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do it || kayn




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 do it || kayn

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Message Dans do it || kayn | le Jeu 13 Juil 2017 - 1:53
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Ses talons résonnaient contre le sol mouillé d’un Prismver nocturne. Les lampadaires éclairaient les rues où les chambres des élèves étaient agluées ; laissant un champ de vision tout à fait honorable pour une telle heure.

Minuit.

Anshu arpentait les chambres appartenant aux élèves possédant dix sept et plus bougies, jetant un coup d'oeil à chaque numéro figurant sur leur porte, à chaque élève qui passait. C'était bien plus agité que de son côté, mais restait cependant silencieux alors qu'on aurait pu croire que l'alcool et les fêtes amplifieraient le bruit aux heures tardives. Vu son attention, elle n'était pas perdue. Elle cherchait nonchalamment une chambre bien précise, dans un but tout aussi méticuleux. Ses pas finirent finalement par s'arrêter devant l'une d'elles, alors qu'elle époussetait mécaniquement sa robe ébène. Doucement elle toquait.

La porte s'ouvrit sur un homme, qui devait être de deux ans son aîné. Il était encore habillé et attendait vraisemblablement sa venue avec une impatience non dissimulée. Un énorme sourire arborait sa face, alors qu'il s'appuyait sur l'encadrement de son domicile, son autre main tenant une pochette en carton à moitié remplie.

- Mes potes dorment, je te fais pas entrer.
- Je ne comptais pas entrer. Tu as pris mes cours, comme convenu ? J'ai compté sur toi toute la semaine, j'espère que tu as été assidu et sérieux dans ta besogne.
- Bien sûr oui, même ceux d'histoire et de maîtrise de don. J'ai été tellement sérieux pour te prendre les cours que j'ai à peine écrit la moitié pour moi.
- Tu me les donne ? Même si je ne suis pas, je ne peux pas me permettre de ne pas suivre le programme. Ce serait fâcheux de régresser.

L'élève lui fit passer la pochette de main a main, alors qu'elle la glissa sous son bras. Elle tourne alors les talons, accordant un simple regard à son camarade de classe.

- J’y vais.

Elle fut retenue.
Saisie avec une délicatesse qu'on emploierait pour un cristal de verre, il lui tint la main ; l'intimant donc à se retourner en sa direction.

- On avait dit PAS de ça. Si je compte sur toi pour prendre les cours pour moi, c'est pas pour que tu fasses le microbe forcené. Lâche-moi maintenant, j'ai envie d'une douche et de dormir, pas de perdre du temps.

Un silence plana un moment. Les rues étaient de nouveau devenues vides, rendant l'endroit un poil plus hostile. L’homme ramena alors le corps fébrile de l'adolescente contre lui, faisant tomber la pochette. C'était d'ailleurs la seule chose qu'elle regardait, dépitée de la voir prendre l’eau.

- C'est assez frustrant de faire tout ca pour toi sans même avoir un remerciement.
- Si ca te dérange tant que ça tu peux arrêter, je trouverai quelqu'un d'autre. Tu n'es qu'un parmi des dizaines, malheureusement.

Ses mains se glissaient dans son dos, enlaçant sa taille. Aucune réponse physique de la part de la française qui, même si elle ne semblait pas spécialement atteinte, était bien embarrassée d'une telle proximité.

- Moi je pense que ça mériterait récompense.
- En quel honneur ?
- Je prend tes cours.
- Je peux demander à n'importe qui.
- Les prendront-ils aussi bien que moi ?
- Tu es ridicule.
- Et tu es adorable, pour une gamine.
- Lâche-moi, maintenant. Tu m'as saoulée. Efface mon numéro et dégage de ma vie, tu me donnes la gerbe.

L'homme fit volte-face, pour que le dos d’Anshu se retrouve plaqué contre le mur du bungalow. Ses sourcils se arquaient.

