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 red & green — alexis

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MessageSujet: red & green — alexis   red & green — alexis 1400359500-clockMar 24 Nov 2015 - 20:30
red & green


Cravate rouge, cheveux en bataille, la fatigue répandue dans mon corps que je venais d’extirper du lit avec une bonne heure de retard. Un coup d’oeil à mon uniforme mise de travers, je fais un mouvement d’épaule pour la remettre correctement et m’apprête à passer une journée stable, pleine de bonne humeur dans laquelle les connaissances couleront à flots. C’est la journée typique d’un E qui se dessine devant moi et c’est avec un grand sourire et une énorme appréhension que d’un pas décidé, je me décide à rejoindre ma salle de classe.
...Entre nous, même le sarcasme sur ce sujet, c’est déprimant.
Le couloir d’état moyen bascule dans la catégorie des miteux une fois que je bifurque dans le coin des E, la peinture rouge affluant à certains endroits, mal apposée sur ce mur dont on se méfie sans grand mal. Mais on s’y fait.
C’est tellement la misère que je ne serai pas surpris de voir un rat s’incruster dans le groupe de potes de mon lézard - Parky si tu lis ça, big up à toi.

J’observe avec dépit toutes ces installations merdiques et les mois passés à me battre me reviennent. Je ne sais pas ce qui me manque le plus, l’espoir ou bien la possibilité de me défouler au nom d’un idéal. Je ne sais pas ce qui me manque, mais je me suis promis de ne plus intervenir. Je me suis promis de ne plus mettre mes proches en danger pour tout ça, pour une égalité qui n’arrivera pas.
Je me suis promis. Alors désolé Heath, Joach, désolé tous les rouges qui méritent bien plus.
Voir mes proches prendre pour un combat qui ne les concerne pas, ce n’est pas quelque chose que je peux supporter.
Et pourtant, ça ne m’énerve que davantage. Je ne peux pas me tenir dans cette classe après cette décision - le poids des regrets, l’envie de me battre me reviennent.

D’une certaine façon, je comprends les anciens soldats.
Je comprends le mépris de la lâcheté, les regrets des déserteurs épris de culpabilité.

Le pensionnat me paraît bien fade, comme un monde aux nuances de gris ; et j’ai beau avoir tout à présent, je ne me sens pas d’humeur à en profiter.
Je me sens vide - comme si cette adrénaline manquait à ma vie.
Les mains dans les poches, j’ai l’impression d’avoir vécu toute ma vie dans cette école, et ce n’est pas totalement faux - six ans que je traîne au milieu de cette injustice qui m’accable.

J’arrive près de la bibliothèque et m’arrête sur le palier, incapable de le franchir.
L’envie de lire n’est pas là. Les livres sont peut-être la meilleure arme au monde mais ils ne m’aident pas à me tirer de ces pensées noires, de ces envies que je refuse de mener à bien.
Pourquoi suis-je si égoïste ?
Pourquoi ne puis-je rester de marbre ?
J’étais pourtant censé finir de cette façon - ne me préoccupant plus que de ma vie seule.

Ce n’était censé être ainsi, c’était censé être juste moi.
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MessageSujet: Re: red & green — alexis   red & green — alexis 1400359500-clockDim 29 Nov 2015 - 0:01




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Démangeaison. Elle desserra la cravate blanche qui semblait l’étouffer et se demanda pour la dixième fois de la journée pourquoi elle avait accepté de jouer le jeu. Car c'était un jeu mais elle ne savait pas que les règles allaient autant la gêner. Elle aimait avoir des contraintes pour mieux les éviter mais là, elle n’avait pas encore trouvé de parade. Elle se rappela les regards de Leann, de Warren, de Chrissy… elle avait sourit d’un air faussement séduit et avait changé son noeud vert pour une cravate blanche.

C’est vrai qu’elle avait l’intention de délaisser son noeud féminin pour une cravate mais n’avait jamais prévu de délaisser la couleur des je-m’en-foutistes pour celle des égalitaires. Pas qu'elle s’en fichait… mais en fait si, un peu. Et puis, celle qui affichait fièrement son statut de geek par ses pins et tee shirts, n’aimait pas que l’on sache son avis sur la situation de l’école. Elle eut un petit rire en pensées : *comme si ce blanc me définissait sincèrement*.

