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 It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia

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Faust A. Tennant
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MessageSujet: It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia   It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1400359500-clockMar 21 Juil 2015 - 7:45
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- Bordel !

Encore une fois, il avait échoué. Ça faisait combien d'heures maintenant, qu'il traînait dans le complexe sportif, à essayer de dompter le pouvoir qu'il voulait soumettre à sa volonté ? Qu'il se triturait la tête à comprendre comment fonctionne cette saloperie de transformation en créature démoniaque. Une magie plutôt intéressante de son point de vue, sait-on jamais qu'il en ait besoin un jour pour une mission. Le problème, c'est que depuis que le blond à lunettes s'était mis en tête d'avoir un niveau acceptable avec les différentes magies qu'il était capable de copier, il rencontrait toujours le même obstacle sur ceux visant à prendre la forme d'une autre créature. De ce fait, quand bien même Faust était passé maître dans la modification du physique, dès qu'il essayait de toucher à autre chose que le corps humain, il se retrouvait incapable d'avoir un contrôle supérieur à ce qu'en ferait un C ou un D... Ce qui est pathétique de son point de vue, il va s'en dire.

C'est donc après une énième tentative à se transformer en démon que nous le retrouvons tout en sueur, son torse gras, mais gardant quelques traces de son ancienne musculature, à l'air, plus qu'exténué et les nerfs à bout. Ses muscles commençaient doucement à lui faire un mal de chien. C'était principalement son dos qui commençait à déguster : on ne dirait pas comme ça, mais se faire pousser des ailes n'est pas une activité agréable lorsque cela n'est pas une seconde nature chez nous. Son crâne commençait également à le faire souffrir. Et que dire des différentes brûlures provenant des flammes démoniaques s'échappant de son corps une fois transformé ? Usé et fatigué, le comédien se demandait comment il allait se débrouiller pour s'en sortir sans séquelles. Et par-dessus tout cela, l'effort demandé commençait doucement à lui donner faim. Vous me direz, même sans cela, il aurait sûrement la dalle quoi qu'il arrive. C'est très probable, il est vrai.

- Qu'est-ce que je suis censé faire pour garder le contrôle sur cette chose ? Sérieusement. Putain de démon.

Car oui, chez lui, cette transformation avait pour effet de faire naître un "autre" lui. Toute la haine et la fureur qu'il masquait en temps normal sous un masque de cynisme et de calme prenait le dessus et faisait de lui une espèce de bête sauvage ne cherchant qu'à tout détruire. Un peu comme avec Berserker, qu'il avait lui aussi beaucoup de mal à gérer. Mais la ressemblance s'arrêtait là, car sous sa forme démoniaque, il arrivait tout de même à conserver sa lucidité : preuve en est le fait qu'il était toujours dans le complexe sportif et non dehors à essayer de trucider je ne sais quel rouge. Après un long soupir agacé, notre vaillant gras du bide se redressa, quelque peu chancelant. Heureusement que personne ne se trouvait sur place avec lui, il serait présentement une cible facile pour subir le revers de ses mauvais tours.

- Nous allons voir si tu vas me résister encore longtemps, très chère magie.

Le S enclencha alors la transformation. Ses canines devenaient peu à peu des crocs, ses ongles des griffes, il pouvait sentir sa chair se déchirer, laissant sortir des ailes, ainsi qu'une queue. C'était une sensation horrible, au point qu'il s'était retrouvé à perdre connaissance lors de ses premières tentatives. Mais le pire, c'était la pousse des cornes. Il avait l'impression de se faire ouvrir le crâne. Comme toutes les autres fois, la douleur engendrée vint lui extirper un hurlement de douleur, déformé par le timbre étrange que sa voix prenait une fois transformé. Il pouvait maintenant sentir sa conscience s'affaiblir. La rage montait de plus en plus et sa vue se brouillait.

Et maintenant, les flammes se mettaient à s'échapper de son corps, comme pour accompagner la colère le consumant. Il lâchait des râles terrifiants, déchirer entre la souffrance et la rage. Le lion devenu diable se mit alors à frapper tout ce qui lui tombait sous la main, principalement les murs, ainsi que le sol et même le plafond quand, lors d'une autre perte totale de contrôle, il se mettait à voler et se fracasser n'importe où. Il sombra alors. Tout lui semblait lointain, comme si son corps et son esprit avait rompu le lien. Le S avait cette fois-ci dépassé les limites de ce qu'il pouvait supporter.

Lorsque Faust rouvrit ses paupières, il avait repris sa forme normale. Il se sentait fiévreux, à croire que sa tête était sur le point d'imploser. Il n'arrivait pas à voir clairement, mais il pouvait entendre une voix au loin. Quelqu'un était donc avec lui ? Ennemi ou allié ? Cette personne l'avait-elle vu sous sa forme démoniaque, ou était-elle tombé sur lui une fois redevenu humain ? Impossible à savoir. D'ailleurs, Faust ne savait pas s'il avait tout simplement perdu conscience ou si c'était son "lui" démoniaque qui avait complétement pris les rennes en mains. Qu'importe, l'américain se tomba à nouveau dans le néant.

Encore une fois, Faust se réveilla. Il n'avait aucunes idées de combien de temps avait passé depuis sa perte de contrôle. La seule chose qu'il arrivait à ressentir, c'est que son pouvoir ne faisait plus effet : il était présentement tout ce qu'il y a de plus normal. Il tourna le crâne en direction de la personne qui avait sûrement essayé de le garder éveillé précédemment. Il l'a reconnu immédiatement. Normal après tout : qui ne connaissait pas celle qui avait jadis été élue Miss Prismver ? Celle qui avait pris la poudre d'escampette et abandonné tous ses amis avant de revenir sur l'île ? Le bellâtre enrobé fronça les sourcils lorsque leurs regards se croisèrent. Que venait-elle foutre ici ?

Qu'importe. Faust essaya de se redresser pour lui faire face, en vain. À peine avait-il fait le premier mouvement qu'une vive douleur le stoppa net. Il était cloué sur place... Et il fallait que cette niaiseuse soit là pour le voir dans cet état. Quelle disgrâce.

- Tch. Ça doit être agréable pour toi de me voir dans cet état, non ? Te voilà avec l'un des pires S, ennemi de ta paix tant désirée, réduit à plus bas que terre et entièrement à ta merci. Comme ça doit être plaisant.

Le regard du blond devint plus perçant encore et, alors qu'il tenta en vain de soulever sa main, son bras retomba de suite sur le sol, tétanisé. Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas retrouvé dans un tel état. Dire que malgré l'heure, il fallait qu'il y ait un témoin. quelle mauvaise plaisanterie.

- Au fait, j'ai oublié de te souhaiter bon retour. C'était bien les vacances loin de nôtre petite île ? Çà devait être sympathique la Suède.

Trop fatigué pour se risquer à la provoquer, Faust garda bien pour lui de rajouter " Il paraît que le froid conserve bien les cadavres. " en conclusion. Pourtant, ce n'était pas l'envie qui lui manquait... Mais que voulez-vous, au vu de sa situation actuelle, lancer des piques n'étaient certainement pas la chose à faire. Quand bien même il avait en face de lui une hippie n'ayant pour elle que sa jolie petite gueule.

- Dis-moi, ma chère Felicia, ça va faire combien de temps que tu me regardes imiter la belle au bois dormant ? J'espère que tu as essayé de m'embrasser pour me sentir de mon sommeil, cela ferait au moins une bonne nouvelle.



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MessageSujet: Re: It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia   It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1400359500-clockMer 5 Aoû 2015 - 16:34
Ces temps-ci, Felicia avait du mal avec l’immédiat. Elle cogitait, hésitante, ressassait, éprise de culpabilité et de doute à chaque action. Submergée par ses propres sentiments, incapable de s’offrir si aveuglément qu’elle en avait l’habitude, le moment de recul qui demeurait comme un fardeau, une armure bien trop lourde pour mener à bien son combat.
Plus qu’un sentiment handicapant, c’était l’hésitation pure et dure, doute apposé à l’humanité - détail dont elle aurait dû se soucier bien plus tôt.
Elle était simplement trop innocente, trop aveuglée par les désirs de voir un monde parfait qui n’existait même pas. Trop naïve, absorbée par l’utopie de l’impossible qu’un choc dans sa vie avait rapidement balayé.

