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 the knight in the hospital — magnus

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MessageSujet: the knight in the hospital — magnus   the knight in the hospital — magnus 1400359500-clockMer 28 Oct 2015 - 12:17
the knight in the hospital


Le souffle rauque, l’esprit comme étouffé au milieu d’une brume de douleur qui ne s’arrêtait pas, chaque instant se découvrant pire que le précédent pour dévoiler l’agonie dont l’on attendait que la fin - et la moindre seconde qui semblait qu’elle ne saurait devenir plus terrible laissait cette pensée se contredire à la suivante. C’était une matinée curieuse car elle se sentait comme prisonnière entre deux mondes, happée par la douleur du réel et l’esprit coincé dans cette dimension noire et vide comme le sommeil dont elle ne pouvait se défaire. Prise au piège, avec la sombre impression de se noyer au fond de l’océan, la densité du liquide noir drainant ses quelques forces pour la maintenir dans ce cruel entre-deux.

Elle perdait pied. La respiration haletante, elle se sentait défaillir, presque irréelle, inexistante dans ce paysage de désespoir - et il lui fallut un moment pour arriver à se séparer de cette sensation poisseuse qui la persuaderait presque que son enveloppe charnelle lui glissait entre les doigts. Lorsqu’il lui sembla qu’elle ouvrait enfin les yeux, elle était assise sur la chaise de sa chambre et observait le paysage au travers de la fenêtre.

Du moins, c’était ce que ça semblait être, mais elle ne préféra pas d’avancer et cligna des yeux à plusieurs reprises en jetant un coup d’oeil à son propre corps - cette même dégaine de chevalière. Elle était de retour ici, mais pour combien de temps ?

Un bref soupir de soulagement franchit ses lèvres fines et Thilda se leva pour s’offrir à nouveau les sensations d’un corps amovible à présent qu’elle ne ressentait plus la douleur atroce qui tiraillait le sien. Une lueur de tristesse brillait dans le regard rougeâtre de la demoiselle qui vint jeter un coup d’oeil aux résultats qu’affichaient les appareils branchés à son corps pâle. Aucune avancée, mais il lui aurait semblé étrange qu’elle se regarde se réveiller. Ce n’était qu’une modeste clinique alors l’équipement n’était pas fameux, mais ses parents avaient tenu à ce qu’elle reste ici. Elle ne jugeait pas leur décision mais elle était heureuse qu’elle soit à Prismver car elle pouvait, sans mal, user de son pouvoir pour se balader comme éveillée - bien qu’elle ne le fasse pas consciemment.

Elle vivait une vie presque normale à la différence près qu’elle n’avait quasiment aucune vraie sensation - elle ressentait toute chose comme au travers d’un filtre de réalité, prisonnière de cet état semi-réel. C’était une pensée déprimante dont elle ne tint pas compte et elle s’étira tout en bâillant, décidée à sortir d’ici. Elle pouvait vivre et en dépit de son état, c’était presque un miracle. Elle prit une grande inspiration, se dressa fièrement sur ses jambes et se dirigea vers la porte pour l’ouvrir d’une traite quand celle-ci manqua de l’assommer, répondant au désir d’un élève.
Quelqu’un venait la voir.
Elle tomba nez à nez avec un jeune homme qu’elle dévisagea longuement comme si elle devait s’attendre à le connaître - ce qui était logique, puisqu’il était dans sa chambre - et devant son cuisant échec, elle attrapa le garçon pour le tirer à l’intérieur de sa misérable force. Thilda ferma aussitôt la porte contre laquelle elle le poussa et dégaina son épée avec laquelle elle le menaça, la pointe de sa lame dirigée vers lui.

« Je ne te connais pas. Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu veux abuser de mon corps, c’est ça ? Sur mon honneur de chevalière, je te ferai payer cet affront ! »

