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Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé
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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé    Tag cc3333 sur  1400359500-clockSam 18 Nov 2017 - 16:34
Princesses, châteaux, chevaliers et péripéties. On oubliait souvent de mentionner qu’à la fin de ses aventures passionnantes, quasi idiomatiques d’un monde utopique, il arrivait que les héros se sentent soulagés ou vivent des affects aux allures bipolaires. L’entendre crier, hurler, courir et pleurer, cela faisait partis du quotidien de la jeune Eurydice. L’une des raisons pourquoi elle semblait éternellement fatiguée et lourdement cernée provenait de tous ses passages lourds entre différentes émotions vives.

En temps normal, elle se serait mise à rire à la blague de Kamouille. « Nous avons terminé le boss de fin de niveau ». Alors ça ouais, pour le terminer, ils l’avaient bien réduit en petites poussières. Pourtant, les larmes de crocodiles possédaient une force ahurissante qui empêchait la princesse de retrousser ses lèvres. Elle restait accrochée tel un koala contre son ami, poussant des gémissements douloureux entre divers hoquets. La grande main de Kamyl traversa son dos avant d’y dessiner quelques cercles pour la réconforter. Les habituelles réprimandes, aux allures douces toutefois, surgirent de la bouche du brunâtre.

- Tu mens. Tu n’aurais voulu que des cookies, tu serais venue dans ma cabane.

Cela fit glousser entre deux larmes Eurydice. Ils savaient tous les deux combien elle adorait les histoires de toutes sortes et de particulièrement taper sur les nerfs de ses autres collègues en les racontant de manière absurde jusqu’à la fin des temps. Elle frotta le bout de son nez contre le torse de son ami pour en essuyer les dernières gouttes salées qui se glissaient sur la pointe de son mufle. Ses pulsations calmées, son meilleur ami la relâche et la pousse gentiment en direction de la sortie.

- Allez viens, on s’tire. On ira à la recherche de ta salle la prochaine fois.

Calme, elle hoche doucement de la tête tandis qu’elle frotte ses yeux rouges. Ses joues sont vermeilles tant qu’elle est gênée par la situation. Bien que cela n’est pas la première fois qu’elle hurle ou pleure devant Kam, elle n’aimait pas montrer ce côté très émotif à son ami. Dans un demi souffle, elle lui balance :

- Tu dis à une seule personne que j’ai pleurée et je t’arrache la tête.

La menace était semi convaincante et Eurydice savait que son copain ne la trahirait jamais – et puis il avait visiblement d’autres choses à faire que de se moquer de ses camarades de classe. Elle était – et serait, éternellement reconnaissant qu’il soit toujours à ses côtés, même dans les situations les plus folles.

Leur marche ne dure pas très longtemps. En quelques pas, ils se retrouvent devant la porte de sortie. Voir la structure en bois remet un sourire sur les commissures sèches d’Eury. Elle se jette sur le bras de son ami avant de le serrer et de dire doucement :

- T’es le meilleur Kamouille. J’t’aime.

Rien de bien romantique ou de quoi éveiller des sentiments douteux entre les deux élèves – et puis Eurydice ne savait pas vraiment ce que l’implication d’un tel mot pourrait avoir dans sa vie. Une honnête gamine qui adorait cet humain à ses côtés qui la faisait rire et glousser. En plus le garçon la protégeait, rien de mieux demander. Elle relâche le bras de l’élève, puis dans un élan, saute sur la poignée de porte et pose son pied à l’extérieur du palace de miroirs.

See you later alligator !

feat. Kamyl •• {#}cc3333{/#}
©️Gau
Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé
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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé    Tag cc3333 sur  1400359500-clockJeu 14 Sep 2017 - 6:08
- Je marche. Allons lui parler.

Ces sons extrait de cette voix aux allures diastématiques, rien que ces petites particules sonores échappés dans un souffle de consensus, rien que cela et Eurydice sentait tous ses frissons d’anxiété se résorber. Elle ne se savait pas convaincante. Elle aurait cru que ses mièvres discours interminables, justifiant chacune de ses mésaventures ou son incapacité à contrôler son don, auraient été de valables raisons pour que son ami lui fasse la morale. Après tout, elle le méritait bien.

Mais Kamyl était étrangement doux avec elle. Elle le savait exaspéré, surtout avec elle et sa néopathie tirée de son goût de l’aventure. Pourtant il gérait sa patience ; percutait de mots rassurants les oreilles de la pauvre bête accablée à ses flancs. Ses doigts moues, Eury aurait souhaité les glisser autour du bras de son ami afin d’absorber toute la bienveillance qu’il possédait, y goûter et sentir ses muscles se détendre par la suite.

La respiration de Kamyl déclenche les tous premiers mouvements qu’il ose faire depuis qu’ils sont camouflés derrière le miroir. Cela fait frémir la petite brunette tandis qu’elle referme solidement sa poigne contre le vêtement de son ami. Leurs oreilles les guident en direction du miroir vivant et chaque pas semble enlever une partie de l’âme d’Eurydice. À leur arrivée devant la doublure de son ami, ses pieds se figent contre le sol. Terrifiée par la proximité de sa personne et de sa création, Eury ferme ses paupières. Son visage tout entier, bien que ses lèvres soient cousues ensemble, hurle : « S’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, ne fais pas de mal à mon Kamyl. » Puis, nonchalamment, le véritable Kamyl entrouvre ses commissures afin de dire :

- Yo. Ça te va si je t’appelle la copie ?

Silence.

Quelques battements de cœur et des gouttes de sueur.

Puis un cliquetis, et deux, puis trois et quatre et cinq…

Lentement, la princesse admire le spectacle sous ses yeux entrouverts. Le miroir se décompose tranquillement, laissant des crépitements envahir la salle emplie de glace (aucune idée si le résultat provenait des dires de son ami ou de la litanie de la créatrice). Ce qui fût autrefois une dangereuse création se transforma petit à petit en un monticule de poussières, à quelques mètres de leurs pieds. Eurydice inspire longuement alors que le dernier grain tiré de l’ancienne glace vivante se dépose délicatement sur le petit tas.

- Ah !

L’onomatopée aspiré dans sa gorge est la seule réaction que son corps lui permet. Les feux d’artifices se mettent à briller dans ses petits hublots noircis et sans l’ombre d’hésitation, elle saute dans les bras de son ami et le serre le plus fort qu’elle le peut.

- ‘Plus là ! Il est plus là !

Sa voix se coince et toute cette émotion emmagasinée depuis les dernières minutes refait surface sur les joues glacées d’Eury. Sans avertissement, malgré cette joie étrange qui envahissait son cœur, les larmes se mettent à couler et la voix brisée d’Eurydice retentit dans toute la pièce. Elle ne se détache pas de son ami tandis qu’elle beugle :

- ‘suis d-désolée ! J’voulais pas Kamouille, j’voulais pas… j’voulais j-juste… mes millions de cookies.

Après tout, que serait une aventure sans un brin de larmes en cours de route ?

feat. Kamyl •• {#}cc3333{/#}
©Gau
Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: La faim justifie les moyens [PV Eurydice]
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Rechercher dans: R.I.P   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: La faim justifie les moyens [PV Eurydice]    Tag cc3333 sur  1400359500-clockDim 10 Sep 2017 - 18:29
Outre ses habituelles explosions de jubilation et ses envies d’aventures, Eurydice n’avait jamais été très douée en ce qui concernait ses autres facettes émotionnelles telles que la déception ou l’exacerbation. En réalité, elle se connaissait comme étant cette batterie dont l’énergie ne se dissipait que durant de courts moments. Peut-être que si elle en avait l’envie, elle aurait l'occasion de constater que toutes ses actions, ses mots et ses dires, étaient régulés par un trop plein. Un trop plein sensiblement influencé par ses émotions brûlantes de cette ardente énergie incontrôlable. Alors souvent, elle passait du coq à l’âne. Cela arrivait parfois à l’épuiser - particulièrement dans de grands moments de détresse.

