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Take me into your skin — Kayn




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Take me into your skin — Kayn

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Message Dans Take me into your skin — Kayn | le Lun 17 Juil 2017 - 17:01
Run for your lives
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Arpenter les couloirs, battre la cadence avec mes boots, l'esprit paisible, l'esprit tranquille, ça m'ferait presque rêver. Montrez-donc vos figures anodines, pauvres anonymes, pour moi vous n'êtes que des attardés. Défiler entre vos simagrées futiles commence sérieusement à me taper sur le système. Pauvres fous, ne saviez-vous pas que je vous crache tous à la face ? Prenez mes sourires, mes regards complices, gobez-les, faites-en donc ce qu'il vous plaît. C'est cadeau, mangez et fermez vos grandes gueules. Oh je vous en prie, distrayez-moi. Ça sera peut-être toi, ou encore toi, un seul mot de votre part, un geste, une brève attention et je foncerai dans vos bras grands ouverts pour vous broyer entre mes mâchoires méprisantes. Vous en réchapperez peut-être, mais je compte bien vous laisser la trace de quelques séquelles, un choc, une marque, un souvenir pour que vos esprits soient martelés l'heure suivante par la réminiscence de mon faciès. Vous oublierez sans doute, mais chaque fois que vous recroiserez mes traits teints de ce même sourire « sincère » votre subconscient vous ramènera à l'instant de malheur où je vous ai approché.

Je flâne, enrobée dans ma nouvelle acquisition, je parade comme un paon à la parure exquise et renaissante. Du vol dites-vous ? Nullement. Je ne pille pas, je ne fais qu'enfiler la peau d'un autre et celle-ci me va comme un gant. Le cuir de ce blouson lourd, son odeur, ses reflets me donnent l'impression de disparaître telle une ombre se fondant dans vos niaiseries adolescentes. Vous puez les phéromones à plein nez pauvres tarés. Un peu trop large comme nouvelle armure, mais la doublure frôlant ma peau bistrée m'enveloppe dans un cocon mobile, me donnant la sensation d'être choyée, protégée, presque invincible. Mais les rêves ne durent pas plus de quelques minutes pas vrai ? Alors que j'entends ces paroles acerbes en mon dos, offense gratuite murmurée par un ego en quête d'attention de la part d'un de nos nouveaux congénères.

Et tu vois cette meuf ? Une connasse de bohémienne, si tu lui proposais du pèze elle baiserait certainement sa mère. Des putains de consanguins.

C'est tout ce qu'il me fallait entendre, ni plus, ni moins pour arrêter mon choix. Malheureusement, mon ouïe est assez fine pour capter ces quelques mots, heureusement, je sais me montrer clémente, de temps en temps. J'ai cessé de pleurer à ces clichés pour en rire il y a de cela des années, ça ne me touche plus vraiment, mais ça me fait sérieusement marrer, intérieurement. De ce rire nerveux prêt à se fondre dans un sadisme hâtif animé par de vieux réflexes de défense. Pas de douceur ce soir, pas de pitié. C'est toi que je vais baiser, connard et tu vas même pas le voir arriver. Comme une étourdie, je virevolte pour changer de sens, telle une handicapée qui se serait trompée de chemin. Qu'a-t-elle oublié la gueuse ? Son sac, son cerveau dans un recoin du pensionnat ? Non, je viens vers eux avec mes airs brouillons et confus qui imprègnent mon visage d'une innocence factice, parcourant les quelques mètres qui nous séparaient d'un pas faussement enjoué en leur offrant un clin d’œil pour attirer un peu plus leur attention.

Eh les gars, z'auriez pas une clope à me dépanner ? J'suis en rade en ce moment, j'vous échange ça contre un timbre et deux chewing-gum.

Des mots aux saveurs amicales, à l'accent prononcé, exagéré, alors que les deux comparses semblaient s'échanger un regard complice du genre : « Tu vois ? Je te l'avais dit. ». Des crevures en chien, prêts à saisir n'importe quelle opportunité malsaine. Voilà pourquoi le petit nouveau, galvanisé par les dires de son référent, ne pu s'empêcher de glisser sa main le long de mon dos, appuyant sur mes reins de sa main perdue pour m'attirer vers eux alors que l'autre, tous crocs dehors annonçait :

J'ai un meilleur deal à te proposer.

Sérieusement ? Vous déconneriez pas un peu les gars ? Parce que là, niveau subtilité, autant me demander de vous sucer la queue. Mais soit, si vous voulez jouer, je suis votre homme. Il me suffit de pencher le visage sur le côté à l'instar d'une poupée à votre merci, me faisant femme et intéressée, agrippant la toute nouvelle cravate rouge de l'enflure aux mains baladeuses. Remontant lentement mes doigts, petit à petit, à la manière d'une araignée sur sa toile prête à dévorer sa proie. Oh, je sens que ça vient. Le barrage se fissure. Quelques centimètres encore jusqu'à ce j'atteigne le nœud parfaitement noué qui deviendra sa corde de condamné et que leurs maigres espoirs d'une petite sauterie ne s'envolent en fumée.

Et soudain, le jugement brutal et meurtrier qui ne lui laissera aucune chance. Il ne me fallu que peu d'efforts pour tirer fermement sur la cravate de mon nouveau camarade de classe, l'emportant sur le côté alors qu'avec dextérité mon autre main le guidait, là à la pointe de sa colonne. Oppressant appui accompagnant sa nuque afin qu'il vienne embrasser de toutes ses dents la poignée de porte qui se trouvait a proximité. Un mouvement sévère, vif et violent à l'effet de surprise dévastateur résultant en un fracas sinistre, une complainte bruyante et un nez explosé. Suis-je en colère ? Pas encore. Je ne fais qu'entamer l'un de mes jeux favoris et je ne compte pas l'abandonner tout de suite. Peu importe les murmures, les faciès choqués en cette soirée bien entamée, ils devraient avoir l'habitude depuis le temps. Mon visage semblait serein alors que mes lippes s'étiraient en un rictus cruel. Cours, cours petite brebis, je te laisse cinq mètres d'avance. Car, plus que la proie, c'est la chasse qui m'intéresse. Et ainsi je regardais le fuyard aux mots arrogants prendre ses jambes à son cou en comptant les secondes. Parfaitement immobile, un souffle amusé m'échappait alors que j’envahissais mon cerveau d'un compte à rebours. Cinq, quatre, trois, deux... Enfin ! Ce fut à mon tour de prendre l'impulsion suffisante pour lui traîner au cul. Où vas-tu mon mignon ? A moins de t'évaporer je te mettrai forcément la main dessus, aujourd'hui, demain, dans un mois, je te cognerai tellement le coin de la gueule que t'osera plus affronter ton propre reflet dans un miroir.

