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Moi, le Magicien [Londres - solo]







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 Moi, le Magicien [Londres - solo]

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Message Dans Moi, le Magicien [Londres - solo] | le Sam 4 Juin 2016 - 14:21
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Timeline & Contexte:
 



Magical Me


Même pour un attention-seeker et showman tel qu'Ashton, l'idée de se jeter dans la fosse au lion d'une conférence de presse où il allait confirmer l'un des secrets les plus incroyable du monde avait de quoi rendre nerveux.
D'un geste impatient, il chassa la maquilleuse qui lui tournait autour. De toute façon, c'est pas ça qui allait le rendre beau.
Il était pourtant mieux habillé qu'à l'accoutumé. Pas de cosplay ridicule, mais un uniforme du pensionnat, taillé sur mesure pour masqu...atténuer son obésité (un peu, ça ne faisait pas de miracle et malgré le talent de son couturier, c'était un poil plus inconfortable que d'habitude).
Nerveux, il s'offrit un cigare pour calmer ses nerfs. C'était au moins le troisième.

Oui, c'était illégal (et malsain) vu son âge, mais il s'en fichait, le privilège de l'argent.
Le nabot boursoufflé (et déjà suant, ça allait être sympa sous les projecteurs) en profita pour checker l'état du livetweet et des streams qui annonçaient l'événement.
Quel plaisir de pouvoir s'abrutir sur un écran, enfin connecté au monde !
En homme moderne, Ashton avait exigé une couverture médiatique adéquat, afin de s'illustrer devant le net tout entier.

Dommage qu'il n'ai pas pu concevoir une vrai campagne de communication... Il avait dû faire vite et en secret, afin que ni Ruthel ni le gouvernement britannique ne puisse lui ordonner de la fermer...
Voyons que moult regards s'égaraient sur lui, l'adipeux violet se divertit un instant à farfouiller sur le net de façon bien visible sur quelques sites érotiques et hentai des plus tendancieux, tout en soufflant négligemment la fumée acre et irritante de son cigare vaguement dans le direction des gens...

Il s'amusa du regard de dégoût, mâtiné d'un peu de crainte superstitieuse du staff que son père avait embauché pour organiser l'événement.
Oui, contemplez l'hideux petit nain... Mais il était riche, et votre employeur. Et c'était un sorcier, il allait l'annoncer au monde.
Par pur plaisir malsain, alors qu'un sous-fifre lui faisait signe de s'avancer pour lancer ce cirque, il éteignit son barreau de chaise à peine entamé sur sa main. Grésillement morbide et odeur écœurante de cochon grillé. L'air choqué de la maquilleuse valait le détour, encore mieux quand la brûlure commença à régénérer sous ses yeux révulsés.

La première partie de l'événement était magnifiquement chorégraphiée, selon les directives précises des agents de communications que les St. John avait engagés.
Introductions, discutions sur les rumeurs sur Prismver, sur l'annonce choquante de l'existence de la magie. Projection sur écrans géants des quelques vidéos volées (et donc de mauvaise qualité) et témoignages de touristes. La confirmation par le gouvernement et la nomination d'Helena Staunton au poste de vice-directrice de se pensionnat de sorciers... Tout ça pour faire monter la sauce.

Un assistante (rougissante, Père avait dû encore la draguer) lui fit signe d'y aller. C'était son tour, à lui, la vedette du show.
Il retint son souffle. Allait-il perdre ses moyens, lui ? Mon dieu que la salle était grande et remplit de journalistes avides de scandales et prompt à juger. Tant de caméras. Tonnerre de flash, murmures. Moue de dégoûts ou de surprise, quand ils découvrirent l'apparence de "l'élève de Prismver, l'académie de magie".

Il y a quelques années, du temps où il n'était qu'un flan tremblotant, un hikikomori dégoûtant, un faible aussi facile à tourmenter que Warren Andersen, il se serait évanoui ou enfuit en courant...
Marrant comme les gens changent... Il suffit d'un pouvoir magique (en plus il avait été gâté la superpower lottery soudain pour se rendre compte qu'on est en fait un être supérieur, un gagnant, un battant.
Cela fascinerait sans doute un psy, s'il était du genre à se confier sincèrement à autrui.

