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la reine de coeur et son joker △ betsabe




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 la reine de coeur et son joker △ betsabe

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Message Dans la reine de coeur et son joker △ betsabe | le Jeu 6 Mar 2014 - 14:24
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betsabe & nemesis


juste un geste entre nous,
c'est ce qu'il me faut pour savoir

Presque deux semaines. Une si longue période que tu as passé enfermé dans cette prison bien trop blanche et à l'odeur de désinfectant anti-bactérien, de javel et de café. Ou de bébé et de vieux. Une odeur de vie, et de mort. Depuis que tu te sais condamné, l'hôpital est, à tes yeux, une sorte de purgatoire. Le dernier endroit où tu passeras probablement la fin de tes jours, entouré de médecins qui tenteront de te réanimer. Sans comprendre comment une personne aussi jeune que toi puisse avoir un coeur dans un état si pitoyable.

Deux semaines déjà. Une attaque cardiaque qui t'a conduit ici. Sauvé par Anshu et Drew que tu n'as pas revu depuis. Que tu n'as pas voulu revoir. Ils ont été choqués d'apprendre ton sort. Anshu s'est emporté, et il a pleuré. Drew, lui, n'a pas pleuré. Pas devant vous. Une sorte de fierté sans doute, ou de peur. Beaucoup d'hommes fiers pensent que pleurer est un signe de faiblesse. Tu soupires, chassant leurs visages de ta tête.

Planté devant les fenêtres de ta chambre, vêtu d'un pyjama qu'on t'a apporté, tu regardes le soleil se coucher, silencieux, songeur. La nuit approche à grand pas. Être ici est une torture. Tu te sens emprisonné. Ou plutôt, comme s'il ne te restait plus que quelques heures à vivre. Le soir, quand tu t'endors, tu viens même à te demander si tes yeux s'ouvriront demain. Quelle ironie.

Une voix résonne dans ton dos. On te demande d'aller te coucher après un examen de routine. Tu te retournes et hoches simplement la tête, fixant l'infirmière quitter ta chambre. Tu lèves les yeux au ciel. Quelle blague. Obligé de respecter le couvre-feu à ton âge. C'est tellement frustrant. Forcé d'obéir docilement. Pour ta santé, qu'ils disent. Qu'est-ce que t'en as à foutre de toute façon ? Ton organisme cardiaque est réglé comme une pendule. Tu ne partiras pas avant 4 ans. Qu'est-ce que tu risques de toute façon ? Tu soupires, ne bougeant pas d'un pouce. Qu'est-ce que tu risques hein ? Partir plus tôt que prévu, ou plus tard, qu'est-ce que ça changerait, dans le fond ? Tu fermes un instant les yeux. Dans le fond, c'est vrai, tu crèveras seul.

Un mois. Un mois que tu ne l'as pas vu. Un mois qu'elle est partie. Betsabe. Jamais t'aurais pensé qu'elle puisse te manquer à ce point. Jamais tu n'aurais pensé t'attacher autant à elle. Jamais tu n'aurais cru que ça arriverait un jour. Et pourtant. Même toi tu n'y a pas échappé. Eh oui, le grand Nemesis, le cauchemar des élèves, l'insensible surveillant, le terrifiant métisse est amoureux. Gravement épris même. Tellement que c'en est douloureux. Il a fallu qu'elle parte pour que tu le réalises. Non. Il a fallu que tu frôles la mort pour le comprendre. Tu aimes Betsabe. Bien plus que tu n'aurais pu l'imaginer un jour.

Et c'est bien pour ça que tu ne lui diras rien. Que faire d'autre ? Lui déclarer ton amour et lui dire que tu vas mourir sur le même ton ? Quelle blague. Et pourquoi voudrait-elle d'un homme comme toi, quand bien même elle accepterait ton sort ? Après tout, c'est à cause de toi qu'elle est partie, non ? C'est bien la preuve que tu la dégoûtes. Quelle autre explication pourrait-il y avoir ?

Tu soupires de nouveau lorsque tu entends la porte de ta chambre s'ouvrir. La nuit est tombée si rapidement que tu ne distingues plus très bien. Tu aperçois seulement la blancheur d'une blouse et les courbes d'une femme. Une infirmière. Tu grognes.

▬ Oui oui, j'arrive, c'est bon. J'suis pas à l'article de la mort non plus.

Tu marmonnes entre tes dents et tu retournes vers ton lit, ôtant ton haut de pyjama. Un simple t-shirt noir comme il y en a beaucoup dans ta penderie, au studio. Tu t'assieds sur le rebord de ton lit, torse nu, le dos droit. Les yeux clos, tu attends que l'infirmière te prenne tension, écoute ton coeur, etc... La batterie d'examens habituels avant d'aller te coucher. Mais rien ne vient. Tu fronces les sourcils avant de les ouvrir.

▬ Bin alors, qu'est-ce que vous...

Tu clignes des yeux lorsque, sortant de la pénombre, apparaît le visage de Betsabe. Tu dois rêver. Oui, ça peut être que ça. Sinon, comment pourrait-elle être ici ? Habillée en infirmière en plus. C'est peut-être sa soeur jumelle... Tu la fixes, perplexe. Non, ce sont bien ses yeux à elle, ses lèvres à elle, sa chevelure à elle. Nom de dieu...

▬ Betsabe... ? Qu'est-ce que... ?

Message Dans Re: la reine de coeur et son joker △ betsabe | le Jeu 6 Mar 2014 - 14:50
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Como cada noche desperté pensando en ti



Je vais aller le voir. Parce que j'sais que mon plus grand bonheur c'est lui.

Déterminée Betsabe. Sarah te regarde et te souhaite bonne chance en t'offrant un doux baiser sur ton front. Cette petite est un ange, et même si elle se cache derrière des allures de démons tu es certaine qu'un jour elle s'ouvrira et purifiera le monde avec sa lumière. Après tout ne vient-elle pas de te donner le courage de sauter dans le prochain avion pour l'Irlande ? Nemesis est à l'hopital il a fait une crise cardiaque. Ça t'avais démolie, purement, simplement. Comme si le sol s'écroulait sous tes pieds. Et ton cœur avait rejoué aux montagnes russes. Et dans chaque pulsation de sang le doute et la peur qui s'infiltrait un peu plus. Alors tu avais pris le temps de penser à tout ça, tu avais pris le temps de douter sur le toit de Prismver. Stupide, futile, peureuse Betsabe. Tu avais fini ta dernière clope sur ce toit en compagnie de Sarah.