Elle serrait le pommeau de son épée dans sa petite main. A vrai dire, elle ne savait pas se servir de cette arme, mais n’était-ce pas le devoir d’un chevalier de la porter en permanence ? Aussi, c’était son unique atout face à ce type qui semblait lui vouloir du mal.
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MessageSujet: Re: the knight in the hospital — magnus   the knight in the hospital — magnus 1400359500-clockVen 30 Oct 2015 - 22:38
THE KNIGHT IN THE HOSPITAL
Il avait quitté son service plus tôt pour rendre visite à l’un de ses amis à la clinique, blessé par sa faute il s’en serait voulu de ne pas pouvoir aller le voir. Il avait pensé aux fleurs Magnus, renonçant au dernier instant en songeant aux moqueries inévitables qui suivraient, parce qu'il avait beau être sympa, parfois il avait tendance à se laisser marcher sur les pieds. Et ça tout le monde le savait, et ça tout le monde en profitait. Alors on le charriait pour trois bricoles et lui il se vexait, le même schéma tous les jours qu’il tentait inlassablement d’éviter. C’est pour ça qu’il était passé devant le fleuriste sans sourciller, détournant à peine son regard azur des rues pavées de l’île qu’il foulait. Direction l’hôpital, le pas rapide pour éviter d’arriver trop tard puisque les visites seraient bientôt terminées.

« Aaaah, ce type mérite tellement pas que je me déplace pour lui. » avait-il déclaré en riant.

Puis il était entré dans le bâtiment, s’arrêtant un instant pour souffler un peu. Finalement il avait peut-être marché un peu trop vite, un peu idiot parfois. Passage obligatoire par la machine à boisson, il décida de monter par l’escalier, trop peu confiant en les ascenseurs et leurs blocages trop fréquents. Et c’est là que le drame commença, toutes ces portes alignées lui filaient la chair de poule, il détestait les hôpitaux c’était beaucoup trop effrayant. L’odeur désinfectée du couloir lui donnait la nausée mais il tint bon et avança, droit toujours tout droit, regardant parfois les numéros de chambres pour être sûr de ne pas être allé trop loin. 202, … 205,… Ah ! 207, trouvé.

Il entra sans frapper, vieille et mauvaise habitude qu’il avait prit avec quelques personnes, certain qu’en ouvrant la porte il tomberait sur son camarade et se ferait railler comme à chaque fois. Les mots allaient quitter sa gorge quand il se rendit compte de son erreur et que cette fille apparue devant lui, et quelle drôle de fille. Petite, brune, en armure et le regard inquiétant. Le corps menaçant. Il aurait dû se mettre à flipper et à courir, gueuler à l’aide ou lui demander ce qu’elle fichait là mais il n’en eut pas le temps, la surprise était si grande d’ailleurs que la demoiselle réussit à le brutaliser sans aucun mal. Simple marionnette au service d’un bourreau inconnu. Lorsqu’il reprit totalement conscience il avait la pointe d’une épée à la gorge et le dos plaqué contre la porte. Wtf ?!

« Wooo ranges ça tu veux ! »

La voix aussi tremblante que le corps il levait les bras en signe de paix, totalement effaré. Carrément perdu aussi.

« On t’a jamais dit que c’était dangereux ? Et puis t’es qui d’abord ? Tu viens de quelle époque pour être fringuée comme ça tu m’expliques ? »

Parce que ouais, les armures c’était au moyen-âge quoi.
Il parlait trop Magnus.
©Gau
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MessageSujet: Re: the knight in the hospital — magnus   the knight in the hospital — magnus 1400359500-clockSam 31 Oct 2015 - 15:26
the knight in the hospital


Thilda ne brillait pas par sa connaissance mais elle était à peu près certaine que quelqu'un qui lui demandait qui elle était alors qu'il venait de s'incruster dans sa chambre était soit stupide, soit totalement paumé. Faute de mieux, et jugeant qu'un type assez inoffensif pour trembler devant une gamine ne devait pas être plus dangereux qu'une étagère, elle recula de quelques pas. Ses yeux rouges balayèrent de haut en bas l'allure du nouveau venu, son regard, son visage à l'air gentil, sa position, sa taille - ce géant - et elle écouta, malgré sa situation tendue et protectrice à l'égard d'elle-même, les paroles de Hulk.

On lui répétait tous les jours que c'était dangereux, elle avait juste arrêté d'en tenir compte en comprenant que tout le monde le ferait.
Dès qu'ils voyaient l'ombre d'une arme, les civils paniquaient toujours.
Ce n'était pas habituel de voir quelqu'un trimbalait une épée, même une armure - à part pour le carnaval, mais elle ne connaissait même pas la date d'aujourd'hui, alors celle de cette fête... sans compter qu'elle ne se déguisait pas pour cette raison.

Son état actuel la terrifiait tellement qu'elle avait porté une armure presque par réflexe, comme une défense contre sa fragile corpulence. C'était entre autres pour prévenir ce genre de situations qu'elle sortait son épée mais il faut croire que le mental n'était pas au rendez-vous : il avait suffit qu'il lève les bras, signe d'abandon, pour qu'elle commence à croire qu'il n'était pas si mauvais. Juste l'ombre d'une certitude, quelques mots d'une voix mal assurée comme si un manque de confiance le rendait inoffensif. Stupide hypothèse.