Pourtant, elle ne constatait que très rarement que ses sauts d’humeur pouvaient affecter les gens de son environnement. Le fait de voir les traits dudit Carl se durcir, freinés par ses propos abrupts, embêta la brunette. D’autres excuses balbutiées se placèrent rapidement et les larmes honteuses se glissèrent dans les hublots noirs de la princesse. Les épaules du jeune homme se relevèrent sous l’aide d’un sourire courtois.

- Bah. Un coup à la machine et on en parlera plus.

Eurydice hocha légèrement de la tête pour ensuite endurer le silence inconfortable qui suivit. Elle déglutit longuement, cherchant à cacher son regard de son sauveur, les posant sur le peu d’activité qui régnait dans le corridor. Ses pieds se frottaient nerveusement l’un contre l’autre tandis qu’elle réajustait sa touffe dépeignée.

- Tu sais…

Aussitôt que le son de la voix du garçon percuta les tympans de la capricieuse, elle planta ses miroirs grands ouverts sur le visage ennuyé de l’élève.

- Je dois admettre que cette situation est un peu folle. Ou du moins délirante, pour reprendre ton terme. Mais voilà, je me suis retrouvé dedans, sans trop savoir comment je dois l’admettre, mais je suis là et … tu sais …

Une moue traverse le visage blanchâtre d’Eury tandis qu’elle absorbe chacune de ses paroles. Oui cette situation était délirante, absurde. Elle s’en voulait d’agir comme une gamine gâtée dont chaque mésaventure la poussait à ses stupides larmes salées. Elle mordilla la peau de sa joue à l’intérieur de sa bouche alors que Carl ajoutait :

- … je trouve que ce serait dommage d’abandonner maintenant. Ca m’embêterait. Après, pour ce qui s’est passé dans la salle, c’était un peu sous le coup de l’émotion… et je comprendrai parfaitement que vadrouiller avec un inconnu t’embête. C’est pas comme si on se connaissait.  Mais voilà, la perte de ce cookie avait vraiment l’air de t’avoir affectée et la bouffe ça me parle, ça me parle très bien même. J’me voyais mal te laisser dans cette merde alors que je venais d’y assister. Mais après, même si on a peu de chance de trouver de gâteaux dans les autres salons on.. tu peux toujours tenter ! Pour ma part, si je ne trouve rien, je suppose que je pourrai toujours tenter un tour à la boulangerie en ville pour m’en racheter un … enfin ce serait aller un peu loin, même si je ne suis plus à ça près je suppose.

Son visage se contracta afin de créer une grimace. La reine des boucles rouges ne trouvait pas la place pour lui répondre ou simplement l’encourager à poursuivre son discours. Elle sentait toutefois son petit cœur s’animer dangereusement et ses joues s’agripper à une teinte rosâtre. Le brunâtre à ses avants se masse les tempes et ferme les yeux. Les inspirations qu’il prend se synchronisent avec celles d’Eurydice. Puis, d’un regard ferme, lui lance vivement :

- Je la refais en plus court. J’vais aller m’embarquer dans mon propre délire pour trouver à grailler, libre à toit de venir si tu veux !

Un autre moment de silence vient ponctuer la fin de ses dires. Tranquillement, les pommettes d’Eury se mettent à brûler sous des couleurs rougeâtres et ses lèvres se referment l’une contre l’autre.

- Ah ! Je…

Sa voix est encore rouillée, mais le petit sourire ostensible sur le visage pigmenté de la petite semble être largement suffisant pour décrire le bonheur ressentit dans toutes les parcelles de son corps. Elle serre avec ses doigts humides le tissu de sa jupe avant de sautiller en direction de son nouvel ami, les yeux toujours étrangement humides et de lui mentionner :

- Viens pas me dire que c’est de ma faute après si tu as mal aux pieds.

Elle avait quasiment crié, ce qui avait relever l’attention de quelques élèves qui rodaient dans les parages. Elle glisse sa main sur le rebord de la chemise de Carl et l’empoigne solidement, de peur qu’il décide de changer d’idée et de la fuir. Puis, elle lui adresse son plus beau sourire, au-dessous de son nez rougis.

- On peut faire un concours aussi si tu veux. Celui qui ramasse le plus de cookies gagne !

Pas moyen qu’elle s’empêche de jouer à un jeu. L’esprit compétitif d’Eurydice alimentait ses muscles alors l’envie de courir partout dans l’école alimentait à nouveau ses esprits. Elle ne cessait par ailleurs pas de tirer sur le bout de tissu qui était maintenant collé à ses doigts, attendant impatiemment que le jeune homme amorce le pas.

- Ah ! Au fait mon nom c’est… - elle hésite une fraction de secondes, prête à attendre ses rires ou ses moqueries habituels qui suivaient la présentation de son prénom. C’est Eurydice.

feat. Carl •• {#}cc3333{/#}
©️Gau


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Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: Graine de génie - ft. Eurydice C. P.
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Rechercher dans: R.I.P   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: Graine de génie - ft. Eurydice C. P.    Tag cc3333 sur  1400359500-clockSam 26 Aoû 2017 - 18:15
Les yeux plus gros que la pense, Eurydice sentait ses joues froides reverdir de toutes leurs couleurs en entendant sa nouvelle marraine tomber aisément dans son piège.

- Tu as de la chance, aujourd’hui c’est ma cheat day!

Plus la blondinette s’avança pour décrire toutes les saveurs qui lui plaisaient, plus les miroirs de la petite brunâtre présentèrent des palettes de couleurs vivaces. Bien qu’elle ne parvînt pas à glisser un mot, Eury se sentit absorber par chacun des sons qui s’évacuaient des fines lèvres de sa nouvelle amie. Fascinée par cette beauté et ce charisme naturel que dégageaient cette dernière, la dessinatrice ne se rend pas compte qu’elle se met à la suivre à la trace, hochant de temps à autres aux dires d’Alaska.

- … impossible de garder mes tshirts blanc, je suis un vrai petit cochon.

Constatant la brise fraîche de la soirée, ce sont ses mèches blondes virevoltant de droite à gauche qui ramènent l’enfant les pieds sur terre. Les jambes plus allongées d’Alaska emboîtent le pas de manière animé et Eurydice compense en doublant les siens, glissant sa petite personne dans l’univers de la bavarde. L’étudiante au grand sourire ne s’arrête pas, outre pour jouer brièvement avec sa crinière, et ajoute :

- Tu m’apprendrais à dessiner ? J’ai toujours rêvé d’apprendre à faire de beaux dessins. Mais je ne travaille pas assez, je crois que j’ai un problème de .. proportions ? Je ne sais plus trop..

Le sourire caché sous les visages d’admirations finit par exploser sur le visage d’Eurydice. Pas moyen de contrôler cette joie immense qui, du jour au lendemain, brûle dans le sang de la naine. Elle sautille sur le bout de ses pieds avant de courir aux avants de sa nouvelle amie et de secouer ses hanches.

- Les meilleures saveurs de glace sont mangue, pistache, chocolat au lait et pâte à biscuit, arrosés avec un coulis à la framboise, explique-t-elle en gloussant à la fin de son énumération. Il me faut au moins trois de ces choix, sinon j’suis pas satisfaite.

Faisant basculer ses bras dans tous les sens, elle ralentit le pas pour se mettre aux flancs de sa marraine. Son souffle saccadé causé par son énervement s’accélère dangereusement. Farfouillant dans les poches de sa jupe, elle retire le peu de monnaie qui se trouvait entre ses doigts en prenant le soin de compter chacune des pièces. Le cliquetis cristallin fait vibrer la boîte de la déception cachée tout près du cœur d’Eury lorsqu’elle constate qu’elle n’a que très peu.

- … mais je ne pourrai pas avoir plus qu’une saveur aujourd’hui, bouda-t-elle en frottant ses yeux embrumés. Pas grave, mon ami Kamouille dit toujours que je mange trop de toutes les manières.