Vous avez subi la douleur de tous ces tatouages, bravé milles et une souffrances, et un avion vous arrête ? Vous devriez foncer madame. D'autant plus qu'il vous attend. J'en suis certaine.

Et voilà les paroles qui t'avais débloqué le cœur. Comme un clic dans le cadena que t'as peur avait imposée à tes pauvres folies. Et tu étais partie – presque en courant – du pensionnat pour rejoindre le dernier bateau menant au continent. Ironie du sort quand t'as compris que l'endroit où il était hospitalisé c'était le même hôpital où tu étais allé faire des examens un mois plutôt. Tu avais pourtant juré de plus jamais y mettre les pieds.

Et tu avais couru, tu avais couru tellement vite pour arriver à ce lieu maudit. Un souffle, une hésitation en voyant les locaux se dessiner sous tes yeux. Et ta trouille qui remonte le long de son cou, qui te fait frissonner. Non, tu fronces les sourcils tu viens de te taper 3h de trajet c'est pas pour reculer maintenant. Alors tu fonces jusqu'aux portes d'entrée. Merde bien sûr il est trop tard jamais on acceptera de te laisser le voir maintenant. Alors tu paniques, tes mains arrachent presque tes cheveux. Et puis une idée aussi folle que lumineuse te traverse l'esprit et tu fonces aux urgences.

Ta pauvre conscience qui te répète : mais enfin Betsabe tu n'as pas le droit de faire ça... Et ta folie amoureuse qui lui rétorque : mais enfin connasse tu sais très bien que si elle n'a pas le droit elle prend le gauche.

Et te voilà à errer dans les couloirs en tenue d'infirmière, un sac plastique avec tes affaires à la main.  Tu pries pour ne croiser personne, pour ne pas avoir à parler avec un quelconque docteur parce qu'au fond tu ne connais absolument rien au jargon médicinal. T'as la frousse mais tu montres rien et tu longes les couloirs à la recherche de la chambre du patient O'Connor. Et tu souris aux infirmières que tu croises l'air de rien. Après tout tu n'as pas du tout l'air suspecte avec tes tatouages, tes cheveux en bataille et ta gueule de trois mètres de long pas maquillé. Tu sais pas si c'est ta détermination ou ton désespoir qui les conduisent à faire comme si de rien était mais tu les remercies vraiment très fort.

Et puis ton regard se pose sur LA chambre. Et ton cœur pulse, adrénaline. Ta main se pose sur la poignée, tu devrais la tourner, entrer mais tu appréhendes tellement fort. Souffle. Allez Betsy un peu de courage. Bruit de porte qui s'ouvre et tu le vois. Enfin.

Tu refermes la porte derrière toi et tu ty appuis pour l'observer. Il est si beau mais sa beauté est voilée par son teint blafard et ses joues un peu creusées. C'est sur que quand on mange avec toi depuis des années et qu'on se retrouve du jour au lendemain à manger la bouffe de l’hôpital on perd quelques kilos. Et puis tu n'es pas non plus au top de ta forme Betsabe, maigre, cernée. Même si depuis ta discussion avec Placid tu as repris un peu du poil de la bête ce n'est toujours pas ça et ça, ça se lit sur tes petits yeux fades. Il est là appuyé contre la fenêtre, la lune se reflète sur son visage. Et tu sens déjà tes yeux briller d'émotion. Ce n'est que maintenant que tu le vois que tu te rends compte à quel point il t'a manqué.

Mais il ne te reconnaît pas et bien vite il ôte son tshirt pour tu ne sais quelle raison. Au début tu hausses un sourcil sentant tes joues rosir fortement. Est-ce qu'il va se mette tout nue ? Est-ce que les infirmières lui font des choses inhabituelles ici ? Mon dieu tant de questions, tu paniques un peu mais il s'allonge torse nue et tend son bras. Alors tu t'approches lentement ne sachant pas quoi faire, ne sachant pas quoi dire. Tu soupires, restes planté là, penchée au dessus de lui légèrement. Tu le regardes sans un mot. Et il ouvre enfin les yeux et son regard vacille.

Betsabe... ? Qu'est-ce que... ?

Tu souris, tristement. Et sans vraiment réfléchir tu poses une main sur son front le caressant doucement.

Hola cabron...

Ouais Betsabe t'aurais pu faire mieux qu'un salut connard comme premiers mots de retrouvailles mais il te connait, il sait que c'est plus affectueux qu'autre chose, du moins tu l'espères. Il se redresse tandis que tu t'assois au bord du lit, tes mains se posent sur ta tenue d'infirmière, tu te mords la joue.

Hm, les heures de visites étaient terminées donc j'ai comme qui dirait .. emprunté une tenue à une infirmière pour venir te voir.

Tu baisses les yeux et te mordille la lèvre. Dit comme ça ça sonne vraiment désespérée amoureuse. Mais en même temps c'est un peu le cas. Ta main glisse sur son bras et lentement tu dessines les traces rougeâtres marquant les nombreuses piqures qu'il a du subir depuis quelques semaines. Tu soupires pour évacuer ta peine, bordel il a failli y rester et toi tu n'étais même pas là pour le voir. Tes yeux luisent un peu mais tu renifles pour ravaler tes larmes. Il faut être forte.

Ton regard azuré se plonge dans le sien, simple contact qui pourtant fait jaillir des vagues électriques dans tout ton corps. Ta main s'arrête dans la sienne, contact que tu ne sens toujours pas mais que lui pourra sentir.

Pourquoi tu ne m'as pas prévenu que tu étais à l’hôpital depuis deux semaines ?


hrp : #orchid

Message Dans Re: la reine de coeur et son joker △ betsabe | le Jeu 6 Mar 2014 - 17:34
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betsabe & nemesis


juste un geste entre nous,
c'est ce qu'il me faut pour savoir

Difficile de croire qu'elle est ici. Difficile de croire qu'elle ait fait tout ce chemin pour te voir. Difficile encore de réaliser qu'elle est apparue au moment même où tu pensais à elle. Tu clignes des yeux, surpris. Pourquoi est-elle là ? Et, surtout, qu'est-ce qu'elle sait sur ton état ? Sa main se pose sur ton front et tu plonges ton regard perplexe dans le sien. Mais bon dieu qu'est-ce qu'elle fout ici ? Elle s'installe sur le bord du lit alors que tu te lèves.