Le pire dans tout ça, c'est qu'elle en était la preuve : elle avait beau ne pas croire en elle, elle n'en restait pas moins capable de se défendre avec son arme qui avait été sa seule amie indémodable depuis le début de son coma.
Enfin, c'était purement théorique en vue du fait qu'elle était incapable de la pointer sur quiconque faisait preuve d'un peu de gentillesse - et à vrai dire, elle n'avait jamais vraiment attaqué quelqu'un. Elle recula jusqu'au lit, comme si deux mètres de plus l'aideraient à prendre sa décision au moment éventuel où il fondrait sur elle pour l'attaquer - et, son arme toujours devant elle, s'accorda un très léger relâchement pour penser à ce qu'il venait de lui demander. C'était évident qu'elle venait de la même époque que lui, elle n'aurait pas pu se retrouver là sans ça - mais c'était étrange de se dire qu'il était plus surpris par son épée que par ses cheveux mauves, ses yeux ou ses oreilles pointues.

« R-Reste loin, dangereux voyageur ! Tu es ici sur mes terres et je ne te laisserai pas les souiller plus longtemps de tes intentions nocives. »

Tout en le détaillant du regard, elle tenta de rester concentrée et immobile.
Elle n'était pas loin de se mettre à trembler comme une feuille mais à bien des égards, ce n'était pas une bonne solution. Elle prit une grande inspiration et tout en tentant de se donner une voix plus grave et un air sérieux, elle poursuivit :

« Je vais ranger mon épée, mais si tu essaies de m'attaquer, je te mords. »

Pour une naine avec une allure aussi grotesque à cette époque, c'était difficile de se donner une vraie crédibilité. À coté de ça, la sincérité et la détermination de son regard étaient entachées par le fait que ses yeux rouges étaient aussi difficiles à regarder, du fait de leur couleur, qu'à comprendre - pour cette même raison atypique.
Néanmoins, elle voulait croire qu'il la prenait au sérieux et rangea son épée dans son étui, aussi soigneusement et prudemment que quelques années auparavant - se couper lui était déjà arrivé et c'était loin d'être une partie de plaisir. Elle avait failli pleurer, la dernière fois, mais depuis qu'elle portait cette armure, elle s'était promit de rester digne.

« Quel est ton nom, messire à lunettes ? »
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MessageSujet: Re: the knight in the hospital — magnus   the knight in the hospital — magnus 1400359500-clockJeu 12 Nov 2015 - 0:47
THE KNIGHT IN THE HOSPITAL
Dire que Mag' avait peur serait un mensonge, parce qu'en réalité il flippait complètement. Un peu peureux sur les bords parfois, difficilement impressionnable pourtant, cette fois il lui avait fallu peu. Mais les épées c'était pas son truc, ça n'avait jamais été son truc, sauf dans les jeux vidéos peut-être. D'habitude il se contentait de les regarder de loin, et en voir une d'aussi prêt, tenue parce une main aussi faible que menaçante l'effrayait carrément. Il aurait voulu la supplier, si seulement sa fierté d'homme, pour peu quelle soit encore intacte, ne l'en avait pas empêché. Lui demander de ranger ça ok, se mettre à genoux fallait pas abuser. Parce que malgré tout il avait confiance Mag', certain qu'elle finirait par rengainer.

Il s'autorisa un léger soupir lorsqu'elle recula et baissa les bras. En l'observant un peu plus il se dit qu'elle n'avait pas l'air si effrayante que ça, peut-être aussi perdue que lui dans cette situation un peu idiote, ou bien toujours sur ses gardes et prête à le transpercer à la moindre occasion. Il hésitait, ne savait pas trop, préférait ne pas savoir au fond. Son regard sondait le sien presque instinctivement, il essayait malgré lui de la déchiffrer, ou sans doute ses pupilles de sang étaient-elles si belles qu'il en était envoûté et incapable de s'en détaché, là non plus il ne savait pas. Ce dont il était certain en revanche c'était qu'elle ne ferait rien pour l'instant, parce que lui ne bougerait pas. Ou parce qu'il était idiot d'y croire aussi facilement, sans doute.

