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mage of light — pv Ollie




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 mage of light — pv Ollie

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Message Dans mage of light — pv Ollie | le Ven 8 Juil 2016 - 1:26
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Couleurs vibrantes dans les rétines. Bourdonnement hypnotisant dans les oreilles, dans la tête : ça résonne dans sa poitrine. Et la chaleur… Ça ne vient pas d’elle pour une fois mais de tout ce monde agglutiné les uns contre les autres. Une marée humaine qui ondule sans soucis. Party time !
Le côté moins glamour des soirées ? Les chaussures collent au sol. Les mains baladeuses. Les pieds qu’on écrase et qui se font ratatiner. La queue pour commander un verre ou même pisser. Ça pue la transpiration, quand ce ne sont pas les effluves d’alcool qui vous montent au nez lorsqu’un inconnu se penche trop près pour vous parler. Qu’il soit ou ivre ou non, de toute façon, il sera inaudible vu les décibels envoyés par les enceintes. Bonjour jeunesse.

Lola n’a rien d’une party girl. Et dire que c’est là qu’Ollie l’avait tirée : en boît’, lui assurant qu’elle allait adorer. Lola est faible. En réalité, elle se fait teeellement balader par les Blasters… De puis l’temps, ils ont dû piger l’truc. Que pour lui décrocher un “oui” -ce qui n’était pas bien difficile non plus-, il suffisait de montrer combien ça les rendrait heureux et boom, elle tombait dans l’panneau. La D avait donc relevé le défi de l’accompagner pour lui faire plaisir plus que par fierté. Quand elle eut dit oui, il s’enthousiasma tellement que ce fut d’autant plus contagieux. Du moins jusqu’au moment de passer les portes du lieu de rassemblement du tout Prismver.

C’était rare de la voir à ce point mal à l’aise ou plutôt… de douter d’elle-même. Seul Yuri en était le témoin en cours de maîtrise de pouvoir. Même dans une robe conseillée par Magnus, elle ne se sentait pas vraiment bien. Elle qui était avant tout habituée au naturel, là, peut-être se sentait-elle un peu fausse ? Au milieu de ce trop plein tourbillonnant pourtant grisant.

— Olliiiiiiiie... Un p’tit cri du coeur, presque un caprice, quand elle s’aggripe un peu plus fermement à son bras comme à une bouée en mer alors qu’il la traîne au milieu de la foule, on-ne-sait-où.

Ici. Maintenant. C’est son univers à lui. Électrique. Déjanté. Dansant. Clamant haut et fort l’instant présent, ne pensant à rien d’autre et surtout pas à l’avenir. C’est Ollie. Certaines personnes font ressortir le pire de nous, d’autres le meilleur, et il y en a certaines, remarquablement rares et addictifs… celles-là libèrent le plus. De tout. Ils nous permettent de nous sentir si vivant qu’on les suivrait directement en enfer juste pour continuer à recevoir notre dose. Ollie est de ceux-là. Elle est contente de partager ce moment avec lui. Alors il s’y accroche. À cette pensée, à lui. Priant pour qu’elle se sente mieux peut-être… en dansant ? Après un verre ou deux ? En s’égosillant de joie la voix, bras levés vers le plafond ? Faut pas qu’il voit que tout ça l’impressionne, l’éblouit, lui y compris. He’s like one of those cool kids. Mais elle ne va pas se laisser faire !

— Ollie, où est-ce qu’on va ? C’est pas ici ?

Elle n’a pas tiré sur sa voix pour qu’il l’entende. Pourtant elle s’était un peu détachée, subjuguée par les patterns hypnotiques laissés au laser sur l’un des murs du club. Inconsciemment, une brise légère porte souvent sa voix aux oreilles des gens -une autre façon de les enlacer peut-être ? Elle ne s’en rend même pas compte mais au moins ici, ça sera vraiment utile. Elle ria tout bas, ses yeux refusant à présent de se détacher de ces silhouettes dansantes, comme sous l’emprise d’un sortilège. [She] ...was within and without, simultaneously enchanted and repelled by the inexhaustible variety of life.*

— Alors c’est à ça que tu passes tes plus belles soirées ?, lâcha-t-elle en reprenant son ancre par le bras.

Il y avait une petite touche d’amertume dans sa gorge, ou bien était-ce de la jalousie ? De ne pas quoi ? Lui offrir ça elle-même ? C’était un goût nouveau que cette pointe d’égoïsme diffusée sur sa langue. Et pourtant, elle n’avait encore rien vu. Pour exagérer et être aussi exubérant que les fêtards réunis ici : il avait son destin entre les mains. C’était Ollie le maître des festivités et des premières expériences pour ce soir. Lumières aveuglantes, poudre d’étoiles et murmures pailletés allaient virevolter quelques heures, ça c’était sûr.