- Par contre, tu commences à me saouler.
- TU me saoules. Je t'aime pas.
- Tu penses qu'être la fille d'une meuf riche va te protéger?
- Me protéger de quoi ? Tu n'arrives même pas à faire trembler une adolescente. C'est avec le directeur que tu vas régler quand je t’accuserai d'attouchements sur mineure.
- Arrête de faire la prude alors que tout les A savent que tu suces et te sers de tes charmes de salope pour ne pas être à la bourre.

La sourde sonorité d'une claque résonnait contre la joue de l'élève. Outrée. Elle ne faisait évidemment pas le poids et son impudence la fera regretter ses actions ; il s'était déjà chargé de lui attraper la gorge sans pour autant serrer sa prise, alors que sa main se glissa sous sa robe.

- Malade ou pas, je vais te saigner. Tu dépasses les bornes, grosse putain.

Elle vit une silhouette, au loin, par dessus l'épaule de l'homme. Elle la fixait, en espérant qu'elle capte son regard. Avec une assurance dans sa détresse, comme si elle était persuadée qu'on réagirait.
Elle espérait, tout du moins.

Message Dans Re: do it || kayn | le Jeu 13 Juil 2017 - 2:21
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Sa main gantée se refermait sur l'épaule de l'homme, qui tournait la tête abruptement, hostile. Avant de se raidir en sentant peser sur lui le regard terrifiant d'une entité exhalant d'une présence impérieuse oblitératrice. Soudain, une pression aberrante s'abattait autour du trio, comme un nuage de plomb agissant à la manière d'une brutale censure. Son coeur ratait un battement, tandis que les pupilles ocrées du Fauve donnaient l'impression de s'effiler, comme des lames qu'on affûte avant l'exécution journalière d'un condamné à mort. Au fond des iris ocrés de la Bête régnait une inquiétante étincelle de cruauté absolue, à peine ensevelie sous une couche d'humanité qui s'effritait un peu plus à chaque seconde que durait cet échange de regard. Une aura bestiale annihilatrice, qu'on aurait davantage attribué à une bombe à retard plutôt qu'à un adolescent de taille moyenne. Son être tout entier exsudait d'un alliage de férocité et de soif de carnage. Ses instincts guerriers étaient dans un état d'éveil tel que le temps semblait s'écouler au ralenti, autour de l'intrus.

Une tension électrique s'installa dans les environs. Crépitante d'excitation à l'idée du massacre qui se présentait à eux, sous forme de macabre mise en scène. Cloué sur place par le regard inquisiteur de Killzone, l'étudiant soutenait à peine l'échange, ses yeux fuyants manquant de ployer sous le joug écrasant de l'Écossais à l'expression impavide, détachée. Pour l'instant. Il y avait cet instable sentiment de danger, menace omniprésente qui rôdait, les englobant tous les trois. Un frisson d'angoisse qui courait le long de l'échine, une épouvante maladive qui emplissait les poumons comme des relents de putréfaction. Avec une lenteur pratiquement théâtrale, le visage de l'apparition muta. Son air indifférent se fractura. Ses lippes dévoilèrent sa dentition d'albâtre, les commissures de ses lèvres s'arquant, composant librement le rictus d'un requin repu aux crocs encore maculés de sang. Sa crinière corbeau amplifiait cette impression, mimiquant l'apparence d'un aileron frémissant au gré de la brise nocturne. Les muscles de ses mâchoires se tendaient, apparaissant sous forme de deux lignes clairement dessinées à hauteur de ses joues, ajoutant à l'aspect oppressant de son regard de braise.

Un choeur sombre s'était silencieusement matérialisé, se jouant des lois de la physique pour entamer une mélopée ténébreuse, offrande à la nuit et seulement elle.