▬ Hm, les heures de visites étaient terminées donc j'ai comme qui dirait... emprunté une tenue à une infirmière pour venir te voir.
▬ Emprunté ? Tu te fous de moi ? Tu l'as volé oui !

Coup d'oeil à cette dite tenue. Tu détournes la tête. Cette blouse est bien trop petite pour elle. Sa poitrine est mise en valeur plus que de raison. C'est pas bon pour toi ça. Tu grognes avant de tirer le rideau séparant ton lit de celui du voisin, inoccupé. Tu reviens t'asseoir sur le lit, poussant un soupir.

▬ Mais bordel qu'est-ce que tu fous ici, sérieux.
▬ Pourquoi tu ne m'as pas prévenu que tu étais à l’hôpital depuis deux semaines ?
▬ ...pourquoi je l'aurais fait ?

Vous vous regardez droit dans les yeux. Et si ton visage n'affiche rien de particulier, ton coeur, lui, est plus sincère. La revoir te faire autant de bien que de mal. T'as envie de la prendre dans tes bras, respirer son odeur, humer ses cheveux. Mais tu ne ferais rien de tout ça. Tu hausses les épaules, détournant la tête.

▬ Ça fait un mois que t'es partie et que j'ai plus eu de tes nouvelles. Alors pourquoi je t'aurais prévenu ? Le personnel de Prismver est au courant uniquement parce que j'ai autorisé Ruthel à vous en faire part.

Tu regardes le carrelage froid et blanc de ta chambre. Silencieux. Tu aimerais tellement pouvoir lui parler plus librement. Tu aimerais tellement pouvoir l'aimer simplement. Mais c'est impossible. Tu soupires une nouvelle fois avant de te redresser et de la regarder.

▬ Tu devrais pas être ici, Betsabe. T'aurais pu attendre demain si tu voulais me voir, non ? Plutôt que de voler cet uniforme.

Uniforme que tu fixes un moment avant de détacher ton regard pour te concentrer sur ses yeux. Elle est bien trop sexy, c'en est presque un supplice. En si peu de temps, tu serais devenu pervers ? Bon, il est vrai que les infirmières ça a toujours été ton fantasme. Mais voir la femme que tu aimes vêtue ainsi... ça te remue. Tu secoues la tête avant de te masser la nuque.

▬ Je comprends pas pourquoi t'es là. J'en vois pas l'intérêt.

Soudain, du bruit dans le couloir. Un chariot. Tu te lèves, pestant.

▬ C'est l'infirmière. Coup d'oeil à Betsabe. La vraie.

Et il n'y a aucun endroit où Betsabe pourrait se cacher. A part les toilettes. Super. Tu attrapes le poignet de Betsabe et tu l'entraînes jusqu'aux toilettes, dans ta chambre. Tu la fais rentrer. Mais l'infirmière entre au même moment, te poussant sur Betsabe avec la porte sans le comprendre. Tu fermes la porte des toilettes d'un coup de pied, et, torse contre la poitrine de Betsabe, tu lui intimes le silence en posant ton index sur ses lèvres. Bordel, quelle situation.

▬ Monsieur O'Connor ?
▬ Je suis aux toilettes.
▬ Tout va bien ?
▬ Oui, oui. Pouvez-vous repasser plus tard ?
▬ C'est bientôt l'heure de vous coucher Monsieur O'Connor... je dois vous examiner. C'est pour votre bien vous savez ?
▬ Je sais.
▬ ...bien. A plus tard.

Tu tends l'oreille et tu entends la porte se refermer, le chariot repartir. Tu soupires avant de regarder Betsabe. Tu détournes la tête en grognant, sortant des toilettes le premier.

▬ Tu vois, c'est pas raisonnable d'être venue à cette heure. Alors dis-moi pour quelle raison tu es là. Qu'est-ce qu'il y avait de si urgent pour que tu ne puisses pas attendre demain ?

Tu es étrangement calme, malgré le léger stress quant à l'idée qu'on puisse découvrir Betsabe ici. Tu plonges ton regard dans le sien, patientant. En réalité, tu as peur de ce qu'elle pourrait bien te dire.

Message Dans Re: la reine de coeur et son joker △ betsabe | le Jeu 6 Mar 2014 - 18:29
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Como cada noche desperté pensando en ti


..Pourquoi je l'aurais fait ?

Et ça claque dans l'air comme ça vibre dans ton cœur comme une gifle. Tes yeux s'accrochent aux siens autant que tu peux avant de détourner les yeux profondément vexée par ses mots tranchants.

Ça fait un mois que t'es partie et que j'ai plus eu de tes nouvelles. Alors pourquoi je t'aurais prévenu ? Le personnel de Prismver est au courant uniquement parce que j'ai autorisé Ruthel à vous en faire part.

Ta main se serre et toutes tes peurs reprennent le dessus. Toute ta honte. Et surtout la deception, celle de n'être qu'une vulgaire membre du personnel.

J'sais pas j'croyais qu'on était amis....

Tu murmures ça un peu désemparée. Mais peut-être que vous n'étiez plus amis depuis que tu avais fais le choix de partir de la pension, ou peut-être était ce quand tes lèvres s'étaient posés sur les siennes et que vous aviez couché ensemble. Tout cela est si stupide, ce choix t'avais apporté tellement de malheur. Tellement de tristesse en te voyant un peu plus tombée amoureuse quand lui ne semblait pas touché par ce mal.

Tu devrais pas être ici, Betsabe. T'aurais pu attendre demain si tu voulais me voir, non ? Plutôt que de voler cet uniforme.

Et tu ricanes légèrement. On dirait un père qui dispute son enfant et déjà tu détestes cette position de faiblesse qu'il t'impose. Tu n'es plus une enfant, tu es adulte et ce que tu fais ne regarde personne à part toi. Tu comprends pas pourquoi il en fait tout un fromage alors que si tu te fais prendre c'est pas sur lui que ça va retomber. Tu soupires fortement et fronces les sourcils en détournant le regard. Et déjà ton pauvre courage se replie dans ta poitrine. Réduit à néant, à l'état de rien.

 Je comprends pas pourquoi t'es là. J'en vois pas l'intérêt.

