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 [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]

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MessageSujet: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockMer 15 Nov 2017 - 23:55

Let's go back to the start
feat. Ezéchiel Prince - date. mi-novembre





Avant de partir pour le club de musique, tu as craqué. Tu as craqué, tu as agis instinctivement, avec cette envie, avec ce besoin qui te ronge les tripes depuis des jours ; avec cette habitude qui est là depuis des semaines, des mois maintenant. Et tu t'es abaissé pour lui dire au revoir, pour glisser tes lèvres sur les siennes alors que tu avais réussis jusqu'à présent à ne pas le faire. Et tu t'es stoppé, en plein milieu de ton geste, et tu as reculé un peu soudainement après avoir récupéré le premier truc qui traînait sous le lit, en disant que tu en avais besoin. Alors que c'était totalement faux. Tu avais juste eu cette habitude, cette envie de l'embrasser pour lui dire au revoir, pour lui dire que tu reviendrais tout à l'heure, pour lui dire que tu ne partais pas longtemps.

Ce baiser que tu déposais sur ses lèvres avant toute cette histoire, ce baiser qui te faisait l'embrasser en souriant, ce baiser qu'il approfondissait toujours pour te garder un peu plus avec lui le matin avant que tu n'ailles courir, le soir avant que tu ne partes pour les clubs. Ce baiser que tu déposais en riant contre ses lèvres lorsqu'il marmonnait des choses intelligibles parce que tu osais le déconcentrait lorsqu'il jouait, ce baiser qu'il demandait si tu osais le quitter sans en déposer un sur ses lèvres. Ce baiser, Killiam.

Et t'étais parti, enfonçant tes écouteurs dans tes oreilles, sac à dos sur l'épaule juste pour faire deux trois papiers pour le club de musique. Merde, Killiam, dire que tu t'étais dis que tu tiendrais, que ce n'était pas grave, que tu y arriverais, que ce ne serait pas trop difficile, que ce n'était rien d'insurmontable... et pourtant, t'as cette dépendance, Killiam, cette dépendance à lui, ce besoin de le toucher, de l'embrasser, de te rassurer... te rassurer qu'il est vivant, que c'est bien lui, que c'est vraiment lui. Tu avais régler rapidement quelques paperasses avant de repartir aussi rapidement que tu étais venu, retrouvant ton bungalow, puis ta chambre.

Tu abandonnes ton sac sur le sol, de même pour tes chaussures que tu enlèves bien vite avant de te laisser tomber sur le lit, enfonçant ton visage dans l'oreiller, faisant comme si de rien n'était, faisant comme si tu n'avais pas pensé à ce baiser que tu avais voulu lui donner depuis que tu étais parti, faisant comme si tout allait bien. Parce que tout va bien, n'est-ce pas, Killiam ?

Aaaah, j'aurais pas dû aller courir ce matin j'ai mal partout j'ai dû mal m'étirer j'suis KO, ronchonnes-tu, la tête enfoncée dans l'oreiller avant de te glisser sur le flanc pour l'observer.

Tu détailles son visage qui semble un peu ailleurs, alors tu décides de ne plus rien ajouter, et tu te contentes de l'observer, de le détailler, de le contempler... avec cette mélancolie au cœur, avec cette petite voix qui te souffle que bientôt, tout sera terminé, qu'il partira parce qu'il faut qu'il se retrouve, parce qu'il faut qu'il retrouve ce lui qui est si unique, et non pas qu'il se retrouve dans ce vous dépendant. Alors tu le regardes, Killiam, avec cette étrange lueur dans les yeux, avec cette impression qu'il faut que tu le laisses partir, et ce besoin, ce désir, de le garder à jamais avec toi, parce que sinon, tu ne pourrais tout simplement pas survivre.

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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockJeu 16 Nov 2017 - 20:29

-- puis la porte se referme et tu restes là, tu restes là, tandis que ton regard se baisse pour se perdre dans ce silence ambiant qu'à laissé son drôle de départ.

Tout a changé, tout change, continuellement et tout est différent à présent ; alors tu restes là, peut-être un peu trop longtemps, avant que tes pieds ne glissent sur le sol et que tes jambes s'animent pour rejoindre son bureau où tu viens t'y asseoir ; nonchalamment, ton visage se reposant sur une main alors que sa jumelle s'empare d'un critérium trouvé là, revenant à des inscriptions et des dessins sans véritable intentions, ton bracelet bougeant à chacun de tes mouvements -- t'as jamais été doué en dessin Ezéchiel, ton truc à toi c'est la peinture, faut croire que cette discipline est trop pointilleuse pour la brusquerie dont tu fais preuve ; mais tu dessines actuellement, simplement pour faire autre chose que lire ou jouer, juste pour t'occuper l'esprit et t'aider à te concentrer.

Le temps passe, s'écoule, lentement, doucement, dans l'attente du retour, alors que la feuille du carnet est à présent toute gribouillée, tandis que d'un regard ennuyé, tu glisses ton doigt sur l'écran de ton téléphone posé sur la table, voguant d'une application à une autre, crayon toujours dans ta paume ; et tu te manges les lèvres.

T'es pensif, Ezéchiel.

Tu l'entends avant même qu'il n'entre, comme si tout tes sens se mettaient en alerte à sa simple présence dans le bungalow et, quand enfin il entre dans la chambre, tu redresses le visage et l'observe, tout concentré qu'il était à se débarrasser de son sac et de ses chaussures comme d'un fardeau ; et tout muet que tu es, tu ne le quittes pas des yeux jusqu'à ce qu'il atteigne le lit - avant qu'il ouvre la bouche et un sourire discret se glisse sur tes lèvres avant que ton menton ne viennent à s'abaisser, pour te retrouver le nez dans ton carnet que tu personnalisais.

Tu reprends bêtement tes gribouillages alors que cette petite esquisse ne quitte pas tes lèvres, totalement hermétique à son regard scrutateur et toi, toi, Ezéchiel, dans ta petite tête, t'es toujours aussi pensif et dans tout cela, tu t'émerveilles toujours à ce sentiment qu'il t'apporte, au fait que ton palpitant s'engraine toujours si vite et ta peau qui s'échauffe seulement parce qu'il est là, avec toi -- et t'as toujours un peu de mal à réaliser que tu l'aimes excessivement.

J'ai toujours trouvé que se lever à une heure pareille pour faire du sport, c'était seulement ton côté masochiste qui s'exprimait, souffre en silence toi qui ose quitter la chaleur du lit et mes bras, forts, musclés et saillants. fit-il enfin d'une voix basse, lente et tendre, alors que ses derniers mots retenaient cette taquinerie sous-jacente qu'il recouvrait petit à petit alors que les jours s'écoulaient, alors qu'il se retrouvait et disparaissait par moment - toujours est-il qu'il n'avait pas changé ; et c'est bien cela qui le tracassait actuellement.

Il te jette un coup d’œil et trouve directement tes orbes grises qui semblaient le contempler depuis un moment et sans pouvoir le retenir, ses joues s'échauffèrent avant qu'il ne vienne se concentrer à nouveau sur ce qu'il faisait, soudainement déconcentré ; un comportement qu'il adoptait en ce moment, peut-être légèrement fuyant, le temps qu'il retrouve son assurance et cette impétuosité qui le caractérise.

Au fait... Tu sais, tout à l'heure, quand tu es parti... et tu cherches à savoir comment t'exprimer correctement durant une demi seconde, avant de reprendre. Tu sais que rien a changé entre nous, sur ce plan là ? Je veux dire... amoureusement et sexuellement parlant, y a rien qui change... C'est juste... Okay, je suis un peu distant parce qu'il me faut du temps, tu vois mais... voilà...

-- et tu t'étonnes que tes joues te brûlent.
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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockJeu 16 Nov 2017 - 20:54

Let's go back to the start
feat. Ezéchiel Prince - date. mi-novembre





Tu le détailles, le contemples. Tu le contemples comme une œuvre d'art, Killiam ; comme une œuvre d'art que tu aurais perdu des décennies et que tu retrouvais enfin, tu le contemples comme s'il allait disparaître à l'instant, se dissoudre dans l'air, s'évaporer, tu ne sais pas... Mais tu le contemples, de ces yeux amoureux, de ce regard que tu ne contrôles pas. Un sourire vient étirer tes lèvres quand il prend la parole, te taquine avec ce qu'il semble être une facilité, et pourtant, pourtant tu sais à quel point c'est difficile de plaisanter.