C’était peut-être pour ça qu’elle ne supportait pas d’avoir cette couleur autour du cou depuis le début de la semaine. Car elle mentait et ne voulait plus avoir à le faire. Plus jamais. Elle leur avait bien dit lundi, à tous les délégués et suiveurs qui la félicitaient niaisement d’avoir changé de couleur: “Je suis à la WhiteDay, juste pour ne pas aller en Informatique car la prof m’énerve. Si je dois porter un vieux sweat blanc pour ça, je le fais !” Ils ont ris, pauvre débiles, croyant qu’elle était ironique mais pour une fois, elle était la plus sérieuse du monde.

Et quand ils s’étaient tous écrié “WhiteDay” pour déclarer le début de la grève, son sourire sarcastique avait glissé “GreyDay”, pointant ses habits plus très blancs depuis le temps. Greyday ou WhiteDay. Cravates grises ou blanches. Qu'importe. Ça allait foirer comme tout le reste mais si ça animait les esprits simples, peut-être que les grands s’amuseront des petits...

Ce matin, elle était allée en cours de Littérature, refusant de se peler dans les couloirs à apprendre des choses peu sûres, mêmes des altruistes et bons élèves Leann et Lhym. Et puis, apprendre quoi ? Son don et son cerveau n’avaient pas perdus leur étiquette violette avec la mention génie.Finalement, à part lundi, si elle pouvait éviter un maximum la grève sans se taper des réflexions, elle le faisait sans hésiter.

Elle avait pris le chemin de la Tour annexe après son cours, le prof lui ayant dit qu’au cours suivant, si elle n’avait toujours pas rendu un commentaire, il lui mettrait la note zéro. Vu le climat qui s’annonçait hivernal, elle n'était pas pressée de voir de nouveau ce chiffre. Elle pressa le pas sur la passerelle traversée par les vents glacés, serrant sa veste et son sac en bandoulière contre elle pour se protéger.

Elle était presque à la Bibliothèque qu’elle s’arrêta à quelques pas de la porte alors que le froid la saisissait jusqu’aux os. Spidey sortit son museau rouge de son sac, vérifiant pourquoi  sa maîtresse s'était arrêtée en si bon chemin vers la chaleur... lassé d’attendre, il glissa au sol et fila en slalomant vers la porte. La blonde fit quelques pas pour s’approcher du gars aux cheveux bruns en bataille qui ne bougeait pas et l'avait ramenée à la réalité.

Elle ouvrit la porte à Spidey et se retourna vers l’élève figé dans ses pensées, remarquant tout de suite sa cravate rouge. Elle pensa à Warren et Ansel et se dit que leurs discours n'étaient pas aussi efficaces que prévus dans leur classe. Elle lui signala, en guise d’approche : “Tu sais qu’il fait meilleur à intérieur ? Au pire, travaille pas ; mais évite de changer ton don pour “Statue de glace”, ta santé t’en remerciera.

Elle se dit que si ça se trouve, c’était son don ou qu’il s’était pris trop de basses températures pour pouvoir répondre maintenant…. Avant d’hausser les épaules en se disant qu’elle pouvait s’en foutre. Elle fit mine de se detouner mais elle tiqua. Oui, elle l’avait déjà vu c’est pour ça qu’inconsciemment, elle s’était arrêtée.

Cravate rouge. Cravate grise. RED. Entropy. Ouais c'était ça, merci mémoire. Quand ça s’était passé, elle affichait le profil d’une verte qui a une vie normale loin de la GdC… mais sa curiosité avait continué de fonctionner et elle se souvenait de lui. C’était pas celui qui avait perdu la mémoire mais celui qui avait le don de péter des câbles. Malgré lui hein, c’était son don. Berserker : Alexis ne l'enviait pas. Et se demandait ce qu'une de ses phases colériques auraient données avec un tel don aux allures de malédiction.