Déjà, du cerveau se déversait une vague de signaux paniqués. Un effroi tel qu'on en rencontre rarement dans notre vie. Quelque chose clochait avec ce type. Sa posture. Sa façon de se tenir. De le regarder comme un morceau de viande. Il transpirait d'une sombre exultation à l'idée de s'immiscer entre lui et sa proie. A l'idée de guerroyer pour un trophée. On pouvait presque lire l'accumulation délirante des pulsions qu'il retenait à chaque instant. L'arrivant n'avait rien laissé transparaître jusqu'à son contact avec son épaule. Désormais, c'était palpable. L'animosité viscérale qu'il dégageait, enveloppé d'un manteau d'hostilité dont il semblait s'être veti en l'espace d'un souffle. Un insatiable appétit pour la destruction. Qui se traduisait par la propagation de noirs tentacules qui semblaient dévorer la luminosité ambiante. Sérieux, c'était quoi cette angoisse qui lui rongeait les tripes comme autant d'insectes naissants dans sa chair, grouillants en se déversant dans son organisme, le ravageant de trous putréfiés, lorgnant sur les organes assassinés suintant de décomposition dans lesquels ils pondaient avidemment, s'adonnant à une orgie viciée d'horrifiques naissances.

La situation se déroulait comme sous l'eau. Comme si l'univers les attendait. Ils étaient figés dans le temps, dans l'observation d'un type qu'on aurait croisé comme n'importe qui de lambda dans à peu près n'importe quelle situation, et qui déployait pourtant maintenant une hostilité croissante, animé par une rage brûlante qui déferlait dans ses veines comme une vague de métal fondu. Blouson en cuir. Mitaines de motard. Treillis militaire, dans lequel une des mains de l'inconnu résidait encore. Épaisses rangers, maculés de tâches noirâtres. Et...

Les yeux de l'agresseur sexuelle la captèrent enfin. Hoquet de surprise, sonnant comme un glas coloré d'une froide finalité. Désormais, il percevait l'effrayante et glaciale résolution qui se cachait derrière les lueurs guerrières, dans les yeux lupins de l'Écossais. Une cravate dorée, mal attachée autour de son cou.

Le new guy.

Le putain de Killzone.

Kayn : Me force pas à te faire bouffer tes dents D-1, mec.

Son autre main faisait pression sur le poignet retenant la demoiselle en détresse, le forçant à relâcher son emprise sur elle. Poigne d'acier, capable de briser les os et le fer sans distinction. Sans plus de cérémonie, son énorme ranger s'écrasait contre l'intérieur de son genou, tandis qu'il saisissait sa gorge dans l'articulation de son bras, l'aidant à basculer en utilisant son propre poids. Rapidement d'exécution stupéfiante, dextérité martiale oblitératrice. Ils chutaient à l'unisson, pris au piège dans la prise de soumission effectuée par l'Écossais, dont les jambes se refermaient déjà sur les hanches de sa victime, l'immobilisant en plus de lui faire bouffer l'asphalte qui se trouvait un instant plus tôt sous leurs pieds. A n'importe quel instait, il aurait pu lui briser les cervicales. Ou lui démettre le bras du dos. Nouvelle vague de terreur sublimée.

Get shit on.
Message Dans Re: do it || kayn | le Jeu 13 Juil 2017 - 22:24
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Rapidement, la dégoûtante chaleur qui était plaquée contre elle fut arrachée de son emplacement, bousculée, évincée. La silhouette avait entendu son appel à sa plus grande satisfaction. Le grognement de stupéfaction puis d’horreur de l'homme s'écrasant contre le bitume sonnait le glas d'une impudence dégénérescente. Quelle chance que l'individu soit arrivé ; que se serait-il passé ? Timing insolent.
Il était maintenant vautré contre le sol, ses vêtements commençant à s’assombrir par la pluie encore fraîchement présente. L’assurance dans le regard de la S refit surface plus que jamais, alors que son regard transperça celui d’Hoxton sans l’once de crainte, malgré ce qu’il pouvait dégager. Elle n’avait jamais vu cette tête auparavant ; était-il nouveau ? Après tout, son absentéisme faisait qu’elle connaissait bien moins de monde que prévu au bout d’une année presque bouclée. D’un mouvement désinvolte agrémenté par deux pas de côté, elle fermait la porte du bungalow de l’agresseur pour ne pas réveiller ses chers camarades. Ramassant la pochette qui avait sans doute pris l’eau depuis le temps, elle se positionna devant Kayn et l’élève, toisant ce dernier avec un sourire empli de sadisme.

Merci. J’ai un peu de mal avec ce genre d’énergumènes.