Vous échangez un léger regard, et le voilà reparti dans ses dessins alors que tu restes sur le lit. Tu as cette envie horrible de lui dire de te rejoindre pour pouvoir le garder contre toi, pour pouvoir le protéger de tes bras, pour que ton corps soit son donjon, sa protection, ses derniers remparts.

Et alors il prend la parole, et tu te mords la lèvre, va pour lui couper la parole et lui demander de t'excuser, de te pardonner, parce que tu sais que tu n'aurais pas du, mais tu te retiens, parce que tu sais qu'il a besoin de temps pour mettre en ordre les mots dans son esprit, parce que tu sais qu'il a besoin de dire les choses, parce que vous vous étiez toujours tout dit... alors pourquoi s'arrêter maintenant ? Alors tu attends, et tu l'écoutes.

Tu sais que rien a changé entre nous, sur ce plan là ?

Si... si, tout a changé sur ce plan là. Que ce soit amoureusement comme sexuellement. Du moins, non, non ça n'a pas changé, tu l'aimes toujours autant, si ce n'est plus, tu l'aimes toujours à n'en plus pouvoir, à en crever. Tu l'aimes toujours à en tuer, mais tu ne le laisseras pas se reconstruire totalement dans votre relation, dans ce vous dépendant, alors qu'il a besoin d'être seul, de n'être que lui, de se reconstruire pour être lui, et non pas accompagné de toi. Parce qu'il faut qu'il soit seul pour se retrouver, parce qu'il faut qu'il soit seul pour être de nouveau lui-même, et ce n'est pas en l'enfermant dans cette chambre, avec toi, comme si tu pouvais le protéger de tout, qu'il allait se reconstruire, au contraire, ça n'allait pas du tout l'aider.

Alors tu détournes le regard, observant Haku qui vient se frotter à ses jambes pour demander de l'attention et quelques caresses. Tu ouvres la bouche, la refermes, puis tu te redresses, t'asseyant en tailleur sur le lit, ton regard survolant ta main encore bleue, encore abîmée, encore toute fracassée. Ta main gauche vient frotter ta nuque après avoir emmêlé tes cheveux et tu souffles alors, lentement, comme si ça te faisait mal de le dire, comme si le dire allait tout détruire, comme si le dire allait briser le rêve qu'un jour tout irait :

Je sais que y'a rien qui change... mais tu sais, et je sais aussi que t'as besoin de te reconstruire toi, et pas de nous reconstruire nous.

Peut-être que tu t'es mal exprimé, sûrement même. Peut-être même qu'il ne comprendra pas ce que tu essaies de lui dire, et ça te fait si mal, si mal, tellement mal Killiam. Tu baisses les yeux sur tes mains qui viennent se poser sur tes chevilles et tu les observes, tu observes ses doigts si différents des uns des autres, une main dont le reflet est devenu un monstre. Tu inspires, expires doucement, inspires de nouveau avant de relever le regard pour attraper le sien... ô que tu l'aimes, son regard Killiam, tu pourrais détailler son regard tous les jours, sans t'en lasser.

Et... et pour te reconstruire toi, il faut pas que tu sois avec moi. Il faut que tu sois... seul ? Enfin, pas tout seul, mais genre, seul, j'veux dire, sans aucune relation qui pourrait te définir, tu vois ? Putain...

Et tu détournes le regard, baissant même la tête.

Putain qu'est-ce que t'es en train de dire, Killiam ?
Qu'est-ce que t'es en train de faire, Killiam ?
Bordel Killiam, qu'est-ce que t'es en train de foutre ?

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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockJeu 16 Nov 2017 - 22:18

A l'entente de sa voix, tu stoppes tes gestes alors que la mine du crayon se casse contre la feuille tandis que ton sourcil se fronce dans l'incompréhension et il te faut quelques secondes où ton regard divague d'un œil à l'autre avant de relever le menton pour l'observer plus franchement ; et tu sens cette atmosphère si fragile de tranquillité et de paisibilité s'envoler, pour une conversation sérieuse que tu ne croyais pas prendre.

Et... et pour te reconstruire toi, il faut pas que tu sois avec moi. Il faut que tu sois... seul ? Enfin, pas tout seul, mais genre, seul, j'veux dire, sans aucune relation qui pourrait te définir, tu vois ? Putain...

Le silence se prolonge et tu le prolonges Ezéchiel, tu le prolonges alors que tes yeux papillonnent bêtement, essayant de comprendre le sens de ses paroles qui te semblent hors propos et puis - peut-être pas vraiment au final. Tu ne sais pas quoi dire, tant tu sembles pris au dépourvus et il te faut ce silence qui prolonge, ce temps qui s'écoule, pour que tes lèvres se délient, avec cette lenteur craintive et perdue :

Je... Je ne comprends pas... et tu sembles presque dépité, alors que tu te désoles de son visage baissé. Je sais bien que je dois me... reconstruire... mais... c'est ce que je suis entrain de faire ? Je... oui, je suis centré sur moi, pour le moment... avant de pouvoir... de... qu'on soit comme avant... et tu sembles si peu assuré alors que dans ton envie de lui répondre, tu te perds toi-même. Je... je comprend pas pourquoi je dois pas être avec toi... et tu sembles soudainement terrifié au simple fait de le dire, comme si tu réalisais vraiment ce que ces mots signifiaient.

Est-ce que... est-ce que t'essaies de casser avec moi, là... ?

-- et le crayon roule, roule avant de tomber au sol.
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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockJeu 16 Nov 2017 - 22:49

Let's go back to the start
feat. Ezéchiel Prince - date. mi-novembre





Y'a ton cœur qui se serre quand il prend la parole. Non, bien-sûr que non il ne comprend pas, Killiam, parce qu'il n'y a rien à comprendre, c'est à n'y rien comprendre. Il n'y a aucune logique à tes mots, aucune logique à ce que tu veuilles l'éloigner de toi, à ce que tu veuilles qu'il se reconstruise seul, sans toi à ses côtés, juste lui. Il ne comprend pas, et il t'explique pourquoi il ne comprend pas. Il ne comprend pas pourquoi il ne doit pas être avec toi, et tu te mords la lèvre, sans oser le regarder, sans oser le dire.

Bordel Killiam, qu'est-ce que t'es en train de foutre ? T'en as pas envie, et tu veux pas que ça arrive, c'est la pire chose qui pourrait t'arriver, alors pourquoi tu l'y pousses ? Pourquoi tu lui dis de partir ? Pourquoi tu lui dis de se construire tout seul ? Pourquoi tu lui fais comprendre que c'est lui et non plus vous ? Pourquoi tu as lâché tes doutes, d'un coup, comme ça, sans réfléchir plus de cinq minutes à l'importance que tes mots auraient ?

Est-ce que... est-ce que t'essaies de casser avec moi, là... ?

Et cette phrase te fait si mal, Killiam, si mal, tellement mal. Parce que non, non ce n'est pas ça que tu veux, et pourtant tu sais que ce serait le mieux. Le mieux de se reconstruire seul, sans penser à une relation à garder derrière ; ne penser qu'à soit, et ne pas penser à l'autre ; ne penser qu'à sa guérison, qu'à se retrouver, qu'à se ressourcer et rien d'autre, ne pas penser au fait qu'il y a une autre personne à côté, ne pas penser aux obligations d'une relation, ne pas penser à tous ces gestes que l'on ne fait plus...

Tu quittes ta position, t'asseyant sur le bord du lit et t'étirant pour attraper le bas de la chaise et tirer Ezéchiel vers toi, mettant la chaise roulante juste devant toi. Tes mains se posent sur ses genoux et ton regard cherche le sien quelques secondes avant de le trouver et tu l'observes un instant, toujours fasciné par ses yeux que tu aimes tant.

C'est pas ce que j'essaie de faire... J'essaierai jamais de faire ça, Ezéchiel, jamais, okay ? Je...  je suis devenu trop égoïste pour ça...

Une inspiration avant de reprendre :

... et en même temps, en même temps ce que j'essaie de te dire Ezéchiel c'est que... c'est si dur, si dur, tellement dur, t'as besoin d'être seul pour te retrouver toi, tu vois ce que je veux dire ? Genre... genre tu dois être seul pour pas penser à moi, tu vois ? Pas penser à comment moi je me sens, comment moi je vais, comment moi je vis le truc, ce dont moi j'ai envie, ce dont moi j'ai besoin. On s'en fout, de moi, d'accord ? Et, et faut que tu sois seul pour ça, pour pas penser à moi, à ce que tu voudrais faire pour moi, parce que ce qui est important, c'est toi. Toi et seulement toi.

