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16 résultats trouvés pour 7c0856

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Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Moi, le Magicien [Londres - solo]
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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Moi, le Magicien [Londres - solo]    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockSam 4 Juin 2016 - 14:21
Timeline & Contexte:
 




Magical Me


Même pour un attention-seeker et showman tel qu'Ashton, l'idée de se jeter dans la fosse au lion d'une conférence de presse où il allait confirmer l'un des secrets les plus incroyable du monde avait de quoi rendre nerveux.
D'un geste impatient, il chassa la maquilleuse qui lui tournait autour. De toute façon, c'est pas ça qui allait le rendre beau.
Il était pourtant mieux habillé qu'à l'accoutumé. Pas de cosplay ridicule, mais un uniforme du pensionnat, taillé sur mesure pour masqu...atténuer son obésité (un peu, ça ne faisait pas de miracle et malgré le talent de son couturier, c'était un poil plus inconfortable que d'habitude).
Nerveux, il s'offrit un cigare pour calmer ses nerfs. C'était au moins le troisième.

Oui, c'était illégal (et malsain) vu son âge, mais il s'en fichait, le privilège de l'argent.
Le nabot boursoufflé (et déjà suant, ça allait être sympa sous les projecteurs) en profita pour checker l'état du livetweet et des streams qui annonçaient l'événement.
Quel plaisir de pouvoir s'abrutir sur un écran, enfin connecté au monde !
En homme moderne, Ashton avait exigé une couverture médiatique adéquat, afin de s'illustrer devant le net tout entier.

Dommage qu'il n'ai pas pu concevoir une vrai campagne de communication... Il avait dû faire vite et en secret, afin que ni Ruthel ni le gouvernement britannique ne puisse lui ordonner de la fermer...
Voyons que moult regards s'égaraient sur lui, l'adipeux violet se divertit un instant à farfouiller sur le net de façon bien visible sur quelques sites érotiques et hentai des plus tendancieux, tout en soufflant négligemment la fumée acre et irritante de son cigare vaguement dans le direction des gens...

Il s'amusa du regard de dégoût, mâtiné d'un peu de crainte superstitieuse du staff que son père avait embauché pour organiser l'événement.
Oui, contemplez l'hideux petit nain... Mais il était riche, et votre employeur. Et c'était un sorcier, il allait l'annoncer au monde.
Par pur plaisir malsain, alors qu'un sous-fifre lui faisait signe de s'avancer pour lancer ce cirque, il éteignit son barreau de chaise à peine entamé sur sa main. Grésillement morbide et odeur écœurante de cochon grillé. L'air choqué de la maquilleuse valait le détour, encore mieux quand la brûlure commença à régénérer sous ses yeux révulsés.

La première partie de l'événement était magnifiquement chorégraphiée, selon les directives précises des agents de communications que les St. John avait engagés.
Introductions, discutions sur les rumeurs sur Prismver, sur l'annonce choquante de l'existence de la magie. Projection sur écrans géants des quelques vidéos volées (et donc de mauvaise qualité) et témoignages de touristes. La confirmation par le gouvernement et la nomination d'Helena Staunton au poste de vice-directrice de se pensionnat de sorciers... Tout ça pour faire monter la sauce.

Un assistante (rougissante, Père avait dû encore la draguer) lui fit signe d'y aller. C'était son tour, à lui, la vedette du show.
Il retint son souffle. Allait-il perdre ses moyens, lui ? Mon dieu que la salle était grande et remplit de journalistes avides de scandales et prompt à juger. Tant de caméras. Tonnerre de flash, murmures. Moue de dégoûts ou de surprise, quand ils découvrirent l'apparence de "l'élève de Prismver, l'académie de magie".

Il y a quelques années, du temps où il n'était qu'un flan tremblotant, un hikikomori dégoûtant, un faible aussi facile à tourmenter que Warren Andersen, il se serait évanoui ou enfuit en courant...
Marrant comme les gens changent... Il suffit d'un pouvoir magique (en plus il avait été gâté la superpower lottery soudain pour se rendre compte qu'on est en fait un être supérieur, un gagnant, un battant.
Cela fascinerait sans doute un psy, s'il était du genre à se confier sincèrement à autrui.

Ashton réussit donc à s'installer au milieu des interviewers, leur dédiant (ainsi qu'au public et aux caméras) un sourire poli, un peu gênée (et même pas trop faux, pour une fois). On lui demanda de se présenter.
"Je me nomme Ashton St. John, j'ai 17 ans et je suis en sixième années en classe A, au pensionnat de Prismver." commença-t-il après quelques formulaires de politesse. Il ne put s'empêcher de sourire un peu en poursuivant. "Et pour que cette soirée est un quelconque intérêt, je vous le confirme : je suis un magicien, ou plutôt selon la nomenclature en vigueur, un monomageia."
Il laissa un petit temps d'attente, comme prévus dans le script, afin que le caméra puisse zoomer sur l'écusson de l'école ou son délicieux visage de bouddha souriant.

"Comme les scientifiques et journalistes ici présent ne sont pas du genre à se contenter de paroles, nous allons donc procéder à une petite démonstration de ma magie personnelle, telle que Prismver m'a permit de la développer.." continua Ashton, toujours avec son demi-sourire amusé. Cela ressemblait de plus en plus à un jeu, ou à l'un de ses trolls habituel. Envolée l'angoisse face à la scène ! Place à la représentation !

Nouveau ballet chorégraphié, alors que le petit violet expliquait son don de régénération et le soumettait aux tests imaginaient par l'équipe de production (et son propre cerveau de masochiste) et le club des sceptiques.
Bien sûr, impossible d'aller trop loin dans le gore : l'émission devait rester le plus tout public possible. Quel dommage...
Cela commença par quelques coupures et blessures mineures, vite soignées par la magie d'Ashton, splendidement spectaculaire avec les similis feu-follets froids et bleutés qui consumaient les plaies.

Le défi suivant fut beaucoup plus amusant et là encore fort théâtral : un coiffeur s'amusa à tondre complètement Ashton, qui retint son pouvoir jusqu'à avoir la boule à zéro.
Il circula même dans le public pour faire caresser son crâne lustré (toucher ma bosse, mon seigneur...) aux courageux.
Et une fois de retour sur scène, Ashton réactiva son pouvoir et dans une envolée de flammèches bleutés, récupéra sa toison.
Par ailleurs le nain replet n'était pas très enchanté d'avoir dû montrer cette petite démonstration... Elle donnait trop d'indices sur la finesse et la puissance de sa maîtrise pour ceux qui connaissaient la magie.

Pour finir et après avoir avertit les âmes sensibles de ne par regarder (rien que ça allait doubler l'audience), Ashton se fit trancher un doigts au hachoir ((le seul truc sanglant qu'il avait réussit à imposer), avant de le se faire repousser.
Au ralentit, malgré la souffrance qui lui fit grincer les dents, pour que tout le monde en profite (est-il nécessaire de préciser que le sieur St. John  était un poil malsain et masochiste sur les bords ?).

Après ces petits jeu magiques (et que la salle fut calmée), il retourna à la table des interviewers. Voici venu le temps des questions.
Alors que l'on interrogeait son père sur le fait d'avoir un magicien dans la famille, le premier de la lignée, Ashton prit une petite collation (la magie ça creuse) et checka les réseaux sociaux.

Parfait. Il avait bien fait d'exiger le top du top en manière de bande passante. Il tweeta quelques banalités et explication pour les décérébrés qui pensaient en 140 caractères, histoire de faire monter le buzz.
Ah, c'était à nouveau à lui. Il termina son verre d'eau (dommage qu'il soit de mauvais ton d'avoir du vin en public...) et s'éclaircit la gorge : cela allait être une longue série de questions...
Il se composa à nouveau un visage avenant, mais laissant pour une fois paraitre son intelligence, à l'inverse de la tronche de benêt ahuris dont il se servait parfois avec les profs.

"Qu'est-ce que la magie ?" commença un des "infiltrés", un journaliste stipendié pour lui servir la soupe.

"Ah, question difficile, même si cela fait quelques années que je l'étudie." pontifia doctement Ashton. "Et à Prismver, nous l'étudions surtout dans une optique pratique, afin de maîtriser  au plus vite et de manière correcte nos dons. Le fonctionnement intrinsèque de la magie quand à lui fait évidemment l'objet d'études de la part de scientifiques et de magiciens recrutés par M. Prismver. Nul doute que maintenant que celle-ci a été rendue publique, des publications ne vont pas tarder à apparaître dans les revues spécialisées. Toutefois, je doute qu'il y ai une réponse précise pour l'instant, tant la variété de pouvoirs est grande. Je pense que la magie est, comme la gravité ou l'interaction forte, une des forces fondamentales de l'Univers, pour l'instant cachée à la mesure de nos instruments et que nous autre, monomageia, utilisons de manière instinctive."

"Avez-vous des rituels, des sortilèges ? Comme cela fonctionne donc en pratique ?" lança un autre intervenant.

"Comme vous avez pu le voir lors de ma démonstration, je n'ai eu nul besoin de formules magiques, de baguettes ou d'incantations pour utiliser mon don. Nous n'avons pas non plus de livres de sorts à étudier." répondit diligemment Ashton. "Celui-ci est part ailleurs unique et propre à chaque individu : c'est cela qui rend l'étude, l'enseignement et la compréhension de la magie si complexe. je suis moi même doté du don de Régénération et je ne pourrais jamais rien faire d'autre, même si des cas rares de changements de pouvoirs ont été observés."
Il passa sous silence le cas du Ranker, des Copieurs ou les choses rigolotes que l'on pouvait faire avec les dons d'enchantements d'objets.

"Chamanisme, sorcellerie rituelle, miracles suite à des prières... Il arrive qu'un monomageia utilise en effet cela. Une de mes professeurs, fervente catholique, fait toujours le signe de croix pour activer sa magie par exemple." poursuivit-il. "Mais est-ce un pré-requis ou juste une idiosyncrasie d'un seul sorcier ? Une influence des mythes et légendes ? Je ne le sais pas, je ne suis qu'un humble élève en apprentissage. D'autre, comme moi, peuvent s'en passer complètement : cela se rapproche plus alors de ce que la culture populaire considère comme des pouvoirs psy. Mais là encore, c'est peut être cette même culture qui influence le magicien, voir la magie elle-même."

Le petit adipeux fit une petite pause, pour laisser réagir les "spécialistes" invités et le public.
Et pour se rincer à nouveau la gorge. Bon sang, que l'exercice était épuisant ! Et cette chaleur, surtout engoncé dans cet uniforme trop serrée pour complaire un minimum aux canons de la mode ! Cela le changeait de ses discours enflammés via la CB du pensionnat ou ses affichettes provocatrices. Là, c'était la vraie vie... Et même pour ce qu'il était devenu, au fond de lui même il n'aimait pas ça, il se sentait intérieurement comme une petite Destiny jetée en pâture au regard d'autrui. Mais bon, tant qu'à y être, autant le faire à fond et assurer le spectacle.
Une fois la petite pause passée, il reprit son explication de la magie.

"Enfin, la magie à un coût. Pas forcement équivalent à l'effet observé, voir violant hardiment la seconde loi de la thermodynamique, mais il y a quasiment toujours un effet secondaire pour le monomageia suite à l'emploi de ses dons. Généralement un feedback biologique : maux de têtes, vertiges ou dans mon cas, une intense fringale associée à la joie de ne pas pouvoir perdre ces kilos en trop..." expliqua-t-il, mentant ouvertement dans la dernière partie. "Il se peut même que ma croissance soit ralentie, mon pouvoir essayant sans cesse de ramener mon corps à son état antérieur..."

Un peu de drame personnel, une faiblesse pour humaniser le freak et se faire plaindre. Cela le rendrait moins menaçant. Mon don, ma malédiction, merci les comics.
Finalement, il commençait à presque prendre goût à l'exercice.. Qui sait, peut être qu'une carrière politique serait envisageable. Manipuler les foules lui plaisait assez, même si, dans la grande tradition des St. John, il préférait être le pouvoir derrière le trône...

On lui demanda ensuite de raconter un peu plus en détails sa vie dans un pensionnat magique. Les questions fusaient d'un public conquit : comment étaient les cours, comment devenait-on magicien ? Tout le monde pouvait-il apprendre ?
Ben tiens, un nouveau pouvoir, une nouvelle manière de se tailler une part du lion dans le grand et surprenant gâteau de la vie, un peu que ça intéressait le manant !

"Je ne suis qu'un simple élève, aussi je suis loin d'être spécialiste de ces questions..." commença-t-il, jouant la modestie (écœurant). "Visiblement, la magie a une composante génétique : il existe parfois des lignées de sorciers... Mais c'est plutôt rare et les règles de transmission des pouvoirs ne sont pas encore bien comprises. La prédisposition à la magie ne semble pas suffire. Souvent le don saute une ou, plus fréquemment, plusieurs générations. Et il y a beaucoup de monomageai, dont moi même, qui n'ont pas la moindre trace de sang magique dans leur ancêtres. Par contre, c'est assez binaire : soit on est sorcier, ce qui est rarissime, soit on ne l'est pas. Le pouvoir se manifeste généralement au début de l'adolescence, vers 11 ou 12 ans. Désolé, mais pour la majorité des gens, nos petits talents resteront inaccessibles, même si vous suiviez notre cursus... Vu que désormais notre secret est éventé, je suis sûr que des publications scientifiques et des études approfondit pourront être mener conjointement avec Prismver pour percer ces mystères..."

Rien de tel pour noyer Ruthel et Staunton sous un flot de demande de coopération par le moindre labo, du plus sérieux aux plus frappadingues...
Ashton faisait confiance à son directeur Papa-poule pour ne pas les transformer en cobaye dans quelques zone 51 (qu'ils essayent, de toute manière...), mais rien ne l'empêchait de lui pourrir un peu la journée et son panier à courrier.

S'en suivit quelques banales questions et anecdotes sur les pouvoirs du pensionnat, Ashton s'amusant à balancer quelques croustillantes anecdotes, tantôt drôles ou légèrement humiliantes pour l'élève qui se reconnaîtrait.
Rien de bien méchant, toujours dans le but de dédramatiser la magie et faire passer "élèves" avant "mage qui peut vous cuire le cerveau ou raser Londres dans séisme".
Puis vint un moment qu'Ashton attendait : faire participer internet.

"Comme vous le savez, nous sommes en direct sur Twitch et connectés à Twitter... Ah, ça m'avait manqué ! Saviez-vous que le pensionnat de Prismver n'est pas connecté au réseau ? J'espère que ça changera prochainement, vu que nous sommes dévoilés : plus besoin de secret." annonça Ashton, se saisissant d'un portable. "Comme annoncé sur la page Facebook de l'événement de ce soir, vous avez la possibilité de me poser des questions via le chat...Houlà, vous êtes nombreux et ça va tellement vite que j'arrive pas à lire... Allez, je vais en prendre une au hasard."

D'un geste théâtral, Ashton cliqua de manière aléatoire dans la liste défilante de questions (et insultes ou autres conneries). Immédiatement, la question s'afficha sur un écran géant prévu à cet effet.

"Evidemment." constata platement le petit obèse en la découvrant. "Merci Internet, je savais qu'on pouvait compter sur toi."
Rire un poil gêné dans l'assemblée.
Sur l'écran, en lettres géantes, la question : "Ingrid, est-ce que tu baises ?"
Merci Murphy pour apporter un peu de piquant à une soirée planifiée sous la moindre couture. Bon sang, il connaissait ces tarés online ! Il en était un ! Il aurait dû l'anticiper et engager des modos...
Mais il en fallait plus pour déstabiliser le maître ès troll qu'était Ashton, qui voyait plutôt ça comme un défi. Le plus dur était de rester sérieux, histoire d’asseoir son image de fils de bonne famille faisant partis de l'élite de l'école magique.

"Bon, la question est un poil personnelle et n'a pas le bon prénom, mais j'ai promis de répondre..." se lança donc le petit adipeux. "Je pense que vu mon physique d'Adonis et vu mon âge, vous pouvez tous vous faire une idée sur ma sexualité..."

Etant un petit connard, Ashton ne pu pas s'empêcher de se servir de l'occasion pour balancer un petit fait amusant sur Prismver, qui allait surement embarrasser un peu l'administration.
"Malgré le fait que tout l'hébergement - en joli petit cabanon de 5 personnes - soit intégralement mixte et sans surveillance particulière, ce qui crée quelques occasions, je ne suis pas le genre Don Juan et l'étude de la magie occupe déjà une part importante de mon temps, laissant peu de temps pour le romantisme ou la gaudriole..."