Tout lui paraissait différent à présent qu’elle était revenue, mais Felicia était décidée à se battre ; et si tout la menait à se torturer entre l’envie de sourire et le besoin profond de s’accorder à un monde qu’elle voyait enfin pour ce qu’il était, ça lui convenait.
Elle n’était pas si faible qu’elle voulait le croire.
Elle avait de la force, de la volonté.
Elle s’était dressée devant la Guerre des classes, et les dorés ne lui faisaient pas plus peur que le Ranker qui se croyait tout permis.
Elle était bien consciente que les sourires ne faisaient pas tout, mais ça lui convenait aussi - elle refusait juste, une fois de plus, de voir son réalisme se noyer dans ses envies idylliques.
Maintenant qu’elle avait enfilé ses chaussures et gambadait vers le complexe sportif, toutes ces pensées lui semblaient lointaines. Le sport avait toujours eu cet effet sur elle, un mélange de relaxation et de défoulement, et elle avait beau n’être plus aussi performante qu’elle en avait l’habitude, son plaisir ne résidait pas là.
Elle voulait se prouver qu’elle était vivante, existence, qu’elle pouvait toujours ressentir, souffrir, se dépenser - se fondre dans les méandres d’une passion comme le sport l’avait toujours été. Son frère était décédé - et elle refusait de voir sa vie suivre le même parcours de dégringole. Elle était trop fière, trop forte, trop brillante.

Elle pouvait s’en sortir - et sa seule décision de revenir ici lui prouvait que, avec ou sans elle, même si elle laissait tomber ce qu’elle estimait être ses responsabilités, le monde continuerait de tourner.
C’est une bouffée de soulagement qui offre un répit à son estomac serré quand elle pousse la porte du gymnase, et cette délicieuse sensation d’avoir trouvé la réponse.

Longtemps, ça avait été son problème, estimer devoir tout faire elle-même, et elle se sentait presque libérée de ses propres exigences. Elle sautilla presque jusqu’au milieu de la salle, yeux rivés sur le plafond, et c’est une vague de chaleur couplée à un bruit assourdissant qui attira son regard - quelqu’un était là. Ses yeux se plissèrent, son visage aborda une large incompréhension quand elle crut reconnaître une triste célébrité. Elle s’avança sur la pointe des pieds, silencieuse, et un bruit sourd la fit sursauter - la personne venait de s’écrouler. Elle se téléporta à côté de lui, le retourna pour voir son visage tandis que d’une main, tenant son poignet, elle prenait son pouls. Faible, mais régulier - c’était juste un vilain malaise. Au milieu du gymnase, elle avait trouvé Faust Tennant, un des membres de la classe S, réveillant le débat qui la tiraillait.

***

Lorsque le doré ouvrit les yeux, la remarque qu’il formula la surprit si peu qu’elle ne cilla même pas et retint un soupir d’agacement de s’échapper d’entre ses lèvres. Elle avait l’habitude de l’agressivité des S, mais un remerciement ne lui arracherait pas la gorge - et ça avait beau ne pas la surprendre, ça la blasait.
Parfois, elle trouvait que tout ça frisait le ridicule tant ça semblait décalé avec un climat scolaire - tous étaient là apprendre, s’amuser, et un élève avait transformé tout ça en une véritable farce.
Cette seule pensée l’agaçait, habitait son esprit des pires réponses quand il évoqua la Suède - ce stupide chien, pion obéissant d’un misanthrope dérangé. Le visage impassible, l’esprit bouillonnant, elle se força à se taire, calma l’agressivité qui la prenait à la gorge.
Sa dernière pique marqua la fin de son agacement ; c’était si ridicule et cliché qu’elle faillit lâcher un rire amer.

▬ Qu’est-ce que tu peux bien être pour penser que je me réjouis de voir quelqu’un dans cet état ?

C’était calme, simple, et elle enveloppait toute son envie de dispute dans une simple question. Elle ne rentrait pas dans le jeu de provocation, encore moins avec un élève blessé - et la pitié n’y était pour rien. Elle était fatiguée de tout ça. Fatiguée d’essayer, de bloquer constamment contre ce mur de froideur, ces perceptions closes. Le conflit était-il si inévitable, ou ce désir idiot de se trouver au-dessus des autres ? Elle ne comprenait pas, elle n’avait pas de solution et son impuissance l’emplissait d’une tristesse et ses yeux d’humidité - mais elle restait neutre, impassible, incapable de faiblir au plus terrible moment.

▬ Personne n’est venu t'embêter pendant que tu te reposais, moi y compris, j’y ai veillé.

Elle avait volontairement ignoré la question personnelle alors qu’elle s’assit en face de lui. N’ayant pas la force de le transporter jusqu’à l’infirmerie même avec son pouvoir, elle s’était occupé de lui du mieux qu’elle pouvait - elle n’avait rien à craindre d’un garçon qui venait de faire un malaise, tout S soit-il.

▬ La Suède était sympa, marmonna-t-elle.
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MessageSujet: Re: It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia   It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1400359500-clockMer 5 Aoû 2015 - 21:10
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Salut les mochetés, je vous ai manqué ? Non ? Hum, ça me blesse dans mon petit cœur desséché. Mais passons, tout le monde ne peut pas avoir le bon goût de lire mes merveilleux écrits au lyrisme aussi léché que celui de Jean-Bernabé, 54 ans, chauffeur routier dont la passion est de râler sur le devenir de la Fraaaance, le cul enfoncé dans un tabouret tout en descendant sa pinte. Quelle vision charmante, surtout lorsque l'on imagine la raie de ses fesses dévoilée par un t-shirt trop court. Miam. Bref, c'était la partie meublage, vous avez l'habitude, revenons à nos deux représentants de la race Aryenne.

Le charmant Archouille se retrouvait donc dans un grand état de fatigue suite à une utilisation un poil trop poussée de son pouvoir et face à une Miss Prismer quelque peu usée par la vie. Le comédien ne connaissait que trop bien ce genre de regard. Elle avait tout de ces filles naïves désirant devenir actrice ou modèle et qui, tôt ou tard, se retrouvaient exploitée par des gens peu scrupuleux. Les plus chanceuses n'avaient heureusement pas à subir le côté sale et puant du show business, quant aux autres... Certaines pouvaient toujours renoncer à leurs rêves et partir vers une autre voie, s'en sortant ainsi saines et sauves, mais il restait toujours ces quelques filles se retrouvant prise dans l'enfer de la drogue, de l'alcool et pour ne rien arranger, il n'était pas rare que quelques-unes en arrivent à passer des castings afin de payer leurs doses, pour finalement se retrouver exposée sur la toile. C'est joyeux tout ça, non ?

Bref, si Felicia était encore très loin de tout cela, Faust y décelait toutefois le même genre de fragilité. Après tout, il avait d'ailleurs déjà été la cause de cette désillusion que les ingénues peuvent subir: entre celles qui pensaient qu'il leur viendrait en aide pour leurs carrières et les pauvres filles qui pensaient avoir brisé sa carapace et obtenu son amour... Rien que d'y repenser, Faust ne savait pas s'il devait être fier de lui ou pleurer la bêtise de ces damoiselles. Les remords ? Soyons sérieux, nous parlons de golden Lion, hé. Quoi qu'il en soit, la belle repoussait l'idée même de se réjouir à l'idée de le voir dans un tel état. Une attitude louable qui, hélas, sonnait creuse dans l'oreille du doré qui avait bien du mal à croire aux concepts de la bonté et de l'altruisme. Qu'importe, Faust  tenta une nouvelle fois de se mouvoir, sans grand succès.

- Personne n’est venu t'embêter pendant que tu te reposais, moi y compris, j’y ai veillé.

Notre gentil blond adressa un regard quelque peu amusé à sa gardienne : il était déjà cocasse pour lui de constater que malgré l'heure actuelle, il n'était pas seule, alors si quelqu'un d'autre venait rejoindre la fête...

- Eh bien, j'imagine que je devrais te remercier pour le sérieux avec lequel tu m'as protégé, Miss Prismver... Même s'il faut dire qu'au vu de la fréquentation des lieux, ce ne devait pas être une tâche compliquée. Enfin, si ça peut m'empêcher de me retrouver avec une lame de couteau sous la gorge, je ne dis pas non à ta bienveillance.

Hum, on repassera pour la politesse, mais c'était déjà bien. Je veux dire, pour quelqu'un comme Faust. Remarquons qu'en avouant une lame, il tenta de porter un regard sur la cicatrice pouvant se voir sur son ventre dodu. Un mauvais souvenir que de se faire planter. Il lui arrivait de temps en temps de se remémorer à nouveau la douleur. À choisir, il préférait de loin la situation actuelle : au moins, ses vêtements ne se retrouvaient pas imprégnés du rouge de son sang.

- La suède était sympa.

Le doré resta quelques secondes silencieux. Encore un mensonge. Enfin, la juger sur ce point serait plutôt hypocrite de sa part. Tout le monde ment, que ce soit pour dissimuler une faute, protéger un proche ou que sais-je, chacun a une bonne excuse pour ne pas être honnête. Ce n'est peut-être pas la façon la plus optimiste de voir les choses, mais c'est celle de notre bel enfoiré. Qu'importe, il était normal qu'elle ne lui parle pas de ses malheurs : il n'était rien pour elle. Au mieux une image sur la couverture d'un vieux magazine.

