage. Je pouvais sentir les soins administrés par les infirmières, et très vite, le grisaillement incessant et insupportable qui caractérisait mon état pitoyable s’était éteint, au profit d’un calme plat.

Silence. Je me sentais un peu faible, mais je savais que je pouvais ouvrir les yeux, reprendre conscience dans le monde réel. Détendu par cet état mi-éveillé, je mis un bon moment avant de me rappeler de ce que je faisais ici, et de la signification des regards posés sur moi. Prenant le temps de respirer avant de songer à tout ça, mon estomac se serra immédiatement, mon corps se redressant d’un coup sec - toujours secoué par ce qu’il s’était passé. Assis dans le lit de l’infirmerie, je balayais la pièce du regard par réflexe, cherchant une accroche, n’importe quoi - ne serait-ce que mon sac pour m’assurer que tout était réel.

Mais il n’y avait rien, rien sauf mon t-shirt embibé de sang qui trainait dans un coin. Rien sauf Charlie, anxieuse, attendant à mon chevet - et la bouffée d’air que je pris en suivant eut le goût de la reconnaissance. Et là vient le moment où vous pensez à ce qu’il est vous arrivé, à tout ce que vous avez vécu avec cette personne - et chaque erreur vous semble totalement ridicule. Pourtant, ce matin en me levant, je ne regrettais absolument pas d’avoir fait sauter tout le rangement du gymnase pour lui donner du taff. Je plaçais ce sentiment idiot sur la liste des effets secondaires des médicaments forts et décidais de ne pas en parler.

« Me mate pas trop. »

Pas de discours larmoyant.
Pas de merci.
Parce que les choses sont comme ça, entre nous, parce que ça s’est toujours limité à de l’ironie et de l’affection dans ce petit jeu. Je t’aime, moi non plus. Sans le je t’aime, à vrai dire. Pourtant, j’ai la sale impression qu’aujourd’hui va être différent, comme si le fait de me voir comme ça rendait les gens plus sentimentaux. La grosse blague - ma tête va sans doute plus mal que mon corps, même en ce moment.

« J’dis pas que je pourrais enchaîner les matchs si je me levais là, de suite, mais ça me ferait quand même plaisir qu’on ne me regarde pas comme si j’avais chopé le cancer. »
Quand la fierté s’en mêle, ça fait pas bon ménage.
« ...J’ai pas chopé le cancer ? »

Instant de doute - voilà ce qu’il se passe quand mon absence total de connaissances médicales se couple à une situation périlleuse.
Je souris maladroitement pour détendre l’atmosphère, tends le bras pour attraper les quelques mots qui traînaient pas loin du lit. Sourire - mon regard se lève pour croiser celui de Charlie, toujours anxieuse. J’ai pris si cher que ça ? La question me brûle les lèvres, et je prends le temps de m’étirer avant de la poser. Une douleur me prend au niveau de l’épaule mais je ne laisse rien paraître, mon regard dérivant vers le plafond.

« C’est si grave que ça ? Attends, juste… »

J’écarte légèrement la couette, fais mine de regarder dans mon caleçon. Silencieux quelques secondes en une expression surprise, je souris ironiquement. Certaines choses ne changent pas, même après un cassage de gueule.

« Ok ça va, le reste c’est pas important. » Mieux vaut ironiser. « J’suis surpris qu’ils t’aient laissé entrer de suite. D’habitude, ils nous font glander pendant une ou deux heures. T’as aidé avec ton pouvoir, c’est ça ? Fais gaffe aux effets secondaires. ‘sert à rien d’me soigner si c’est pour que tu sois en sale état à ton tour. »
PV. Charlie • Mi-janvier • cadetblue
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MessageSujet: Re: it's unfair [pv PrésiGau]   it's unfair [pv PrésiGau] 1400359500-clockLun 29 Déc 2014 - 23:38

injustice, it’s agony

- Me mate pas trop.