Laissant à la salle et au stream le temps de digérer cette petite révélation (Ashton était sûr que moult parents de Prismvériens allaient a-d-o-rer apprendre que leurs fils/filles adolescent(e)s aux hormones bouillantes dormaient librement à coté du sexe opposé (d'autant plus qu'il avait sciemment omis le fait que certains piaules avait des chambres séparées et fermant à clés). Voilà qui allait sans doute occuper un peu Kirsten et Staunton... Il faisait confiance à Pédoruthel pour maintenir le système malgré tout (sinon, il allait vraiment se faire haïr du pensionnat. Prenez ça dans les dents, Ligue du Chaos : en quelques mots, il pouvait semer tant de zizanie...).

"Bon, vu la sagacité de la dernière question, je crois que je vais les choisir, plutôt que de laisser faire le hasard..." enchaîna Ashton, en faisant défiler quelques tweets et extrait du chat plus pertinents. D'un autre coté, ce genre de petit dérapage prouvait que l'émission n'était pas truquée ou complètement scriptée.

"Hummm... Beaucoup de questions ou de référence au secret de la magie, avec les habituelles théories du complot... Bon, essayons de résumer tout ça..." marmotta-t-il après avoir lu quelques messages. "Déjà, je ne suis qu'un simple élève : je ne suis pas au fait de tous les éventuels secrets de M. Prismver et encore moins du gouvernement... Je n'ai jamais été amené dans de petite pièce par des hommes en noirs et personne ne m'a demandé d'organiser cette soirée, ni ne m'a donné de texte à réciter... J'ai décidé d'organiser cette soirée parce que j'en avais les moyens et que je pense sincèrement que le public doit apprendre à nous connaître. Rumeurs et non-dits ne font que mener à la peur et à l'exclusion..."

Bon, il passait sous silence le fait que des scripts et des éléments de réponses avait été rédigés. S'il n'avait pas de fiches, c'était parce qu'il était un être supérieur doté d'une bonne mémoire mâtiné d'un certain don pour l'improvisation. Et qu'il organisait ça pour faire chier Prismver, le gouvernement et pour se faire mousser tout en s'imposant comme un référent et interlocuteur privilégié, un pont avec le monde magique.

"Donc oui : M. Prismver, les employés du pensionnat, les élèves et les habitants de l'île ont caché l'existence de la magie au monde entier... Mais n'est-ce pas compréhensible ? Nous sommes fort peu nombreux. A peine de quoi remplir un village... Ceux qui ont des enfants, ceux qui ont déjà rencontré des problèmes parce qu'ils ne rentraient pas dans les normes doivent très bien comprendre la réaction de peur et d'isolement communautariste des magiciens : l'histoire a amplement démontrée que parfois, souvent, ce qui est hors-normes n'est pas très bien accueillit... D'autant plus que certains dons sont spectaculairement ou pire, insidieusement, menaçants."

Ashton hésita un instant, envisageant d'insister un peu et de balancer un bon gros point Godwin.  Secouant la tête, il y renonça :  il était là pour se poser en tant qu'interlocuteur posé et fiable du monde magique, s'autoproclamant porte-parole de monomageia de sa génération : il n'avait pas le loisir de (trop) jouer la provoc' sous peine de se décrédibiliser... Dommage.

"Du coup, pour la protection des jeunes magiciens et de la société, afin d'éviter le chaos et la suspicion engendrée par l'incompréhension et la peur, M. Prismver a choisit de garder le secret sur son Refuge aux Sorcières. Plutôt compréhensible, non ? Même si je ne suis pas d'accord sur tout - le recours à des monomageia manipulateur de mémoire pour éviter les découvertes fortuites - je comprends tout à fait son point de vue. C'est celui de tout bon parent qui souhaite mettre à l'abris sa progéniture... Mais j'ai toujours espéré qu'un jour le monde serait près à nous accepter, sans honnir ou jalouser nos talents particuliers et que nous pourrions nous présenter au monde sans craindre la stigmatisation ou un intérêt malsain... J'espère que ce jour est arrivé."

Mon dieu, il se dégouttait de balancer pareilles platitudes et de défendre ce grand mou de Ruthel. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour soigner son image... Rien que qu'à cause de ça, il avait envie de virer (encore plus qu'actuellement) Evil Overlord, de conquérir le monde et de soumettre en esclavage tout ces incapables et non-magiciens...

Il laissa donc la parole un moment, se contentant de répondre en mode automatique ou d'illustrer quelques points alors que d'éminents spécialistes et/ou coqueluches des médias qu'il avait invité débattaient un moment.
Un autre journaleux stipendié par les St. John réorienta le débat sur l'établissement de Prismver en lui même et son système éducatif.
Il était tant de donner au monde un petit aperçu de cette amusante et mesquine guerre des classes... De son point de vue biaisé, bien entendu !

"La priorité de Prismver est de nous aider à comprendre et maîtriser nos pouvoirs. Tout le système scolaire tourne autour de ça." asséna le petite obèse. "Il y a eut beaucoup de questions et d'interrogations sur la dangerosité de la magie et des magiciens... Oui, je ne vous le cache pas : nous sommes dangereux. Un don mal maîtrisé est en effet susceptible de causer des catastrophe, inutile de le nier."

Ah, rien ne valait un peu de tension dramatique. Jouer avec les peurs de ces pauvres primates face à l'inconnu... En plus, il n'avait aucune imagination : la plupart se figuraient sans doute les incidents magiques comme un festival d'explosions et de violence... C'était possible, mais il y avait tant de dons plus rigolos à voir déraper...
Mais Ashton n'avait pas envie de finir couler dans du béton, aussi il se devait de rassurer l'audience et pas de la terrifier avec d'amusant scénarii basés sur le Contrôle des vecteurs ou des Probabilités ou la manipulations des forces atomiques ou spatio-temporelles...

"Mais un jeune magicien inexpérimenté est-il plus dangereux ou plus fou qu'un jeune du même âge enfourchant pour la première fois sa mobylette ou se lançant, peut être alcoolisé, au volant de sa première voiture ? Sommes-nous plus dangereux qu'un de nos confrères étudiant au Etats-Unis et qui se trimbale avec un flingue pour sa propre protection ? Je ne le pense pas et M. Prismver non plus, j'imagine. L'important, c'est de prendre nos responsabilité, d'assumer nos dons et notre dangerosité potentielle. Et c'est à ça que sert Prismver."

Les comparaisons étaient un poil abusives, mais pas totalement fausses. Discrètement pendant qu'il discourait, quelques infographies rappelaient en arrière plan les statistiques des accidents routiers ou autres touchant les jeunes. Il était désormais temps d'aborder plus en détail la magnifique échelle de valeur de Prism'....

"Comme je l'ai dit, tout dans l'enseignement à Prismver tourne autour de la maîtrise des pouvoirs : c'est même plus important que les notes dans les matières les plus standards. Et oui, les mages n'échappent pas aux maths ou à la géographie... Prismver a un système très particulier, basé sur la méritocratie et l'effort. On nous incite à se donner à fond pour apprendre à maîtriser notre don. Par exemple, vous avez peut être remarqué que je porte l'uniforme de l'établissement, ornée d'un cravate violette..."

Voici venu le temps tant attendu... Allons-y et mettons les gens dans de petites cases !
"Elle signifie que je suis membre de la classe A : celle qui regroupe les meilleurs manieurs de magie du pensionnat et dont l'accès est réservé à ceux qui ont fournit assez d'efforts pour maîtriser complément leurs pouvoirs et qui ne présente donc plus le moindre danger pour la société. Il y a ainsi 5 classes regroupant les élèves par niveau de contrôle : la A en violet, la B en bleu, la C en vert, la D en orange et la E en rouge. Un code couleur simple pour indiquer le niveau de maîtrise d'un  élève."

Et donc, implicitement, son niveau de dangerosité. Ashton se demandait combien de touristes il allait pouvoir faire fuir avec une cravate rouge après cette petite allocution. Cela allait rendre les expéditions à la ville des E tellement amusantes !

"C'est parfois un peu stigmatisant, certes, mais ce système méritocratie est nécessaire pour encadrer quelque-chose d'aussi important et sensible que la maîtrise des dons magiques. Afin d'inciter au mieux les élèves à se donner à fond, il s'accompagne aussi de quelques récompenses mineures : jours de congés supplémentaires, voyages et excursions, priorité au self, salle commune dotée d'équipement de loisir et décorée, etc. Et cela permet un véritable esprit de corps, de camaraderie et d'entraide entre élèves d'une même classe."

Le nabot ventripotent se demandait combien de ses camarades allaient faire une crise cardiaque en entendant ça...
Bien évidement, il passa sous silence les problèmes de la classe E et l'inégalité criante du système. De toute manière, il n'était qu'un reflet de la société actuelle, juste plus amusant et encadré et avec moins d'hypocrisie. Qui pouvait prétendre que les gens étaient tous égaux ?

Les débats reprirent, avec quelques anecdotes de plus sur l'île magique et sa vie scolaire, des questions plus ou moins pointus sur la magie.
Il lui fallut citer pléthore de pouvoirs différents (et sans donner de nom : Ashton voulait la célébrité pour lui et lui seul).

Puis virent les questions tant attendus sur les rumeurs de violence.
Entre les descentes des S à la ville pour tabasser du mécréant, les témoignages des touristes et des habitants du cru, on avait en effet de quoi s'inquiéter, même si peu de choses vérifiées avait filtré en vérité.

"Le pensionnat de Prismver regroupe une population très diverse..." pontifia au début Ashton (mentant un peu : la majorité des élèves faisaient partie du first world et avait la peau blanche comme un cul. "M. Prismver donne l'asile à n'importe quel sorcier que ses équipes découvrent. Peu importe ses origines, son niveau social, sa situation familiale ou scolaire. Et comme les pouvoirs se déclenchent en plus à l'adolescence, cela donne une population bigarrée, avec quelques éléments parfois mal dans leur peau, voire perturbés : en plus des problèmes de notre âge, nous voilà soudain transformé en monstre de foire qui doit apprendre à maîtriser un don qu'il n'a pas choisit ! Cela peut perturber certains esprits fragiles... Jusqu'à la violence. Et ne parlons pas des élèves peu scolaires ou naturellement dissipés : quasiment tout les établissements scolaires en ont et malgré moult effort, bien peu sont ceux qui ont pu s'affranchir du bizutage..."

Il prit un verre d'eau alors qu'un invité docteur en psychologie (ou autre, il ne se rappelait plus tout les sbires qu'il avait convié) abondait dans son sens.
Ashton ne pu s'empêcher d'enfoncer un peu plus sur les rouges.

"Ce comportement bien naturel chez les jeunes est parfois accentués chez certains qui ont du mal à utiliser correctement leur don. Beaucoup d'élèves de la classe E, à la cravate rouge donc, ressentent la méritocratie avouée de Primsver comme une pression ingérable ou un jugement définitif sur leurs talents. C'est faux bien entendu, mais vous connaissez la jeunesse : elle est têtue, elle se rebelle, pas forcement de la bonne manière et n'aime pas avoir tord et qu'on le lui dise..."

Le petit porcelet décida alors de joindre l'équipe enseignante à la fête.

"Il faut dire aussi que beaucoup de professeurs de Prismver sont d'anciens élèves, donc encore jeune. Ils ont été choisit, outre leurs compétences académiques, parce qu'ils étaient au courant du secret, parce qu'il maîtrisait la magie. Prismver n'est peut être pas l'endroit idéal pour un premier poste... Mais on dirait que je parle d'une ZEP ! N'allez pas imaginer que Prismver est une zone de guerre où grandissent de la graine de délinquant doté de super-pouvoirs : la majorité des élèves sont des adolescents et jeunes adultes tout à fait comme les autres et de bonne compagnie. Les quelques incidents montés en épingles par la rumeurs ne sont que les actes de quelques cas sociaux isolés et ne sont au final pas bien grave. Juste un peu de charivari estudiantin. Notre île est généralement un cadre d'étude idyllique, tranquille et préservé. Pas étonnant qu'elle attire tant de touristes ! Et encore, vous n'avez pas vu l'intérieur du pensionnat : croyez-moi, ça vaut le détour."

Magnifiques mensonges, euphémismes et demi-vérités. Ashton se demandait s'il allait toucher le Prix de la Langue de Bois de l'année.
On approchait de la fin. Heureusement : il était en nage sous la lumière crue des projecteurs, il mourrait de soif malgré les verres d'eau qu'il s'enfilait pour calmer sa gorge irrité et il commençait à avoir faim.

Après un long exposé sur les particularités législatives de Prismver, assez ennuyeux pour lui qui le connaissait déjà, virent une nouvelle série de questions.  Ces dernières portaient , comme prévue, sur la nomination de la nouvelle vice-directrice et sur l'ingérence du gouvernement britannique.

"Bien qu'en tant que magicien je me sente un peu gêné que l'on vienne se mêler de nos affaires, j'approuve la nomination de Mme Staunton." affirma vaillamment Ashton. "Il faut sortir de ce cercle vicieux de communautarisme et s'ouvrir au monde. Et pour cela, nous devons prouver au monde que nous ne sommes ni dangereux, ni suspect. En plus d'avoir un enseignement d'élite. Personnellement, je serais plus pour adjoindre un comité directorial, mixte entre officiels gouvernementaux nommé et candidats élus par les bailleurs de fonds de l'école et les parents d'élèves. Je suis sûr que ces derniers seraient ravis d'être plus impliquer dans l'éducation de leur enfant. Conserver un directeur et un territoire indépendant est cependant une bonne chose : ainsi aucun pays ne peut oser espérer avoir la mainmise sur la magie..."

Des pays, peut être pas... Mais des individus ?
Ashton se demandait si Hadès verrait où il veut en venir avec tout ça... S'il s'y intéressait.
Le petit gros sentit le regard de son père sur sa nuque. Visiblement Papounet se remémorait lui aussi leur dernière conversation avant qu'il ne parte à Prism'.

Après encore quelques débats, vint la dernière question, celle de la délivrance.
Putain, il allait déchiqueter ce buffet...
Un faire-valoir à la chevelure aussi artificielle que son sourire lui demanda des détails sur l'intégration des mages dans la société moderne.

"Et bien, maintenant que nous n'avons plus à nous cacher, nous avons moult capacité à mettre au service de l'Humanité." répondit diligemment l'obèse violet. "Contre juste rémunération, bien sûr : je suis fils de banquier, n'oublions pas !"

Après cet plaisanterie, il enchaîna avec quelques exemples, histoire de faire rêver le gogo.
"L'étude de mon don et des autres mages qui en ont un approchant pourra peut être ouvrir de nouvelle voie à la médecine. La Science a tant à gagner à se rapprocher la magie, afin d'obtenir une vue unifiée de notre univers et de ses mystères. Mais il y a aussi des applications plus terre à terre à certains don. Nous pouvons nous affranchir de la causalité ou de certains limitations. Des monomageia peuvent dompter la flore, l'eau, la roche : les applications en agricultures ou dans l'industrie sont infinies. Une élève maîtrisant la gravité m'a un jour confiée qu'elle souhaiterait un jour aider à bâtir un ascenseur orbital, donnant un accès aisé à l'Espace pour toute l'Humanité. Les télépathes pourraient aider les secours en cas de sinistres majeurs ou bien seconder la Justice... Bref, il y a des millions de façon pour les mages de se rendre utile ou de trouver un travail dans notre société moderne."

Ashton se tut, avant d'allait trop loin et les présenter comme les sauveurs de l'Humanité. Cela flatterait certes son ego, mais c'était aussi assez peu crédible. Il se demandait intérieurement combien de gens percevrait le potentiel économique de la magie...

Il était temps de conclure. Il s'inclina vers son père et autre vieille barbe qui l'avait rejoint. Eux l'avait perçu, avec l'aide des paroles envoûtantes et sirupeuses d'Ashton. Un conglomérat de banquiers, d'industriels et de politiques. Grâce à eux (et à son fils), St. John-senior aurait sous peu un titre de Lord... Il était donc temps de remercier les sponsor et faire du placement de produit.

