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 justice •• pv. charlie

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MessageSujet: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clockMer 3 Déc 2014 - 1:12

« Du coup t’invites qui ? »
« Nyx », avoua-t-il en marmonnant.

Eclat de rire d’Andromède, Andrew lui, se contente de froncer les sourcils. Fermer sa gueule a toujours été la solution idéale, et pourtant, il est incapable de l’adopter. Avec Andromède, ils se disent tout, y’a aucun secret et y’en aura probablement jamais. Ils savent pas tout l’un sur l’autre, c’est bien vrai, mais ils ont aucune raison de déballer tout leur passé si y’a pas de raison de le faire. Si Andro demande à Andrew de parler de son passé, il le fera, parce qu’il vout une confiance aveugle en ce gars. Il le lâche à la croiser d’un couloir alors qu’il va en cours, Andrew lui a fini sa journée alors il rentre dans son bungalow pour se reposer.

Depuis quelques jours, il peut pas le nier, y’a un certain malaise. Etienne l’a traité de connard, et il a beau faire plus confiance à Andro qu’à toute autre personne dans cet établissement, un chic type comme Etienne qui se comporte de cette façon c’est toujours étrange. Même nom de famille, aucune ressemblance et un lien de parenté inconnu, il se posait des questions. C’est la tête remplie de scepticisme qu’il pousse la porte de sa chambre, observe avec dépit le bordel qui s’est installé en si peu de temps dans une pièce auparavant vide.

Très bien, il lira sa BD dans le salon alors.
Il se débarrasse de son pantalon, enfile ses chaussons et une robe de chambre et le voilà paré.

Il attrape un comic de Batman sur l’étagère et quitte la pièce, agacé de ne pas cerner le problème. Il pourrait demander bêtement, mais il a pas vraiment envie de s’en mêler ou de déranger. Peut-être qu’au fond, il a juste peur de découvrir la vérité. La pensée ridicule l’énerve, il se frappe le visage avec sa BD et claque presque la porte derrière lui. Il s’en moque, c’est son meilleur ami et quoi qu’il arrive il le laissera pas tomber. Qu’il ait fait les pires conneries du monde ne pourra rien y changer, Andrew le considère comme son frère et le porte-chance n’y ferait rien.

Il s’avance dans le salon occupé, jette un bref regard aux quelques personnes présentes sans vraiment s’y intéresser. Ca a jamais été un as des expressions, mais il est presque sûr que la nana aux cheveux courts qui vient de passer lui a jeté un regard noir - ok, visiblement il est pas tellement apprécié. Sa main glisse dans sa tignasse d’ébène alors qu’il se fait l’hypothèse d’une amie d’Etienne, il a vite compris que l’affaire allait s’ébruiter. Ca lui est bien égal, les bonnes réputations ça a jamais été son fort, c’est pas maintenant que ça allait changer.

« Merci d’être passé », glisse-t-il ironiquement en la voyant partir d’un pas précipité.

Il s’avance de lui-même pour fermer la porte, va se caler dans un fauteuil présent sur le salon. Les pieds enfouis dans des chaussons Homer Simpson grossièrement posés sur la table basse, seule sa touffe dépasse du large magasine Batman qu’il a collé à son visage. Il peut avoir les meilleures manières du monde, le soir ça reste quand même le moment BD. Ne pouvant retenir quelques bruitages devant les grandes performances d’un Batman au top de sa forme, il se redresse un peu trop brusquement, son talon frappant la table qui manque un flip avant de retomber comme elle était. Soupir soulagé, Andrew se repose contre le dossier et croise ses jambes tendues, de nouveau posées.

Ok Charlie, pas la peine de le regarder comme ça, retourne cuisiner. Il lira sans s’exciter.
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MessageSujet: Re: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clockMer 3 Déc 2014 - 18:05
sorry, ma langue a fourché

Gros blanc. Blocage même.
Je papillonne des cils en me demandant ce que j’étais venue chercher dans le salon en fait. Soupir profond, légèrement agacée. Je fais volte-face pour repartir dans l’autre sens d’un pas vif. J’me sens juste étonnamment épuisée. Mais seulement par moment, ça vient en vague et la sensation repart un peu plus tard.

La silhouette d’Andrew est captée et je ne peux retenir mon regard chocolaté de se durcir à sa présence. J’ai encore en travers de la gorge la sympathique remarque qu’il a balancée à Étienne l’autre jour sur la cb. J’étais pas censée être au courant, je pense même qu’Étienne n’en aurait pas parlé si je ne m’étais pas juste trouvée dans son bungalow à ce moment-là. Curieuse qui voulait l’embêter parce que pour une fois, je le surplombais -oui ok, il était assis, j’étais debout : ceci est une revanche pour toutes les rouquines opprimées à cause de leur petitesse-, j’ai jeté un oeil par-dessus son épaule.

Nice de découvrir la tendre répartie de son nouveau coloc’... et accessoirement un grand pote de Mo’. C’est quoi déjà leur surnom : MoMa ? Non, ça c’est le musée. Ma-quelque chose en tout cas. Et c’est aussi pour ça que je ronge un peu mon frein. C’est pas comme si j’étais pas la nouvelle venue en ses lieux. Comme si il ne suffisait pas que je doive “composer” avec Ernest, il faut aussi faire avec “ça”. Reluqué de A à Z… pour ce qu’il y a à voir. Je sais pas ce que je préfère : la robe de chambre de mémère ou les chaussons de cassos. Même Étienne se fringue mieux.

Bon d’accord, c’est un élan de méchanceté gratuit. Mais au moins, je le garde pour moi, moi.
Le look des gens est le dernier de mes soucis. Et on a tous nos tenues décontract’ fétiches. Le short même en hiver juste agrémenté de jambières + le top tout ce qu’il y a de plus simple, accompagné par un de sweat-shirt à zipper de Pytha : c’est moi.

- Merci d’être passé.
- Y a pas de quoi., rétorquais-je en forçant ouvertement mon sourire.

Soupir blasé, j’ai continué ma route direction la kitchenette. Besoin d’un encas. Pareil ça aussi. Je grignote de plus en plus. Ou du moins j’en ressens de plus en plus le besoin. Un de effets de mon nouveau don, ça grille de l’énergie apparemment. Envie de salé. Envie de bacon. Non-non, ça va puer le graillon. Les coloc’ seraient capable de gueuler. Bon, va pour un club sandwich froid. Sa préparation va m’occuper les mains et me distraire.