- Je n'ai pas vraiment eu l'occasion de m'y rendre souvent, mais il est vrai que c'est un beau pays. Malgré la température. Je suppose que tu viens du comté le plus peuplé, Stockholm, n'est-ce pas ? J'en ai un bon souvenir. Principalement grâce aux habitants, très agréables.

Le ton de l'acteur était calme, presque plat. Pourtant, il avait réellement apprécié ses quelques séjours dans le pays du plus célèbre des youtubers : les quelques fêtes auxquelles il avait participé avaient le mérite de ne pas être les plus ennuyantes qu'il ait pu vivre. De plus, il avait pu y vivre quelques soirées en compagnie de quelques filles. Parfois en même temps. En bon prince qu'il est, il ne saurait pas se souvenir du nom d'une seule d'entre elles.

- Et heureusement, vous y parlez très bien Anglais. Votre langue n'est pas la plus simple à apprendre. Néanmoins, votre histoire est intéressante, ainsi que votre système scolaire. C'est dommage de devoir vous endetter à ce point pour en profiter.

Tout en faisant la conversation, presque en mode automatique ( Les interviews donnent cette capacité incroyable de faire penser que l'on connaît très bien le pays dans lequel on fait sa promotion. ), Faust pouvait peu à peu sentir ses forces lui revenir. À peine de quoi se tourner sur le côté, certes, mais c'est mieux que rien. La douleur revint le mettre à terre lorsqu'il tenta en vain de se redresser afin d'être au moins assis. Un râle mixant agacement et souffrance lui échappa. Exaspéré, il détourna son regard de la blonde et le dirigea vers le plafond, fixant ainsi un point imaginaire.

- Au fait, ma chère gardienne, puis-je savoir ce que tu prévoyais de faire ici à pareille heure ? Si c'est du hockey, je devrais faire un excellent palet.

Et bien entendu, si jamais la suédoise avait pour objectif de faire de la gymnastique, Faust serait ravi de servir de matelas de sécurité en cas de chute. Quel homme galant et toujours prêt à rendre service ! À moins que ce ne soit pour reluquer les filles en tenue moulante transpirer et lâcher des cris d'effort. J'hésite.



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MessageSujet: Re: It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia   It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1400359500-clockLun 10 Aoû 2015 - 15:48
Elle ne s’était jamais posé de question au sujet de ce genre de situations, mais il faut dire qu’elles n’étaient pas courantes. La demoiselle avait beau être à l’aise avec les gens, et même avec le dialogue en général, ce n’était pas tous les jours qu’on avait la possibilité de faire la conversation à un doré.
Ces derniers préféraient écourter les prises de tête au possible pour faire montre de leurs compétences poussées en matière de destruction d’autrui - mise-en-avant de talent que Felicia aurait loué s’ils n’étaient pas aussi tordus. Mais la vérité était là. Elle était là, assise à l’observer alors qu’il se démenait pour garder sa fierté tout en la remerciant - mais elle n’attendait rien venant de lui.

Elle pouvait suffisamment bien imaginer la situation dans laquelle il était pour ne rien lui demander, et quand bien même elle l’avait fait, ça n’aurait fait qu’empirer les choses. Elle était conscience de la façon dont il fonctionnait, tout du moins, un minimum, et elle savait bien que ce n’était pas la chose à faire.
D’autant que, non.
Elle ne faisait pas ça pour les remerciements.
C’était tout bonnement par envie, car si le mal lui semblait devoir être justifié, ce n’était pas le cas du bien.

Et puis, peut-être que sa reconnaissance se montrerait dans le futur, lorsque, d’une façon ou d’une autre, il refuserait de s’en prendre à elle ?
Elle avait apprit à ne pas placer sa confiance dans ceux qui ne s’en montraient pas digne - manoeuvre qui lui aurait valu des applaudissements de la part de son interlocuteur étant donné le sarcasme dont il faisait preuve depuis son réveil - mais l’idée fit germer en elle une étincelle d’amusement. Le sarcasme, il n’avait plus que ça comme défense, étant incapable de se mouvoir, et la suédoise ne put s’empêcher de voir qu’il avait éludé sa remarque.

Peut-être que sa volonté n’était pas aussi forte qu’il voulait bien le montrer. Peut-être qu’il se cachait quelque chose derrière ces jeux, ces mensonges, mais elle avait beau le vouloir, elle savait que ce n’était jamais si simple.

Certaines personnes, et Faust donnait cette désagréable impression d’en être, étaient simplement mauvaises. Sans dessous. Sans traumatisme. C’était juste leur façon d’être, et la honte n’accompagnait jamais ce que tout le monde qualifiait d’actes mauvais - puisque pour eux, pour ces avocats du mal, tout cela tenait de la normalité pure et simple.
Depuis peu, elle avait ouvert les yeux sur l’existence de ce type de personnes mais elle était encore incapable de détacher le comédien du véritable diablotin - et, ne sachant pas comment aborder le lion doré sur ce point, préféra garder la question dans un coin de sa tête lorsqu’elle serait en mesure de la poser à nouveau.

Pour l’heure, Faust semblait vouloir entretenir la conversation à son sujet, et la D le soupçonnait de vouloir garder pour lui le maximum d’informations - visiblement, les entretiens n’étaient pas dans les habitudes des S.

▬ Tu as vu juste, commente-t-elle simplement. Alors il n’y a pas que de la bêtise dans ta caboche mais aussi de la culture.

Oh non, ce n’est pas comme si elle était capable de sarcasme. Le ton était posé et sans réelle agression, reflétant presque sa fatigue.
Car oui, elle était fatiguée. Et elle n’avait pas envie de s’attaquer à lui comme lui aimait sûrement le faire avec d’autres, ni même de partir dans un débat où la colère empêcherait tous deux de tenir de réels argumentes ou ne serait-ce qu’écouter ceux de l’autre.
Et tout comme il s’était permit d’ignorer sa question, elle éluda sa remarque idiote, désignant simplement sa batte de baseball calée contre le mur un peu plus loin.

Elle retint un sourire en coin suite à ce qui pouvait être aussi pris comme un avertissement - ce n’est pas comme si elle était vraiment capable de frapper quelqu’un à coup de batte, mais elle pouvait toujours se défendre avec.
Et, surtout, elle était venue faire du baseball.
Se redressant, elle s’assit en face de lui pour planter son regard dans le sien et amener la franchise dans sa réponse. Elle se doutait bien qu’il ne lui ferait pas don de la vérité, mais elle n’avait rien à perdre et on avait pas un S à portée tous les jours.

▬ Assez parlé de moi. Dis-moi, Faust, qu’est-ce que tu fiches chez les dorés ?
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MessageSujet: Re: It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia   It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1400359500-clockLun 10 Aoû 2015 - 21:51
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- Tu as vu juste. Alors, il n'y a pas que de la bêtise dans ta caboche, mais aussi de la culture.

Oh, comme quoi, même une fille jugée comme étant adorable était capable de lâcher des phrases de ce genre. S'il n'était pas aussi fatigué, Faust aurait certainement affiché un sourire sincèrement amusé sur son joli minois quelque peu gâché par les kilos en trop. Felicia n'était peut-être pas si inintéressante que ça, finalement. Car oui, jusqu'ici, le comédien n'avait vraiment considéré la jeune femme comme une personne méritant son attention plus que le temps de la reluquer de haut en bas : les individus sympathiques l'exaspère beaucoup trop vite. De plus, sa vision du monde étant quelque peu sombre, il s'est toujours imaginé que la gentillesse n'était qu'un masque en plus pour masquer l'hypocrisie et l'intérêt. Peut-être était-ce la raison pour laquelle ses propres élans de bonté se résumaient à ne pas détruire son interlocuteur ou à lancer des piques sans pour autant pousser plus loin la cruauté. Quoi qu'il en soit, toujours dans un ton d'automate, le doré rétorqua à son tour.

- Tu me vexes, ma chère. Penser qu'un génie comme moi conserve ne serait-ce qu'une trace de bêtise dans le bouillon de culture lui servant de cerveau ? Allons, ne sois pas si mesquine avec un homme à terre.

Ce n'était pas grand chose, mais le blond pouvait à nouveau sentir ses orteils. Avec un peu de chance, il pourrait à nouveau se mouvoir sans trop de mal d'ici quelques minutes. À son interrogation quant à ce qu'elle venait faire ici, Felicia désigna une batte de baseball déposée contre un mur non loin de là. Au vu de son statut de salopard, Faust devrait peut-être s'inquiéter d'être à la merci d'une personne en pleine possession de ses moyens avec une batte dans son attirail, mais soyons sincère : personne ne pourrait imaginer Felicia se servir de cette batte pour faire du mal. Elle n'était ni assez lâche pour frapper quelqu'un à terre, quand bien même ce quelqu'un est Faust, ni assez courageuse pour assumer la portée d'un tel acte.

- Hm. Je vois. Ça me rendrait presque nostalgique.