Ashton réussit donc à s'installer au milieu des interviewers, leur dédiant (ainsi qu'au public et aux caméras) un sourire poli, un peu gênée (et même pas trop faux, pour une fois). On lui demanda de se présenter.
"Je me nomme Ashton St. John, j'ai 17 ans et je suis en sixième années en classe A, au pensionnat de Prismver." commença-t-il après quelques formulaires de politesse. Il ne put s'empêcher de sourire un peu en poursuivant. "Et pour que cette soirée est un quelconque intérêt, je vous le confirme : je suis un magicien, ou plutôt selon la nomenclature en vigueur, un monomageia."
Il laissa un petit temps d'attente, comme prévus dans le script, afin que le caméra puisse zoomer sur l'écusson de l'école ou son délicieux visage de bouddha souriant.

"Comme les scientifiques et journalistes ici présent ne sont pas du genre à se contenter de paroles, nous allons donc procéder à une petite démonstration de ma magie personnelle, telle que Prismver m'a permit de la développer.." continua Ashton, toujours avec son demi-sourire amusé. Cela ressemblait de plus en plus à un jeu, ou à l'un de ses trolls habituel. Envolée l'angoisse face à la scène ! Place à la représentation !

Nouveau ballet chorégraphié, alors que le petit violet expliquait son don de régénération et le soumettait aux tests imaginaient par l'équipe de production (et son propre cerveau de masochiste) et le club des sceptiques.
Bien sûr, impossible d'aller trop loin dans le gore : l'émission devait rester le plus tout public possible. Quel dommage...
Cela commença par quelques coupures et blessures mineures, vite soignées par la magie d'Ashton, splendidement spectaculaire avec les similis feu-follets froids et bleutés qui consumaient les plaies.

Le défi suivant fut beaucoup plus amusant et là encore fort théâtral : un coiffeur s'amusa à tondre complètement Ashton, qui retint son pouvoir jusqu'à avoir la boule à zéro.
Il circula même dans le public pour faire caresser son crâne lustré (toucher ma bosse, mon seigneur...) aux courageux.
Et une fois de retour sur scène, Ashton réactiva son pouvoir et dans une envolée de flammèches bleutés, récupéra sa toison.
Par ailleurs le nain replet n'était pas très enchanté d'avoir dû montrer cette petite démonstration... Elle donnait trop d'indices sur la finesse et la puissance de sa maîtrise pour ceux qui connaissaient la magie.

Pour finir et après avoir avertit les âmes sensibles de ne par regarder (rien que ça allait doubler l'audience), Ashton se fit trancher un doigts au hachoir ((le seul truc sanglant qu'il avait réussit à imposer), avant de le se faire repousser.
Au ralentit, malgré la souffrance qui lui fit grincer les dents, pour que tout le monde en profite (est-il nécessaire de préciser que le sieur St. John  était un poil malsain et masochiste sur les bords ?).

Après ces petits jeu magiques (et que la salle fut calmée), il retourna à la table des interviewers. Voici venu le temps des questions.
Alors que l'on interrogeait son père sur le fait d'avoir un magicien dans la famille, le premier de la lignée, Ashton prit une petite collation (la magie ça creuse) et checka les réseaux sociaux.

Parfait. Il avait bien fait d'exiger le top du top en manière de bande passante. Il tweeta quelques banalités et explication pour les décérébrés qui pensaient en 140 caractères, histoire de faire monter le buzz.
Ah, c'était à nouveau à lui. Il termina son verre d'eau (dommage qu'il soit de mauvais ton d'avoir du vin en public...) et s'éclaircit la gorge : cela allait être une longue série de questions...
Il se composa à nouveau un visage avenant, mais laissant pour une fois paraitre son intelligence, à l'inverse de la tronche de benêt ahuris dont il se servait parfois avec les profs.

"Qu'est-ce que la magie ?" commença un des "infiltrés", un journaliste stipendié pour lui servir la soupe.

"Ah, question difficile, même si cela fait quelques années que je l'étudie." pontifia doctement Ashton. "Et à Prismver, nous l'étudions surtout dans une optique pratique, afin de maîtriser  au plus vite et de manière correcte nos dons. Le fonctionnement intrinsèque de la magie quand à lui fait évidemment l'objet d'études de la part de scientifiques et de magiciens recrutés par M. Prismver. Nul doute que maintenant que celle-ci a été rendue publique, des publications ne vont pas tarder à apparaître dans les revues spécialisées. Toutefois, je doute qu'il y ai une réponse précise pour l'instant, tant la variété de pouvoirs est grande. Je pense que la magie est, comme la gravité ou l'interaction forte, une des forces fondamentales de l'Univers, pour l'instant cachée à la mesure de nos instruments et que nous autre, monomageia, utilisons de manière instinctive."