Pour me sortir la réplique cinglante d’Andrew de la tête. Comment a-t-il pu dire qu’Étienne n’avait rien à faire dans ce monde ?! C’est horriblement… indélicat ? Non-non, c’est pas assez fort comme qualificatif. C’est tout simplement mesquin. Tout ça parce que Titi a traité Andromède de connard. Calm your tits man. Je suis bien d’accord qu’une telle virulence de la part du grand blond est… déconcertante, mais quand même. Y a pire. Et si l’autre sait pas se défendre tout seul en plus… Bref.

La lame du couteau claque subitement fort sur la planche en bois, alors que j’accordais une oeillade furieuse à la tignasse brune qui s’excitait tout seul plus loin devant moi. Mouais mouais... S’occuper les mains n’arrête pas l’esprit. Et la tomate n’a pas survécu.

Puis le mouvement brutal se propage en face, heurtant la table basse, attirant à nouveau mon regard alors que je refermais le sandwich improvisé avec la deuxième tranche de pain coupée en triangle dans un mouvement sec.

- La table aussi elle a rien à faire ici. Alors quoi ? Tout c’qui te fait chier est à rayer d’la surface ?

Badum. Pieds dans le plat.
Ça faisait longtemps.


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MessageSujet: Re: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clockMer 3 Déc 2014 - 21:47

Sa langue claque dans sa bouche, l’envie d’une nouvelle réplique ironique le démange mais il balaie l’idée d’un mouvement de main derrière son livre, se fond en une grimace - caché, il peut bien se permettre de troller. Y’a masse de choses qu’il pourrait dire Andrew, il a jamais voulu de problèmes et c’est sans doute pour ça qu’il est là, détendu, à se prélasser. C’est peut-être un looser, ça l’empêche pas d’avoir un bon sens de la justice et c’est ce qui fera qu’il n’ira jamais s’excuser. Il est où le problème de toute façon ? C’est lui qui a insulté le premier, et Andrew se moque bien de ce qu’a bien pu faire son meilleur ami : défendre une personne à laquelle on tient, c’est pas ce qu’elle fait ?

Il lève un instant les yeux de sa bande dessinée pour la toiser - l’éclat d’empathie brille un instant, rapidement effacée par la colère qu’il ne peut s’empêcher de ressentir. Fallait pas s’attendre à ce qu’il soit tendre Andrew, ça l’énerve de voir que sous prétexte que le gars est apprécié, il peut se permettre d’insulter autrui. Y’aura pas toujours quelqu’un pour lui sauver les fesses, c’est lui le dernier arrivé qui débarque pour venir rabaisser son ami comme s’il valait mieux de son côté. Il est gentil Andrew, probablement parmi les plus cools qu’on pourrait trouver, mais insulter Andro fait partir des rares erreurs qu’il faut pas faire avec lui.

« La table aussi elle a rien à faire ici. Alors quoi ? Tout c’qui te fait chier est à rayer d’la surface ? »
« Content de te revoir chère colocataire, quel dommage, je pensais que t’allais sortir. Attends, laisse-moi deviner, tu m’en veux parce que… attends, mais on se connaît pas, comment tu pourrais ? »

Il a fermé le magazine, ponctue ses messages de quelques grands gestes pour se donner un air dramatique. La tête secouée négativement dans une expression blasée, il feigne l’incompréhension alors qu’il sait parfaitement pourquoi elle arrive pas à le saquer. Ouais, Andrew a mal parlé à Etienne, et il peut continuer sa vie sans même culpabiliser parce qu’il est parfaitement conscient de pas être le fautif de la dispute. Elle peut essayer autant qu’elle veut Charlie, le rabaisser comme il le mérite, il a joué au salaud et il le sait. Le soucis est pas là, Andrew est bien conscient du mal qui a été fait, il estime juste que le gars l’a cherché.

Alors ouais, c’était pas cool, mais qu’il vienne pas dire qu’il s’y attendait pas quand il a appuyé sur la touche Entrée. Sauf que plus il y pense et plus ça le dégoûte, il est peut-être du côté d’Andro parce que c’est son meilleur ami mais il a bien assez de recul pour analyser la situation sans prendre parti. Elle a rien dit quand il a envoyé le “connard” à ce type ? Sûrement pas non, c’est pas son porte-chance alors qu’est-ce que ça peut bien lui faire. Ca dégouline de colère mais c’est rien de plus que de l’amertume qu’elle veut lui cracher au visage parce qu’elle peut pas s’avouer que celui qu’elle soutient est celui qui a tout amorcé.

« Si ce qui me fait chier correspond à tous les types qui traitent mon meilleur ami de connard alors ouais, ça me gêne pas de les rayer de la surface. »

Il est franc, et la voix a perdu son éclat d’ironie habituel, il a fermé le comic, assis en avis, son attention entièrement concentrée sur elle. Ca l’énerve tellement, mais chez lui ça colère c’est avant tout le forcer à arrêter de déconner, et ensuite seulement on voit pour qu’il s’emporte comme quelqu’un d’autre le ferait. Ca a jamais été qu’un type normal qui voulait se faire sa place, il a toujours été sympa avec Etienne et au-delà du fait que ça le regarde pas, savoir qu’il retourne sa veste pour l’insulter apparaît presque comme une trahison. Il a peu d’amis Andrew, alors il veut pas déconner avec ceux qu’il a réussi à se créer.

« Ah mais, c'est étrange, ça t’a pas foutu en colère quand il a envoyé “connard” à Andro ? Tu sais, ton camarade de classe, là. »

Et revoilà l'ironie. Il insiste bien sur les dernières syllabes, parce qu’il est vraiment las de leur petit comité. Il a jamais rien fait pour les emmerder et toute la troupe lui tombe dessus parce qu’il a mal parlé au gars qui a ouvert les hostilités.

« On était censés fermer nos gueules en le laissant nous insulter ? Au nom de Titi l'empereur de la librairie ? »

Il lève les bras, feint l'éloge du type qu'il, avant ça, respectait pour ce qu'il était. Seulement il hésite pas à retourner ça en arme s'il veut s'en prendre à celui qu'il considère comme un frère, et personne sera épargné si c'est ce qu'il faut pour régler tout ça.

« Ma réaction est pas moins normale que la tienne. Silence, il calme les hostilités. Le seul truc inexplicable c'est lui qui nous insulte comme si de rien était. Sachant ça, c'est vraiment sur moi que tu devrais t'énerver ? »

La voix est plus calme cette fois, ça le fait chier de l’avouer mais ils sont dans la même situation. C’est des adjuvants, ils peuvent faire ce qu’ils peuvent mais le problème y’aura jamais que les concernés qui seront en mesure de le régler. Mais bon, Charlie veut jouer les justicières alors qu'elle le fasse correctement au moins.