Que se passe-t-il bichon ? Tu faiblis ? Je le vois se démener pour ne pas tricoter avec ses jambes, courir comme une biche aux abois vers une porte qui lui permettrait potentiellement de se sortir de son impasse. Trop lent. Je suis déjà derrière lui, affamée, tel un chien fou appâté par la peur de son futur trophée. Je le dépasse en quelques secondes, exécutant un volte face digne d'une danseuse étoile. T'es foutu. Je prends appui et déjà ma jambe s'élève afin d'écraser le cuir de ma godasse au beau milieu de son flanc avec une précision chirurgicale à faire froid dans le dos. Je dévies sa fuite, déjoue ses plans, l'écrase tel un insecte en malmenant ses côtes, donnant l'élan nécessaire à son envol pour l'envoyer valser dans l'une des portes-fenêtres menant au balcon. T'as aimé l’apéritif ? Attends, les amuses-gueule arrivent. Laisse-moi savourer tu veux ? Le temps de graver dans ma mémoire la série d'images de ton corps puant s'avachissant contre les carreaux fragiles.

Tu veux que je te dise ? T'es trop lourdaud et tu manques d'équilibre, voilà pourquoi tu te retrouves dans cette fâcheuse situation. Ça, et ma putain de consanguinité. Tu comprends, j'ai quelques fils qui s'touchent.

Voilà pourquoi te voir dans cet état m'arrache un ricanement à peine audible. Lentement, en un geste mesuré j'impose à sa cage thoracique douloureuse le poids de mon pied, marquant avec ma semelle poussiéreuse le point d'impact à atteindre. J'en ai rien à battre qu'il soit sur le cul, t'inquiète que s'il m'avait trouvé allongée il m'aurait certainement pas relevée, si tu vois c'que je veux dire. J'ai juste à fléchir le genoux et lui laisser savourer le temps d'attente en cherchant des excuses confuses qui pourraient faire appel à ma compassion.

Ezr...

Nope. Je ne suis pas une philanthrope, ni un grand seigneur et j'le laisserai certainement pas souiller mon nom de sa langue infâme. Le premier coup part comme une flèche, net et précis, puis un deuxième, un troisième plus brutal encore qui fit craquer le vieux bois de la frêle porte-fenêtre retenant son dos. Il m'en faudra peut-être un cinquième pour la faire céder. Knock knock motherfucker. C'est pas une putain de défenestration, j'appelle ça de l'art à ce stade là. Oui, ça aurait pu, si ce demeuré n'avait pas été pris d'une envie soudaine de jouer les larves rampantes qui m'oblige à le clouer à terre dans un recoin du balcon. T'arrives encore à bouger bâtard ? C'est que tu remonterais presque dans mon estime avec ton élan désespéré. Initialement j'avais pas prévu de poser mon cul sur tes reins, mais soit, une petite pause ne fait pas de mal. Et puis ça te permettra de te refaire une santé pour la suite de notre petit tête-à-tête à la fraîche. Laisse-moi fouiller rapidement dans ton veston froissé afin d'en extirper une clope et d’inhaler ma première dose de nicotine. Le temps d'une clope, c'est tout c'que t'auras.

Tu vois quand tu veux.

Message Dans Re: Take me into your skin — Kayn | le Lun 17 Juil 2017 - 22:08
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Le souffle qui franchissait ses lèvres sonnait comme un glas aux oreilles des vermines grouillant tout autour du Fauve, dont les yeux usuellement mi-clos étaient grands ouverts, presque exhorbités, imprégnés d'une lueur froide et féroce, d'une sombre splendeur. Comme en transe, ses épaules avachies, sa démarche nonchalente et désinvolte disparaissant au profit d'une posture conquérante, dominatrice. Cela transparaissait même dans l'atmosphère ambiante, qui se chargeait d'une tension électrique et malsaine, l'ambiance crépitant comme en précédant l'arrivée d'une tempête. Où était passé l'Écossais innocent et passif qui errait en sortant de cours comme tous les jours, tardivement, mains dans les poches de son blouson en cuir ? Dans la pénombre étouffante du milieu de soirée, une chasse prenait forme. A ceci près que son blouson lui avait été subtilisé.

Son expression placide demeurait. Seulement, elle contrastait désormais affreusement avec son regard féroce. Hermétique à tout sentiment, détaché de la réalité, véritable spectateur de son existence. Doucement, il portait une main à sa joue, tâtant la peau meurtrie par le coup de poing qu'on venait de lui asséner, le faisant vaguement tituber. C'était ces déchets, qui avaient levé la main sur lui ? Son regard animal perfora la cage thoracique de son premier opposant, désormais aussi pétrifié que ses comparses, avant de remonter vers son visage, fixant ses traits gras et anodins. Ses lippes pâles s'entrouvraient, et son souffle redevenait sonore, rôdant et teintant contre l'ivoire de ses dents, devenant un véritable écueil d'une mer houleuse et chaotique. Intellect froid, mécanique. Analyse adroite, experte. Imperturbable. Glacial. Car nul n'entrave la réflexion mathématique d'une véritable arme calibrée pour l'extermination pure et simple de ses opposants, nullifiant l'opposition.

Doucement, Kayn inclinait la tête de côté, alors que le picotement brûlant de la douleur atteignait son cerveau, qui traduisait la sensation, dubitatif, à son hôte.

A cet instant précis, c'était comme si l'air tout autour d'eux se mettait à vibrer, comme prit d'une terreur incontrôlable. Accompagnant les frissons spinaux qui se répandaient le long des échines, vulgaire traduction de l'épouvante primale qui emplissait leurs poumons, c'était sans pareil. Il inspirait une terreur animale, un effroi sublimé, au moment où le combat s'engagea. Une pression incommensurable, se dégageant de la simple présence de l'entité dont la malfaisance soudaine était littéralement éclipsée par l'imminente menace naturelle qui alarmait les instincts de survie. Et cette angoisse s'imprimait lentement dans le psyché des témoins. Oui, il allait leur faire mal. Terriblement mal. Pour l'affront auxquels ils venaient naïvement de se livrer.

Ses veines s'embrasèrent, du métal en fusion s'y déversant. Son être tout entier s'ancra dans ses instincts primitifs. Sa prestance gonfla, lugubre augure de carnage. Son désir de destruction, son appétit pour la violence, ne fit que croître, lui nouant les entrailles. Sa rage viscérale paralysa sa langue, alors que son être tout entier semblait se rétracter. Ses muscles s'enchâssaient les uns dans les autres, formant une mécanique parfaite et absurde. Ses iris devinrent acérés. Sur son front jaillissaient les vaisseaux sanguins. L'apogée de sa colère. L'Écossais était libre. Il allait lui arracher la moindre once d'humanité. Le déposséder de son existence même. Doucement, comme cérémonieusement, il enfilait ses mitaines en cuir, remontant son masque squelettique sur le bas de son visage, gonflant sa poitrine seulement couverte d'un débardeur sombre épousant sa musculature sèche, ciselée.

Décharge neuronale. Impulsion sauvage.

Battement de coeur.
Où était-il, déjà ?

Sa célérité était telle que même en cherchant à réagir à temps ; même en ayant perçu très clairement ses intentions, il semblait impossible à arrêter. Il avait brisé la distance le séparant de sa cible avec une aisance déconcertante, enfonçant la garde de la racaille encore figée ; une facilité surnaturelle. La scène se déroulait comme sous l'eau ; le regard glacial du S se rivant sur sa proie, qui semblait être littéralement laissée sans défense, comme agissant au ralenti par rapport à cette entité inquiétante qui filait et tranchait l'air, transformé en une pensée pure, d'une simplicité foudroyante, qui s'imprimait dans le coeur et l'âme comme une certitude des spectateurs.