Ton regard se repose dans le sien et déjà tu entends ta voix gronder. Ah tu n'en vois pas l'inté..

Il se lève te coupant dans ton élan. C'est l'infirmière, la vraie. Et il stresse, panique quand toi tu as juste la colère qui te prends les tripes. Il t'attrape par les poignées et t'entraine dans les toilettes. Une seconde gros beug mental. Et son torse contre ta poitrine que tu ne sens pas. Et son regard posé sur toi, et la proximité qui te fait vibrer. T'as envie de poser tes lèvres sur les sienne, sentir son souffle chaud contre ton cou, t'as envie de passer tes mains dans ses cheveux et lui intimer l'ordre silencieux de t'embrasser comme jamais. Mais t'as aussi ta colère qui tape à la fenêtre de ton cœur pour lui rappeler qu'il a tous sauf envie de te voir ici.

Tellement pas envie qu'il s'éloigne de toi dès qu'il peut. Soupire tes poings se serrent et tu restes un peu plus longtemps dans les toilettes. Tu te concentres sur lui. Tu regardes ses beaux yeux qui eux seuls auraient le pouvoir de t'empêcher de le frapper.

Tu vois, c'est pas raisonnable d'être venue à cette heure. Alors dis-moi pour quelle raison tu es là. Qu'est-ce qu'il y avait de si urgent pour que tu ne puisses pas attendre demain ?

Bordel quel con. Tu sors furibonde des toilettes, tu passes devant lui en le poussant presque.

Oh alors si ce n'est pas raisonnable je pars tout de suite. Ah non attends. Une pause. Je peux pas parce que j'ai nulle part où aller cette nuit. Mais t'as raison c'était bien con de venir te voir aussi tardivement. C'pas comme si j'avais sauté dans le premier avion. C'pas comme si j'avais fais 3h de route juste pour venir te voir et voir si tu allais bien. Tu te penches sur son lit prend ton sachet plastique et tu enlèves tes fringues de ce sac prête à te désaper sur le champ mais tu te ravises et envois balader tes affaires sur le lit.

C'est pas comme si j'avais volé un uniforme d'infirmière juste pour toi. Et tu tires sur la jupe. Regarde moi ça on dirait une pute ou une actrice porno ! Sérieux Nemesis t'es vraiment trop con.

Et t'es tellement en colère contre lui et contre toi même aussi. En colère pour ne pas avoir eu l'intelligence d'attendre les heures de visites normales. En colère d'avoir fait un acte aussi stupide et de voir qu'il en a rien a foutre. Tu passes une main dans tes cheveux pour te gratter le crâne. Et ta colère s'envole peu à peu et tu te retrouves juste comme une pauvre tâche en pleins milieu d'une chambre d’hôpital à péter un câble sur le mec que tu aimes et qui le sait même pas. Idiote, triste, paumée.

Putain tu me soules tellement. Mais tellement bordel. Et tu sais quoi ? Ton regard se pose sur lui, ta main le désigne négligemment. J'sais même pas pourquoi j'suis venue enfait. J'ai douté t'sais ? J'me suis dis non il va pas vouloir me voir sinon il m'aurait prévénu.. Mais j'dois être conne parce que au fond j'avais l'espoir que ce soit pas le cas. J'pensais que t'aurais été content de me voir, content de voir que j'étais prête à prendre l'avion, à voler une stupide tenue d'infirmière. Prête à retourner dans ce putain d’hôpital de merde !!  Tout ça juste pour prendre de tes nouvelles ! Tch quelle conne.

Et tu te retournes, lassée de tout ça. Tu te penches sur son lit pour ramasser tes affaires en silence comme le petit animal blessée et vexée que tu es.

hrp : #orchid

Message Dans Re: la reine de coeur et son joker △ betsabe | le Ven 7 Mar 2014 - 13:55
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betsabe & nemesis


juste un geste entre nous,
c'est ce qu'il me faut pour savoir

Elle s'énerve. Et tu comprends pas pourquoi elle semble si furieuse. C'est pas comme si c'était toi qui était parti du studio. C'est pas comme si c'était toi qui était dégoûté d'elle au point de partir suite à de misérables rumeurs. Tu la fixes, l'écoutant.

▬ Oh alors si ce n'est pas raisonnable je pars tout de suite. Ah non attends. Je peux pas parce que j'ai nulle part où aller cette nuit. Mais t'as raison c'était bien con de venir te voir aussi tardivement. C'pas comme si j'avais sauté dans le premier avion. C'pas comme si j'avais fais 3h de route juste pour venir te voir et voir si tu allais bien.
▬ C'est justement ce que je te reproche, putain ! Pourquoi t'as fait tout ça juste pour me rendre visite ?! Pour voir si j'allais bien ? Tu te fous de moi ? Quand tu t'es tirée, tu t'es pas inquiétée. Alors pourquoi tu le fais maintenant ? Parce que j'ai failli mourir ? La blague !

Tu voudrais la supplier de ne pas s'inquiéter de ton état de santé. Si elle s'inquiète déjà, qu'est-ce que ça va être dans 4 ans ? Nan, c'est hors de question qu'elle se fasse du souci pour un homme comme toi. Tu préfères encore la perdre et qu'elle te déteste, plutôt que de l'aimer à la vue de tous et lui briser le coeur à ta mort. Enfin, en supposant qu'elle veuille de toi. Ce qui est loin d'être le cas.

▬ C'est pas comme si j'avais volé un uniforme d'infirmière juste pour toi. Regarde moi ça on dirait une pute ou une actrice porno ! Sérieux Nemesis t'es vraiment trop con.
▬ C'est moi qui suit trop con ?! Je t'ai jamais demandé de faire tout ça pour moi !

Et la vérité étant que tu la trouves terriblement sexy dans cette tenue trop serrée. Mais tu te garderas bien de faire un commentaire à ce propos. Ce n'est ni l'endroit ni le moment.

▬ Putain tu me saoules tellement. Mais tellement bordel. Et tu sais quoi ? J'sais même pas pourquoi j'suis venue en fait. J'ai douté t'sais ? J'me suis dis non il va pas vouloir me voir sinon il m'aurait prévenue... Mais j'dois être conne parce que, au fond, j'avais l'espoir que ce soit pas le cas. J'pensais que t'aurais été content de me voir, content de voir que j'étais prête à prendre l'avion, à voler une stupide tenue d'infirmière. Prête à retourner dans ce putain d’hôpital de merde !! Tout ça juste pour prendre de tes nouvelles ! Tch quelle conne.