C'est que la dernière fois qu'il avait usé d'une batte de baseball pour vandaliser l'établissement avec ses collègues n'était pas si lointaine. La Suédoise agit ensuite d'une manière quelque peu inattendue, venant s'asseoir en face du doré et planter son regard dans le sien. À cet instant, Faust s'attendait plutôt à ce qu'elle l'ignore et le laisse se reposer tout en faisant du sport. elle lui posa alors une question que beaucoup devait se demander à propose de chaque S, mais que personne jusque là n'avait osé lui adresser.

- Assez parlé de moi. Dis-moi, Faust, qu'est-ce que tu fiches chez les dorés ?

Elle avait un certain cran. Ça plaisait à Faust. Cette Felicia usée par la vie était autrement plus intéressante que la joyeuse idiote niaise qu'elle était auparavant. Car le lion doré était comme ça : il préférait les gens avec un vécu. Les gueules cassées, les amoureuses brisées, les enfants perdus. Le lisse, ça ne l'intéressait pas. Il n'y a rien à tirer des cloportes menant la belle vie ou se contentant de leur situation. Felicia semblait évoluer en bien. Ce qui n'est pas vraiment une bonne chose quand c'est Faust qui se fait cette remarque. Cette fois, le sourire mauvais du comédien fit son apparition.

- Oh ? Ça t'intéresse à ce point ? Tu me surprends, Felicia. Non, vraiment, je ne te pensais pas assez couillue pour poser ce genre de questions.

Il tenta à nouveau de se redresser et cette fois, son action se conclu par une réussite. Non sans mal. Il était maintenant lui aussi assis, se massant l'épaule gauche en grimaçant, le regard toujours planté dans celui de la jolie blonde. Il pourrait se montrer évasif, ou tout simplement mentir : après tout, c'est un acteur, elle ne réaliserait même pas que ses dires si convaincants ne sont qu'illusions. Mais peut-être que pour une fois, il pourrait se permettre de dire la vérité. Que ce soit pour récompenser le "courage" de la jeune femme ou parce qu'il est présentement trop fatigué pour inventer une histoire larmoyantes. De toute façon, qu'elle divulgue ou non sa réponse, peu lui importe. Il y avait tellement d'informations contradictoires dans la nature à son sujet qu'une en plus ou en moins ne changerait pas grand chose.

- Ma raison d'avoir rejoint les rangs du Ranker, hein... Ce qui serait intéressant, c'est que tu me dises d'abord ce que tu imagines de ton côté. Quelle vision as-tu d'un élève comme moi, ou des S en général ? Nous te faisons peur ? Nous t'amusons ? Non, bien sûr que non. Nos actions doivent plutôt t'exaspérer, n'est-ce pas ? C'est que ça doit être compliqué, pour toi, qui cherche la paix, de voir certains élèves perturber ta paisible tranquillité. Tu dois trouver ça stupide.

Faust, toujours engourdi, ramena ses poings en avant et fit craquer ses doigts. Ses muscles lui faisaient toujours un mal de chien et il ne pouvait s'empêcher de se crisper au moindre mouvement. À ce stade, il doutait de pouvoir marcher dans l'heure sans risquer de se rétamer. Agaçant.

- Et bien tu sais quoi ? Ça l'est.

Il sourit. Felicia devait être perplexe en écoutant le jeune homme. Peut-être s'attendait-elle à ce qu'il lui explique qu'en réalité, il avait une bonne raison de participer à tout ça. Que le Ranker et les S avaient un but caché pour ainsi mettre au défi les élèves et le personnel de Prissmver. Peut-être que le Ranker avait bel et bien un objectif autre que de classer les élèves, qui sait. Et oui, il devait bien y avoir certains S avec une idée en tête ne pouvait se réaliser qu'en portant la cravate doré. Mais Faust n'était pas aussi noble. Il n'avait pas de plan en tête, rien à revendiquer.

- Comme tu n'as pas profité de mon état pour me faire Dieu sait quoi et que tu as assez de cran pour me le demander, tu sais quoi ? Je vais te la révéler, ma raison d'être le "lion" des dorés. Il détourna son regard et retira ses lunettes afin de les nettoyer avec flegme, son sourire malsain se faisant plus étrange. Au risque de te décevoir, je n'ai pas d'excuses pour participer à cette guéguerre. Comment formuler ça. Hum...

Ramenant ses lunettes à son visage, il hésita quelques secondes. Il était encore temps de la tromper en improvisant quelque chose. Encore temps de refouler la vérité quelque part, loin dans son esprit. Après tout, elle n'était rien pour lui, pourquoi devrait-il faire un effort ? Bah. Qu'importe. Il était exténué et énervé, autant se laisser aller.

- Disons que laisser éclater ma rage est le seul moyen que j'ai trouvé pour me sentir à nouveau vivant. Voilà tout.

Il aurait pu continuer, argumenter, mais il n'en avait pas envie. Pourquoi faire long quand on peut aller au plus simple. Au moins avait-il dit la vérité, tant pis si la réponse ne plaisait pas à la Suédoise. Il ne demandait pas à être compris, ni à être approuvé. Encore moins pris en pitié. Il la fixa à nouveau, prêt à décortiquer son visage et sa réaction dans les moindres détails.

- Tu devrais essayer toi aussi. Les filles aux yeux éteints ne plaisent à personne.



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MessageSujet: Re: It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia   It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1400359500-clockLun 10 Aoû 2015 - 23:20
La situation devenait plus aisée à prendre en main qu'elle ne l'aurait cru. C'était peut-être étrange, mais en l'instant, elle se sentait maître des lieux. Une aise nouvelle qu'elle se découvrait, la facilité dans les remarques qu'elle formulait bien qu'elle ne se soit jamais montré si directe auparavant.
À vrai dire, elle ne s'était disputée avec personne depuis son retour à l'école et c'était presque une occasion de se prouver que cette épreuve l'avait rendue plus forte.
Elle était capable de tant de choses à présent, de bien plus qu'elle ne le pensait, elle se découvrait une force nouvelle, une personnalité différente de celle qu'elle avait toujours montré. Sa propre résistance lui avait longtemps fait peur mais elle était heureuse de comprendre que ça n'affectait pas son jugement et ses envies de bonheur.

C'est pour cette unique raison qu'elle était réticente quand au fait de vraiment s'afficher, mais maintenant, elle en était certaine : rien ne changeait. Son épreuve l'avait renforcée, pas transformée.
Étrangement, c'est Faust qui l'y avait aidé sans le savoir lorsqu'elle l'avait trouvé ici sans défense. Elle avait, malgré ses possibilités évidentes, prit soin de lui - alors qu'il lui aurait été facile d'utiliser la violence pour la persuader de quitter les dorés, ou lui faire promettre d'autres choses encore. Ça n'aurait peut-être pas marché, sans doute pas à vrai dire mais qu'avait-elle à y perdre ?

Ce n'est pas lui qui aurait répandu la rumeur d'avoir été passé à tabac par Miss Prismver - et, malgré tout ça, elle n'y avait pas songé. Pas une seconde. Même lorsqu'elle avait désigné sa batte, la possibilité d'une menace sérieuse n'avait pas tenu une seconde dans son esprit.

C'était simplement hors de question, et c'est cette faiblesse d'esprit qui la rassurait.
Elle était différente. Plus forte. Mais pas au point d'être capable de commettre les atrocités qui lui faisaient peur.
Ses sentiments n'avaient peut-être pas sa place ici, mais elle pouvait se permettre de les étaler : elle avait piqué l'intérêt de Faust. Elle savait comment marchaient les S, et, lorsque c'était le cas, ils vous accordaient l'extrême bénéfice d'un peu de temps de discussion.

Sa question sans gêne avait surpris le jeune homme autant qu'elle l'intéressait et ses différentes réponses lui laissèrent un goût amer dans la bouche quand elle se rendit compte qu'il visait juste. Ça l'exaspérait, parce qu'elle voulait le bien pour tous et les S prenaient un mal plaisir à le détruire - et où était le but ?
Elle n'avait jamais compris cette façon de penser et ça l'agaçait d'autant plus, parce que ça n'avait pas de sens. Et détruire sans raison, c'était le comble du ridicule.

Alors oui. Il avait raison.
Et tout comme il n'avait aucune honte à lui répondre de la vérité, elle n'en avait pas à accepter le fait qu'il ait découvert ses pensées. Quand bien même, ce n'était pas difficile, mais ça la laissait à penser qu'il se montrerait honnête - et sa voix confirma cette idée.
Il était sincère.
Et la révélation, aussi décevante qu'elle puisse être, aussi énervante qu'elle aurait dû devenir, la contentait d'un soupir simple. Ce n'était pas la fatigue cette fois, sûrement une sorte d'empathie silencieuse, la compréhension des actes vides de sens. Était-elle différente ? Était-elle plus logique, plus rationnelle ?
Elle ne le pensait pas, sûrement pas aujourd'hui, et elle avait une bonne raison d'être certaine de ça.

▬ Je ne suis pas comme toi. Je ne me défoule pas sur les autres.

