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it's time to begin, isn't it. pv hannah

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Message Dans it's time to begin, isn't it. pv hannah | le Mar 15 Avr 2014 - 20:42
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HANNAH & ARTUS
don't you understand
that i'm never changing who i am

T'as pris ton bol de céréales kellogg's du matin, et comme tous les matins, tu as confondu ta bouche pourtant grande ouverte avec ta joue. Comme tous les matins, t'en as foutu partout sur ton vieux jogging faisant office de pyjama. Comme tous les matins, orwenn s'est foutu de ta gueule avec une énergie à faire vibrer. Et comme tous les matins, t'as trébuché sur ton jeans en voulant l'enfiler. Tu pousses un énième juron, te vêtis en plus de cela d'un débardeur large et blanc. Tu enfonces un bonnet noir sur ton crâne, passes un sautoir autour de ton cou - et t'emmerdes au passage ceux qui pensent que c'est exclusivement pour les filles -, une montre à ton poignet, te chausses d'une paire de nikes, et tu quittes la cabane, clés en main.

En tombant de ton lit à cinq heures du matin, tu as eu une révélation. Que faire de ce samedi? Tu le sais à présent. Ça doit bientôt faire un mois que tu essaies de sympathiser avec hannah et qu'elle t'ignore de la plus belle des façons - il en faut bien plus pour décourager un myers. Aujourd'hui, ça va changer. Aujourd'hui, tu vas l'emmener aux manèges. À moins de s'y être déjà faite traîner, elle n'a jamais dû y aller. Il n'y a qu'à regarder son visage pour deviner que cette fille se fait constamment chier. Alors d'un pas décidé, tu atteins la cour, et tu l'aperçois à l'ombre d'un arbre, assise sur le banc habituel. Aussitôt, tu esquisses un sourire, et la rejoins avec empressement. Aucune explication, tu attrapes d'un geste vif son livre et ses noisettes, et la jettes littéralement sur ton épaule.

« Je sors. Tu viens avec moi, femme. »

À peine as-tu fais un pas que tu sens ses poings s'abattre sur ton dos. Et lorsqu'elle s'agite subitement, tu manques de la lâcher. C'est qu'elle est vive, la fourbe. Néanmoins, tu ne peux t'empêcher de pouffer et poursuis ta route.

« Je sais que t'es impatiente et que tu trouves cette idée géniale mais va falloir se calmer hein. »

Il semblerait que cela ait pour effet l'inverse. Tu la maintiens donc plus fermement, loin de renoncer, n'hésites pas à tranquillement saluer les autres - et confies d'ailleurs le livre et les noisettes de la donzelle à sony, au passage -, que ce soit dans prismver ou à l'extérieur, sans te préoccuper de la furie se débattant sur ton épaule. T'en as déjà kidnappé d'autres, t'es habitué à ce genre de situations - ceci est anormal. Tu tentes alors d'engager la conversation plusieurs fois. Et elle te remballe à chaque tentative. Comme toute fille auparavant occupée normalement constituée l'aurait fait, certes. Tu te contentes d'un haussement d'épaules. Et enfin, tu arrives aux manèges. Un large sourire étire tes lèvres.

« On y est! » Rapide coup d'œil à la victime. « T'es pas du style bavarde, au passage. »

Bon ça, tu le savais déjà, mais quand même. Elle aurait au moins pu faire l'effort d'insister pour savoir où vous alliez. Dans une moue, tu daignes enfin lui faire poser pieds à terre. Sans pour autant la relâcher complètement. Bras autour de ses épaules, tu la gardes contre toi, et lui jettes un regard amusé. Elle a beau être plus âgée, tu la dépasses d'au moins quinze bons centimètres. Et ce n'est pas pour te déplaire.

« Je te laisse choisir. »

Et suite à cet élan de générosité, tu extirpes ta cigarette électronique de la poche de ton jeans et en prends une longue bouffée. T'en avais bien besoin. Parfaitement détendu, tu souffles la fumée artificielle dans l'air, et observes tranquillement les diverses attractions. Ça allait être une bonne journée.


Message Dans Re: it's time to begin, isn't it. pv hannah | le Mer 16 Avr 2014 - 18:15
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Tu avais traîné au lit ce matin, restant au chaud. Non pas qu'il fasse froid mais tu n'es pas encore habitué au climat européen. En position fœtale, tu étais bien, confort total. Une bonne petite grasse matinée en prévision. Mais non. Parce qu'un plaisir est si facile à gâcher... Des imbéciles, à l'extérieur, qui hurlent. Ils reviennent d'une fête, tu n'en sais rien, tu ne veux pas savoir. Juste envie de leur balancer ton pied où ça fait mal. T'aurais pu te rendormir. Mais non. Une fois réveillée, c'est mort. Grognant, tu es sortie de ton cocon chaud, puis tu es allée prendre ta douche, au radar.

Et, après un petit déjeuner placé sous le signe des noisettes et de la crème de marrons. Puis tu sors, vêtue d'un éternel pull trop large surmontant un t-shirt noir sans manches. Ajoutons à ça un pantalon aussi troué que les autres et des convers' pas lacées. La Hannah quotidienne quoi. Tu as embrassé la joue de Lys puis tu as quitté le bungalow, livre en main et sac de toile calé sur ton épaule. Sur ta tête, un bonnet de laine blanc. Tu as détaché tes cheveux -sans chercher à les coiffer- et tu les as ramené sur ton épaule libre.

Tu retrouves ton petit havre de paix. Un banc installé sous un arbre. Tu t'y installes, glissant tes cheveux derrière ton oreille. Tu cherches une position confortable puis tu enfiles tes grosses lunettes noires, t'assurant que ce ne soient pas celles d'Heath la taupe. Puis tu ouvres ton livre. Dès les premières lignes, tu es déjà partie. Loin dans ton petit monde, au coeur de ton roman. Tu es tellement concentrée que tu ne vois pas la menace approcher.

Tu n'as pas remarqué que quelqu'un s'approchait. Juste qu'on te soulevait avec une aisance choquante. Tu clignes des yeux, hallucinant. Te voilà balancée sur une épaule comme un vulgaire sac de patates. Tu pivotes vivement la tête pour essayer de reconnaître ton kidnappeur. Une tignasse blonde et suffisamment de culot pour te porter alors que t'as horreur d'être touchée.

« Je sors. Tu viens avec moi, femme. »

Artus.