Tu fronces les sourcils tandis qu'elle te tourne le dos pour ranger ses affaires. Tu soupires et tu te masses la nuque. Qu'est-ce que tu devrais dire ? La vérité ? Non. Elle te prendrait en pitié. Et tu ne veux la pitié de personne. Pas même celle de la femme que tu aimes. Tu t'approches d'elle et tu poses ta main sur la sienne pour la stopper dans son action.

▬ Ecoute Betsabe. Je te reproche d'avoir pris des risques pour être venue me voir. Ça me fait réellement plaisir de te revoir, crois-moi. Mais j'aurais préféré qu'on se revoit dans des circonstances un peu plus calmes.

Ta main quitte la sienne et tu t'assieds sur ton lit en soupirant. Tu es lasse de tout ça. T'aurais préféré qu'elle ne vienne pas. Elle te pousse à bout. Elle te pousse dans ses bras. Et tu t'y laisserais volontiers aller. Mais ta fierté t'en empêche. Tout comme ton désir de la préserver. Cependant, plus t'y penses, et plus ça t'intrigue.

▬ Pourquoi avoir pris tant de risques juste pour prendre de mes nouvelles alors qu'un coup de téléphone aurait pu faire l'affaire ? Pourquoi braver l'interdit pour moi ?

La question te brûle les lèvres. Ça te semble évident mais ça paraît tellement improbable. Tu lèves les yeux vers elle, sourcils froncés. Tu dois savoir.

▬ Est-ce que t'as fait tout ça parce que tu m'aimes ?

Ça a claqué dans l'air, comme un coup de revolver. Elle détourne son regard. Tu secoues la tête, lâchant un juron bien audible.

▬ T'es une idiote Betsabe. Une parfaite idiote.

Tu passes près d'elle, allant regarder par la fenêtre. Tu te pinces l'arrête du nez, yeux clos, secouant une nouvelle fois la tête en soupirant. Tu te dis alors que tu préfères lui avouer la vérité. Peut-être qu'elle pensera que tu lui mens pour éviter de sortir avec elle. Elle te criera dessus, te dira que t'aurais pu trouver une autre excuse. Elle te traitera de connard dans sa langue, et cette fois elle le pensera. Et elle partira en te crachant sa haine au visage. Excellent plan. Elle souffrira moins comme ça. Tu reviens vers elle et tu la regardes. Tu écartes une mèche de ses cheveux pour la glisser derrière son oreille. Ton regard est sérieux, sincère.

▬ Je t'aime Betsabe. Mais, toi et moi, ça ne peut pas coller. Et face à son regard interrogateur, tu ouvres ton coeur. Je vais mourir.

Message Dans Re: la reine de coeur et son joker △ betsabe | le Ven 7 Mar 2014 - 15:50
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te quiero cabron


Quand tu t'es tirée, tu t'es pas inquiétée. Alors pourquoi tu le fais maintenant ? Parce que j'ai failli mourir ? La blague !

Reproche. Ça te fait mal mais tu encaisses et tu continues ta tirade. Parce qu'il t'énerve. Il t'énerve à pas comprendre que tu l'aimes et que c'est pour ça que tu as fais tout ça. Il t'énerve parce qu'il comprend pas que si tu étais partie c'était pour toi et toi seule et que ça n'avait rien à voir avec lui. Et tu voudrais hurler que dès que t'as posé un pied dans ton appartement et que tu t'es rendu compte que tu étais seule t'avais qu'une envie c'était de revenir dans ses bras. T'as envie de lui claquer à la gueule des mots doux entre deux coups de poings pour qu'il comprenne. Qu'il comprenne à quel point tu tiens à lui.

Alors tu grognes, soupires. Tu es si déçue. Tu t'étais encore une fois bien trop enflammée pour rien. Toujours mettre la charrue avant les bœufs, toujours à allumer la flamme avant d'avoir le feu. Sa main se pose sur la tienne pour t'arrêter dans ton geste. Tes yeux se glissent se celle ci, mordillement de lèvre avant de te redresser en croisant les bras.

 Pourquoi avoir pris tant de risques juste pour prendre de mes nouvelles alors qu'un coup de téléphone aurait pu faire l'affaire ? Pourquoi braver l'interdit pour moi ?

Tu fronces les sourcils. Il n'a toujours pas compris mais quel idiot. Alors tu prends une profonde inspiration. Tu sers inutilement les poings. Tu t’apprêtes à le dire. Enfin. Après trois mois de doutes et un mois de certitude. Tu vas le dire.

Est-ce que t'as fait tout ça parce que tu m'aimes ?

… Quoi ? Tu piques un fard et tu détournes le regard. Merde merde merde. Tu voulais le lui dire et voilà qu'il te coupe dans ton élan. Idiot. Mais il ne s'arrête pas là non seulement il te claque ça dans la gueule mais en plus il lâche un juron avant de te traiter d'idiote. De parfaite idiote même.

Ah parfait. T'as une vague d'émotion qui vient te prendre les tripes. Et t'as juste l'impression de sombrer. Vraiment très profondément et tu t'sens mal. Vraiment. Vraiment très très mal. Est-ce que ça veut dire que tu viens de te prendre un râteau ? Sans même avoir rien dit ? Wo dis donc tu fais fort Betsabe. Alors tu te retournes pour lui faire face rassemblant le peu de dignité qu'il te reste encore. Hors de question d'abandonner sans lui avoir dit de vive voix. Question d'honneur.

Mais déjà il s'approche de toi et tu ravales ta fierté. T'ouvres la bouche mais t'as les mots qui veulent pas sortir. Lâcheurs. Tu inspires quand il passe sa main dans tes cheveux. Bordel arrête de me faire de l'effet Nem.. Arrête parce que j'ai pas le droit de t'aimer. Parce que tu m'aimes pas to...

Je t'aime Betsabe. Explosion. Choc. Mais, toi et moi, ça peut pas coller. Tu sers les poings, hausse un sourcil défaitiste, tu t'en doutais mais quelle est son excuse hein ? On sort pas entre membres du personnel ? T'es trop chiante? J'en aime aussi une autre ? Hm ?