Elle se retourna vers le rouge alors que cinq secondes de mémoire subite venait de passer. “T'es sûr que tu mérites de crever parce que t’es pas décidé à t'instruire ? Désolée d’insister mais je n’ai pas envie d’aller en tôle pour non-assistance à personne en danger.

Elle déconnait mais elle avait une sincère gêne à l’ignorer pour se plonger dans un texte de Walter Scott. Bon, c’est vrai qu’elle avait pas envie de bosser mais là, on retrouvait presque Alexis d’avant, de bien avant quand tout le monde méritait sa curiosité et son altruisme. Comme quoi, elle avait beau tenter, elle restait la même. Loin des couleurs, loin des jugements, loin des masques.
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MessageSujet: Re: red & green — alexis   red & green — alexis 1400359500-clockDim 29 Nov 2015 - 2:33
red & green


La remarque ironique me fait immédiatement lever les yeux, mon cerveau tellement concentré sur l'existence de ce qui semblait absent de chaque être humain de cette île - le sarcasme, je veux dire - que j'en avais oublié la remarque elle-même.
Une blonde. Et un visage sacrément familier, par dessus le marché.
Un visage qui me rappelle quelqu'un. Mais les différentes sont notables.
Je cligne des yeux pour effacer toutes les blagues sur le sujet de mon esprit, ce qui n'est pas chose aisée et fais de mon mieux pour me concentrer sur ce qu'elle me dit. Pas juste me rappeler. J'essaie de ne pas me laisser distraire pour enregistrer au mieux ce qu'elle me raconte, objectif motivé du fait que je ne croise pas souvent des gens capables de montrer un tel sens de l'humour. Les gens ici ont vraiment du mal avec ça par ici.
Cette école a beau être intéressante et pleine de bouleversements, on ne peut pas dire que les élèves fasse montre d'une souplesse d'esprit comme principale qualité.

Un ennemi est un ennemi.
Un A est un connard. Un E est un rebelle.
J'ai fait parti des victimes de cette Guerre des Classes auparavant lorsque j'ai prit part à ces clichés et à l'instant où j'ai jugé et attaqué des gens pour leur couleur et sans aucune réelle raison. À présent que je regarde cette fille dans les yeux et que je ne m'arrête pas au niveau de son col, j'estime penser par mes propres moyens (et m'être détaché de mes délires adolescents de Vampire Knight, mais ça n'a rien à voir).
C'est sûrement étrange de se dire que l'on peut se forger un avis sur une personne en n'ayant entendu que quelques mots de sa part mais je n'ai pas besoin de davantage.

Quelqu'un qui est en mesure d'aborder cette situation d'une telle façon ne peut pas être mauvais. C'est étrange de se dire que je n'ai croisé qu'une seule personne dans ce cas en 6 ans, car rencontrer la seconde maintenant ne me fait pas seulement me sentir nostalgique.
Elle m'attriste autant qu'elle me réjouit.
J'ai beau être d'une humeur maussade, je ne peux m'empêcher de voir mon habituel sourire se dessiner sur mes lèvres, ce rictus en coin qui tiendrait presque de la moquerie si la personne en face n'était pas capable d'en comprendre toute la tenue.

Mais elle le peut. Ça s'entend. Ça se voit.
C'est pour ça qu'elle m'intéresse, c'est pour ça que je souris.

Je le déchiffre à sa seule expression, car c'est celle que je vois tous les jours dans le miroir. Ce sarcasme qui cache mille et une douleurs, ce sarcasme qui dissimule une telle complexité d'esprit qu'on en voit même plus d'autre utilité que son propre amusement. Mais comme un réflexe, comme une défense, comme l'ajout indispensable à la pièce terminée, on ne peut s'en défaire - car la froideur d'un manque total de personnalité ne m'intéresse pas, car le sarcasme est tout ce qu'il nous reste.

« Oh oui, c'est certain, c'est dans ce repère de violence et d'inégalité que les forces de l'ordre viendront t'embarquer pour n'avoir pas réussi à aider un garçon en pleine forme d'une mort certaine à l'aide d'une bibliothèque et de ton sarcasme. Bienvenue à Prismver - belle cravate, au passage. » répondais-je en haussant les épaules sur le même ton qu'elle.