« Eeh ? »

De quoi elle parlait, quelles intentions nocives ? Est-ce qu'il devait lui dire qu'à la base il ne venait pas la voir elle ? D'ailleurs avec tout ça il en avait oublié son ami, et les mots ne venaient pas, trop surprit, trop apeuré encore pour oser dire quoi que ce soit. Mais il ne tremblait plus tellement c'était déjà ça.

« H-hm... »

Instinctivement il s'était mit à fixer le sol où elle se trouvait, plus gêné qu'autre chose par cette situation étrange. Il savait pas quoi dire, comment réagir, et il se perdait à réfléchir, à tenter de trouver peut-être une amorce de discussion maintenant qu'elle avait rangée son arme. Il n'avait plus peur et se sentait plus que rassuré désormais, mais il ne savait toujours pas. Et ça le gavait de constater que depuis qu'il était là avec elle il ne savait plus rien. Rien du tout, le vide, néant total. C'est à peine si en y réfléchissant bien il se souvenait de son prénom.. Terriblement mal à l'aise, hein. Et puis ce silence était pesant, pour lui qui tenter de remettre de l'ordre dans ses pensées c'était insoutenable. Alors il devait trouver un truc à dire, quelque chose à faire vite. Vite vite vite.

« Mag'. »

Bordel.

C'était si logique mais ça avait été si soudain qu'il lui avait répondu du tac o tac sans réfléchir lorsqu'elle lui avait demandé son nom. Sauf que Mag' c'était pas un nom. Pas vraiment en tout cas.

« Gnus. Euh.. Magnus quoi. Dalgaard, Magnus Dalgaard. Et toi... ? »

Il bafouillait, cherchant ses mots comme un enfant, une main sur sa nuque.
Attendrissant.

« Mademoiselle l'elfe ? Elles sont vraies tes oreilles ? »

Demanda t-il légèrement plus relâché.
Parce qu'il les avait remarquées hein, elles étaient si mignonnes ses oreilles.
©Gau
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MessageSujet: Re: the knight in the hospital — magnus   the knight in the hospital — magnus 1400359500-clockLun 16 Nov 2015 - 2:52
the knight in the hospital


Lorsqu'elle le vit galérer autant à lui répondre qu'à arrêter de trembler, Thilda ne put s'en empêcher. Au fond, c'était peut-être parce qu'elle était nerveuse et à cran, comme une réaction instinctive devant la peur et l'angoisse.
Mais à cet instant, elle pouffa de rire.
Elle ne s'y attendait pas et elle eut un instant d'hésitation, relevant timidement ses yeux vers le garçon pour vérifier qu'il n'allait pas soudainement changer d'avis et décider que non, il ne serait pas ce mec sympathique et un peu peureux qui s'était trompé de chambre mais juste un connard qui s'amusait à donner de faux espoirs d'amitié. Mais rien.

Cette même expression un peu moment qui l'avait faite rire, alors elle se laissa aller, et elle mit ses mains devant sa bouche pour veiller à ne pas faire trop de bruit - soucieuse de l'hôpital même si elle en faisait elle-même partie.
Elle était étrange Thilda, mais elle pensait toujours aux autres et bien qu'elle ne soit pas encore certaine de pouvoir lui faire confiance, elle se dit que ce n'était peut-être pas la peine d'être sur ses gardes avec un mec pareil. Il aurait sans doute du mal à trouver laquelle des deux était la vraie et peut-être qu'il se casserait les doigts en voulant toucher son armure - c'était l'image un peu fragile qu'elle avait de lui.

« Thil'. » lâcha-t-elle avec amusement. « Da. Euh... Thilda quoi. Thilda Norgaard. »

Amusée par sa propre imitation ratée, elle le regarda avec un grand sourire. Puisqu'il n'était pas à même de représenter une menace, elle s'estimait en position de se moquer de lui - ça n'était pas méchant, juste un peu moqueur. Elle écoutait ses seules blagues depuis 5 ans alors il faut croire qu'elle finissait par aimer son propre humour.
Avoir sa seule compagnie de concrète pendant tant de temps finissait par nous aider à nous apprécier et en quelques sortes, ce coma ne lui avait pas causé que des soucis. Elle avait l'impression d'être une personne différente, plus forte, remarquée.
Une chevalière. Une héroïne - pas juste l'écho de sa propre conscience.