Anshu, droite et fière. En un mouvement violent - canalisation de toute sa haine et sa force, elle asséna un coup de pied au visage de l’entravé. Malgré sa faible force, il ne fallait pas grand effort avec des talons au pieds. La semelle se chargerait de tout, l’élan et la force du coup ne sera pas un facteur décisif. Geignement étouffé entre ses dents et sa trachée emprisonnée par le membre du camarade, Anshu reculait alors de quelques pas, déjà fatiguée par son action - poitrine se soulevant au rythme de son souffle saccadé.

Ca c’est pour avoir posé tes sales pattes sur moi. Et la prochaine étape de ton lynchage sera bien pire, crois-moi. Tu vas regretter tes actions, misérable insecte en manque d’attention et d’affection causés par l’absence totale de présence d’être du sexe opposé. Qui, pour couronner le tout, jette son pathétique dévolu sur la personne étant capable du moins de représailles physiques du pensionnat.

Ses orbes sanguines brillaient comme deux espoirs d’une révolte et d’un carnage, alors qu’elles se dirigeaient désormais vers l’assaillant à qui elle devait beaucoup, ce soir. Elle n’avait pas honte de l’avouer, il avait été utile. Malgré le fait qu’être dans une situation aussi délicate restait honteux, et que le fait d’être si vulnérable n’aidait pas. Sa prise autour de l’homme ne semblait pas faiblir. Un fin sourire déformait ses lèvres mortes.

- C-C’est bon, c’est bon, lâche-moi…! On entendra plus parler de moi, j’te calculerai plus, c’bon…!
Les doigts gantés de la française se portaient à sa bouche pour couvrir cette dernière, lui jetant un regard hautain, ravie de le voir s’abaisser à un tel niveau alors qu’il essayait de la piétiner un peu plus tôt, du haut d’un piédestal éphémère.
- Hé, je pense que tu peux le lâcher maintenant. Pas d’intérêt à perdre ton temps avec une telle vermine.

Elle attendait que sa prise se relâche et que l’individu, ridiculisé se rue dans son bungalow en claquant la porte derrière lui. Sans plus de cérémonies. Son regard se posa sur l'attribut du dénommé "sauveur du dimanche" - sa cravate qui pendait à peine à son cou. Plissement d’yeux.

Ah, c’est donc toi, le nouveau S qui vient d’arriver. Tu fais bonne impression, au moins.
Message Dans Re: do it || kayn | le Ven 14 Juil 2017 - 15:15
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Ricanement acerbe. Alors, on faisait moins le bonhomme une fois aux prises avec quelqu'un d'un gabarit similaire, mon p'tit pote ? La férocité qui luisait au fond du regard de l'arrivant le clouait sur place, son absence d'expression si ce n'était un léger rictus trahissant une concentration morbide. Mécanisme froid, dénué d'erreur. Ce genre de prise était particulièrement dangereuse, si mal réalisée. La nuque de la victime d'Hoxton pourrait exploser à tout instant, s'il faisait un faux mouvement. Et voilà que la demoiselle affligée se mettait à accabler son camarade de classe. Craquement sonore, quand le talon de la jeune femme lui explosait le visage. Ce qui devait faire un mal de chien. Puis vint le frustration, alors qu'elle se lançait dans une tirade rabaissante qui avait trop fait de détruire l'ego du classe A, sa virilité déjà remise en doute par l'oppressante supériorité démontrée par Kayn un peu plus tôt, qui n'arrivait pas à se défaire de son sourire de requin hilare.

Déjà, elle l'observait. Et il levait vers elle son regard féroce, ses iris lupins qu'on aurait davantage attribué à un Fauve plutôt qu'un humain. Il dégageait ce dérangeant sentiment d'inconfort, dans son enveloppe charnelle humanoïde. Un univers de violence et de carnage à peine retenu. Qui n'avait encore jamais franchi le seuil, s'adonnant à un élan meurtrier et assassin. Ses yeux ocrés ne dénotaient pourtant rien d'autre qu'une féroce volonté de vivre libre. Une tension électrique d'insolente impudence s'était d'ores et déjà installé entre le duo, tandis qu'elle lui demandait de le relâcher. De toutes façons, ce porc n'avait pas grand-chose à offrir à Killzone et sa perpétuelle soif de conflit. S'en prendre à une petite fille était de toute évidence les limites de ses compétences. Dégueulasse.