Serrant les doigts autour des pièces argentées, son mécontentement parvient à calmer son excès de bonheur. Un léger silence parcouru les deux demoiselles tandis qu’Eury constate qu’elle n’a pas encore répondu à la question de sa partenaire de crème glacée.

- ‘sais pas trop comment je pourrais t’aider, mais je peux t’apprendre à dessiner un nez et des oreilles très facilement si tu veux, lui proposa-t-elle en trainant subitement les pieds. D’ailleurs on va où comme ça? D’habitude je vais dans l’autre direction.

Puis une idée folle lui vient en tête. Elle qui ne connaissait absolument rien de cette étudiante, Eurydice n’hésite pas à lui demander :

- Dit, dit, dit! On peut faire une course jusque là-bas?!

feat. Alaska •• {#}cc3333{/#}
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Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé
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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé    Tag cc3333 sur  1400359500-clockVen 25 Aoû 2017 - 16:57
Est-ce que trouver une salle rempli de confiseries avait été trop demandée ?

Pâle comme un spectre, Eurydice essuyait ses petits hublots rougis et laissait une légère trace de morve s’écouler de ses voies nasales. Rare était les occasions où la princesse sentait une peur incontrôlable gagner ses sveltes muscles. Oui, bon, là fois où elle avait envoyé avec fureur un ballon sur la tête d’un professeur avait été relativement effrayante. Mais dans le cas présent, aucune vie n’avait été mise en danger.

Se cacher, prier et fermer les yeux : voilà l’option qui guettait les deux étudiants camouflés à l’arrière d’un glace pas plus large qu’une penderie. Tout ça parce qu’elle n’était pas en mesure de calmer ses pulsations cardiaques drôlement animées à l’intérieur de sa poitrine. À l’idée que sa création percute leur cachette, les larmes se réanimèrent dans les miroirs embrumés d’Eury tandis qu’elle mordait quasiment ses lèvres jusqu'au sang.

Bien que la voix de Kamyl se voulait rassurante, rien ne parvenait à alléger les frissons d’angoisse sur la peau de la brunette. La blague de son ami traversa les oreilles de l’enfant, ces dernières embrouillées en raison de ses propres pensées dangereusement fatalistes. Pas moyen de se concentrer sur la voix de son copain. Elle réussit toutefois à reprendre le contrôle de ses mains moites en glissant son pouce sous ses canines pointues, mordant la peau jusqu’à ce que des globules rouges s’écoulent contre sa langue.

- Que voulais-tu dire par c’est pas bon pour moi ?

Ses dents s’enfoncent sauvagement contre la corne usée de son doigt à l’audition de cette phrase. « C’est pas bon pour moi » maugréa-t-elle en italien sans manquer de mâchouiller la moitié des sons. Peut-être avait-elle été un peu trop nihiliste dans ses propos ? Eurydice ne supportait pas la douleur physique (enfin qui appréciait vraiment une telle chose de toutes les manières…) Mordiller son pouce pour focaliser son attention sur une autre problématique n’était pas un souci. Or, sentir chacune des parois de son corps vibrer douloureusement, ça, elle le haïssait. Elle accrocha sa main libre contre le haut de son ami, essuyant sa paume moite contre le tissu frais.

- Combien de temps vivent tes dessins ?

La voix de Kam avait été nerveuse, plus qu’à ses habitudes. Elle ouï les cliquetis enjoués de son dessin dans le couloir avoisinant le leur. Eurydice serra sa grippe, retira le pouce rouge de sa petite bouche avant de lever les yeux de bien apposer son regard dans celui de son ami.

- ‘Sais pas normalement j’peux décider sans problème mais là…

Mais là ça n’allait pas du tout. En temps normal il lui aurait simplement fallut confronter le dessin ou à la limite discuter avec ce dernier. Elle savait cependant que cette création voulait jouer. Courir, se cacher, les titiller avec ses bras pointus… Oh qu’elle se détestait d’avoir eu l’envie de s’amuser en partageant cette esquisse !

- Je sais qu’il veut jouer en tout cas. Peut-être qu’on pourrait arriver à un compromis et lui proposer un jeu où il nous laissera tranquille ?

L’idée était ridicule. Ce n’était pas comme si parler au dessin faisait un quelconque changement. Après tout, le lien de communication entre Eury et ses créations était encore flou. Parfois elle sentait un affect grandir entre les deux. Cela lui permettait de diriger ses intentions plus clairement. Mais comment parviendrait-elle à contrôler un gamin avec un sabre ?

- J’vais pas mourir ou perdre un bras si on le brise, simplement que tous mes muscles vont être engourdis, mentionna-t-elle. Parfois c’est pire parce que la douleur est redirigée vers une région spécifique du corps et ce n’est pas vraiment supportable.

Elle marqua une pause tandis que des frissons remontait sa colonne vertébrale.

- Mais ça ne dure pas très longtemps. Une dizaine de minutes maximum. J’ai l’impression que c’est en lien avec un manque de communication entre la volonté des dessins et la mienne… ‘sais pas.

En réalité, cette affirmation sonnait comme une solution. Elle en avait peut-être une autre à l’esprit, mais elle était bien que trop tordue. Elle glissa sa main autour du bras de Kamyl craignant qu’il parte loin d’elle.

- Peut-être si tu lui montrais que c’est toi l’original, il arrêterait d’essayer de jouer avec nous ? Je l’ai créé dans l’optique d’en faire ta copie parfaite. On pourrait lui montrer qu’on a pas besoin de lui ?

Cela lui était déjà arriver d’utiliser cette méthode. Or sur un dessin pas plus gros que sa paume et crayonné du papier quadrillé. Faire des contrats ou dicter son autorité aux dessins étaient un moyen de se débarrasser de ces derniers. Et ils n’avaient rien à perdre après tout.

feat. Kamyl •• {#}cc3333{/#}
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Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: Graine de génie - ft. Eurydice C. P.
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Rechercher dans: R.I.P   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: Graine de génie - ft. Eurydice C. P.    Tag cc3333 sur  1400359500-clockDim 30 Juil 2017 - 1:37
- Je ne suis pas là pour te causer le moindre tort ma belle. Je m’appelle Alaska, et cette petite mésaventure sera notre petit secret!

Son clin d’œil et son sourire avec un brin de trop d’honnêteté sur le bout de ses lèvres rosées firent frissonner la petite princesse aux grosses bajoues vermillon. Des frissons d’anxiété, comme si ses mots à elle se devant rassurant n’étaient guère parvenus à effectuer leur rôle. Pas qu’Eurydice n’appréciait l’effort de l’élève à ses flancs pour la réconforter - rien n’était déplacé dans les actions de la blonde. Pourtant, il y avait quelque chose de peu naturel aux yeux de la brunette dans le ton employé par l’inconnue. Peut-être cette générosité trop imposante qui se glissait sur sa magnifique figure? Cette dernière poursuit par ailleurs en mentionnant qu’elle est « une élève de 8b et cette année » et qu’elle est « en droit d’avoir un ou une filleul. »

Oh. Il s’agissait de sa marraine?

Elle étire son cou sur le côté, prenant le temps de décortiquer les courbes du visage d’Alaska, tandis que cette dernière parcourt ses doigts contre les reliures des livres présents à leurs côtés. Eurydice n’avait pas le souvenir d’avoir postulé pour un parrain. D’après elle, elle avait probablement glissé son nom sur un formulaire afin de se débarrasser des monologues interminables proférés par l’un de ses professeurs. Elle n’avait pas eu de nouvelles pendant plusieurs jours et, par conséquent, son esprit avait décidé de classer tout souvenir appartenant à cette dite inscription bien loin dans ses pensées.

Eury avoua se sentir inconfortable suite aux questions de sa nouvelle marraine et cela transparut sur son visage pendant un court laps de temps. Lui parler de ses camarades de classe, de ses professeurs et de l’école? L’artiste adorait placoter avec les autres, jaser jusqu’aux petites heures du matin ou énerver les oreilles de ses amis, mais discuter de ses relations ne faisaient jamais parti de ses sujets de conversation préférés. Elle ne ressentait pas le besoin de se confier à qui que ce soit. Elle n’a pas le temps de susurrer une réponse qu’Alaska révéla une partie de son passé sans aucune gêne à elle.