Ça bourdonne à mes oreilles comme un de ses stupides ordres de président né pour me faire chier. Mais j’ai levé la tête dès la première syllabe pour poser mon regard sur son corps entouré de bandages comme jamais. Parce que ces bons hommes de la team basket se blesse de temps à autre sur le terrain et avant même d’avoir ce pouvoir de guérison, je leur en ai mis des bandages malgré leurs grognements récalcitrants. Mais à chaque fois, trop passionnés, trop excités, ils les avaient bien cherché leurs blessures. Mais là non. Depuis Entropy et après RED, Gautier s’est apaisé, concentré sur autre chose ? Et aujourd’hui plus encore, il n’avait strictement rien fait. Et quand bien même ! D’où… Avec quelle logique… Pour quelles raisons… On en vient à mettre à terre quelqu’un tout simplement ? Je. Je ne veux pas comprendre le pourquoi du comment, ni trouver des excuses à celui qui se cache sous sa capuche et frappe en traitre. Certains disent que je suis généreuse, mais pas à ce point-là. Si quelqu’un me pousse dès aujourd’hui dans une vague de colère, c’est le Ranker.

- ...J’ai pas chopé le cancer ?

Sourcils froncés, ma tête fait non et un difficile sourire naît sur mes lèvres encore scellées. Mais il saura le décrypter : Qu’il est con. Et aussi étonnant que cela puisse paraître : Tant mieux.

- C’est si grave que ça ?
- T’as cru que j’étais ton infirmière personnelle ? Mes services valent...
- Attends, juste…
… chers...

Okay.
Vas-y.
Regarde ton (petit?) oiseau devant ta manager, y a rien de plus normal. Pas de problème.
Je détourne la tête innocemment, mes yeux se lèvent vers le plafond. Il m’aura tout fait. Vraiment. Mais les couches-culottes, tu peux toujours rêver pour que je te les change quand tu seras incontinent. Tu te démerderas avec ta femme adorée.

En quoi ? Plus de quatre ans maintenant, il m’en aura fait voir des vertes et des pas mûres. Incorrigible, intrépide, insupportable. Je lui renvoyais la balle bien évidemment -comme deux gamins. Mais sinon, je n’aurais peut-être pas été acceptée dans l’équipe. D’ailleurs pourquoi tu m’as demandé d’être manager ? Tu voulais un bouc-émissaire rien que pour toi ? Des excuses à tire larigot pour râler et rouspéter ? Ah non. Ça c’est l’inverse. Ce sont les raisons qui m’ont fait dire oui à son offre. Hé oui, j’ai pas rejoins l’équipe que pour l’amour des beaux muscles. Non sérieusement. Je me demande bien ce qui t’es passé par la tête ce jour-là...

- J’suis surpris qu’ils t’aient laissé entrer de suite. D’habitude, ils nous font glander pendant une ou deux heures. T’as aidé avec ton pouvoir, c’est ça ? Fais gaffe aux effets secondaires. ‘sert à rien d’me soigner si c’est pour que tu sois en sale état à ton tour.

Aahaaa… Il est là, bien éveillé. À parler comme si de rien n’était. Toujours la même ironie sur la langue dès lors qu’il a repris conscience. Il est là. Et derrière ses airs de mauvais président -que dis-je, de dictateur opportuniste- il veille. Assez pour me tenir occupée et me donner des ordres totalement débiles. Alors que c’est moi l’aînée. C’est moi qui devrait donner les ordres tiens. Et veiller aussi. Mieux que ça. Mais qu'est-ce que j'aurais pu faire ? J'ai été aussi impuissante que les autres. Mais si il faut se contenter de soigner les pots cassés à défaut de mieux pour l'instant, je le ferai.

J’essaye de sourire, mais c’est dur. Alors la tête dans les épaules, une main sur les yeux, je retiens les conséquences du soulagement de ma nervosité : mes tremblements musculaires. Ainsi que mes larmes qui ont grignoté le miel brun de mes yeux.

- Ta gueule crétin. Je fais ce que je veux. Ma voix a vacillé faiblement. Tu pourrais être le président de la NBA, je refuserais toujours de t’obéir.