Ce n'est pas dit que les choses allaient bien finir. Je veux dire, oui, elle avait de la répartie et elle me faisait l'honneur de ne pas m'adresser la parole avec pitié, mais ça pouvait bien se passer comme ça pouvait partir en couilles. Je ne sais pas si j'ai envie de le découvrir alors je me contente de me lever pour lui faire face, le regard neutre.
Je la dépasse d'une petite dizaine de centimètres à peu près, ou peut-être cinq, mais ça ne change rien : ça fait toujours bizarre. Je suis conscient d'avoir gagné en taille ces derniers mois et ça n'est pas pour me déplaire. Tout en observant la demoiselle avec intérêt, mes sens animals l'analysaient - son odeur était particulière.
Elle était comme fade. Amère. Familière. Elle était grise, sèche, lourde, comme je l'étais.

« À en juger par l'état de la chose, tu as l'air enchanté de mener à bien le projet d'entente. » marmonnais-je en désignant sa cravate mal mise. « Je suis Gautier. Et je suis autant intéressé par les bouquins que par cette discussion alors je te laisse choisir lequel tu veux poursuivre. Cela dit, une constatation objective : les livres ne se vexent pas. »
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MessageSujet: Re: red & green — alexis   red & green — alexis 1400359500-clockDim 6 Déc 2015 - 0:37




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It is from books that
wise people derive consolation
in the troubles of life.

~ Victor Hugo
Regard. Une reconnaissance de l'un et de l'autre. Les yeux bleus semblaient avoir tout vu mais il les avait tout de même relevé vers elle. En réponse, les yeux gris se plissaient, intrigués et surpris de ce nouvel être qui la changeait de son quotidien, de toute cette foule de regards vides pour des coquilles vides. Elle comprit qu'il avait remarqué sa cravate et elle ressentit une nouvelle démangeaison. Mais elle ne bougea pas pour autant.

Car elle n'était pas inquiète. Pourquoi le serait-elle quand elle se reconnaissait dans ce regard et ce sourire en coin, dans cette attitude et cette aura ? Elle pensait pouvoir prévoir ce qui allait venir sans être surprise, comme face à un miroir. Malgré tout... Malgré tout, ils se jugeaient et se sondaient. Et Alexis fit la conclusion étrange qu'elle n'était pas sûre de sa conclusion justement. Elle n'aimait pas ça. D'habitude, elle débarquait, décidait et disparaissait. Une sorte de veni, vidi, vici à la Lewis pour définir les gens. Mais là, c'était un peu comme avec Hadès. Elle avait envie d'en savoir plus avant de prononcer son jugement. Mais c'était en même temps totalement différent d'Hadès. Car elle avait l'impression de trouver une conclusion et non pas une introduction.

Si le Démon Rouge l'avait éveillé à une vie où elle pouvait agir selon ses désirs, elle pensait voir chez l’Élève Rouge une mise en garde sur ce que cette vie pouvait apporter. Un signal annonçant une boucle et un retour à la case départ. Elle balaya cette réflexion rationnelle pour affirmer sa volonté d'agir et le refus de s'enfermer de nouveau. Et puis, si elle reprenait par la suite le même regard qu'à présent, au moins, elle aura essayé de le changer. Non ? Elle ne voulait pas la réponse au fond. Mais elle savait que le futur la lui fournirait malgré elle dans peu de temps.

Son sourire en coin s'accentua à la réponse du jeune homme. Cela lui changeait de la bêtise ou de la pseudo-raison qu'elle aurait pu entendre, voire même de la rage des élèves qui se sentaient blessés à la moindre remarque. Lui avait fait mieux que les autres : il l'avait suivi et l'avait nié. Les idiots penseront alors qu'elle en aurait été fâchée mais ayant usé d'ironie, elle le rejoignait tout à fait. Enfin... pas tout à fait. Elle n'aimait pas sa cravate blanche mais n'aurait pas tout fait pour en avoir une tâchée de sang de ceux qui se battent. Elle savait le système inégalitaire mais se lassait bien trop facilement pour se concentrer longuement sur un même problème. Fut-il un qui apportait la misère à une flopée de ses camarades.