Sans détourner son regard des livres sur les étagères, la grande décrivit les affects qu’elle avait ressentis lors de son arrivée au pensionnat, comment il lui avait été difficile de s’intégrer parmi les autres et sa décision finale d’essayer de renouveler sa personne selon son nouvel environnement. Eurydice ne se rendit pas compte qu’elle s’abreuvait de chacun des mots de sa nouvelle partenaire d’étude, redressant à quelques reprises les lourds bouquins entre ses bras minces.

- Tu peux me demander n’importe quoi. Entre nous, pas de tabou. D’accord Eury?

Un hochement de tête long et hypnotisé par cette chaleur que dégageait Alaska. Il faut quelques longues secondes de silence avant qu’Eurydice constate qu’elle doit lui répondre quelque chose, n’importe quoi.

- Ah euh… D’accord, je ferai de mon… mieux?

Tout cela se terminant par un petit rire. Cette phrase n’avait aucun sens et ne menait absolument à rien. Étant prise d’une nervosité inexplicable, elle avait bafouillé sa sentence et ravalé au fond de sa gorge les voyelles de ses mots. C’était peut-être la force que dégageait Alaska qui dérangeait la brunette. Elle se sentait étrangement inférieure aux côtés de la demoiselle. Eury secoua légèrement la tête avant de lui demander, sans oublier d’articuler sa phrase :

- Tu vas m’aider dans mes cours c’est ça? J’aime pas trop étudier et je veux pas vraiment étudier. J’en ai pas besoin.

Elle était pessimiste en ce qui concernait sur les études. Elle savait qu’en sortant du pensionnat, elle parviendrait à se trouver un petit job simple qui lui permettrait de subvenir à ses besoins et de voyager un peu partout dans le monde. Elle n’était pas douée dans les matières scolaires de type traditionnelle et faire un métier prestigieux l’effrayait plus qu’autre chose. Exténuée par les bouquins pesants dans ses bras, elle amorce le pas en direction de la table la plus proche en ajoutant :

- Et puis mon pouvoir est nul, mais ça, ça va, je maîtrise bien.

Un affreux mensonge. Elle préférait ne pas trop s’attarder sur les multiples catastrophes et ennuient que ses dessins lui avaient apportés. Le poids des livres contre la table en bois produit un vacarme épouvantable dans la bibliothèque. Un petit sourire en coin se glisse sur le visage de la dessinatrice. Il y avait une bien chose qu’elle aimerait faire avec sa nouvelle amie :

- Mais manger j’aime beaucoup ça. Et jouer à des jeux… Et courir… Et partir pour des nouvelles aventures. Dit on pourrait aller prendre une glace tantôt?

Une manière classique pour Eury de détourner le sujet sur autre chose que les études.

Et puis elle avait vraiment envie d’un cornet au chocolat.
feat. Alaska •• {#}cc3333{/#}
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Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: La faim justifie les moyens [PV Eurydice]
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Rechercher dans: R.I.P   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: La faim justifie les moyens [PV Eurydice]    Tag cc3333 sur  1400359500-clockMar 25 Juil 2017 - 14:15
Une crise existentielle.

L’évaporation du temps et son instabilité. La perte de sensation sur le bout des doigts sous les douleurs abdominales. Beuglements, cris et hurlements, il était difficile parmi ces hoquets irréguliers, ces larmes salées et ces mots perdus dans une brume de sons incompréhensibles de contrôler cette pulsion humaine vécue par la petite Eurydice. Elle savait pertinemment que ce flot d’eau s’écoulant de ses minuscules hublots à moitié clos était d’une absurdité incroyable. Pourtant, il n’y avait rien à faire. Elle ne contrôlait pas les dangereux spasmes qui animaient ses muscles.

Elle aurait cru que, par ses rugissements désespérés, l’inconnu à ses flancs aurait opté pour une fuite furtive. Elle-même dans une telle situation se serait bidonnée jusqu’à ce qu’à s’en étouffer violemment. C’était donc pourquoi lorsque les bras chauds de l’élève à ses avants glissèrent contre sa peau pour venir l’enrouler dans un cocon de chaleur la surprit. En temps normal, elle se serait débattue, question de garder un peu de dignité. Mais la colère propulsée par ses larmes était telle qu’elle se laissa emporter dans l’étreinte.

Il lui murmura des mots rassurants tandis qu’il la berçait doucement de droite à gauche. Eurydice aurait souhaité lui tirer la langue en lui disant qu’elle en avait rien à foutre, qu’elle souhaitait plutôt poursuivre les criminels et qu’elle voulait impérativement récupérer son gâteau. Mais sa voix était étrangement douce et calme. La vibration grave qui traversait le torse du jeune garçon résonnait dans les parois internes de la petite Eury. Cela fit étrangement effet sur son animosité véhémente, laissant à la place la fatigue se hisser. L’élève repousse délicatement la fillette avant de lui mentionner :

- Allez, on va faire le tour des salons pour essayer de trouver quelque chose ?

Il ne lui laisse pas le temps de préparer une réponse qu’il appose ses pieds à l’extérieur du salon. Honteuse, Eurydice traine les siens au travers du portail de la pièce avant de suivre à une bonne distance son nouveau compagnon. Ses yeux brûlent par toutes les grossières larmes qu’elle a versées. Elle se les frotte vigoureusement, manquant presque par la même occasion de se buter contre le garçon. C’est le blanc du mouchoir sortit de sa poche qui lui rappelle que de la morve s’écoule de son nez. Rien de moins glorieux.

- Au fait, moi c’est Carl. J’suis étudiant en spé Physique-Chimie. Et toi ?

- On trouvera pas de gâteaux c’est trop tard, rétorqua-t-elle abruptement.

Cela a le don de laisser un froid entre les deux camarades. Les bajoues d’Eurydice étaient écarlates. Son pessimisme inhabituel provenait probablement du fait que la honte de cette scène était toujours bien présente. Elle sentait que les moqueries arriveraient bientôt dans sa classe et même les mots apaisants de ses amis ne pourraient la consoler dans une telle situation. Malgré sa réponse glaciale, elle ne s’empêche pas de tirer des doigts le mouchoir et d’évacuer le restant du mucus accumulé dans ses narines. Elle ajoute suite à cela que :

- Cette crise était stupide. Pas b’soin d’embarquer plus loin que ça dans mes délires.

Vrai après tout. Elle avait mis un lourd fardeau sur les épaules du dit Carl en osant appuyer son cuir chevelu contre sa poitrine. Et puis rien ne disait qu’il n’utiliserait pas la situation pour l’énerver et raconter des bêtises aux autres par la suite. Eurydice se savait immature et gamine. Rire d’elle-même et de sa tendance à voir les choses de manière enfantines faisait parti de son quotidien. Mais il y avait des choses pour lesquels elle ne se permettait pas de rire, surtout lorsqu’il s’agissait d’un moment comme celui-ci. Elle prit le temps de poser doucement ses yeux rougis dans ceux de Carl, laissant cette honte ostensible traverser ses propres miroirs. La princesse des boucles rouges constata les traces nuisibles sur la chemise de son héros. Elle blêmit à l’idée que la saleté ne puisse disparaitre.

- Ta chemise je…

Pas moyen de s’excuser, elle se surprend à voir des gouttelettes remonter dans ses yeux. Elle se pince les lèvres en tentant de calmer les contractions de son petit cœur. Vraiment, elle était épuisée et découragée.

- M’excuse voulait pas.