En se ruant vers l'intérieur du Bungalow, il trébuchait malencontreusement sur la jambe tendue de l'Écossais, qui l'observait toujours du coin de l'oeil, impavide figure mesquine, sinistre bouffon ridiculisant son entourage, le toisant comme une bête de foire. Mais qui était le plus proche d'être un animal, dans le lot ?

Avec une lenteur presque théâtrale, il glissait les mains dans les poches de son treillis militaire, à nouveau. La pression retombait, et Kayn semblait s'avachir sur lui-même, se relâchant. Ses muscles se détendaient, comme une bête féroce sortant de chasse. Ses épaules s'effondrant sur elles-mêmes, son dos se voûtant légèrement, il n'avait déjà plus rien du fantastique guerrier aux instincts d'annihilations formidables qui se tenait là un instant plus tôt, laissant place à un ado au sale caractère et à la langue pendue, qui scrutait désormais un faciès de porcelaine sans impureté. Damn, elle était incroyablement petite, cette fille. On aurait dit une poupée. L'Écossais la toisait sans gêne aucune, curieusement étranger aux normes d'une société qu'il rejetait en permanence.

Sa pupille capturait la moindre parcelle de lumière lunaire, étrangement alerte. Le sens transmettait les informations au centre névralgique, qui les envoyait tout droit au cerveau. Les synapses les analysaient, froidement, sans rage, sans frénésie. Pas encore. Elle aussi, elle faisait partie des S. Il l'avait vue, comme un chasseur étudiant son tableau de chasse. Bonne impression, eh ?

Kayn : Ouais. De rien.

Alors, il faisait toujours bonne impression, maintenant ? Au moins, il avait effacé son sourire espiègle, le remplaçant par une expression indifférente et détachée contrastant affreusement avec les étincelles courroucées s'entrechoquant au fond de ses yeux de loup. Brève lueur de fureur froide, au fond de ses orbes dorées.

Kayn : " Grosse putain ", " sucer ", " charmes de salope ", dans la même phrase, ça commençait à faire beaucoup.

Vague haussement d'épaule. Ceci dit, ça ne le concernait pas réellement. Mais...

Kayn : Pourquoi on lui a pas cassé la gueule, exactement, Lady in Black ?

C'était aussi simple que ça. Quand l'humain se comportait comme un animal, n'était-il pas de mise d'appliquer la loi du plus fort, et de déterrer l'instinct de prédation ? Question d'une innocence inquiétante, maladive, qui faisait courir des frissons d'angoisse le long de la colonne vertébrale.

Ce type n'était vraiment pas à sa place.
Message Dans Re: do it || kayn | le Dim 16 Juil 2017 - 19:37
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Les élastiques de la pochette claquaient sous les doigts de la française, alors que la pochette s’ouvrait lentement pour laisser découvrir des feuilles trempées. Une moue déçue était alors plaquée sur son visage, finalement abandonnée pour reprendre une expression faciale froidement neutre qui était une habitude en la regardant. Ses pupilles transperçaient ceux de Kayn, avec une lueur défiante en leur fond. Il répétait ces mots qui sonnaient si abjects à son oreille et qui ne décrivait évidemment pas son être le moins du monde. Si elle n’était pas vertueuse mais restait pécheresse, la luxure ne faisait pas partit du lot. Inintéressant pêché, et surtout pas attirant. Elle n’en restait pas moins malsaine à souhait.

Ce genre de garçons n’ont que ça à la bouche.