"Personnellement, je vais bientôt avoir dix-huit ans et donc je vais être majeur. Même si je compte poursuivre mes études à Prismver le plus loin possible, j'ai pour projet d'aider mon père : sa banque va sous peu présenter différents produits d'assurances et de financement spécialement dédiés aux magiciens et à l'implication de la magie dans notre société. Et même si je suis encore très junior, je me soucis de l'avenir de mes semblables monomageia. En tant que citoyen anglais, je pense qu'il est important que le Parlement prennent acte de notre existence et engage une réflexion sur une législation adapté à une population magiquement active, afin que nous puissions tous vivre en harmonie. Nous ne voulons ni être exploiter, ni être craint, ni être ostraciser. Nous ne voulons pas non plus rester dans une bulle communautariste isolée, mais faire partie du monde comme vous, avec vous."

Fin du show. Salutations, applaudissements et échanges de banalité, avant que quelques invités privilégiés (et youtubeurs, pour le lol) ne soient conduit vers un after entre gens de bonne compagnie.
Suant et grognant, Ashton s'accorda une petite demi-heure de pause dans les loges en coulisse avant ça.

Cigare et vin fin : là, en privé, il pouvait se le permettre, avant de retourner jouer au premier de la classe. Arrachage du pseudo-uniforme Prismvérien trop serrée. Dommage que Père le sous-estime encore : il n'aurait rien eu contre un massage-et-plus-si-affinité d'une demoiselle venu de l'Est... Et un rail de coke, Ashton était sûr que son paternel en avait sur lui... Nan, mauvaise idée : il devait rester sobre et digne durant ces mondanités. Pas de scandales, pas de vagues. Pas au début... Hummm... Il allait falloir qu'il boive un peu, histoire de paraître légèrement éméché à la fin de soirée : il ne devait pas donner une image trop lisse. Avoir quelques rumeurs qui trainent aiderait à construire un personnage plus crédible, avec forces et faiblesses...

De toute manière, il y aurait bien un journaleux pour enquêter (pas sûr que ces béni-oui-oui en soient encore capables) et remonter à la surface des histoires sur Ashton St. John, le cosplayeur fou et un poil obsédé de Prismver.
Sans parler des autres élèves jaloux qui ne manqueraient pas de bavasser...
Mais qu'importe ! Il avait des spécialistes de l'image, un plan de com', tout ce que l'argent pouvait offrir... Sans parler de son propre esprit génial et tordu.

Et maintenant, il avait été le premier monomageia interviewé, le premier coming-out magique officiel.
Cela avait été un calvaire.
Cela avait été génial.
 
Londres - Début de l'Acte VI {#}7c0856{/#}



HRP et remerciements:
 
Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Duo de chocs
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Rechercher dans: R.I.P   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Duo de chocs    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockMar 2 Fév 2016 - 21:38

Valse des masques et des apparences

Alors qu'ils progressaient jusqu'au lieu de la soirée, la surveillante lui répondit, confirmant (bien évidemment) ses soupçons quand à son apparence et (bien évidemment), le rabrouant lui et ses espoirs libidineux.
"Je t'avoue que t'es pas le genre d'homme auquel j'ai souvent le droit, mais même si je pense souvent que l'interdit est fait pour être franchi, tu peux encore rêver de ce côté pour avoir le droit à plus qu'une soirée au bal."
Le petit poussah eut un léger rictus signalant qu'il prenait note du commentaire (et qu'il allait sans doute l'ignorer dans...3, 2, 1...
"Une soirée au bal est amplement suffisant. Mais ça va impliquer de se trouver un coin discret et bon dieu, j'ai trop de classe pour baisouiller dans les toilettes." lança-t-il, sans vraiment attendre de réponse à part un reniflement de mépris.

Après cela, ils pénétrèrent dans la bicoque enchantée, découvrant les effets magiques (plus ou moins inattendu) et commencèrent pour ainsi la soirée.
Alors qu'il proposait un rafraichissement et une danse à la surveillante, de sa manière si particulière et si insupportable mélangeant provocations éhontés, autodénigrement malsain et perversions, Ashton eut la surprise de se faire couper dans son élan par Blaze.
"Hey, on va faire un marché toi et moi, je t'accorde plus d'une danse et le droit de continuer à me donner quelque surnom, bien qu'ils sont ridicule, mais en échange arrête de te rabaisser. Tu n'es pas physiquement le genre d'homme que j'aime fréquenter, certes, tu ne plairas peut être jamais à des femmes comme moi, mais tu n'es pas une abomination, tu es comme tu es et sans te mentir, je dois dire que le costume est parfait sur toi. Alors, arrête de parler de ton physique et montre à tout le monde que malgré le vilain petit canard, il a réussit à attraper le cygne d'accord ? " lui balança-t-elle.

La main sur les épaules, ce ton adulte, presque maternel... Rien que cela suffit pour qu'un tout petit instant, Ashton laisse tomber le masque du joyeux luron pervers aux manières ampoulées, révélant un rictus torve plein de malévolence, d'acide et des yeux pleins de haine. Le temps d'un souffle, il s'imagina brisant son verre et le fourrant dans les orbites  pleins de condescendance bien-pensante de cette femme.
Mais bien vite il se reprit, reprenant son air enjouée, mais mâtiné d'un sourire plus calculateur et d'un peu de rose au joue (le violet n'aimait pas se faire surprendre comme ça, sa culotte mentale baissée).

"Marché conclu." opina-t-il, d'un ton qui se voulait sincère. "Et ne vous inquiétez pas, M'man, mon auto-flagellation descriptive n'est issus que de mes tendances au masochisme et à l'autodérision. Cela fait des éons que j'ai dépassé tout problème avec mon surpoids et mon apparence."
C'était vrai. C'était faux. Oui, les deux en même temps et cela ne gênait en rien Ashton de le penser.
Il était fort loin le temps où il n'était qu'un flan tremblotant, un gras-double persécuté à l'école et qui en était devenu presque hikikomori.
Un élément avait tout changé, oh oui. Désormais, il était suprême, il se pavanait au sommet de la chaîne alimentaire. Bien sûr, il restait obèse et laid, ce qui lui interdisait (sans doute) des succès au grand jeu des amours adolescents. Mais il s'en fichait. Un peu. Ou pas.

Bref ! Il fallait détourner la conversation de cette voie. Il était venu se pavaner avec une bombasse à laquelle la rumeurs prêtait une sexualité débridée.
Il n'était pas là pour se faire surveiller par une adulte dont il avait titillé la pitié et l'instinct maternel.
"Merci pour le compliment sur le costume." commença-t-il d'un ton neutre et poli, bien vite accompagnée d'un sourire goguenard. "C'est du sur-mesure, évidemment. Je connais un tailleur londonien qui fait des merveilles et il est habitués aux pourceaux capitalistes de la City."
Clin d'œil provocateur, pour bien montrer qu'il se fichait de son physique.

Le petit violet détailla ensuite la tenue de l'adulte, avec délectation (évidemment, et c'était pas la première fois qu'il la dévorait avidement des yeux) mais aussi cette fois-ci un oeil plus critique (même s'il était du plus mauvais goût de ne point s'extasier sur la toilette de sa cavalière).
"Spendide ! Bien qu'un peu sombre pour un bal de Noël... Mais la petite robe noire fait toujours son effet, surtout en version aussi... Ouverte. Cependant, un poil sobre et cela risque d'être un soupçon tendu pour danser. Je ne reconnait pas la griffe d'un créateu...Ah ! Suis-je bête, votre don ! Vous aimez me mettre au défi, M'lady... Vous êtes superbe. J'ai néanmoins l'outrecuidance de penser que si je m'en était chargé, j'aurais pu vous rendre encore plus inoubliable..."

Il soupira longuement, désignant vaguement les autres élèves et membres du personnel alentours.
"La plupart des gens ne savent pas comment dénicher et porter un costume leur allant correctement ou une robe bien coupée. Pour eux, ce n'est que des... vêtements. Alors que c'est un Art, une manière de sublimer, de souligner ou à l'inverse dans mon cas, d'atténuer une personnalité, un physique. Ah, il faut absolument que vous passiez au club de couture. Le cosplay pour adolescentes kawaii c'est bien joli, mais j'aimerais pouvoir donner toute l'étendue de mon talent sur un modèle de femme. Et vous verriez les cri d'orfraie de ces pucelles quand j'ose proposer de leur réaliser une ligne de sous-vêtements..."

Il dédia un grand sourire rieur à Blaze, comme pour s'excuser de monopoliser la parole alors qu'ils se dirigeaient vers les boissons.
"Aaaah, l'apparence !" s'enthousiasma-t-il, parlant avec de grands gestes. "Un sujet passionnant... Je pourrais en parler des heures et vous saouler avec plutôt qu'avec le champagne. J'en joue, et vous aussi sans nul doute, ma Dame dont l'entraperçut de votre décolleté suffit à mettre un homme à terre. Mais moi, j'utilise le registre opposé : je perturbe, je dérange, je met en face des autres une de leur peur, j'illustre un travers, un péché capital. Et je rie de leur dégoût, de leur incompréhension, de leur perplexité quand ils essayent de me comprendre, de me mettre dans une de leur rassurante petite case, dans l'une de leur étroite catégorie... Mais faisons fi de tout cela et arrêtons de parler de mon physique : les gens vont croire que vous en voulez à mon corps !"

Il s'était enflammé et s'était plus ouvert à Blaze qu'il ne l'aurait cru(voulu), mais il fallait absolument qu'elle ne le prenne pas pour un de ces emo geignards qui complexent sur leur corps.
Il accepta alors la coupe de champagne qu'elle lui tendait (maugréant juste intérieurement que cela aurait dû être l'inverse. Non, pas par machisme ou galanterie, juste pour montrer sa dominance et reprendre ainsi les rennes de la soirée).
"A cette soirée."
"Et à vous, très chère ! A nous, cela serais un peu prématuré." répondit Ashton en trinquant, sourire charmeurs aux lèvres, l'œil pétillant d'esbroufe salace.

Il prit une gorgée, car bien que n'ayant pas l'âge d'en boire, le porcelet violet appréciait la bonne chère et les vins fins. Ou champagne, c'est selon.
Mouaip, pas terrible... Forcement, avec ces dégénérés de D à l'organisation, il ne fallait pas s'attendre à du raffinement. Sans nul doute pour eux, seule comptait l'apparence d'un luxe de pacotille et un taux d'alcoolémie élevé pour faire passer tout ça et dérider tout le monde...
Vu l'absence de compliment polis de la part de la surveillante, soit elle partageait son avis, soit elle n'avait rien noté, trop plébéienne pour savoir distinguer un grand cru d'une piquette.
Ashton nota mentalement de se renseigner plus sur les goûts de sa partenaire. Il n'avait guère eut le temps de creuser au delà des rumeurs sur le passé et les penchants de Blaze...

"Pas terrible, hein ?" grogna-t-il, histoire de vérifier si la demoiselle avait quelques connaissances œnologiques. "Ah, les jeunes... Il suffit qu'il y ai marqué Champagne sur la bouteille pour qu'il croit accéder à la classe et au luxe. En plus, pour fournir tout le monde et vu que personne ne semble demander la carte d'identité des étudiants, il a fallut prendre un gros stock plutôt que quelques bouteilles prestigieuses et délicieuses... D'un coté, j'approuve : majoritairement, ce serait donner de la confiture aux cochons. De l'autre, j'aurais aimé quelque-chose de plus gouleyant... Bah, il doit bien y avoir une ou deux bouteilles buvables dans le tas. J'irais à la pêche après que nous ayons frotté nos corps sur la piste de danse."

Ils finirent de charger leurs batteries en alcool et bulles festives, avant de passer à la suite.
"Oh, pour les danses...désolé mon chou, mais je ne sais pas danser le tango alors contente toi de valse." contra la surveillante à l'une de ses téméraires propositions.
"Va pour une valse, alors." accepta le petit grassouillet, accompagnant ça d'un sourire en coin plein de malice qui semblait soufflait à Blaze : petite joueuse. "Mais si j'arrive ma m'abstenir de commentaire sur ma large personne, à défaut de mon énorme égo, que diriez-vous que je vous initie ? Je serais sans doute piètre professeur, n'étant pas spécialiste, ni l'homme le plus agile ni pédagogue du monde, mais après quelques coupelles de soi-disant champagne, cela pourrait s'avérer amusant. Et le ridicule ne tue pas. Dans mon cas, rien ne peut."

De plus, servir de professeur de tango à la belle adulte ne manquerait pas d'attirer tout les regards sur eux, surtout s'ils se vautraient un peu. Si en plus il arrivait à la faire rire aux éclats et de manière naturelle et sincère, il pourrait presque passer pour un vrai couple et les gens commenceraient à douter qu'il n'avait fait que la soudoyer ou la droguer... Les interrogations naîtraient, les commentaires courraient, les hypothèse s'échafauderaient.
Ashton adorait être sous le feu des projecteurs, au cœur de la rumeurs et aux centres des débats.

Après un sourire d'excuse à l'égard de sa cavalière, le gros violet se fraya un chemin vers les responsable de la musique.
Nous tairons pudiquement les menaces voilées (ou non), compromissions, ordres et tractations occultes auxquels il se livra, mais voilà que bientôt l'air d'une valse connue envahit la salle titanesque.

Il rejoignit sa cavalière et, avant qu'elle n'est pu protester, lui fit un baisemain.
"En piste, cara mia. Je vais vous conduire au septième ciel, où à défaut, dans une valse qui vous fera tourner la tête."
Joignant le geste à la parole, il enlaça la surveillante avec son bras droit dans le dos pour la guider.
Ashton n'avait pas mentit : il était étonnamment bon danseur. Moult yeux s'écarquillèrent devant l'étrange et presque gracieux équipage (bon, il fallait reconnaître que c'était surtout Blaze qui faisait son effet).

Le petit boudiné esquissa un rictus amusé : la valse et les danses ainsi chorégraphiées n'étaient qu'une question de nombre (chose dans laquelle il était doué, surtout avec un symbole £ après), de pas à apprendre (il avait une mémoire d'éléphant aigri et haineux, nerver forget, never forgive) et de timing (ça par contre, c'était plus retord).
N'allait pas croire n'ont plus que le nain adipeux était un cador du danse-floor.
D'autant plus que la différence de taille était gênante (et mettait la poitrine de Blaze sous son nez, fort plaisante à regarder certes, mais fort distrayante).

Il se débrouillait et c'était déjà bien (et mieux que la plupart des élèves). Car Ashton avait, à part son obstination et son acharnement à maitriser ce qu'on le bon sens semblait lui interdire, un atout : il osait. Il osait faire tourbillonner au son de la musique une femme bien trop belle pour lui, plus âgée et qui aurait dû être au bras d'un splendide damoiseau.

Son corps grassouillet de geekotaku à la vie malsaine criait de douleur. Il soufflait (le moins possible, pour ne pas trop répugner ou gêner sa partenaire) et transpirait abondement, mais heureusement son costume était conçut pour masquer d'éventuelles disgracieuses auréoles, le tout sans départir d'un sourire charmeur et joyeux que l'on pourrait croire presque sincère.
Ah, et en raison de la présence émoustillante d'une Blaze dans ses bras et malgré la fatigue, il bandait comme un âne. Ce dont, mauvais, il se réjouissait : la surveillante n'allait pas manquer de s'en apercevoir.
On ne disait pas à Ashton St. John ce qu'il pouvait faire ou ne pas faire.

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Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Duo de chocs
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Rechercher dans: R.I.P   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Duo de chocs    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockMer 6 Jan 2016 - 22:13

Un tango frotté à l'huile ?

Comme il s'y attendait à moitié (enfin même plutôt à 99.9%),  Blaze l'envoya balader. Mais elle avait tout de même accepté les roses, amenant un petit sourire en coin sur les babines boursouflées d'Ashton.
Les vieux classiques, ça marche toujours : des roses, du chocolat, une bague en diamant et voilà que s'ouvrait le cœur et/ou le lit des donzelles.

"T'auras pas besoin de ça." balança la surveillante d'un ton narquois une fois qu'elle eut découvert la charmante et si délicate attention qu'il avait glissé dans le bouquet et en lui glissant le préservatif dans une poche.
Le nain adipeux lui dédia un haussement d'épaules et un demi-sourire volontairement taquin.
"Oui, oui, moi aussi je préfère sans..." railla le petit violet, volontairement moqueur.