« Et au passage, non, je m’excuserai pas. C'pas à moi d'le faire. »

Sa nuque s’enfonce dans le fauteuil, il tend ses jambes et fixe le plafond comme si de rien était. End of the discussion.
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MessageSujet: Re: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clockVen 5 Déc 2014 - 22:16
. . .

- Si ce qui me fait chier correspond à tous les types qui traitent mon meilleur ami de connard alors ouais, ça me gêne pas de les rayer de la surface. Ah mais, c'est étrange, ça t’a pas foutu en colère quand il a envoyé “connard” à Andro ? Tu sais, ton camarade de classe, là.
- Ho pitié. J’peux traiter l’ordinateur de connard parce qu’il a bugué. Y a pire comme insulte quand même. Ho mais wait, c’est vrai que mon camarade de classe est un grand sensible de la vie, un homme de lettres précieux. J’avais oublié...

Sarcasme. En fait, j’en sais rien. Je le connais pas Andromède. Et j’ai de moins en moins envie. Bizarre, hein ? J’peux peut-être lui sortir une liste d’insultes piquantes mais pas méchantes. La finesse guys, vous connaissez ? Bande de bourrins…
Je lève les yeux au ciel, exaspéré par tant de mauvaise foi. Mais je le lui rends bien. Puis croquant enfin dans mon sandwich, la suite a failli signer la fin de l’alliance jambon-salade.

- On était censés fermer nos gueules en le laissant nous insulter ? Au nom de Titi l'empereur de la librairie ?
Je ravale rapidement ma bouchée, une main devant la bouche.
- Pff ! Bien sûr que non. Mais pour quelqu’un qui sort d’un livre et n’a pris vie que grâce à un bug magique, qui a tout perdu -famille, amis et repères... Tu crois pas que t’aurais pas pu rétorquer autre chose ?! Puisque ton pote sait pas s’défendre tout seul obviously… Non c’est vrai c’est plus facile de rabaisser l’existence des autres à rien. Smart !

J’ai insisté les mots “famille”, “amis”, “repères” et “rien” volontairement. C’est dur. Je commencerais presque à rentrer dans le jeu de la mesquinerie moi aussi. Juge et partie. C’est clair. Je sais que je ne devrais pas m’en mêler, mais je suis encore outrée par sa réaction excessive. Et il y a comme un effet miroir à retardement, car je le deviens moi aussi.

- Ma réaction est pas moins normale que la tienne. Le seul truc inexplicable c'est lui qui nous insulte comme si de rien était. Sachant ça, c'est vraiment sur moi que tu devrais t'énerver ?
- Désolée, mais j’t’ai pas encore insulté à c’que j’sache. Mais ça peut encore venir. Mauvaise pensée qu’il saura détecter dans mon regard sévère, alors qu’il n’a pas complètement tort. Toi, tu sais peut-être pas d’où ça sort, mais à mon avis, Andromède sait très bien lui.

Incisive alors que le bout de pain retrouve le chemin de ma bouche sans pour autant le quitter des yeux, avec ce piquant de défi au fond des yeux. Faudrait peut-être pas jouer sur ce terrain là, Charlie. Pas sûre d’en savoir beaucoup plus sur la relation qui lie tous les Dobson du pensionnat. C’est tellement flou. Sans oublier le fait que l’un des membres de cette joyeuse famille est clairement borderline ET en S. Alors qu’en est-il de l’autre en C ? Pour moi, Étienne n’en porte que le nom. Dobson ne le définit pas et ne le définira jamais. Comme une insulte n’aura jamais ce pouvoir non plus. Soyons honnête. C’était son auteur, point barre. Maintenant il avance et va s’en détacher de plus en plus au fil des expériences et c’est tout ce que je lui souhaite.

- Et au passage, non, je m’excuserai pas. C'pas à moi d'le faire.
- T’inquiètes, j’ai bien compris qu’il fallait pas trop en demander.

End of story.
Je me détourne là-dessus pour rejoindre le frigo et me sortir une bouteille d’eau. Et puis mes pensées dérivent sur ce Andromède. De fil en aiguille, j’en viens à me dire que j’sais pas comment ni pourquoi, mais il m’a l’air un peu jaloux d’Étienne ce mec...

Lui le héros d’un livre qui a pris vie et qui vit aujourd’hui parmi nous.
C’est un murmure à moi-même. L’incompréhension au bout des lèvres au même titre que le goulot de la bouteille -parce qu’on ne nous dit pas tout !. Mon regard s’est perdu dans le vide sur le sol, dos appuyé contre le rebord de l’évier. Flottement.


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MessageSujet: Re: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clockSam 13 Déc 2014 - 15:45

Il a pas le sarcasme Andrew, parce que c’est toujours lui qui le formule. Il trolle les gens, se fout de leur gueule avec son complexe d’intelligence, parce qu’il imagine qu’il voit tout mieux que tout le monde. Du coup, forcément, ça lui plaît pas quand elle répond sur le même ton, surtout qu’elle connaît pas Andromède. C’est ce qu’il se dit en cet instant Andrew, que personne le connaît. Un vrai connard, un homme de lettres, il a plus qu’à attendre la copine du Paperboy pour qu’elle vienne le traiter de sumo. Ca le fait presque rire qu’elle se comporte comme ça, il a toujours agit de cette façon et c’est cette fille sincère lui répond sur le même ton comme si c’était son truc.

C’est vrai, il aurait pu rétorquer autre chose, il est conscient d’y être allé un peu fort. Le truc c’est qu’il s’en veut pas du tout, il était énervé derrière son PC et il a pas vraiment réfléchi. Il enroule son magazine entre ses doigts, le fait passer d’une main à l’autre alors qu’il l’écoute parler, toujours agacé. Il pourra jamais s’y faire à ce qu’elle dit, parce qu’elle présente Etienne comme le bon type de l’histoire alors qu’il a tout déclencher. Lui a jamais fait ça, il est resté logique et objectif, n’a jamais parlé d’Andromède comme d’un gars parfait qui n’aurait jamais fait telle ou telle chose.

Tu peux en dire autant, Charlie ? Il est beau ton optimisme, lui le partage pas vraiment - il a toujours eu son point de vue blasé sur le monde. Jamais vraiment d’amis. Jamais vraiment de talent ou même d’objectif. Il sait pas trop Andrew, peut-être que celui qu’il pense frère est un vrai connard qu’il ne connaît pas, il est suffisamment intelligent pour pas se laisser aveugler par ses liens. Seulement il est pas parfait, il est surtout assez con pour s’en foutre, parce qu’on parle de son meilleur ami, il se retournera jamais contre lui, peu importe ce qu’il a fait. C’est ça l’amitié pour lui, savoir passer outre ça pour lui, comme lui le ferait.