Regard détourné, elle feuilletait les papiers encore en état - et ça en faisait peu. Quel gâchis. La moitié n’avait même pas survécu à l’inondation. Et tout ça pour que ce mec pathétique finisse par se retourner contre elle. Quelle joie - elle devra, par la force des choses abandonner les cours de cette semaine.
La question du brun sonna comme un écho lointain dans l’encéphale du démon. C’est vrai qu’il pouvait se la poser.
C’est vrai qu’elle aurait pu laisser ce mec se défouler sur lui pour l’humilier.
C’est vrai qu’elle aurait, elle-même pu participer à sa chute.
Alors pourquoi ?

Parce que c’est bien plus humiliant de cette manière. En lui cassant la gueule, il n’aurait même pas eu la force de supplier. La supplication, surtout venant d’un homme est quelque chose de particulièrement honteux, pas vrai ? Alors imagine, le fait de se prendre un coup par sa proie et de se faire entraver par un inconnu. Laissons-lui l’esprit clair, il réfléchira bien mieux sur son impuissance.

Anshu ferma la pochette et la laissa tomber à l’entrée du cabanon du A, battant lentement des yeux.

Inutile d’employer le “on”. Je ne suis pas faite pour me battre, et j’en ai conscience. Si tu voulais tant que ça te défouler et lui casser la gueule, tu aurais dû le faire. TU tenais la bride après tout.

Puis, elle le détaillait de ses grands yeux cramoisis, observant sa carrure et chaque détail qui aurait pu passer inaperçu parce qu’elle n’avait même pas fait attention à lui depuis tout à l’heure.
Il ressemblait à un coq de basse-cour. La manière dont il se tenait, dont il hurlait pour pouvoir montrer qu’il était le plus fort, et surtout cette coupe de cheveux bien trop ridicule qui lui donnait un air de caïd totalement perdu. Ridicule énergumène.

Il n’y a personne dans mon cabanon ce soir. Tu veux venir ? Simplement pour discuter, puisque tu es en S, autant mettre les choses au clair et voir si on peut se blairer ou non, et analyser ton grotesque personnage plus en détail.

Large sourire méprisant, alors qu’elle partait devant en fouillant dans la discrète pochette présente au niveau de sa jupe pour faire tinter les clés en un mouvement fluet, confirmant donc leur présence en la rassurant. Les pas emboitant les siens lui fit alors comprendre qu’il la suivait et avait accepté l’opportunité qu’elle lui avait si gentiment offert. Après tout, cela aurait été un affront de refuser un tel geste - tellement altruiste.

Au bout de quelques minutes de marche, la porte de son cabanon fut enfin visible. Les clés grincèrent dans la serrure avant que la porte ne s’ouvre suite à un pivotement habitué des morceaux de métal. Elle franchit nonchalamment le seuil de la porte en laissant soin à son invité de fermer la porte derrière lui - elle n’allait quand même pas le faire pour lui -, jetant ses chaussures où bon lui semblait. Lumière allumées, tamisant agréablement l’endroit.
Elle se dirigeait alors dans la petite cuisine présente dans le cabanon, s’emparant du manche de la bouilloire déjà brûlante - elle avait prévu que ça ne durerait pas longtemps. L’eau se déversa dans une tasse en ivoire ornée de motifs fleuris, colorant l’eau d’une teinte verdâtre. Bien entendu, elle ne prépara qu’une seule tasse. Ses pas la menèrent alors de nouveau au niveau de son petit espace à elle, observant Kayn de l’oeil qui semblait avoir fini sa petite exploration des lieux. Son fessier prit place sur le matelas spécialement conçu pour ses soucis de santés et sa fragilité - en une matière et une qualité bien supérieure à celle de ceux fournis par le pensionnat. On ne pouvait cependant pas dire qu’elle était privilégiée.

Soucoupe d’une main et la tasse de l’autre, elle ne quittait son regard de celui de son camarade, le fixant si intensément que cela aurait pu en être gênant. Elle pointait le siège en face de son lit du menton, l’intimant au moins à y prendre place. Une petite gorgée stoppée par une brûlure buccale mit un terme au silence.