* quote : The Great Gatsby de F. Scott Fitzgerald



"J'pense qu'il a beau jouer le timide/sweet il peut être savage" — yuri
Message Dans Re: mage of light — pv Ollie | le Ven 8 Juil 2016 - 4:46
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C’est l’affolement des sens, la tête qui tourne, le cœur qui s’affole, comme un prisonnier agrippant ses barreaux osseux, c’est la folie des grandeurs. Trop. Trop de monde, trop de bruit, trop de lumières, trop. Jamais assez pour lui. Il veut avoir le tournis, être aussi malheureux qu’heureux, se sentir aussi comblé que vidé par la musique, une coquille vide dans laquelle résonne des tempo agressifs, et se laisser porter. Laisser le volant à d’autres choses, à l’alcool, aux substances, à la musique, être en roue libre, c’est excitant, nan ? Avoir l’impression de mourir et de revivre en boucle, penser qu’on va flancher à chaque instant, et pourtant, rester miraculeusement debout. Et cette folie, on ne la trouve qu’ici. Cet univers de personnes un peu dingues qui s’oublient tous ensemble, et qui tourbillonnent à la même cadence. Et quoi de mieux que de vivre ce moment à deux.

Alors qu’il avance dans la foule comme un désespéré qui veut plonger dans une mer houleuse, il entend, la détresse derrière lui, une étreinte autour de son bras. Ollie, où est-ce qu’on va ? C’est pas ici ? Mais si, c’était ici, là, partout à la fois. Et pourtant, il s’avance encore, il veut être plus près, plus près du son, plus près de la foule, au cœur de la chose. Qu’est-ce que tu cherches, où tu vas ? Alors que t’as déjà tout à ta portée, tu continues à tendre la main, un imbécile de papillon qui court après le lampadaire le plus brillant, tout ça pour se brûler les ailes au final. Regarde, regarde devant toi, sous tes yeux.

Il s’était arrêté, jetant une œillade par dessus son épaule pour la détailler alors qu’elle était au milieu de tout ça, à observer les jeux de lumières. Lola, ici. Les secondes qui s’étirent, comme un filet de miel au bout d’une cuillère. Peut-être qu’elle ne se sentait pas à sa place, mais il trouvait que les couleurs de l’endroit lui allaient bien. C’est. Étrange à expliquer. Les cheveux blonds rétro-éclairés, accrochant la moindre lueur, et son air égaré, comme déphasée. Elle avait des airs d’Alice au Pays des Merveilles. Il était le Chapelier Fou qui l’avait entraîné jusqu’ici, pour partager un vertige. Il s’était dit que cette frénésie lui plairait, qu’elle pourrait comprendre, piger, être sur la même longueur d’onde.

— Alors c’est à ça que tu passes tes plus belles soirées ?

Le temps qui redémarre, alors qu’elle revient s’agripper à son bras, il a l’impression de replonger, après avoir prit une grande inspiration, et il sourit. Euphorie. Alors qu’il a encore rien dans le sang. Enfin, quasi rien.

— C’est terriblement magnifique, t’es pas d’accord ?

Ça brille tellement que ça en fait mal aux yeux, ça danse tellement qu’on en a mal au pied, ça résonne si fort qu’on a rapidement la sensation de faiblir, et c’est ça qui était génial. Pour ça qu’il se faufile parmi la foule avec Lola, histoire de s’approcher encore un peu des sonos, comme un fidèle qui tient à être au premier rang à l’église. Chacun son Dieu. C’est effrayant, aussi effrayant que de voir une vague d’une demi douzaine de mètres au dessus de vous. Mais suffit de plonger.

— J’me sens de danser toute la nuit !

Comme s’il la poussait du nid, il l’oblige à lâcher son bras, mais hors de question de la laisser seule au milieu de tout ça, alors il se tourne vers elle pour saisir ses mains, amusé. Par le reste du monde qui tournait et qui n’attendait qu’eux. Mais Lola, elle sait peut-être pas encore trop comment prendre le train en marche. Et il esquisse une risette. À cause d’elle, de ses airs, de sa robe, elle qui croit qu’elle n’a pas sa place ici, alors que bien sûr que si, suffit de voir comme elle brille.

— Il faut que tu t’laisses aller, Lola, que t’arrêtes de regarder, que tu sentes, les ondes, et le rythme, ça va traverser ton corps mais pour ça faut qu’tu sois réceptive !

Et ça va venir, c’est ce genre d’instant de vie crescendo, elle va bien finir par faire des étincelles, Lola. Parce que toute les étoiles connaissent leur supernova, plus grandiose les unes que les autres. Éclat de rire. Intenable, il a déjà envie de se laisser submerger par l’exaltation générale, de sauter, danser en rythme, mais il l’attend, s’approche pour venir lui dire à l’oreille, qu’ils s’entendent.

—  Qu’est-ce que t’as envie d’être, Lola ? La fille qui danse, la fille qui boit, la fille qui chante à tue-tête ?