« Femme ? Tu te fous de moi j'espère ? Pose-moi tout de suite ! »

Tu te débats, agitant bras et pieds, frappant son dos avec conviction. Tu lui répètes encore et encore de te poser, que tu vas le tuer, et autres tendresses. Mais on dirait que ça ne semble même pas le perturber. Il rit presque, continuant son bonhomme de chemin. Comme si c'était tout à fait normal pour lui d'embarquer les gens de cette façon. Tu grognes, le frappes, le griffes.

« Je sais que t'es impatiente et que tu trouves cette idée géniale mais va falloir se calmer hein. »
« Tu trouveras ton idée moins géniale quand je t'aurais arraché les yeux, espèce de pédophile ! POSE-MOI ! »

Mais il s'en fout. Il continue, saluant même d'autres élèves. Et tu te demandes si ça traverse pas leur esprit de venir t'aider alors qu'il est évident que tu te débats comme une folle. Non non, c'est juste tellement mieux de regarder quelqu'un se faire kidnapper. Témoins d'enlèvement, ça va chercher loin ça. Non assistance à personne en danger aussi. Tu enrages, te débattant de plus belle alors que tu vois Artus refourguer ton livre au premier venu. Livre que tu récupères comme une enragée quand la personne est à ta portée. Tu finis par te calmer un peu cependant. Car la position est loin d'être confortable et que l'os de son épaule te martèle le ventre à chaque pas. Et, enfin, il s'arrête. Tu entends du bruit. Trop de bruit. Ton instinct animal est en alerte. Tu te tortilles de nouveau pour t'échapper à son emprise.

« On y est! T'es pas du style bavarde, au passage. »
« Sans blague ? Non mais c'est vrai que je vais me mettre à parler de tout et de rien avec un mec complètement cinglé qui vient de me kidnapper. Je ferais ça la prochaine fois tiens. »

Il te pose. Enfin. Liberté, délivrance. Ou pas.

« Je te laisse choisir. »

Un bras autour de tes épaules, il te cale contre lui. Tu clignes des yeux. C'est quoi ça ? Il te prend pour sa petite amie ou quoi ? Tu sers le poing et tu le frappes au ventre, reculant ensuite. Tu remets un peu d'ordre à tes cheveux, ou un peu plus de désordre plutôt, réajustant ton bonnet puis tes lunettes, bien qu'elles te soient inutiles présentement. Tu regardes donc devant toi, une main sur ton ventre douloureux, pendant qu'Artus goûte à la douleur, lui aussi. Tu te tournes vers lui, sourcil haussé, perplexe.

« J'espère que c'est une blague. » Tu désignes les manèges d'un geste de main rapide. « Pourquoi tu m'as emmené ici ? J'ai une tronche à aller là-dedans ? »

Tu lèves les yeux au ciel, agacée. Dans le fond, tu détestes pas Artus. Il est juste trop enthousiaste. Et trop foufou. Et puis, sérieusement, te kidnapper pour aller dans les manèges ? Il est attardé ou quoi ? Tu grognes entre tes dents, secouant la tête en te pinçant l'arrête du nez.

« T'es vraiment cinglé. »

Et, sans un regard, tu t'éloignes déjà pour retourner au pensionnat. Sauf que t'as absolument aucune idée de la ténacité d'un Myers.
Message Dans Re: it's time to begin, isn't it. pv hannah | le Mer 16 Avr 2014 - 21:37
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HANNAH & ARTUS
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En recevant le poing de la jeune femme dans l'estomac, tu ne peux que t'étouffer avec la fumée de ta cigarette. Tu ne t'y attendais pas. Mais alors vraiment pas. Et alors que tu tousses à en cracher tes poumons, tu lui jettes un regard presque choqué. Et il te suffit de voir la demoiselle se recoiffer tranquillement pour sentir ta paupière tiquer. Bon. La journée ne s'annonçait pas si merveilleuse que ça.

« J'espère que c'est une blague.
- Pas du tout. Arrête d'être sur la défensive, on est bien là, nan?
- Pourquoi tu m'as emmené ici ? J'ai une tronche à aller là-dedans ? »

Regard désabusé. Tu finis par soupirer, passe tes mains jointes dans ta nuque et te détournes d'elle, un instant, pour marmonner un simple « mais qui m'a refourgué une meuf pareille... ». Vraiment. On t'a déjà montré de la réticence vis-à-vis de tes sorties improvisées. Mais de là à te faire toute une scène – et elle t'a carrément frappé, merde. non tu ne t'en remettras pas –.

« T'es vraiment cinglé. ». Alors là. D'un geste vif, tu lui refais face, la désignant d'un doigt accusateur sans même analyser la situation. « Attends, c'est toi qui dis ça? T'es complètement malade comme fille! Et, hey! ».

C'est qu'elle se casse en plus. Aussitôt, tes sourcils se froncent, et tu la rattrapes en une enjambée. Son poignet à portée de main, tu t'en saisis vivement, la retournes vers toi. Et, la bouche entrouverte, plutôt que de lui dire clairement ta façon de penser, tu finis par souffler. Sans te donner la peine de te justifier, tu glisses ta main dans la sienne – de force –, et entrelaces vos doigts – de force² –. En cas de tentative de fuite, tu pourras toujours lui broyer la main.

« Si tu relèves la main sur moi, j'appelle sos homme battu, et ils te feront la misère. ». Tu esquisses un sourire, dans l'espoir de détendre un peu l'atmosphère. « C'est de ta faute si je suis aussi tactile avec toi. T'as qu'à rester tranquille. Et si t'es pas contente, tu peux toujours fondre un groupe anti-moi avec des réunions chelous genre à bas les gens tactiles, avec jack, je suis sûre qu'elle serait contente. ». Tu lui jettes un rapide regard. « Enfiinn... Bref. ...Tu peux dire ce que tu veux, c'est quand même une bonne idée. »

Et tu t'avances vers les manèges, l'entraînes avec toi. Problème : elle ne choisira jamais, alors tu vas devoir te démerder. Sauf que t'es du genre indécis, et tu changes toutes les secondes d'avis. Alors tu prends l'air le plus concentré que tu n'aies jamais eu, observes tour à tour les attractions. Et tes lèvres s'étirent en un large sourire lorsque ton regard se pose sur le grand huit. Bon, certes pas si grand que ça par rapport à ce que tu as déjà vu, mais tout de même. Sans un mot, tu la tires avec toi jusqu'aux rangées de sièges prêts à partir. La file d'attente, tu connais pas.