Personne ne me donne d’ordre, excepté si et quand je veux bien écouter. Et je sais aussi m’imposer quand je veux en réalité. Il le sait. Il me connaît bien. On se connaît bien.

Je relève le nez en essuyant les quelques larmes qui ont tout de même fuitées. Désolée hein, j’suis quand même une nana et une p’tite nature. Alors merde. Je m’excuserais pas d’avoir eu peur pour toi. Je renifle en me décalant un peu plus haut vers lui.

- En revanche, j’suis pas sûre que si tu étais le capitaine de la meilleure équipe de basket au monde, tu aies autant de monde à ta porte... Regard plus tendre que je ne l’aurais voulu. Ma tête se penche vers cette même porte pour la désigner. Mon sourire revient doucement. ... Juste pour quelques bleus en plus. J’suis sûre qu’en fait, c’est ta punition pour me donner du travail supplémentaire. Fallait pas m’chercher. J’t’avais prévenu.

Je dodeline de la tête. Essayant tant bien que mal de faire bonne figure, d’ironiser sur le même ton que lui comme à notre habitude. Mais aussi pour qu’il ne réalise pas encore plus combien ça m’a ébranlé et secoué de le voir comme ça. J’ai encore son sang sur mes mains. Je serre les poings.

Je tente de me redresser, dos droit. Je lui dois bien ça. Un peu de respect. Je suppose que sa fierté doit être malmenée. Peut-être même que...

- Directement sur le terrain, ça va pas être possible tout de suite, mais j’suis certaine que tu prendras un malin plaisir à orchestrer la team depuis le banc de touche. J’hausse un épaule. Dommage, on aurait mérité des vacances. Incorrigible et toujours aussi chiante, n’est-ce pas ?

Je lui adresse un regard du coin de l’oeil. Réajuste distraitement le coussin positionné sous son bras de mon côté.
Et peut-être même que… Il aurait fallu que ce soit quelqu’un d’autre qu’il voit en premier à son réveil. Quelqu’un de plus proche. Jim ? Sarah ? Heath ? Il a de la famille au pensionnat aussi. Et Olympe.

Doute. Once de culpabilité.
De toute façon, ils sont là, à quelques pas de là. Je me relève. Soudainement silencieuse. Et sérieuse. La douleur dans les talons. Les images de l’agression au fond des yeux. Je suis à l’évier pour me débarbouiller rapidement une dernière fois avant de revenir près du lit.

- Tu… Tu m’accorderais une faveur avant que je laisse la place à tes fans ?, demandais-je doucement, bras croisés sur mon ventre, les mains agrippées à la veste de cet uniforme que je hais de plus en plus et regard encore un instant posé sur cette porte. Éloigne-toi de tout danger. Sois égoïste et protège-toi. Mes iris tombent dans les siens. Je souris avec peine pour effacer ce sentiment confus mélangeant encore et toujours angoisse et révolte. ’fin essaye. Parce que si il ne m’impose rien, je ne peux rien lui imposer non plus. Dommage qu’on ne puisse pas mieux tout contrôler de notre petit monde. Ça pourrait être utile. Ah et repose-toi haha. Mais ça t’as pas l’choix. C’pas une faveur à me rendre personnellement, mais plutôt aux autres. Parce qu’il est hors de question que je te reprenne en photo dans cet état. T’as une sale tête. Alors pour l’instant, autant s’épargner d’autres frayeurs.

Le rire nerveux, la gestuelle qui va avec. Aaahaaa… On s’refait pas.
Comme on ne changera certainement pas tant que ça toi et moi : Président et Manager associés.
#ff6633 ©Zelda

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MessageSujet: Re: it's unfair [pv PrésiGau]   it's unfair [pv PrésiGau] 1400359500-clockLun 5 Jan 2015 - 5:06


Une insulte, un grognement de ma part. Ca a toujours été comme ça, et ça ne changera sans doute jamais. Notre relation est basée sur ça, des disputes incessantes, un refus total d’admettre notre attachement réciproque dans nos mots alors nos actes parlent pour nous. Elle est venue directement après avoir entendu la nouvelle, et en plus de ça, elle m’a soigné avec son don. Malgré notre relation tendue en apparence, j’éprouve quand même cet élan de reconnaissance à son égard - et je me contente d’un sourire ironique, ne voulant relancer davantage le débat à moitié sérieux. Je le sais parfaitement, elle s’est inquiétée, et elle a beau y être habituée, entamer la discussion avec de l’humour n’était peut-être pas judicieux.