Ou tout ça à la fois.
∆ mo'



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Message Dans Re: mage of light — pv Ollie | le Ven 8 Juil 2016 - 15:34
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Lorsqu’il annonce que c’est magnifique et qu’il va danser toute la nuit, la chair de poule passe sur sa peau comme un rouleau de mer agitée s’écrasant sur le sable. Elle peut pas s’empêcher de sourire en le voyant ainsi, aussi excité. Ses grands yeux papillonnent un peu plus à son discours pour la pousser à se laisser aller, à sentir les choses. Sa poitrine capture l’adrénaline qu’il dégage dans de grandes inspirations. Boom boom. Une fièvre effervescente la gagne petit à petit. Ça grimpe dans ses muscles, escalade ses os, s’enroule à ses organes vitaux. Ogre d’euphorie en pleine éclosion.

Dans ses yeux bleus transcendés, elle a déjà pris sa décision : elle veut tout à la fois. Elle les rive aux siens en levant la tête, cherchant comme à poser son front contre le sien et il le sait. Mais il est trop grand. Alors elle entrelace ses doigts aux siens, peut-être pour la dernière fois de la soirée.

— J’vais avoir mal aux jambes ? La tête qui tourne ? Perdre ma voix ?, comme un secret étouffé, bouffé par son sourire. La lumière d’Ollie semble grésiller dans un écho atomique pour lui répondre un indéniable oui.

Alors c’est parti. Son rire vaporeux vint les chatouiller tous les deux, avant qu’elle ne plaque une main sur les yeux d’Ollie. Une nouvelle couleur s’ajoutait au panel déjà bien présent. Rouge.

— Mais ne regarde pas tout de suite, Ollie !

D’un p’tit coup de vent, elle se laisse plonger en arrière. Et elle aussi elle ferme les yeux pour mieux laisser l’énergie des autres la contaminer. Que la contagion sévisse sur son corps de jeune fille, ingénue en matière de fêtes. Enrobée par la musique, ses mains se sont levées d’elles-mêmes, plus loin, plus haut, en quête de ce plus qu’il lui promet toujours. Le tempo battant dans sa tête, tout y passe : épaules, dos, hanches -tout bouge. Ses genoux semblent déjà flancher mais en fait non. Ils prennent déjà les impulsions nécessaires pour sauter, plus loin, plus haut. Juste plus.
Elle se cogne aussi aux autres, parfois, souvent. Elle s’excuse à chaque fois en riant de bon coeur, toujours aussi douce malgré sa frénésie, même si personne ne dit rien. Elle a rouvert les yeux au bout de quelques secondes qui lui ont semblées de longues minutes, elle a presque paniqué en ne repérant pas Ollie tout de suite. Son prénom a encore glissé de ses lèvres et ça ne serait certainement pas la dernière fois. Les gens sont comme des ressorts, Ollie plus que les autres. Elle a failli perdre le rythme en l’admirant faire, mais cette fois-ci c’est elle qu’on pousse.

Mais elle n’en a rien à faire. Au contraire, elle rit encore plus fort. Accordant à sa voix de craquer un “C’est fou !! J’adoorrre !” à l’attention de son complice.

Non, il est plus que ça. Il l’aide et la supporte ce soir. À danser plus fort, sauter plus haut. Tout crépite encore plus vivement. Trop excitée, trop amusée. Elle a si chaud, déjà prête à se liquéfier. Alors la petite brise revient l’envelopper. Naturellement. Elle a soif mais elle ne veut pas non plus s’arrêter de danser. Elle veut pas quitter ce cocon de chaleur. Et elle comprend mieux pourquoi Ollie aime ça. Lui qui cherche toujours autant d’attention, d’affection, c’est un peu à ça que ça ressemble. Ils tiennent tous debout parce qu’ils sont trop proches pour pouvoir tomber, donc il ne reste plus qu’une chose à faire : s’élever. Encore et encore.

Et elle se rapproche encore d’Ollie. Y a qu’avec lui qu’elle est aussi tactile. Au départ, c’était comme une réponse instinctive à ce kid qui semblait manquer de tout, sembler trop seul. Maintenant, c’est juste une habitude. Mais là, au milieu de la foule qui se balance en décadence, et même si elle s’amuse, ça la rassure qu’il soit là. Si il n’était pas là, elle ne resterait pas bien longtemps. Le monde l’oppresserait bien plus vite. Elle remarquerait mieux ceux qui s’approchent de trop près de temps en temps. Là, elle se contente d’accepter tout ça, d’hurler elle aussi en même temps que les autres, ou alors était-ce un merci qui s’étirait pour rebondir sur le C ? Qui sait.

— Et dire que tu fais ça si souvent. Avec Yuri aussi ? Elle peut pas s’empêcher de rire, de lui sourire. Incontrôlable. Ses longs cheveux tourbillonnants avec elle. C’est dingue !