Heureux comme un gamin, tu la pousses à s'installer et fais de même, tripotant ta montre pour avoir la certitude qu'elle ne s'envolera pas dans le feu de l'action – ce serait un regrettable accident, surtout si quelqu'un venait à se la prendre. Tu regardes finalement hannah, lui adressant un sourire on ne peut plus satisfait. « Prête? »


Message Dans Re: it's time to begin, isn't it. pv hannah | le Jeu 17 Avr 2014 - 17:37
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Tu t'apprêtes à partir, te disant que c'est inutile de rester plus longtemps avec un mec capable de te kidnapper, et de porter comme un sac à patates. Pourquoi les gens sont tous aussi tarés ici ? C'est quoi le souci, ils se droguent ou quoi ? Tu n'as pas le temps de cogiter davantage que tu sens une main attraper ton poignet. Tu t'arrêtes, faisant volte-face. Artus. Encore. Tu secoues la main pour qu'il te lâche. Mais non. Parce qu'Artus en a décidé autrement. Parce qu'Artus est clairement plus fort que toi. Parce qu'Artus ne connaît pas le mot "abandonner".

Et sa main finit par glisser dans la tienne. Bug. Tu clignes des yeux, perplexe, sourcil arqué. Puis, de manière visiblement toute naturelle, ses doigts s’entrelacent avec les tiens. Tu essaies de récupérer vivement ta main, mais il tient bon et ne semble pas prêt de te lâcher. Le geste en lui-même ne te déplaît pas tant que ça puisque tu fais la même chose avec Lys. Mais avec Artus, c'est complètement différent. Tu le connais à peine et il te prend la main comme si vous étiez un couple. Mindfuck.

« Si tu relèves la main sur moi, j'appelle sos homme battu, et ils te feront la misère. »

Tu hausses un sourcil alors qu'il sourit. Il trouve ça amusant en plus ? Il comprend vraiment pas le coeur des femmes dans ce cas. Tu tentes de le faire lâcher prise en secouant une nouvelle fois la main, t'aidant de l'autre pour décoller sa paume de la tienne. Mais rien à faire, pire qu'une sangsue. Ce qui te fait grogner de plus belle.

« Sos homme battu ? La blague. Qui a capturé l'autre ? C'était de la légitime défense, espèce de demeuré ! »
« C'est de ta faute si je suis aussi tactile avec toi. T'as qu'à rester tranquille. »
« J't'ai rien demandé. »
« Et si t'es pas contente, tu peux toujours fonder un groupe anti-moi avec des réunions chelous genre à bas les gens tactiles, avec Jack, je suis sûre qu'elle serait contente. »

Tu le dévisages en mode pokerface. Il est vraiment con. Bercé trop près d'un mur, ou quelque chose du genre. Tu lèves les yeux au ciel, poussant un profond soupir agacé.

« Enfiinn... Bref. ...Tu peux dire ce que tu veux, c'est quand même une bonne idée. »
« Depuis quand kidnapper les gens pour les forcer à aller au parc d'attractions est une bonne idée ? » Coup d'oeil à vos mains jointes, puis tu relèves la tête vers lui. « Et lâche-moi maintenant. T'as peur de te perdre ou quoi ? »

Tu ronchonnes encore et encore. Mais il s'en fout totalement. Il finit par avancer, te traînant derrière lui. Il n'est pas spécialement plus grand que toi, mais c'est assez pour que tu sois obligée de trottiner derrière lui alors qu'il ne fait qu'un pas. Tu n'as même pas pris de bouteille d'eau, ça va être éreintant. Naturellement, tu profiteras de la moindre occasion pour t'échapper. Cela va de soit. Tu tiens beaucoup à ta liberté. Peut-être que s'il était venu te proposer cette sortie, tu aurais accepté. Plutôt que de t'enlever en mode pedobear là.

Il te traîne donc jusqu'à ce qui semble être un grand huit. Miniature à tes yeux comparé à ceux que tu as fait par le passé. Et comme Artus est un être culotté et sans gêne par nature, il évite soigneusement la file d'attente et s'installe sur les premiers sièges qui passent, t'entraînant donc avec lui. Pas le temps d'essayer de fuir, la barre de sécurité vient s'abaisser sur vous. Super. Il tripotte sa montre et tu n'as d'autres choix que de faire de même avec tes lunettes que tu ranges dans ton sac, calé contre toi de manière stratégique. Puis tu retires ton bonnet que tu glisses aussi dans ton sac.

« Prête ? »
« A te faire la peau ? Toujours. »

Petite secousse. Le wagon démarre, vous emportant tranquillement sur quelques mètres avant de commencer son ascension. La hauteur ne te fait pas peur. Depuis que tu es un écureuil, tu as même tendance à préférer les endroits surélevés. L'adrénaline grimpe alors, sinuant dans tes veines comme un reptile serpentant sur une surface plane. Maintenant que tu es là... enfin, maintenant qu'Artus t'a entraîné dans sa sortie, autant en profiter un minimum, non ?

Le sommet. Ton coeur bat à tout rompre. Puis c'est la descente, rapide, enivrante. Les cris de joie ou de terreur des autres passagers. Les bras levés, les rires. Et les gens au sol qui paraissent si petits. Le vent qui joue avec tes cheveux, fouettant ton visage. Difficile de rester de marbre face à tout ça. Et tu souris, simplement, naturellement.

Lorsque les wagons s'arrêtent, tu descends rapidement. Tentative de fuite numéro une. Coup d'oeil par-dessus ton épaule. Loupé, Artus te talonne et, déjà, te reprend la main. Tu secoues la tienne pour le faire lâcher prise, sans résultat toujours. Soupir lasse.

« Artus, sérieusement, lâche ma main. Ce sont les couples qui font ça. Et on en est pas un. Alors t'es gentil et tu arrêtes. C'est gênant. »

Tes yeux sombres sont plongés dans les siens, sérieux et agacés. Tu finis par détourner la tête, gonflant les joues. Tu comprends pas pourquoi Artus tient tant à passer ce moment avec toi. Ni pourquoi il insiste autant pour devenir ton ami. Depuis que t'es arrivée, il y a un mois, c'est toujours pareil. Tu ne sais même pas pourquoi il se comporte de la sorte. C'est vraiment étrange.