Puisque tu sembles connaître mon code, je ne vais me présenter que brièvement. Comme tu peux le savoir, je porte également la cravate dorée depuis un petit moment. Initialement, j’étais et je suis en classe A, et je possède un “pouvoir” d’annulation absolue. Une capacité qui est donc certes destructrice, mais qui me rend également vulnérable. Je prend régulièrement les cours auxquels je n’assiste pas auprès de mes camarades de la classe A, mais comme tu as pu le constater… L’image des gens de cette classe n’est pas qu’une rumeur.

Elle marqua un temps de pause pour boire une seconde gorgée du thé avec moins de mal cette fois-ci, alors qu’elle croisait lentement ses jambes, redressant machinalement sa robe au dessus de ses cuisses. Il était évident qu’il y avait un jeu de séduction et d’attraction - pas pour attirer ses faveurs. Simplement car si elle ne dégageait rien, son discours ne serait pas convaincant.

Ils se prennent tous pour des dieux, ça cause ce genre d’embrouilles. Je ne m’exclue évidemment pas du lot, même si c’est un cas différent. Enfin. Je pense avoir terminé.

Ses yeux papillonnaient presque innocemment.

A ton tour, Zillkone. Tu es nouveau ici, si j’ai bien compris.

Message Dans Re: do it || kayn | le Dim 16 Juil 2017 - 21:48
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Dédaigneux haussement d'épaule. Donc elle faisait partie de ces types insupportables qui se prenaient pour des intellectuels infligeant de lourds stigmates et laissant des séquelles dans la psyché de leurs victimes. Désolé, ma grande. Il avait lui-même subi ce genre de harcèlement. Les contusions. Les os qui vibrent à chaque mouvement. La vue entravée par les hématomes. Le dos qui faisait un mal de chien. Les genoux qui ne le portaient plus, trop meurtris pour supporter son corps. Pourtant, ça, ça l'avait sacrément remonté contre l'humanité. Et maintenant, il était un prince dans le milieu de l'annihilation. Incroyable artiste, virtuose de la destruction, incarnant une peur primitive et tellement naturelle chez l'être humain. Voler au secours d'une demoiselle en détresse n'était pas sensé se finir en leçon de morale détestable.

Grincement de dents, alors que ses mâchoires se contractaient, l'ivoire de ses crocs couinant en s'entrechoquant sous la pression exercée. Plissant les yeux, il observait la méprisante étincelle au fond de son regard carmin. Elle se payait déjà sa gueule, ou quoi ? Elle n'avait aucune idée de ce avec quoi elle jouait, ou comment devait-il prendre cette silencieuse déclaration ? La S ne le prenait pas au sérieux. Déjà, ses doigts adoptaient la forme d'un revolver pointant le sol avec désinvolture, et une étincelle embrasait l'air, résonnant dans l'ambiance comme l'assourdissant roulement du tonnerre.

Ou tout du moins, aurait du. Les yeux lupins de l'Écossais furetèrent vers ses doigts, en constatant l'absence de réaction de la jeune fille lui faisant face. La chaleur locale subsistant après une détonation dissuasive ne se dissipait pas aussi vite, habituellement. En réalité... Il ne l'avait même pas sentie. Comme si la déflagration avait été étouffée. Tuée dans l'oeuf. Ce qui déconcerta brièvement le Fauve, dans son élan agressif de démonstration de puissance. C'était quoi, le problème ? Son don ne lui avait jusqu'alors jamais fait défaut. Et, à présent, il se sentait littéralement à nu, dépourvu de ce pouvoir.

C'est sans doute ce pourquoi il emboîta le pas à l'élève de A, sans poser de question. Est-ce qu'ils pourraient se blairer ? Quelle putain de blague. Dès qu'il capterait pourquoi ses détonations s'étaient fait la mal, il allait effacer son rictus méprisant de son visage puéril. Et lui briser les os, au passage. Ses iris ocrés étaient enfoncés dans la dos de la Princesse d'Obsidienne. Qu'il toisait, scrutait, avec toute l'attention du monde, ses pupilles réduites à l'état de puits de colère froide parfaitement dissimulée derrière l'arrogante férocité qui l'habitait usuellement. En vérité, son regard oblitérateur s'accrochait aux insaisissables étoffes de pénombre qui ondulaient en épousant ses formes naissantes et sa peau d'argent à la manière de griffes qui s'ancreraient profondément dans la chair. Seule l'hostilité dont il transpirait par tous les pores de la peau le trahissait, dans sa soudaine rancoeur injustifiée. Elle lui parlait comme à une merde, ou était-ce un nouveau complexe d'infériorité ? Articulations de la main qui blanchissent tandis que ses doigts se crispent, de retour dans leurs étuis de cuir, enfouis dans les poches de son blouson. Bordel de merde.