Je vais mourir.





Tu pouffes, ça dure une seconde. Parce que ton cerveau s'est juste déconnecté. Tu rigoles. Tu rigoles mais ton rire est dément. Tu déconnes ? Tu rigoles mais c'est pas marrant. Alors tes yeux se plongent dans les siens. Il a l'air tellement sérieux. T'as l'impression de chuter. C'est pas drôle. Tes sourcils se froncent. Alors c'est ça ton excuse à la con ? T'as pas trouvé mieux ?! Tu sens la colère qui monte en toi et qui fait rougir tes joues. Ta main se soulève sans que tu la contrôles et elle s'abat violemment sur sa joue. Connard ! Lâche ! C'est nul de dire ça !

Mais tu vois ses yeux. Bordel ses yeux. Il a l'air si triste, si sincère. Ta main se serre et tu la portes à ta bouche. Non.. Tu recules, tremblante, hésitante. Oh mon dieu... Oh mon dieu... Complaintes. Ses mots déchirent ton cœur. Charpie. Et tu recules encore jusqu'à heurter le mur. Tu l'as pas senti mais t'as tes yeux qui se sont mit à pleurer. Et ça coule. Ça coule tellement fort. Alors tu glisses contre le mur et tu t'accroupies comme la petite chose inutile que tu es. Et tu pleures toutes les larmes de ton corps. Bordel t'as jamais pleurer comme ça. Parce que là t'as juste l'impression d'avoir tout perdu. Tout. Putain. de. Perdu.

Coucou Betsabe je suis ton destin et je t'informe qu'en plus de ne jamais sentir, de ne jamais enfanter, tu vas voir l'homme que tu aimes mourir. Allez bonne journée.

Tu entends ses pas s'approcher de toi. Mais toi tu veux pas qu'il vienne te voir alors tu lèves la main en l'air et tu lui fais signe de s'arrêter tout de suite. Laisse moi. Tu dois réfléchir. Tu dois penser. T'as besoin de plus que de quelques minutes pour réaliser ce qu'il vient de dire et mettre en parallèle tout ce que ça implique pour toi. Oui parce qu'il t'aime. Il l'a dit et même si le bonheur a été de courte durée il l'a quand même dit.

Alors tu repenses à tout vos moments. Tu repenses à votre dernière conversation. Tu repenses à ta conversation avec Sarah. Tout tu mets tout en parallèle. Ça fuse dans ta tête, t'as du mal à comprendre les souvenirs que tu t'infliges en boucle. Tu pètes un câble, t'as les nerfs qui pètent. Son sourire, ses yeux, lui au dessus de toi entrain de te faire l'amour, lui entrain de t'aider à faire la vaisselle, les cartons. Son cadeau de noël, son visage illuminé par ton porte clé. Tu n'en as pas eu assez. Tu n'en as vraiment pas eu assez. Vraiment pas.

Tu renifles, te mordillant la lèvre pour retenir tes larmes. Ça suffit de jouer les petites filles Betsabe tu es une grande fille, tu es adulte. Adulte et responsable. Et à l'heure actuelle tu sais parfaitement ce que tu veux, et ce que tu veux c'est lui. Alors tes yeux se plongent dans les siens. Humides mais déterminés tu l'observes intensément.

Nemesis. Tu déglutis, soupire. Calme, assurée et lentement te met debout pour te tenir bien droite. Tu te souviens de notre dernière conversation ? Tu m'as dis : Tu es une battante, Betsabe. Si tu y mets tout ton coeur, je suis persuadé que tu parviendras a réalisé ton rêve. Tu te souviens ? Tu laisses l'information planer. Tes yeux se baissent un instant. Tu mets de l'ordre dans tes idées avant d'entrouvrir la bouche. Tu t'approches de quelques pas, tu t'avances jusqu'à lui. Ta main se glisse sur sa joue celle encore rouge à cause de ta baffe de tout à l'heure. Tu la caresses et tu souris. Rassurante, aimante, sincère. Nem. Tes yeux luisent. Mon rêve c'est toi.

Et tu t'approches pour déposer un bisou sur sa joue. Simple. Tendre. Avant de le prendre dans tes bras. Tu niches ton visage dans son cou, bordel il sent vraiment très bon. T'as encore envie de pleurer alors t'as la voix qui déraille mais tu veux quand même dire ce que tu as à dire. Parce que tu en as marre d'attendre, t'as plus le temps d'attendre. J'm'en fou qu'il te reste un mois ou un an à vivre, je veux rester avec toi. Je te laisserais pas me dire non. Je te laisserais pas me rejeter sous prétexte que tu veux pas me voir souffrir parce que ce qui me ferait vraiment souffrir ce serait de te savoir mourant mais de pas être là pour te tenir dans mes bras.Tu le serres un peu plus. Donc ferme là et aimes moi connard. Tu relèves le visage, tes yeux se plantent dans les siens. Allez Betsabe vas y, dit le. Parce que je t'aime aussi. Et tu rougis, comme une enfant, dans un corps de grand.

hrp : FEEELZ #orchid


Message Dans Re: la reine de coeur et son joker △ betsabe | le Ven 7 Mar 2014 - 17:59
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betsabe & nemesis


juste un geste entre nous,
c'est ce qu'il me faut pour savoir

Elle rit. D'un rire dément, fou. Un rire désespéré, brisé. Tu la regardes. T'aimerais pouvoir dire que tu ressens rien, là, tout de suite. Mais son rire te blesse autant que tes mots l'ont certainement blessée.

▬ Tu déconnes ? C'est pas drôle. Alors c'est ça ton excuse à la con ? T'as pas trouvé mieux ?!

Tu retiens un sourire. Voilà, elle te hait. Et c'est certainement mieux ainsi. Sa colère, sa déception. Tu pourrais presque les attraper dans tes mains. Tension palpable. Et le choc ne tarde pas. Elle te gifle. Tu t'en doutais un peu. Tu restes immobile, visage tourné sur le côté en raison de la puissance de sa baffe. Tu la mérites sans doute. Tu laisses un court silence planer avant te tourner lentement la tête vers elle, replongeant ton regard dans le sien.

▬ Connard ! Lâche ! C'est nul de dire ça !