"Avez-vous des rituels, des sortilèges ? Comme cela fonctionne donc en pratique ?" lança un autre intervenant.

"Comme vous avez pu le voir lors de ma démonstration, je n'ai eu nul besoin de formules magiques, de baguettes ou d'incantations pour utiliser mon don. Nous n'avons pas non plus de livres de sorts à étudier." répondit diligemment Ashton. "Celui-ci est part ailleurs unique et propre à chaque individu : c'est cela qui rend l'étude, l'enseignement et la compréhension de la magie si complexe. je suis moi même doté du don de Régénération et je ne pourrais jamais rien faire d'autre, même si des cas rares de changements de pouvoirs ont été observés."
Il passa sous silence le cas du Ranker, des Copieurs ou les choses rigolotes que l'on pouvait faire avec les dons d'enchantements d'objets.

"Chamanisme, sorcellerie rituelle, miracles suite à des prières... Il arrive qu'un monomageia utilise en effet cela. Une de mes professeurs, fervente catholique, fait toujours le signe de croix pour activer sa magie par exemple." poursuivit-il. "Mais est-ce un pré-requis ou juste une idiosyncrasie d'un seul sorcier ? Une influence des mythes et légendes ? Je ne le sais pas, je ne suis qu'un humble élève en apprentissage. D'autre, comme moi, peuvent s'en passer complètement : cela se rapproche plus alors de ce que la culture populaire considère comme des pouvoirs psy. Mais là encore, c'est peut être cette même culture qui influence le magicien, voir la magie elle-même."

Le petit adipeux fit une petite pause, pour laisser réagir les "spécialistes" invités et le public.
Et pour se rincer à nouveau la gorge. Bon sang, que l'exercice était épuisant ! Et cette chaleur, surtout engoncé dans cet uniforme trop serrée pour complaire un minimum aux canons de la mode ! Cela le changeait de ses discours enflammés via la CB du pensionnat ou ses affichettes provocatrices. Là, c'était la vraie vie... Et même pour ce qu'il était devenu, au fond de lui même il n'aimait pas ça, il se sentait intérieurement comme une petite Destiny jetée en pâture au regard d'autrui. Mais bon, tant qu'à y être, autant le faire à fond et assurer le spectacle.
Une fois la petite pause passée, il reprit son explication de la magie.

"Enfin, la magie à un coût. Pas forcement équivalent à l'effet observé, voir violant hardiment la seconde loi de la thermodynamique, mais il y a quasiment toujours un effet secondaire pour le monomageia suite à l'emploi de ses dons. Généralement un feedback biologique : maux de têtes, vertiges ou dans mon cas, une intense fringale associée à la joie de ne pas pouvoir perdre ces kilos en trop..." expliqua-t-il, mentant ouvertement dans la dernière partie. "Il se peut même que ma croissance soit ralentie, mon pouvoir essayant sans cesse de ramener mon corps à son état antérieur..."

Un peu de drame personnel, une faiblesse pour humaniser le freak et se faire plaindre. Cela le rendrait moins menaçant. Mon don, ma malédiction, merci les comics.
Finalement, il commençait à presque prendre goût à l'exercice.. Qui sait, peut être qu'une carrière politique serait envisageable. Manipuler les foules lui plaisait assez, même si, dans la grande tradition des St. John, il préférait être le pouvoir derrière le trône...

On lui demanda ensuite de raconter un peu plus en détails sa vie dans un pensionnat magique. Les questions fusaient d'un public conquit : comment étaient les cours, comment devenait-on magicien ? Tout le monde pouvait-il apprendre ?
Ben tiens, un nouveau pouvoir, une nouvelle manière de se tailler une part du lion dans le grand et surprenant gâteau de la vie, un peu que ça intéressait le manant !

"Je ne suis qu'un simple élève, aussi je suis loin d'être spécialiste de ces questions..." commença-t-il, jouant la modestie (écœurant). "Visiblement, la magie a une composante génétique : il existe parfois des lignées de sorciers... Mais c'est plutôt rare et les règles de transmission des pouvoirs ne sont pas encore bien comprises. La prédisposition à la magie ne semble pas suffire. Souvent le don saute une ou, plus fréquemment, plusieurs générations. Et il y a beaucoup de monomageai, dont moi même, qui n'ont pas la moindre trace de sang magique dans leur ancêtres. Par contre, c'est assez binaire : soit on est sorcier, ce qui est rarissime, soit on ne l'est pas. Le pouvoir se manifeste généralement au début de l'adolescence, vers 11 ou 12 ans. Désolé, mais pour la majorité des gens, nos petits talents resteront inaccessibles, même si vous suiviez notre cursus... Vu que désormais notre secret est éventé, je suis sûr que des publications scientifiques et des études approfondit pourront être mener conjointement avec Prismver pour percer ces mystères..."