Les mots étaient sortis rapidement du bout de ses lèvres. Elle se sentit plus calme à l’idée qu’elle avait été capable de proférer des excuses raisonnables. Car elle s’en voulait beaucoup.
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Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: Graine de génie - ft. Eurydice C. P.
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Rechercher dans: R.I.P   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: Graine de génie - ft. Eurydice C. P.    Tag cc3333 sur  1400359500-clockJeu 20 Juil 2017 - 0:27
Aujourd’hui était une journée étrange aux yeux d’Eurydice. Non seulement elle s’était réveillée à l’heure pour aller au cours, mais elle avait eu l’envie surprenante de prendre le temps d’écouter les innombrables paroles de ses professeurs. Un regain de curiosité, accompagné par un retour de son petit nez dans les livres. Cela pouvait se considérer comme un miracle aux yeux de ses professeurs d’observer les petites prunelles brunâtres de la jeune demoiselle se poser sur le tableau à leurs avants ou s’abreuver de leurs lectures sans fin.

Eury expliqua cette étrange sensation par l’ennuie qui l’habitait depuis les derniers jours. Oui faire des siestes durant les cours lui faisait un bien fou. Bien sûr que rester éveillée jusqu’aux petites heures du matin était un vilain plaisir. Mais il lui arrivait que cette activité finissait par lui tomber sur les nerfs, comme toutes ses passions du moment qui s’assombrissaient subitement sans aucun préavis. Et puis elle n’avait pas vraiment l’envie de redoubler son année. C’était l’un de ses pires cauchemars.

À la fin des classes, elle se décida d’aller à la bibliothèque. Bien qu’une pile de projets s’agrandissait de jour en jour sur sa table de travail, elle souhaitait prendre le temps d’approfondir ses connaissances sur les courants artistiques, dont le Rococo pour lequel elle possédait une fascination ces derniers temps. Son professeur d’arts plastiques lui avait recommandé quelques livres sur le sujet. De toutes les manières, elle n’avait trouvé personne avec qui jouer, Carl et Kamyl étant bizarrement absents aujourd’hui.

La bibliothèque lui conférerait un espace de tranquillité dont elle avait bien besoin, sans distraction. Eurydice aimait bien que l’odeur des livres s’infiltrant dans ses petites narines. C’était différent de celle résultant de l’humidité dans sa chambre. Et puis elle savait que la place était mignonne et que personne ne la dérangerait. Après tout, personne de son département ne viendrait étudier après les classes. Tant mieux pour elle.

Il ne lui faut pas beaucoup de temps pour trouver les bouquins dont elle a besoin. De grosses briques larges où des images des tableaux de l’époque baroque se glissent parmi les paragraphes descriptifs. Sur la pointe des pieds, tandis qu’elle cherche à attraper un livre sur une étagère supérieure, elle est surprise d’entendre une voix masculine l’interpeller. Découragée de voir des camarades de sa classe l’ostraciser dans la petite section de la bibliothèque, elle ne bouge pas en espérant qu’ils finiraient bien par partir.

Puis, ils se mettent à lui dire des bêtises.

- Eh Eurydice! On te voit jamais à la biblio. Tu essayes d’avoir des faveurs des professeurs han?
- Ça te dit pas de venir avec nous et nous dessiner un truc ?
- Faites-moi plaisir et aller vous-en les gars…
- Aller quoi tu pourrais venir avec nous, on te l’a demandé gentiment.
- On va pas te manger, même si tu es à croquer…
- T’as pas besoin d’étudier, tu veux passer pour une fayote? Tu sais ce qu’on leur fait au fayote nous… ?

« Mignonne à croquer » était l’insulte préféré de ces camarades. Eurydice ne savait pas pourquoi, mais les garçons de sa classe avaient la fâcheuse tendance à se moquer de son innocence en matière de séduction ou de relations amoureuses. Elle les avait déjà entendu dire que celui qui réussirait à l’avoir dans son sac bénéficierait d’une admiration de tous ses confrères. Bien que leurs paroles à leurs yeux étaient futiles et qu’ils étaient tout de même gentils avec elle la plupart du temps, cela lui brisait le cœur. Alors qu’elle s’en allait leur répondre de sa petite voix coincée dans le fond de sa gorge, une chevelure blonde traverse sous les yeux d’Eurydice, s’emparant du col de la chemise d’un des deux garçons. La fille est grande, imposante, mais surtout très en colère.

- Vous savez ce que je leur fait aux types dans votre genre moi? Je leur offre un baptême de l’air du dernier étage de la bibliothèque. Mais comme on dit, l’important ce n’est pas la chute mais l’atterrissage. Vous croyez qu’il va se passer quoi quand vos deux gueules de cons vont s’écraser en bas? Moi j’en sais rien, alors on va tester, c’est pour la science! T’en pense quoi ma petite Eurydice ? Soit mon Caesar et dit moi qui vit et qui meurt ?

Comment avait-elle eu connaissance de son nom? Elle en avait pas la moindre idée. Cela n’empêcha tout de même pas les prunelles de la petite de briller de mille couleurs. Un sourire mesquin se glissa sur son visage tandis qu’elle pointa du doigt l’un de ses collègues en lui tirant la langue. L’un d’entre eux éclata de rire tandis que le second se détacha de l’emprise de la puissante demoiselle. Ils décollèrent rapidement de la place, laissant les deux jeunes femmes dans leur coin.

- Merci, c’est gentil.

Eurydice était rouge tomate. Les traits de son héroïne étaient si beaux qu’elle se sentit un peu laide à ses côtés. Le manque de courage qu’elle avait eu l’embêtait aussi. Elle aurait souhaité être aussi forte que l’inconnue à ses côtés.

- Tu connais mon nom d’où han?

Elle replace les livres lourds dans ses bras avant de racler sa gorge. C’était tout de même humiliant que la blonde soit tombée sur une telle situation.

- S’il te plait ne le dis pas aux autres qu’ils m’embêtent, ça leur arrive pas souvent. Je veux pas que les professeurs le sache.

Elle avait l’impression que si la nouvelle se répandait les moqueries s’amplifieraient et elle le souhaitait absolument pas.  
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Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé
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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé    Tag cc3333 sur  1400359500-clockMer 19 Juil 2017 - 23:03
Eurydice avait toujours eu la certitude que son don n’avait absolument rien de néfaste pour la vie de ses confrères ou de sa famille. C’était d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle elle avait fini par accepter que cette capacité valait la peine d’être développée et de cesser de lui vouer une haine incommensurable. Les dessins faisaient d’elle une enfant qui avait refusé de grandir depuis des années, certes, mais être considérée comme une gamine lui permettait d’afficher les plus beaux sourires chez les autres, une qualité qui lui donnait une raison suffisante pour continuer à exister.

Papier calque, cartonné, feutre noire, crayons de couleurs, les esquisses dont les moments de vie faisaient vibrer dans le flux sanguin de ses amis un minimum de joie étaient une source de satisfaction chez Eurydice. La peur que ressentait la petite à l’instant où son personnage folklorique mouvait ses mains grossières dans les airs était bien pire que tout ce qu’elle avait vécu auparavant. Son pouvoir pouvait être destructeur. C’était un fait qui l’horrifiait.

Lorsque Kamyl lui demanda s’il elle pouvait le contrôler, cela fit un creux dans l’estomac de la brunette. Son cœur sembla se secouer plus violemment que jamais. Avant même qu’elle ne puisse lui glisser un mot sur son incapacité à gérer les affects du miroir vivant, la queue tranchante du monstre s’enfonça légèrement dans la joue de son ami. Elle voulut s’arracher les yeux en voyant les capacités meurtrières de la bête.

Heureusement pour elle, Kamyl était raisonnable et efficace en situation de détresse. Si sa main ne s’était pas glissé dans la sienne, elle serait probablement restée immobile jusqu’à ce que la copie de son ami lui enfonce sa queue dans sa peau blanchâtre. Bien que ses muscles travaillaient dans cette course folle, elle se sentait étrange molle, toute la joie en elle venant de se résorber. La crainte n’était pas fréquente chez Eurydice. La nervosité qu’elle avait vécue dans ses classes n’était en rien comparable à ce qu’elle ressentait à l’instant.

- Tes dessins, ils ne savent pas traverser les murs ? Un jour, faudra que tu m’expliques comment ça marche. Si on sort d’ici, mon moi démoniaque va nous suivre ?