Douleur insupportable, alors que le tibias d'Hoxton fendait l'air comme un couperet, horizontalement, s'abattant directement avec une froide maîtrise entre la cage thoracique et les hanches de sa victime, droit dans son flanc. Choc électrique ; le temps que l'onde de douleur brûlante se répande dans les nerfs sensitifs de l'homme, dont la posture vacillait à cause de l'impact, un coup de coude venait déjà le cueillir au menton, sa mâchoire émettant un craquement dérangeant. Seulement alors, son avant-bras se détendait comme un ressort, et le revers de sa main, phalange comprise, explosait brutalement en plein faciès du zonard, achevant la démonstration martiale avec une dextérité pétrifiante, et une rapidité d'exécution tout bonnement absurde.

L'homme s'effondra. Le regard vitreux. Il n'était pas humain. Seule sa malveillance inquiétante en était la caractéristique, avec son apparence. Le reste - tout le reste - appartenait à une bête féroce dont l'éclat cruel régnant au fond de ses iris lupins d'une clarté primitive évoquait déjà un funeste destin. Les brutes sortirent enfin de leur torpeur létargique, s'arrachant à l'effroi sublimé qui paralysait leur esprit, réagissant brutalement à l'assaut qui s'était déroulé en l'espace d'une seconde. Déjà, ils s'apprêtaient à recourir à leurs pouvoirs. Déjà, ils comprenaient l'ampleur de leur bêtise, de s'en prendre à ce petit nouveau, hospitalisé pendant trois semaines à son arrivée au Pensionnat. Ils n'avaient aucune idée du fait que, s'ils employaient leur capacité, ce serait la porte ouverte à l'anéantissement. Car Kayn faisait parti de ces mages dégénérés dont la faculté n'était qu'une arme de dissuasion massive, capable d'anéantir toute chose autour de lui, au détriment de sa santé physique.

L'aura sauvage du classe E noircissait à vu d'oeil, couvrant la scène comme une nappe de plomb insupportable. Il était impossible de soutenir son regard électrique. Ni même de le regarder directement. Le temps de cette rencontre, il était devenu leur pire cauchemar, même si leur fierté masculine les empêchait de le discerner, trop peu à l'écoute des signaux paniqués que leur envoyaient leurs cerveaux. Nul n'avaient la moindre idée de ce qui se déroulait ici. C'était un bien un massacre, qui se profilait à l'horizon.

Ils se présentaient à l'abattoir qu'incarnait Killzone, le nouveau classe S. Et il avait passé une journée de merde.

C'était une toute autre créature. Ces émanations de destruction pure et simple. Cette épouvante primitive, inspirée par sa seule présence. Tant de définition pour ce fléau bipède. Le sang se heurtait à ses tempes, créant une cacophonie sonore insoutenable. Un orchestre squelettique, jouant une mélopée sépulcrale et funeste, prémice d'un cataclysme s'approchant au même rythme que les racailles. Son regard suivait les vermines, qui essayaient de communiquer avec lui. Mais il était sourd. Rendu ivre par l'excitation. La sombre exultation liée à l'approche du combat. Ses iris rayonnaient d'une férocité aberrante. Une haine irradiante de dégoût et de mépris pour l'existence même de la réalité. Mécanique subtile ; une impulsion sauvage le faisait reculer, évitant le swing dévastateur d'une batte qui aurait brisé son crâne avec aisance. Mais déjà, il revenait, brisant la distance. Avec cette même agilité, cette vélocité féline insensée. Kayn changeait. Il mutait en quelque chose d'autre. Son corps était indiscernable. Déjà, il était encerclé. Déjà, l'assaut des misérables volait en éclat. Il bloquait, évitait, avec une précision chirurgicale absurde. Comme si il avait une vision globale du combat. Une acuité visuelle surprenante. Une valse martiale s'engageait. Et l'ancien criminel se mouvait sans le moindre geste superflu. Ce qui était frappant, dans cet affrontement, étant sans doute l'absence paradoxale de chaos. Comme si toute chose était calibrée pour obéir à l'intellect froid et guerrier de l'Écossais.

Une dextérité incompréhensible. Une maîtrise telle que tous ses enchaînements donnaient l'impression d'avoir été répétés un nombre si important de fois que toute leur marge d'erreur, avait été bannie. Un homme brisa la formation, armant ses épaules pour décocher un nouveau swing de batte. Les genoux de l'Écossais se flèchirent avec une coordination surprenante, puisque l'homme n'avait quitté son angle mort qu'un instant. Ses hanches effectuèrent une brève rotation, alors que son épaule et tout son poids accompagnèrent son poing. Le coup qui atteignit l'opposant de Hoxton au flanc l'arracha à la gravité et au monde terrestre. Non. Ce qui le faucha au flanc, explosant comme une onde de choc, semblait appartenir à une entité toute autre. L'aboutissement d'années d'évolutions, l'apogée d'un prédateur alpha implacable dont la vigueur résultait d'une abyssale soif de meurtre liée à une virtuosité morbide dans l'art du carnage, ainsi qu'une haine dévorante, l'arrachant à son oisiveté pour le replonger dans sa perpétuelle recherche de suprématie. Qui n'avait encore jamais franchi le pas, transi par les préceptes humains qui le retenaient enchaîné à cette figure enfantine si caractéristique, un adolescent encore paumé. Un mécanisme similaire à celui d'un revolver ; qui pouvait exploser dans un chaos sonore assourdissant à chaque instant.

Sa main libre fendait l'air, transperçant la garde d'un autre adversaire avec la même efficacité qu'une lance de lumière. Compression de la carotide ; réduction de l'apport en oxygène. Bien sûr, à en croire la force de la poigne qui s'exerçait sur le cou de sa victime, ses doigts auraient été capable de briser os et métal indifféremment, véritables étaux desquels il était impossible de s'extirper. Une lugubre et sanglante moisson était sur le point de se dérouler ici, et maintenant. L'espace d'un instant, il conservait cette posture statique, profitant de la stupéfaction de ses adversaires, pétrifiés de surprise face à l'incroyable démonstration de talent martial de leur opposant, alors qu'ils comprennaient lentement l'ampleur de la situation, reculant à pas lents, terrorisés par la suprématie suffocante dont exhalait l'Écossais. Je l'avais dit. On ne fait pas chier un Écossais.

Ses poumons s'emplirent avec une lenteur théâtrale, alors qu'il plissait les yeux, ses mollets se tendant, sa musculature se ramassant, semblable à un boucher rendu fou. C'était insupportable. Ce sentiment de supériorité écrasant dont il exhalait. Comme s'il pouvait éteindre la vie de ses victimes avant même que leur coeur ne batte. Il transpirait de cette noirceur si rare et caractéristique des individus voués au combat, instinctivement. Sauf qu'il n'aspirait pas au combat. Car il en était devenu quotidien. Aisé. Ridiculement banal. Nullifiant l'opposition.