Et c'est si dur, Killiam, si dur de lui dire ça alors que tu as peur tous les soirs qu'il fasse un rechute, alors que tu as peur toutes les nuits, te réveillant en sursaut juste parce que tu as peur que ton don disparaisse. C'est si dur de lui dire ça alors que tu as terriblement besoin de lui, que tu as terriblement besoin de sa présence à tes côtés pour ne pas sombrer, parce que tu es au bord de l'abîme, parce que sans lui... sans lui tu partirais, Killiam, tu quitterais cette île, ne reviendrait jamais.

T'as pas à me rassurer, à me dire que nous, ça a pas changé... t'as pas à le faire Ezéchiel, tu comprends ? Faut juste que tu t'occupes de toi, y'a que ça qui est important. Y'a que toi qui est important.

Et finalement... finalement Killiam, ce que t'es en train de lui dire, c'est qu'il faut que vous vous sépariez, pour qu'il puisse guérir mieux, comme si tu étais celui qui déclenchait tous ses maux, comme si tu étais celui qui lui apportait malheur, comme si tu étais celui qui ne pourrait pas lui porter bonheur.

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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockJeu 16 Nov 2017 - 23:58

Et il te dit toute ces choses, toute ces choses qui te pourfende le coeur et tu le regardes -- oh, tu le regardes et tu ne fais que ça, tu ne fais que ça alors qu'il parle et parle encore et tes doigts accrochés à l'assise de la chaise ne font que se crisper, se tordre et qu'est-ce que tu te retiens, qu'est-ce que tu te retiens de te lever d'un coup quand il te dit, quand il te dit : On s'en fout de moi, d'accord ? et tu te fais violence Ezéchiel, tu te fais violence alors que ta mâchoire se contracte, alors que tes prunelles s'assombrissent et tu restes pourtant statique, figé, laissant la déferlante de ses mots te tendre et hérisser tes poils.

T'as pas à me rassurer, à me dire que nous, ça a pas changé... t'as pas à le faire Ezéchiel, tu comprends ? Faut juste que tu t'occupes de toi, y'a que ça qui est important. Y'a que toi qui est important.

Et tu ne tiens plus, alors tu te redresses subitement, peut-être un peu trop brutalement, l'obligeant à retirer ses mains et t'as cette subite envie de le frapper ; parce que plus qu'être blessé, t'es énervé Ezéchiel, t'es dans une rage étrange alors que lui se fait si doux et t'as envie de le faire taire violemment, aussi violemment que tu as eu envie de faire taire Joy, aussi violemment que tu as eu envie de le faire pour elle. Alors tu le regardes, tu le regardes d'un regard que tu ne lui as jamais offert, un regard déterminé, mêlé de cette blessure au cœur qui t'offre cette rage refoulé - oh, que tu refoules et quelle semble plus dangereuse encore quand tu te fais violence Ezéchiel ; parce que, Ezéchiel, la seule chose que tu n'oserais jamais lui faire, c'est lui faire du mal.

Ferme ta gueule ! et ça sort avec cette brutalité qui te connaît, mais tu ne lui laisses que peu de temps, avant d'ouvrir la bouche, sans trop savoir par quoi commencer. Ferme-là maintenant, sinon je te jure que je vais te prouver que je sais frapper moi aussi, et pourtant ta colère semble s'adoucir sans pour autant perdre cette soudaine force protectrice qui t'animes depuis le passage à tabac et peut-être, depuis toujours, finalement.

Tu t'entends parler ? T'as pas le droit de me dire un truc pareils. Je m'en contrefous que tu me dises ça pour mon bien, Killiam, juste, genre, t'as pas le droit de me dire ça à moi. Je commence à aller mieux, je pense à moi, y a cette distance entre nous parce que justement je pense à moi, mais genre... et tes mains fouilles tes cheveux blond, alors que tu brises le contact le temps d'un instant, semblant chercher tes mots dans le désordre de ton esprit, et tu trembles Ezéchiel, tu trembles. Genre, je suis avec toi, okay ? Je suis là pour toi, merde, alors me remballe pas pour ça, parce que genre, non, je suis là pour toi. Pourquoi tu serais le seul à être là pour l'autre ? Est-ce que tu comprends que le besoin de protéger l'autre et d'être là pour l'autre, c'est réciproque ? Que genre, je peux pas et je veux pas. Parce que genre. Je... Merde ! Tu me fais chier Killiam... Je t'aime à crever mais tu me fais chier... et une nouvelle fois, tes yeux s'en vont, cherche une accroche sans en trouver, avant de revenir sur ces deux orbes si grises, celles qui, même à cet instant, font battre ton cœur assez vite pour que cela en soit indécent. Tu crois que je peux juste plus m'occuper de toi ? Que je peux juste penser qu'à moi ? Que je peux genre... Merde, non. Tu m'obsèdes Killiam et t'es entrain de me dire que je dois penser qu'à moi ? et tu pourrais presque en rougir.

Inspire bien fort et expire, retombe sur ta chaise comme si tes jambes n'arrivaient plus à te soutenir et cette discussion te fatigue déjà, t'es déjà exténué et c'est ce à quoi tu penses alors que tu poses tes mains trop froides sur tes paupières comme pour les apaiser et t'aimerais juste, t'aimerais juste qu'il comprenne que tu ne peux pas et tu ne veux pas et que même si tu le voulais tu ne le pourrais pas, que même si tu le pouvais, tu ne le ferais pas.

Si on est plus ensemble, je vais être malheureux, tu vas être malheureux et vu que tu seras malheureux, je serais encore plus malheureux, puisqu'à la base je serais malheureux... et tu t’emmêles toi-même, alors que ta bouche te semble pâteuse. Penser à toi, être là pour toi, ça me rends heureux, c'est plus qu'une envie Killiam, c'est un besoin et... et merde, t'as pas le droit de dire qu'on s'en fout, répète un peu ça et j'te pète les dents. marmonnes-tu ensuite alors que ta colère et ta rage ont disparut pour laisser place à cette douceur latente et cette fatigue que tu ne contrôle pas. Penser à moi, c'est penser à nous, traite-moi d'abruti malsain et dépendant si tu veux, je m'en contrefous, je vis très bien comme ça et si tu veux que je rétablisse, alors, juste, laisse-moi être là pour toi, comme tu l'es pour moi.


-- parce qu'on ne guérit pas mieux,
on s'enferme dans ce Moi trop seul.


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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockVen 17 Nov 2017 - 0:53

Let's go back to the start
feat. Ezéchiel Prince - date. mi-novembre





Et c'est la première fois. C'est la première fois que ça se passe comme ça, qu'il se lève, si brutalement, qu'il te repousse si fort, qu'il crie, qu'il crie si fort de te la fermer. Vous aviez toujours été plus ou moins calmes, vos disputes n'en étaient jamais vraiment, ne duraient jamais longtemps, vous ne leviez que rarement la voix... et il y a une telle violence dans sa voix, dans ses paroles, dans sa gestuelle que tu restes là, immobile, à le regarder, assis sur le bord du lit, lèvres closent. C'est la première fois, Killiam, qu'il te dit de te la fermer avec cette brusquerie, c'est la première fois que tu t'obliges à te dire, la première fois que tu décides de ne plus rien dire et de te la fermer.

Parce que Killiam, t'en as marre, t'es au bout du rouleau, t'as envie de pleurer, de laisser tomber ; t'as envie qu'on s'occupe de toi, qu'on arrête de te pointer du doigt ; t'as envie qu'on te comprenne, qu'on te dise que ça va aller, qu'on arrête de dire que tout est de ta faute, et que t'es le pire connard que la terre est portée. T'as envie de tout abandonner, toutes tes responsabilités, toutes tes amitiés, tout envoyer en l'air, tourner le dos et ne plus jamais lancer un regard en arrière. Alors tu te la fermes. Et tu écoutes, chacun de ses mots, avec une attention toute particulière, t'obligeant à te la fermer, t'obligeant à rester silencieux et à juste écouter.