La question rendit blême Eurydice. Kam avait raison. Ses dessins ne pouvaient pas traverser les murs, enfin, oui dans un certain sens ils le pouvaient si on comptait qu’ils étaient en mesure de glisser sous les cadres de portes ou dans les craques de celles-ci. Dans le contexte présent, la glace vivante n’avait pas cette possibilité. Toutefois, Eury avait le pressentiment que cette dernière tenterait de passer au travers du mur, ce qui résulterait en la décomposition entière de la vitre. Cela était rassurant, car ils n’auraient plus affaire au problème. Sauf que :

- Non ils ne peuvent pas traverser le mur, rassura-t-elle son ami entre ses respirations saccadées. Il risque de se briser contre le mur et s’il le fait, c’est pas bon pour moi.

Quelle cause naturelle permettrait la destruction du miroir ? Si la grande copie de Kamyl avait été dessinée sur du papier, de l’eau ou le feu aurait mis fin au problème. Ce n’était pas le cas avec de la vitre. Fracasser le miroir se catégoriserait comme une action humaine, créant par conséquent une douleur insupportable dans toutes les articulations du corps d’Eurydice. Cela lui fit immensément peur et elle se mit à pleurer silencieusement. Peut-être y avait-il une chance pour que cela ne l’affecte pas, espérait-elle. Tirant de toutes ses forces sur la main de son ami, elle le guide dans une autre direction, lui criant au passage :

- Il faut se cacher ! Vite !

Elle trouve un repère, une petite section à l’arrière d’un miroir, assez large pour que les deux se collent contre le mur de la salle, s’abritant de sa création monstrueuse. Eury essuie doucement ses larmes tandis qu’elle prend le temps d’inspirer longuement.

- Si on se cache et on attend, il va peut-être finir par nous oublier et on pourra discrètement sortir, proposa-t-elle dans un murmure.

Elle hésite à croiser le regard de son copain. Elle lui mentionne tout de même :

- Désolée Kamyl. Je peux pas le contrôler…

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Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: La faim justifie les moyens [PV Eurydice]
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Rechercher dans: R.I.P   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: La faim justifie les moyens [PV Eurydice]    Tag cc3333 sur  1400359500-clockMar 11 Juil 2017 - 5:33
Eurydice ne savait pas ce qui était plus décourageant : entendre les dents des élèves à ses côtés croquer dans les succulents gâteries ou apercevoir les miettes grasses sur la nappe blanche de la table sous ses yeux embrumés. Si elle avait pu sauter sauvagement sur l’un de ses confrères pour lui arracher l’un de ses goûtés, elle l’aurait fait avec plaisir. Or, l’être humain était une créature complexe. Même si toute la volonté d’Eury s’orientait pour une vengeance sanglante, son corps, lui, n’osait pas bouger une seule de ses petites phalanges. Cette petite voix lui susurrant une litanie de souvenirs honteux traversait ses pensées rapaces, compromettant par conséquent l’envie à ses bras de mouvoir.

Et puis les larmes. Les putains de larmes de crocodile – bien qu’assez silencieuses. Le couinement d’une pauvre petite bête. Elle avait beau les essuyer, elle reniflait sans cesse et le mucus qui s’écoulait de ses narines ne faisait qu’empirer ses yeux rougis. Les larmes salées brûlaient ses prunelles. Eurydice n’aimait pas pleurer en public, enfin, personne n’aimait vraiment montrer une partie vulnérable de soi. En même temps, elle pouvait se compter chanceuse que la majorité des gens l’ignorait. « Une bande de f*ckers » bafouilla-t-elle.

Tous sauf un. Un être incroyablement généreux. Posté à ses avants, elle ne vit que sa main se présenter, porteuse d’un gâteau pas plus gros que sa paume à lui. Une voix masculine, chaleureuse et compatissante. Les yeux de la brunette s’écartent grossièrement lorsqu’elle l’entend dire :

- Hey, j’vois que ton gâteau est tombé, du coup… ça te dis un cookie ? J’en avais pris deux mais je peux me passer de l’autre.

Elle relève la tête aussitôt pour admirer les traits de son héros. Son cœur fit un bond dans sa poitrine en constatant les cheveux foncés du garçon ainsi que son doux visage lui présenter un petit sourire sincère. Eurydice rougissait, les larmes toujours bien présentes sur ses pommettes chaudes. Il n’y avait rien de surprenant chez le jeune homme, mais les lumières qui brillaient ardemment dans les yeux de l’artiste étaient suffisantes pour croire qu’il valait tout l’or du monde. Timidement, elle tira la main pour attraper le cookie. Son dessert! Elle salivait pratiquement.

Une épaule de trop, un corps lourd, des gens pressés et boum, un biscuit contre le sol.

Contre. Le. Sol.

Le plancher froid… aux côtés de son gâteau.

Alors là vous pouviez oubliez les flammes de bonheur dans les yeux, car c’était plutôt celles des enfers qui nourrissaient les prunelles de la fillette. Le visage d’Eury était si rouge qu’elle aurait pu peindre un canevas de Molinari. Les poings serrés, la fumée sortant de ses oreilles, elle ouvrit la bouche avant de se mettre à hurler en direction du cadre de porte par lequel les deux monstres étaient sortis :

- J’ESPÈRE QUE VOUS ÊTES PAS SÉRIEUX ESPÈCE DE…

Les insultes que proféra l’enfant colérique furent brutales, assez pour que la salle entière se taise – la censure étant nécessaire pour vos oreilles. Elle cessa de crier comme une hystérique lorsqu’elle s’étouffa avec sa salive. Le silence planant dans le salon, quelques-uns des élèves, intimidés par de tels propos iconoclastes, décidèrent de se faufiler à l’extérieur de la pièce craignant d’entendre Eury à nouveau profaner. Désemparée par l’histoire immonde qui venait tout juste de lui arriver, ses membres continuent de trembler tandis qu’elle cherche une échappatoire visuelle pour fuir les regards de ses confrères. Ah ! Lui !

- Mon… c-…cookie…

Sa voix était brisée et douloureuse. Elle ne se gêne toute de même pas pour adosser sa tête contre son torse et éclater en sanglots, laissant de la morve par la même occasion s’imprégner sur le tissu de la chemise de l’inconnu.

Peut-être aurait-elle dû sécher les cours pour dormir finalement…
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Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé
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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé    Tag cc3333 sur  1400359500-clockMar 11 Juil 2017 - 4:44
Rabat-joie.

Son ami, celui dont elle prenait parfois la défense dans les cours où il somnolait - pour par la suite lui quémander une multitude de faveurs, lui apparaissait comme un grognon. Enfin, la définition de rabat-joie chez Eurydice variait selon son expérience empirique du dit type de personnage. Il ne lui en fallait pas des tas pour qu’elle catégorise tout être humain dans cette section méprisante dont les zoïles se promenaient régulièrement sur le bout de ses lèvres.

« De toute façon, être un héros ne m’intéresse pas » dit-il, ennuyé. Cela fit froncer les sourcils à Eurydice, son regard toujours noyé dans celui de ses propres prunelles à l’intérieur de la glace à ses avants. Oui, oui, oui, tout le monde ne rêvait pas comme elle d’être une reine ou une aventurière. Mais on aurait dit que de l’entendre de la bouche de son ami... cela l’agaçait davantage. La langue appuyée contre l'une de ses molaires, elle observe le corps nonchalant de Kam se poster non loin d’elle. Une « peut-être pièce cachée derrière une porte-miroir… Ou le coffre-fort » du directeur. Elle grimace lorsqu’elle l’entend parler de boutons (cela lui rappelait son tout premier qu’elle avait crevé et la simple image du liquide jaunâtre s’écoulant de sa peau lui levait le cœur).