Elle ne releva bien évidemment pas la stupide et convenu remarque, mais enchaîna par un laïus qui fleurait bon l'adulte et le c'est-moi-le-boss-ici, typiquement le genre de chose qu'Ashton aimait sciemment ignorer ou circonvenir.
"Avant d'y aller, j'ai quelque règle à t'imposer, tout d'abord j'accepte de venir avec toi par simple pitié, qu'on soit bien clair. D'habitude j'aurais refusé toute invitation d'élèves, mais ton insistance m'avais amusé et m'a donné pitié. Ensuite, ne croit pas qu'il se passera quoi que ce soit cette nuit, te fait pas des films ça n'arrivera jamais. Enfin pour finir, si jamais une seule de tes grosses mains se balade trop, violet ou non, élèves ou pas, c'est mon poing dans ta gueule. Oh..et pour finir, je ne suis pas une babysitter."

Le fait qu'elle eut pitié de lui irrita profondément Ashton, qui dû se faire violence pour ne rien laisser paraître, s'en mordant même l'intérieur des joues .
Que croyait donc cette péronnelle ? Qu'il était un puceau (bon, ça c'est vrai) désespéré à qui elle offrait le cadeau (chaste d'avance, en plus, même pas un peu de rêve) de sa vie ?
D'eux deux, c'est plutôt d'elle dont il fallait avoir pitié : la demoiselle qui a peine fini ses études au pensionnat y retournait dan un emploi misérable (mais satisfaisant sans doute ses pulsions dominatrices) pour prolonger un peu sa jeunesse, fuir une vie sans-doute ratée et ses responsabilités et retarder son entrée dans le vraie monde ? Et elle n'était même pas une bonne (à part physiquement) surveillante !

Ashton hésita cinq secondes à lui balancer ce genre de commentaire médisants. Instinctivement, il sentait une faiblesse derrière l'arrogance et le comportement d'emmerdeuse outrageusement sûre d'elle et qui s'assume pleinement de Blaze. Oh, comme il connaissait ça... Intimement.
Mais l'odieux poussah n'avait pas envie de voir son costume hors de prix taché de sang (même pour quelques instants), ni de débarquer seul à la soirée.

Il tourna donc sept fois sa langue dans sa bouche avant de l'ouvrir. Mais bon, c'était Ashton, il ne pouvait pas laisser passer ça sans un peu d'humour lourdingue. Questions de principe, masques et bergamasques, tout ça.

"Oh, milles merci votre magnificence d'accorder vos chastes faveurs à mon humble et médiocre personne. Vous êtes par ailleurs bien en beauté, c'est me faire trop d'honneur." ne put-il s'empêcher de railler. "Promis, je ne vous violerais pas dans les toilettes : il est étonnamment difficile de se procurer du GHB sur cette île pourrie. Et avouez que ce n'est pas un endroit extrêmement classieux pour finir la soirée... Que voulez-vous, je suis un romantique et un casanier : rien ne vaut un bon lit."

Le petit grassouillet essaya ensuite de prendre un air plus sérieux, alors que l'improbable couple se rendait lentement (c'était délibéré de la part du gros : il fallait qu'un maximum de gens les voit cheminer ensemble) vers le lieu dit de la fête.
"Blague à part, j'ai quand même un fond de réalisme bien caché entre les replis de ma bedaine." souffla-t-il, presque sérieusement. "Inutile de me baby-sitter ou de s'en faire pour mes mains baladeuses, je sais me tenir. Théoriquement. C'est l'envie qui est un peu déficiente. Je sais bien que je suis hors-charte comparativement à vos boy-friends habituels. Quel dommage que vous ne vouliez point goûter au pudding anglais que je suis... Vous découvriez peut être une nouvelle saveur, à la fois dégoûtante et délectable. Le parfum de l'interdit, la jouissance de la transgression, le péché du mauvais goût."

Bon, il n'y avait pas une seule chance que la surveillante se laisse avoir par son baratin. Mais sait-on jamais ? Cela ne coûtait rien d'essayer et de plus ça l'amusait profondément.

Alors qu'ils cheminaient la foule se fit plus dense au fur et à mesure qu'ils approchaient du lieu de rencontre.
Celui-ci s'avéra de premier abord fort déceptif. Et connaissant les fêtes abracadabrantes qui avaient déjà eut lieu dans le pensionnat Ashton devina qu'il y avait anguille sous roche, ce qui amena un grand sourire sur sa face poupine.
D'autant plus qu'il avait entre-aperçut quelques regards étonnés et surprit des murmures alors qu'il s'affichait avec Blaze, probablement bien trop près de l'espace vital de la surveillante à son goût, ne laissant que peu de doute : oui, ils venaient bien ensemble.

Un élève (ou un membre du personnel) masqué les invita finalement à entrer dans la petite cabane, bien trop riquiqui pour héberger la faune noctambule du pensionnat.
"Je paris que c'est conçut rien que pour que quelques pseudo-geek balance un C'est plus grand à l'intérieur ou sifflote le thème de la nouvelle saison de Dr Who." souffla l'obèse à sa cavalière d'un ton acide. "Plébéiens. Moi au moins j'ai fait l'effort de mater la série depuis la vraie saison un, celle en noir et blanc."

Et c'est donc sans réelle surprise qu'Ashton accompagnée de Blaze à son bras (il avait insisté et cela rendait leur couple improbable encore plus comique, vu la petite taille du violet bouffi) pénétra dans le véritable antre de la fête.
Splendeurs et merveilles, les décorations forçaient l'admiration même d'Ashton-le-médisant.
Visiblement les D assumaient leur seul et unique talent : la bringue. Ce comportement avait un petit coté décadent qui n'était pas sans déplaire au gros poussah... Mais n'allons pas jusqu'à apprécier les jaunâtres ou revoir son jugement de valeur sur eux : ce n'étaient que d'incapables oisifs. Bon, ils s'étaient quand même bien sortis les doigts du cul pour cette soirée, soyons beau joueur...

Ashton s'amusa un instant à papillonner tel un diable à ressort autour de sa cavalière (il fallait bien l'embarrasser un peu et attirer les regards sur leur couple désassortis), profitant de ce qui semblait être une gravité légèrement réduite.
"Je me demande si c'est une insulte déguisée envers mon léger embonpoint." plaisanta le petit poussah. "Probablement une légère modification de la gravité."
Il laissa son regard errer sur les corps déjà affalé dans un coin : les organisateurs de la fête sans nul doute. Pathétique et plaisant à la fois : ces esclaves du plaisir avait tant sacrifié pour une épéhère reconnaissance. Il confirma néanmoins une de ses hypothèse : oui, des cheveux turquoises dépassaient d'un duvet pelotonné dans un coin à l'écart. Ashton se souvenait de la dernière Jim's party, où Kieran s'était ridiculisait sur glace, alors que non loin une manipulatrice de la gravité offrait un show ahurissant. Hildegarde ou un truc comme ça, une B. Il prit une note mentale de se renseigner là-dessus.

Reportant son attention sur sa malheureuse vict...sa cavalière, Ashton lui dédia un grand sourire, désignant les stands sur les cotés de l'immense salle.
"Une coupelle de champagne, ma mie, mon aimée, mon coups d'un soir ?" demanda-t-il d'un ton faussement chevaleresque. "Cela vous aidera surement à supporter mon odieuse présence et le contact de mes mains gluantes pleine de doigts. Car oui, je vous l'annonce et je vous le cris : je compte bien vous arracher au moins une danse. Et si, je sais faire ça, bien mieux même que ces pouilleux d'ado' pas capable d'aligner leurs panards géants pour un tango ou une valse."

Et le pire, pour le malheur de Blaze, c'est qu'Ashton ne se vantait pas (trop). On pouvait être sphère huileuse, mais une sphère adipeuse ET gracieuse. Une sorte de grosse boule de Noël de gras.

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Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Ashton St. John & Leander Brown
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Rechercher dans: Cupidons   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Ashton St. John & Leander Brown    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockVen 1 Jan 2016 - 20:03

Promenons-nous dans le noir...

C'était à la fois prévisible et follement amusant. Comme prévus (souhaité) par Ashton, l'autre élève répondit à ses provocations puériles de la pire manière qui soit : en le saisissant au col et en le menaçant.
Ce fut étonnamment rapide, le grassouillet s'attendait à devoir malmener un peu plus l'égo de son condisciple avant que celui-ci n'ose s'en prendre physiquement à lui.
C'était donc un sanguin.

"Ecoute moi Peter Petigros. Tu vas te calmer tout de suite. Je suis pas un majordome, je suis un élève, comme toi. Maintenant, redescend d'un estrade et on pourra peut-être parler affaire." tonna le jeune homme, tout en soulevant (péniblement) la grosse carcasse adipeuse d'Ashton.
Bien que tout de même un poil surpris, ce dernier n'en eut cure : les manifestations physiques de menaces et les quolibets glissaient sur sa peau huileuse et son ego démesuré.
Pour tout dire, cela lui plaisait même, à ce sadomasochiste : l'attitude de l'autre élève confirmait ses pensées mesquines.
Un butor, une brute sans cervelle facile à énerver, donc à manipuler. Probablement un E.
Le petit obèse ne répondit pas à la provocation, se contentant de fixer l'autre malotru avec ses grands yeux éberlués, mais sans parvenir toutefois à masquer un petit rictus mesquin et une lueur de mépris.

Ashton hésita, alors que le rustre l'envoyait sans ménagement retrouver le plancher des vaches : que faire maintenant ?
Balancer une répartie cynique et bien sentie, ajoutant de l'huile sur le feu à la colère du jeune homme ? Il y avait de grande chance qu'il passe alors ses nerfs sur le violet... Hummm... Ce serait si plaisant de se faire tabasser un soir de Noël, vivant symbole de la concorde et de l'entente entre les classes... Il serait alors amusant de le balancer à la CPE et/ou de contempler son impuissance quand ses horions disparaitraient comme par magie (ahah) dans une vague de feux-follets. Ah, mais pour se plaindre à Kerstin il faudrait en conserver... Ce ne serait guère plaisant et il risquait en outre d'abimer son costume. Pas facile d'afficher l'assurance et la classe d'un Lord anglais si on avait la dégaine d'un clochard s'étant bagarré avec le tout venant.

Donc, calmer le jeu (enfin, juste un peu), au moins le temps de rentrer. Il se vengerait plus tard, même si le petit poussah n'était même pas certain que ce malotru soit digne de son attention...
Il ne dit donc mot, se contendant d'épousseter son veston avec un dédain manifeste (car il ne fallait pas pousser, il n'allait pas faire la carpette devant un supposé-E).

"Tu connais la sortie au moins? Que tu serves à quelque chose dans ta misérable existence, je suppose.." balança alors le voyou, toujours aussi aimable (mais il faut dire qu'Ashton n'était pas en reste niveau provocation, ce soir).
Le nain obèse leva un sourcil vaguement interloqué.
E. Définitivement E.
Le campus avait beau être colossal, qui ne prenait même pas le temps d'en apprendre le plan, d'y chercher raccourcis, itinéraires discrets (ou non) ou de simples promenades ?
Ou alors, c'était peut-être un nouveau... Ashton n'avait hélas pas le temps de s'intéresser à tout le monde, surtout que ce gars n'avait vraiment rien pour lui en apparence.

"Un moment..." grogna-t-il d'un ton dédaigneux, plissant les yeux pour examiner un peu mieux les alentours enténébrés du lac alors que son méprisable acolyte ronchonnait dans son coin.
Ashton fouilla dans ses poches, prenant tout son temps pour scruter les environs, sortant un cigarillo d'une boite qu'il conservait dans son veston. Il l'alluma avec un élégant briquet trop ostentatoire pour ne pas être en argent véritable. Bien évidemment, il n'alla pas en proposer un à son compagnon d'infortune.
Le violet savait que prendre son temps ainsi pour répondre au butor allait l'énerver. Et bien tant pis ! Voire tant mieux.

"Ok, je vois à peut près où nous sommes par rapport à la fête." fini par annoncer Ashton une fois son cigarillos presque terminé. "Trois solutions s'offrent à nous, messire l'inconnu au parlé de miel et au sens de l'orientation déficient. La première est la plus facile, mais la plus longue : on contourne le lac, on rejoint le campus par les voies normale et on se rend à la cabane magique du bal par un chemin basique. C'est long, mais pas trop de risques de se perdre. Seconde option : on contourne le lac de l'autre coté et on coupe à travers la forêt pour rejoindre la fête avec nos bites et nos couteaux. Bien plus rapide que la première option, mais plus risqué : pas de chemin tout tracés et un éclairage pas fameux..."

L'ignoble adipeux tira longuement une dernière latte sur son infâme mégot avant de poursuivre, avec un grand sourire goguenard.
"La dernière option est follement amusante, je me demande si ce n'est pas ce que veulent les organisateurs de cette petite sauterie... A deux pas d'ici il y a un embarcadère, fruit d'une idée ridicule du Directeur, où les amoureux peuvent louer des embarcations idiote et gnian-gnian, genre cygne blanc à pédale, pour musarder et se bécoter sur le lac. On pourrait en prendre une, mettant de coté le ridicule et le risque de tomber dans l'eau glacée. La traversé du lac serait bien plus rapide et on arriverait assez vite pas trop loin d'un chemin balisé. Une préférence ?"

Une fois que ses solutions eurent été exposées, Ashton ne pu résister à un peu de spectacle grandiloquent pour remettre à sa place le sauvage.
D'un geste qui semblait négligent, il écrasa son cigarillos sur sa propre main, un petit grésillement et une odeur de chair brûlée troublant alors le silence et la fraîcheur de la nuit de Noël.
Et quelques instant après, d'étranges et hypnotiques flammèches bleu-vert léchèrent la brûlure, la dévorant et la faisant promptement disparaître.

"Oh, et je te prierais de modérer tes ardeurs, élève comme moi." persifla-t-il après sa petite (et malsaine) démonstration de régénération. "Tu as beau avoir beaucoup plus de muscles que moi et une belle gueule, j'ai quelques atouts amusant dans mes manches, notamment ma résilience. Alors dégonfle les biceps et arrête de jouer au mâle alpha. ça marche pas sur moi. Comportons-nous en gentilshommes, même si c'est beaucoup demander, et tirons-nous d'ici plutôt que de se tirer dans les pattes."

Ashton conclut son discours en balançant sciemment les restes de son mégot dans le lac, un peu trop dans la direction du jeune homme pour être honnête, attendant que l'autre est choisit un des options possibles (et se demandant intérieurement s'il allait oser la quatrième : tabasser l'odieux poussah malgré tout).
Un sourire torve commençait à poindre sur les babines du petit obèse. La vie n'était décidément intéressante que vécue pleinement, dangereusement, sur le fil du rasoir et avec son lot d'imprévus et d'incertitudes.

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Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Ashton St. John & Leander Brown
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Rechercher dans: Cupidons   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Ashton St. John & Leander Brown    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockMer 16 Déc 2015 - 21:19

Invité surprise

La soirée se passait tranquillement, Ashton passant son temps à se pavaner avec sa belle plante et ainsi prouver à tous le pouvoir de l'argent et du prestige, tout en suscitant jalousie mais surtout interrogations.
Et bien évidemment, en engloutissant une palanquée de petits fours, canapés, bonbons, pâtisseries, douceur et autre nourriture festive. Sans parler de l'alcool (il n'avait pas l'âge, mais les règles, c'est pour les autres).
C'est que le petit violet était en pleine croissante (une croissante surtout latérale).

Toujours est-il que l'obèse était en train de dégoiser sur la qualité du champagne (médiocre, même si en cherchant bien ou pouvait trouver quelques bouteilles buvable), un verre à la main tout en réfléchissant s'il y avait un moyen de se procurer du GHB sur cette île (et oui, l'adipeux pervers n'avait pas perdu tout espoir de finir la soirée dans la culotte de Blaze.).
Bah, peut-être que l'alcool suffirait : il devait bien être à l'origine de la moitié des couples de la soirée... Mais c'est que la surveillante avait une sacrée descente !
Même si Ashton avait un moyen de tricher avec ça à l'aide de son pouvoir, il était extrêmement salissant et un poil douloureux...