Genre, je suis avec toi, okay ? Je suis là pour toi, merde, alors me remballe pas pour ça, parce que genre, non, je suis là pour toi. Pourquoi tu serais le seul à être là pour l'autre ? Est-ce que tu comprends que le besoin de protéger l'autre et d'être là pour l'autre, c'est réciproque ? Que genre, je peux pas et je veux pas. Parce que genre. Je... Merde ! Tu me fais chier Killiam... Je t'aime à crever mais tu me fais chier...

Une seconde où vos regards se croisent et il reprend, il reprend, peut-être un peu plus essoufflé que tout à l'heure, peut-être un peu plus perdu, tu ne sais pas, t'en sais rien, mais tu écoutes, Killiam, et tous ses mots te touchent, ils te touchent vraiment, te font tellement de bien à entendre, et pourtant, pourtant ils ne font que t'énerver, ils ne font qu'engendrer une colère au fond de tes entrailles et tu t'obliges à te dire, ô, tu t'obliges tellement à te taire, Killiam. Jusqu'à ce qu'il se laisse tomber sur la chaise et que tu te recules, jusqu'à ce qu'il se laisse tomber sur la chaise et que tu t'enfonces dans le matelas, t'appuyant sur le mur, mettant de la distance entre vous. Et si tu t'écoutais Killiam, tu partirais en claquant la porte, tu partirais en claquant la porte si fort que tes colocs risqueraient de se demander ce qu'il se passe, tu partirais en lui disant d'aller se faire foutre et tu reviendrais que quelques heures plus tard.

Mais t'as pas le droit de faire ça.
Tu peux pas faire ça.

Tu peux pas le laisser seul, tu peux pas le laisser seul alors que tu ne sais pas qui pourrait venir, si Sven n'essaierait pas de venir pour s'excuser, et s'il perdait de nouveau le contrôle de son don ? Ou si c'était une autre personne ? Ou simplement n'importe qui qui viendrait pour le blesser lui ? Non. Non tu ne peux pas le laisser seul parce que tu es en colère et revenir quelques heures plus tard, tu ne peux pas. Tu te sens déjà assez mal comme ça quand il n'est pas avec toi, quand t'es obligé de quitter la chambre alors qu'il y est, quand t'es obligé de le laisser vivre, sans toi. Et si quelqu'un lui refusait du mal, Killiam ? Qu'est-ce que tu ferais, cette fois ? Il fait attention à rien, il te prévient pas, il est comme un gosse à qui on doit tout apprendre, et ça te fatigue.

Et il continue, à te dire toutes ces choses, et normalement, elles t'auraient calmé, toutes ces choses, c'est beau, ce qu'il te dit, c'est magnifique, ce qu'il te dit, Killiam, et tu ressens la même chose pour lui, tu l'aimes à en crever, tu l'aimes à en tuer. Et il veut être là pour toi, Killiam, il veut être là pour toi, comme t'es là pour lui... et tu hoches légèrement la tête, te mordant ta lèvre inférieure, si fort, tellement fort que tu sens ce goût de fer si spécifique se répandre sur ta langue. Et les secondes s'écoulent, alors que tu t'empêches de parler. Tu te renfermes tant, toi qui a appris à parler au fil des mois. Maintenant, tu n'as qu'une envie, ne plus rien dire. Parce que tout va mieux quand tu ne dis rien, quand tu ne fais rien, quand tu es un simple spectateur de ta propre vie... même pas un personnage secondaire, non, simplement un spectateur, assis dans les tribunes, sans bouger, sans rien faire, que l'on oublie vite, que l'on ne voit même pas dans le noir.

Et t'es là, Killiam, le dos contre le mur, une jambe repliée et l'autre tendue, et tu le regardes, te mordant la lèvre, t'obligeant à ne rien dire, parce qu'après tout, il t'a dit de la fermer, n'est-ce pas ? Alors au bout de quelques longues secondes, peut-être au bout d'une minute, voire deux, tu ouvres enfin la bouche.

Tu n'aurais pas du.

Pourquoi je serais le seul à faire attention à toi ? Mais parce que tu fais pas attention à toi, Ezéchiel. Tu fais attention à rien, jamais, t'en as rien à foutre de ce qui te tombe dessus ou pas. T'en as rien à foutre de ce qui te tombe dessus, Ezéchiel, tant que ça tombe pas sur ceux que t'aimes. Et tu sais quoi ? J'suis pareil, et ça m'rend fou, Ezéchiel. T'es là, à me dire que toi, tu dois faire attention à moi ? Que tu dois prendre soin de moi ? Que c'est toi qui doit me protéger ? Tu fais attention à rien, tu m'as évité pendant trois semaines et je t'ai supplié tous les jours pour que tu me parles, Ezéchiel. Tous les putains de jours de merde pendant trois putains de semaines des mes couilles !

Et les vannes lâchent, Killiam.
Elles lâchent souvent, depuis que ta haine a rencontré Sven.

Et j'ai eu le droit à quoi ? Une demie heure ? Trois quart d'heures pour pouvoir utiliser mon pouvoir de merde avant que tu repartes dans la nature quand j'ai enfin compris ce qu'il se passait ?! J'ai rien eu de plus pendant trois putains de semaines Ezéchiel jusqu'à ce que tu débarques dans ma piaule ! Tu crois quoi ? Que je l'ai bien vécu ? Que je me suis pas posée huit milles questions ? Tu crois que j'ai pas douté de nous, Ezéchiel ?! Et quand j'ai compris ? Putain c'est moi qui ai du comprendre Ezéchiel ! Tu me disais rien, j'ai du te harceler pour avoir trois mots qui se couraient après ! J'ai cru que j'allais te perdre, que t'allais plus être toi, plus jamais être toi ! Et là t'oses me dire de pas dire que je suis pas important ? T'oses me dire que j'importe un minimum ? J'ai pas le droit de dire qu'on s'en fout de moi ? J'ai le droit de dire ce que je veux Ezéchiel ! Ce que je veux ! Parce que je préfère te dire que c'est fini, qu'on est plus ensemble, que y'aura plus jamais rien entre nous plutôt que tu sois plus jamais toi !

Et t'as cette terrible envie de pleurer, cette terrible envie de hurler.

Tu crois que ça me fait plaisir ? Tu crois que je te dis ça en bonté de cœur ? Tu crois que j'suis heureux de te dire ça ? Je flippe à chaque fois que je quitte cette putain de piaule de merde ! Je flippe à chaque fois que tu sors, que tu vois des gens ! Je flippe à l'idée que tu puisses le recroiser ! Sven, ou même Joy qui prend sa défense ! Je flippe même que elle, elle te fasse du mal bordel ! Je flippe que tu fasses une rechute et que je m'en rende pas compte parce que t'es con et que tu préfères fermer ta gueule que me dire des trucs comme ça alors que bordel, je croyais qu'on se disait tout, Ezéchiel ?! Tu crois que je suis heureux ? Tu crois que je vais bien ? Et bien non, Ezéchiel, non, je vais pas bien, parce que je me dis que j'aurais du le voir avant, parce que j'aurais du comprendre avant, j'aurais du savoir, Ezéchiel, j'aurais du m'en rendre compte ! Si je l'avais fais, tu serais pas dans cet état, t'en serais pas là ! Alors ouais ! Ouais je te dis qu'il faudrait peut-être qu'on arrête un moment pour que tu te retrouves toi, parce que t'as besoin que de toi ! Je m'en veux déjà assez tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes ! Je veux pas m'en vouloir parce que j'aurais du te dire de partir et que je l'ai fais pas. Je veux pas m'en vouloir sur le fait que j'ai pas fait tout ce que j'ai pu pour t'aider, pour que t'ailles mieux. Je veux pas m'en vouloir sur ça, je peux pas... Tu sais très bien que c'est ce qu'il faudrait faire, tu le sais aussi bien que moi.

Ta voix s'éteint soudain, comme si tu n'avais plus la force de parler et tu soupires, chassant cette boule au fond de ta gorge et l'humidité au coin de tes yeux. Et tu le regardes, ne le quittes pas du regard. Oui, c'est ce que vous devriez faire, parce qu'il ne devrait pas être ici tous les jours, tu ne devrais pas le protéger comme tu le protèges, il ne devrait pas se définir par rapport à votre relation, mais seulement par rapport à lui-même. Alors oui, oui c'est ce que vous devriez faire, Killiam, mais vous êtes tous les deux bien trop dépendant pour laisser l'autre partir si facilement.