Un héraut du carnage, harnaché seulement par des lois qui semblaient peiner à restreindre ses pulsions de massacre et de violence. Un futur génocide personnifié.

*****

Killzone s'était levé avec une vitesse surnaturelle. Ses yeux de loup avaient cloués sur place l'intrus. S'il y avait bien une chose que l'Écossais exécrait, c'était les forceurs qui brisaient ses petits rituels. Le Sixième Année n'était pas si grand. A vrai dire, il était même d'une taille inférieure à la moyenne. Mais, large d'épaule, son expression glaciale et sa crinière corbeau, similaire à un aileron de prédateur marin, lui donnait ce petit quelque chose qui suffisait à intimider. Comme lorsqu'on se retrouvait face à un énorme chien qui laissait échapper un grognement si guttural qu'un frisson courait le long de l'échine, quand bien même on était habitués à ces derniers.

Les commissures de ses lèvres s'arquaient tandis que ses lippes dévoilaient sa dentition proéminente d'albâtre parfaitement entretenu. Un sourire de carnassier, de requin dont les crocs seraient encore maculés de sang. Déjà, son hostilité redevenait palpable, comme un manteau qu'il aurait enfilé, l'animosité malsaine résidant dans les tréfonds de son être à l'égard du genre humain rejaillissant, se propageant dans ses veines comme un liquide brûlant, semblable à du métal en fusion qui tendaient ses traits, ses iris luisant d'une étincelle de cruauté animale.

Il saisissait l'homme par le col, le balançant devant lui avec un léger mouvement de rotation. Les muscles de ses épaules quittaient la douce léthargie de l'ivresse pour s'enchâsser les uns dans les autres, sous forme d'un mécanisme de destruction parfait. Déjà, Kayn enfilait ses mitaines. L'oeil clair, le coeur battant. L'homme essayait de s'adresser à lui sans qu'il ne comprenne quoi que ce soit - en raison du sang qui battait à ses tempes, ou juste de la colère naissante qui l'assourdissait. Aussi, il frappa.

Son bras se détendit comme la mâchoire d'un serpent, ses triceps et biceps roulant autour de l'axe tandis que les articulations de ses doigts blanchissaient en serrant le poing, se préparant à l'impact. La partie supérieure de son corps se penchait de côté, de sorte à permettre à son direct du droit de tracer une ligne la plus directe possible, son autre bras replié vers son visage comme un infaillible pavois, prêt à prendre la relève pour bloquer et évincer toute compétition.

L'homme manifestement, ne réagit même pas, tentant vainement de lever les bras alors que le poing d'Hoxton explosait son faciès aux traits gras et aux yeux porcins. Ses quatre phalanges s'imprimèrent sur l'os zygomatique de son adversaire, juste sous l'oeil, délivrant une onde de choc qui se propageait comme un choc électrique sur la surface graisseuse et huilée par la transpiration de ce dernier. L'exécution et l'habileté martiale mise en jeu rendait la chose presque artistique.

Sauf qu'il ne lui avait toujours pas dit qui avait foutu ses sales pattes sur SON BLOUSON.

*****

Coup de tonnerre Flash aveuglant.

La déflagration soufflait le trio d'élèves qui allait s'effondrer, cul sur l'asphalte, une épouvante animale faisant surface aux fonds de leurs iris porcins enfoncés dans des visages disgracieux. Une terreur qui remontait leur échine sous forme de frissons glacés, alors qu'ils prenaient enfin conscience de la situation. Scrutés par une paire d'orbes lupines, ils étaient comme cloués sur place par l'hostilité ambiante. Électrique, onirique, oblitératrice. Leurs membres tremblaient encore du choc, alors ils restaient là, à contempler la silhouette qu'on devinait de l'Écossais qui jaillissait de la fumée, de la poussière, de l'asphalte fondu. Torse gonflé, épaules carrées, il les dominait de sa présence impériale. Son bras droit fumait encore de l'utilisation de son pouvoir, comme un canon refroidissant après le premier tir de suppression. Ses doigts, crispés, ressemblaient à d'inquiétantes griffes. Et ses yeux luisaient de cette étrange et judicieuse alchimie entre la cruauté et une férocité sans borne. Engoncé dans le rôle d'une entité bestiale affamée, Kayn remontait son masque sur son visage, dissimulant ses traits déformés par un sourire carnassier pour revêtir ceux d'un squelette inquiétant.

Derrière lui, des volutes de fumée s'élevaient toujours du cratère fumant formé par la première détonation de dissuasion. Qu'il aimait ça, quand la souffrance se répandait comme une onde de choc brûlante dans son avant-bras, ses muscles tremblant encore pour accuser le contrecoup. Autour de lui, une noire aura de violence pure et dure se déployait, tendant ses membres tentaculaires avec une voracité à peine contenue. Autour d'eux, des fragments du béton retombaient, inquiétant présage. Comme si le ciel s'apprêtait à leur tomber sur la tête. Killzone portait ses mains tremblantes aux poches de son treillis militaire, prenant appui sur ses épaisses rangers, exhibant le tatouage de son avant-bras droit. " Gott mit Uns! ". Sa voix s'élevait, son accent marqué trahissant ses origines tandis que son ton, incertain, trahissait une certaine frustration.

Kayn : Donnez-moi une bonne raison de ne pas vous réduire en poussière. Où. Est. Mon. Putain. De. Cuir.

Hoquet de terreur, de la part d'un membre du trio en face. Des sanglots. Oh, vraiment, des sanglots ? Ils étaient les premiers à l'avoir attaqué dans le dos, comme des lâches, en apprenant qu'il les cherchait. Il venait littéralement de se foutre à dos la majorité de la classe E, juste en cherchant son manteau. Le pouvoir d'un des types était sans doute la gravité, ou une sorte d'entrave qui l'avait empêché de bouger pendant un instant. Le second était invisible. Et le troisième matérialisait des objets contondants. Comme une masse. Putain, l'arrière de son crâne pissait le sang, et ça faisait un mal de chien. C'était sans doute pour ça, qu'Hoxton était dans une colère si noire. Il avait passé la journée à tabasser toute la racaille qu'il avait pu, alors qu'ils refusaient de lui dire qui avait prit son putain de blouson. Ses yeux injectés de sang menaçaient de jaillir hors de ses orbites. Le sang battait à ses tempes comme une cacophonie assourdissante. Et il était désorienté. Putain, ouais, il était complètement stone. Aucune idée de comment ça l'avait pas knocked out cold, mais il était encore là. Et il était très, très remonté. C'était ça, le vrai pouvoir. Vous comprenez, bande de dégénérés ? Vous n'avez jamais eu la moindre chance de tenir tête à KILLZONE. Nouveau hoquet sanglotant.

Kayn : FERME TA GUEULE, TOI.

Ses doigts imitaient un revolver. Et l'air s'embrasait.