Se tournant pour contempler la fête avec des airs de propriétaire, Ashton s'octroya une large goulée en réfléchissant à la suite de la soirée. Un frôlement... Il allait houspiller le mécréant maladroit quand...
Il se retrouva dehors, loin de la musique et de la fête, dans le froid.
Génial.
Ils avaient remit ça, avec leurs Téléporteurs incognito.
L'obèse poussa un petit soupir las, mais n'en fut guère démonté en fait. Il adorait, vénérait même, l'imprévu.
Ashton plissa ses petits yeux pour tenter de percer l'obscurité, sa face se faisait de fait encore plus porcine. Des décorations de Noël donnait suffisamment de lumière chatoyante pour qu'il réalise là où l'on avait conduit de force. Les berges du lac. En plein hiver, en pleine nuit. Quelle idée magnifique ! Si romantique !
Il faudrait qu'il retrouve le plaisantin qui l'avait eut et qu'il le noie.
Hummm... A propos de noyade... Et si c'était le mystérieux agresseur de Sonera qui était derrière tout ça, profitant de la fête pour remettre ça ? Surtout qu'Ashton n'avait pas été discret dans ses investigations à propos de l'incident, n'hésitant pas à promettre moult récompense à celui qui lui donnerait le nom du coupable (choux blanc, ce qui avait amené l'obèse à suspecter un S).

Alors qu'il était plongé dans ses réflexions inquiètes (le poussah décadent avait beau prétendre être immortel, la noyade était une des rares faiblesses contre laquelle sa régénération ne pouvait rien, même si personne n'était au courant, normalement), un doigts viola son sacro-saint espace personnel, lui arrachant un sursaut accompagnée d'un petit cri de fillette.

"T'es qui, toi ?" s'enquit un inconnu surgissant des ténèbres.
Le ton et l'absence de politesse déplurent immédiatement à Ashton, tout comme l'apparence du nouvel arrivant, un géant aux épaules carrés à l'aspect de brute.
Cette haine instantanée et viscérale suffit à réveiller pleinement le petit obèse et à lui redonner contenance.
Son cerveau se mit à carburer à plein régime.
L'autre était un jeune homme, probablement guère plus âgé que lui. Un élève donc. Il était probable que c'était son compagnon d'infortune : si c'était comme à la dernière grosse soirée, la téléportation se faisait par couple.

Et quel couple ! Un bellâtre géant à l'air de sportif ou de voyou et lui même, le petit rase-motte grassouillet.
Bah, au moins, lui savait porter un costume sans avoir l'air d'un serveur.
Un mec en plus, alors qu'il s'était démerdé pour venir à la soirée avec une bombe sexuelle (restait à trouver comment allumer ça...) !
Autant dire qu'Ashton respirait la joie de vivre. Si un sourire malsain déformait ses lèvres, c'est qu'il jouissait en anticipation de ce qu'il ferait quand il dégoterait le gars qui avait eut l'idée de leur téléporcouple. Il lui expliquerait le romantisme à coup de pelle.

Le nain obèse lorgna sans ménagement son camarade d'exil hivernal. Que faire ? Ignorer le malpoli, le planter là et essayer de retrouver le chalet magique ? Ou alors être bon joueur, civil, et accepter la situation et faire un brin de causette ?
Qui sait, l'autre allait peut être s'avérer intéressant et son apostrophe brutale pouvait être mise sur le coup de la mauvaise humeur suite à une téléportation impromptu.
Et bon, il jouait au Lord anglais depuis le début de la soirée, alors autant être affable... Enfin plus ou moins.

"Ashton St. John, pour vous servir, monsieur." lança-t-il, ne pouvant s'empêcher de prendre un ton acide plein de morgue. "Et je vous prierais de ne point me toucher sans permission. Je sais que mon physique d'Adonis et mon visage patricien font jusqu'à se pâmer même les damoiseaux, mais je préfère connaître un peu les gens avant d'en venir au contact physique."

Discours ampoulé et un brin moqueur, typique d'Ashton.
N'étant pas particulièrement ravis d'être là en pareille compagnie, il ne put s'empêcher de poursuivre sur la même vaine railleuse.
"Je crois qu'on appelle ça, la politesse... D'ailleurs il ne semble pas avoir bien saisit votre nom, monsieur... ? Vous devez être un des majordomes-stagiaire. Merci de me raccompagner à la fête, mon bon..."

Bien évidemment, avec pareil comportement, il y avait le risque de fâcher l'inconnu, voire de déclencher une petit esclandre, s'il était du genre violent.
Comme si ça allait arrêter ce petit connard immortel d'Ashton.
Rien n'était plus plaisant que de stimuler un peu autrui...

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Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Duo de chocs
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Rechercher dans: R.I.P   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Duo de chocs    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockMer 16 Déc 2015 - 20:16

Duo de choc, soyez choqué !

L'univers est Chaos. Imprévisibilité. Un théâtre confus et brouillon, amoral, adorable et détestable, joué pour vous (ou bien est-ce joué de vous ?).
Ashton St. John adorait la vie. Et la haïssait également. Oui, en même temps et sans que cela pose problème à son esprit dérangé et malsain.
Qu'est-ce qui l'avait (à nouveau) plonger dans cet état de jouissance du désordre ?
Et bien une énorme improbabilité, à la hauteur de son propre embonpoint : contre toute attente, contre toute logique, faisant fi du bon sens, de la bienséance et de toute raison, il allait au Bal de Noël accompagné de mademoiselle Blaze Scott, le jolie p'tit cul de surveillante.

Comment en étaient-ils arrivés là ?
Rien de bien spécial, en plus : elle l'avait choppé en train de fumer en douce un délicieux cigare cubain sur le toit (endroit où il n'avait d'ailleurs normalement pas de droit d'aller, d'après une porte verrouillée). Comme tout seigneur des Ténèbres, Ashton aimait se faire de temps en temps un petit plaisir tout en contemplant son domaine, son terrain de jeu.  
Pas de bol, voilà qu'une idiote de surveillante avait décidé de faire de même et d'y griller une sèche.

Ashton ne connaissait guère la surveillante, à part pour ses mensurations. Protégé par sa fourberie et le quasi-impénétrable bouclier de la cravate violette ses frasques n'attiraient guère l'attention des (soit disant) autorités et l'adulte n'était donc pour lui qu'un élément (fort plaisant à regarder) du décor.
Heureusement (?), Blaze avait été dans un bon jour et après un grognement de mépris, elle n'avait pas fait la morale au petit obèse, ni appliqué le règlement.

Et de fil en aiguille, ils avaient un peu discuté (Ashton était une vrai gossip-girl et était un être social par nature, une nature malveillante mais bon...), même s'ils n'avaient rien en commun.
Ashton était un bourgeois décadent, un puceau pervers au physique peu flatteur, à la taille ridicule et au surpoids maladif.
Blaze était un jeune femme un rien garce, au corps de rêve qui promettait milles délices mais aussi milles embrouilles, fantasme de n'importe quel adolescent mâle normalement constitué.
Alors qu'il s'allumait son barreau de chaise, Ashton remarqua que les yeux de l'adulte lorgnait dessus. Dame, ce cigare devait coûter plus que ce que gagner la pauvre surveillante en un mois !

Allez savoir ce qu'il lui avait prit... Etait-il intoxiqué par la fumée du havane ? Ou par la plastique de la belle surveillante ? Ou était-ce juste le déchainement aléatoire de quelques neurones malades dans son cerveau tordu ?
Toujours est-il qu'Ashton en avait proposé un à la demoiselle. Mais pas gratuitement, oh non ! Il avait osé lui demander de l'accompagner au Bal de Noël en échange.
C'était complètement idiot, disproportionné et n'avait normalement strictement aucune chance de ce produire.
L'éclat de rire de Blaze, après un silence lourd et gênant, le confirma.
Ils n'étaient pas dans un anime, les belles surveillante (un brin salope d'après les bruits de couloirs) ne sortaient pas, même le temps d'un soir, avec la grenouille pucelle et obèse (et maléfique). Même si on l'embrassait (qui voudrait ?), Ashton ne se changeait pas en Prince Charmant.

Mais quand le vin est tiré, il faut le boire ! Dans un rictus torve, le regard brillant d'autodérision et d'un détermination à la limite de la perversion, le poussah violet enchaina, en rajouta. Fuite en avant.
Adoptant un ton de Lord anglais (ce qu'il deviendrait assurément), accentuant délibérément ses manières ampoulées et son phrasé précieux, Ashton promit à Blaze une soirée mirifique, où il la traiterait vraiment en Princesse, assumant tous les frais et la couvrant de cadeaux : robe, maquillage, coiffure, sous-vêtements affriolant (oui, c'était Ashton, il ne pouvait s'empêcher de glisser une ou deux idées salaces), fleurs, pédicure, manucure et tout ce qui passerait par la tête de la jeune femme.
En un mot comme en cent : Ashton se payait au prix fort une escort-girl, sans même le cacher (même si c'était joliment tourné avec son parler bourgeois).
Tiens, ça lui rappelait maman, ça.

Bien évidemment de nos jours pareille méthode n'avait normalement aucune chance de succès : même bien dit et assumé, c'était quand même traiter la donzelle d'en face de pute. Princesse-pute.
Et le grassouillet en avait pleinement conscient, ses yeux luisant d'une ironie amère, alors qu'un sourire acide barrait sa lippe.
Il termina donc son offre par une pirouette sarcastique.
"Ô Ma Belle, accompagnez donc la Petite Bête au Bal, soyez ma Princesse-Pétasse et je serais votre Prince Pas-Charmant encore à demi-crapaud. Nous serons la cible de tous les regards, de tout les ragots ! Nous écluserons tout les godets, seront de toutes les danses ! Nous lorgnerons tous les petits culs en nous gaussant des adolescents mimant la copulation sur la piste de danse !"

Et allez savoir pourquoi, l'univers ce fit taquin. Un Dieu devait s'ennuyait et aimer les couples improbables.
Elle rit.
Elle accepta.
Ce n'était pas prévus, ça...

Et ainsi il fut fait.
Blaze s'attendait peut être à ce qu'il oublie (pas moyen !), ou qu'il se débine en bon lâche (comme le sont évidemment les petits gros), qu'il n'ose pas, qu'il n'est pas les couilles...
C'était mal connaître l'affreux garnement.
Il assuma. Il tint parole, prenant en charge l'intégralité des dépenses pré-soirée de la demoiselle, comme il l'avait promit en riant.
Et à l'heure dite, il passa la chercher, sangler dans un costume classique mais taillé sur mesure. L'habit est superbe, respirant classe et luxe jusqu'au bout des boutons de manchette.
Celui qui le porte, beaucoup moins et le contraste est choquant (et parfaitement voulu), respirant la cuistrerie.

Un brin de trac, tout de même. Il allait s'afficher avec une adulte, cette fois, même si c'était un pari débile, une provocation de connivence, Ashton restait un adolescent inexpérimenté (nous n'allons pas compter des milliers d'heure de jeu sur des dating-sim ou divers eroge, assez de hentai pour couler une lune et un nombre affolant de vidéo porno comme de l'expérience) et ne pouvait empêcher son cœur desséché de battre un peu d'appréhension.

Ce n'était qu'une représentation de théatre, un manège farceur, un bon tour pour faire parler de lui... Après tout, il était allait à la derniers Jim's party avec une préado un rien secouée du cerveau, gagnant (ou augmentant) une réputation de pervers pédophile prompt à s'en prendre aux faibles...  
Il ne ferait que forger un peu plus sa légende en s'affichant au bras d'une bombe sexuelle peu farouche (d'après les bruits de couloir). N'importe qui penserait qu'il l'avait soudoyée pour la trainer au Bal. Et c'était la vérité, en plus. A moitié : Ashton était persuadé que Blaze n'avait rien contre un peu de provocation gratuite et d'amusement malsain.
Cela allait bien se passer... Au pire, elle le planterait là, allant se trouver un cavalier plus seyant.

Après une profonde respiration, le petit obèse remit son masque de lutin enrobé malveillant au sourire enjôleur.
D'un geste ample, il toqua fermement à la porte du (misérable) studio de Blaze.
"Ma Belle ? Vous êtes (in)décente ? Votre Prince est arrivé ! Il est temps d'y aller, le carrosse est avancé !"
Le tout accompagné d'un bouquet d'une trentaine de rose rouge sang,  dans lequel était glissé un petit mot  plié où était soigneusement calligraphié un poème cul-cul et cliché, lui même renfermant un préservatif.
Non, parce qu'on sait jamais...

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Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Raptors Island ! [libre]
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Rechercher dans: R.I.P   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Raptors Island ! [libre]    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockVen 30 Oct 2015 - 23:04

Sacrificial limb

Menant la charge (bon, à pas de loups et en suant tout le gras de son corps en serrant nerveusement une poêle à frire dans sa main), Ashton se demandait comment aborder la suite des événements.
Son casier ne serait qu'une étape... Mais où aller ensuite ? Chercher l'éventuel responsable de ce bordel ?
Difficile : même si Ashton avait plein d'idées(une connerie d'Hadès et d'un amplificateur de pouvoir avait sa préférence pour l'instant), il n'avait pas la moindre queue d'une preuve. Et enquêter tout en esquivant du lézard géant carnivore... Mouaip.
Un tour chez le Directeur pourrait peut être s'avérer utile : il devait bien y avoir des trucs en cas d'urgence là-bas. Après tout, le pédo-bouffon dirigeait quand même un pensionnat magique où il tentait d'enseigner à une bande de débiles à ne pas fireballiser son prochain par erreur... Au pire, y'aurait peut être un moyen rapide, discret et sûr de quitter l'île. En tout cas, si c'était lui qui dirigeait ce pensionnat pourris, il en aurait prévus un !

En parlant de débile, le joyeux compagnon qu'un destin farceur avait collé à Ashton s'agitait dans son dos, travaillant son swing à la barre de fer dans le vide.
Sans déconner ?
Il se croyait dans un shonen ou quoi ?

"J'te suis. Cela dit, je m'en fais pas trop, si tu peux jouer au tank et attirer les dinos, je m'occuperai de les calmer avec mon pouvoir et ce gros bébé" avait affirmé la brute géante, affichant une confiance en soi (surement fausse) que même le A auto-réparateur ne ressentait pas présentement.
Ashton eut un rictus mauvais.
"On verra bien, mais j'préfèrerais qu'on se la joue fufu plutôt queLeeroy Jenkins. Je régénère, certes, mais c'est pas super agréable de se faire mordiller ou éventrer en permanence. Et toi c'est quoi ton superpouvoir ? T'es confiant avec ? Arrêtes-moi si j'me trompe, mais j'ai pas souvenance de t'avoir vu pavoiser en violet..."
L'arrogant petit gros attendit la réponse, la notant mentalement pour pouvoir s'en servir en cas de pépin. Y'avait qu'à regarder l'autre pour savoir que c'était lui la tête pensante du groupe.

Ils progressèrent (assez lentement, Ashton n'étant naturellement pas un foudre de guerre et ils voulaient se faire discret) dans l'établissement dévasté.
Pas d'autres élèves pour l'instant. Dommage, le petit pourceau n'aurait rien eut contre plus "d'armes" ou de meatshield...
Ils n'étaient plus très loin quand le grand balaise interrompit le cours des pensées du p'tit gros. Perdu dans ses pensées et stratégies lâches, Ashton avait inconsciemment ralentit et s'était fait dépasser par le jeune homme.
"J'entends du bruit." souffla ce dernier, l'arrêtant le temps de jeter un œil dans un couloir.
Et fuck, y'avait une bête... Cela ne pourrait pas être simple, pour une fois ?
"Je le retiens pendant que tu... oh mon dieu. COURS." hurla son débile de compagnie. Il en avait même oublié que c'était à lui de "retenir" les monstres des temps anciens.
En tout cas le conseil était bon. Ashton rechignait d'habitude à suivre les ordres, mais là la partie primitive de son cerveau lui dit d'arrêter de faire sa mauvaise tête et de prendre ses courtes jambes à son cou.

Son compagnon d'infortune s'était rué dans une salle et lui tenait gentiment la porte, alors qu'il fuyait comme un dératé (ou plutôt un estropié, Ashton avait réussit à se faire dispenser de cours d'EPS pour l'année sous un prétexte fallacieux. Et ça se voyait).
Pas sûr que lui, il se serait montré aussi galant.
A peine s'était-il jeté à l'intérieur qu'ils claquèrent ensemble la porte de la salle.
Ce qui était complètement débile d'ailleurs : la chose qu'ils avaient vu était monstrueusement grande et lourde. Le dinosaure n'aurait sans doute aucun mal à défoncer la porte, voir le mur.
Bon, essayons de réfléchir à comment s'en sortir...
Hypothèse 1 : Coup de bol, l'espèce de croco-planche à voile géant ne les avait point vu. Tout va bien dans le meilleur des mondes, ils n'avaient qu'à se casser discrétos... Mouuuiiaip. L'univers était taquin depuis un certain temps, mieux valait ne pas trop compter la dessus.
Hypothèse 2 : la bestiole les avaient vu ou entendu, mais sans plus. Elle allait donc les chercher un peu et probablement les dévorer si elle les apercevait.
Hypothèse 3 : le monstre les avait bien vu et entendu avec une précision démoniaque et d'ici quelques instant sa gueule remplit de crocs terrifiants allait défoncer cette misérable porte et décapiter l'un d'entre eux, comme dans un film de série Z minable.
5...4...3...2...1...Rien.