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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockVen 17 Nov 2017 - 2:40


Tu sais très bien que c'est ce qu'il faudrait faire,
tu le sais aussi bien que moi.

Et toi, Ezéchiel, toi, tu ne le sais pas, tu ne le savais pas avant qu'il vienne avec ses paroles, ses paroles qui te tuent, elles te tuent, elles te déchirent en deux, t'as cette impression de te prendre une claque mentale, un boulet de canon dans le vendre et c'est impressionnant la force de ce mal qui te tombe au visage et tu le regardes, tu le regardes sans défailler et sans ciller, alors que ta gorge se chauffe, se brûle, se consume, alors que tes entrailles se tordent et se détruisent alors que ton cœur -- oh, ton cœur, Ezéchiel, t'as cette impression qu'il se meurt.

Tu sais quoi ? T'as raison. souffles-tu avec les forces qui te reste, avec cette peur qui t'étouffe, alors que tu refoules les larmes, alors que tu te tiens droit sur cette chaise qui n'est pas tienne, dans cette chambre, qui, au final, ne t'appartient pas vraiment. Je fais attention à rien, je suis un gamin qui pense trop aux autres. Je suis parti et je suis revenu comme une fleur, c'est vrai, t'as raison. Mon existence même te fait trop flipper parce que je suis trop con, que je fais pas attention et qu'elle te fait tant culpabiliser parce que t'aurais pu me guérir plus tôt. Et quel crétin je fais de vivre à travers toi et de tout simplement pas pouvoir ni vouloir ne pas penser à mon copain, parce que je l'aime, trop. Tien, tu sais quoi, t'as raison. et le cynisme de ta voix mêlé à la tristesse de l'instant, semble fissurer ce vous, pourtant intangible.

Il est si loin de toi et t'as soudainement envie de lui donner ce qu'il semble vouloir. Tu l'aimes, oh, comme tu l'aimes Ezéchiel, comme tu n'as jamais aimé personne et comme tu aimeras jamais. Tu n'as pas voulu tout ça, tu n'as jamais voulu tout ça, t'as juste voulu être là pour lui, être là comme il l'avait été pour toi. T'as juste voulu comprendre, parce que tu comprenais pas, t'as juste voulu l'écouter, lui caresser les cheveux et le rassurer, comme cette fois-là où il avait eu besoin de toi, comme cette fois-là où il t'avait simplement ignoré et t'as ce sentiment d'injustice dans cette terrible vie Ezéchiel, t'as cette impression que le monde est cruel et que tu ne fais que le rendre plus cruel encore - alors peut-être, peut-être avait-il raison au final ; peut-être qu'en partant, ça serait mieux ; parce que t'as cette horrible impression qu'il ne te comprend simplement pas ; qu'il ne veut pas te comprendre et t'en as marre Ezéchiel, t'en as marre, t'as juste envie de partir, de claquer la porte et de lui dire Très bien ! Tu sais quoi ? Oublie-moi !

Donc c'est fini ? On est plus ensemble ? Y aura plus jamais rien entre nous ? Tu me laisses le choix, pour moi ? Quel honneur ! Très bien. Tu sais quoi, okay ? Faisons ça, puisque c'est ce que tu veux. Puisque tu penses que c'est le mieux à faire et puisque apparemment, sans même que je le sache, je le sais très bien aussi. Tu sais quoi ? J'en ai marre Killiam, j'en ai putain de marre de tout faire foirer et quand c'est pas le cas, quand je rattrape le coup, de m'en prendre plein la gueule. Trois semaines d'absences ? Oh, désolé, désolé d'avoir simplement pensé à une rechute au début, désolé d'avoir seulement pensé à moi en m'éloignant un peu, désolé d'avoir perdu la tête au bout de la première semaine et de plus avoir eu le contrôle sur ça. Quelle chance je t'apporte dis donc ! Quel porte-bonheur je fais ! Désolé de penser à toi Killam, désolé de juste vouloir être bien, avec toi, d'être heureux, avec toi, désolé de pas pouvoir ne pas penser à toi, parce que ça me fait du bien.

Et y a ce rire hystérique qui te prend ; horrible, décadent.

Mais MERDE t'aurais pas pu le voir AVANT Killiam, puisque je te fuyait au début à cause de la dépression T'AURAIS PAS PU, parce que ça sortait de nulle part, parce que c'est logique que ça ne te vienne pas à l'esprit, parce que cette merde est sinueuse, qu'elle a plusieurs aspects, plusieurs formes, t'aurais PAS PU parce que ça tombe pas sous le putain de sens et que SANS TOI KILLIAM JE SERAIS PAS LA POUR TE GUEULER DESSUS.

Et alors tu te lèves, les jambes tremblantes, le menton relevé avec ce qu'il te reste de courage, alors qu'à mesure que tu parles, oh, à mesure que tu parles Ezéchiel, tes prunelles s'embuent jusqu'à laisser ses larmes révélatrices et pourtant si discrètes qui ne s'écoulent pas, au coin de tes yeux.

Finalement, c'est mieux comme ça. Puisque c'est bien connu que pour guérir de ce genre de truc, faut rester seul, penser à soi et juste être encore plus mal pour être seul dans sa tête, qu'est-ce que je suis con, vraiment ! Moi qui essaie de guérir plus vite pour moi et pour nous, j'aurais du y penser avant ! J'aurais pas du te courir après, attendre un mois, me prendre des semaines d'ignorance moi aussi, ça aurait évité que tu souffres à cause de moi, toute ces fois, tout le temps, à cause de moi. Ah ! Perdre Clara ne m'a pas suffit, te perdre toi aussi va au moins me faire comprendre que je suis vraiment un fouteur de merde ! et alors, sans pouvoir, sans vouloir, tenir cette conversation plus longtemps, avec ce mal délirant qui te ronge, cette colère et cette hargne terrible, ce désespoir soudain qui te fais trembler, qui te fais suffoquer, qui te fais te noyer, tu ne peux que détourner les talons et t'en aller, juste partir, partir et ne plus jamais revenir.


-- et tu ne penses qu'à lui, en partant,
pour son bien à lui, sans penser à ton mal futur.
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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockVen 17 Nov 2017 - 11:02

Let's go back to the start
feat. Ezéchiel Prince - date. mi-novembre





Tu sais Killiam, tu pensais que la seule difficulté que vous alliez avoir tous les deux, c'était le fait que tu n'assumais pas, au début. Tu n'assumais pas votre relation, tu n'assumais pas ton amour pour lui, tu n'assumais pas qu'il devienne si important, tu n'assumais pas qu'il devienne toute une partie de toi, tu n'assumais pas que tu l'aimais autant. Tu pensais que rien ni personne n'allait vous détruire, ne pouvait vous détruire. Tu as juste oublié de vous compter dans le lot. Vous ne vous comprenez pas, Killiam. Lui comme toi, vous ne vous comprenez pas. Tu ne comprends pas ce qu'il essaie de te dire, et il ne comprend pas ce que tu essaies de lui dire, comme si vous étiez dans deux pièces séparées, et que vous aviez une conversation avec une autre personne, un autre vous.

Il ne te comprend pas, Killiam, et c'est pas sa faute, c'est la tienne, tu t'exprimes si mal, les mots ne sortent jamais comme tu le souhaites, les mots n'ont jamais été tes alliés. Et tu sais, cette voix qu'il utilise, cette voix qui t'est adressée, elle te fait si mal. Tu voulais juste lui dire de faire une sorte de pause, et en réalité, pas totalement non plus, parce que tu voulais être là, présent, tu voulais qu'il puisse compter sur moi, tu voulais qu'il comprenne qu'il n'avait pas à s'inquiéter de ce vous indéfinissable et qui ne changerait jamais, tu voulais juste lui dire, juste lui dire de ne pas se poser de question sur votre relation, juste lui dire de pas se prendre la tête, qu'il ne devait penser qu'à lui, et que s'il voulait pas, s'il voulait plus de votre relation, c'était pas grave, tu comprenais, que s'il voulait juste que vous restiez amis, tu comprenais aussi, et que tu acceptais, tu voulais juste lui dire ça... alors pourquoi, pourquoi ce ne sont pas ces mots là qui sont sorti de ta bouche, Killiam ? Pourquoi tu les as si mal expliqué, pourquoi tu n'as pas réussis à lui expliquer ? Pourquoi t'arrives à rien dans ta vie, Killiam, même les choses les plus simples ?