Elle porta son regard sur le plafond sans gêne maintenant, car elle était certain qu'un combat ne serait pas le terme de cette discussion. Le climat était trop calme, presque intime, et elle se surprit à imaginer le jeune homme dans son entourage. C'était ridicule, sans doute, mais elle était très proche de Léocade.
Il lui arrivait également de discuter avec Hadès puisqu'elle le croisait assez souvent et que son lien avait Léocade le rendait intouchable par rapport à lui, mais, au-delà de ça, il ne brillait pas par sa sympathie.
Léocade était une exception et, elle s'en doutait, mais Faust ne se laisserait pas si facilement convaincre.

▬ Je veux la paix, et j'aurai peut-être pu obtenir quelque chose de toi si j'avais été persuasive. J'aurai même pu te laisser pourrir par terre, mais je ne l'ai pas fait alors que tes actions s'opposent à tout ce que je désire. Et je ne suis plus assez bête pour penser que tu t'arrêteras, termine-t-elle.

Alors pourquoi ? Et elle se relève, faisant quelques pas sans réelle destination, juste pour se dégourdir les jambes, comme pour ôter de son corps l'ambiance d'un tel entretien - oui, ça n'avait pas de sens.
Mais elle l'avait fait, et bien que d'ici quelques semaines, elle verrait les conséquences des actions du doré, elle ne regretterait rien. Tout comme en l'instant, malgré le fait qu'il ne cachait pas son animosité, elle ne regrettait pas d'avoir aidé Faust. Elle était ce genre de personnes, accrochée au bien au point d'en perdre la raison, la logique simple - absorbée par sa vision des choses jusqu'à la contredire de part les actions qui la soutenaient.

▬ Rien n'a de sens, ici, pas seulement les S.

Un léger sourire, elle se téléporta à côté de sa batte qu'elle saisit. Dans l'unique but de se défouler pendant qu'elle lui parlait, hyperactive - elle la secouait, sans un sourire, sans haine, sans but précis. Pas d'objectif, ce devrait être la devise de cette école un peu folle, mais cette école si attachante qu'on en finit par l'aimer.

▬ Fais-moi confiance. Mes yeux se rallumeront, affirma-t-elle avec confiance.
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MessageSujet: Re: It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia   It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1400359500-clockMar 11 Aoû 2015 - 1:37
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À sa réponse sincère, Felicia rétorqua par un soupir attendu. Faust savait comment fonctionnait ses congénères, après tout, c'était son métier de les imiter. Porter un masque et devenir un autre, rien de plus facile pour lui... Hors, à bien y réfléchir, au vu de son manque d'empathie et de ses tendances misanthrope, il était plutôt étrange qu'il puisse aussi bien prétendre être un autre que lui. Lui qui n'arrivait pas à ressentir des émotions aussi basique que l'amour, pouvait pourtant les singer au point d'être plus convaincant que n'importe qui d'autre. L'ironie d'un être.

Et dire que cela se retrouvait jusque dans son pouvoir, qui n'est pourtant pas celui dont il était doté à l'origine. Peut-être que l'élève mystère avait un sens de l'humour tordu... Ou alors, il ne décidait de rien et c'était le hasard qui s'amusait de Faust. L'un ou l'autre, ça ne dérangeait pas le S, qui ne regrettait pas tant que ça son contrôle de la roche. Si l'envie lui en prenait, rien ne l'empêchait de copier son ancien pouvoir, il n'avait donc pas à se plaindre. Enfin, qu'importe ces considérations, revenons-en à nos moutons mal tondus.

- Je ne suis pas comme toi. Je ne me défoule pas sur les autres.

Faust ne dit rien. Il observait juste la jeune fille, amusé. Qu'elle ne soit pas comme lui était une bonne chose, non pas pour elle, mais pour lui. Il préférait de loin faire la discussion que de se retrouver les deux jambes brisées par une batte. Non pas qu'il l'aurait forcément fait lui-même. Après tout, il avait beau aimer se défouler sur les objets, concernant les individus, c'était différent. Il préférait de loin briser mentalement ses victimes que de s'en prendre à eux physiquement. Car un corps est facile à réduire en miettes. Alors que l'esprit, ça, c'est un défi. Il faut savoir où faire mal. Quelle amitié tuer. Quel amour détourner.C'est beaucoup plus exaltant que de péter les rotules qu'un quidam. Il était sûrement mauvais jusqu'à la moelle, oui. Et alors ?

- Je veux la paix, et j'aurai peut-être pu obtenir quelque chose de toi si j'avais été persuasive.

* C'est beau de rêver. *

- J'aurai même pu te laisser pourrir par terre.

* Ça m'aurait fait des vacances. *

- Mais je ne l'ai pas fait alors que tes actions s'opposent à tout ce que je désire.

* Quel drame. Tu vas me faire chialer. *

- Et je ne suis pas assez bête pour penser que tu t'arrêteras.

- Ce ne serait même plus de la bêtise que de penser ça. Au mieux, cela signifierait que tu as un QI équivalent à celui d'un légume.

Tandis qu'elle s'éloignait, Faust essayait de son côté de se redresser pour de bon, en vain. Ses jambes étaient encore trop faibles pour le soutenir. il comprenait ce que devait ressentir quelqu'un se retrouvant du jour au lendemain en chaise roulante. Heureusement pour lui, il n'allait pas avoir à subir ça pendant des mois, des années ou pire, toute sa vie. Non pas que l'idée de faire chier son monde avec une chaise roulante et ne plus avoir à marcher le dérange, loin de là. Mais il tenait quand même à sa mobilité. Et à garder son coup de rein pour les quelques damoiselles acceptant de partager leurs draps avec lui.

- Rien n'a de sens, ici, pas seulement les S.

Toujours contraint de rester sur son énorme arrière train, Faust fixa la jeune femme, jusqu'à ce qu'elle disparaisse de son champ de vision pour mieux réapparaitre devant sa batte. Le lion, peu convaincu de la réussite de son acte, tenta de copier le pouvoir de la Miss. En vain, comme il le pensait. Il ne ressentait même pas la sensation lui confirmant avoir obtenu le don de sa cible. Que pouic, que tchi, peau d'balle. Faust se laissa retomber à terre, blasé. Pas question de ramper au sol pour se déplacer.

- Fais-moi confiance. Mes yeux se rallumeront.

L'Américain la fixa à nouveau. elle frappait dans le vide, en vain. Qui cherchait-elle à convaincre ? Faust ? Elle-même ? Bah. Peu importe. Archigras n'avait pas envie de répondre. Elle ne s'en prendrait pas à lui, de son côté il n'avait pas la force de faire quoi que ce soit et elle était bien trop bornée dans son délire d'utopie pour se laisser affecter par le cynisme de notre enrobé. Peut-être qu'un jour, il la briserait, comme tant d'autres avant elle, mais pas aujourd'hui.

- Espérons pour toi que ce ne sont pas que des paroles en l'air. Il n'y a rien de plus pathétique que les cloportes incapables de réaliser les promesses qu'ils formulent envers eux-mêmes.

Toujours au sol, Faust se remémora ces souvenirs, jadis plaisant, devenus la source de sa colère. Des rires, des caresses, des baisers. Les premiers verres et cigarettes. Les souvenirs de ces "amis" qui lui avaient tourné le dos, allant jusqu'à colporter des rumeurs pour mieux booster leurs carrières et l'enfoncer. Il s'était juré de les détruire et de tout leur prendre, un par un. Il y en avait déjà deux en moins sur la liste, retombé sans l'anonymat et la pauvreté. Vivement qu'il puisse s'occuper des autres.

- Dis, tu pourrais me rendre service et me ramener mon sac ? Ça commence à devenir gênant de te laisser mater mon magnifique ventre pachydermique. Mais peut-être que ça ne te dérange pas que quelqu'un puisse s'imaginer des choses en débarquant maintenant et nous voyant, toi et moi, deux incarnations de la luxure et du désir, dans la même pièce.

Amusé à cette idée, il ajouta, le ton mystérieux:

- Qui sait, peut-être que Shu est actuellement sur place et tient déjà sa prochaine rumeur. Tu fréquentes déjà des S, avec un de plus dans la liste, tu risques de te faire des ennemis.

À nouveau assis, Faust déposa sa joue contre l'une de ses mains et souffla sur l'une de ses mèches lui tombant en plein devant les yeux, la sueur aidant.

- Mais laisse-moi deviner, tu vas me rétorquer " Je me fiche de ce que l'on dit sur moi, et mes relations ne regarde personne. ", pas vrai ? Et ensuite, tu vas lâcher un soupir agacé. Et maintenant c'est le moment où tu te dis que finalement, me donner un coup de batte ne serait peut-être pas un mal. Alors, je brûle ?