Les langues tirées de sa jumelle ont disparues, laissant le visage froissé d’Eurydice se peindre dans le miroir. Le calme de Kamyl était contagieux. Et puis, après s’être mise à courir comme une petite lapine, ses muscles en profitaient pour se détendre tranquillement, surtout ceux à proximité de ses commissures rosâtres. Son copain lui baragouine quelque chose sur la superficie de la salle. Elle suit le mouvement de ses yeux lorsqu’il appose ces derniers sur le plafond de la pièce, sa nuque craquant légèrement sous l’effet physique.

-  C’est dommage qu’on ait pas pris de bombe de peinture.

Une idée dangereuse pour saper la chambre des miroirs. La tête penchée sur le côté, Eurydice ne peut s’empêcher d’observer les yeux amuseurs de son ami. De la… peinture ? L’idée de Kamyl se creuse parmi l’imagination de la petite jusqu’à créer un visage baignant dans le bonheur et la malice sur la peau pâle de la brunâtre. Elle glisse sa main contre sa jupe, la remontre sur sa cuisse avant de dénicher un crayon en feutre noir et le présenter à son partenaire.

- Regarde Kamouille !

Le surnom était ridicule et elle se sentit inconfortable suite à sa prononciation – elle espérait qu’il ne lui arrache pas la tête. Elle ne prit pas le temps de croiser son regard avant de se mettre à courir et disparaître dans un petit couloir en deçà. Les miroirs se resserrent sur son passage, mais elle ne s’arrête que lorsqu’elle en trouve un assez grand à son goût – une tête ou deux de plus qu’elle. 

Ce que le pensionnat avait appris à Eurydice, c’était l’efficacité dans le maniement du crayon. Des lignes épaisses et minces mélangées à des figures grossièrement proches de celle d’un humain, il ne lui faut pas moins de trois minutes pour terminer l’esquisse ridicule de son ami. Un Kamyl avec une couronne en forme de trésor, une longue épée et une queue de chat à ses arrières pointus. À peine finit-elle d’ajouter le sourire colérique de son ami qu’elle se retourne, les mains présentant fièrement son travail au véritable Kamyl :

- Tada ! Il est pas marrant ?!

Eurydice se serait probablement mise à rire jusqu’aux larmes si le craquement métallique à ses arrières n’avait pas brisé sa bonne humeur. Un effet larsen de crépitements de verre brisé. Une expression de frayeur.

- C’est pas vrai…

Un dessin qui venait en vie, vraiment ? Elle n’avait même pas voulu lui donner naissance. L’énervement, la malice et la mesquinerie ? Ce n’était pas du tout de bonnes composantes pour laisser un dessin s’exprimer librement. Elle avait pourtant cru que le miroir était trop épais pour que son esquisse s’esquive à l’extérieur. La bonne nouvelle fût que sous l’effet de terreur, la voix d’Eurydice ne s’exprima que par un petit couinement inaudible. La mauvaise ? Un grand samouraï en deux dimensions avec une épée et une queue de chat tranchantes s’hissait à l’extérieur du miroir. Puis, un cri :

- Kaaaaamyyyyyyyyyyl !

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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé    Tag cc3333 sur  1400359500-clockMer 5 Juil 2017 - 4:56
Ne pas pleurer, ne pas pleurer, ne pas pleurer. Les mots se réitéraient dans les pensées d’Eurydice tandis qu’elle jouait nerveusement avec le tissu de son bas, ses doigts humidifiés en raison de son anxiété. La petite dessinatrice n’avait jamais eu le don de camoufler toutes ses moues et émotions exorbitantes qui traversaient son visage. Elle n’aimait pas pleurer en public, sauf quand une rage aussi violente qu’une tempête empestait ses veines, là, il n’avait rien à faire. Mais verser des petites gouttes devant son camarade de classe, son ami, ça, il en était hors de question. Déjà qu’elle ne passait pas pour la personne la plus autoritaire de son département, chigner ne lui donnait aucun avantage supplémentaire.

Elle frotte ses yeux humides, ravalant un coulis dont l’évacuation dangereuse aurait trahi son sentiment de déception. Lorsque la main de son ami s’appose contre son crâne, elle sent les muscles de son corps se raidir. Kamyl était grand et largement plus fort qu’elle. Sa stature était imposante à ses yeux. Mais le geste était doux, voire même consolant.

- Te fais pas de bile pour ça Eury.

Elle a presque envie de lui faire une grimace. Elle faire la moue ? Jamais après tout ! Ce n’était qu’une courte de phase, une minuscule fraction de secondes où elle avait senti ses yeux s’embrumer. Elle pince ses lèvres tandis que son ami la devance. Puis, avec sa voix grave, il lui mentionne que : « On a qu’à faire un tour. Ce n’est pas comme si on avait autre chose à faire de toute façon. » Si les feux d’artifices dans les yeux d’Eurydice avaient pu éclater dans le ciel, le bâtiment en entier aurait explosé sous la quantité de petites flammèches s’y retrouvant. Les poignets haussés à la hauteur de ses commissures, ses genoux légèrement fléchis vers le bas, Eurydice se transformait en une véritable hystérique. Explorer ? Faire un tour ? Oh oui ! Elle adorait les aventures et les histoires épiques.

Kam la ramène sur terre en lui signalant de ne pas traîner. Il ajoute également que si elle appose les pieds hors du sentier qu’il empruntait de ne pas se gêner pour briser les miroirs. Sans plus tarder, elle gambade vivement jusqu’aux flancs de son ami avant de lui donner de nombreux coups telle une boxeuse sur son côté - rien de bien menaçant toutefois.

- Ouais, je vais tous les éclater ces miroirs ! Ils ont qu’à faire attention à eux !

Elle hurle si fort qu’elle aurait pu briser les tympans d’une foule entière. L’excitation. L’adrénaline. Des facteurs dangereux qui stimulaient Eury de haut en bas. Incapable de se contenir, elle trottine en contournant à multiples reprises Kamyl, de quoi en donner mal à la tête. Elle s’essouffle, mais cela ne l’empêche pas de mentionner :

- Tu crois qu’on va tomber sur des trésors ici ?! Imagine ce qu’on va pouvoir dire à tout le monde après ! On va être les héros de notre classe, les plus géniaaaaaux !

Elle ne s’arrête que lorsqu’elle sent son cœur s’animer anormalement. Les pulsations prennent du temps avant de revenir à un battement régulier. La brunâtre en profite alors pour observer son reflet et celui de son compagnon dans les diverses glaces. Il lui semble que Kamyl parait plus grand, beaucoup plus qu’à son habitude. Elle s’étire le cou pour essayer de rivaliser à cette impression, gagnant qu’une fine portion de millimètres.

Le couloir s'éternise, outre les géométries variables des cadres des miroirs. Ennuyée par l’absence de trésors ou de choses bizarres, Eurydice marche rapidement aux avants du long couloir avant d’aller salir un large miroir de ses petites mains. Les grimaces entre elle et sa parfaite copie conforme qui suivent l’amuse pour quelques secondes avant qu’elle ne reprenne son sérieux.

- Pourquoi tu crois qu’une salle comme ça existe ?

Une pièce remplie de sucreries, ça, elle pouvait le comprendre, mais des miroirs ? Se regarder une fois, ça allait, or dupliquer son reflet, Eurydice n’arrivait pas à voir l’utilité. Mais elle ne disait pas non à tirer la langue à son double, ça, ça l’amusait et la faisait glousser.

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Tag cc3333 sur  Nonews10Sujet: La faim justifie les moyens [PV Eurydice]
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Rechercher dans: R.I.P   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: La faim justifie les moyens [PV Eurydice]    Tag cc3333 sur  1400359500-clockVen 30 Juin 2017 - 5:47
Était-il étonnant de dire qu’Eurydice n’avait pas fermé l’œil de la nuit ?

Il y avait quatre types d’Eurydice nocturnes - ce qui pouvait influencer les raisons de ses incroyables moments d’absence en classe : la jeune princesse qui refuse de fermer l’œil pour jouer à un jeu ou lire un bouquin, l’espiègle qui cherche à faire les noises aux surveillants, la curieuse voulant regarder les étoiles et l’insomniaque. L’Eury présente en classe aujourd’hui se classifiait dans cette dernière catégorie. L’adrénaline avait été une vipère horrible contre le sommeil profond que la reine des boucles rouges aurait souhaité avoir.