Rien de tel pour noyer Ruthel et Staunton sous un flot de demande de coopération par le moindre labo, du plus sérieux aux plus frappadingues...
Ashton faisait confiance à son directeur Papa-poule pour ne pas les transformer en cobaye dans quelques zone 51 (qu'ils essayent, de toute manière...), mais rien ne l'empêchait de lui pourrir un peu la journée et son panier à courrier.

S'en suivit quelques banales questions et anecdotes sur les pouvoirs du pensionnat, Ashton s'amusant à balancer quelques croustillantes anecdotes, tantôt drôles ou légèrement humiliantes pour l'élève qui se reconnaîtrait.
Rien de bien méchant, toujours dans le but de dédramatiser la magie et faire passer "élèves" avant "mage qui peut vous cuire le cerveau ou raser Londres dans séisme".
Puis vint un moment qu'Ashton attendait : faire participer internet.

"Comme vous le savez, nous sommes en direct sur Twitch et connectés à Twitter... Ah, ça m'avait manqué ! Saviez-vous que le pensionnat de Prismver n'est pas connecté au réseau ? J'espère que ça changera prochainement, vu que nous sommes dévoilés : plus besoin de secret." annonça Ashton, se saisissant d'un portable. "Comme annoncé sur la page Facebook de l'événement de ce soir, vous avez la possibilité de me poser des questions via le chat...Houlà, vous êtes nombreux et ça va tellement vite que j'arrive pas à lire... Allez, je vais en prendre une au hasard."

D'un geste théâtral, Ashton cliqua de manière aléatoire dans la liste défilante de questions (et insultes ou autres conneries). Immédiatement, la question s'afficha sur un écran géant prévu à cet effet.

"Evidemment." constata platement le petit obèse en la découvrant. "Merci Internet, je savais qu'on pouvait compter sur toi."
Rire un poil gêné dans l'assemblée.
Sur l'écran, en lettres géantes, la question : "Ingrid, est-ce que tu baises ?"
Merci Murphy pour apporter un peu de piquant à une soirée planifiée sous la moindre couture. Bon sang, il connaissait ces tarés online ! Il en était un ! Il aurait dû l'anticiper et engager des modos...
Mais il en fallait plus pour déstabiliser le maître ès troll qu'était Ashton, qui voyait plutôt ça comme un défi. Le plus dur était de rester sérieux, histoire d’asseoir son image de fils de bonne famille faisant partis de l'élite de l'école magique.

"Bon, la question est un poil personnelle et n'a pas le bon prénom, mais j'ai promis de répondre..." se lança donc le petit adipeux. "Je pense que vu mon physique d'Adonis et vu mon âge, vous pouvez tous vous faire une idée sur ma sexualité..."

Etant un petit connard, Ashton ne pu pas s'empêcher de se servir de l'occasion pour balancer un petit fait amusant sur Prismver, qui allait surement embarrasser un peu l'administration.
"Malgré le fait que tout l'hébergement - en joli petit cabanon de 5 personnes - soit intégralement mixte et sans surveillance particulière, ce qui crée quelques occasions, je ne suis pas le genre Don Juan et l'étude de la magie occupe déjà une part importante de mon temps, laissant peu de temps pour le romantisme ou la gaudriole..."

Laissant à la salle et au stream le temps de digérer cette petite révélation (Ashton était sûr que moult parents de Prismvériens allaient a-d-o-rer apprendre que leurs fils/filles adolescent(e)s aux hormones bouillantes dormaient librement à coté du sexe opposé (d'autant plus qu'il avait sciemment omis le fait que certains piaules avait des chambres séparées et fermant à clés). Voilà qui allait sans doute occuper un peu Kirsten et Staunton... Il faisait confiance à Pédoruthel pour maintenir le système malgré tout (sinon, il allait vraiment se faire haïr du pensionnat. Prenez ça dans les dents, Ligue du Chaos : en quelques mots, il pouvait semer tant de zizanie...).

"Bon, vu la sagacité de la dernière question, je crois que je vais les choisir, plutôt que de laisser faire le hasard..." enchaîna Ashton, en faisant défiler quelques tweets et extrait du chat plus pertinents. D'un autre coté, ce genre de petit dérapage prouvait que l'émission n'était pas truquée ou complètement scriptée.