Peut-être parce qu’il sait qu’il y a un truc, aussi. Il se souvient des mots de son ami, il en est presque persuadé mais jamais il ira demander. Il a sa fierté, et elle est en train de le bafouer. Sarcastique peut-être, mais il a beau avoir ce goût amer dans la bouche, il est toujours resté neutre. Y’a sa prise de partie initiale, bien sûr, mais on peut rien lui reprocher dans ce débat. Il claque son magazine sur la table et se relève, filant dans sa chambre tandis qu’elle se détournait. Andrew aime pas laisser les choses en suspens, il prend juste le temps d’ôter sa robe de chambre et de se rhabiller. Il s’étire brièvement, marche jusqu’à elle et lui passe devant sans rien ajouter. Ses mains s’activent pour attraper les ingrédients dont il a besoin - il a pas que le chant Andrew, il a toujours aimé la cuisine aussi.

« Au contraire on peut me demander beaucoup de choses, j’pense pas être le plus subjectif dans l’histoire. »

Il la regarde même plus, concentré sur ses gestes. Tu le détestes peut-être, lui va te montrer d’où viennent ces muffins que vous trouvez sur la table de travail de temps à autres. Un acte de bonne foi, parce qu’il a beau être conscient de son arrogance, il sait même sans elle qu’il a raison. Il lui jette un coup d’oeil et retourne à son exercice - il est peut-être en plein débat mais il a pas envie de se foirer.

« J’ai jamais rien insinué sur Etienne. » Contrairement à toi. « Ni sur toi au passage. Parce que j’ai rien contre vous. »

Faut pas trop en demander, hein ? Au fond il s’en moque. Il a raison, c’est tout ce qu’il veut prouver. Tu vois il te laisse même le temps d’acquieser, marque une pause pour te regarder, le ton neutre. C’est après que ça se corse et il reprend son taff pour s’occuper les mains parce que ça le détend - au fond ça l’énerve d’avoir à tout expliquer, il a l’impression de faire face à une gamine qui défend son amoureux. La lueur d’arrogance dans ses yeux est étouffée par un clignement d’oeil et il reprend.

« J’fais preuve d’empathie à ton égard et tu m’envoies chier. Smart. » Pointe d’ironie, il peut pas s’en empêcher. Mais ça c’était pour lui. « J’me fiche de leur histoire. Il l’a traité de connard, ça m’a énervé, je lui ai rendu. Je le pense pas et je me moque du reste, j’ai fait ça pour le blesser comme lui l’a fait. » Haussement d’épaules. « Et j’assume en sachant que c’est un type bien. Ca l’autorise pas à dire ça, c’est lui qui a ouvert les hostilités. Le fait que j’y ai été plus fort y change rien. »

Il a pas trop fait gaffe à ce qu’il disait, trop concentré sur ses actes. Ca vient pas du coeur, surtout de sa cervelle, parce que c’est un boloss mais un boloss capable de raisonner. Il s’éponge le front de son avant-bras et observe le plateau - il laisse traîner le débat sans s’en rendre compte avec sa volonté de bien faire. La cuisine, il aime ça, ça l’aide sans doute à se calmer. Il enfonce son plateau dans le four et se tourne vers elle un instant.

« Je suis en tort, je le sais très bien, mais lui aussi. Je dis pas que j’ai pas à m’excuser, simplement que c’est pas à moi de le faire d’abord. » La porte du four claque. Il se relève. « C’est pas mon point de vue. Ce sont les faits. »

Les gants sont retirés et il remet tout à sa place, maniaque dans cet art qu’il apprécie, presque stressé de n’avoir plus rien à faire. 20 minutes de cuisson en tout, ça va être long. Il soupire, laisse le silence peser quelques longues secondes et plante ses yeux dans les siens. Adieu le boloss, Andrew est sérieux ce soir, autant régler les choses jusqu’au bout.

« D’ailleurs c’est pas en se disputant qu’on fera avancer les choses. On sait rien. Si ça se trouve, ils répétaient une pièce drama et ils couchent ensemble en scred. » Haussement d’épaules. « J’sais plus si je t’ai dit bienvenue dans la chambre. ‘fin t’as l’air de connaître les colocs mieux que moi. »

Il sait être mature Andrew, il veut croire qu'il est pas le seul.
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MessageSujet: Re: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clockLun 15 Déc 2014 - 16:59
nice to meet you too


- J’ai jamais rien insinué sur Etienne. Ni sur toi au passage. Parce que j’ai rien contre vous.

Encore heureux, tu nous connais pas.
Ok. Ça va dans les deux sens. Mais bref.

Andrew passe aux fourneaux alors que je passe à la vaisselle du peu d’outils que j’avais utilisés pour mon sandwich.

- J’me fiche de leur histoire. Il l’a traité de connard, ça m’a énervé, je lui ai rendu. Je le pense pas et je me moque du reste, j’ai fait ça pour le blesser comme lui l’a fait.
- C’est qu’on pourrait faire un concours de maturité à nous tous.

Oui, j’suis bien consciente qu’on tourne en rond, que ça sert à rien de continuer à en parler. C’est bon. Et mon agacement se traduit par l’ouverture à fond du robinet. L’autruche-tête de mule ne souhaite pas vraiment entendre la suite. Blablabla. Je ne t’écoute pas, dis ce que tu veux. Moi aussi, j’sais jouer à ce jeu. Le problème, c’est que ça ne dure pas assez longtemps. J’ai fini mon affaire avant son speech. Mais au moins, j’entends la bonne partie. Enfin, je présume. Je n’en sais rien à vrai dire.

- Je suis en tort, je le sais très bien, mais lui aussi. Je dis pas que j’ai pas à m’excuser, simplement que c’est pas à moi de le faire d’abord. C’est pas mon point de vue. Ce sont les faits.

J’acquiesce en me tournant vers mon colocataire, torchon en mains.

- Je suis d’accord avec ces faits. En plus, on devrait peut-être reconnaître que ça nous regarde pas.

Et oui. Tout ça pour ça.
L’intelligence même ce soir.
On applaudit bien fort une scène de la vie quotidienne du bungalow 3. Révérences s’il vous plaît.

- D’ailleurs c’est pas en se disputant qu’on fera avancer les choses. On sait rien. Si ça se trouve, ils répétaient une pièce drama et ils couchent ensemble en scred.
Il hausse les épaules et moi j’éclate de rire.
- Oui ça doit être ça ! Best scenario ever.
- J’sais plus si je t’ai dit bienvenue dans la chambre. ‘fin t’as l’air de connaître les colocs mieux que moi.