A la mention à haute voix de sa cravate, elle la regarda, comme pour vérifier qu'elle était là, sait-on jamais. Elle sourit comme pour un véritable compliment mais son ton sarcastique révélait sa véritable nature : "Merci. Ça semble la nouvelle mode alors je n'ai pas résisté à faire comme tous les autres !" La dernière partie de sa phrase fut presque dite comme une insulte, facilement remplaçable par "crétins". Mais elle n'avait pas fait ça car elle bête mais car elle devait garder sa position sur l'échiquier. Elle ne voulait pas justifier haut et fort son choix d'avoir quitté son nœud vert. Car pour elle, ça n'avait pas d'importance la couleur que l'on portait. L'important était qu'elle sache rester fidèle à son âme.

Il s'avança mais elle restait fixe. Seuls les éclats gris se mouvaient, suivant le jeune homme et se levant vers lui quand il arriva à sa hauteur. Il la dépassait largement mais elle soutint son regard jusqu'à ce qu'il la dépasse. Elle refoula son tremblement, tant dû au froid qu'au malaise d'être dévisagé. Analysé. Presque humé tellement il était près mais un peu derrière elle. Son regard le discernait encore un peu dans le coin de son œil mais elle ne se retournait pas. Elle aussi fixait les gens dans son esprit, comme elle le faisait avec ses machines. Elle ne pouvait décemment pas reprocher qu'on lui face cela. Mais elle finit par se retourner face à lui, se débloquant le cou et le dos qui restaient tendus, sur le qui-vive. Et puis... elle ne voulait pas finir gelé comme ce qui le menaçait plus tôt.

Elle pianotait d'une main sur son sac en bandoulière mais elle arrêta pour resserrer sa cravate blanche suite à la remarque. Elle ne niait pas les propos mais elle venait de se dire que si lui l'avait remarqué, il valait mieux éviter que les autres le remarquent. Du moins, pour le moment. Gautier se présenta et lui posa un choix. Elle haussa les épaules en ouvrant la porte de la Bibliothèque et répliqua d'un ton totalement détaché voire blasé : "Si tu préfères lire, je t'en prie, fais le. C'est une de mes activités favorites notamment pour la raison que tu as citée. Les gens sont tellement chiants, c'est dans leur nature ; alors que les livres, ils donnent mais ils endurent tout ce que tu leur balances.

Elle fit une petite note pensive alors qu'elle allait rentrer au chaud. "Mais moi je suis pas un bouquin. Je parle et j'aime faire chier le monde : ça m'occupe. Je me vexe mais je vexe en contre-partie : ça rééquilibre. Toi tu me sembles intéressant Gautier, mais sincèrement, je te déconseillerais de continuer avec moi. Je préfère toujours mettre en garde les gens mais après, t'es libre. J'ai la fâcheuse tendance à détruire les gens que je côtoie mais... Tu me sembles déjà bien amoché intérieurement alors peut-être que t'es plus à ça près." Elle allait laisser la porte se refermer derrière elle mais elle la retint de la main, sans pour autant se retourner : "Ah et c'est Alexis mon nom. Une verte sous couverture blanche."
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MessageSujet: Re: red & green — alexis   red & green — alexis 1400359500-clockMer 9 Déc 2015 - 1:11
red & green


Cette fois-là, je ne trouvais rien à répondre.
Ce n'est pas que ma répartie m'avait quitté mais c'était comme l'étrange sensation qu'aucune réplique n'avait sa place ici. Je me contentais d'observer la demoiselle avec la pensée logique qu'elle était différente des autres, semblable à moi, que d'une certaine façon, elle me laissait l'impression que nous étions lié d'une certaine manière.
Tu me diras que j'exagère, que je caricature quelques rapprochements caractériels mais c'est de cette façon que je voyais les choses : les personnes à me comprendre sont rares mais elles ne le font pas à moitié.
Ou peut-être, plus simple, suis-je bien trop sélectif dans ma façon de voir les choses.