"Hummm... Beaucoup de questions ou de référence au secret de la magie, avec les habituelles théories du complot... Bon, essayons de résumer tout ça..." marmotta-t-il après avoir lu quelques messages. "Déjà, je ne suis qu'un simple élève : je ne suis pas au fait de tous les éventuels secrets de M. Prismver et encore moins du gouvernement... Je n'ai jamais été amené dans de petite pièce par des hommes en noirs et personne ne m'a demandé d'organiser cette soirée, ni ne m'a donné de texte à réciter... J'ai décidé d'organiser cette soirée parce que j'en avais les moyens et que je pense sincèrement que le public doit apprendre à nous connaître. Rumeurs et non-dits ne font que mener à la peur et à l'exclusion..."

Bon, il passait sous silence le fait que des scripts et des éléments de réponses avait été rédigés. S'il n'avait pas de fiches, c'était parce qu'il était un être supérieur doté d'une bonne mémoire mâtiné d'un certain don pour l'improvisation. Et qu'il organisait ça pour faire chier Prismver, le gouvernement et pour se faire mousser tout en s'imposant comme un référent et interlocuteur privilégié, un pont avec le monde magique.

"Donc oui : M. Prismver, les employés du pensionnat, les élèves et les habitants de l'île ont caché l'existence de la magie au monde entier... Mais n'est-ce pas compréhensible ? Nous sommes fort peu nombreux. A peine de quoi remplir un village... Ceux qui ont des enfants, ceux qui ont déjà rencontré des problèmes parce qu'ils ne rentraient pas dans les normes doivent très bien comprendre la réaction de peur et d'isolement communautariste des magiciens : l'histoire a amplement démontrée que parfois, souvent, ce qui est hors-normes n'est pas très bien accueillit... D'autant plus que certains dons sont spectaculairement ou pire, insidieusement, menaçants."

Ashton hésita un instant, envisageant d'insister un peu et de balancer un bon gros point Godwin.  Secouant la tête, il y renonça :  il était là pour se poser en tant qu'interlocuteur posé et fiable du monde magique, s'autoproclamant porte-parole de monomageia de sa génération : il n'avait pas le loisir de (trop) jouer la provoc' sous peine de se décrédibiliser... Dommage.

"Du coup, pour la protection des jeunes magiciens et de la société, afin d'éviter le chaos et la suspicion engendrée par l'incompréhension et la peur, M. Prismver a choisit de garder le secret sur son Refuge aux Sorcières. Plutôt compréhensible, non ? Même si je ne suis pas d'accord sur tout - le recours à des monomageia manipulateur de mémoire pour éviter les découvertes fortuites - je comprends tout à fait son point de vue. C'est celui de tout bon parent qui souhaite mettre à l'abris sa progéniture... Mais j'ai toujours espéré qu'un jour le monde serait près à nous accepter, sans honnir ou jalouser nos talents particuliers et que nous pourrions nous présenter au monde sans craindre la stigmatisation ou un intérêt malsain... J'espère que ce jour est arrivé."

Mon dieu, il se dégouttait de balancer pareilles platitudes et de défendre ce grand mou de Ruthel. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour soigner son image... Rien que qu'à cause de ça, il avait envie de virer (encore plus qu'actuellement) Evil Overlord, de conquérir le monde et de soumettre en esclavage tout ces incapables et non-magiciens...

Il laissa donc la parole un moment, se contentant de répondre en mode automatique ou d'illustrer quelques points alors que d'éminents spécialistes et/ou coqueluches des médias qu'il avait invité débattaient un moment.
Un autre journaleux stipendié par les St. John réorienta le débat sur l'établissement de Prismver en lui même et son système éducatif.
Il était tant de donner au monde un petit aperçu de cette amusante et mesquine guerre des classes... De son point de vue biaisé, bien entendu !

"La priorité de Prismver est de nous aider à comprendre et maîtriser nos pouvoirs. Tout le système scolaire tourne autour de ça." asséna le petite obèse. "Il y a eut beaucoup de questions et d'interrogations sur la dangerosité de la magie et des magiciens... Oui, je ne vous le cache pas : nous sommes dangereux. Un don mal maîtrisé est en effet susceptible de causer des catastrophe, inutile de le nier."

Ah, rien ne valait un peu de tension dramatique. Jouer avec les peurs de ces pauvres primates face à l'inconnu... En plus, il n'avait aucune imagination : la plupart se figuraient sans doute les incidents magiques comme un festival d'explosions et de violence... C'était possible, mais il y avait tant de dons plus rigolos à voir déraper...
Mais Ashton n'avait pas envie de finir couler dans du béton, aussi il se devait de rassurer l'audience et pas de la terrifier avec d'amusant scénarii basés sur le Contrôle des vecteurs ou des Probabilités ou la manipulations des forces atomiques ou spatio-temporelles...