Comme on dit, il ne faut pas se laisser démonter, même quand ça va mal. Et présentement, au vu de son regard provocateur et de son sourire amusé, on pourrait avoir du mal à croire que le lion est incapable de faire des siennes. À défaut de pouvoir mordre sa proie à la jugulaire et la mettre à terre, il se faisait les griffes. Tentative de sociabilisation selon Faust, Acte 1. Probabilité d'échec : 98 %, à vous les studios.



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MessageSujet: Re: It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia   It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1400359500-clockDim 16 Aoû 2015 - 1:44
Elle fronça les sourcils en regagnant un peu de sérieux quand la réponse de Faust lui parvint.
Elle avait beau dire et prétendre être quelqu'un de bon, elle n'aimait pas vraiment qu'on se moque d'elle. Bien sûr, elle ne réagirait pas, parce que le sacrifice de soi faisait parti de ce dont elle avait besoin pour arriver à son idéal utopique de paix, mais depuis que sa propre estime d'elle avait été détruite par sa propre bêtise, elle avait tendance à s'agacer bien plus facilement qu'avant.

C'était un des signes qu'elle était différente d'avant, et en l'heure actuelle, ce n'était pas pour lui déplaire. Sans grand mal, elle tenait tête à l'un des S bien qu'il essayait de l'humilier en permanence et cette situation flattait suffisamment son égo pour la rendre imperméable aux provocations. Dans ce genre de moments, il lui paraissait possible de pouvoir tout faire.
Ça pouvait sembler idiot et cette possibilité était la raison pour laquelle elle gardait ce genre de pensées pour elle, mais il n'empêche, ça lui faisait plaisir d'être en mesure de penser ça après ce qu'il lui était arrivé.

Malgré tout, elle se demanda ce qui était le plus étonnant dans cette histoire. Le fait que Faust lui demande un service sans la moindre gêne en plein milieu de leur discussion qui commençait à s'enflammer, ou l'arrogance dont il faisait preuve malgré son manque d'attirance physique évident. Elle n'était pas du genre à se moquer des autres et encore moins à prêter attention à leur apparence, mais ce fait-là lui aurait presque arraché un sourire amusé si elle ne trouvait pas cette caractéristique aussi louable.
En revanche, il ne l'était pas sur tous les points s'il était assez bête pour penser que sa réputation lui importait.
C'était le cas autrefois. Elle songeait à ce que ressentaient les gens qui l'appréciaient en entendant des choses sur elle - bienveillante au point de penser aux moindres détails de sa vie. À présent, les choses étaient différentes.

Et Felicia se moquait de tout ça. C'était ce que ces derniers mois lui avait apprit, elle ne pouvait pas sauver tout le monde.
Et elle avait arrêté de culpabiliser au sujet de toutes les personnes qu'elle laissait derrière.

Oui. Felicia avait grandi.
Et elle avait beau être serviable et ne pas hésiter à aller lui chercher le sac de Faust, c'était différent pour les paroles qu'il formula ensuite. Le sac en main, le regard planté dans le sien, elle resta silencieuse de longues secondes alors qu'il continuait son monologue sur un ton qui se voulait être d'un calme menaçant. Oh non. Elle n'avait pas peur pour un sou. Et le silence avec lequel elle répondit à ses remarques témoignait de l'étendue de son agacement.

Elle n'avait pas envie, mais alors vraiment pas envie de perdre son temps dans ce genre de jeux. Faust était peut-être et sûrement plus intelligent en la matière, mais elle n'était pas assez stupide pour répondre à tout ça.

Et puis... il avait tort. Elle aurait aimé s'en ficher mais ce n'était pas vraiment le cas. Globalement, oui, elle n'aurait pas vraiment prêté attention à tout ça, et c'était sûrement de cette façon qu'elle aurait agit auparavant. Esquiver sans se battre - éluder pour la paix, par faiblesse, parce qu'elle était bien incapable de faire quoi que ce soit d'autre. Mais les choses étaient différentes.
Elle le savait, elle voulait le prouver, et, quoi qu'en dise Faust, il ne la connaissait pas. Plus maintenant.

▬ Je ne cacherai pas ce que j'ai fait. Tu as raison sur ce point, je m'en fiche beaucoup. Mais non, je n'ai pas peur de ce qu'il se passera ensuite.

Elle se tourna vers lui et lui sourit avec sincérité avant de poser son sac devant lui, reculant de quelques pas.

▬ Et si quelqu'un s'oppose à ces relations, je les sortirai des dorés.
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MessageSujet: Re: It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia   It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1400359500-clockSam 9 Jan 2016 - 0:49
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Hé ! Salut les lecteurs ! Comment ça va depuis le temps ? Oh, moi ? J'ai tué quelques gamins par-ci par-là, enterré quelques filles un peu trop bruyantes sur une route dont j'ai déjà oublié le nom, bref, la routine. Hum ? Que quoi ? On attend ma réponse depuis août dernier ? Roooh. Allez, c'est rien va. Regarde, j'ai attendu The Last Guardian, Shenmue 3, Kingdom Hearts 3 et FF Versus 13 pendant des années et, avec du bol, tout sortira en 2016 ! ( Ouais, je suis optimiste. ) ( Disons 2018 au plus tard, le temps que je sois vieux pour de bon. ) Allez, certes, le dernier jeu a viré en FF15 et on se tape un boys band de j-rock avec des tendances brohomogaysex niveau protagonistes, mais hein, bon.

Sinon, on en était où ? Non parce qu'en un paragraphe, Naratroll oblige, à part du hs, j'ai pas raconté grand chose.  Alooors... Huhum.. Oui oui oui. Bien. J'ai le contexte en tête pour au moins 5 minutes, on peut reprendre les affaires !!!! ... 'Tain, vous êtes aps super motivés les mecs. Je m'attendais à la foule qui hurle, aux petites culottes qui volent et à la place, j'ai quoi ? Seulement la douce musique sortant de mon pc mourant en retour. Franchement, vous puez. Comme Faust. Oui parce qu'à être tout transpirant, je doute sincèrement qu'il puisse actuellement sentir la rose.

Le lion était, comme je l'ai répété 12 trilliards de fois, complétement hs et n'avait pour dernière arme que son arrogance. Il faisait le beau devant Felicia, ça oui. Et pourtant, même elle, avec sa petite carrure et son joli minois, n'aurait aucun mal à le mettre ko pour de bon, désarmé comme il était. S'il était d'habitude proche du fauve sauvage et puissant, là de suite, il était plus proche du chaton un peu débile fonçant sur un point lumineux rouge et se crashant comme la dernière des merdes contre le mur. Tous les sadiques possédant ou s'étant occupé d'un chat savent de quoi je veux parler. Ne faites pas les innocents avec moi.

Enfin, paraître faible, passe encore. Il détestait ne rien pouvoir accomplir de lui-même, mais ce n'était pas non plus sa première fois : forcément, avec son objectif de maîtriser le plus de pouvoirs possible, se retrouver à court d'énergie ne lui était pas inconnu. Par contre, que même ses paroles ne fassent pas mouche, ça, c'était pour de bon lui retirer le peu de moyen qu'il avait encore pour attaquer. La suédoise était en un sens surprenante. Elle n'avait plus grand chose à voir avec celle qu'il avait pu croiser jadis.  Mais ça, il me semble l'avoir déjà évoqué dans une réponse précédente. Vous m'excuserez si je n'ai relu que les deux dernières en cours, hein, j'avais la flemme, il est tard, j'ai glissé chef, tout ça.

Elle était là, à tenir tête face au doré, tout en tenant le sac qu'il lui avait demandé de ramener l'air de rien. Son assurance faisait naître un sentiment quelque peu étrange pour le lion. Ce n'était pas du respect, loin de là. Ni de la haine, comme souvent. Ah et je vous arrête de suite dans votre délire, certainement pas de l'amour, oula, nope nope nope. En vérité je vous le dis ( comment je kiffe cette expression de péteux putain d'sa race. ), ce qu'éprouvait le blondinet était... De la curiosité. Oui, c'est ça. elle l'intriguait. Bien plus qu'à l'époque où il n'en aurait voulu qu'à son petit fessier parfait. D'une certaine manière, à travers les yeux d'un individu perdant de plus en plus pied comme Faust, Felicia était beaucoup plus attirante dorénavant. On pourrait résumer son magnétisme par un simple et pompeux " Ce qui est brisé est beau ". Tout ça pour dire que s'il était en forme, il se la taperait bien, cette petite miss. ( Comment ça je viens de casser tout mon lyrisme ? ) ( D'abord, d'où je peux être lyrique, moi ? Faut arrêter la bibine poto. )

- Je ne cacherai pas ce que j'ai fait. Tu as raison sur ce point, je m'en fiche beaucoup. Mais non, je n'ai pas peur de ce qu'il se passera ensuite.

Un sourire et elle déposa le sac du fauve couronné à ses pieds, avant de reculer.

- Et si quelqu'un s'oppose à ces relations, je les sortirai des dorés.