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Message Dans Re: mage of light — pv Ollie | le Mar 12 Juil 2016 - 4:11
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Rire communicatif, risette contagieuse, l’euphorie qui les étouffe tous les deux, alors qu’elle avait entrelacé ses doigts aux siens. Fondu au noir tout à coup. Ne regarde pas, Ollie, pas tout de suite, tu entends bien. Promis. Menteur, il a déjà entrouvert un œil dans la foulée. Mais faut bien qu’il veille sur celle qu’il a entrainé avec lui ce soir. Allez joue le jeu. Et puis on le lâche, au cœur de la foule en mouvement., jeté à la mer. Hochant la tête en rythme, pas besoin de voir, suffit de sentir. Attend, attend encore. Il entend, son rire ricocher sur le reste du monde, au milieu de la musique et du brouhaha ambiant. Et il n’aura même pas tenu cinq petites secondes avant de rouvrir ses yeux.

Danser,
Est-ce remplir un vide ?
Est-ce taire un cri ?
C’est la vie
de nos astres rapides
prise au ralenti.
*

Lola qui danse de tout son cœur.
Alors ça ira. Et il se laisse finalement submerger, s’accorde au tempo du métronome gigantesque qu’ils formaient tous, une alchimie mêlant le son et les corps, le seul art qui investit à la fois le temps et l’espace. Un pas, ou deux, et vos épaules ne touchent même plus ceux du voisin. Tous les mouvements, tous les gestes, toutes les impulsions cohabitent. Et on ne fait qu’un. On se lance des regards extasiés, on se sourit, on rit aux éclats, on communique une seconde et puis on retourne dans son monde, son corps, on s’épanouit dans son individualité, tous ensemble.

C’est géant, ça vous dépasse, et pourtant, c’est simple. Le torse qui se soulève à chaque martèlement des basses, les pieds qui quittent le sol dès que le tempo l’ordonne, le bassin qui contrebalance, désaxe, les épaules, les omoplates qui roulent, les mains qui se lèvent, suivent la mélodie, harmonisent, s’accordent avec douceur à cette fréquence animale. On passe ses doigts sur son visage, on n'en peut plus, et puis, on inspire, ramène ses cheveux en arrière alors qu’on allait vaciller, on bombe l’abdomen et c’est reparti. Un laisser-aller calculés, une hystérie sous contrôle. C’est fou !! J’adoorrre !

Retour sur terre. Il reporte son attention sur elle, oublie un instant la musique et les autres, tout le reste, pour l’observer. C’est fou comme tout ceci lui allait bien, à Lola, et c’est fou comme elle s’adapte vite. Loin d’en avoir douté une seconde, ça lui fait juste plaisir. Smile. Leurs regards se croisent, elle le rejoint, alors qu’il tend les mains vers elle avant d’applaudir avec entrain en la voyant aussi enthousiaste que lui. C’est dingue, juste dingue, elle a raison, et qu’il se propage son rire. Épidémique. Alors que leurs pas s’accordent petit à petit, il se penche, vient glisser quelques mots, et les cheveux blonds chatouillent son visage.

— Avec Yuri surtout, mais p’t’être avec toi aussi à partir de maintenant, faut voir si tu tiens l'coup, si tu suis le rythme !

Il se redresse, tape dans ses mains à nouveau, ils quittent l’incandescence générale pour créer la leur. Rictus hilare, et ça y est. Les pieds quittent le sol au même moment, leurs mains se touchent à peine mais se suivent toujours, symétrie. Car dans la conversation ainsi que dans la danse, chacun est le miroir de l’autre. On se retrouve dans les gestes, on échange, en en apprenant plus sur l’autre, sur sa manière de bouger, on en apprend sur soi également. Et on crée. Tous les artistes ont un instrument, un pianiste son piano, un peintre son pinceau. Nous, nous n’avons que notre corps.

Et qu’elle dansait bien, qu’elle était belle là tout de suite. Sidérante. Une véritable pile électrique, elle se mêle parfaitement au circuit, reçoit et produit. Question, réponse, dialogue, ils en jouent. En phase. Il la cherche, provoque, l’observe alors qu’il la laisse prendre les devants, suit docilement, avant d’inverser la tendance. Ça s’adresse des œillades espiègles, ça fait mine de vouloir trouver la moindre petite faiblesse, sans jamais y arriver. Parce que le langage est universel, n’importe qui peut le parler aussi bien qu’un autre. Le souffle qu’on perd, qu’on retrouve, plus difficilement de minute en minute. Et pourtant, ils tiennent debout. Encore. Encore un peu, rien qu’un peu. Ils vont flancher à la prochaine seconde c’est sûr.
Valse, dernier tour pour la route, il avait saisit sa main et elle avait tourné sur elle même, avant qu’ils ne s’arrêtent, Ollie saisissant ses poignets lorsqu’elle revient sur ses deux pieds face à lui. Les jambes en cotton.