Ce serait nul de dire ça si c'était faux, en effet. Elle devrait pourtant savoir que tu n'es pas le genre de personne qui prend ce sujet à la rigolade. Puisque tu es toi-même condamné. Soudain, Betsabe semble réaliser que tu es sérieux. Plus que jamais. Elle s'écarte, s'éloigne à reculons. Elle heurte le mur et se laisse glisser contre. Tu l'observes un moment, hésitant. Puis tu t'approches mais elle t'arrête bien vite.

Tu respectes son choix et tu t'assieds sur ton lit. Il lui faudra certainement du temps pour digérer. Tu la regardes longuement alors qu'elle semble perdue dans ses pensées. Autant en profiter maintenant. Tu risques de ne pas la revoir avant un bon moment. Mais, finalement, elle relève la tête et croise ton regard. Ses yeux sont encore remplis de larmes, mais une autre lueur domine. Détermination. Tu fronces les sourcils alors qu'elle se lève. Droite comme une reine. Et ça ne te rassure pas.

▬ Tu te souviens de notre dernière conversation ? Tu m'as dis : Tu es une battante, Betsabe. Si tu y mets tout ton coeur, je suis persuadé que tu parviendras a réalisé ton rêve. Tu te souviens ?

Tu penches la tête sur le côté avant d'acquiescer. Elle baisse les yeux et finit par s'approcher. Doucement. Elle lève la main et tu as un mouvement de recul. Une gifle okay, mais deux, faut pas abuser non plus. Et finalement non. Elle caresse ta joue, ce qui te laisse perplexe.

▬ Nem. Mon rêve c'est toi.

Tu clignes des yeux avant de retirer sa main de ta joue et de faire un pas sur le côté pour t'éloigner d'elle. Tu piges pas là. Un aveu comme le tien, y a de quoi refroidir n'importe quelle femme, aussi enflammée soit-elle. Elle revient presque à la charge et embrasse ta joue à présent.

▬ Betsabe...

Et elle se colle contre toi, t'enlaçant de ses bras. Tu ne peux plus fuir. Tu pensais que ce serait plus facile. Qu'elle te détesterait. Et tu serais mort seul avec tes sentiments. Sans faire de mal à personne. Mais il a fallu que Betsabe foute en l'air ton plan. Les femmes resteront un mystère entier pour toi. Comme pour tous les hommes.

▬ J'm'en fous qu'il te reste un mois ou un an à vivre, je veux rester avec toi. Je te laisserais pas me dire non. Je te laisserais pas me rejeter sous prétexte que tu veux pas me voir souffrir parce que ce qui me ferait vraiment souffrir ce serait de te savoir mourant mais de pas être là pour te tenir dans mes bras. Donc ferme-la et aime-moi connard.

Tu soupires, secouant la tête. Tu t'apprêtes à lui sortir un long discours sur le peu que tu pourrais lui apporter sachant le temps qu'il te reste à vivre. Mais, encore une fois, Betsabe en décide autrement.

▬ Parce que je t'aime aussi.

Tu baisses les yeux vers elle, croisant son regard et constatant ses joues rouges. On dirait une femme amoureuse. Non. C'est une femme amoureuse. Une femme qui t'aime toi. Toi et ton indifférence. Toi et ton sarcasme. Toi et tous tes autres défauts. Et uniquement toi. Tu te tortilles plus ou moins, la faisant reculer. Tu secoues négativement la tête avant de laisser ton front rejoindre son épaule.

▬ T'as pas le droit. T'as pas le droit de me dire ça, Betsabe. Pas après ce que je viens de t'annoncer. S'il te plaît...

Tu te redresses, regardant le plafond avant d'inspirer profondément. Hors de question de te laisser aller. Tu ne l'as pas fait devant Anshu et Drew, ce n'est pas devant Betsabe que ça arrivera.

▬ Tu peux pas me forcer à accepter. Tu peux pas me forcer à être heureux avec toi alors que tout s'arrêtera brutalement dans 4 ans. Tu peux pas me faire cette promesse, Betsabe... tu peux pas... tu peux pas...

Et tes lèvres se posent sur les siennes. Suppliantes, désireuses. Tes bras puissants s'enroulent autour de sa taille, la ramenant contre toi. Et tu la serres contre toi avec toute la force que tu as. Comme si c'était la première fois. Comme si c'était la dernière fois. T'as envie d'y croire. Même si la réalité te rattrape bien vite. Tes lèvres quittent les siennes.

▬ Je t'aime Betsabe... plus que de raison...

Et tu jettes les armes à ses pieds, t'abandonnant à ses bras et déposant une nouvelle fois tes lèvres sur les siennes.

Message Dans Re: la reine de coeur et son joker △ betsabe | le Sam 8 Mar 2014 - 11:00
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porque te vas


Son visage te répond non mais tu vois bien que son cœur crève d'envie de te dire oui. Et ça t'ennuie un peu de le faire douter comme ça. Ça t'ennuie un peu de voir qu'il est obligé de résister de toutes ses forces pour ne pas accepter ton amour. Son visage se laisse tomber sur ton épaule, instinctivement tu glisses ta main dans ses cheveux. Mais tu soupires. Parce que tu le sens pas, et ça te bouffe de te rendre compte de ça tout en sachant pertinemment qu'il te reste peu de temps avec lui.

T'as pas le droit. T'as pas le droit de me dire ça, Betsabe. Pas après ce que je viens de t'annoncer. S'il te plaît...

Tu te mordilles la lèvre pour ravaler tes sanglots au son de sa voix qui déraille. Tu espères qu'il ne pleurera pas devant toi. Parce que même si t'as l'habitude de pleurer en ce moment tu supportes pas de voir quelqu'un d'autre le faire. Ça te terrifie. Mais ce qui te terrifie encore plus ce serait de voir Nemesis O'Connor craquer à cause de tes mots. Craquer à cause de toi, parce que t'es pas prête, t'es pas prête à le voir pleurer, ni à le voir mourir d'ailleurs. T'as beau l'aimer comme jamais et lui assurer que tu resteras avec lui t'es pas encore prête à le voir partir. Alors tu bouges pas, tu restes stoïque et tes yeux se glissent sur lui. Triste, perdue, amoureuse. Tu tu tortures la lèvre aussi en attente de ses mots.

Tu peux pas me forcer à accepter. Tu peux pas me forcer à être heureux avec toi alors que tout s'arrêtera brutalement dans 4 ans. Tu peux pas me faire cette promesse, Betsabe... tu peux pas... tu peux pas...