« Mag' c'est bien alors ce sera Mag'. » déclara-t-elle comme si elle venait d'inventer une loi. « Je t'autorise à rester dans ma chambre aujourd'hui. Tu aimes le violon ? »

Elle sautillait presque sur place, impatiente à l'idée de sortir son instrument du placard. Elle avait toujours évité depuis qu'elle avait compris sa situation de "fantôme" mais si Magnus était là, pourquoi pas ?
Elle n'aurait qu'à le faire accuser d'avoir voulu toucher à l'instrument.
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MessageSujet: Re: the knight in the hospital — magnus   the knight in the hospital — magnus 1400359500-clockMer 25 Nov 2015 - 21:13
THE KNIGHT IN THE HOSPITAL
La voilà qui se moquait de lui ouvertement, son rire léger s'évadant dans la pièce au fur et à mesure qu'elle perdait le contrôle. Thilda rigolait à cœur ouvert et lui se sentait frustré, frustré et nul d'être aussi peu adroit en présence d'autres que ses amis. La mine renfrognée il la dévisagea, songeant à se barrer vite et loin pour mieux s'enterrer vivant et cesser d'exister. Au moins il ne subirait plus tout ça, quoique même ça il n'en était pas certain. Les morts étaient capables de se retourner dans leur tombe, il le savait.

« Hmpf.. »

Elle se fout de sa gueule et en plus elle limite très mal, difficile de faire plus pourrie comme rencontre. C'est pas qu'il avait honte Mag', c'est juste que là, pour le coup il savait pas trop où se mettre. Peut-être qu'il aurait vraiment dû partir pour le coup. Il balaya la petite chambre des yeux, prenant sa patience en main en attendant qu'elle se calme, parce qu'il s'énerverait sûrement s'il l'ouvrait et il ne le voulait pas. Pas pour son arme qu'elle lui planterait dans la gorge, plus pour lui que pour elle d'ailleurs, déjà qu'il était pas crédible pour deux francs alors en colère il se ridiculiserait encore plus. La tête sur les épaules à défaut d'avoir les couilles de s'assumer, c'était déjà pas trop mal pour un début.

Son regard distrait rencontra pour la seconde fois la silhouette endormie dans les draps blancs, avec toute cette histoire il avait faillit l'oublier. Intrigante Belle au Bois Dormant dans ses draps de soie -synthétiques en réalité- qui ne semblait pas vouloir ouvrir l’œil, elle l'intriguait. Et les questions affluaient pour rapidement saturer son cerveau, et les théories se montaient mais oh, Mag. Tais-toi, ça te va pas de réfléchir comme ça.

Ta gueule quoi.
En gros.

« Ouais.. » déclara t-il d'une petite voix absente.

Il ne lâchait plus la belle endormie des yeux, écoutant avec grande peine Thilda lui parler sans qu'il ne comprenne de quoi. Puis soudain ça fait tilt dans sa tête alors il se surprit à sursauter, balançant instinctivement ses mirettes dans celles de la brune surexcitée.

« Hein quoi ? Du violon ? Euh... »

C'est pas vraiment qu'il aimait pas mais présentement il était trop secoué pour répondre. Trop frustré, trop curieux trop tout pour penser correctement. C'était Mag' à son état naturel quoi, devant une inconnue qu'il trouvait supra chou en plus de ça. Non vraiment, il n'avait jamais su y faire avec les femmes. Ja-mais.

« C'est pas ce que j'écoute le plus mais c'est ... Joli on va dire. T'en joues ? »

Bien sûr que non, imbécile.
Elle demande mais n'en joue pas, quoi de plus normal ?

« Mais ça va pas la déranger ? ... On fait pas mal de bruit depuis tout à l'heure déjà, j'veux pas la réveiller hm.. D'ailleurs c'est une amie à toi ? »

Enterre toi vivant s'il te plaît.
Maintenant.
©Gau
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MessageSujet: Re: the knight in the hospital — magnus   the knight in the hospital — magnus 1400359500-clockLun 7 Déc 2015 - 17:16
the knight in the hospital


Tout allait bien, pourquoi avait-il fallu qu'il demande ça ?
Elle l'observa durant un long moment pour tenter de déchiffrer la moindre trahison sur son visage. De la moquerie, n'importe quoi. Tout ce qui aurait pu la rassurer, parce que cette question ne pouvait pas être sérieuse. Quelqu'un ne pouvait pas lui demander d'être aussi ouverte après une si petite marge de temps.
Elle n'y croyait pas. Elle n'avait tout bonnement pas envie de savoir. Elle n'avait même plus envie de chercher à comprendre, après tout, le violon ne l'intéressait même pas.
Thilda aurait aimé savoir ce qui l'avait poussé à baisser son épée puisqu'elle aurait voulu en être de nouveau capable. Mais c'était la question de trop. C'était la question interdite.