Encore en train de rire, je reprends mon souffle en reprenant une gorgée d’eau au goulot.

- Mmhf… Merci. Euhm… Ouais j’connais bien Mo’ : même classe depuis longtemps. Ah et d’ailleurs désolée pour les chamailleries incessantes, c’est notre façon de communiquer. Maxxie était déjà mon coloc’ dans l’ancien bungalow et… Ernest... Ma voix s’éteint. T’as peut-être remarqué que je l’évite. On s’entend pas vraiment.

Je referme la bouteille d’eau en me détachant du plan de travail et me dirige vers la cafetière à dosettes.

- Peu importe qu’on se connaisse bien ou pas, j’suppose que le résumé pour me décrire est commun à tous les mecs de la coloc : la chieuse., dis-je en le regardant droit dans les yeux, sourire aux lèvres.

J’en ai conscience et j’assume.

- Faut bien faire honneur à la gente féminine., lâchais-je au milieu des clics et des clacs de la machine que je mis en route après avoir appuyé sur le bouton magique.

J’avoue, je prends encore mes marques dans le bungalow. J’hésite encore pas mal lorsque je range les ustensiles ou quand je cherche le sucre.

- Ah au fait, au vue des talents de cuistot des autres, je suppose que c’est toi qui laisse les muffins tout chaud en général ? C’est sympa, merci. Bon par contre, promis, c’est pas moi qui rafle tout. Vois plutôt du côté de tes congénères. J’suis pas très sucrée. Mais c’est agréable de rentrer dans le bungalow quand t’as fait un truc. J’aime bien l’odeur., dis-je simplement en secouant ma main après m’être un peu brûlée les doigts au contact de la céramique.

- Mh, t’as fini le devoir donné par Monsieur Clayton ?, ajoutais-je après une première gorgée. Ah mais... Clayton, t'es de la même famille ?

Oui-oui, le calcul ne se fait que maintenant en posant un regard chocolaté sur le colocataire en question le temps qu'il réponde à l'évidence.
Puis, un coup d’oeil sur l’heure affichée au micro-ondes, Pytha va pas tarder à arriver. ‘fin il a dit qu’il passerait dans la soirée. On se challenge un peu en maths. Je m’en sors bien en maths, j’aime ça, mais je suis quand même moins douée que mon petit-ami qui est en E.

Oui-oui, on passe aussi du coq à l’âne chez les Bennett. Comme si de rien n’était. Le plus naturellement du monde. Comme si on ne venait pas de gueuler et de se mêler de ce qui nous regarde pas. Mais je ne fais ça que quand ça concerne mes proches. J’ouvre les vannes un coup et puis ça passe. Ça pourrait bien se passer entre Andrew et moi, j’suis sûre qu’on pourrait s’entendre. On a déjà deux-trois points communs : défendre nos amis, savoir être rationnels (à un moment donné) et la cuisine. Si on sait ravaler notre langue, peut-être que ça se fera.

L’avenir nous le dira.


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MessageSujet: Re: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clockDim 21 Déc 2014 - 13:57

Elle a rit. Il a haussé les sourcils. Elle a blagué. Il a sourit.
On peut dire que la hache de guerre était enterrée. Andrew n’avait jamais aimé les conflits de toute façon, il avait toujours cette culpabilité au fond de lui. Il n’arrivait pas à se dire que les choses n’étaient pas de sa faute, qu’il avait entièrement raison. Toujours l’impression de blesser, d’abuser, le réflexe de jeter un regard en arrière là où il n’avait pas à le faire. C’était humain, tout ça, et il avait beau se cacher derrière de l’assurance et un air détaché, il s’en voulait. Parce que ce qu’il pensait fort dans sa tête, c’était que sa colocataire ne méritait pas ça, à son inverse - car il avait beau le nier, ses agissements le rendaient coupable.

Il avait tort, et il était tellement omnibulée par l’idée d’échapper à toute culpabilité qu’il avait refusé d’entendre tout argument, toute raison. Quelque part, c’était sûrement le cas de Charlie aussi, mais comme à chaque fois qu’une dispute prenait fin, les qualité et la sympathie de la personne avec qui il venait de réconcilier semblaient sortir de nulle part. Oui, Charlie était cool, et sans ça, il n’aurait pas fait mine de lui répondre. Parce que quand on parlait de son meilleur ami, Andrew sortait vite de ses gonds, mais il n’aurait jamais perdu son temps si un abruti ignorant l’avait abordé : son magazine était bien plus intéressant.

« Mmhf… Merci. Euhm… Ouais j’connais bien Mo’ : même classe depuis longtemps. Ah et d’ailleurs désolée pour les chamailleries incessantes, c’est notre façon de communiquer.  »

Elle parle beaucoup - il met un instant à appréhender, note finalement la sincérité dans sa voix. Il en était encore à se demander si elle saura le pardonner, à présent il en est certain - et il ne regrette pas d’avoir mis de côté leurs différends. A l’instar d’Etienne, elle est vraiment cool, c’est la seule raison pour laquelle il se pose des questions pour Andro. Ca change rien évidemment, quoi qu’il ait fait, son meilleur ami le restera, mais il veut juste savoir les choses. Il a une confiance aveugle en celui qu’il considère comme un frère, tout ce qu’il espère, c’est qu’il le lui rende bien, ne serait-ce qu’assez pour tout lui dire.

« T’as peut-être remarqué que je l’évite. On s’entend pas vraiment. »
« J’vous ai jamais vu ensemble, disons. Ernest… il a pas l’air tellement désagréable. Il m’a proposé une place pour l’avant-première de son film alors que je lui demandais la date de sortie. »

Les joies de la Chatbox, la squatter a fini par lui faire découvrir des choses étonnantes. A Prismver, on trouve de tout, des SDF et même des acteurs hollywoodiens ultra généreux. Andrew n’a jamais rencontré Ernest, il n’en a jamais eu l’occasion : il l’a croisé quelques fois dans son bungalow, le matin, le toisait d’un oeil flou. Quelques fois, il le voyait rentrer tard le soir alors qu’il était vautré devant la télévision, mais jamais ils n’avaient vraiment discuté. Andrew n’évitait personne, parce qu’il voulait s’entendre avec tout le monde. Ca avait beau être mal parti avec Charlie, au bout du compte, ça finissait bien.