4 ans... Donc voilà. La date est fixée. T'as quatre ans pour l'aimer. T'as quatre ans pour faire de lui le plus heureux des hommes. 4 ans ça te semble long mais tu ne sais que trop bien que ce sera définitivement trop court. T'as le cœur qui se sert.

Et il t'embrasse. Enfin. Et ce baiser à un goût d'adieu, un goût d'amour. Tu n'as pas fermé les yeux, et tu le vois te serrer contre lui, tu sens ton souffle se réduire, coupé. Tu vois son visage, triste, suppliant. C'est la porte ouverte à tant de sentiments contradictoires que tu décides de prolonger le baiser. Alors tu fermes enfin les yeux et tu te laisses aller. Parce que ce sera peut-être la dernière fois que tu gouteras à ses lippes. Et bordel qu'est-ce que tu en avais rêvé de ce baiser. Jour et nuit à fantasmer. Ton cœur bat la chamade.

Je t'aime Betsabe... plus que de raison...
Moi aussi Nemesis.. tellement.. tellement fort.

Instinctivement. Passionnément. Et tu regoutes à ses lèvres. Tu profites parce qu'à partir de maintenant tout à un goût de dernière fois avec lui. Mais c'est beau. C'est beau parce que tu sais. Tu sais que qu'importe le temps, qu'importe les épreuves, tu resteras avec lui. Tu sais maintenant qu'il est l'homme de ta vie. Ça se sent dans ses baisers, ça se lit dans les palpitations irrégulières de ton cœur, ça s'entend dans les ailes de papillons qui volent dans ton ventre, ça se voit dans les frissons qui parcoure ta peau. Tes mains glissent lentement le long de son cou pour venir encadrer approximativement sa mâchoire et tu romps le baiser dans un long souffle ardent. Tes yeux quittent ses lèvres pour venir se nicher dans les siens. Iris azurée, Iris assurée.

Regarde moi bien Nemesis O'Connor. Tu recules légèrement ton visage et tu te mets sur la pointe des pieds pour être sûr qu'il voit bien à quel point tu es sérieuse et que ce que tu t'apprêtes à lui dire ne sera pas de la rigolade. Je t'aime et tu m'aimes alors on va rester ensemble. Tu fronces les sourcils. On va s'aimer pendant quatre ans j'vais te faire bouffer de l'amour et du bonheur jusqu'à ce que tu exploses. Je vais t'offrir les quatre plus belles années de ta vie et tu vas m'offrir les quatre plus belles années de ma vie. Je serais là avec toi jusqu'à la fin tu entends. Tu sers un peu plus son visage entre tes mains et tu relèves son menton vers toi. Et j'te laisserais pas mourir tout seul comme le pauvre connard sadique et arrogant que tu es parce qu'à partir de ce jour tu es MON connard sadique et arrogant. T'as compris ?

Et tes lèvres retrouvent de nouveau les siennes, magnétiques, le temps d'un court baiser. Et puis tu poses ton front contre le sien et tu fermes les yeux, tu voudrais juste le sentir contre toi. Tu voudrais seulement pouvoir sentir son contact, sa peau, ses muscles, sa barbichette, se dessiner sous tes doigts. Rien qu'un peu. Et tu supplies Dieu de t'offrir ça. Tu te concentres fort, vraiment fort. Mais il y a rien à faire, tu le sens toujours pas. Por favor.. par favor.. une larme glisse le long de ta joue. C'est injuste. Vraiment injuste parce que toi t'es là comme une pauvre cruche à essayer de le sentir alors qu'il lui reste à peine quatre ans à vivre. Et tu t'imposes à lui, insensible alors qu'il pourrait vivre une si belle histoire avec une autre femme. Une femme qu'il peut toucher, une femme qui peut le toucher aussi. Sanglot étouffé, tu éloignes ton visage du sien. Tes mains quittent sa peau pour venir essuyer les larmes sous tes yeux. Non. Tu arrêtes ça tout de suite Betsabe. T'as réussi à vaincre ce don une fois pour réaliser ton rêve tu peux bien le faire une deuxième fois pour ton nouveau rêve. Alors tu renifles, tu lèves les yeux pour souffler tout ses sentiments négatifs, ses pensées inutiles et nocives et tu souris.

J'vais y arriver. Promis.

Ta main se glisse sur sa joue puis sur sa petit barbichette que tu glisses entre tes doigts avec tendresse. Nostalgique. Bouffée de chaleur quand tu repenses à tout ce qu'elle a parcouru comme chemin sur ta peau cette barbichette mais ton regard se glisse sur ton sachet plastique et soudain tu te rappelles d'un truc. Tu sursautes. Oh j'avais oublié ! Tes mains se posent sur son torse et tu l'obliges lentement à s'allonger sur son lit, souriant en coin. Allez allongez vous monsieur O'Connor je vais vous chercher votre remontant.

Puis toute pimpante tu te penches vers ton sachet pour y sortir un vieille emballage pourri d'aéroport. Tu pouffes – parce que ça a l'air ridicule si on sait pas ce que s'est. Et tu l'attrapes des deux mains avant de te diriger en l'agitant de gauche à droite. Regarde un peu ce qu'on a par ici. Et tu lui tends le sachet avec écrit dessus : biscuits sablés saveur mangue, un grand sourire sur les lèvres. Tu l'avais vu en allant te chercher à boire à la machine et comme t'avais juste assez pour ça tu l'avais pris et tu étais allé boire aux toilettes. Tu te grattes le cuir chevelu un peu gênée. Bon ça vaut pas les miens mais comme je suis un peu partie sur un coup de tête j'ai pas eu le temps de te faire un gâteau. Et lentement tu te glisses à côté de lui, nichant ton visage dans son cou. Étreinte. Tu profites de son odeur et de ses bras le temps qu'il mange son gâteau et tu te rends compte à quel point tu t'y sens bien. À quel point il avait pu te manquer en un mois. Et de ce fait tu te rends indubitablement compte à quel point il te manquera dans quatre ans. Tu soupires tandis que ta main se glisse sur son cœur. Tu le regardes un instant et puis tu te mordilles la lèvre, hésitante. Tu sais pas si tu veux savoir au fond.

Hm.. Nem.. Pourquoi tu vas mourir ?  

hrp : lov #orchid


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