"Mais un jeune magicien inexpérimenté est-il plus dangereux ou plus fou qu'un jeune du même âge enfourchant pour la première fois sa mobylette ou se lançant, peut être alcoolisé, au volant de sa première voiture ? Sommes-nous plus dangereux qu'un de nos confrères étudiant au Etats-Unis et qui se trimbale avec un flingue pour sa propre protection ? Je ne le pense pas et M. Prismver non plus, j'imagine. L'important, c'est de prendre nos responsabilité, d'assumer nos dons et notre dangerosité potentielle. Et c'est à ça que sert Prismver."

Les comparaisons étaient un poil abusives, mais pas totalement fausses. Discrètement pendant qu'il discourait, quelques infographies rappelaient en arrière plan les statistiques des accidents routiers ou autres touchant les jeunes. Il était désormais temps d'aborder plus en détail la magnifique échelle de valeur de Prism'....

"Comme je l'ai dit, tout dans l'enseignement à Prismver tourne autour de la maîtrise des pouvoirs : c'est même plus important que les notes dans les matières les plus standards. Et oui, les mages n'échappent pas aux maths ou à la géographie... Prismver a un système très particulier, basé sur la méritocratie et l'effort. On nous incite à se donner à fond pour apprendre à maîtriser notre don. Par exemple, vous avez peut être remarqué que je porte l'uniforme de l'établissement, ornée d'un cravate violette..."

Voici venu le temps tant attendu... Allons-y et mettons les gens dans de petites cases !
"Elle signifie que je suis membre de la classe A : celle qui regroupe les meilleurs manieurs de magie du pensionnat et dont l'accès est réservé à ceux qui ont fournit assez d'efforts pour maîtriser complément leurs pouvoirs et qui ne présente donc plus le moindre danger pour la société. Il y a ainsi 5 classes regroupant les élèves par niveau de contrôle : la A en violet, la B en bleu, la C en vert, la D en orange et la E en rouge. Un code couleur simple pour indiquer le niveau de maîtrise d'un  élève."

Et donc, implicitement, son niveau de dangerosité. Ashton se demandait combien de touristes il allait pouvoir faire fuir avec une cravate rouge après cette petite allocution. Cela allait rendre les expéditions à la ville des E tellement amusantes !

"C'est parfois un peu stigmatisant, certes, mais ce système méritocratie est nécessaire pour encadrer quelque-chose d'aussi important et sensible que la maîtrise des dons magiques. Afin d'inciter au mieux les élèves à se donner à fond, il s'accompagne aussi de quelques récompenses mineures : jours de congés supplémentaires, voyages et excursions, priorité au self, salle commune dotée d'équipement de loisir et décorée, etc. Et cela permet un véritable esprit de corps, de camaraderie et d'entraide entre élèves d'une même classe."

Le nabot ventripotent se demandait combien de ses camarades allaient faire une crise cardiaque en entendant ça...
Bien évidement, il passa sous silence les problèmes de la classe E et l'inégalité criante du système. De toute manière, il n'était qu'un reflet de la société actuelle, juste plus amusant et encadré et avec moins d'hypocrisie. Qui pouvait prétendre que les gens étaient tous égaux ?

Les débats reprirent, avec quelques anecdotes de plus sur l'île magique et sa vie scolaire, des questions plus ou moins pointus sur la magie.
Il lui fallut citer pléthore de pouvoirs différents (et sans donner de nom : Ashton voulait la célébrité pour lui et lui seul).

Puis virent les questions tant attendus sur les rumeurs de violence.
Entre les descentes des S à la ville pour tabasser du mécréant, les témoignages des touristes et des habitants du cru, on avait en effet de quoi s'inquiéter, même si peu de choses vérifiées avait filtré en vérité.

"Le pensionnat de Prismver regroupe une population très diverse..." pontifia au début Ashton (mentant un peu : la majorité des élèves faisaient partie du first world et avait la peau blanche comme un cul. "M. Prismver donne l'asile à n'importe quel sorcier que ses équipes découvrent. Peu importe ses origines, son niveau social, sa situation familiale ou scolaire. Et comme les pouvoirs se déclenchent en plus à l'adolescence, cela donne une population bigarrée, avec quelques éléments parfois mal dans leur peau, voire perturbés : en plus des problèmes de notre âge, nous voilà soudain transformé en monstre de foire qui doit apprendre à maîtriser un don qu'il n'a pas choisit ! Cela peut perturber certains esprits fragiles... Jusqu'à la violence. Et ne parlons pas des élèves peu scolaires ou naturellement dissipés : quasiment tout les établissements scolaires en ont et malgré moult effort, bien peu sont ceux qui ont pu s'affranchir du bizutage..."