N’empêche, président de la NBA, quelle idée ! Je me vois bien jouer pendant des années, terminer ma carrière et prendre un boulot simple, mais certainement pas président. Drôle d’idée - et de toute façon, je n’ai que faire du monde derrière la porte. Je vais bien, et j’ai envie de hurler à tous ces gens qu’ils n’ont pas besoin de se déplacer pour pleurer à mon chevet. La présence de Charlie, contrairement à la leur, est tout à fait justifiée - me soigner est bien plus important que vomir tous ses sentiments devant moi. Et puis, la plupart des personnes qui viennent ici ne m’ont pas vu depuis un moment.

Hypocrisie. En général, c’est ce que je me dis, mais partant du fait que je suis la raison de l’éloignement des gens, je ne peux pas vraiment leur en vouloir. Quand on est un berserker, on ne peut pas reprocher à son entourage de ne pas lui rendre visite aussi souvent que l’on voudrait. De toute façon, justifiée ou non, je n’ai pas envie de recevoir de visite maintenant. Parler avec sa manager, aussi caca soit-elle, peut parfois vous faire du bien. Je sais qu’elle ne me ment pas, et puis, elle n’a pas tort : même blessé, je viendrai les faire chier, ne serait-ce que pour chauffer le banc. J’ai été absent longtemps, je ne peux plus me permettre de me défiler.

C’est drôle quand même, que le Ranker ait décidé de s’en prendre à moi au moment où j’ai décidé d’ôter les doigts de mon fondement. Le cassage de gueule d’Anarchy m’avait motivé pour retourner dans la bataille, et voilà que Mr. Hide venait m’en coller deux parce que je ne faisais rien. Si je n’étais pas aussi courageux -et accessoirement modeste-, je n’aurais sans doute pas gardé ma motivation. Seulement, ce cher Ranker ne sait pas qu’il m’en faut plus pour me décourager. J’ai déjà vécu ça par les soins de l’un de ses toutous, ce n’est pas ça qui me fera peur juste parce qu’il est venu me faire revivre ça en personne.

« Tu… Tu m’accorderais une faveur avant que je laisse la place à tes fans ? »
« Bien sûr. »

Manager caca, certes, mais allez refuser une faveur à une fille en larme qui vous supplie presque de l’écouter alors qu’elle attend à votre chevet. Je ne suis pas sans coeur moi, même quand on parle d’une relation tsundere comme la notre. Je ne suis pas certain de pouvoir tenir ce que je risque fortement d’accepter de faire, mais je peux essayer. C’est la moindre des choses, d’atténuer ses inquiétudes à mon sujet.

« Éloigne-toi de tout danger. Sois égoïste et protège-toi. » Je cligne des yeux, surpris. J’ai dû mal entendre. « ’fin essaye. »

Je lève les yeux vers le plafond, reste silencieux de longs instants. Je ne peux même pas faire semblant d’accepter une demande pareille, et c’est bien la seule. Désolé manager, mais ça va à l’encontre de ce que j’ai prévu de faire. Ca va même à l’encontre de mes principes. Quelques semaines plus tôt, j’ai promis à Anarchy que je ne laisserai plus Anshu la toucher, et je me retrouvais maintenant sur le lit de l’infirmerie. Il fallait réagir, d’une façon ou d’une autre, mettre un terme à tout ça.

« Désolé, j’vais pas pouvoir. Je peux plus rester passif, j’ai laissé les choses couler sans réagir pendant bien trop longtemps. »

Je serre mes mains sur ma couverture, tourne la tête vers elle. Maîtrisant ma colère du mieux que je peux - juste assez bien pour la laisser voir toute l’étendue de ma résolution.