« Peu importe qu’on se connaisse bien ou pas, j’suppose que le résumé pour me décrire est commun à tous les mecs de la coloc : la chieuse. »
« C’est vrai que l’accent américain est assez désagréable à entendre. »

Oeillade amusée, sourire en coin, il est pas tellement d’accord avec la description qu’elle lui offre d’elle-même donc il préfère ironiser sur le sujet. Charlie cuisine, Charlie lui a jamais posé de problèmes à part l’exception du jour, alors il voit pas vraiment en quoi il devrait la qualifier de chieuse. Ca a beau être une fille, il a jamais eu de soucis avec ces dernières - il faut dire qu’il avait rarement des soucis avec les gens. Mis-à-part les problèmes que son pouvoir provoquait, évidemment.

« Ah au fait, au vue des talents de cuistot des autres, je suppose que c’est toi qui laisse les muffins tout chaud en général ? C’est sympa, merci. Bon par contre, promis, c’est pas moi qui rafle tout. Vois plutôt du côté de tes congénères. J’suis pas très sucrée. Mais c’est agréable de rentrer dans le bungalow quand t’as fait un truc. J’aime bien l’odeur. »
« Merci. » lance-t-il simplement. « J’ai toujours aimé la cuisine, ça me calme. C’est pour ça que je m’y suis mis tout en parlant. Je suis loin d’être excellent, j’ai simplement les bases des recettes qu’on aime bien goûter, genre les muffins ou les gateaux. Y’a des gens bien meilleurs, tu verrais au club de cuisine… mais bon, faire ça me suffit largement. Si ça te plaît, tant mieux. »

C’est sincère, alors il retient pas vraiment le surire qu’il a envie de lui adresser. On le dit souvent, Andrew est blasé, Andrew ne sourit jamais, Andrew n’est intéressé par rien et Andrew ne fait jamais d’efforts. Seulement, Andrew c’est un gros gamin, Andrew adore les nouvelles rencontres, Andrew adore découvrir les gens comme il aime découvrir de nouveaux pays et de nouvelles cultures. C’est un vrai paradoxe entre celui qui est résolu à sa vie monotone sans nouvelle rencontre et celui qui les adore.

« Mh, t’as fini le devoir donné par Monsieur Clayton ? »
« Ouais j’... »
« Ah mais... Clayton, t'es de la même famille ? »
« J’suis le cadet. Et si t’avais continué à te disputer avec moi, ta moyenne de bio aurait chuté. »

Il maintient l’air sérieux pendant quelques secondes et tourne la tête, ne pouvant retenir son sourire plus longtemps. L’expression que font les gens quand il leur balance ce genre de blagues, ça vaut tout l’or du monde.

« J’suis bon en bio. J’ai pas de traitement de faveur mais je bosse beaucoup cette matière, j’ai la meilleure moyenne. » Sourire. « Ca m’est égal qu’on pense à du favoritisme, je veux que Terry soit fier de moi. Un peu cliché, j’imagine. »

Soupir, son regard dérive sur le four dont il observe la minuterie. Il commence à raconter sa vie, lui aussi, manquerait plus qu’il loupe ses muffins.
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MessageSujet: Re: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clockLun 22 Déc 2014 - 22:15
roomies


Ernest ? Pas désagréable ? On aura tout vu. À part un levé d’yeux au ciel, je ne dis rien. Il me met les nerfs à vif sans être là ce type.

- C’est vrai que l’accent américain est assez désagréable à entendre.
- Pas américain. Louisianais s’il te plaît.

Oui c’est pire. Et alors ? Il paraît que c’est quand je m’énerve que ça ressort le plus. Il vient d’en avoir un aperçu. Je présume que pour les Anglais ça leur fait mal aux oreilles. Alors que pour d’autres, c’est… charmant. Certains me l’ont déjà dit et je préfère entendre ça. Que mes racines font parties de mon charme au lieu de n’être qu’une torture. Même si pour le coup le côté “je t’emmerde pour que tu t’énerves et que ton phrasé s’envole” n’est pas forcément la meilleure des tactiques pour découvrir un charme tout relatif.

- Les choses les plus simples sont souvent les plus appréciées. dis-je doucement en souriant après une nouvelle gorgée de café. Mon esprit a divagué sur des plats plus traditionnels et familiaux dès qu’Andrew a parlé de sa cuisine qui semble lui ressembler. Un brin de nostalgie dans l’estomac. Le mal du pays. Ooh alors tu connais Lukas… Le démon-ronchon., précisais-je en mimant la queue et les oreilles. Et la p’tite Chloé., ajoutais-je en mimant sa petitesse.

Pour une fois que je peux faire ça, j’vais pas me gêner. La pauvre. Du haut de son mètre cinquante-huit, elle se tord à chaque fois le cou pour parler à Étienne. C’est presque comique. Même si avec dix centimètres de plus, je subis aussi le même problème, mais pour Chloé, c’est quand même un tantinet plus ridicule. Et puis moi j’ai l’habitude de traiter avec des grands gaillards grâce à l’équipe de basket.

- J’suis le cadet. Et si t’avais continué à te disputer avec moi, ta moyenne de bio aurait chuté.
- Mmh… Je plisse les yeux sur son air sérieux. Pas sûre. J’crois qu’il m’aime bien. Il m’a trouvé mon job au café et m’aide énormément avec mon don. J’suis sûre qu’il sait faire la part des choses. ‘fin c’est un gentil avec tout le monde de toute façon.

Je pense qu’on peut repasser sur le côté partial de Terry. Mes iris détaillent Andrew sans gêne alors qu’il parle de ses notes et, dans une moindre mesure, de sa relation avec son frère. Je laisse passer quelques secondes, le nez vers mon café.

- Qu’est-ce que ça peut faire que ce soit cliché ? Y a rien de mal à vouloir que sa famille soit fière de toi.

Un sourire adressé au plancher. Appuyée contre le plan de travail, jambes croisées, je repars dans mes pensées. Moi la première. Même si ce n’était pas forcément une question de fierté jusqu’à maintenant. Avant, c’était surtout une envie de ne pas faire (trop) de vagues. Ne pas inquiéter ma mère. Me gérer rapidement. Pour la soulager. Qu’elle puisse compter sur moi. Parce qu’on est une équipe. Mais depuis que j’ai ce don de guérison. Je repense beaucoup à son travail. À quel point je l’ai toujours vu prendre soin des autres. Ça m’inspire beaucoup plus de respect maintenant que j’en appréhende mieux les enjeux. C’est important et utile. Et oui, j’ai aussi envie qu’elle soit fière de moi, là qu’on a un point en plus en commun.

- Vous êtes très proche lui et toi ? Vous allez passer noël en famille ?, demandais-je curieuse de savoir comment ça se passe dans les autres familles.