L'acteur affichait un visage froid, mais s'il avait laissé ses vrais sentiments prendre le dessus, alors il aurait sûrement cligné des yeux avant de lâcher un merveilleux " Plaît-il ? " digne du personnage d'une certaine série abrégée. Sérieusement, est-ce que la belle venait de sous-entendre qu'elle allait faire abandonner aux S leurs cravates dorées ? À ce niveau, ce n'était plus un désir d'utopie, mais un véritable délire que se tapait la jolie minette. Faust se demanda si elle parlait de l'intégralité des dorés ou juste de ses connaissances. Auquel cas, espérait-elle retirer sa cravate au lion lui aussi ? Il n'en savait rien, mais en constatant jusqu'où elle était rendue dans son trip... Qu'importe.

Faust, toujours silencieux, abandonna quelques instants la conversation pour enfin retrouver un semblant de dignité en dissimulant son gras sous un large t-shirt noir. Ne plus renvoyer l'image d'un cachalot mort sur la plage, c'était toujours ça de gagné, hé. Finalement, en constatant que Felicia ne le lâchait pas du regard ( S'il n'avait pas arboré les traits de sa véritable apparence en cet instant, il aurait presque pu finir par se demander si elle n'était pas en train de le reluquer. ), le lion roula des yeux. Elle n'avait pas des amis à retrouver ? Un ou une petit(e) ami(e) à faire soupirer dans des draps humides ? Bref, quelqu'un d'autre avec qui passer du temps ? Non car vous ne me ferez pas croire que c'était par plaisir de converser avec un connard comme Faust qu'elle restait planté là avec lui. Le S se décida à briser le silence, dirigé par un subtil cocktail mêlant exaspération et intérêt.

- Je ne suis clairement pas un bon samaritain, mais tu devrais me croire lorsque je dis ceci : ne pas avoir peur ne te rend pas courageuse. Juste idiote. Quelqu’un qui affronte le reste du monde sans ressentir la moindre frayeur n'est pas un brave, mais un sot. Un sombre imbécile qui cherche à se tromper lui-même. Le courage, c'est justement affronter sa peur et ses ennemis tout en sachant que l'on risque de finir à terre, et non de foncer tête baissée en se fichant de ce que l'on a à perdre.

Il planta son regard bleu dans celui de la suédoise, menaçant pour de bon.

- Alors ne joue pas à la grande si tu n'as même pas compris quelque chose d'aussi simple, jeune fille. Si tu n'apprends pas à écouter ta peur et continue de te cacher sous un voile de vaillance, tu finiras juste par te faire mordre à la gorge par les fauves dans mon genre sans même comprendre ce qu'il t'arrive. Et ce n'est pas ta téléportation qui te sauvera des crocs d'un animal déterminé à te faire la peau.

Donner des conseils ne ressemblait pas à Faust. Encore moins des conseils censés. Il ne faisait même pas cela par bonté d'âme, car quitte à choisir, il préférait observer cette jeune fleur dépérir que lui redonner goût à la lumière de soleil. Alors peut-être voulait-il être tout simplement celui qui achèverait l'innocente suédoise dans une flaque de sang. Oui, peut-être qu'il cherchait un moyen de lui faire comprendre comment éviter les autres prédateurs jusqu'à ce que son tour arrive. Ça devait être l'instinct du prédateur.

Ça ou peut-être était-ce cette curiosité à son égard qui lui donnait envie de voir jusqu'où elle pourrait se rendre dans ce jeu grandeur nature qu'était le plateau de Prismver. Le plus probant serait de penser que c'est un peu de tout cela à la fois. Felicia faisait un pas dans cette dangereuse danse et Faust se complaisait à l'idée d'être celui qui y mettrait fin. Mais tout ce que je raconte peut tout aussi bien n'être qu'un mensonge pour semer le doute. Après tout, je n'ai jamais eu la prétention d'évoquer clairement les objectifs de mes pantins. Ne vosu reste plus qu'à faire fonctionner vos méninges.

- Fais ce que bon te semble, Boström, mais souviens-toi que dans le cas où tu t'enfoncerais dans ta crétinerie absurde, tu me verras dans l'obligation de te faire comprendre à quel point tu as été idiote d'ignorer ta plus fidèle alliée. Et ce alors même que tu pensais pouvoir retirer la couronne de ma crinière dorée.

Et comme pour faire comprendre que ce n'était pas des paroles en l'air, cette fois, le S se redressa sans faillir. Oh, oui, ça lui faisait un mal de chien, d'où la sueur se faisant un peu plus présente sur son faciès arrondi. S'il ne voulait pas accompagner ses paroles aux gestes, il se serait très certainement de nouveau retrouver le cul par terre, les bras en l'air, à jurer mille mots à l’encontre de ta mère. Retenant une grimace, le fier lion ramassa son sac et se rapprocha de la miss, qui s'était à son tour redressée. Faust se força à brandir un masque amusé malgré le supplice infligé par ses muscles et dans un effort éreintant tendit sa main en direction de Felicia. L'acteur mima alors, avec une certaine mollesse, des coups de griffes dans le vent.

- J'ose espérer que tu es une proie digne de ce nom, Miss Prismver. Une entité de ma stature ne peut décemment pas se repaitre avec de la viande avariée.

Les courbatures se faisant trop présentes, sa main retomba presque aussitôt le long de son corps. Un frisson lui parcourut le dos. Il en avait peut-être un peu trop fait. Sûrement sa nature de comédien qui prenait le dessus. Finalement, c'est avec un ton presque calme qu'il lâcha sur le ton de la conversation :

- En parlant de nourriture, ça ne te dirait pas de rentre ton pouvoir un minimum utile et de nous emmener illico presto devant la meilleure table de la ville ? Je suis affamé et il est beaucoup trop tôt pour te faire saigner.

Arrogant, comme toujours, il ajouta :

- Si tu en as l'envie, je t'invite en guise de remerciement pour ne pas avoir achevé la bête à l'agonie que je suis pour l'instant. Après tout, tu te fiches d'être vu en compagnie d'un S, n'est-ce pas ?

Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise moi. C'est Faust. il ne faut pas chercher à comprendre sa logique. Pour commencer, je doute qu'il en ait une.


HRP : Désolé pour ces mois d'attente mon Gaugau. Je ne suis qu'un misérable gredin.



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MessageSujet: Re: It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia   It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1400359500-clockSam 9 Jan 2016 - 20:53
It’s hard to fly when you can’t even run

Plus que quiconque, elle en était consciente. Elle comprenait que l’on puisse la voir comme quelqu’un de stupidement téméraire à cause de sa mauvaise habitude à ignorer les obstacles, mais contrairement à ce que pouvait se dire Faust, ce n’était pas du fait d’un courage démesuré. Elle lui accordait ce point, elle était naïve et en continuant sur sa lancée, elle avait de fortes chances de se brûler les ailes - et elle n’avait pas besoin qu’on le lui répète. Du fait de sa capacité extraordinaire à ignorer les choses, elle avait perdu son frère, et dès lors, elle s’était promise d’être plus attentive ; mais elle n’arrivait pas à ignorer son objectif. Elle ne pouvait simplement pas laisser les choses se poursuivre sur une telle lancée, et c’était sûrement utopique ou inutile, elle ne pouvait le défendre, mais ça lui était égal.

Tant qu’elle en aurait les moyens, elle combattrait ces inégalités, tant qu’elle aurait les moyens d’affirmer sa position. Elle n’avait pas envie de rétorquer quoi que ce soit parce qu’elle assistait à un événement encore plus rare qu’une distribution de Pokémon légendaire en France, un conseil de la part de Faust. C’était assez étonnant pour qu’elle soit persuadée qu’il pensait ses mots et plus encore, qu’ils étaient d’une justesse sans égale. Mais il avait beau y mettre quelques efforts, la suédoise n’avait pas peur - et l’état du lion n’avait rien à voir là-dedans. Après cette discussion, elle avait cerné la part d’humanité du S, et rien ne lui semblait moins sûr que de pouvoir y faire appel, elle pouvait en affirmer l’existence. Dès lors, ses mots lui semblaient être une facade, un mensonge si grotesque et d’une si grande envergure qu’il finit par adopter une part de vérité.

« Merci pour le conseil. » répondit-elle simplement.

Et elle n’ajouta rien, car il lui semblait idiot d’argumenter. La blonde casse-cou et naïve pouvait faire preuve de réflexion - et cette vision qu’il avait d’elle était à son avantage. Elle le surprendrait par ses capacités, par sa résistance mentale - car elle avait peur, mais elle avait cette triste impression que rien ne pouvait davantage l’attrister que ce qu’elle n’avait déjà connu. Et puis, en insistant bien sur le mot conseil, elle lui partageait gratuitement un malaise qu’elle appuya d’un sourire amusé, fière d’avoir conclu ainsi la discussion. Il ne pourrait pas nier cet instant - et s’il pouvait paraître comme étant un écart que sa pitié avait permit, le lion lui-même ne pourrait la persuader qu’il ne s’agissait pas de gentillesse.