Donc c'est fini ? On est plus ensemble ? Y aura plus jamais rien entre nous ?

Et sans même t'en rendre compte, tu secoues la tête de gauche à droite. Non. Non ce n'est pas ça que tu voulais, ce n'est pas ça que tu voulais lui expliquer, lui faire comprendre. Tu voulais juste qu'il se définisse par lui-même, et non pas dans votre relation, parce que tu voulais qu'il soit lui, et pas vous. Et tu te mords la lèvre si fort en l'écoutant, Killiam, en le regardant, et peut-être que tu te concentres un peu trop sur ces larmes qui humidifient ta vue, et tu aimerais les chasser, mais tu ne sais pas si tu arriveras à les renfermer ou si elles s'échapperaient de tes yeux pour venir humidifier tes joues. Alors tu tentes juste de les retenir, les retenir, encore et encore. Non, tu n'as jamais voulu ça, Killiam. Jamais. C'est la dernière chose que tu souhaites, c'est la dernière chose qu'il doit se passer, la dernière, parce que y'a rien ni personne qui peut vous séparer, Killiam, rien. Et tu lui as osé lui balancer que c'était de sa faute, parce qu'il t'avait pas prévenu, alors que non, non, ce n'est pas ça que tu voulais lui dire, tu ne le penses même pas, ce n'est pas comme ça que tu voulais l'expliquer.

Oh Killiam... qu'est-ce que tu as fais ?

Et il crie, il hurle alors et il se lève. Il va partir, il va partir, Killiam, il va partir parce que tu lui as dis de le faire, il va partir parce que c'est toi qui lui as dit, alors que non, non, ce n'était pas ça que tu voulais. Tu veux juste qu'il guérisse mieux, et avec toi, avec toi c'est pas possible parce que tu l'enfermes ici, parce que tu le gardes avec toi, parce que tu as peur que les autres l'approchent, le touchent, lui fassent du mal. Parce que tu pensais que peut-être, il n'osait pas le dire, parce que tu pensais qu'il se forçait à rester ici, avec toi, pour toi, parce qu'il est venu pour toi et qu'il est resté pour toi. Parce que tu pensais qu'il restait ici non pas pour lui, mais seulement parce que tu l'enfermais ici, avec toi, parce qu'il savait que tu flippais, que tu t'en voulais... parce que tu pensais Killiam, qu'il savait tout ce que tu ressentais.

Et alors, il te dit qu'il n'aurait pas du, il te dit en quelques mots que votre relation n'aurait pas du être, qu'elle ne devrait pas être, et tu te lèves brusquement, soudainement, violemment et quand il part, parce que le temps que tu te dépêtres de la couette, quand il part, tu attrapes son poignet si violemment, si brusquement et tu le serres si fort d'un coup, sans t'en rendre compte.

Ne regrette jamais ce qu'on a Ezé, jamais. Je regretterai jamais ce qu'on a, le fait que je sois amoureux de toi, jamais je le regretterai, t'es la meilleure chose qui me soit arrivé dans ma vie et j'ai jamais été plus heureux qu'avec toi et tu me perdras jamais Ezé, jamais, t'es bien la seule personne que je veux dans ma vie. La seule. C'est toi ou personne d'autre.

Ta prise se relâche doucement, et tu déposes une caresse à l'intérieur de son poignet avant de le lâcher complètement. Non, il n'a pas le droit de dire qu'il n'aurait pas du te courir après, il n'a pas le droit de te dire qu'il n'aurait pas du être amoureux de toi, il n'a pas le droit de te dire que vous n'auriez pas du vous mettre ensemble. Il n'a pas le droit, Killiam, parce qu'il est la meilleure chose qui te soit arrivée, parce qu'il est la seule personne que tu aimes autant, parce que quelques secondes de bonheur avec lui vaut bien toute une éternité de malheur.

Et finalement, tu te calmes, tes propres mots t'ont calmé et tu humidifies tes lèvres de ta langue avant de les mordiller de nouveau et tu abandonnes son regard un court instant avant d'ouvrir la bouche, la refermer, et finalement, un soupir t'échappe, un soupir qui chasse les larmes au coin de tes yeux, un souffle qui est tremblant, qui tente de chasser la boule au fond de ta gorge qui t'empêche de respirer correctement.

C'est pas ça, c'est pas ça que je voulais dire putain c'est pas ça que je voulais... Je voulais juste... putain je voulais juste... j'en sais rien, te proposer d'arrêter, pour que tu puisses aller mieux, pour pas que tu t'enfermes ici à cause de moi bordel, c'est tout, c'est tout ce que je voulais te dire...

Tu te rapproches d'un pas, et tu aimerais lui dire toutes ces choses dans ton esprit, mais rien ne sort vraiment comme tu le souhaites. Oh, et les vicieuses, tu les sens de nouveau te monter aux yeux, tu les sens arriver et tu ouvres la bouche, la refermes avant de tenter de reprendre :

Parce que je veux pas que tu restes pour moi, tu vois ? Je veux... j'aimerais juste... tu sais je veux juste que tu ailles mieux, et je veux pas qu'on soit un problème, que tu te poses des questions, que tu te dises « merde faut que je l'embrasse, que je lui fasse un câlin, faut que je lui dise que je l'aime », je voulais pas... je veux juste pas que tu te forces à être là ? Okay ? Juste... putain Ezé... Jamais y aura plus rien entre nous et si... putain si un jour ça doit arriver, je serai toujours là pour toi, si un jour ça doit arriver, il te suffit d'un appel et je viendrai t'aider à cacher le corps de n'importe qui, okay ? Juste...

Ah Killiam... pourquoi rien ne sort comme tu veux ? Pourquoi rien ne veut vraiment sortir de ta bouche comme tu le penses, pourquoi les mots te manquent ? Pourquoi ? Et puis soudain, ta voix s'accélère un peu, comme si tu avais peur qu'il te coupe, comme si tu avais peur qu'il disparaisse, qu'il parte, définitivement, et que tu avais besoin de lui dire tout ce qu'il y avait à dire :

S'il te plaît, regrette pas ce qu'on a, s'il te plaît. Et ça a jamais été de ta faute, rien n'est de ta faute, Clara c'est pas de ta faute, Sven c'est pas de ta faute, mon putain de problème de communication, c'est pas de ta faute. C'est pas de ta faute Ezé, okay ? C'est pas de ta faute, c'est pas toi le problème, ça a jamais été toi. Et t'as toujours été mon porte-bonheur, tu seras toujours mon porte-bonheur t'es... c'est pas de ta faute si je flippe pour toi maintenant, c'est pas de ta faute, rien n'est de ta faute, et t'as eu raison de partir pendant trois semaines, de pas me répondre, et t'as eu raison de revenir après tout ça, c'est juste... j'aurai du être plus insistant, j'aurai pas du te laisser partir, j'aurai pas du me dire que t'avais pas besoin de moi, parce que t'avais besoin de moi, et je suis désolé, je suis désolé de pas avoir vu ça. Et... y'a rien qui est de ta faute Ezé, rien. Alors s'il te plaît... s'il te plaît ne doute pas quand je te dis que t'es mon porte-bonheur, ne doute pas que tu seras toujours la personne la plus importante dans ma vie... je suis juste prêt à tout pour toi, c'est tout...

Et tes mots se dissipent et tu baisses alors les yeux, n'osant plus le regarder. Puis tes yeux vagabondent, ton regard trouve le sien, le fuit, le trouve de nouveau, tes mains s'agitent et deviennent moites. Et peut-être que c'est la fin, Killiam, tu ne sais pas, tu ne sais plus. Tu ne le retiendras pas s'il part, parce que tu sais qu'il faut qu'il se définisse lui-même, seul, et non pas dans votre relation. Tu veux juste qu'il fasse ce qu'il y a de mieux pour lui et tu lui proposes des idées, tu lui balances des trucs, comme ça, juste pour qu'il puisse y réfléchir, pour qu'il puisse voir le problème de l'extérieur.

Il est la personne la plus importante dans ta vie, Killiam et tu veux juste qu'il aille mieux. Tu sais juste pas comment faire, et tu te crois de trop, tu penses juste... tu ne sais plus, tu ne sais plus, et tu veux juste, qu'il reste, qu'il parte, qu'il te dise qu'il t'aime, lui dire que tu l'aimes. Tu veux juste vous enfermer dans votre bulle et ne plus jamais en sortir, tu veux juste le protéger de tout, c'est tout. Tu veux juste l'aimer, sans douter de toi, sans douter que ce que tu lui apportes n'est pas assez bien. Tu veux juste l'aimer Killiam. Juste l'aimer.