« C’était Anarchy. Maintenant c’est mon tour. Je refuse d’attendre de voir la prochaine victime arriver ici sans réagir. » Courte pause. « Je suis fort, même si c’est le pire moment pour dire ça. C’est arrivé une fois, ça n’arrivera pas deux fois. Si l’un d’eux m’approche, je ne ferai plus l’erreur d’hésiter. »

Je repose la tête contre mon coussin et soupire longuement, comme libéré d’un poids. Ma décision est prise.

« Bien sûr je vais me reposer avant, et je me contenterai de défendre, pas attaquer, et je me mettrai pas en danger inutilement. Mais je fais parti des gens qui sont capables de les arrêter et qui en ont le courage, alors je ne laisserai pas les S prendre davantage l’ascendant sur nous. Je le ferai pour tout le monde. »
PV. Charlie • Mi-janvier • cadetblue
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MessageSujet: Re: it's unfair [pv PrésiGau]   it's unfair [pv PrésiGau] 1400359500-clockLun 5 Jan 2015 - 20:13

injustice, it’s agony

- Désolé, j’vais pas pouvoir. Je peux plus rester passif, j’ai laissé les choses couler sans réagir pendant bien trop longtemps.

Crispation générale. Cette sensation, cette envie de révolte si familière me rappelle l’époque de RED qui n’est pas si lointaine. Mais étrangement, elle n’est plus aussi vive qu’avant. Et même si mon mécontentement s’est forcément lu sur les traits de mon visage, au fond de mes yeux, il se gomme en entendant la suite.

- C’était Anarchy. Maintenant c’est mon tour. Je refuse d’attendre de voir la prochaine victime arriver ici sans réagir. Je suis fort, même si c’est le pire moment pour dire ça. C’est arrivé une fois, ça n’arrivera pas deux fois. Si l’un d’eux m’approche, je ne ferai plus l’erreur d’hésiter.

Je l’observe avec ce mélange d’inquiétude, de compréhension, d’admiration et de fierté qu’il ne doit pas voir souvent chez moi. Je ne laisse pas cela filtrer d’habitude. Peut-être même encore moins à son attention alors que je devrais le faire plus. Je sais que j’ai forcé bon nombre de fois mon approche alors qu’il ne rêvait que d’une chose qu’on le laisse tranquille. Mais je ne fais pas dans la leçon de morale, c’est peut-être pour ça qu’il me laissait faire. Parce qu’il savait que je le traiterais comme d’habitude, quoiqu’il arrive. Quoiqu’il se passe.

- Bien sûr je vais me reposer avant, et je me contenterai de défendre, pas attaquer, et je me mettrai pas en danger inutilement. Mais je fais parti des gens qui sont capables de les arrêter et qui en ont le courage, alors je ne laisserai pas les S prendre davantage l’ascendant sur nous. Je le ferai pour tout le monde.

L’anxiété qui m’est si naturelle s’adoucit, toute en rondeur. J’ai la sensation que malgré sa position bien arrêtée, il a réfléchi, il s’y engage plus réaliste ? Plus mature qu’avant ? Il m’impressionne un peu alors que je le détaille sérieusement pendant de longues secondes. Indescriptible silence qui nous bouffe. Puis je décide de m’asseoir sur un bout de matelas près de ses jambes cachées sous un drap mais dont je connais maintenant les stigmates sans avoir à poser mon regard dessus. Les blessures internes et externes des autres, c’est comme si elles s’étaient imprimées en moi. Comme si je pouvais les détecter à nouveau, les sentir rien qu’en y pensant. Comme encore là, alors que non. Elles sont en voie de guérison, je m’en assure.