— Il faut qu’on fasse une pause, faut faire des pauses, genre temps mort, on va jamais tenir sinon ! On dirait pas comme ça, hein ? On s’sent pousser des ailes, mais c’est qu’une impression haha..

Inspiration. Respire, Ollie, oublie pas de respirer. Son regard se perd une seconde sur la foule, et il lâche Lola pour lui tendre son bras, en route princesse.

— On a bien mérité un verre, et plus même, viens.

Et ils s’éclipsent, se faufilent, quittent l’océan frénétique pour échouer plutôt du coté du bar, autre autel tout aussi sacré dans ce genre d’endroit.
∆ mo' || * Rainer Maria Rilke



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Message Dans Re: mage of light — pv Ollie | le Mar 12 Juil 2016 - 17:09
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C’est pas une danseuse Lola. Si elle devait appartenir à une catégorie précise, la sportive qu’elle ait serait plus une gymnaste. Et même si l’apprentissage de chorégraphie, elle en a fait, c’est surtout en tant que cheerleader que d’autres instincts sont venus groover dans ses muscles. En deux ans, sous la direction de Victoria, elle a fleuri en la matière, c’est sûr. Mais honnêtement rien de comparable avec Ollie. Il semble avoir appris à danser avant d’avoir appris à marcher. Il est phénoménal, il est bluffant. Et dire qu’elle ne l’avait jamais vu comme ça. Qu’elle aurait manqué ce spectacle si elle n’avait pas vaincu ses anticipations. Elle savait déjà qu’Ollie c’était un artiste ; la réputation de Neon Boy n’est plus à faire. Mais le créateur pur, elle le découvre un peu plus à chaque mouvement. Chaque geste est inspiré, un renouveau. Fraîcheur technicolore.

Elle a essayé de suivre. Il s’est certainement adapté. Lui a offert la place pour essayer, relever le challenge et déployer des cadences insoupçonnées. Fast learner ? Pas sans un bon prof. Le mimétisme a fait le reste. Jeux de mains, jeux de jambes. Parfois imitant simplement d’autres jeux, ceux d’un jardin d’enfants éloigné. Elle a donné le change. Elle s’est éclatée, autant avide de liberté de mouvements que lui. De liberté tout court d’ailleurs. Si ils s’adorent, c’est surtout pour ça. Cette même onde sur laquelle ils glissent, virevoltent. Les enchaînements se succèdent et ne se ressemblent pas une seule seconde. Et elle n’est que joie. Bonheur. Béatitude.

Même si selon lui il faut aussi faire pause pour mieux reprendre, Lola n’était pas convaincue au début quoique essouflée. Mais après tout, dans une partition, les pauses et les silences sont indispensables à la bonne marche de la mélodie. Alors elle le suit, encore et toujours accrochée à son bras. C’est l’une des meilleures places au monde, non ?
S’échouant contre le comptoir, elle réclame à goûter absolument ces vodka-shoots aux arômes délirants dont ils parlaient l’autre fois avec Yuri. Melon, citron, peu importe ! Elle veut tout goûter mais lui dit quand même de la conseiller. Et en attendant leurs commandes, le coup de soleil colle un bisou sur la joue du néon ambulant.

— C’est parfait merci !

L’exaltante onde dans sa voix était comme un furieux tonifiant, indispensable pour tenir debout sous une pluie diluvienne. Il pourrait y avoir des petites fleurs multicolores dansant au-dessus de sa tête que ça reviendrait au même. Déjà guillerette. L’énergie frémit toujours dans ses jambes. Les genoux ne tiennent pas en place et marquent le rythme actuel logé dans leurs oreilles. Nouvelle oeillade sur Ollie qui salue certainement des connaissances, des habitués eux aussi. Il est si à l’aise. Comme un poisson dans l’eau. Monde de la nuit certes, mais monde de lumières aussi. Le pluriel vient faire vibrer les éclats. Artificiels, électriques, électrisants, grisants. Ici un cosmos excentrique et égocentrique semble s’être réunit. Les comètes y ont attéri et c’est à celle qui perdurera le plus longtemps. “[...] men and girls came and went like moth among the whisperings, the champagne and the stars."* Et bientôt, elle commencera peut-être à éprouver cette addiction pour les nuits comme celles-ci, poivrées et audacieuses. À aduler la satisfaction offerte à ses yeux insomniaques par cette constante lueur vacillante provenant des garçons, des filles et des machines.

Les verres ont été servis, se sont rencontrés dans un léger fracas, enthousiastes. Cul sec pour elle. Au moins les premières fois. Et Lola reste égale à elle-même. Elle affuble son ami de questions, la curiosité la rendant presque fiévreuse de tout.

— On dirait que t’as dansé toute ta vie. T’as pris des cours ? J’suis jalouuuuse !