Le phénomène était d'une rare beauté, vu au ralenti. D'abord, l'air donnait l'impression de se comprimer au bout de ses doigts. Puis, une légère étincelle apparaissait au bout de son index, et de son majeur, avant de se propager avec une vitesse terrifiante depuis l'épicentre. Une vague éthérée, invisible à l'oeil nu, formait un anneau de dévastation qui précédait les flammes de l'explosion. Le corps percevait donc l'approche immédiate de dégâts importants, sans pour autant avoir la moindre chance d'y réagir. L'onde de choc se propageait comme un mur de son d'une puissance abrutissante, comme un blizzard épouvantable face auquel un homme n'est rien. Voilà ce qu'incarnait Killzone, sous son masque. L'injustice d'un monde pourri. L'inégalité entre les humains. Une catastrophe naturelle à laquelle on ne pouvait palier. Qu'on était obligés de subir. Un sale gosse avec une enfance ruinée qui finissait par être l'incarnation d'une annihilation sommaire.

Levant la tête, secouant sa main noircie par la suie et la chaleur, le S haletait lourdement, ses flancs se soulevant comme les soufflets d'une forge vomissant constamment une déferlante d'armes de guerre. Ouais, il était crevé. Le soleil mordait sa peau pâle, ses bras dénudés qui, congestionnés, apparaissaient bien plus imposants qu'à l'habituel. Doucement, il baissait son masque, la laissant au repos en pendant à son cou, tandis qu'il se laissait tomber sur le postérieur, ses deux yeux ocrés rivés sur le ciel.

Jusqu'à ce qu'il capte cette fille basanée en train de piétiner quelque chose, au niveau du balcon de la classe E, au second étage.

Avec SON cuir sur le dos.
Parce qu'il l'aurait reconnu entre mille.

Se redressant maladroitement, Killzone se ruait dans les escaliers.
Direction le putain de second étage.
Et, vu la gueule qu'il tirait, tout le monde dégagerait de son chemin jusqu'au sommet.
Il ne se sentait pas des masses maître d'orchestre ou semeur de discorde, aujourd'hui.
Mais plutôt bombe nucléaire à retardement.

*****

Il déboulait sur le balcon, des étincelles au bout des doigts, un incendie au fond des yeux.
Un Fauve qui, éreinté, montrait les crocs, rivant toute son attention meurtrière sur sa proie - qui, qu'on se le dise, avait un charme indéniable dans sa façon d'être, dans son existence singulière et insolente, impudente unicité qui lui attirait les foudres de tous et toutes ; foudres qu'elle leur rendait bien, après tout. C'était de bonne guerre.

C'aurait été de bonne guerre si elle ne portait pas son blouson en cuir.
Jambes fléchies, son pouvoir débordant, sa sale journée dans les pattes, l'Écossais harponnait sa tortionnaire indirecte de son regard lupin. Étincelles. Entrechocs. Les regards s'affrontaient déjà comme deux lames d'acier se heurtant dans une valse martiale d'une dextérité incroyable, laissant la brutalité latente animant les deux rancunières entités de côté au détriment de la fièvre sanguinaire qui l'accompagnait, pour mieux s'offrir une tendresse de métal inhibée par la violence et la noirceur à peine contenue dans les tréfonds de leurs âmes. Dommage que cette fille lui ait autant chié dans les bottes. Ils auraient faits de fantastiques amants. A ceci près qu'actuellement, il exsudait d'une aura qui criait avec violence à la manière d'un monde assassiné, cloîtré dans un univers de destruction morbide et annihilatrice, rage au coeur.

Ton tranchant, mots crachés. Pas de demi-vérité ici.

Kayn : Viens bouffer ton Hiroshima.
Message Dans Re: Take me into your skin — Kayn | le Sam 22 Juil 2017 - 17:21
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Pourquoi y a-t-il toujours des trouble-fêtes ? Hm ? Jamais moyen de péter des tronches pépère sans qu'un gros con ne s'improvise héros, décidément c'est ceux-là qui me désespèrent le plus. C'est bien gentil de vouloir défendre le cul de ton petit copain, mais tout ce que t'y gagneras c'est d'également goûter à mon remède miracle anti-nigauds. En fait, tu ne fais que lui offrir un peu plus de répit et moi, je me réjouis d'avance d'avoir une nouvelle gueule sur laquelle cogner. Putain, j'ai horreur qu'on m'interrompe.

Bien, voyons voir qui est le courageux du jour...

Oh. Je crois que mon cœur vient de rater un battement, peut-être même plusieurs, la seule vue de ces iris cruels vient de faire naître au fond de mes tripes une pointe d'excitation. C'est comme plonger dans de l'or en fusion prêt à vous lacérer la peau, deux supernovas aux promesses destructrices qui m'arrachent un frisson. Bordel, je viens de sourire sans même m'en rendre compte. T'es magnifique. Un guerrier d'albâtre à la musculature taillée pour les combats acharnés, solidement ancré dans une terre meurtrie propre à ton monde. T'as cette aura d'empereur déchu, cette fièvre animale qui me violente et m'enivre l'espace de quelques secondes. Je la sens nettement, ta détermination à rompre le cou de quiconque se présentera sur ton chemin, de cette main sombre avide de chair à déchiqueter. T'as les griffes d'un diable en quête de massacres et ça me fait carrément de l'effet. Plus je t'observe, plus je te détaille, plus j'ai envie de te décortiquer, et ça, sans même que t'ai eu à ouvrir la bouche. Un record mon ami, car rares sont ceux pouvant se targuer de m'avoir sortie de ma léthargie si rapidement. Bon sang, en plus c'est pour moi que tu viens ? Oh my, tu n'imagines même pas le cataclysme que tu es en train d'engendrer en prononçant ces quelques mots. Après avoir obtenu toute mon attention, t'aiguises cette voracité tyrannique qui m'anime la couenne chaque jour, celle qui me permet de survivre mentalement dans ce trou à rats. Et toi mon beau, tu viens de te servir encore saignant sur un plateau d'argent.

Ne pas en profiter ? Ce serait mal me connaître, après tout le fair-play n'est pas une chose avec laquelle je suis familière. Soit, c'est certainement le moment où tu peux être le plus dangereux, mais aussi celui où tu feras assurément le plus d'erreurs. Paris risqués, quitte ou double, je sais, mais c'est justement ça qui m'émoustille. J'ai plus de chance de te foutre à terre ici et maintenant, blessé et armé de tes pulsions vengeresses que quand ton état est au plus calme. Parce que t'as foutu ta raison sous les talons, mec, ton self-control ça fait bien longtemps que t'as l'air de l'avoir bouffé et c'est ce qui t'amènera à ta perte. T'es une putain d'épée de Damoclès et je suis carrément prête à prendre le risque de me faire empaler pour découvrir ce que tu me caches. L'es-tu ? Tu l'auras sans doute remarqué, je n'ai rien à perdre, plus maintenant, pas après que tu sois venu m'allumer. Voilà pourquoi d'une main dominatrice j'appuie sur la tête de ma précédente victime pour m'aider à me relever sur ces jambes faites pour la course et les coups de genoux dans les mâchoires. Des gestes contrôlés, lents, comme ceux qui me mènent vers toi, mûrement calculés afin que tu t'imprègnes de cette cadence retardée par mon seul bon vouloir. Regarde-moi. Je veux que tu t'y habitues, pas après pas, que tu te cales sur ce rythme artificiel créé pour te jouer un mauvais tour. Un pied devant l'autre, jusqu'à ce que toi aussi t'en viennes à compter, définir la distance entre nous alors qu'il est déjà trop tard.