La nervosité, les réminiscences de tous les souvenirs les plus honteux de son existence et tous les sons agressifs nocturnes que ses oreilles perçurent l’avaient mené à tourner dans tous les sens dans son lit. Elle pouvait se compter chanceuse d’avoir fermé l’œil deux petites heures. L’absence de sommeil lui avait coupé l’appétit, son seul plaisir qu’elle avait en matinée. Elle avait grignoté une petite tranche de pain, les jointures adossées contre sa pommette et une moue ostensible sur son visage.

Elle aurait voulu dormir contre son bureau, un livre à ses avants pour cacher son visage endormi du professeur magistral de la classe. Eury avait cependant un cours de maîtrise des pouvoirs, ce qui l’obligeait, contre son gré, à se forcer pour dessiner. La séance avait été un désastre. Les esquisses avaient à peine réussi à tenir debout, enfin, celles qui avaient réussi à apparaître. Son imagination perdue et sa concentration quasi inexistante, elle se félicitait silencieusement de ne pas avoir éclater en sanglots alors que son professeur la réprimandait sévèrement. Ce dernier avait fini par abandonner en voyant que les cernes marquées sous les yeux d’Eurydice était la raison pour laquelle elle absorbait chacune de ses paroles sans toutefois réellement l’écouter.

De mauvais poil, elle avait quitté la classe à la course à l’instant même où la cloche avait retenti dans les larges couloirs de l’établissement. Sans prendre le temps de regarder si elle avait récupéré tout son matériel, il y avait une chose qui poussait la brunâtre à courir agressivement. Le goûté dans les salons. Des biscuits et cupcakes fraichement présentés sur de beaux plateaux en argent, ça, c’était la chose qui pouvait remonter son moral. Et il fallait courir pour atteindre les sucreries sans que ces « stupides A et B » ne parviennent à tout manger.

Eurydice était rapide. Sa course la mena directement dans le salon à aire ouverte le plus proche de sa classe. Violemment, elle pousse la foule d’élèves, hésitant même à enfoncer ses canines dans la peau de quelques-uns, pour parvenir à la large table garnie de desserts. Elle ne prend qu’une fraction pour décider ce qui lui plait avant de voler un immense cupcake au chocolat dont le chapeau est recouvert de glaçage. La force de la foule oblige Eurydice à se pousser de l’endroit, mais elle s’en contre fiche, elle a sa collation. C’était bien la seule chose de sa journée qui parvint à esquisser un petit sourire sur le coin de ses lèvres.

Enfin, le sourire ne perdura pas éternellement.

Une épaule large et costaude fracassant son échine. La confiserie ne tient pas dans ses mains et glisse contre le sol. Le gâteau ne fait pas de bruit lorsqu’il tombe contre le sol, mais la respiration coupée, choquée par la vision de son petit plaisir démolit par un autre élève remplit le silence.

- MON GÂTEAU !

Elle a beau crier, qu’une petite vague de regards aboutit sur elle avant que les conversations ne reprennent de l’ampleur dans la salle. Elle était invisible aux yeux de ses collègues. Ses joues sont sur le point d’exploser. La rage interne lui brûle les entrailles. Cette dernière se traduit chez Eurydice par de grosses gouttelettes grasses qui s’écoulent de ses petits miroirs marrons.

- Je vais tous leur arracher la tête.

Les mots avaient été susurrés. Elle aurait voulu avoir son immense pinceau pour dessiner un énorme dinosaure afin de terroriser les élèves, car il n’y avait aucun moyen d’avoir un dessert maintenant. La table était vide.

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Rechercher dans: Fini m'dame   Tag cc3333 sur  1400359500-sujetSujet: Free snacks? Well almost…[Feat. Kamyl] | Terminé    Tag cc3333 sur  1400359500-clockVen 30 Juin 2017 - 4:39
« Je te jure je croyais que c’était la bonne porte… » susurre-t-elle pour par la suite mordre ses lèvres durement.

La salle large, surchargée de grands miroirs impeccablement propres, reflète les petites prunelles brunâtres embrumés d’Eurydice. Ses poings tendus nerveusement, elle n’ose pas poser son regard sur celui de Kam – ce qui était probablement mieux puisqu’il ne devait pas du tout être content. Son cœur se contracte dans sa petite poitrine tandis qu’elle jette un vague coup d’œil à quelques-uns de ses reflets.

Oui bon, elle avait fait une erreur... qu’une toute petite erreur. Ça pouvait arriver à tout le monde, non ?

Une soif d’aventure, mais surtout de sucreries, voilà par où cette histoire grotesque avait commencée. Un estomac affamé, une faim différente de l’habitude, et des histoires fantastiques tirées des rumeurs mystiques propagées par les élèves du pensionnant. Au départ, elle avait entendu que de courts fragments d’histoires comme quoi le directeur cachait des pièces secrètes ainsi que objets extrêmement rares au cinquième étage. La tentation de monter les nombreuses marches afin d’atterrir sur la dernière plateforme de l’établissement n’était pas nouvelle chez la brunâtre. C’était en réalité les histoires de fantômes qui l’avaient tenue très loin dudit endroit.

Pourtant il y avait une chose extrêmement puissante qui pouvait mener la jeune curieuse à faire les actions les plus stupides. Celle qui n’avait jamais réellement grandi rêvait constamment de gâteaux, de quelque chose de sucré à se mettre sous la dent. Et lorsqu’elle avait ouï la rumeur qu’une salle aussi grande que la lande de ses rêves existait, parsemée de confiseries, bâtie entièrement de chocolat et de sucre, elle avait passé des semaines à rêver à l’endroit, des heures de cours à s’imaginer en train de glisser d’un château en crème glacée à un autre en pain d’épices.  

Eurydice avait toutefois une peur bleue du directeur. On lui avait dit que certains élèves avaient disparus après s’être aventurer au cinquième étage – elle se serait peut-être rendu compte que cela n’était que des blagues de ses collègues par leurs rires étouffés, mais naïve comme elle l’était, elle avait fini par gober leurs rumeurs. Elle s’était dit qu’un partenaire, aussi aventurier qu’elle, pourrait l’accompagner, ou du moins être forcé de la suivre jusqu’au dit endroit. Et qui d’autre que Kamyl pouvait mieux correspondre à la description ?

Des heures de supplices, puis de menaces, de cadeaux, de dessins de chatons et de larmes avant de finalement réussir à convaincre son ami de venir avec elle. « Que deux petites minutes et puis après je fais toutes tes corvées de ménage durant des semaines et des semaines ! » lui avait-elle même proposé. Ses efforts avaient vraisemblablement porté fruit. Après tout, elle lui avait dit qu’elle lui donnerait n’importe quoi – peut-être se rendrait-elle compte que cette promesse n’était pas nécessairement une bonne idée.

La pause du dîner avait été le meilleur moment aux yeux d’Eury pour s’évader avec son partenaire de classe jusqu’à la crête supérieure du bâtiment. En arrivant dans le territoire du directeur, la mémoire de la dessinatrice lui fit défaut. Les rumeurs disaient la grande porte au fond ou celle sur le côté ? Celle à droite ou à gauche ? Confiante, elle avait poussé Kam à ouvrir la porte de son choix. Ils furent tous deux surpris de découvrir une salle débordant de miroirs sur tous les côtés. Un véritable labyrinthe avec une Eurydice fâchée de ne pas avoir ses rivières de chocolat et un Kamyl pas du tout amusé.

- Au moins on n’est pas tombé sur le directeur… hein ?

Sa blague était douteuse, surtout inappropriée dans une telle situation. Sa voix était à peine sortie de ses lèvres.

- On va pouvoir sortir hein ? C’est pas comme si on était perdu pas vrai …? Hein Kam ?

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©️Gau
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