Elle se retourna vers son propre corps qu'elle observa avec pitié, et au fond d'elle, songeant à sa situation actuelle, à toutes ces perfusions, ce visage pathétiquement maigre et ce corps rattaché à la vie par toutes ces machines coûteuses, elle se rejeta. Elle voulut dire que ce n'était qu'une amie à qui elle rendait visite dans un costume un peu trop exagéré, maladroite, qu'on l'avait laissée passer dans une armure en tenant une véritable épée.

Pourquoi ne pouvait-il pas y penser lui-même ? Il n'avait sans doute pas cette cravate bleue pour rien. Elle devait lui expliquer elle-même ; et à moins qu'il s'agisse de sa véritable intention, elle avait une terrible envie de lui en vouloir. Thilda n'avait pas envie de prendre sur elle. Son monde lui convenait, ses délires lui suffisaient, et si elle n'était pas déjà suffisamment entraînée dans cette discussion, elle l'aurait simplement poussé le garçon en dehors de la chambre. Mais loin d'être insensible et touchée par l'attention qu'il lui portait, elle se sentait faillir émotionnellement - et la colère et la panique s'évanouirent aussitôt.

« C'est moi. » Elle regarda le sol quelques instants et reprit plus fort. « C'est mon corps. Des fois, je me réveille avec mon armure et mon épée pour me protéger, comme un chevalier. »

Comme. Car elle ne l'était pas.
Et en l'instant, comme rarement, elle était consciente de la réalité.

Consciente des choses. Consciente d'elle-même, de ses délires, de tout ce qu'elle refusait d'accepter, de tout ce qu'elle cachait derrière l'armure et l'épée. En l'instant, elle acceptait, pour ce garçon qu'elle ne connaissait même pas, elle avouait ce qui sautait aux yeux, ce qui demeurait voilé dans cette folie apparente.
Elle se livrait à lui comme elle ne l'avait jamais fait pour personne et ça suffisait à lui donner envie de pleurer, et, courageuse, elle retint ses larmes, cachant son visage de ses mains jointes. Ne craque pas.
Et elle recula jusqu'au lit en courant, hors d'atteinte, observant Magnus.

« Et tout ça, ce sont mes affaires. »

Elle s'accroupit pour attraper le violon sous le lit et ouvrit l'étui doucement. Tout en gardant ses yeux rivés sur lui, elle en sortit l'instrument qu'elle déposa sur la table la plus proche.
Pour jouer convenablement, elle ôta le haut de son armure afin de dégager son cou, endroit où, sans quitter le B des yeux, elle cala l'instrument. Son regard se détacha de lui lorsqu'elle ferma ses iris pour entamer une mélodie, douce mais rapide, irrégulière, étonnante.
Elle ne dura qu'une courte minute parce que la suite de la partition s'était effacée de sa mémoire - un morceau qu'elle avait écrit elle-même. C'était encore bancal, irrégulier et ça restait très moyen, mais depuis qu'elle était dans cette forme, elle avait du temps à perdre.

Laissant tomber les bras le long de son corps, l'instrument et l'archer en main, elle l'observa longuement. C'était le premier à s'intéresser autant à elle.
Le premier à la respecter autant, à ne pas feindre les délires idiots et juste parler avec sincérité. Alors, quelque part, Thilda voulait lui rendre la pareille.

« Il n'avait pas de nom alors je l'ai appelé Magnus. »
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MessageSujet: Re: the knight in the hospital — magnus   the knight in the hospital — magnus 1400359500-clockLun 28 Déc 2015 - 22:45
THE KNIGHT IN THE HOSPITAL
Magnus était idiot parfois, la plupart du temps il n'avait aucune conscience de l'importance que pouvaient porter certaines personnes à des choses qu'il ne comprenait pas. Pourtant il avait un bon fond, garçon maladroit sous ses faux airs de tombeurs, il n'avait jamais voulu blesser qui que ce soit. C'était pas dans sa nature et pourtant, la vision que lui offrait la jolie Thilda lui fit mal au cœur sur l'instant. Il avait foiré, il en avait trop dit, n'avait sans doute pas assez réfléchit. Il s'en voulait de la voir aussi triste, craintive sans doute, et cette petite voix qu'il entendait acheva de lui défoncer les tripes.