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MessageSujet: Re: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clockMer 24 Déc 2014 - 16:00

Il reste silencieux de longs instants, tentant de se rappeler de la différence. C’est un peu la honte de bloquer sur ce genre de discussions alors qu’il a voyagé partout dans le monde et qu’il se vante de ses connaissances géographiques. Sa fierté un peu ébranlée, il se contente de hausser les épaules, comme l’évidence-même. C’est la réponse passe-partout, et puis, il pourrait parler de plus de pays que n’importe qui ici. Il a vu autant de choses qu’il a entendu, il préfère mettre ça sur le joug de son pouvoir random qui fait montre d’une inventivité nouvelle pour lui pourrir sa discussion. Coup d’oeil au four tandis qu’elle enchaîne, un dicton simple pour lui redonner contenance.

Elle a raison, mais c’est pas ce qu’il recherche. Bien sûr, il cuisine pour les autres, mais il ne mangera pas des muffins toute sa vie. Il aimerait reconstituer tout son savoir des différentes cultures pour être capable de cuisiner de tout et de n’importe quoi. Pourquoi pas ouvrir un restaurant où il mélangerait différentes cultures ? Il a plein d’idées, les projets d’une vie qu’il a peur de voir décoller. C’est sans doute pour ça qu’il tient à rester irresponsable, qu’il se bourre la tête de projets compliqués en ignorant le futur qui est juste devant lui.

Sa vie est là, juste devant lui, mais Andrew préfère se concentrer sur l’avenir. C’est une façon de fermer les yeux sur ses propres actes, une excuse pour continuer à être irresponsable. Il est presque certain de pas y arriver, mais au moins ça lui fait un but, une façon de se dire qu’il se lance pas dans la vie sans y avoir réfléchi. Et ça lui plaît tout ça, ça lui plaît de s’imaginer aux manettes d’un avion, à la tête d’un restaurant. Seulement il veut y être de suite, c’est pas qu’il est impatient mais il aime pas les petites étapes - il aimerait pouvoir passer directement à l’essentiel.

« Ooh alors tu connais Lukas… Le démon-ronchon. »
« Oui, je vois. »
« Et la p’tite Chloé. »
« ...Aussi, oui. »

Il connaît personne, à vrai dire. Il a une mauvaise mémoire des noms, c’est simplement Lukas qui s’est montré assez marquant en manquant de carboniser son plat. C’est resté, forcément, comme le nom de la présidente - et pas seulement parce qu’il essaie de se la faire. Peut-être qu’il aurait aussi oublié le nom de sa chère colocataire rousse si la dispute survenue quelques minutes plus tôt ne l’avait pas marqué. Il est un peu immature, retenant que ce qui lui semble intéressant, à exploiter dans l’optique de continuer son train de vie nonchalant. Or, les nouvelles rencontres, ça bouscule sa vie, et Andrew a pas tellement envie de voir les choses différentes d’aujourd’hui.

Il est heureux, avec Andromède, Morgan, Maxxie, il est heureux à échanger avec Charlie, partager ses passions. Il a pas besoin d’amour ou de futur grandiose sinon pour s’amuser, il est en vie, il a son skate et ses fourneaux, et c’est bien assez. Pourtant, quelque chose semble manquer. Sa famille lui manque, loin de lui, ses parents toujours derrière son dos, leurs disputes, le temps passé avec eux à s’amuser. Terry lui manque, Terry qu’il aurait aimé connaître élève, en tant que frère pour mieux partager. Mais il a des obligations, son rôle qui couplé à ces années, créé une distance qu’il a du mal à effacer. C’est pas le plus doué Andrew, mais il fait de son mieux. Charlie a raison, y’a pas de mal, et son frère est peut-être la seule chose dont il soit incertain. Il veut se lier à son frère, sûrement autant que Terry lui-même, il a juste peur de tout casser s’il s’y prend de la mauvaise façon.

« Vous êtes très proche lui et toi ? Vous allez passer Noël en famille ? »
« J’en sais trop rien. J’aimerais bien. Ca fait 19 ans et pourtant je viens tout de le rencontrer, même en tant que frère, j’ai pas envie de trop m’imposer dans la vie qu'il a construit. Enfin c'est compliqué et puis les Clayton sont assez maladroits sur le sujet. » Sourire en coin. « ...Et si jamais il a un truc de prévu. »

Il a bien vu, Andrew. Il a vu son frère timide, son frère pourtant épanouit. Il a compris que Terry n’avait pas besoin de la famille qui l’avait laissé derrière pour arriver à s’en sortir. Il a vu que Terry était fort, bien plus que lui, et il refusait de briser son quotidien parce qu’il avait envie de le connaître. Il aimait ses parents autant qu’il aimait son frère, et il ne pouvait en vouloir à ce dernier de les détester pour l’avoir laissé. Mais Terry ne détestait pas, Terry ne pouvait pas, et c’est ce que son cadet avait rapidement admiré chez lui. Cette tolérance, cette façon d’intérioriser, de se relever. Mais Andrew ne voulait pas lui imposer de faire ça - alors il attendait, à chaque fois. Il n’avait pas envie de passer Noël à cause d’un Terry à qui échappe le concept du « non » ou que la politesse freine. Il voulait un Noël sincère, avec un frère qu’il verrait heureux d’être avec lui.

« S’il est devenu juif, je peux pas trop non plus. » Haussement d’épaules amusé. « S’il ne veut pas, tant pis, je passerai Noël avec mes amis. Mais je lui offrirai quand même quelque chose. Il a pas intérêt à rester tout seul ce soir-là, sinon je paie le Roi de la Fête pour une méga-fête dans son appart’. Ca peut pas être pire niveau rangement, de toute façon. »
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MessageSujet: Re: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clockSam 27 Déc 2014 - 19:20
roomies


Ooh alors ils ne se connaissaient pas avant ? Mes sourcils se haussent légèrement en intégrant l’information qui s’enfuira certainement dans pas longtemps. La suite me fait sourire, légèrement attendrie par la prévenance d’Andrew envers son frère.

- Ouais j’comprends.

… Même si par je-ne-sais-quel-miracle, mon géniteur venait à refaire surface pour se lier à sa progéniture, je doute de l’accueillir aussi délicatement. De vouloir le rencontrer tout court d’ailleurs. Je chasse rapidement cette pensée d’une main dans mes cheveux. Je n’y  pense pas souvent, c’est pas aujourd’hui que ça va commencer.

- S’il est devenu juif, je peux pas trop non plus.
Je glousse, moi aussi amusée. C’est sûr, ça se complique.
- S’il ne veut pas, tant pis, je passerai Noël avec mes amis. Mais je lui offrirai quand même quelque chose. Il a pas intérêt à rester tout seul ce soir-là, sinon je paie le Roi de la Fête pour une méga-fête dans son appart’. Ca peut pas être pire niveau rangement, de toute façon.