Ashton souffla lentement et s'accroupit, posant son oreille contre le sol. Oui... Bon, hypothèse n°2 : le saurien géant savait qu'il y avait des intrus, il l'entendait (ou plutôt sentait le sol vibrer, putain de carnassier gigantesque), mais la bête en savait pas exactement où ils se trouvaient.

"Cette merde nous cherche..." murmura le petit grassouillet. "Et honnêtement, j'ai pas envie de me retrouver en face d'elle... C'est pas à coup de poêle à frire ou de barre de métal qu'on en viendra à bout."
La logique dictait à Ashton qu'il devait y aller, faire diversion pour sauver son collègue d'infortune. Le dinosaure pouvait bien le démembrer, il finirait par revenir... Enfin, il espérait. L'arrogant violet avait beau se prétendre immortel, il n'avait jamais osé faire le test pour savoir s'il pouvait régénérer décapité ou complètement broyé.
Et se sacrifier pour autrui n'était pas sa ligne de conduite.
Trahir l'autre idiot ? Tentant, mais pas sur que ce monstre gigantesque s'arrête à une seule proie. Lui offrir l'apéritif pouvait le mettre en appétit. Sans parler que les hurlements d'un gars se faisant courser et dévorer risquaient d'attirer encore plus de bestioles affamées...
Le jeune homme laissa son regard errer sur la salle où il se trouvait. Un pauvre bureau du secrétariat. Hummm...

"Ok, voilà l'plan." fini par annoncer Ashton, toujours à voix basse. "On peut pas le laisser sur nos traces, il va vouloir goûter à mes jambonneaux. On peut pas le fight direct, il est trop gros. On pourrait tenter la fuite, mais j'ignore s'il va vite ou s'il pourrait nous pister... La solution : je vais lui faire comprendre qu'on est pas bon à manger."
Le petit obèse soupira. ça allait faire mal, très mal.
Il commença par récupérer un petit extincteur à poudre qu'il avait vu accroché à un mur. Typiquement le genre de truc pour éteindre un feu de corbeille à papier, en one-shot. Il le déverrouilla et l'accrocha à son bras gauche avec l'Artefact Ultime, déniché dans un tiroir : du bon gros scotch marron.
Avec ça, il ne pouvait plus plier le bras, ressemblant donc à une boule de suif nazi.
Pour parfaire son idée, Ashton remplit sa main gauche d'une large poignée de punaise de bureau.
"It's show time !" sussura-t-il, les yeux pleins de malévolence. "Recules-toi de la porte, prépare-toi à fuir : les bureaux des secrétaires communiquent entre eux. Dès que ma... diversion aura fonctionné tu te barres. Oh, j'apprécierais que tu me trimbales avec toi le temps que je régénère..."
En espérant que je ne m'évanouisse pas trop tôt...

Il n'avait pas daigné informer son acolyte de son plan exact, qui reposait sur l'idée insensée de se faire bouffer son propre bras. Autant couper court aux vaines discutions...
Ashton s'approcha de la porte, qu'il entrebâilla... Avant d'enfourner dans l'interstice son bras gauche piégée, adipeux et gigotant appât.
Ce ne fut pas très long.
Le monstre préhistorique fini par remarquer ce jambon juteux qui saillait dans le couloir et dans un rugissement, se rua dessus.
En un coup de mâchoire, il engouffra l'appendice boursouflée, ses terribles dents cisaillant presque le bras d'Ashton.

Presque.
L'adipeux violet avait compté sur son gras et la solidité de ses os. Il eut donc juste le temps d'ouvrir sa main dans la gueule pleine de sang de la bestiole, écrasant les punaises dans le gosier de l'animal et sur sa langue.
Il y eut une sorte de barrissement contrarié, suivit de l'horriblement craquement des os d'Ashton, qui s'effondra, le bras arraché pour de bon. Dans un sursaut rageur, le violet claqua la porte et commença à ramper.
Nouveau hurlement saurien.
A force de mâchonner le bras provocateur, le dinosaure avait fait exploser l'extincteur qui y était attaché.
"Alors, t'aimes la poudre anti-incendie, connard..." souffla Ashton dans un rictus.
La vache, ça faisait hyper-mal ! Et il était en train de se vider de son sang... Pas question de s'évanouir ici !
"Vite... Barrons-nous avant qu'il ne reprenne ses esprits ou devienne enragé." cria-t-il à son collègue.
Un pas...Oh, le monde tanguait. Bon sang, sa régénération ne compensait pas encore la perte de sang... Et la douleur !
"... Scotch... tourniquet...Vite !" balbutia-t-il, titubant à la suite de l'autre élève. Putain de plan à la con.

Random Event hors-continuité {#}7c0856{/#}
Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Raptors Island ! [libre]
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Rechercher dans: R.I.P   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Raptors Island ! [libre]    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockSam 5 Sep 2015 - 23:13

Alliances improbables

Alors qu'Ashton réfléchissait sagement à quel suite donnait à ses étranges événements, essayant d'oublier les saleté griffus qui tambourinaient à la porte, le petit obèse eut la surprise de voir débouler à toute blinde un autre élève.
Un grand échalas à l'air tout paniqué (mais qui ne le serait pas au vue de la situation). Ashton ne le connaissait pas, signe qu'il s'agissait de quelqu'un indigne de son intérêt, mais il le haïssait déjà, rien que de part sa taille. Et en plus, en bon D, il respirait la bêtise sur son visage de niais.
Mais bon, à cheval donné, on ne regarde pas les dents et Ashton avait besoin de meatshield. Et si ça se trouvait, le cuistre avait un pouvoir utile qu'il contrôlait vaguement... Ah ! Ah ! Comme si l'univers faisait se genre de cadeau...

"Une idée de ce qu'il se passe ? C'est pas que j'aime pas Jurassic Park, mais franchement... ça m'arrangerait que la théorie du chaos ne se vérifie pas ici." demanda le nouvel arrivant.
Interrogation sommes toutes légitime, mais à laquelle Ashton n'avait pas de réponse. Et sa petite remarque nerveuse pseudo-humoristique indiquait qu'il avait au moins vu le film (n'espérons pas qu'un D est lu les bouquins).

"Des idées et des hypothèses, j'en ai plein." grogna le petit gros. "Mais rien de concret. Tout ce que je sais, c'est que ça grouille de bestioles qui devraient être mortes depuis des éons et qui veulent soudain ma place au sommet de la chaîne alimentaire. Pensionnat magique de merde."
Autant dire qu'Ashton ne respirait pas la joie et la sympathie. Sa petite soirée jeux vidéo s'était transformée en nuit blanche avec dinosaures carnivores au petit déjeuner (au menu : griffures, égorgement et lacérations). Et son uniforme était fichu, affichant sa grasse bedaine pâlichonne aux yeux de tous.
Forcément, ça nuit un peu à la sociabilité.

En tout, il profita de son nouvel allié de circonstance : alors que le jeune homme (et ouais, en plus il était visiblement plus âgé que lui... D'ici qu'il s'autoproclame chef de la team...) faisait joyeusement connaissance avec les pensionnaires irrités enfermé derrière la porte (bordel, y'a des réductions de budget à Prismer, c'était une pauvre merde en contre-plaquée ou quoi ?), Ashton en profita pour aller chercher une table et des chaises, histoire de bloquer un peu mieux tout ça.

Bon, que faire à présent ?
Ashton n'avait pas vraiment d'idée. Il lui fallait un café. Un cigare. Une photos de Sonera en maillot de bain. Douze heure de sommeil après le fap.

Son nouveau compagnon ne semblait guère plus au fait de la situation que lui. Quant à espérer que ce géant tout en musclé est un plan cohérent... Il pointa néanmoins du doigts une direction.

"Le T-Rex est dehors, et je-refuse-de-savoir-quoi derrière la porte. Par là ?" proposa le jeune homme inconnu.
"Trois espèces de mini-raptor affamées et revanchard. Enfin mini, tout est relatif... J'ai déjà donné. Ok, allons par là." répondit tout de même le petit poussah.
Alors que l'autre élève s'avançait, Ashton l'arrêta du bras. Il avait réfléchit : cet allié impromptu pouvait toujours être utile. Avoir un pion était toujours profitable, mais il ne fallait pas le gâcher.
Cela impliquait de ne pas le sacrifier inutilement et d'essayer de gagner son amitié. Ou au moins, une certaine tolérance propice au travail d'équipe.

"Mais je passe devant, noble chevalier. T'es barraqu', mais si y'a d'autres trucs aussi griffus par là, c'est à moi de les encaisser." lança-t-il d'un ton goguenard.
D'un geste fluide, il abattit sa poêle à frire anti-raptor sur un présentoir en verre de la cafétéria abritant quelques pâtisseries.
C'était splendidement inutile, mais ce geste rageur lui fit du bien. Et c'était nécessaire pour sa démonstration.
Négligemment, le nain adipeux pécha un Twinkie dans les débris, se coupant (aïe) volontairement au passage.
Il leva sa main blessée, déjà en train de régénérer, vers les yeux si haut perché de son condisciple, tout faisant tournoyer sa poêle comme un flingue.

"J'suis armé et dangereux. Et j'suis immortel." conclut-il d'un ton amusé  et grandiloquent proche de la folie, mais néanmoins amical. "Ashton St. John, Phoenix des A, pour vous servir. Et vous même, messire ? Je ne crois pas vous connaître. Un don particulier qui pourrait nous sortir de la panade ?"
Le gnome pansu en doutait, mais sait-on jamais. Au besoin, même un don inutile pourrait peut être servir de distraction ou être inclut dans un plan machiavélique...

Il se mit en marche, progressant avec prudence et sans trop faire de bruit malgré sa corpulence, sa poêle prête à estourbir le moindre dinosaure (enfin, s'il était assez petit).
Ashton avait l'impression d'être ridicule (lui, le cosplayeur fou ! Le mec sans pudeur ni honte, ni scrupules), à parcourir les couloirs de Prismer au pas de loup, en frissonnant presque de peur, en essayant, blasphème, de passer inaperçu.
Bordel, il était sur son domaine. Il allait chasser ces putains de bestioles d'outre-temps, ou mieux encore : celui ou celle qui était responsable de ça.

L'obèse inspira profondément pour se calmer. Il se connaissait et savait que la colère était une amusante, mais mauvaise conseillère. Son orgueil lui jouait des tours.
Il n'avait pas assez d'information. La "situation" était-elle limité à Prismver ? A l'île ? Il fallait mieux se mettre d'abord en sécurité et essayer d'en savoir plus. La vengeance viendrait après. C'était après tout un plat qui se mange froid. Et Ashton était quelqu'un de très très gourmand...

"J'aimerais passer à mon casier." souffla-t-il à voix basse à son nouvel allié. "J'ai perdu ma lampe-torche et mon trousseau de clés face aux dinos, mais j'en ai un double là-bas... Pas envie d'être bloqué par une porte si on est poursuivit. J'ai aussi quelques petits saloperies que je réservais à...hum... d'autres usages et d'autres personnes qui pourraient être utiles. Des idées de ton coté ?"
 
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Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Raptors Island ! [libre]
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Rechercher dans: R.I.P   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Raptors Island ! [libre]    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockMar 11 Aoû 2015 - 22:36

Ashton vs Predators

Un affreux bruit de succion prévint Ashton que son gigantesque soda sur-sucré était vide, le ramenant (désagréablement) à la réalité.
Détournant le regard de sa partie, son œil accrocha l'horloge du PC ce qui lui arracha un grognement agacé. Ah oui, quand même presque la nuit blanche... Certes, il n'y avait pas cours demain, mais il y avait des limites à la geekerie.
Bon, il n'avait plus rien à boire, le bol à confiseries était lui aussi vide. Il était temps d'arrêter là.
Il sauvegarda, quitta sa partie et maila un devoir à rendre à un professeur. C'était l'excuse qu'il avait sortie pour passer sa soirée dans la salle informatique, hors des horaires habituels et sans les autres boulets du club informatique pas fichus d'avoir la moindre vision stratégique.

Le petit obèse déposa sciemment les restes de sa goinfrerie sur une autre table. Au pire, un sbire de l'établissement nettoierait ça. Au mieux, ça emmerderait un élève.
Il éteignit la salle d'informatique, qu'il verrouilla soigneusement avant d'aller déposer les clefs dans une boite prévu à cet effet.
Que l'administration était idiote... Ashton avait depuis longtemps demandait les clefs de chaque salles accessibles aux élèves, pour un projet, un devoir ou une punition à exécuter... Et bien sûr, il s'était empressé de courir (enfin de se trainer) en ville pour qu'un serrurier peu regardant en face une copie. Un joli trousseau s'agitait dans son sac... Mais il faisait quand même encore l'effort de demander, histoire que l'on ne se méfie pas. Ne jamais révéler ses atouts, tel était le jeu.

Un gargouillis échappa au ventre du A grassouillet, alors qu'il déambulait nonchalamment, en propriétaire, dans les couloirs désertés du pensionnat.
Il était tard, la lune agonisante filtrait entre les nuages, baignant les lieux d'une lumière crépusculaire parsemée d'ombre inquiétante et changeante.
Un atmosphère désolée et un rien inquiétante, qui n'émouvait bien évidemment pas Ashton. Persuadé d'être quasi-immortel, violet dans son fief, certain de son bon droit il n'avait évidemment peur de rien.

Et pour tout dire, l'état de son estomac l'intéressait plus que l'ambiance nocturne. Cela faisait trop longtemps qu'il avait fini ses sucreries et même si la nuit se faisait vieille, le petit déjeuner était encore loin.
Il hésita un instant, puis dans un haussement d'épaule, se dirigea vers les cuisines. Fermées, bien sûr. Mais avec un sourire narquois, le gros violet sortit son trousseau de clefs et pénétra dans les cuisines, tel un seigneur.
Sifflotant, il farfouilla dans les immenses réfrigérateurs, se composant une assiette de douceurs. Oui, demain il manquerait quelques pâtisseries au petit déjeuner. Pas grave, c'est les E qui passent en dernier, de toute manière...

Alors qu'il s'empiffrait comme le petit cochon qu'il était, Ashton entendit du bruit. Des pas, peut être ?
Prestement pour quelqu'un de sa corpulence, il éteignit les lumières de l'immense cuisine de Prismver. Ce serait con de se faire capter par un surveillant maintenant.
Pourtant il aurait juré qu'à cette heure, il n'y avait plus de ronde. C'était bien sa veine...
Il s'assit derrière une gazinière et attendit que ça passe, continuant d'enfourner viennoiseries et pâtisseries dans son ample bouche.

Le bruit s'intensifia. Mais bizarrement, ça ne ressemblait pas à des pas... Il entendit la porte grincer et des... grattements ? Cliquetis ?
En tout cas, il semblerait que quelqu'un ou quelque-chose était entré. Il n'était plus seul dans la pièce.
Et allez savoir pourquoi, il commença à ressentir une certaine nervosité.
Il n'y avait pas de lampe torche, personne n'allumait.
Un autre élève fouineur et affamé ? A cette heure ?
Le cliquetis étrange reprit. c'était comme.. des griffes sur le sol dur et froid.

Soupirant et grognant, Ashton se releva. Il avait comprit à quoi il avait affaire.
Par chance, il était aujourd'hui en uniforme... Mais le lézard géant du directeur avait-il des ordres concernant les élèves surpris nuitamment dans une zone normalement fermée du pensionnat ?
"Fichu lézard, tu m'as presque foutu la trouille !" ricana-t-il en se redressant, allumant la minuscule lampe torche qui lui servait de porte-clés. "Tu veux un cookie, Tartif..."
La voix d'Ashton mourut dans sa gorge.
En effet, il y avait bien un lézard géant avec lui dans la cuisine.
Mais ce n'était pas Tartiflette.
Et le terme de lézard était lui même impropre. La bestiole semblait à la fois avoir des écailles et des plumes. Il marchait sur deux pattes, et non quatre, faisant presque un mètre au garrot et bien 1m50-2m de long. Et ça le regardait, comme un chien de chasse à l'arrêt.
Un peu plus loin, le battement d'une queue reptilienne fit tomber une casserole, déclenchant un concert de sifflement.
Oh mon dieu, il y en avait deux autres.