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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockVen 17 Nov 2017 - 13:08


Vous ne vous comprenez pas, il ne te comprend pas et tu ne le comprend pas, alors vous vous retrouvez là, à hausser la voix tout simplement parce que ce vous n'est plus vraiment vous, parce qu'en quelques secondes, vous vous êtes transformés en ce toi et moi  bien trop dissociatif. Il veut simplement le mieux pour toi, mais toi, toi, Ezéchiel, tout allait pour le mieux, tu avais simplement besoin de temps et c'est pour ça, c'est pour ça que tu lui as dit que rien n'avait changé sur tout les plans, parce qu'il n'y avait qu'à attendre pour que cela revienne mais que la nature de ce que vous viviez, de ce que vous étiez, n'avait pas changé, qu'importe son propre comportement, il fallait juste attendre, attendre que ton cerveau se rétablisse, que tes repères se reforment et pour toi, pour toi, il te proposais de perdre ce repère qu'était votre relation, pour toi, il soulevait un problème alors que tout allait bien, il soulevait un problème parce que pour lui ça n'était pas correct, alors que pour toi - oh, pour toi, tout s'écoulait comme il le fallait.

Alors tu marches vers la porte, déjà dans l'optique d'attraper tes chaussures et de t'envoler, dans cette idée de partir et de fuir, qu'importe de laisser toute tes affaires derrière toi, qu'importe, tu as juste envie d'en finir parce que c'est trop pour toi ; et la colère, la rage, se muent en hystérie terrible et pourtant, pourtant, ce n'est pas la pluie qui s'écoulent sur tes joues, parce que tu te l'interdis, tu t'interdis de pleurer - parce que, parce que la vie est injuste et cruelle, parce que t'as enfin compris ce qu'on essaie de t'apprendre, parce que ces rêves d'enfants et cette innocence décadente, ce n'est plus pour toi ; tu as compris, alors tu resteras fort, le temps d'un instant, le temps de sortir, d'inspirer et d'expirer l'air frais, loin de cette chambre qui te semble si hostile, alors que quelques minutes auparavant, elle était ton repère -- mais tu n'as pas encore bien conscience de ce que tu es entrain de faire, de ce qui est véritablement entrain de se passer.


Et il te retient - il te retient et t'as envie de lui arracher le bras, de te retourner et de lui cracher des insanités, de lui hurler des choses que tu regretterais, de lui refouler ta colère et ton incompréhension au visage ; mais la force de sa poigne t'en empêche et il prend la parole, te coupe l'herbe sous le pied et t'as violemment envie de le gifler.

Ne regrette jamais ce qu'on a Ezé, jamais. Je regretterai jamais ce qu'on a, le fait que je sois amoureux de toi, jamais je le regretterai, t'es la meilleure chose qui me soit arrivé dans ma vie et j'ai jamais été plus heureux qu'avec toi et tu me perdras jamais Ezé, jamais, t'es bien la seule personne que je veux dans ma vie. La seule. C'est toi ou personne d'autre.

Tu viens pour ouvrir la bouche, mais rien ne vient, aucune colère, aucune rancœur, aucune peur viscérale à en avoir mal, y a juste ce silence, parce que tu ne comprends plus rien, tu ne saisis plus cette engueulade qui n'avait pas lieu d'être et t'as cette désagréable impression que tout t'échappes ; et au fond, au fond, t'es dans l'attente de ce mais, décisif, de ce mais que tu ne comprends pas, de ce mais qui n'a pas sa place et qu'il t'impose sans comprendre, sans vouloir comprendre, tant tout cela te semble absurde.

Un mais qui ne vient pas -- alors une caresse et il te lâche, alors que tu le détailles avec attention, toujours noyé dans cette incompréhension que tu n'arrives pas à saisir ; et il te semble presque aussi perdu que toi et tu ne comprends pas.

C'est pas ça, c'est pas ça que je voulais dire putain c'est pas ça que je voulais... Je voulais juste... putain je voulais juste... j'en sais rien, te proposer d'arrêter, pour que tu puisses aller mieux, pour pas que tu t'enfermes ici à cause de moi bordel, c'est tout, c'est tout ce que je voulais te dire...

Et alors, alors tu comprends -- tu comprends que ton manque de communication abrupte est surement le cause de ce conflit, parce qu'à nouveau, à nouveau, il ne te comprend pas. T'as envie de le couper, de le reprendre, de lui foutre ton poing dans la gueule et de lui répéter des mots que tu sembles lui hurler dans ce silence troublant ; mais cette humidité significative aux coins de ses prunelles si grises, te clou sur place.

Parce que je veux pas que tu restes pour moi, tu vois ? Je veux... j'aimerais juste... tu sais je veux juste que tu ailles mieux, et je veux pas qu'on soit un problème, que tu te poses des questions, que tu te dises « merde faut que je l'embrasse, que je lui fasse un câlin, faut que je lui dise que je l'aime », je voulais pas... je veux juste pas que tu te forces à être là ? Okay ? Juste... putain Ezé... Jamais y aura plus rien entre nous et si... putain si un jour ça doit arriver, je serai toujours là pour toi, si un jour ça doit arriver, il te suffit d'un appel et je viendrai t'aider à cacher le corps de n'importe qui, okay ? Juste...

Alors, alors, tes épaules tombent et ta gorge s'échauffe et tu l'écoutes dire, répéter que tout cela, ce n'est pas de ta faute et tu ne fais que l'observer alors que ta colère s'échappe pour ne laisser que cette fatigue lancinante et tu l'écoutes, tu l'écoutes en sachant pertinemment pourquoi vous ne vous comprenez pas ; tout simplement parce que tu ne parles pas, tu ne parles plus et le voilà à te dire, te proposer des choses qui n'ont pas lieu d'être, parce que tu n'en as pas besoin et il faut que tu lui dises, il faut que tu lui dises Ezéchiel, alors tu le laisses finir, tu le laisses finir et tu prends la parole alors qu'il te fuit et te rattrape du regard -- et t'as ce besoin abominable de contact, de l'enlacer et de le garder contre toi, de simplement sentir sa chaleur, pour espérer que tout cela ne s'achève pas là.

D'accord, okay, j'ai compris. et tu le dis clairement, alors que tu gonfles les poumons avant d'expirer ce soupir terrible qui vient se mourir dans ta gorge. Mais tu te trompes. Je me pose aucune question sur nous et c'est pour ça que je t'ai dit que rien a changé, au contraire, j'ai cette impression qu'on s'est rapprochés, enfin, je croyais... ? et cette question presque rhétorique lui est adressé. Rien a changé physiquement et amoureusement entre nous, rien ne changera, je suis distant, d'accord, mais c'est simplement le temps que je me reprenne complètement, il faut juste me donner du temps, mais ce qui nous définit n'a pas changé. Et justement Killiam, je pense à moi, alors je suis là, je me suis jamais forcé à t'embrasser, sinon je l'aurais fait tout à l'heure ou je l'aurais fait quand tu es revenu pour me faire pardonner, mais je ne l'ai pas fait. Je me force pas a me coller à toi, à chercher du contact, sinon je t'aurais immédiatement rejoins sur le lit une fois rentré. Je me force pas à te dire que je t'aime. Tu te trompes. Je te le dis, quand j'ai envie, c'est à dire, tout le temps. et l'esquisse d'un sourire se forme sur tes lèvres alors que tu lèves les yeux au ciel. Je t'embrasse parfois pour te dire que je suis là, parce que je suis vraiment là pour toi ; et je me suis jamais forcé à t'embrasser, juste que ces baisers sont différents.

Et tu ne tiens plus, alors tu t'avances d'un pas, réduit cette distance qui te glace le sang, pour venir l'enlacer entre tes bras, avec ce besoin de chaleur, avec cette peur au ventre qui persiste, parce que t'as eu énormément peur, bien plus que de la colère et de l'incompréhension, t'avais été terrifié et tu l'enlaces, tu l'enlaces et t'entends les battements frénétiques de son cœur qui te donnent la force de continuer à parler, alors que tu as juste cette envie, cette envie Ezéchiel, celle de t'écrouler.