Je dodeline un peu de la tête, me demandant si je peux vraiment proposer ça alors qu’il n’y a pas dix minutes on se disputait. Arf. Tanpis. C’est pas comme si j’étais réputé pour avoir une logique extraordinaire et que je n’étais pas aussi changeante qu’une plume paumée en plein vent.

- À la fin du prochain cours, j’peux lui taper la discut’ facilement et lui demander ses projets pour les vacances et les fêtes si tu veux. J’crois qu’il a enfin intégré que j’étais trop curieuse et un peu pipelette. Ou est-ce l’inverse ?  Il se rendra compte de rien.

J’hausse une épaule en souriant doucement.

- C’est toi qui vois. Je lui aurais certainement demandé juste comme ça, mais du coup...

Je laisse ma phrase mourir, il a compris ce que je voulais dire. Je me décale du plan de travail pour l’aider à ranger les ustensiles de cuisine. Quelques maigres minutes filent en silence alors qu’on s’affaire ensemble à remettre de l’ordre dans ce coin-là du bungalow, parce que il faut bien le dire avec les quatre mecs du bungalow : c’est le bazar partout ailleurs. Je me prends toujours les pieds dans les skate de Maxxie et Andrew. Les fringues de Mo et Ernest, n’en parlons même pas.

- J’sais que je passe presque du coq à l’âne mais… avec cette histoire de “devenir le Père Noël secret de quelqu’un”... J’ai singé les guillemets. Tu as trouvé le cadeau que tu allais faire ? Et c’est pour qui ? Je l’observe un instant du coin de l’oeil. Moi c’est pour quelqu’un que je ne connais absolument pas et j’ai toujours pas trouvé, ça urge un peu. Tu connaîtrais pas Gaïana par hasard ?

Elle a l'air d'être dans un autre monde cette fille. Please help me.


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MessageSujet: Re: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clockDim 28 Déc 2014 - 20:30

J’comprends. Des mots qu’il déteste entendre, parce qu’il ne pense pas ça possible. Il ne considère parce qu’il existe quelqu’un capable de comprendre ce qu’il ressent, même en possédant quelques similitudes avec lui au niveau de l’expérience. Parce que même avec tout ça, Andrew raisonne d’une façon unique, trop personnelle pour que quelqu’un d’autre ait ce mode de pensée - éternel blasé, marinant dans son propre égocentrisme. Il n’aime pas vraiment être traité comme banal, bien qu’il s’exhorte à dire qu’il l’est - un véritable paradoxe sur pattes. Ouais, c’est compliqué un Clayton, alors qu’ils font tout pour paraître tellement normal et même essayer de le devenir ; c’est même pire qu’une fille, parfois.

C’est dur pourtant, de rester poli et de dire aux gens qu’ils ont tort, alors Andrew ferme sa gueule. Ca devient un peu gênant, surtout qu’ils ont de bonnes intentions, mais il a apprit à faire avec. Il reste cette barrière que peu de personnes peuvent franchir, celle de la sincérité. Quand on connaît Andrew, on passe facilement derrière tous ces mécanismes qu’il se créé pour s’en sortir - ce sarcasme, cette vision des choses indétronable et cette fierté de se penser hors du commun. Quelque chose qu’un peu de gentillesse ne suffit pas à balayer.

« À la fin du prochain cours, j’peux lui taper la discut’ facilement et lui demander ses projets pour les vacances et les fêtes si tu veux. J’crois qu’il a enfin intégré que j’étais trop curieuse et un peu pipelette. Il se rendra compte de rien. »
« Non, merci, ça va. Je préfère régler ça tout seul. C’est mon combat. »

C’est important pour lui, de le faire lui-même. Retrouver son frère, lentement mais sûrement, se nouer avec lui sans qu’on lui vienne en aide. Ce serait plus simple si Charlie l’aidait, diablement plus simple. Elle lui demanderait ses projets, libérant la voie pour un Andrew qui avait hâte de le connaître davantage. Parce que si, aux yeux de la majorité, Terry était un gars timide et un prof cool, c’était un vrai modèle pour son cadet. Vision qui confortait le jeune homme dans son rejet des normes et l’encourageait à bosser les sciences.

« Merci d’avoir proposé. »

Il fallait qu’il le dise. Parce qu’au fil de la discussion qui avait très mal commencé, tous deux avaient cedé du terrain à l’autre. Ils s’étaient ouverts, avaient mit de côté leur fierté pour se rapprocher malgré leurs liens respectifs avec Etienne et Andromède. Il avait beau être rancunier et n’avoir toujours pas pardonné au blond, Andrew appréciait ses efforts.

« J’sais que je passe presque du coq à l’âne mais… avec cette histoire de “devenir le Père Noël secret de quelqu’un”... Tu as trouvé le cadeau que tu allais faire ? Et c’est pour qui ? »
« Je ne peux pas te le dire, mais oui, j’ai trouvé ce que j’allais offrir. J’dois juste régler quelques trucs pour aller chercher le cadeau. »

La vérité, c’est qu’il n’avait pas tellement envie d’en parler. Le cadeau qu’il offrait était unique, il était juste totalement incertain quant au fait qu’il plaise ou non. Il se doutait que la personne pourrait ne pas apprécier le présent, mais il avait tenté le coup. Que pouvait-il offrir d’autre ?

« Moi c’est pour quelqu’un que je ne connais absolument pas et j’ai toujours pas trouvé, ça urge un peu. Tu connaîtrais pas Gaïana par hasard ? »
« Tu déconnes ? C’est ma meilleure amie. » Il sourit, amusé. « J’vois le truc… écoute, tu fais des photos non ? Je prends une pose sexy, t’en fais un grand poster et tu lui offres. »

Il sourit, ouvre le four qui sonnait et attrape un gant sur la table basse. Un peu petit, mais ça irait - il sort maladroitement le plateau de muffins, le posant sur le plan de travail. Un regard vers Charlie, bien vite distrait par un lézard qui filait à toute allure vers lui. Il reconnut Andrew, le lézard d’Andromède. Arrachant le message du dos de ce dernier, il le lut brièvement, perdant son sourire. ...C’était du sérieux.

« J’dois y aller, ‘truc à faire. Sers-toi, et euh, bonne chance pour le cadeau. » Tape amicale sur l’épaule. « A plus ! »
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MessageSujet: Re: justice •• pv. charlie   justice •• pv. charlie 1400359500-clock
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