On la bouscule un peu entre deux batailles de voisins de bar pour être servi au plus vite. Elle renverse la moitié de son shooter entre le C et elle, sur son autre main qui a bêtement voulu rattraper le liquide. Elle rit en finissant par se lécher la main pour ne pas en perdre une goutte, et enchaîne, passe à la suite sans se préoccuper de quoique ce soit. Sans prise de tête. Une nouvelle tournée est commandée. Cette fois, ils ont droit à des shooters fluorescents -les couleurs préférées d’Ollie- qu’ils ramènent avec eux pour se jeter entre deux banquettes libres comme deux gros sacs. Ils perdent peut-être leur badassitude quelques instants. Mais c’est temporaire. L’éphémère nécessaire.

— Et tu fais ça toutes les semaines ? Y a d’autres salles ici ? Tu connais vraiment trop de monde... Le sucre et l’alcool se fondent et se confondent en une brûlure de gorge. Imposant un break dans le flot de mots mais aussi un frisson de plaisir. Sourire. Hmh. Et tu vas m’faire tester quoi d’autres ? Tu m’as promis que j’verrais des étoiles. Et well, ça commence bien, mais perd pas la main, hein... Haussement de sourcils suggestif. Mais elle ne tient pas plus de deux secondes sérieusement et éclate de rire dans la foulée. Elle est de ces filles dont le rire s’étire parfois trop haut, démonstrative jusqu’au bout de ses cheveux rosé. Mais moi aussi, j’ai un truc de prévu pour toi...

Le seul souci, c’est qu’elle ne sait pas mentir, alors qui sait combien de temps elle pourra tenir le mystère en vie.

* quote : Gatsby (again) mais le film cette fois



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Message Dans Re: mage of light — pv Ollie | le Jeu 25 Aoû 2016 - 9:58
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Alors si c’était parfait. Et c’était comme si on lui avait donné une décharge. Chaleur partant de la joue où elle avait posé ses lèvres, envahissant son visage entier en une seconde à peine, et il le cache un instant dans ses mains, souriant, euphorique, joue le garçon perdant ses moyens, avant de cesser la comédie en sentant quelqu’un tapoter son épaule. C’est un univers étrange que celui de la nuit, où l’on se fréquente sans vraiment se rencontrer, où l’on accepte de s’égarer main dans la main. Et les accro’ à l’effervescence reviennent vite, on reconnait leur silhouette particulière sous les stroboscopes. Tu les salues parce qu’ils sont tes semblables, Ollie, ils te rappellent la bande de gamins perdus de San Francisco. Pour ça que tu ne fais que les saluer, et que tu te détournes aussitôt. Il s’écouterait, il irait faire des folies, là tout de suite. Mais c’est qu’il n’a pas plongé tout seul ce soir.

Le tintement des verres. Faut se méfier, ça monte vite à la tête ces petites choses là. Sauf que les shooters, c’est ce qu’il préfère, Ollie. Moins de temps passé à boire, plus de temps sur la piste, les effets décuplés en bonus. Que du bonheur. Mais qu’est-ce que tu nous fais boire Ollie, pour commencer ? Il affirme en riant qu’il trouvait le Alice in Wonderland tout à fait adapté. Trois quarts de tequila pour un de mandarine napoléon, histoire de marquer le coup. Et la question de Lola l’avait fait esquisser une risette amusée. Est-ce qu’il avait prit des cours ? En quelque sorte. Haussement d’épaules, il vient répondre à l’oreille de la blonde pour se faire entendre, espiègle.

— Plus on commence tôt et mieux c’est, donc tu sais ce qui te reste à faire.

Promet lui que tu reviendras bientôt, Lola, c’est que ça commence si bien, il voudrait que ça soit à chaque fois aussi rafraîchissant que ce soir. Au diapason avec la demoiselle, same tempo, c’est comme s’il débarquait avec un œil aussi neuf que le sien. Ça faisait longtemps. Longtemps qu’il n’avait pas autant pouffer de rire après une bousculade, qu’il n’était pas aussi amusé de voir le barman leur servir des shooters couleur néon, qu’il n’était pas aussi satisfait de finir affalé sur l’une des banquettes les plus proches. Ce qu’il fait avec un automatisme déroutant lorsqu’il vient seul, il s’y applique en compagnie de quelqu’un d’autre. Le revers de la médaille, lorsqu’on a ce genre d’habitude. Sa tête vient s’appuyer contre le dossier, il laisse son dos glisser encore un peu, son verre toujours à la main, il lève son regard vers l’infinité de lueur que projetaient les éclairages sur les murs, le plafond, la foule même, tout ce petit monde éclaboussé de lumière. Soupir de deux kilomètres. Il se sentait bien. Détendu. Pas dans l’urgence ni sur le départ pour une fois. L’avantage de se dépenser sur la piste, il parvient à museler rien qu’un peu cette hyperactivité qui le dépasse en temps normal. On s’étonne qu’il vienne ici toutes les semaines. Toutes les semaines ouais, haha. Sinon il serait encore plus intenable. Insupportable. Mais oui du coup, il connait l’endroit comme sa poche. Y a une autre salle en sous sol, moins grande, avec du son un peu plus violent, faut aimer… Risette amusée. Et j’ai jamais su le prénom de la moitié des gens à qui j’ai tapé la bise depuis qu’on est arrivé, faut pas croire.