Il prit un verre d'eau alors qu'un invité docteur en psychologie (ou autre, il ne se rappelait plus tout les sbires qu'il avait convié) abondait dans son sens.
Ashton ne pu s'empêcher d'enfoncer un peu plus sur les rouges.

"Ce comportement bien naturel chez les jeunes est parfois accentués chez certains qui ont du mal à utiliser correctement leur don. Beaucoup d'élèves de la classe E, à la cravate rouge donc, ressentent la méritocratie avouée de Primsver comme une pression ingérable ou un jugement définitif sur leurs talents. C'est faux bien entendu, mais vous connaissez la jeunesse : elle est têtue, elle se rebelle, pas forcement de la bonne manière et n'aime pas avoir tord et qu'on le lui dise..."

Le petit porcelet décida alors de joindre l'équipe enseignante à la fête.

"Il faut dire aussi que beaucoup de professeurs de Prismver sont d'anciens élèves, donc encore jeune. Ils ont été choisit, outre leurs compétences académiques, parce qu'ils étaient au courant du secret, parce qu'il maîtrisait la magie. Prismver n'est peut être pas l'endroit idéal pour un premier poste... Mais on dirait que je parle d'une ZEP ! N'allez pas imaginer que Prismver est une zone de guerre où grandissent de la graine de délinquant doté de super-pouvoirs : la majorité des élèves sont des adolescents et jeunes adultes tout à fait comme les autres et de bonne compagnie. Les quelques incidents montés en épingles par la rumeurs ne sont que les actes de quelques cas sociaux isolés et ne sont au final pas bien grave. Juste un peu de charivari estudiantin. Notre île est généralement un cadre d'étude idyllique, tranquille et préservé. Pas étonnant qu'elle attire tant de touristes ! Et encore, vous n'avez pas vu l'intérieur du pensionnat : croyez-moi, ça vaut le détour."

Magnifiques mensonges, euphémismes et demi-vérités. Ashton se demandait s'il allait toucher le Prix de la Langue de Bois de l'année.
On approchait de la fin. Heureusement : il était en nage sous la lumière crue des projecteurs, il mourrait de soif malgré les verres d'eau qu'il s'enfilait pour calmer sa gorge irrité et il commençait à avoir faim.

Après un long exposé sur les particularités législatives de Prismver, assez ennuyeux pour lui qui le connaissait déjà, virent une nouvelle série de questions.  Ces dernières portaient , comme prévue, sur la nomination de la nouvelle vice-directrice et sur l'ingérence du gouvernement britannique.

"Bien qu'en tant que magicien je me sente un peu gêné que l'on vienne se mêler de nos affaires, j'approuve la nomination de Mme Staunton." affirma vaillamment Ashton. "Il faut sortir de ce cercle vicieux de communautarisme et s'ouvrir au monde. Et pour cela, nous devons prouver au monde que nous ne sommes ni dangereux, ni suspect. En plus d'avoir un enseignement d'élite. Personnellement, je serais plus pour adjoindre un comité directorial, mixte entre officiels gouvernementaux nommé et candidats élus par les bailleurs de fonds de l'école et les parents d'élèves. Je suis sûr que ces derniers seraient ravis d'être plus impliquer dans l'éducation de leur enfant. Conserver un directeur et un territoire indépendant est cependant une bonne chose : ainsi aucun pays ne peut oser espérer avoir la mainmise sur la magie..."

Des pays, peut être pas... Mais des individus ?
Ashton se demandait si Hadès verrait où il veut en venir avec tout ça... S'il s'y intéressait.
Le petit gros sentit le regard de son père sur sa nuque. Visiblement Papounet se remémorait lui aussi leur dernière conversation avant qu'il ne parte à Prism'.

Après encore quelques débats, vint la dernière question, celle de la délivrance.
Putain, il allait déchiqueter ce buffet...
Un faire-valoir à la chevelure aussi artificielle que son sourire lui demanda des détails sur l'intégration des mages dans la société moderne.