« T'avais pas des potes avec qui venir, plutôt que moi ? Franchement. Tu vois bien que je te facilite pas la tâche, et que je ne le ferais pas. Alors pourquoi tu t'obstines... ? »
Message Dans Re: it's time to begin, isn't it. pv hannah | le Ven 18 Avr 2014 - 22:26
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« A te faire la peau ? Toujours. »

Tu te contentes d'un sourire, pouffant. Mais le wagon s'engage sur les rails, et ton regard se dirige aussitôt vers l'horizon, vers ce qu'il vous attend. Une montée. Et au sommet, ton sourire s'élargit. La descente te fait clairement rire. T'es le genre de personne qui, plutôt que de hurler dans les attractions, rient. Dans ton cas, tu arrives au stade d'agonie. Parce que de base, tu manifestes ton enthousiasme. Sauf que viennent s'ajouter à cela les réactions diverses et variées des passagers autour de toi. Et, il faut avouer que tu es un tantinet moqueur. Alors tu t'esclaffes, malgré toi. Ces moments font partis de ton sport quotidien.

Une main venant machinalement se poser sur ton bonnet histoire de le maintenir en place, tu parviens à te calmer au bout de cinq - longues - minutes, et glisses un regard discret sur hannah. Elle sourit. Et ce simple fait t'emplit d'une fierté sans doute excessive. Mais merde, c'est la première fois en un mois - ce qui est tout bonnement énorme pour toi qui sourit quasiment tout le temps. Grand moment. T'aurais pris une photo si tu n'avais pas oublié ton portable rebaptisé appareil photo dans ta cabane.

La fin arrive, et une moue se dessine sur ton visage. Rapide. Tu ne tardes néanmoins par à descendre, alors que la demoiselle se jette carrément hors de son siège. Tu hausses un sourcil, et restes plus que sceptique en la voyant déjà prête à se faire la malle. A croire que son sourire n'était dû qu'au plan qu'elle élaborait secrètement. Tu te contentes de lui reprendre la main. Main qu'elle secoue d'ailleurs aussitôt comme si tu allais lâcher parce que, merde, elle agite trop sa main. Tu lèves sur elle un regard blasé, et tes doigts viennent serrer les siens plus que nécessaire.

« Artus, sérieusement, lâche ma main. Ce sont les couples qui font ça. Et on en est pas un. Alors t'es gentil et tu arrêtes. C'est gênant.
- Quoi, t'as honte? »

Simple question. Et ton regard reste fixé au sien, avec le même sérieux qu'elle. Parce que ce n'est pas une blague. Tu ne comprends vraiment pas ce qu'il y a de si terrible dans le fait de tenir la main de quelqu'un avec qui on est pas en couple. Bon, il est également vrai que tu es anormalement très à l'aise avec tout le monde. Et lorsqu'elle détourne la tête, tu ne peux t'empêcher de souffler, agacé.

« T'avais pas des potes avec qui venir, plutôt que moi ? Franchement.
- J'avais l'embarras du choix.
- Tu vois bien que je te facilite pas la tâche, et que je ne le ferais pas. Alors pourquoi tu t'obstines... ? » Tu aurais pu répondre évasivement, gentiment. Oui, tu aurais pu. « Écoute, c'est vrai que tu te démarques plutôt bien en tant qu'emmerdeuse, mais j'en ai vu d'autres. Si tu veux vraiment partir, très bien. Dis moi clairement que ça te fait chier d'être avec moi. Et peut-être que j'y réfléchirais. » Tu te masses la nuque de ta main libre, soupires. « Je t'aime bien. C'est tout. Tu te poses trop de questions. »

Et sans ajouter quoique ce soit, tu jettes un regard circulaire aux manèges. Et là. Le carrousel. Les mômes se bousculent pour y aller. Il est donc illogique qu'un tel sourire étire tes lèvres. Un sourire à faire pâlir. Et lorsque tu tournes lentement la tête vers la brune qui t'accompagne, tu dois certainement être capable de faire appréhender n'importe qui. « ...Viens on y va. » Et le pire dans tout ça, c'est que tu en as vraiment envie.

« Le rouge est à moi. » Et tu commences déjà à t'avancer, ignores le fait que tu traînes derrière toi une C sans doute plus que désespérée.




Dernière édition par Artus T. Myers le Sam 19 Avr 2014 - 16:53, édité 1 fois
Message Dans Re: it's time to begin, isn't it. pv hannah | le Sam 19 Avr 2014 - 14:49
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« Écoute, c'est vrai que tu te démarques plutôt bien en tant qu'emmerdeuse, mais j'en ai vu d'autres. Si tu veux vraiment partir, très bien. Dis moi clairement que ça te fait chier d'être avec moi. Et peut-être que j'y réfléchirais. »

Tu arques un sourcil alors qu'il se masse la nuque. T'as pas le choix, c'est évident. Tu soupires, détournant la tête. Dans le fond, Artus fait juste ça pour que vous vous amusiez. C'est pas pire qu'Heath qui te ment pour t'inviter au cinéma. Est-ce que les mecs sont tous comme ça ici ? Tu l'ignores. Mais Artus se démarque des autres, d'une certaine manière.

« Je t'aime bien. C'est tout. Tu te poses trop de questions. »

Tu le regardes avec sérieux. Il t'aime bien alors que t'es juste imbuvable ? Sauvage et bornée comme dit Heath ? Tu te mords la lèvre inférieure pendant qu'il regarde ailleurs. C'est difficile pour toi d'aller vers des gens qui se connaissent depuis des années, qui ont déjà formé un groupe d'amis. T'imposer, c'est pas quelque chose que tu aimes. Tu te sens loin de tous ces gens, de tous ces groupes. Tu accordes un regard à Artus.

Il n'est pas méchant. Peut-être trop enthousiaste et remuant. Ou peut-être que tu es trop méfiante aussi. Et pourtant, il n'abandonne pas. Il continue à te harceler, à insister pour que vous soyez amis. Et tu ignores ce qui peut lui plaire chez toi. Lui-même le dit, tu es une emmerdeuse. Tu soupires avant de regarder vos mains toujours jointes. Tu aimerais lui dire que ce n'est pas que tu as honte, juste que c'est gênant pour une fille comme toi. Son regard capte alors le tien. Tu le fixes, perplexe. Et dans ses yeux brillent une étrange lueur. Pas rassurante.