"Bon sang, c'est quoi se délire..." grommela Ashton, attirant malgré lui l'attention des bestioles. "Z'êtes trois, donc c'est pas un élève métamorphosé. Ou alors Loïs a encore fait des siennes... Une invocation ? Mais quel genre de créature êtes-vous ? Des plumes, des écailles et... des pouces opposables ? Sérieusement ? Avec ces griffes ?"

La diatribe du gros violet fut interrompu par deux choses.
La première, ce fut la ruée d'un des pseudo-lézard géant  sur lui, qui d'un coup d'une vivacité qui le surpris, lui balança un coup de dents et lui arracha trois doigts. Sa lampe-torche s'abattit alors qu'il chutait sur son lourd fessier. Des griffes effroyablement effilée transpercèrent alors son ample bedaine, lui arrachant un cri de douleur. Pépiant gaiement, la vile créature chercha le cou du jeune poussah.
La seconde chose qui frappa Ashton en même temps que la surprise et la douleur, ce fut la réalisation : un, ce n'était pas un rêve. Deux, il savait ce qu'était ces trucs. Vaguement. Comme tout mâle parfaitement constitué, il avait eut dans sa jeunesse une phase "dinosaures".

Shit. Des dinosaures. Pensionnat de merde. Des dinosaures qui étaient en train de l'égorger !
La rage et l'adrénaline envahirent le petit obèse.
Il était Ashton St. John, Lord anglais en devenir, membre de la classe la plus prestigieuse de l'école et doté d'un pouvoir magique le qualifiant comme surhumain, le pinacle de l'évolution !

Ivre de colère et d'orgueil, il se débattit de manière effrénée, balançant de lourd coup de poings à la créature qui était en train de l'égorger. La dinosaure réagit en lui labourant le torse de ses griffes au bout de ses étranges petites pattes emplumées, déchirant l'uniforme et la chair de l'obèse. De sa main encore valide, Ashton réussit à attraper une poêle et en abattit de coups frénétiques sur la tête d'ancêtre d'oiseau de la créature.
Celle-ci recula, vaguement sonné et intrigué par cette proie qui se débattait. Dans la pièce, ses deux compères arrêtèrent de farfouiller partout et se tournèrent vers le petit obèse.

Oh shit, ça chasse en groupe en plus, ces conneries ?
Pantelant, Ashton se redressa, couvert de sang. Sa chemise et son torse étaient en lambeaux, cuisant. Par chance, son gras l'avait ironiquement protégé. Il saignait comme un porc, mais rien de bien grave au final. Le plus gênant était ses doigts de la main gauches, proprement amputé. Et le pire était la morsure à son cou, qui rependait une folle quantité de sang, imbibant ses habits et excitant les animaux.

Un sourire torve illumina le visage congestionné du violet, qui commença à reculer lentement, agitant son arme improvisée sous les sifflement haineux et les regards avides des sauriens.
Une retraite stratégique s'imposait.
Non, pire que ça.
Cette fois, s'en était trop : il allait se barrer de cette île pourrie et de ce pensionnat de cinglés.
Un dinosaure jaillit, tentant de mordre le petit obèse, mais fut promptement cueillit par un splendide revers de poêle à frire.
"Allez, les oiseaux, v'nez goûter au sommet d'la chaîne alimentaire..." grogna-t-il malgré lui.

Mais il savait qu'il ne faisait pas le poids (ahah) contre trois dinosaures, même si ces trucs n'étaient pas bien gros (re-haha)... Des petites flammèches bleutés commençaient à s'épanouir autour de ses blessures, son don de régénération débutant son office.
Pas question de servir de repas en continue pour ces merdes.
Avisant une pile d'assiettes, Ashton shoota dedans avec sa poêle, faisant pleuvoir la faïence en direction des sauriens géants. Et profitant de la diversion, il se rua vers la porte menant à la cafétéria à une vitesse dont il ne se serait jamais cru capable. Par chance, il n'était pas fermée, la cuisine devant communiquer avec les zones de services.
Avec la vivacité d'un serpent, si tôt qu'il eut franchit la porte, il la claqua et s'appuya de tout son poids dessus.
Il y eut un choc sourd.

"Raté, connard !" jubila-t-il. Des chocs sourds contre la porte, des raclements de griffes et des piaillements outrés lui répondirent.  
Mais le violet avait bien joué : ces dinosaures ne devaient pas peser bien lourd. 50-60 kgs au plus, vu qu'il avait réussit péniblement à en repousser un. Pas facile d'enfoncer une porte avec ça, surtout bloquer par sa graisse... Il faudrait qu'ils se coordonnent et chargent tous ensemble. Bref, qu'ils aient un plan.
Et, ça avait une cervelle de moineau, non ? Non ?

Bon, en tout cas, lui aussi était bloqué, jouant la cale-porte. Bon, pas grave, ça lui laissait le temps de régénérer... Et de réfléchir.
C'était quoi ce bordel ?
"Hadès O. Stone, si c'est un de tes mondes parallèles à la con, c'est pas vraiment drôle... Et c'est pas comme si ça pouvait vraiment me faire mal. Ah ! Putain de merde, c'est pas agréable quand même... Bon, j'fais quoi maintenant, avec mes mini-raptors fan de saindoux au cul ?"

Un rugissement tonitruant lui répondit.
Avec quelques cris humains dans le lointain, histoire de poser l'ambiance.
Au loin, alors que l'horizon commençait à rougir du sanglant soleil levant et à travers la vitre, dans le parc, Ashton sembla discerner une ombre gigantesque, une ombre que n'importe quel gamin pouvait reconnaître.
"Oh, come on ! Un T-REX dans le jardin !"
Cela allait être une longue journée...
Deux coups simultanés et d'autres piaillements agacés ébranlèrent la porte.
Ou une très courtes.

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Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Salle de classe ou le lieu où tu fais des rencontres
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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Salle de classe ou le lieu où tu fais des rencontres    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockLun 22 Juin 2015 - 23:28

Une prise de plus dans le prismodex


La fin du cours approchait désormais à grand pas et voir Lev se torturer l'esprit pour lui conseiller quelque ouvrage de boy's love amusait grandement Ashton.
Pas que le petit porc est réellement besoin de conseil : si il avait voulut du yaoi, il n'aurait eut aucun mal à en trouver, malgré le réseau tout pourris de cet île moyenâgeuse et coupé du monde.
Mais forcer un camarade de classe (surtout garçon) à lui révéler (à haute voix, même si à l'inverse du petit gros, la voix de l'autre violet ne portait pas) quelques titres de ce genre littéraire siiii particulier était un instant de bonheur qui le sortait de sa morosité.
Ah, notre prince slave avait l'air d'avoir fini de réfléchir... Voyons ce qui en sortirait.
"Bah, je n'ai pas vraiment de manga à te conseiller sauf peut être Junjou Romantica et Hybrid Child..." ânonna Lev, visiblement peu sûr de lui.

Ashton retint un soupir. Il n'aimait guère (tout le monde en fait) les gens peu sûr d'eux, incapable de déclamer leur passion, d'ensevelir leur auditoire sous un tombereau d'informations sur leur marotte.
Mais en bon hypocrite, il sourit de toute ses dents envers son senpai, sortant un carnet où il nota scrupuleusement les titres, les répétant lentement à haute et intelligible voix. Juste au cas où quelqu'un d'autre les entendrait et serait intrigué.
"Junjou Romantica... Hybrid Child... C'est noté. Grand merci !" s'enthousiasma-t-il faussement (en réalité, le grassouillet se fichait presque complètement du yaoi).
Bon, par contre il allait falloir quand même qu'il se tape ces deux mangas. Juste pour ne pas passer pour une buse si jamais il en reparlait avec Lev.

Alors que le professeur annonçait qu'il allait corriger les pathétiques exercices dont se fichait encore plus éperdument le petit obère, Ashton réfléchissait.
Quel tour donner à sa "relation" avec Lev ?
Devait-il essayer de lui pourrir la vie en révélant sa passion pour le yaoi ? Le slave était probablement homo (il faudra qu'il vérifie, ce genre de chose se sait vite ici).
Pas sûr que de nos jours ça choque ou intéresse qui que ce soit... Hummm... De plus, il ne connaissait pas le pouvoir de l'autre A. Il avait peut être un des rares trucs chiants qui pouvaient lui nuire... Ou à l'inverse un truc potentiellement utile. Ou inutile d'ailleurs. Il faudrait se renseigner sur ça... Donc autant rester son ami pour l'instant.
Et puis, ça pourrait toujours servir un "meilleur ami gay", ne serait que pour passer lui-même pour une tante ou un bisexuel. Curieusement, si un bel homme comme Lev avouait ses penchants, cela ne générait surement personne... Mais la même chose avec un Ashton se dandinant à coté... Il y avait de quoi faire hausser les sourcils et provoquer quelques moues de dégoûts si jamais les gens imaginaient leur inexistante relation intime. ça pourrait être amusant.
Donc va pour l'amitié.
 
Quand le prof annonça qu'il fallait retourner à sa place en fusillant du regard le petit gros (il faut dire qu'entre les discutions yaoi à haute voix et le fait qu'Ashton réfléchissait en ce balançant sur sa chaise, la faisant grincer bruyamment), Ashton obéit.
Non sans traîner lourdement sa chaise jusqu'à son bureau, raclant bruyamment le sol de la classe comme à l'aller.
"Ce fut un plaisir." acheva-t-il, s'inclinant légèrement devant Lev avant de s'écarter en parfait gentleman anglais. "N'hésite pas à me déranger en classe ou dans mon bungalow. J'ai pas mal de manga ou d'anime dans ma collection, y'a peut être des trucs qui t'intéresseront. Oh ! Je me targue aussi d'être un bon couturier. Si j'avais t'as envie de faire un cosplay yaoi d'une de tes séries favorites... Hummm, je pense pouvoir te faire un costume de majordome ou un truc du style qui irait bien à ta silhouette élancée... J'aurais bien fait un duo mais... Je suis pas dans le ton."

Sur ces dernières paroles semant quelques graines de pseudo-amitié, forgeant un nouveau lien impie, un fil de plus dans sa toile, Ashton retourna à son bureau pour attendre la cloche libératrice.

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Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Salle de classe ou le lieu où tu fais des rencontres
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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Salle de classe ou le lieu où tu fais des rencontres    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockJeu 11 Juin 2015 - 23:01

Deux mâles aux même goûts ?

L'analyse (et les petites piques) d'Ashton touchèrent juste.
Lev dût donc confesser son penchant pour la littérature et l'animation mettant essentiellement en scène de jeunes Adonis énamourés. Et il sembla voir en Ashton une âme soeur.
"Arh, serait ce N°6 qui m'aurait trahi ?" supposa l'autre violet avant de poursuivre du ton des passionnée qui se découvre soudainement un collègue ou une pauvre âme perdue à convertir. "Je ne te cache pas que j'apprécie le yaoi et j'aime trouver des otps ici et là, comme Kira et L que j'aime beaucoup en passant par du GerIta ou du PruMano en comptant par exemple Hetalia."
Voilà qui était clair concernant les goût de son condisciple et ses intérêts.
"Essentiellement, mais c'est surtout l'accumulation qui m'a mis sur la voie. ça et mon esprit supérieur." confirma Ashton, alors qu'il réfléchissait à quel tour donner à la conversation.

En observant Lev et son sourire, ajouté à ses gouts en matière de manga, une conclusion s'imposait : c'était une grosse tafiole.
D'un autre coté, Prismver regroupait des jeunes souvent spéciaux, souvent déboussolé ou simplement atypique et qui s'ennuyait dans ce cadre idyllique loin de tout. C'était donc une annexe de la Gay-pride.

Ashton n'était pas homophobe mais il lui arrivait de le simuler pour énerver les gens.
Ou à l'inverse, il s'amusait à être plus flamboyant et maniéré qu'une folle du désert pour en emmerder d'autres...
En fait, il se fichait généralement de la sexualité des autres (voire des autres tout court), se contentant des les jalouser et de si possible provoquer des remous dans les couples ou les réputations.

Comme par vantardise il avait étalé ses connaissances yaoesque, impossible de jouer les vierges effarouchées ou le mec blessé dans sa virilité par quelques torses dénudé sur papier... Restait donc que le copinage.
Avoir une sorte de "meilleurs ami gay" pourrait toujours s'avérer utile. D'autant plus que c'était tout de même un A. Si ça se trouve, il avait en plus un pouvoir utile.

"Je dois avouer qu'il n'est pas courant qu'un garçon partage mes goûts pour le yaoi." poursuivit-il, se composant un masque d'otaku un rien gênée d'afficher un secret honteux. C'est tellement facile avec sa figurine poupine et qui suait aisément. "C'est d'habitude plutôt réservé aux jeunes filles qui fantasme sur ces princes aimant d'autres jeunes hommes aux physiques à la fois fort et gracile..."

Ashton laissa passer quelques minutes, qu'il meubla en finissant de noter différents trucs du cours, tout en lançant des regards volontairement nerveux et hésitant à Lev, comme s'il était un jeune puceau (bon, ça s'était vrai) qui aurait été choppé en position compromettante par ses parents...

"Je... J'avoue que le Yaoi est tout de même un genre que je maîtrise assez mal. J'ai quelques tomes et un ou deux animes dans mon bungalow. Je suis sur Count 10 et Sekai-ichi hatsuko en ce moment..." souffla-t-il, toujours simulant la nervosité, en mode notice me, senpaï !. "Plus deux-trois autres trucs que j'obtiens par mes fournisseurs au Japon. Quelques doujinshi. Si tu le souhaites, je pourrais t'en prêter quelques-uns... Ou tu pourrais guider mes choix, vu que tu as visiblement plus d'expérience..."

Voilà qui devrait appâter son condisciple en entraîner Lev dans sa toile malveillante.
S'en faire un ami, partager avec lui quelques ouvrages délicieusement libidineux (mais hélas avec que des hommes)... Puis l’entraîner, le faire plonger vers des mangas de plus en plus violent et malsain, vers ce que le hentai yaoi pouvait produire de pire et de pervers.
Oh oui, qu'il serait plaisant de faire basculer ce beau jeune homme vers l'otakisme le plus dépravé, puis ruiner sa réputation (qu'il niait, ce niais) à la fois auprès des donzelles et des damoiseaux... Que ce serait plaisant !
Ou du moins, ça l'occuperait un moment.
Et au pire, il hériterait d'un copain gay. C'est pas mal, comme faire-valoir.

Bon, le cours était quasiment terminée. Il allait falloir se séparer bientôt. Mais les graines avaient été plantées... Quelle moisson donneraient-elles ? Ah, la vie est si amusante quand elle est imprévisible !
Un sourire de loup s'étira malgré lui sur les lèvres du petit obèse.

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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Salle de classe ou le lieu où tu fais des rencontres    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockSam 6 Juin 2015 - 22:37

Goûts et dégouts

"Je n'ai jamais vraiment aimé la popularité." balança Lev, clôturant pas là le débat.
Ashton retint de roulez les yeux en soupirant, se contentant d'un hochement de tête d'acceptation. Encore un qui gâchait ses dons naturels...
"Quel genre de manga du lis où regarde ?" poursuivit l'autre A, recentrant la conversation sur un terrain plus neutre.

Ashton réfléchissait à sa réponse, hésitant entre quelque-chose de neutre ou une liste pléthorique de trucs choquants et obscènse, quand à son grand déplaisir (et plaisir à la fois, vu que cela donnait de précieuse information sur les penchants de Lev. La réalité est toujours duale), son camarade continua, osant afficher en premier ses propres goûts.
"Moi, je lis un peu de tout, sauf bien sûr le shojo."
Oh ? Monsieur n'aime pas les manga pour fille et les premiers émoi d'adolescentes ? Cela serait-il une atteinte à sa virilité ? Enfin, honnêtement Lez ne semblait pourtant pas respirer le machisme et la testostérone... Un préjugé, peut-être ? Ashton adorait les gens avec des préjugés. C'était autant de points faibles ou de zones sensibles à titiller...

"J'aime tout ce qui est Karneval, Death Note ou bien N°6 et bien d'autres." poursuivit son condisciple.
Le petit obèse se retint tout juste d'éclater de rire, mais ne put s'empêcher de sourire à pleine dents. Il connaissait évidemment les oeuvres cités, tant en version papier qu'en anime et elles s'avéraient plaisante.