- Tu sais pourquoi j’ai toujours refusé que Pytha s’en prenne à Nathan après qu’il m’ait… frappé ? Toujours aussi difficile d’admettre qu’on a été une victime. Ça me révulse encore tellement que j’en ai la chair de poule qui se plante dans ma colonne vertébrale. Mais je déteste encore plus le qualificatif de “survivante” que l’on donne à ces femmes qui ont subi la violence des hommes -quelle qu’elle soit. C’est nous déprécier davantage. On vit. Point barre. Un regard furtif rivé dans les yeux de Gautier, je les hisse bien vite droit devant moi. Parce que je ne voulais pas lui accorder ou que quelqu’un d’autre lui accorde plus d’attention, de place ou d’impact dans ma vie que ce qu’il a déjà. Il m’a brisé plus que ce que je veux bien l’admettre en laissant s’infiltrer la conscience de ma faiblesse et de la force des hommes. Mais je recolle mes morceaux. Et maintenant, il ne compte pas plus que ça. Il n’a pas d’importance pour moi. Je n’éprouve rien, même pas de la pitié ou de la compassion.

Ma voix se stoppe, je baisse un peu le menton. Le vide et le regret passent dans mes iris fixés sur mes mains qui seraient prêtes à trembler si je les laissais faire, car je suis bien trop sensible.

- Mais aujourd’hui je… Je sais que j’ai aussi fait une erreur. En ne disant rien de plus. Parce qu’il en a frappé d’autres. Hommes et femmes confondus. Et je m’en veux d’avoir été si passive, d’avoir laissé faire, d’avoir… accepté. Je… ne veux pas faire la même erreur deux fois. Tu as pris une décision et j’ai pris la mienne.

Ce n’est pas pour rien si je travaille à ce point mon don. Le supplice et le dégoût qui ont secoué mes cordes vocales ont laissé place à une étrange détermination. Plus forte. Je fronce à peine les sourcils et relève la tête vers lui.

- Cet endroit, on pourrait tous en partir avec ce qui se passe. Ça n’a rien d’un foyer ou d’un refuge puisque le danger y a pris racine et qu’ils ont laissé faire. En revanche, les gens qui y sont, eux ils sont comme une famille. Et ce n’est pas comme ça qu’on traite sa famille. Ce n’est pas comme ça que je veux prendre soin de ma famille. Mais soit. Alors même si je n’ai pas de pouvoir offensif et même si j’espère sincèrement qu’il n’y aura pas plus de blessés… Ce qu’ils ont fait annonce bien qu’ils vont se déchaîner encore plus. Je ne peux rien faire contre le traumatisme psychologique d’avoir été agressé violemment, mais je soignerai chaque blessure que le Ranker et les S provoqueront. J’effacerai chaque trace visible de leur passage. Je ne veux pas leur laisser le temps de vanter leur “puissance”, “suprématie” ou peu importe comment ils appellent ça et encore moins qu’ils nous dénigrent. Cette fois je ne veux rien regretter. Et je sais que ça ne sera pas le cas. Alors si et dès que cela sera nécessaire, je ferais ce pour quoi j’améliore de jour en jour.

Sans retenu. Quoiqu’il se passe.
Ils ne sont pas les seuls à être obstinés.
#ff6633 ©Zelda

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MessageSujet: Re: it's unfair [pv PrésiGau]   it's unfair [pv PrésiGau] 1400359500-clockLun 12 Jan 2015 - 0:32


Quand on rencontre une personne ridicule au possible, on finit par gagner en estime de soi.
Vous me connaissez, je ne suis pas du genre confiant - je dirai même sans détours que je suis plutôt pessimiste à mon égard. J’ai tendance à me savoir capable du pire, et paradoxalement, me croire incapable de quoi que ce soit. Toutefois, la personne à laquelle je fais allusion, je ne la connais pas vraiment - je n’ai même, pour être franc, jamais parlé à ce type. J’avais juste entendu parler plusieurs fois de Nathan Richardson, le présumé « frère » d’Anarchy - et je ne fais pas référence à son frère ma foi plutôt cool, mais à un espèce de roux gigantesque dont les conneries ont fait le tour de l’école.
Alors, forcément, apprendre que ce type avait cogné ma manager me laissait un goût amer dans la bouche - et tout à coup, cette haine que les S avaient ravivé semblait ternir mes pensées au sujet de ce type.