J'aurais du t'expliquer, te parler... Mais je vais bien. Enfin, non, évidemment que je ne vais pas bien, mais je vais pour le mieux, j'avance bien, tout vas bien actuellement, pour moi. Alors okay, je suis fatigué, j'ai du mal à m'organiser et j'ai parfois des pertes de mémoire ou des instants pas trop joyeux... mais, mes cauchemars s'amenuisent, j'ai plus d'hallucination, je me force à sortir, à m'occuper pour guérir plus vite, je suis distant et peut-être un peu trop silencieux par moment, mais c'est parce que je pense à moi justement, mais je suis là, parce que je suis là pour toi... je suis pas encore là pour nous, pas assez en tout cas pour être comme avant, mais rien a changé sur ce que nous sommes. Alors... ça va, okay ? C'est important que je sois là pour toi et que tu sois là pour moi... J'ai besoin de rien de plus que ce que j'ai déjà, j'ai pas besoin d'avoir d'autres tactiques de guérison, parce que je suis bien avec toi, ça me fait du bien, faire une pause ne va que me faire du mal en plus de rester seul dans ma tête et de juste... juste, je peux pas. Je peux pas et je veux pas.

(( ah ))

Y a rien qui me définit mieux que ce que nous sommes.

-- et ton cœur s'accroche au sien.

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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockVen 17 Nov 2017 - 13:44

Let's go back to the start
feat. Ezéchiel Prince - date. mi-novembre





Et le silence vous accompagne. Le silence vient, s'installe et ne semble plus vouloir partir. Tes mains moites viennent s'essuyer sur ton jean et tu te mords la lèvre, continuant de le regarder. Tu ne comprends pas pourquoi c'est parti si loin, pourquoi tu t'es énervé, pourquoi il s'est énervé, alors que vous auriez pu en discuter calmement, alors q ue tu aurais pu mettre des mots plus justes sur ce que tu ressentais. Et enfin, enfin, il parle. Avec une voix calme, avec une voix douce, avec une voix que tu lui reconnais. Il a compris, Killiam, il a compris ce que tu voulais dire, ce que tu pensais, ce que tu croyais, et un léger poids vient quitter tes épaules. Il a compris, Killiam.

Mais tu te trompes. Je me pose aucune question sur nous et c'est pour ça que je t'ai dit que rien a changé, au contraire, j'ai cette impression qu'on s'est rapproché, enfin, je croyais... ?

Il a raison, vous vous êtes rapprochés, vous êtes plus proches, différemment, mais plus proches. Tu ne saurais pas trop comment l'expliquer ; comme si la peur de perdre l'autre avait eu le devoir de rester ici, pour vous forcer à vous assurer que l'autre était bien là, vivant, au creux de vos bras. Et tu l'écoutes, et au final, c'est lui qui te rassure, Killiam. Ce n'est pas toi qui le rassures, c'est lui, lui qui te dit que ça va, lui qui te dit qu'il ne se force pas, lui qui te rassure, et il ne devrait pas.

Je me force pas à te dire que je t'aime. Tu te trompes. Je te le dis, quand j'ai envie, c'est à dire, tout le temps.

Et un sourire vient étirer tes lèvres sans que tu n'arrives à l'en empêcher. Parce que tu as envie de lui dire aussi, tout le temps, mais à chaque fois, tu retiens ces trois petits mots, à chaque fois, tu te dis qu'il ne faut pas les lui répéter trop souvent, de peur de lui foutre la pression, de peur de le forcer à te répondre. Alors tu te tais, et tu te contentes de le serrer un peu plus contre toi, tu te contentes de déposer une caresse sur sa main, sur son bras. Mais tu ne le lui dis pas, tu évites de le lui dire, sauf quand tu n'arrives pas à t'en empêcher, quand c'est bien plus fort que toi.

Puis il vient, s'avance et se cale contre toi, t'entoures de ses bras et il ne faut pas plus d'un millième de seconde pour que tes bras l'entourent aussi, pour que tes mains se pressent contre son dos et pour que tu puisses le serrer contre toi, si fort, tellement fort, si fort Killiam. Et enfin, Killiam, enfin, il te parle. Enfin, il t'explique, enfin, il te dit les choses, et enfin, tu sembles comprendre. Il avance, petit à petit, il est fatigué, mais ça va. Ça va, ça s'arrange, c'est de moins en moins horrible, c'est de moins en moins terrible. Il te dit toutes ces choses qui te rassurent, qui te font comprendre son avancement dans sa guérison et tu le serres un peu plus contre toi. Il te dit qu'il a pas besoin d'autre chose, qu'il a pas besoin de pause, de s'éloigner de toi, non, il n'en a pas besoin.

Y a rien qui me définit mieux que ce que nous sommes.

Et un léger soupir de soulagement dépasse la barrière de tes lèvres sans que tu ne t'en rendes compte. Parce que t'avais si peur, Killiam, si peur qu'il parte, si peur qu'il se rende compte que oui, il avait besoin de s'éloigner de toi, qu'il avait besoin d'être seul pour ça. Alors que non, non il n'a pas besoin de ça, il a juste besoin de toi. Ton visage vient se cacher dans le creux de son cou, s'y réfugier et tu humes son odeur, ressens sa chaleur avant de murmure doucement :

Okay... okay... Pardon, pardon, je suis désolé.

Désolé de ne pas avoir compris, désolé de ne pas avoir trouvé les bons mots, désolé d'avoir instauré cette dispute, désolé, si désolé, Killiam.

Je veux juste que tu sois bien, je veux juste que t'ailles mieux, c'est tout.

Et tu l'enserres si fort, si fort dans tes bras, et enfin, tu te permets de le dire, Killiam, tu te permets de lui dire, de lui demander, de lui supplier...

Ne me quitte jamais...

Tu n'y survivrais pas, Killiam.

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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clockVen 17 Nov 2017 - 14:22


Vous êtes des idiots -- et alors vous vous enlacez, vous vous enlacez si fort que vous ne pourriez être plus proche et tes paupières se referment comme pour apprécier tout ce qu'il t'apporte, de ce touché que tu recherches toujours désespérément auprès de lui, à te glisser dans ses bras, à lui tripoter les mains, les poignets, les bras, à toujours avoir un contact physique, qu'importe la situation ; platonique, mais physique, parce que tu meurs pour ce qu'il t'apporte, différemment, pas l'amour passionnel et dévorant, pas l'envie terrible et le désir malhabile, mais cet amour confortant et confortable, tout à fait désirable - parce que c'est tout ce don tu as besoin pour le moment.

Et alors il s'excuse, il s'excuse et tu lui pardonnes, il s'excuse et tu t'excuses aussi :

Pardon aussi... Je suis désolé, désolé, désolé. -- désolé d'avoir mal interprété, désolé d'avoir réagit d'une telle façon, désolé de ne pas t'avoir rassuré et expliqué plus tôt.

Je veux juste que tu sois bien, je veux juste que t'ailles mieux, c'est tout. fit-il alors qu'il resserrait sa prise plus fort, toujours plus fort, comme si c'était possible et tu ne peux que sourire contre sa peau, alors que tu hoches la tête alors que tu te noyais dans ses cheveux -- et tu le sais tout ça, tu le sais et tu ne lui en veux pas, tu ne lui en voudras pas par la suite de cette dispute, parce que c'est seulement un problème de compréhension, parce qu'il est là et qu'il veut juste le meilleur pour toi ; la faute t'es bien plus attribué, tu aurais du lui expliquer clairement au départ comment tu te sentais vraiment, ça lui aurait évité de se faire si mal -- ça vous aurez évité cet éclat un peu bête de cette dispute qui n'a pas lieu d'être.

Ne me quitte jamais... et ça sort comme une supplique, comme une entaille au cœur, comme la pire des douleurs et alors, alors tu ne peux que réagir, tu ne peux que décaler ton visage, le forcer à se déloger tout en venant pendre son visage en coupe, plongeant dans ce ciel grisâtre que forme la beauté de ses yeux et tu lui dis, tu lui réponds, avec cette assurance qui te caractérisais tant :

Jamais. Je suis devenu trop égoïste pour ça. fis-tu en reprenant mot pour mot ses paroles lancées, comme en désespoir de cause.

-- et puis, puis tu l'embrasses.
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MessageSujet: Re: [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel]   [FINI] Let's go back to the start [Ezéchiel] 1400359500-clock
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