Véritablement touché par ses propos, un peu bête de n'y avoir pas pensé alors que ça semblait logique, ça l'était puisque c'était la vérité, il se contentait d'écouter, simplement, avec cette inquiétude dans les yeux qui ne voulait pas s'effacer. Pour elle, pour lui, pour un peu plein de choses en même temps, il savait seulement qu'il aurait voulu bouger, la prendre dans ses bras, ou s'excuser mille fois mais qu'il n'y arrivait pas. Parce qu'elle venait de s'éloigner en courant, alors il s'était dit que peut-être elle ne voulait pas de ça, que peut-être même elle voulait qu'il parte. Il était prêt à y aller d'ailleurs, sans un mot parce que qu'ils restaient coincés dans sa gorge d'homme trop sensible pour supporter ce genre d'aveu. Mais voilà qu'elle continua, le retient par une parole suggérant qu'elle n'en avait pas terminé, visiblement elle lui donnait le droit détourné de rester et d'en apprendre plus, de laisser sa curiosité prendre le pas sur ce sentiment étrange qui lui filerait presque la migraine parfois.

Toujours muet mais plus détendu cette fois, il s'adosse fébrilement à la porte, encre l'azur de ses yeux sur la silhouette de Thilda au fond de la pièce, violon en mains. Est-ce qu'elle allait vraiment jouer ? Un peu surpris Magnus, mais pas le temps de répliquer que déjà les notes s'élèvent dans les airs. Jolies notes un peu froissées parfois mais pourtant si mélodieuse, un échantillon rapide qu'il trouvait plutôt réussi lui qui n'était pas expert. Il l'enviait un peu, cette partie de l'inconnue qu'il découvrait malgré eux. Alors quand le son s'arrête il réalise pas tout de suite, cligne deux ou trois fois des yeux avant de laisser sortir sa voix, débloquée enfin.

« Wow c'est vachement beau, tu aimes vraiment ça pas vrai ? Parce que tu gères grave bien. »

Sourire à l'appui, il avance doucement pour ne pas la brusquer, contourne le lit pour se poser face à elle, ses doigts fins venant frôler l'instrument pendant à son bras d'un geste hésitant.

Et se stoppe lorsqu'il l'entend parler.

« Eh ? »

Incrédule, il la regarde les yeux ronds, le visage étonné en pensant que c'est une blague. Sûrement puisque la coïncidence était impossible. Il savait pas trop s'il devait se réjouir de ça ou au contraire lui dire que c'était débile parce que ça lui faisait plaisir, mais qu'au-delà de ça il n'en voyait vraiment pas l'intérêt. Mais finalement, une fois le choc de la nouvelle passé, Mag il pense que c'est une assez bonne idée au fond. Que c'est adorable même de sa part alors qu'ils ne se connaissent pas vraiment. Ça fait gonfler son ego lui qui n'en a que peu, et ça le touche surtout sincèrement au fond de son cœur.

« Crois-moi qu'avec un nom pareil ton morceau va faire des envieux. »

Tendre sourire qui tente de cacher la maladresse de sa gratitude foiré, il pose une paume dans ses cheveux, s'abaisse un peu pour la prendre un instant dans ses bras. Et il s'éloigne enfin de quelques pas, l'observe de nouveau sans abaisser ses lèvres qu'elle a su charmer. Adorable Thilda.

« Tu m'en rejoues un bout ? »

Parce qu'il en deviendrait presque accro finalement.
©Gau
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MessageSujet: Re: the knight in the hospital — magnus   the knight in the hospital — magnus 1400359500-clockJeu 18 Fév 2016 - 17:06
the knight in the hospital


Elle s’en doutait, mais lui aussi avait du mal à digérer l’information. Une expression surprise, quelques secondes d’un silence dont elle avait tant l’habitude qu’il n’était même plus gênant pour elle. Thilda se contenta d’un maigre sourire, attendant qu’il comprenne qu’elle n’avait rien à prouver et qu’elle ne cherchait rien de plus qu’une personne qui veuille bien la croire.
Et s’il ne répondit pas, Magnus la crut. C’est du moins ce qu’elle en déduit.
Ceux qui pensaient à une blague s’en allaient - et ce n’était pas étonnant tant la différence entre les deux corps était peu marquée. Elle jeta un regard en arrière en direction de son visage dont elle n’avait même plus l’habitude, puis porta ses yeux sur son instrument. Elle était consciente des conséquences d’une telle révélation mais Magnus semblait assez solide pour l’endurer, pour l’accepter même - et elle risqua de croiser son regard pendant une seconde. Elle se mordit les lèvres en constatant l’absence de peur, si soulagée qu’elle faillit en pleurer - elle cherchait quelqu’un qui veuille bien la croire et elle l’avait enfin trouvé.