Et il t'entraîne vers le carrousel. Tu clignes des yeux, forcée de suivre. Il va pas sérieusement te forcer à monter là-dessus, si ? Y a que des gosses. Non, non. Artus est un gosse. A sa manière. Il réserve déjà le rouge. Prise au dépourvue, tu t'installes sur le blanc, voisin au rouge. Et là, c'est la révélation. Toi, Hannah, tu es sur un carrousel. A 20 ans. Et ça t'arrache un sourire que tu caches avec ta main, fuyant le regard d'Artus.

Il a un don étrange Artus. Il arrive à te ramener à l'enfance. Tu adorais le carrousel, petite. Tu aurais pu y passer des heures entières. Des jours complets même. Tu fouilles dans ton sac, en sortant ton polaroid. Tu le diriges vers Artus et tu l'immortalises sur son cheval. Tu regardes le résultat et tu ne retiens pas un petit sourire avant de le fixer.

« Pris en flagrant délit. J'immortalise le Artus niais et heureux sur son fier destrier. Cette photo va valoir de l'or. »

Et puis pourquoi pas après tout ? Te laisser aller, évacuer, être libre. Ça vaut au moins un essai, non ? Tu poses ta tête contre la barre verticale, tournée vers le blond. Tu l'observes. Il s'amuse bien, semble heureux. Avec si peu. Tu secoues la tête.

« Pourquoi tu m'apprécies Artus ? Je suis odieuse avec toi, et avec tout le monde. Pourquoi t'es si... gentil avec moi ? J'aimerais comprendre. »

Ça t'intrigue vraiment. Parce qu'Artus ne peut pas prétendre vouloir faire des efforts parce que tu es la cousine de Lys. Ton cousin ne t'a jamais parlé du E. Artus ne cherche donc pas, comme Heath, à devenir ami avec toi pour la "cohésion du groupe". Artus, c'est presque ton antithèse. Il est tactile, joyeux, souriant, et a beaucoup de facilités à aller vers les autres. Toi tu n'aimes pas le contact, tu ne souris pas ou peu, et aller vers les autres est quelque chose de très difficile pour toi. Parce que, au fond de toi, tu as peur.
Message Dans Re: it's time to begin, isn't it. pv hannah | le Dim 20 Avr 2014 - 15:25
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HANNAH & ARTUS
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Tu atteins le manège, et, comme si tu faisais ça tous les jours, montes avec aisance sur le cheval aux tons rougeâtres. T'avais repéré un môme intéressé, alors t'as fait plutôt vite. Tout sourire, tu croises tes jambes sur la selle, agrippes la barre traversant ton destrier récemment nommé squeegee – quel goût pour les prénoms – d'une main. Et c'est donc tranquillement assis en tailleur que tu fais ce manège, observant les parents présents avec un petit sourire. Sourire qu'ils ne t'ont pour la plupart pas rendu étant donné qu'il est assez étrange de trouver un type de dix-huit ans là-dessus – et la mère du gamin qui voulait ton cheval doit sans doute être en train de te maudire.

Dans une moue, tu te tournes vers hannah, perchée sur un cheval blanc. Et l'objectif d'un appareil photo à la place de son visage n'a pas le temps de te perturber. Elle tient la preuve entre ses doigts. Elle sourit. Bug. Comment réagir à ce moment là? C'est une question à laquelle il est difficile de répondre.

« Pris en flagrant délit. J'immortalise le Artus niais et heureux sur son fier destrier. Cette photo va valoir de l'or. » La fourbe. T'aurais voulu avoir l'air choqué ou même vexé. Mais à la place, tu ris, comme un con. « Je te jure que si t'organises une enchère avec ça je passerais le reste de ma vie à gâcher la tienne en hurlant à ta fenêtre tous les soirs. Droit à l'image, ajoute à ça la façon dont tu m'as battu tout à l'heure, tu vas prendre cher, je te le dis moi. Et puis je m'en fous, ça prouvera que t'étais dans le carrousel avec moi. » Après avoir déballé tout ça en un temps record, tu commences à te pencher, espères pouvoir lui voler son polaroid, et la photo accessoirement.

« Pourquoi tu m'apprécies Artus ? » Et tu te stoppes, surpris. « Je suis odieuse avec toi, et avec tout le monde. Pourquoi t'es si... gentil avec moi ? J'aimerais comprendre. »

Tu la regardes quelques instants en silence, cette mine étonnée ne te quittant pas. Non vraiment, tu ne t'attendais pas à ce genre de questions, et encore moins à ce moment là. Surtout pas à ce moment là, en faite. Tu te redresses donc, pris au dépourvu, et finis par sourire. Comme tu l'as toujours fait.

« Tu te prends vraiment trop la tête. » Simple haussement d'épaules. « Je sais pas pourquoi je t'apprécie. Honnêtement, c'est vrai que t'es pas la plus sympa ni la plus causante des filles, mais... J'en sais rien, coup de foudre amical à sens unique? » Certes, c'est absurde. « Et je pense pas être vraiment méchant avec quiconque, de toute façon – hormis peut-être quelques salopards mais on va dire que ça compte pas –. »

Tu te penches finalement vers elle, serrant entre tes doigts la barre métallique. « Ça te va comme réponse, ou il te faut la blinde d'arguments pour arrêter de penser à ce genre de trucs dont tout le monde se fout? » Un petit sourire railleur, et d'un geste vif, tu viens saisir l'appareil photo. Et tu manques de te prendre le cheval blanc au passage, bien évidemment. C'est donc péniblement que tu te remets convenablement sur le tien, en brandissant fièrement l'objet de toute cette agitation. Et alors que tu ricanes d'une façon presque louche, tu vous prends en photo. Oui, vous. Tu t'empares de la photographie aussitôt fut-elle sortie, la glisses dans ton jeans – pas la poche non le jeans, au moins elle ira pas la chercher –.

« Ça fait un souvenir. Et un moyen de pression, aussi. Si aucun de nous publie sa photo, tout se passera bien. » Silence. « Même si après réflexion c'est pas très juste qu'y en ait aucune où t'es seule dessus. » Tu décides néanmoins de ne pas en refaire une, n'ayant de toute manière pas si honte qu'on te voit dans un carrousel – disons simplement que t'iras pas jusqu'à t'en vanter.