Il aura réussi à rester calme quelques minutes à peine, parce que ça y est on le relance. L’enthousiasme contenu, alors qu’il descend son verre peu après son amie, au moment où il pourrait presque entendre un sourire dans sa voix. Et ce n’est pas sa remarque mais le fait qu’elle parvienne à peine à jouer la comédie qui le fait marrer au même moment qu’elle. Et son rire, aussi. Il l’aime beaucoup, son rire, à Lola. Le temps de se pencher histoire de poser son verre sur l’une des quelques tables basses dispersées devant les banquettes, et il revient s’échouer contre le dossier de la leur, adressant une œillade faussement dépitée à son amie.

— En fait faut que j’t’avoue que j’ai promis à Yuri et Elliot qu’on serait sages ce soir, et que je t’encouragerai pas à faire trop de folie. J’ai un peu donné ma parole tu vois. Et si jamais ils apprennent que ça y est, la jolie Lola de la bande a touché à toutes sortes de substances illicites en plus de quelques shooters, ils risquent de m’en vouloir à fond.

Joueur, il attend, guette la moindre expression qui pourrait s’échouer sur le visage en face du sien. Mais c’est d’Ollie, qu’on parle, l’indiscipline incarnée. Pas étonnant qu’il mime le type qui fait des concessions deux secondes après, alors que l’entrave évoquée n’avait plus aucune importance depuis longtemps déjà.

— Mais bon, si t’insistes, j’imagine qu’ils sont pas obligés d’être au courant de tout.

Lueur espiègle dans le regard, un sourcil se levant légèrement pour souligner l’air goguenard.

— Enfin quoique.

Et puis. Retour du Ollie impatient, celui qui ne supporte pas les surprises, qui a déjà envie de retourner danser, de se remplir la tête de trucs explosifs, celui qui ne se pose aucune question et qui a du mal à rester dans le suspens. Alors il se redresse, s’assoit de coté, une de ses jambes pliée sur la banquette, accoudé au dossier, sa joue appuyée contre le creux de main. Sourire. Histoire d’être face à la jeune fille qui jouait la carte du mystère.

— Tout dépend de la surprise dont tu parles.

Il faudrait qu'il ait un jour le temps d'attendre Ollie, mais pour le moment, il ne sait pas.
∆ mo'



심미적 인 ,ね
Message Dans Re: mage of light — pv Ollie | le Mar 13 Sep 2016 - 19:59
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Les yeux qui s’agrandissent, dévoreurs, elle mange tout ce qu’il lui donne. La moindre histoire qu’il lui conte. Mais faut avouer qu’elle ait un peu choquée quand il lui dit qu’il a eu des instructions. Sérieusement ? Ils ont osé ? Ils ont osé chercher à brider les deux oiseaux de la bande ? Une cage en cristal ne suffirait pas à les retenir. Évidemment qu’ils chercheraient à s’évader, à contourner les règles et les limites imposées. Dites une chose et l’inverse sera fait. Ça c’est la règle, peut-être surtout celle d’Ollie plus que celle de Lola. Mais les deux acoquinés, ils peuvent faire des ravages.  

— Alors j’insiste. Et ça sera notre secret., répond-elle penchée vers lui, un sérieux défi dans la voix mêlé à un regard polisson particulièrement intense.

Interdiction de se débiner, Ollie. Ce soir. Cette nuit. Il est question de se lâcher, de repousser ses entraves, prendre son courage à deux mains. Enfin, c’est son petit défi à elle. C’est pour ça qu’elle a dit oui à l’invitation du C. Parce qu’honnêtement, elle a l’impression de leur courir après et parfois, qu’elle peine même à se tenir à leur niveau. Parce qu’ils sont loin devant dans son échelle d’estime. Mais c’est pas le genre de choses dont elle parle. Ses insécurités et petits complexes aussi minimes soient-ils. Elle en a à peine conscience elle-même. Et machinalement, elle fait souvent ce qu’il faut pour se secouer les miches.