En franchissant le seuil du cabanon, elle l'invita silencieusement à refermer derrière elle. La porte claque brutalement en manquant de sortir de ses gonds, Killzone restant inerte à toute interrogation silencieuse à laquelle la Française aurait pu s'adonner. Là où sa démarche se montra d'autant plus dissidente, c'est quand il choisit de conserver ses énormes rangers militarisées en montant sur le plancher du bungalow. Rien à foutre, c'était pas lui qui faisait le ménage, pas vrai ?

Madame se servit une petite tasse de thé. Putain d'bourge'. Levant les yeux au ciel, imprégné d'une insolente impudence, l'Écossais étouffait à peine son rictus moqueur. Ouais, il ne se sentait définitivement plus d'humeur bienveillante à l'égard de cette fille. Tout, chez elle, lui rappelait les enculés de privilégiés technorates sociétaires. Et il donnait des coups de boule à ce genre de raclure. Manque de bol, celle-ci était un peu trop courte sur patte. Rictus qui s'accentuait, de concert avec le flot de pensées mesquines. Lorsqu'elle lui fit signe de s'asseoir, Kayn démontra à nouveau sa tendance à se montrer de mauvaise foi. Prenant place dans le siège, il faisait basculer ce dernier sur les pieds arrières du meuble, le plaçant en équilibre, se calant comme il le fallait contre le dossier, pivotant le fauteuil pour... Foutre ses rangers sur la table de nuit de la jeune femme, lui adressant un regard en coin presque défiant.

Il ne faut jamais inviter le Diable à sa table.

Alors qu'elle s'expliquait, les choses devenaient progressivement plus clair. Son pouvoir ne l'avait pas lâché ; c'était elle qui l'avait fait le lâcher. Bien, raison de plus pour pas pouvoir la blairer. Décidément, alors que dans un film, cette rencontre fortuite aurait été le début d'une romance fantastique, il se retrouvait à planifier toutes sortes de représailles. Ouais, bon, fallait pas se mentir. Il avait pas écouté tout le reste. Après tout, ils étaient là pour causer " j't'aime, j't'aime pas ", non ? Bon, on pouvait dire que ça, c'était réglé.

Et la v'là qui se voulait aguicheuse. Malgré son corps d'enfant, fallait avouer qu'elle avait un certain charme. Dommage qu'Hoxton soit un dur à cuire, sur ce plan-là aussi. Ceci dit, elle avait réussi à conserver son attention... Quand bien même ça ne concernait pas ses propos en eux-mêmes. Nouveau rictus de dégénéré. Zillkone, hein ? Sale pute.

Kayn : Ouais. J'ai été migré ici y'a un mois. Mais j'ai fait exploser une caisse, alors j'me suis retrouvé à l'hosto pendant trois semaines. J'suis en permission, là, vu que j'ai encore une ou deux côtes cassées.

De toutes façons, il ne l'aimait pas. Alors autant qu'elle véhicule son image. Il n'allait pas préciser que c'était pour sauver un chiot d'être écrasé par un automobiliste consanguin.

Kayn : Du coup, 'paraît que j'me retrouve avec des singes congénitaux, en E. On m'a pas des masses expliqué, et j'avoue que j'en avais rien à carrer. J'ai la cravate depuis quelques heures seulement, et j'ai été recruté à cause de mon don. Sûrement ?

Haussement d'épaule. Aucune idée, en fait.

Kayn : Moi, j'fais vivre Nagasaki aux gens.

Mollement, il inclinait la tête de côté, comme un pantin désarticulé.
T'as compris ?
Me prend pas la tête, sinon j't'explose.
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