« D'ailleurs, tu veux faire quoi après? Ah, et les réponses comme partir ou je m'en fous sont à exclure. »


Message Dans Re: it's time to begin, isn't it. pv hannah | le Dim 20 Avr 2014 - 17:52
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« Je te jure que si t'organises une enchère avec ça je passerais le reste de ma vie à gâcher la tienne en hurlant à ta fenêtre tous les soirs. Droit à l'image, ajoute à ça la façon dont tu m'as battu tout à l'heure, tu vas prendre cher, je te le dis moi. Et puis je m'en fous, ça prouvera que t'étais dans le carrousel avec moi. »

Tu as souri, simplement, malgré une expression perplexe. Artus c'est juste un grand gosse qui délire tout le temps, qui part dans de grands récits sans queue ni tête, et qui termine le tout avec des conclusions loufoques. Mais, au moins, il profite de la vie, lui. Il se prend pas la tête. Tout le contraire de toi.

Et tu poses finalement ta question, trop curieuse, trop intriguée. Il semble surpris. Tu l'observes un long moment, cherchant à lire dans ses yeux le moindre signe de mensonge, le moindre signe de quelque chose. Mais rien. Juste de l'étonnement, puis de la sincérité. Et il sourit. Comme si c'était naturel chez lui, comme un toc. Ou peut-être simplement qu'il est honnête, vrai.

« Tu te prends vraiment trop la tête. Je sais pas pourquoi je t'apprécie. Honnêtement, c'est vrai que t'es pas la plus sympa ni la plus causante des filles, mais... J'en sais rien, coup de foudre amical à sens unique ? »

Tu hausses un sourcil. Il emploi des mots tellement simples, tellement enfantins. Y a-t-il seulement une limite à sa troublante gentillesse ? Tu le laisses poursuivre, les yeux rivés sur lui.

« Et je pense pas être vraiment méchant avec quiconque, de toute façon – hormis peut-être quelques salopards mais on va dire que ça compte pas –. »

Tu te redresses, le quittant du regard, songeuse. Un "coup de foudre amical" hein ?  Comment peut-on ressentir ce genre de choses pour une personne comme toi. Ton regard glisse sur le décor alentour au fur et à mesure que le carrousel tourne sur lui-même. Artus attire ton attention en posant sa main autour de la barre que tu tiens d'une main. Tu la regardes avant de tourner tes yeux vers lui.

« Ça te va comme réponse, ou il te faut la blinde d'arguments pour arrêter de penser à ce genre de trucs dont tout le monde se fout ? »

C'est lui qui a raison Hannah. Pourquoi il te faut toujours des tonnes et des tonnes d'explications. Il t'apprécie malgré ce que tu es. Avec tes qualités et tes défauts. Qu'est-ce qu'il te faut de plus au juste ? Arrête de te méfier du monde entier comme s'il était sur le point de te lâcher d'un moment à l'autre. Ouvre-toi aux autres, et les autres s'ouvriront à toi. Arrête de te voiler la face alors que, à ta porte, il y a des gens qui n'attendent que toi. Comme Artus et Heath.

Tu t'apprêtes à répondre mais, d'un geste vif, il te subtilise ton polaroid. Tu clignes des yeux avant de froncer les sourcils, t'agitant sur ton canasson blanc pour essayer de le récupérer. Mais la dure loi de la jungle a voulu qu'Artus soit plus grand. Fatality.

« Rends-le moi ! Si tu le fais tomber, je te jure que je te tue, Artus ! »

Et il se fout bien de ce que tu déblatères. Et il recule sa main, bras tendu. Et flash. Tu clignes des yeux, bouche entrouverte. Il n'a pas osé... ? Vu la façon dont il s'empare de la photo pour la fourrer dans son pantalon, il faut croire que si. Tu fixes son pantalon avant de l'observer lui.

« Tu crois sérieusement que ça va m'empêcher d'aller la chercher ? »
« Ça fait un souvenir. Et un moyen de pression, aussi. Si aucun de nous publie sa photo, tout se passera bien. »
« Je publie pas les photos que je prends. Tu me prends pour qui ? Cette gamine de Shu ? »
« Même si après réflexion c'est pas très juste qu'y en ait aucune où t'es seule dessus. »

Tu l'observes, perplexe. C'est normal pourtant. C'est toi qui est derrière l'appareil en général. Et t'aimes pas trop ce phénomène de mode des selfies. C'est bon pour les pétasses superficielles. Où est l'intérêt de te prendre en photo ? Tu sais à quoi ressemble ta tronche, tu l'oublieras pas. Tu gonfles les joues, râlant et détournant la tête. Se battre avec Artus serait plus fatiguant qu'autre chose, vu qu'il gagnera forcément à chaque fois.

« D'ailleurs, tu veux faire quoi après? Ah, et les réponses comme partir ou je m'en fous sont à exclure. »

Tu le regardes, sourcils froncés, la mine boudeuse. Artus a réveillé en toi ce côté enfantin et boudeur. Bravo, tu peux t'en féliciter Myers. Tu regardes les différents manèges au fur et à mesure que le carrousel vous fait danser sur le même rythme. Ton regard s'attarde ici et là. Puis tu la vois. Majestueuse, brillante. Tu tournes la tête vers Artus, pointant la grande roue du doigt.

« Là. »

La carrousel s'arrête peu de temps après et tu descends, rejoignant d'un pas rapide la sortie. Mais, contre toute attente, tu attends sagement Artus, bras croisés. Parce que tu as silencieusement promis de rester. Et puis aussi parce qu'il a ton polaroid et une photo en otage. Il te rejoint et tu récupères ton appareil photo d'un geste tout aussi vif que le sien plus tôt. Tu ranges l'outil dans ta sacoche puis tu le regardes avant d'avancer vers la grande roue.

« Bon, tu viens ou t'attends le déluge ? »

Tu esquisses un demi sourire. Non, tu ne fuiras plus. Accepter Artus est peut-être la meilleure des choses à faire pour toi, pas vrai ? Tu te ranges dans la file d'attente, forçant Artus à se tenir tranquille pour une fois. Gruger tout le monde, c'est un mauvais plan avec la grande roue. Autant patienter sagement. Tournée vers Artus, tu l'observes, glissant ton regard vers son pantalon avant de le fixer de nouveau.

« Tu peux me donner la photo que tu as prise ? Là où elle est, elle va être abîmée. »

Toutes les photos que tu prends finissent dans un grand album, dans ta chambre. Elles n'étaient pas nombreuses avant mais, depuis que tu es à Prismver, elles s’amoncellent. Et tu avoues que ce n'est pas déplaisant. Même si tu figures sur certaines avec une tête renfrognée, tu les aimes ces photos. Tu tends la main vers Artus.