Beaucoup se sont demandés ce que j'ai pu faire pour survivre à ce ghetto merdique durant toutes ces années, je leur ai répondu que ce n'était qu'une histoire de chance, de coïncidences, alors que ça peut se résumer en un seul mot : la ténacité. L'hypocrisie, les fourberies, sont des règles que j'applique à la lettre, que tu m'aies fais du bien, du mal, je ne fais aucune distinction. Mais pour toi, je sais déjà que les petits tours de passe-passe ne vont pas suffire, parce que je te vois tel que tu es et je compte bien te montrer un peu de ce que je suis, ça te dit ? Quitte à prendre le risque de m'en péter quelques os, tant pis, ça ne serait pas la première fois et il serait bien impoli de ne pas répondre à ta charmante invitation. Hiroshima as-tu dit ?

Ne me déçois pas veux-tu ?

Une question rhétorique à peine audible, un fragment de voix balancé en l'air tout comme le mégot que j’envoie valser près de ton visage par pure provocation. Je veux que tu me montres toutes tes couleurs, je veux tu craques, que tu exploses et qu'enfin tu te laisses empoisonner par le poids de ta propre fureur. T'es à moi t’entends ? Ne serait-ce que pour la prochaine minute à venir je te ferai mien, sans te laisser l'occasion de te défendre. Que tu comprennes qu'un adversaire te prenant de front peut s'avérer bien plus hostile qu'un lâche attaquant ton angle mort. Pour se faire je n'ai qu'à prendre l'avantage de la surprise, une enjambée énergique et kamikaze me propulsant à quelques centimètres de ton visage, brisant le tempo établi au préalable pour te surprendre. C'est là que tout se joue, avant que ton instinct impitoyable ne te dicte de me frapper. Comme sortie de nulle part ma main se tend en une subtile agilité pour t'agripper la nuque avec une délicatesse à laquelle tu ne devais certainement pas t'attendre. Une caresse, presque un frôlement alors que mon pouce glisse le long de ta mâchoire. Pour les quelques secondes à venir, tu m'appartiens.

Pensais-tu te connaître ? Être maître des sentiments qui t'animent ? Il n'en est rien et je vais t'en donner un avant goût. Classe E, classe bâtarde pleine de fanfarons dégénérés, des incapables dit-on, mais pour ce que je vais te faire j'ai pas besoin de me déchaîner. Laisse-moi donc dévorer ta faiblesse, l'anéantir et la remodeler. Cette rage qui te fait tenir debout, prête à me dévorer, je la heurte en plein cœur pour l'inverser, onde de choc émotionnelle ne durant que deux longues secondes. Plénitude parfaite te faisant miroiter un paradis de sérénité, l'extase d'un moment d'insouciance ; le bonheur, voilà à quoi je te fais goûter. Une hallucination affective tranchante comme une lame, électrisante, qui te vaudra ton équilibre alors qu'au même instant je chasse ta jambe d'un pied, t'accompagnant d'une main légère vers ton humiliation.

Tombe mon mignon , savoure mon cadeau crève-cœur dont l'unique but est de désorienter tes réflexions. Pense à ton échec inévitable, à la fatigue qui t'a valu cette dégringolade. Je veux que tu culpabilises d'avoir surestimer tes forces et que tu me regardes te sourire comme une garce triomphante. Je souhaite que ton esprit imprime le mot « faiblesse », en même temps que ce regard mutin qui scrute ta déchéance. Chute petit prince, fais-moi plaisir en te torturant à coup de questions qui te mèneront à ta brève impuissance. Et relève-toi.

Je te demanderai de bien vouloir éviter le visage, car tu vois, j'ai un rendez-vous galant demain soir. Il serait tout de même dommage que je ressemble à un boxeur à la gueule hypertrophiée, tu en conviendras.

Message Dans Re: Take me into your skin — Kayn | le Jeu 27 Juil 2017 - 14:04
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« Nature made me a freak,
Man made me a weapon,
and God made it last too long. »


Élan meurtrier. Veines proéminentes, qui lézardaient le long de ses avant-bras gonflés par la colère. Les poings fermés, ses articulations blanchissaient, tandis que son visage, usuellement impavide, était ravagé par un rictus cruel. Un sourire en lame de faux, les commissures de ses lèvres tremblantes de rage, comme un loup qui retrousse ses babines écumantes de rage. L'image de caméléon social que l'Écossais s'était échiné à mettre en place se fracturait à vitesse grand V, sa bestialité latente dévoilée trahissant sa véritable identité de prédateur alpha. Ses iris ocrés étincelaient d'une férocité sans borne, qui s'écrasaient contre le violet vif et saugrenu de la jeune femme. Il allait la tailler en pièces. L'éviscérer. Plonger ses lèvres dans ses entrailles. Déchirer ses organes avec ses dents. S'étouffer avec son sang. Maculer ses gencives de tripes. Coincer des ligaments entre ses crocs. Mâcher ses os. Pulsions meurtrières qui s'amplifiaient à chaque instant. Kayn n'avait jamais franchi le pas, jusqu'à maintenant, malgré la puissance incontestable de son don.

Pourtant, son courroux biblique l'aveuglait, l'assourdissait, l'anesthésiait comme une drogue brûlante, le rendant propice au massacre sans arrière-pensée. A dire vrai, il ne comprenait pas lui-même l'origine de sa fureur inconsidérée. Comme en transe, fiévreux, frénétique, il s'apprêtait à l'annihiler, alors qu'il l'observait s'approcher d'une démarche chaloupée, d'un oeil clair, déplaçant ses appuis imperceptiblement, les yeux menaçant de jaillr de leurs orbites comme le sang de ses veines transparaissant sous sa peau comme sous un épais cuir pâle. Ouais. On pouvait dire ce qu'on voulait de cet adolescent jouant au caïd ; il était avant tout putain d'effrayant. Une bête en cage, qui venait de faire sauter le verrou de sa cellule.

Il avait eu son content de la race humaine, après toutes ces années à se faire taper sur la gueule parce qu'il n'avait pas une gueule de vainqueur et des parents à chier. Inverser la vapeur, ça, c'était marrant. Ce don incroyablement destructeur dont il avait hérité, c'était une épée de damoclès. Et aussi une providence presque théâtralement ironique de mettre une telle arme dans les mains d'un primate colérique tel que Killzone, dont l'enfantin - mais néanmoins effroyable - surnom n'était pas sans évoquer son apparent manque de maturité. Un ado' qui jouait aux caïds. Un ado', qui, à l'heure actuelle, avait davantage des airs de génocidaires que de l'élève modèle.