"Le lis et regarde un peu tout. Voire n'importe quoi. Moi, je ne laisse pas un catégorisation ou un genre me freiner. Shonen, Shojo, Hentai, Yaoi... Rien ne m'arrête et je suis curieux de tout !" affirma Ashton, enthousiaste. "En ce moment, à part les classiques genre One Piece, Bleach,Naruto Gaiden et autres Fairy Tails, je suis sur Kekkai Sensen, ainsi que Owari no Seraph, sans oublier Kimi Ni Todoke. Et sur Shokugeki no Soma, parce que j'aime la bouffe et le fan-service à poitrine opulente."
La liste était abondante et un poil aléatoire, bien que volontairement très centré shonen et assez basique, ce qu'on pourrait attendre d'un adolescent mâle otaku. Ashton avait glissé juste un shojo dedans, pour la déconne et éventuellement provoquer Lev.
L'autre A restait après tout encore un inconnu, leur relation étant neutre de base, Ashton ne voulait pas non plus se l'aliénait pour l'instant ou apparaitre sous ces yeux comme un cafard répugnant (il aurait dans ce cas là cité Boku no Pico* ou Chojin densetsu Urotsukidoji**.

Le violet grassouillet lança un coup de menton négligent en direction du prof, sans tenir compte évidemment du regard lourd de celui-ci : Ashton était petit, mais il avait du coffre et parlait fort. Surtout quand il le faisait exprès.
Mais c'était également un A, et l'un qui savait se hissait dans les têtes de classes quand il le fallait, aussi l'enseignant passa outre. Evidemment.
Voilà où était le pouvoir.
Il restait peu de temps avant la fin des cours, aussi l'infâme bedonnant décida de poursuivre la conversation avec Lez pour se distraire.
Il attaqua donc sur le point qui l'avait tant fait marrer dans l'annonce des goûts de son interlocuteur.

"Sinon, pour quelqu'un qui n'aime pas le shojo..." insinua-t-il d'une voix un poil trop forte. "Y'a quand même moult sémillants jeunes hommes dans les œuvres que tu as cité, ayant des relations un peu... troublantes. A part Death Note - et encore, la fan-base a beaucoup fantasmé sur du Kira x L. C'est volontaire, ce penchant pour les mangas majoritairement remplit de protagonistes mâles ? Attention, on commence comme ça, puis on fini par piquer les mangas yaoi à nos camarades de classes féminine fan de torses musclés et parfaitement épilé de jeunes éphèbes..."
Il en connaissait. Il en fournissait, d'ailleurs (Tiens, il faudrait qu'il en glisse en douce dans la commode du bungalow de Kieran, pour le faire marronner. OU pire, lui faire se demander lequel de ses colloc' lit du yaoi).
En fait, Ashton se fichait (presque) des goûts en la matière de Lez. Mais il était un chieur né. D'ailleurs, il avait "murmuré" suffisamment fort pour que les tables alentours entende bien ses remarques et questions...

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[mention]Google pas, jeune ![/mention] a écrit:

* : Attention, Yaoi/Shota 18+
** : Pareil, mais Hentai/Tentacle 18+

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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Salle de classe ou le lieu où tu fais des rencontres    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockSam 23 Mai 2015 - 20:44

Faire con...naissance.

A la mention de la passion affichée d'Ashton (sa passion cachée étant de répandre le chaos ou de défendre ses propres intérêts), Lev réagit comme vaguement intéressé.
"De la couture ? Ma mère m'a plus d'une fois montré et j'ai jamais réussi. En plus des cosplays, t'es manga toi ?" demanda le russe violet.
Ashton se retint de montrer un rictus sarcastique. Donc monsieur Lev n'avait apparemment pas de dextérité dans les doigts... Bon, il faut dire que c'était une compétence peu prisé par les hommes. Curieux (donc intéressant) que sa mère est essayée de lui enseigner.
Il décida donc de ne répondre qu'à la seconde partie de la discussion.
"Manga, comics, films, séries et même OC, je cosplay tout ! Mais il est vrai que j'ai une petite passion pour la cul-ture japonaise. Cette sous-catégorisation ! Shojo, Shonen, Seinen,Yaoi, Yuri, Hentai.. Tout ce talent, cette économie, cette imagination débordante mit au service non pas des progrès de l'humanité, mais de sa distraction, de son amusement ! Magnifique !" s'enthousiasma le gros avec amusement. Ce pourrait-il que Lez soit un otaku caché ? Enfin, surement pas digne de se prestigieux titre... De nos jours le moindre godelureau qui avait déjà lu un manga se proclamait otaku, le moindre joueur de LoL se targuait d'être geek. Pitoyable. Aucune passion, juste des mécréants qui sautait à bord du hype-train.

Il détailla d'un oeil critique son condisciple, cherchant dans ça tête le costume qui soit lui irait le mieux, soit le rendrait le plus ridicule possible...
"Si cela t'intéresse, je peux surement te dégotter de quoi te pavaner en costume. L'ennui, c'est que tu es plutôt grand, il va me falloir plus de tissus... Et que je ne connais pas tes goûts en la matière. Et il faudra que je prenne très précisement tes mesures..."
Connaître tout ça permettrait à Ashton de mieux cerner l'autre élève. Et avec la connaissance venait le pouvoir, la possibilité de manipuler, de modeler, de briser...

La discussion se poursuivit, aucun des deux violets ne faisant désormais attention au cours ennuyeux.
"Perso, je n'ai que faire de la popularité." balança Lev en ricanant, en réponse en une des remarques saugrenues d'Ashton.
Le petit porcelet dû (une fois de plus) se faire violence pour ne pas balancer un coup de pied par hasard dans la jambe de l'autre A.
Bien sûr que t'en as rien à foutre de la popularité, hypocrite beau blondinet aux yeux de rêves et au physique normal. T'as surement jamais eut à en subir le contrecoup, l'impopularité. Pour quelqu'un de normal, voire de beau, t'as même jamais du y faire attention, ni réfléchir au concept !

Ashton adorait la popularité, et surtout ces corollaires, les scandales, la dynamiques de groupe, l'influence. Il adorait la manipuler.
Lui même ne serait jamais populaire : trop petit, trop gros, moche, peu sympathique même s'il s'avait se montrer tout miel, comme maintenant.
Mais malgré tout, il avait réussit à être un petit peu reconnu à Prismver, comme cosplayeur fou et A chaotique.
Tout ce jeu de masque, cette manipulation de la célébrité, ces jeux d'influence à la fois mesquin et idiot mais si important et amusant ? Comment pouvait-on s'en moquait ?
Il décida de titiller un peu Lev sur ça, histoire de... ben juste histoire de en fait. Il fallait bien s'occuper.

"Oh ? J'aurais penser que quelqu'un comme toi, à la fois beau et sensible à l'art aurait son petit succès." persifla le grassouillet d'un ton (gentiment ?) moqueur. "Il ne faut pas sous-estimer l'importance de son image, fut-elle involontairement projetée. Je ne dit pas d'être un narcisse superficiel, mais de se représenter dignement au yeux d'autrui. Nier les jeux de popularité, les cliques, groupes et bandes, c'est nier les affinées des gens entres-eux, c'est mépriser leurs goûts..."

Ashton ne croyait qu'à peine à demi-mots son propre discours, mais il avait envie de contrer Lev.
Pour lui, tout ça n'était qu'un jeu et il ne se gênait pas pour proclamer lui aussi qu'il se fichait de la popularité, méprisant les suiveurs et les gens incapables d'assumer leurs propres individualité, leurs propres goûts.

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Tag 7c0856 sur  Nonews10Sujet: Salle de classe ou le lieu où tu fais des rencontres
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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Salle de classe ou le lieu où tu fais des rencontres    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockLun 18 Mai 2015 - 23:37

Faisons chi...connaissance.

L'autre élève dont il avait envahit à la fois l'espace de travail et la distraction resta un instant bouche-bée devant le culot et le bagou d'Ashton.
Le petit gros savait ménager ses effets et débouler tel un boulet de canon dans la vie des gens.
L'autre avait l'air perplexe, voire médusé, aussi Ashton se mit à mentalement compter les secondes.
S'il ne réagissait pas vite, c'est que c'était sans doute un demeuré ou un timide. Et pas la peine de perdre son temps avec pareil inférieur qui n'était en A que par miracle ou laxisme.

"Moi s'est Lev Kazankov et moi et les maths, ça fait deux. Pas de place pour l'imagination et trop prévisible, c'est tellement barbant." lança finalement son camarade de classe d'un ton vaguement dédaigneux.
Le rictus aux lèvres de l'autre A amena un petit sourire en coin sur celles d'Ashton. Bien ! Contact établis !
Il devait revoir son évaluation première : l'autre violet n'était peut-être pas un de ces inférieurs incapables de résoudre une équation.
Si on combinait ça avec le dessin et le fait qu'il avait parlé d'imagination... Surement une âme d'artiste.
Ashton haïssait les artistes. Bon, Ashton haïssait à peu près n'importe quelle forme de vie (voire les cailloux). Mais même s'il se piquait de couture et de cosplay, il réservé une petit (grande) place dans son cœur remplit de venin pour les artistes.
Surtout s'ils étaient beaux et/ou populaire ou s'il avait du succès. Les filles étaient folles des musicos ou DJ (les chancres de la musique !), rebelles ou non. Et le mythe du dessinateur de portraits vous croquant nue sur un divan n'était pas qu'un mythe... Ou encore ces apprentis poètes susurrant leurs mal être à un parterre de jeune fille en fleurs crédules et conquises. Ashton avait croisé semblables spécimens à Prismver et n'avait qu'une envie : les couler dans du béton et les balancer à la mer.
Oui, Ashton était un sale jaloux rancunier.

Mais bon, ce n'était pas chose à faire à un camarade de classe. Pas à le première rencontre. Ces choses là prennent du temps à organiser.
Et il ne fallait pas juger trop vite. Qui sait, ce Kazankob allait peut être se révéler intéressant ou utile...
Autant essayer de faire un peu connaissance, ça le distrairait un peu.

Abandonnant toute idée de simuler le moindre intérêt pour le cours, Ashton se repencha sur le dessin de l'autre élève.
"Enchanté, Love ! Plus intéressé par l'art, on dirait ?" demanda-t-il d'un ton badin, presque mielleux, déformant toutefois à loisir le prénom de son condisciple. "Désolé pour l'âpre critique, mais je touche un peu à la couture, enfin surtout au cosplay d'ailleurs, et donc je n'ai pu m'empêcher d'ajouter mon petit grain de sel..."
Le petit gros se composait un visage et une gestuelle amicale.
Il lui fallait remplir ses fiches, connaître ses camarades de classes, leur pouvoir, leurs passions, leurs but, leurs faiblesses, tout ce qui pourrait l'aider à les influencer, à les manipuler (pour faire quoi ? Allez savoir !), à les choquer ou les humilier. Et qui sait, peut être trouver une perle rare, un esprit digne d'intérêt.
Et cela passait, hélas, par une prise de renseignement et un ballet social écœurant d'hypocrisie.

"Ah ! N'hésiteq pas à me le dire si je parle trop et si tu veux finalement suivre le cours de ce vieux barbon... Nous êtes les gros, nous sommes pléthorique, volubile et gouailleurs, cherchant la sympathie des beaux et populaires." ajouta-t-il à toute vitesse.
Ashton St. John dans le texte : de la parlotte, souvent dérangeante, pour que vous ne sachiez jamais sur quel pied danser, pour vous tester,vous titiller.

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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag 7c0856 sur  1400359500-sujetSujet: Salle de classe ou le lieu où tu fais des rencontres    Tag 7c0856 sur  1400359500-clockSam 16 Mai 2015 - 21:37

Qui ennuyer aujourd'hui ?

Les mathématiques.
Ashton avait une relation d'amour-haine complexe avec ce sujet... Déjà, il emmerdait un nombre assez incroyable d'élèves, ce qui n'était pas sans réjouir le petit porcelet. D'autant plus qu'il avait une certaine facilité innés avec les chiffres, même s'ils les préféraient suivit du symbole £.
Mais il fallait reconnaitre qu'il s'agissait tout de même d'une matière assez ennuyeuse, sans... répondant.
Une fois qu'on avait compris la logique de base (certes parfois tordue), les exercices et les cours étaient si prévisible, si ennuyeux !

De fait, Ashton avait déjà torché les pauvres exemples et suivait le cours d'un air distrait, pianotant sur son smartphone. Il n'y avait peut être pas de réseau à Prismver, mais il avait deux-trois appli' hors-ligne capable de le distraire... Mouaip. Là encore, l'IA de la pauvre machine n'offrait aucun challenge... Pourquoi Hadès n'était pas là pour une partie ?
L'air las, le grassouillet laissa son regard vagabonder sur la salle de classe studieuse (où à moitié endormis, ce qui était un peu pareil à ses yeux), cherchant quelque-chose à faire, quelqu'un à embêter.

Son regard s'attarda sur un condisciple en train de griffonner frénétiquement. Et visiblement pas des trucs en rapport avec les maths. Intrigué, il plissa ses yeux porcins pour mieux distingué ce que dessinait l'autre élève.
C'était plutôt pas mal. Une sorte de fête ou de festival dans une ville. Intriguant.
Ashton détailla un peu le dessinateur, qu'il ne connaissait guère.
Et bien évidemment, dans un sourire acide, il le détesta immédiatement.
Grand, finement musclé, mince (comparait à lui, tout le monde l'était) et évidemment beau, un sourire engageant alors qu'il crayonnait avec application. Ces cheveux blonds et ces yeux bleues, ce petit coté artiste/intellectuel mais avec physique qui n'était pas celui d'une larve anémique ou d'un nerd grassouillet... Il devait faire tourner la tête de toutes les donzelles.
Humm... A moins qu'il préfère les mecs. Ashton n'avait rien dans son petit carnet (enfin son smartphone) sur lui.
Et Ashton n'aimait pas ne pas savoir.

Etait son regard trop insistant ou une coïncidence du destin (Ashton croyait au Destin, sous la forme d'un univers toujours près à vous balancer un croche-patte, à faire échouer vos plans les plus méticuleux et à vous haïr sans raison), mais le blond leva les yeux et croisa son regard.
Ashton lui balance un sourire ironique, suivit d'un coup de menton vers sa feuille, pour lui indiquer qu'il l'avait vu dessiner.

Le petit gros hésita : balancer l'autre A au prof de math ? Cela n'animerait ce pauvre court qu'un maigre instant. Et en bon violet l'autre n'écoperait d'aucune punition...
Et cela ne satisferait pas sa curiosité malsaine.
Il décida donc d'agir tout autrement.
Affichant son (faux) air angélique sur son visage de bouddha adipeux, Ashton leva le bras et héla le professeur.
"Monsieur, j'ai déjà terminé !" annonça-t-il d'un ton fielleux de chouchou. "J'peux aller aider les autres ?"
Une fois que le professeur est accepté d'un air vaguement étonné (il était rare qu'Ashton aide quelqu'un volontairement), le petit gros... poussa son bureau.
Lentement, dans un grincement et des raclement dérangeant (oui, il le faisait exprès sous le regard consterné de ses camarades), il le colla à celui de Lev.

"Salut. Ashton St. John, Prince des nombres, surtout si y'a un symbole monétaire avec. Il ne me semble pas que nous ayons déjà discuté." attaqua-t-il, sûr de lui, un petit sourire aux lèvres. "J'me suis rendu compte que tu galérais complet, alors j'viens te donner un coup de main..."
Il claqua sur la table une feuille où se trouvait déjà le cours splendidement noté, ainsi que la solution des douze prochains exercices.
Mais sans laisser le temps à Lez de ne serait-ce qu'y jeté un oeil, il la retourna promptement et commença lui aussi à griffonner une silhouette féminine portant une robe à traine complexe.
"Non, parce que là vraiment, t'as vu ce que tu lui a filé à cette pauvre donzelle ?" poursuivit-il, désignant sans gène une femme du dessin de Lez. "Ok, ça rend bien sur le papier, mais si elle se lève, c'est direct dans la fontaine tellement c'est mal fichu et engoncé. Les femmes adorent ce qui est engoncé et peu pratique et nous avons depuis des éons réussit à leur mettre dans la tête qu'il faut souffrir pour être belle, mais il y a des limites ! Même en dessin !"
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