Un jour ou l’autre, s’il me donnait ne serait-ce que l’ébauche d’une raison de le faire, je règlerai son compte à ce type.
Vous n’êtes pas convaincu ?
Très bien. Laissez-moi vous parler de Charlie.

Cette fille, c’est la raison pour laquelle vous souriez lorsque vous entrez dans le gymnase - ou dans toute salle de club que vous aurez en commun avec elle. Lorsque vous la voyez, hormis cette spectaculaire envie de l’insulter (je rigole, j’étais obligé), vous devinez tout de suite sa vraie nature. Un horrible et indécollable chewing-gum - non pas celui que vous mâchez pendant un temps avant qu’il ne perde le goût, mais celui qui se colle sous votre chaussure. C’est à peu près comme ça que je la définirai. Un chewing-gum qui se colle sous ma semelle sans que je le remarque et que je ne peux plus retirer - et puis à la longue, on  s’y habitue.
Au bout du compte, on finit même par trouver ça plaisant - ça amortit bien, et puis c’est quand même vachement classe.

Bien sûr, on ne veut pas le dire (moi, en tout cas) parce que ça paraît ridicule, mais on y est bien attaché, à ce chewing-gum.
Elle me tuerait certainement si elle savait que je la comparais mentalement à ça pendant qu’elle me tapait son long speech sur sa résolution, mais c’est la vérité. Que voulez-vous, mon cerveau a une certaine tendance à s’égarer pendant les moments de sérieux - tout du moins, lorsque ce n’est pas moi qui en suis le centre.
Je sais. C’est une façon de penser complètement égoïste. Il n’empêche que j’ai raison.

Si vous avez compris l’idée -et à quel point ma manager pourrie est absolument géniale-, vous devez percuter pourquoi j’éprouvais une envie imminente d’aller casser la gueule de ce mec.

« J’peux aller m’occuper de ce type maintenant. » lâchais-je sans hésitation. « Après mon rétablissement je veux dire. Je l’ai croisé vite fait à une opération de RED, j’suis certain de pouvoir le battre sans soucis. Mon pouvoir est carrément fumé, je te l’ai pas dit. »

Pour être franc, c’est la vérité.
Parfois, quand je voyais les dégâts que ma force faisait, je me disais presque que ce pouvoir une fois maîtrisé pourrait valoir le coup. Bien sûr, je savais que je regretterai ces pensées la prochaine fois que je ferai face à une crise de folie. Toujours est-il que ce pouvoir était on ne peut plus utile quand il s’agissait de me défendre : j’étais d’une nullité implacable en terme de combat - il faut dire que je ne m’étais jamais battu dans ma vie avant il y a deux ans - et cette force surélevée me sauvait de bien des situations. Aujourd’hui, je venais moi-même trouver des adversaires et je comptais bien leur faire regretter leurs agissements - autant les S que ce connard de Richardson.
Et, pour ce faire, je devais apprendre à maîtriser mon pouvoir un minimum.

« Je ne partirai pas d’ici. T’as tort Charlie, c’est notre refuge ici. Je crois que, peu l’importe ce que l’on fait, notre place à tous est ici. »

Je ne sais pas depuis quand je suis devenu aussi pessimiste, mais j’étais sincère. Peut-être qu’au fond, c’était la nature des mutants - s’entre-déchirer, peut-être que ce pouvoir nous rendait tous un peu fous. Après tout, ce n’est pas quelque chose de naturel - mais je refusais de croire à ce scénario.
Il n’y a pas que Charlie qui est une bonne personne. Chacune des personnes que j’apprécie - tous ces gens à qui les S ont fait du mal.
Tous ces gens blessés.
Et comme un brusque retour à la réalité, toute la situation me mit dans une colère noire.