Sa proposition d’après renforça cette idée et la surprit suffisamment pour qu’elle ne réponde pas de suite. Elle s’en fichait, oui, et elle appréciait même cette idée à laquelle elle répondit calmement :

« Très bien. Mais si tu n’es pas en état, je te ramène. »

A elle de faire preuve de dureté ; elle ne plaisantait jamais dans les situations graves. Felicia était peut-être téméraire quand il s’agissait d’elle mais elle prenait toujours soin des autres. Elle s’approcha de Faust et posa sa main sur son épaule, les téléportant en ville en une seconde. Son pouvoir n’étant que moyennement maîtrisé, ils étaient au milieu du quartier de la gastronomie et elle laissa le soin au doré de les guider vers ce qu’il appelait la meilleure table de la ville, afin de conclure cette journée surprenante.


Je te laisse décider de si tu veux jouer la suite ou conclure là It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1395779204
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MessageSujet: Re: It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia   It’s hard to fly when you can’t even run - Felicia 1400359500-clockDim 10 Jan 2016 - 4:17
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- Merci pour le conseil.

À ces mots, Faust, comme vous le savez déjà, ne rétorqua rien. Et pour cause. À quand pouvait bien remonter la dernière fois que quelqu'un lui avait adressé un simple merci ? Là, même avec sa mémoire phénoménale, c'était une véritable colle. De plus, en y réfléchissant bien plus tard à tête reposé, lui-même finira par se demander pour quelles raisons il lui avait fait la moral sur la différence entre la bravoure et la stupidité. Il faut bien reconnaître que c'est ironique de savoir qu'il a pu un jour prononcer ces mots, lorsque l'on sait de quoi il peut être capable. Mais c'est une autre histoire.

En cet instant, Faust ne se rendait pas compte qu'au final, ce n'était peut-être pas sa faiblesse actuelle qui le rendait enclin à se montrer, disons-le même si c'est plutôt gros en sachant de qui on parle, bienveillant. Même sa curiosité quant au devenir de Felicia n'expliquait pas complétement son discours. Peut-être ne faisait-il que lui répéter ce qu'il se disait à lui-même, allez savoir.

Quoi qu'il en soit, même s'il ne l'admettrait jamais à quiconque, et surtout pas à lui-même, le lion était actuellement déstabilisé par la suédoise. Il faut dire qu'elle avait réussi à beaucoup plus le surprendre en l'espace de quelques minutes que Hadès lui-même ne le faisait en une heure lors de leurs parties dans la demeure des S. Venant d'une fille ne se traînant pas vraiment une réputation prêtant à ce genre d'attentes, ce n'en était que plus intriguant.

Mais au diable ces interrogations. Faust était lessivé et son organisme réclamait de quoi recharger les batteries. Vint donc sa proposition et un nouveau silence - beaucoup plus court que le précédent - s'installa. Felicia ne s'attendait visiblement pas à la proposition du S. On ne pouvait pas lui en vouloir. Après tout, Faust lui-même ne devait pas s'attendre à lui proposer de dîner à sa table jusqu'à ce que les mots sortent d'eux-même. La réponse ne tarda pas.

- Très bien. Mais si tu n’es pas en état, je te ramène.

Bien sûr, il n'en fallait pas plus pour que l'ironie et le cynisme du royal fauve fasse des siennes.

- Même si ce serait avec plaisir que je laisserai une beauté comme vous à nouveau jouer au patient et à l'infirmière avec moi, je ne suis pas non plus à l'article de la mort, Miss Prismver.

Au moins, il y avait une part de sincérité dans sa petite provocation : il ne dirait pas non à avoir plus souvent droit à une aide avec un physique proche de celui de Felicia. Bon, Isa et d'autres étaient en réalité beaucoup mieux, disons, dessinées, mais le lion devait bien reconnaître qu'une beauté simple et dégageant encore une pointe de candeur avait un charme différent de celui de la femme fatale aux courbes faisant tourner les têtes.

Enfin, au vu de ce qu'avait engendré comme effet secondaire son entraînement, il était presque évident que Felicia aurait bel et bien la tâche de ramener la bête dans un endroit où il pourrait se reposer. C'est qu'en plus d'être plus vidé que les bourses d’une pornstar après un tournage éprouvant sur le plan physique ( Oui, je sais, c'est trash. ) et sûrement blessant au niveau moral, Faust n'avait plus tellement l'habitude de se mouvoir avec son corps réel. Il avait beau avoir un peu fondu au long de ces dernières semaines, pas besoin de se mentir : il restait un poids lourd. Et un gabarit de ce niveau, ça consomme pas mal d'énergie.

Même le simple contact de la main de la jeune femme contre son épaule avait déclenché chez Faust un nouveau frisson de douleur. Le lion avait littéralement les nerfs à vif. En tout cas, le doré était une nouvelle fois surpris. en toute honnêteté, il prenait que ça prendrait quelques téléportations à Felicia avant qu'ils n'atterrissent en ville. Et c'est top secret, mais à cette époque, il n'aurait peut-être pas fait mieux qu'elle avec ce pouvoir : la plupart des magies entrant dans la caste spatio-temporelle relève du challenge pour le fier copieur.

Cependant, ils étaient pur le moment un peu loin du restaurant en question. Et Faust aurait peut-être dû préciser qu'avant de s'y rendre, il aurait bien souhaité prendre une douche. Et changer de tenue au passage, l'ensemble sportif n'étant pas dans les habitudes de la maison. Felicia restait bien une D dans le fond : et vas-y que j'improvise dans penser aux détails, tant pis si on débarque en mode jogging et parfum " Jus Corporel, la virilité au masculin ". Le comédien lâcha un grognement et toisa de ses iris sentant bon la pointe de pulsion meurtrière froide la jolie suédoise.

- Il va nous falloir réviser notre apparence si l'on veut ne serait-ce que franchir la porte du restaurant en question. Ramène-moi devant ma demeure - si tu sais où elle se trouve - ou dans le trou à rat te servant de chambre le temps que je me débarrasse de cette transpiration. Pour les vêtements, je peux toujours m'acheter un ensemble sur le chemin.

Il la déshabilla du regard, l’œil critique.

- ... Hum... Bien. Faire de toi une fille présentable est largement dans mes moyens. Tu pourras toujours garder la tenue, la revendre ou même la rapporter à la boutique si ça te gêne. Cela fera office de récompense pour ne pas avoir tenté de me tuer. Peu d'élèves en auraient fait autant.

Et le plus blasant dans tout cela, c'est qu'il ne cherchait même pas à se vanter en évoquant le fait que payer une tenue à Felicia ne lui coûtait pas grand chose. Vous savez, lorsque s'acheter une voiture neuve est pour vous l'équivalent d'un sac de bonbons pour le commun des mortels, ce ne sont pas quelques vêtements de luxe qui vont vous mettre dans le rouge.

- Aussi, j'ose espérer que tu as des sujets de conversation autre que la recherche de l'utopie, car j'aimerai si possible éviter de m'endormir devant mon assiette.

Sur cette dernière pique, Felicia usa à nouveau de sa capacité. Miracle, elle n'abandonna pas Faust au bord de la mer pour lui apprendre à ne pas se montrer provocateur lorsque la situation est hors de votre contrôle. La patience devait être l'une de ses vertus. Ou alors, elle était véritablement incapable d'agir dans le but de faire le mal. Enfin, le mal, hé. Dans cette configuration, ce serait plutôt faire le bien, si vous voulez mon avis. Mais passons.

Quelques dizaines de minutes plus tard, aka le temps pour Faust de retrouver un certain charisme - même enrobé - et de donner à Felicia une allure naturelle mais ne sentant pas le premier prix, le S et la D pénétrèrent dans le restaurant en question. Pour sûr, c'était un tout autre monde qui s'offrait à Felicia sur le plan de la gastronomie et du chic. Concernant Faust, lui se sentait enfin dans son élément.

Disons que se retrouver dans un restaurant sentant le fric à plein nez avec à son bras une charmante demoiselle était nettement plus proche de sa routine que de de rendre l'âme, abattu au sol dans un gymnase désert. Reste maintenant à voir si la belle blonde pourrait tenir le rythme, que ce soit face au train de vie du lion ou dans cet échiquier sans pitié que pouvait devenir Prismver une fois le rôle de spectateur abandonné.

Les paris sont dorénavant ouverts.


HRP : Eeeet voilà pour ma dernière réponse. si tu veux ajouter un truc, genre les réacions de Felicia aux derniers piques de Frosties, fais-toi plaisir. Après il n'y a plus qu'à signaler le rp comme étant terminé et on est bons. faust2
Pour finir, si jamais il y a des stalkeuses qui nous lisent : la suite des aventures ce duo improbable arrivera... Un jour. Peut-être. On verra. Les dédiboobs peuvent éventuellement nous motiver mais nous ne promettons rien. Allez bye. /PAN/



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