« Je te le demande gentiment. C'est ça ou je vais la chercher moi-même. Et je garantis pas que ça se passera en douceur. »

Vous n'avez pas le temps de discuter plus, poussés en avant par des gens impatients. Tu émets un grognement, lançant un regard furibond aux personnes derrière vous. Puis tu finis par obtempérer, grimpant dans une nacelle, suivie par Artus. Tu t'assieds sagement, Artus s'installant en face. Tu regardes par la vitre pendant l’ascension. Tu te sens en sécurité au fur et à mesure que vous prenez de l'altitude. Ton regard se pose sur Artus.

« Allez, donne-la moi. S'il te plaît. Ou laisse-moi en prendre une autre. » Tu détournes la tête. « Histoire de garder un souvenir de la journée. »

Soudain, une secousse fait trembler la nacelle, tu manques tomber mais tu te rattrapes aux parois. Coup d'oeil en bas. Le technicien semble paniquer, gigotant dans tous les sens. Tu regards alors Artus, le plus sérieusement du monde.

« Notre nacelle se détache, on va s'écraser et finir aplatis comme des crêpes. »

Tu restes sérieuse le plus longtemps possible, histoire qu'il te croit. Ne serait-ce qu'une demi seconde. Puis une ombre de sourire traverse tes lèvres.

« Je plaisante. On est juste bloqué. T'as pas le vertige j'espère ? Ce serait con. »
Message Dans Re: it's time to begin, isn't it. pv hannah | le Dim 20 Avr 2014 - 20:03
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HANNAH & ARTUS
don't you understand
that i'm never changing who i am

« Là. »

Surprise. Elle aura vite coopéré. Tu esquisses un sourire satisfait, suis du regard la direction indiquée par l'index d'hannah. La grande roue. Aussitôt, tu sens ton enthousiasme grimper. Il n'y a pas une seule fois où tu es allé à un parc d'attractions sans faire la grande roue. C'est comme le manège incontournable pour toi. C'est un mythe. C'est. Bref. Tu es on ne peut plus ravi de voir que la hauteur ne fait pas peur à la brune.

Quelques minutes seulement après, le carrousel s'arrête. Et bien évidemment, hannah n'attend pas bien longtemps pour descendre. Tu soupires. Et contre toute attente, elle t'attend. T'étais déjà prêt à la courser, mais non. Elle est là, et malgré son air bougon, tes lèvres s'étirent en un grand sourire. Cette. Victoire. Ravi, tu la rejoins. Et à peine ton pied se pose-t-il devant elle qu'elle se jette sur son appareil photo. Il te faut deux minutes pour saisir ce qu'il vient de se passer, et tu pouffes, amusé, tandis qu'elle s'éloigne déjà.

« Bon, tu viens ou t'attends le déluge ? »

Tu te contentes de sourire comme un imbécile heureux, et la suis, mains dans les poches de ton jeans. Ton regard arpente chaque manège, chaque personne, avec grand intérêt. Tu t'es toujours extasié devant tout ce qui t'entoure. De la chose la plus banale à la plus originale. Mais alors que tu pensais doubler tout le monde – vieille habitude, ne refaites pas ça chez vous les enfants –, tu manques de percuter hannah lorsqu'elle s'arrête tout bonnement derrière la file d'attente. C'est une blague? Et forcément, d'autres personnes ne tardent pas à se placer derrière vous. Près de vous. Comme si gagner le moindre millimètre était vitale pour eux.

Tu déglutis. Ok, t'es tactile, mais sentir le ventre d'une personne non-identifiée dans ton dos ainsi que les talons de la personne d'en face contre le devant de tes chaussures, c'est pas la sensation la plus agréable qui soit. Et tu ne peux même plus avancer. Bon. Tu es pris d'une soudaine envie de pousser tout ce monde qui envahit clairement ton espace vitale. Mais tu t'abstiens. Si encore tu les connaissais ces gens. Tu grinces des dents, avant qu'une désagréable sensation t'envahisse. Ce moment où tu te sens observé. Ton regard se pose aussitôt sur hannah. Et constater le sien si bas te perturbe. Elle fixe l'emplacement de la photo. Il est utile de préciser que tu l'as mise dans la partie de devant de ton jeans, cette photo. ..Ceci est très gênant.

« Tu peux me donner la photo que tu as prise ? Là où elle est, elle va être abîmée.
- Jamais.
- Je te le demande gentiment. C'est ça ou je vais la chercher moi-même. Et je garantis pas que ça se passera en douceur. »

Ok, là, c'en deviendrait presque flippant. Tu t'apprêtes à lui répondre lorsque soudain, tu te sens poussé vers l'avant. Tu manques de trébucher. Pour l'instant tu as de la chance. Mais tu sens qu'aujourd'hui tu vas te manger le sol, à un moment donné. Aussitôt ton équilibre retrouvé, tu ne manques pas de broyer les orteils du type de derrière sous ton pied de manière tout à fait accidentelle. Et tu trottines innocemment et gentiment jusqu'à la nacelle.

Une fois à l'intérieur, tu t'affales en face d'hannah, diriges aussitôt ton regard vers l'extérieur, fasciné par la vue. C'est vraiment le meilleur moment. « Allez, donne-la moi. S'il te plaît. Ou laisse-moi en prendre une autre. » C'aurait été trop beau. Sans te détourner de la vitre, tu esquisses un sourire amusé. « Tu serais prête à reprendre une photo avec moi? Je vais finir par croire que tu m'aimes bien.
- Histoire de garder un souvenir de la journée. »

Nouvelle surprise. Tu tournes la tête vers elle, incrédule. Elle était sérieuse? Tu l'observes quelques instants, avant qu'un sourire des plus enfantins n'illumine ton visage. T'es juste tellement heureux de voir qu'elle est de plus en plus à l'aise avec toi. Un mois que t'attends ça. Et maintenant que ça arrive, tu trouves rien de mieux à faire que de sourire bêtement, comme un môme à qui on tend une glace. Tes lèvres s'entrouvrent pour lui donner une réponse, mais soudain, une violente secousse.

Et forcément, c'est toi qui t'écrases sur le sol de la nacelle. Tu le savais. C'était pas possible que tu passes cette journée sans te faire mal. Enfin, là tu t'es carrément explosé l'épaule. « ...Aïe. » Tu prends appuie sur ton bras encore intact, te redresses dans un grognement. « Qu'est-ce qui se passe bordel? » Tu jettes un regard à la C. Y en a au moins une qui a pensé à s'aider des parois pour rester en place. Tu souffles tandis qu'elle tente de comprendre en regardant en bas. Et lorsqu'elle te regarde avec un sérieux à tout épreuve, tu hausses un sourcil.