Il était un peu maladroit et pas nécessairement plus rassurant qu’un autre mais il avait le mérite d’être sincère - et ça lui suffisait amplement. La jeune fille essuya ses yeux humides, se refusant à pleurer, et s’apprêta à lui répondre :

« Je v-
— Thilda ? Les visites sont terminées. » 

Elle cligna des yeux et regarda par dessus l’épaule du B. C’était Valentina. Avec une mine déçue, la danoise acquiesça.
L’avantage de Tina, c’est qu’elle lui laissait toujours quelques instants de plus pour terminer ses discussions - le problème, c’est que sous la pression, elle ne savait jamais quoi dire. Tout était parti d’une erreur de chambre. Par sa faute, Magnus n’avait pas pu voir la personne pour qui il était venu en premier lieu - et maintenant qu’elle s’ouvrait enfin, il devait partir. Elle rangea son violon dans son étui avec précision et le fit glisser sous son lit.

« Tu reviendras ? » demanda-t-elle au jeune homme.

C’était une question rhétorique, non pas parce qu’elle n’attendait pas de réponse mais parce qu’elle la connaissait. Malgré le peu de temps ensemble, elle commençait à le connaître - et elle lui adressa même un sourire en gage de bonne foi.
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MessageSujet: Re: the knight in the hospital — magnus   the knight in the hospital — magnus 1400359500-clockLun 22 Fév 2016 - 22:21
THE KNIGHT IN THE HOSPITAL
À la voir se retenir de pleurer comme ça Magnus ne savait plus trop où se mettre. Le visage tantôt inquiet de savoir s'il avait fait une bourde -ce qui serait loin d'être la première fois, se radoucit un peu plus lorsqu'il comprit que ça n'était pas le cas. Mais même de joie, voir quelqu'un dans cet état le mettait toujours mal à l'aise à vrai dire; c'est qu'il n'avait jamais eu les mots pour consoler qui que ce soit. Pas même sa mère ou ses meilleurs amis. Magnus était ce que l'on pourrait appeler un boulet des relations sociales, en gros, quoiqu'il estimait néanmoins ne pas trop mal se dépatouiller en comparaison de certains.

Elle était souriante, Thilda, la main sur son instrument, prête à de nouveau faire résonner les notes. Un peu plus relâchés qu'au tout début de leur rencontre, ils se mettaient tous deux à l'aise petit à petit, s'écoutaient, s'apprenaient. Et Magnus, s'il comprenait, ne put s'empêcher d'avoir ce brin de frustration infime lorsque l'infirmière passa leur dire que c'était terminé. Pour aujourd'hui du moins, car il était certain qu'il reviendrait. Peut-être même demain, ou après-demain il ne saurait trop dire, très indécis comme garçon. Il déposa une main affectueuse sur le crâne de la chevalière, ébouriffa sa chevelure violacée puis se recula de quelques pas. Oh pas énormément, juste assez pour pouvoir la contempler de loin en se disant qu'il l'adorait déjà, que s'il avait pu il l'aurait adoptée malgré le fait que ce soit un boulet. Il l'aimait bien Thilda, avec son fort caractère et ses faiblesses, le peu qu'il avait pu découvrir aujourd'hui lui donnait envie d'en savoir plus encore.

« Bien sûr ! Dès que j'peux je repasse te voir. » Il s'éclipsa jusqu'à la porte rapidement, se glissant à travers celle-ci avant de reprendre en derniers mots. « À très vite miss, j'ai hâte de t'entendre rejouer du violon héhé. »

Ultime clin d'oeil complice avant qu'il ne disparaisse derrière la porte fermée, traversant les dédales de la clinique pour retourner au pensionnat. Il marchait tranquillement, sifflotait quelques airs idiots prouvant qu'il était au final plutôt satisfait de son après-midi. Avec tout ça il en avait oublié son ami blessé, tant pis il passerait une prochaine fois.
©Gau

HRP // Voilà qui clos ce rp ~
Pour une fois qu'on en termine un stp, je me sens fière de moi. ♥
(jeveuxhugthildafortstp)
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