Était-ce lié à sa colère sans borne, si sa dextérité inquiétante et ses réflexes fulgurants n'avaient pas réussi à l'intercepter ? En temps normal, il l'aurait désengagée, avant de la brutaliser sans lui laisser la moindre opportunité de riposte. Sauf qu'elle s'était littéralement jetée vers lui, corps et âme, s'abandonnant à une tentative presque désespérée de l'atteindre ; d'atteindre l'oeil du cyclone avant qu'un ouragan de destruction n'anéantisse sa réalité. Comme un véritable gladiateur, il avait anéanti l'opposition avec une classe incompréhensible jusqu'à maintenant, furieux empereur animal incompris, régnant d'une main de fer sur son territoire. Et quelqu'un venait de violer son espace vital. Deux fois.

Rage viscérale, rugissante.

Ses doigts fins, graciles, hâlés, effleurent la peau pâle de l'Écossais, avant qu'il n'ait l'impression d'être assommé. Littéralement débarrassé de sa colère sans borne, de sa frustration et de sa rancoeur. Comme si l'adrénaline dans ses veines s'était volatilisé, l'abandonnant à un vide abyssal, l'attirant vers des tréfonds déprimants où tout ressenti lui paraissait léthargique, en torpeur au même titre que ses membres qui se mouvaient terriblement lentement. Morose, il observait le faciès démoniaque de sa tortionnaire de l'instant présent, ses yeux de loup grands ouverts, contemplatifs. Comme transi, un froid glacial lui mordant les os comme une infinité d'aiguilles gelées se vissant dans sa moëlle, le clouant sur place comme un animal. Un animal. Cette garce le prenait pour une bête de foire. Même ce sentiment d'injustice, cette bouffée de dégoût méprisant pour la race humaine ne parvint à embraser son sang, usuellement si propice à la combustion. Killzone était comme... Désamorcé ? Ironique, pour une bombe nucléaire sur patte. Son pouvoir terrifiant, au même titre que ses muscles, semblaient inefficaces, alors qu'il prenait conscience de la situation. Cet absence paradoxale de chaos dans ses pensées, c'était un sentiment oublié depuis sa tendre enfance. Depuis l'insoucience naturelle qui accompagnait les premières années de vie d'un môme. Un bonheur frivole et cassant. Et il se sentait investi par un calme dérangeant, tranchant avec l'abandon déchaîné et mortel qui l'enveloppait un peu plus tôt.

Ses appuis se soustrairent à lui, et il chuta. Sans qu'il ne pense à ne serait-ce qu'à interposer ses mains entre lui et le sol. Un sentiment de défaite oppressant le submergea comme une déferlante d'émotions négatives, l'accablant en l'accompagnant dans sa chute au même titre que la main pratiquement sensuelle de son adversaire. Il heurta le sol, sa tête claquant contre ce dernier, son regard dépité et attristé se confrontant à celui d'un rapace le toisant de haut. Puis, ce fut au tour de celui moqueur, dédaigneux, des autres élèves dans le couloir, qui passaient brièvement, changeaient de salle, passaient prendre leurs déjeuners. Ils le dévisageaient tous, sans le connaître, s'imaginant qu'il se faisait passer à tabac par Ezrah comme bon nombre de sales types. Et cette expression qu'il affichait instinctivement, sans s'en rendre compte. Elle le dégoûtait. Ce visage de chien battu qu'il arborait, se redressant difficilement, douloureusement, ego meurtri, maladif rechute de son trip de petit bonheur similaire à une extase passagère. Il était complètement étourdi par le coup porté indirectement à sa tête. Ses yeux de loup revinrent alors sur la Roumaine, qui s'adressait à lui, à nouveau. Comme si elle prévoyait que le momentum de Killzone n'avait jamais disparu, et qu'il reviendrait d'ici quelques secondes pour le faire entrer dans une nouvelle frénésie guerrière.

Et alors qu'elle achevait sa tirade, l'onde brûlante de douleur se propagea depuis l'ecchymose sur le coin de sa tête, agissant comme un déclencheur parfaitement réglé.

Une étincelle, c'était tout ce qu'il lui fallait.

Les traits de Killzone se tendirent alors qu'en prenant appui sur son bras droit, il replaçait ses jambes sous lui, adoptant une posture accroupi, son faciès ravagé par une nouvelle expression carnassière, ses iris lupins luisant d'une évidente soif annihilatrice, alors qu'il lançait avec entrain, comme une sentence :

Kayn : Tu vas devoir annuler, t'as trouvé un meilleur plan.

Si quelque chose décrivait bien l'Écossais, c'était son habileté martiale. Et sa vitesse d'exécution incroyable, aussi. Un Seigneur de Guerre qui sortait de sa torpeur maladive et imposée. Déjà, il était debout, générant un frisson d'angoisse glacée le long des cervicales. Déjà, il était sur elle. Célérité tranchante, comme une lame fendant l'air. Pression étouffante, qui clouait sur place, vidait les poumons d'une oppressante épouvante, remplaçant l'oxygène par une panique putrescente qui collait et tâchait les bronches comme une odeur de décomposition répugnante, du type qui restait s'accrocher à votre trachée et vous rappelle au quotidien les horreurs accompagnant la putréfaction.

Son coeur ratait un battement, tandis que les pupilles ocrées du Fauve donnaient l'impression de s'effiler, comme des lames qu'on affûte avant l'exécution journalière d'un condamné à mort. Au fond des iris ocrés de la Bête régnait une inquiétante étincelle de cruauté absolue, à peine ensevelie sous une couche d'humanité qui s'effritait un peu plus à chaque seconde que durait cet échange de regard. Une aura bestiale annihilatrice, qu'on aurait davantage attribué à une bombe à retardement plutôt qu'à un adolescent de taille moyenne. Son être tout entier exsudait d'un alliage de férocité et de soif de carnage. Ses instincts guerriers étaient dans un état d'éveil tel que le temps semblait s'écouler au ralenti, autour de l'intrus. Il n'était pas grand. Pas si massif, non plus. Athlétique, certes. Mais rien qui aurait du faire peur. Surtout pour des habitués. Mais c'était instinctif. Il y avait cet instable sentiment de danger, menace omniprésente qui rôdait, les englobant tous les deux.

Une tension électrique s'installa dans les environs. Crépitante d'excitation à l'idée du massacre qui se présentait à eux, sous forme de macabre mise en scène. Sa crinière corbeau amplifiait cette impression, mimiquant l'apparence d'un aileron frémissant au gré de la brise nocturne. Les muscles de ses mâchoires se tendaient, apparaissant sous forme de deux lignes clairement dessinées à hauteur de ses joues, ajoutant à l'aspect oppressant de son regard de braise dorée.

Un choeur sombre s'était silencieusement matérialisé, se jouant des lois de la physique pour entamer une mélopée ténébreuse. Autour d'eux, tous les élèves s'étaient arrêtés. Tous fixaient Kayn, maintenant.