Alors, elle se penche un peu plus, exaltée par l’excitation qu’elle détecte chez lui, l’impatience. Il est toujours comme ça. Elle peut compter sur Ollie pour ce genre de choses. Il est si ouvert. Elle fait mine de bien vouloir le mettre dans la confidence, mais c’est tellement difficile pour elle de jouer la comédie que son sourire s’étire, qu’elle ne peut s’empêcher de trembler elle aussi à cause de l’effervescence qui bouillonne dans ses veines. Viens... Elle lui chope les mains et le traine à sa suite jusqu’à cette frontière imaginaire, entre la piste de danse et le reste de la salle. Volte-face. Elle se met sur la pointe des pieds et plaque ses mains sur ses joues pour le faire plier à sa hauteur, front contre front. Désolée, mais tu vas devoir m’attendre un peu 5-6 minutes. J’aurais besoin d’un reboostant après, donc je compte sur toi. Mais en attendant, ouvre bien grand les yeux... Les siens la trahissent et s’élèvent un peu plus haut au-dessus d’eux. Et les oreilles aussi.

Sourire brillant, elle glousse délicatement et s’échappe dans la foule. Peut-être. Peut-être qu’il l’aura repérée un instant à côté du DJ à qui elle parle à l’oreille, idem quand quelqu’un de la boîte arrive et acquiesce. Quelques échanges se font discrètement comme un accord passé. Puis Lola retire retire son ruban rouge de ses cheveux et demande au DJ de le nouer à son poignet. Rien que ça, ça peut perturber. Car elle sait que les garçons parient même pour savoir si elle dort avec ou non. Mais c’est un secret. Après cela, l’ambiance change dans la salle. Les lumière s’abaissent et le monde se calme. Un faible murmure se diffuse en vague dans la foule qui ondulait jusqu'à présent. La musique d’ambiance est bien trop calme pour ne pas intriguer et titiller les langues et les esprits de questions. Jusqu’à ce que les spots soient de sortie et fassent leur show sur les têtes levées et la hauteur de plafond. Puis la cadence change et le rythme s’élève petit à petit, puis la voix du DJ se lance aussi. Lola a disparu.

— Hé oui, ce soir encore, on aime les impromptus. C’est une demande un peu spéciale, une improvisation, une dédicace particulière : de Lola à Ollie, parce que tu m’en mets toujours plein les yeux, cette fois c’est mon tour !


Le tempo a grimpé crescendo, les lumières staccato, le monde est aveuglé un instant, jusqu’au relâchement d’un drapé semblant léger. Tout se joue au-dessus d’eux. C’est Lola qui s’élance d’en haut, se laisse glisser, tête en bas, bras dans le vide, seuls ses pieds y sont enroulés, comme si de rien n’était. Le spectacle sera aérien sur ce tissu rouge. Elle sera l’acrobate d’un soir. Suspendue bien trop haut pour qu’ils espèrent l’atteindre. Virevoltant bien trop vite pour qu’ils essayent de la capturer. Et les figures pleines de grâce s’enchaînent comme si c’était simple de se balancer à bout de bras ou de jambes. De s’enrouler, s’emmêler, et tournoyer jusqu’à en perdre ses repères. Ne faire qu’un avec le tissu malgré les enchaînements, les combinaisons, les envolées, les jetées, les grands écarts, les arabesques réinventées, les noeuds ciseaux, les vrillés et tout ce qui suit.
Honnêtement, ça fait longtemps que l’ancienne gymnaste n’a pas fait ce genre de prouesses. Mais quand elle a repéré le tissu en arrivant, tout ça lui semblait évident. Les chutes retenues in extremis sont toujours les plus impressionnantes, surtout quand elle finit par dessiner un cercle dans sa pause finale, les effleurant presque avec cette chevelure colorée qui accentue le toucher plume, la légèreté voluptueuse de la performance. Ce qu’elle aime cette sensation de flottement qui dure une fraction de secondes. Et aussi ces quelques minutes de pure expression corporelle qui laissent place à toute sa créativité. Bien sûr, il faut rester concentrée pour pouvoir déployer sa force le plus justement possible, au meilleur moment. Ensuite, tout n’est que souplesse, vitesse d’exécution et jeu avec la gravité. Si il y avait un cirque sur l’île, Lola serait un de ces funambules des airs. Ce qu’elle fait maintenant, au tout début, elle rêvait de le faire grâce à son pouvoir. Elle swingue et meut son corps entre les rayons de lumière qui la poursuivent, comme le chat chasse la souris, comme le papillon poursuit la source de chaleur. Et elle ne pense plus à rien, ni à ses appréhensions et ses doutes sur cette soirée, ni à ses tracas mineurs qui embêtent son coeur. Elle n’est que pure dévotion à l’énergie en mouvement, au milieu des atomes d’oxygène.

Et à ce moment, elle l’espère vraiment… qu’il y a de la magie dans l’air...
Quand elle redescendra sur terre pour faire face à Ollie, rougeoyante après l’effort et essoufflée de bonheur, incapable de ne pas sourire à force d’anticipation, elle se demande quelle tête il fera face à cette surprise.




"J'pense qu'il a beau jouer le timide/sweet il peut être savage" — yuri
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