« Ces gens détruisent notre refuge, et on leur fera regretter. A chacun d’entre eux. Je ferai regretter ses actes au mec qui a fait du mal à Anarchy. Je ferai aussi cracher à Nathan son pardon. J’retrouverai même le type qui a rendu Heath amnésique et chacune des personnes qui nous a fait du mal. » Mes mains se serrent sur ma couette, mon regard vient trouver le sien. « J’hésiterai pas à faire payer tous ceux qui s’en prendront à vous. Je ferai tout pour que tout le monde soit en sécurité. J’te le promets. »
PV. Charlie • Mi-janvier • cadetblue
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MessageSujet: Re: it's unfair [pv PrésiGau]   it's unfair [pv PrésiGau] 1400359500-clockDim 18 Jan 2015 - 15:17

injustice, it’s agony

- J’peux aller m’occuper de ce type maintenant. Après mon rétablissement je veux dire. Je l’ai croisé vite fait à une opération de RED, j’suis certain de pouvoir le battre sans soucis. Mon pouvoir est carrément fumé, je te l’ai pas dit.

Réflexe, je roule des yeux et serre les poings, agacée. J’viens de lui dire que je refusais qu’on accorde une quelconque attention à ce type et lui… Il...

- Nathan ne mérite pas que tes poings le frappent...

Je sais même pas pourquoi je m’embête à rétorquer, je ne sais que trop bien que je parle à un mur. Comme avec Pytha. De sacrés rocs les deux basketteurs. Des têtes de mule, oui. How many times can I say the same thing different ways that rhyme ?

- Je ne partirai pas d’ici. T’as tort Charlie, c’est notre refuge ici. Je crois que, peu l’importe ce que l’on fait, notre place à tous est ici.

Mon visage se tourne vers le sien. Mais peut-être que je pourrais enfin admettre que si ils réagissent comme ça pour moi, c’est parce qu’ils tiennent un peu à moi… ? Je lui souris. Out came the claws and the fangs been out since then.

- … J’hésiterai pas à faire payer tous ceux qui s’en prendront à vous. Je ferai tout pour que tout le monde soit en sécurité. J’te le promets.

Je ne l’ai jamais vu aussi déterminé. Il y a quelque chose de différent dans son regard. Malgré ses mots tranchants et extrêmes, il y a un sérieux que personne ne pourrait remettre en cause. Même pas la manager KK en moi. Ses iris me disent que quiconque s’attaquera à la mauvaise personne, cela signifiera qu’il se dresse contre un Gautier prêt à tout. Attention au retour de bâton les clebs.

We were a...
Afraid to make a single sound
Afraid we will never find a way o-o-out
Afraid we'd never be found
We don't wanna go another round
An angry man's power will shut you up
Trip wires fill this house with tip-toed love
Run out of excuses for everyone
So here we are and we will not run
Guts over fear (the time is near)
Guts over fear (I shed a tear)
For all the times we let you push us around
And let you keep us down
Now we got, guts over fear, guts over fear
*

Je ferme les yeux une seconde, étire mon sourire avant de les rouvrir pour lui faire face et accepter sa décision, sa résolution, son choix.

- Bien Président. Un infime acquiescement de tête se fait, c’est presque solennel. Et compte pas sur moi pour te laisser tranquille quand tu seras dans de sales draps.

Je lui tapote la jambe sans la moindre tendresse pour masquer l’inquiétude que je sens déjà revenir. But… I have to unlearn everything my brain was taught, even if it’s ingrained in me. So I’ll watch your back as far as possible.

Je lui laisse un verre d’eau à côté de son lit tout en lui disant qu’avant toute chose, il doit d’abord se concentrer sur sa guérison. Je repasserais plus tard, le repos est de mise avant de se lancer sur le chemin dans lequel on s’engage tous deux à notre façon.

Puis du pas de la porte, juste avant de la franchir, je lui concède une petite chose. Vraiment pas grand chose.

- Merci Gautier.
* paroles tirés de la chanson d’Eminem “Guts over fear” #ff6633 ©Zelda



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MessageSujet: Re: it's unfair [pv PrésiGau]   it's unfair [pv PrésiGau] 1400359500-clockDim 18 Jan 2015 - 15:18
Terminé ♥
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