« Notre nacelle se détache, on va s'écraser et finir aplatis comme des crêpes. »

Long silence. Elle ne sourit toujours pas. Ne ris pas. Ok. C'est les derniers instants de ta vie. Et tu te rappelles très distinctement des derniers mots que tu as adressé à ta mère. « Faudra que tu m'achètes de nouvelles chaussettes. » ...Dure réalité. Mais alors que tu es prêt à mourir en victime de grande roue, elle sourit. Monstre.

« Je plaisante. On est juste bloqué. T'as pas le vertige j'espère ? Ce serait con.
- C'est mal ce que tu viens de faire. Très mal. Et genre, j'ai le vertige. Je suis un habitué de la grande roue, moi, mademoiselle. A Washington ils me connaissent tous. Le vendeur de hot-dogs compris. »

Et sur ces belles paroles, tu te lèves, te plantant devant la vitre donnant sur la file d'attente. Le technicien est en pleine panique. Tu ne peux retenir un ricanement. « Les gens qui étaient derrière nous doivent rager, eux qui étaient si pressés. » Oui, tu éprouves encore de la rancune. Après quelques instants passés à observer les conséquences de ce bug au niveau du mécanisme, tu finis par te tourner vers hannah, t'étirant, parfaitement à l'aise dans cette situation. Ça t'es déjà arrivé, une fois. Tu devais avoir dix ou onze ans à ce moment-là. Alors bon.

« Tu sais que n'importe quel psychopathe aurait pu profiter de la situation? » Non mais parce que se retrouver seul avec une fille dans une nacelle à l’abri des regards et ce pour une durée indéterminée, beaucoup en rêverait, mine de rien. De nouveau, tu affiches ce petit sourire, et vas t'asseoir à côté d'elle. « Si j'avais su, j'aurais pris de quoi nous occuper. » Silence. « ...Dis comme ça, ça peut paraître louche. Je pensais à un truc genre. Je sais pas, des cartes? » Silence². « Là je pensais au jeu du pouilleux. » Silence³. « Bon on se la fait, cette photo? »


Message Dans Re: it's time to begin, isn't it. pv hannah | le Dim 20 Avr 2014 - 22:14
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Ta plaisanterie a bien marché. Sa tête fut absolument délicieuse.

« C'est mal ce que tu viens de faire. Très mal. Et genre, j'ai le vertige. Je suis un habitué de la grande roue, moi, mademoiselle. A Washington ils me connaissent tous. Le vendeur de hot-dogs compris. »
« Oh, si peu. Ça ne m'impressionne pas le moins du monde. »

Tu esquisses un sourire en le regardant se redresser et regarder en bas. Il n'a pas peur, n'a pas le vertige. C'est dommage, tu aurais bien voulu l'embêter. Tu regardes encore en bas, voyant si les choses évoluent. Mais visiblement non. Le technicien hurle des choses comme "restez calmes" ou "on va vous sortir de là". Rien de bien particulier. Tu te retournes pour regarder, un peu plus bas, les autres nacelles. Les autres personnes semblent paniquées. Et vous, vous êtes calmes, presque amusés. Vous êtes vraiment pas normaux.

« Tu sais que n'importe quel psychopathe aurait pu profiter de la situation ? »
« Pardon ? »

Tu le regardes, sourcil haussé alors que, lui, sourit. Tu l'observes, soudain prise d'une peur étrange. Quelque chose que t'avais jamais ressenti auparavant. Pour la première fois de ta vie, un garçon te faisait peur. Et il s'approche, venant s'asseoir à côté de toi. Tu t'écartes un peu de lui, soudain prise d'un doute. Il jouait le jeu depuis le début ? Le rouge te monte un peu aux joues tandis que tu détournes la tête pour qu'il ne le remarque pas.

« Si j'avais su, j'aurais pris de quoi nous occuper. »
« Artus... tu me fais peur là. »
« ...Dis comme ça, ça peut paraître louche. Je pensais à un truc genre. Je sais pas, des cartes ? » Silence. « Là je pensais au jeu du pouilleux. » Gros silence. « Bon on se la fait, cette photo ? »

Tu le regardes avant d'exploser de rire. La première fois que ça t'arrive devant quelqu'un depuis... depuis très longtemps. Lys était encore en Amérique, c'est pour dire. Tu plaques tes mains devant ta bouche, réalisant ton léger égard de conduite. Tu regardes Artus avant de baisser la tête, gênée.

« J-je... désolée. Ça m'a échappé. »

Tu te calmes rapidement et tu sors ton polaroid de ton sac. Tu le donnes à Artus qui a le bras plus long et tu te rapproches de lui.

« Je te préviens, plus jamais tu te la joues pédophile violeur. J'ai eu peur. »

Tu es proche de lui sans pour autant vraiment le toucher. Mais Artus en décide autrement et te ramène contre lui. Tu clignes des yeux avant de râler un peu. Allez, une seule photo Hannah, tu peux le faire. Tu esquisses un timide sourire et Artus prend la photo qui sort rapidement. Tu t'en empares avant qu'il ne te la vole et tu la secoues pour faire sécher l'encre, comme d'habitude. Puis tu lui montres, récupérant ton polaroid de l'autre main.

« Pas mal. Mais elle est à moi celle-là. »

Tu t'écartes, rangeant la photo dans ton livre et le polaroid dans le sac. Et la grande roue redémarre, faisant secouer la nacelle. Une secousse moins violente, tu regardes l'épaule d'Artus puis lui.

« Ça va aller ton épaule ? »

La nacelle arrive en bas, la file n'est plus présente. Le technicien vous fait descendre en expliquant que la direction a préféré fermer l'attraction pour éviter tout autre incident. Il vous offre des tickets pour des barbes à papa. Tu regardes l'homme, perplexe, puis tu suis Artus qui t'entraîne vers le stand de barbes à papa. Tu en prends une à la fraise et vous reprenez votre route.

« Oh Artus. J'y pense... » Il te regarde et tu attrapes son haut pour le forcer à se pencher vers toi. Tes lèvres effleurent sa joue et tu le relâches rapidement, pressant le pas, un peu gênée tout de même. « Merci pour cette journée. »
Message Dans Re: it's time to begin, isn't it. pv hannah | le
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