Déjà, du cerveau se déversait une vague de signaux paniqués. Un effroi tel qu'on en rencontre rarement dans notre vie. Quelque chose clochait avec ce type. Sa posture. Sa façon de se tenir. De la regarder elle -même pas eux qui commençaient à stresser, pauvres types normaux qu'ils étaient- comme un morceau de viande. Il transpirait d'une sombre exultation à l'idée de s'immiscer dans ses chairs, une connotation sexuelle incroyablement sanglante. A l'idée de guerroyer pour un trophée. On pouvait presque lire l'accumulation délirante des pulsions qu'il retenait à chaque instant. Désormais, c'était palpable. L'animosité viscérale qu'il dégageait, enveloppé d'un manteau d'hostilité dont il semblait s'être veti en l'espace d'un souffle. Un insatiable appétit pour la destruction. Qui se traduisait par la propagation de noirs tentacules qui semblaient dévorer la luminosité ambiante. Sérieux, c'était quoi cette angoisse qui leur rongeait les tripes comme autant d'insectes naissants dans leurs chairs, grouillants en se déversant dans leurs organismes, les ravageant de trous putréfiés, lorgnant sur leurs organes assassinés suintant de décomposition dans lesquels ils pondaient avidemment, s'adonnant à une orgie viciée d'horrifiques naissances. Rapidement, les élèves décidèrent de décamper.

La situation se déroulait comme sous l'eau. Comme si l'univers les attendait. Eux deux. Peu importait les autres. Ils étaient figés dans le temps, dans l'observation d'un type qu'on aurait croisé comme n'importe qui de lambda dans à peu près n'importe quelle situation, et qui déployait pourtant maintenant une hostilité croissante, animé par une rage brûlante qui déferlait dans ses veines comme une vague de métal fondu. Mitaines de motard. Treillis militaire. Épaisses rangers, maculés de tâches noirâtres. Et... Blouson en cuir. Qu'elle portait sur elle. La véritable peau de Kayn qu'elle avait innocemment souillé, se repaissant de l'odeur et de l'être de l'Écossais sans en avoir conscience.

Ils percevaient l'effrayante et glaciale résolution qui se cachait derrière les lueurs guerrières, dans les yeux lupins de l'Écossais. Une cravate dorée, mal attachée autour de son cou. C'était lui. La Rom' était en train de chercher des crosses au putain de nouveau type de classe S. Présence impérieuse, oblitératrice. Elle l'avait mis en échec. Et maintenant, il était encore plus en rogne.

Sifflement.

Le tibias d'Hoxton l'atteignait au flanc, comme un couperet traçant un arc-de-cercle mortel. Il l'invitait gallament à se plier en deux, pour que son épaule et ses hanches se verrouillent, comme une parfaite mécanique, permettant à Killzone de se mouvoir malgré la proximité entre leurs deux corps. Son pied retouchait le sol, se déplaçant imperceptiblement tandis qu'une main se posait sur l'épaule d'Ez', la redressant à moitié et la clouant sur place avec une force physique animale, avant qu'il ne la lâche.

Ses deux mains claquaient contre les oreilles de sa victime. Rapidité d'exécution terrifiante, alors qu'il l'enchaînait déjà. Son coude explosait contre son visage, à hauteur du nez, alors qu'il la saisissait derechef, l'empêchant de tomber d'une main, allongeant son avant-bras sur l'épaule de la jeune femme, la toisant avec ce même air prédateur qu'un peu plus tôt. Fin de la mascarade, elle venait de prendre une sacrée trempe, ça suffirait, pas vrai ?

Bon, histoire qu'elle se souvienne de lui.

Situant sa main légèrement derrière elle, de sorte à l'extraire de son rayon d'action, le classe E tendait l'index et le majeur, repliant le reste, mimant un revolver avec le même sourire de requin, profitant du fait qu'elle soit désorientée par l'assaut porté à ses sens pour s'adonner au spectacle.

Derrière Ezrah, la réalité se distordait, se compressant comme une dimension de poche qu'on écrasait dans sa paume. La main que l'Écossais avait posé sur son épaule l'attrapait par la mâchoire, au niveau de la joue gauche, la forçant à légèrement pivoter pour profiter du moment. Devant elle, pour elle, pour ses beaux yeux mauves, pour sa peau de bronze, pour son instinct de prédation, pour la beauté de son être, pour la dérangeante fascination que l'Empereur destitué lui vouait.

L'intégralité de l'étage les séparant du balcon, balcon compris, fut soudainement pris de folie. Une légère étincelle illumina son visage d'une teinte qui allait de concert avec ses yeux, avant que les vitres les protégeant du soleil ne vibre et explose vers l'extérieur, vaporisée par le grondement d'une bête qui s'apprêtait à se déchaîner.

L'étage fut happé dans l'univers d'Hoxton. Un monde de carnage et de destruction.

Flash aveuglant. Roulement du tonnerre.

Le corridor entier fut avalé dans la déflagration titanesque dont les flammes se propagèrent comme un reptile avide de sang. L'onde de choc les précédant heurta les deux élèves sortant d'une salle comme un blizzard d'une puissance abrutissante, les soulevant du sol comme des fétus de paille avant qu'ils ne soient littéralement engloutis par la déferlante de flamme destructice se répandant comme une meute de loup lancée sur un bout de viande. Le sol se craquelait, les murs se fissuraient, le plafond se lizardait, et le son assourdissait le duo, menaçant de leur crever des tympans.

Le chaos ne dura paradoxalement qu'une seconde, qui sembla s'étirer à l'infini. Lorsque le calme revint, les poumons furent envahis par la poussière et la fumée, l'Écossais s'adonnant à une quinte de toux. Au coeur de la tourmente résidait Killzone, le torse secoué par les oppressantes fumées qui se propageaient dans ses poumons en lieu et place de l'oxygène tant chéri. Il se tenait droit, en vainqueur. Son regard de loup porté sur la fumée, s'intéressant davantage à l'état de son adversaire, sans doute soufflée contre le mur, qu'à celui des dégâts collatéraux massifs qu'il venait de causer. Il siégait ainsi au centre du cratère, de la dévastation, en arrogant Empereur privé de ses sujets, couronne noire posée sur le crâne avec un dédain évident pour les autres, une étincelle de férocité primitive au fond de son regard mauvais.

Puis vint le désarroi en constatant que la rage avait, pour la première fois depuis le début de son existence, fait s'échapper son pouvoir dans des dimensions qu'il n'avait aucunement désiré. S'adonnant d'abord à une démonstration pour sa dulcinée d'un jour, il venait de souffler l'étage - chose qui ne s'était jusque là jamais produit, depuis son arrivée au Pensionnat.

Panique. Inconcevable. Il était maintenant dans une merde noire. Il allait se faire virer. C'était fini. De retour en Écosse, il allait se faire coffrer. C'était la fin de sa putain de vie. Qu'est-ce qui avait bien pu faire en sorte que son pouvoir lui échappe dans des proportions aussi dramatiques ? Ses doigts, noircis, étaient sans doute cassés pour la plupart. Sa main gauche était inutilisable. Et il souffrait, putain. Ouais, ça faisait un mal de chien. Suffisamment pour que l'Écossais fléchisse les genoux, jusqu'à tomber sur ses rotules, se tenant le poignet en serrant les dents.

En plus de ça, dans la fumée rôdait encore une vipère.
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