"Et bien, maintenant que nous n'avons plus à nous cacher, nous avons moult capacité à mettre au service de l'Humanité." répondit diligemment l'obèse violet. "Contre juste rémunération, bien sûr : je suis fils de banquier, n'oublions pas !"

Après cet plaisanterie, il enchaîna avec quelques exemples, histoire de faire rêver le gogo.
"L'étude de mon don et des autres mages qui en ont un approchant pourra peut être ouvrir de nouvelle voie à la médecine. La Science a tant à gagner à se rapprocher la magie, afin d'obtenir une vue unifiée de notre univers et de ses mystères. Mais il y a aussi des applications plus terre à terre à certains don. Nous pouvons nous affranchir de la causalité ou de certains limitations. Des monomageia peuvent dompter la flore, l'eau, la roche : les applications en agricultures ou dans l'industrie sont infinies. Une élève maîtrisant la gravité m'a un jour confiée qu'elle souhaiterait un jour aider à bâtir un ascenseur orbital, donnant un accès aisé à l'Espace pour toute l'Humanité. Les télépathes pourraient aider les secours en cas de sinistres majeurs ou bien seconder la Justice... Bref, il y a des millions de façon pour les mages de se rendre utile ou de trouver un travail dans notre société moderne."

Ashton se tut, avant d'allait trop loin et les présenter comme les sauveurs de l'Humanité. Cela flatterait certes son ego, mais c'était aussi assez peu crédible. Il se demandait intérieurement combien de gens percevrait le potentiel économique de la magie...

Il était temps de conclure. Il s'inclina vers son père et autre vieille barbe qui l'avait rejoint. Eux l'avait perçu, avec l'aide des paroles envoûtantes et sirupeuses d'Ashton. Un conglomérat de banquiers, d'industriels et de politiques. Grâce à eux (et à son fils), St. John-senior aurait sous peu un titre de Lord... Il était donc temps de remercier les sponsor et faire du placement de produit.

"Personnellement, je vais bientôt avoir dix-huit ans et donc je vais être majeur. Même si je compte poursuivre mes études à Prismver le plus loin possible, j'ai pour projet d'aider mon père : sa banque va sous peu présenter différents produits d'assurances et de financement spécialement dédiés aux magiciens et à l'implication de la magie dans notre société. Et même si je suis encore très junior, je me soucis de l'avenir de mes semblables monomageia. En tant que citoyen anglais, je pense qu'il est important que le Parlement prennent acte de notre existence et engage une réflexion sur une législation adapté à une population magiquement active, afin que nous puissions tous vivre en harmonie. Nous ne voulons ni être exploiter, ni être craint, ni être ostraciser. Nous ne voulons pas non plus rester dans une bulle communautariste isolée, mais faire partie du monde comme vous, avec vous."

Fin du show. Salutations, applaudissements et échanges de banalité, avant que quelques invités privilégiés (et youtubeurs, pour le lol) ne soient conduit vers un after entre gens de bonne compagnie.
Suant et grognant, Ashton s'accorda une petite demi-heure de pause dans les loges en coulisse avant ça.

Cigare et vin fin : là, en privé, il pouvait se le permettre, avant de retourner jouer au premier de la classe. Arrachage du pseudo-uniforme Prismvérien trop serrée. Dommage que Père le sous-estime encore : il n'aurait rien eu contre un massage-et-plus-si-affinité d'une demoiselle venu de l'Est... Et un rail de coke, Ashton était sûr que son paternel en avait sur lui... Nan, mauvaise idée : il devait rester sobre et digne durant ces mondanités. Pas de scandales, pas de vagues. Pas au début... Hummm... Il allait falloir qu'il boive un peu, histoire de paraître légèrement éméché à la fin de soirée : il ne devait pas donner une image trop lisse. Avoir quelques rumeurs qui trainent aiderait à construire un personnage plus crédible, avec forces et faiblesses...

De toute manière, il y aurait bien un journaleux pour enquêter (pas sûr que ces béni-oui-oui en soient encore capables) et remonter à la surface des histoires sur Ashton St. John, le cosplayeur fou et un poil obsédé de Prismver.
Sans parler des autres élèves jaloux qui ne manqueraient pas de bavasser...
Mais qu'importe ! Il avait des spécialistes de l'image, un plan de com', tout ce que l'argent pouvait offrir... Sans parler de son propre esprit génial et tordu.

Et maintenant, il avait été le premier monomageia interviewé, le premier coming-out magique officiel.
Cela avait été un calvaire.
Cela avait été génial.
 
Londres - Début de l'Acte VI #7c0856



HRP et remerciements:
 
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