Cela me confortait dans mon idée puisqu'en dépit de toutes les restrictions que je mettais à ma vision, elle parvenait à passer outre. Elle semblait intelligente, lucide.
C'était la mode, mais bien sûr - ça avait autant de sens qu'un ploptwist qui révèlerait mon secret attachement aux violets : absurde.
Quelque part, ça me plaisait, et c'est ce qui m'exhorta à la suivre à l'intérieur de la bibliothèque - ou de tenter de le faire puisque je dus retenir la porte qu'elle allait laisser claquer afin de ne pas me laisser distancer, et d'un pas rapide, la rejoins... ou pas.

Elle revint sur ses pas, comme une invitation à la rejoindre, que je pris sans hésitation.

Bien que déçu qu'elle n'ait pas relevé mon sous-entendu précédent, j'étais décidé à comprendre ce qu'elle entendait par le fait de détruire son entourage - et à lui prouver que je ne ferai pas parti de cette catégorie. C'était presque irrémédiable chez moi, ce besoin d'atteindre un seuil spécial chez toute personne qui pouvait bien l'être dans mon esprit, qu'il s'agisse d'un sentiment positif ou négatif - comme la preuve de ma propre existence.

« Enchanté, Alexis. Bonne chance pour ta destruction. » ironisais-je sans la moindre sans la moindre once de peur, soutenant son regard sans m'arrêter de marcher.

Ce n'était pas pour me vanter mais j'avais vu bien trop de choses pour que je sois intimidé par la simple menace d'une élève de C sous prétexte d'un peu de présence d'esprit.
Maigre sourire aux lèvres, je partis chercher un livre au hasard dans les rayons et rejoignis la C qui semblait bien plus habituée à cet endroit que moi. Je m'assis à sa table sans la moindre gêne, tournant le livre entre mes mains comme un justificatif à ma présence ici.

C'était amusant de voir comme les apparences importaient, car on avait beau ne pas juger dessus, elles étaient essentielles, comme le mur porteur d'une bonne conduite sans pour autant la refléter.
Je semblais travailleur. Mais je n'étais qu'un gamin curieux dans un terrain immense.

« Quand même, je me demande. Pourquoi avoir accepté cette cravate ? »
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MessageSujet: Re: red & green — alexis   red & green — alexis 1400359500-clockMar 15 Déc 2015 - 1:12




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Once we accept our limits,
we go beyond them.

~ Albert Einstein
Suivie. Il l’avait malgré tout suivie. Il faut dire qu’elle n’avait fait que l’amener à cela. Elle avait quitté sa solitude et, poussée par la curiosité, elle l’avait sorti de la sienne ; elle l’avait mis en garde mais au lieu d’un refus c’était plus une invitation à en savoir plus. Elle lui avait même révélé son nom et sa classe alors qu’elle aurait pu rester dans l’anonymat qui intrigue. Alexis elle-même aurait pu être surprise de ses actions. Mais elle ne l’était pas vraiment et n’était pas mécontente en réalité. Elle voulait être elle, sans hypocrisie, sans détour… ou alors, juste par de l’ironie. Et donc elle ne mentirait pas vraiment.

Elle ne voulait plus se cacher. Elle avait toujours regretté de le faire pendant toutes ces années... bien trop d'années. Alors elle voulait qu’à présent, surtout lors des nouvelles rencontres, elle soit elle-même sans avoir à craindre ses réactions ou devoir les décortiquer inutilement. Non. Plus jamais. Elle sourit au "bonne chance" du E qui entrait avec elle dans la grande allée de la Bibliothèque. Mais au fond, un tout autre sentiment naissait : la méfiance… à son propre égard. *Ne me cherche pas non plus… ou tu verras que ça n’a aucun rapport avec la chance.*

Elle se dirigea quasi-naturellement vers le fond de la Bibliothèque, dans l’allée « Pêche, Chasse et Cueillette » voire Poussière vu le nombre de lecteurs réguliers là-bas. C’était ainsi le coin favori de la blonde, non pour les ouvrages qu’elle n’avait pas feuilleté depuis sa première année, mais pour l’aspect isolé du lieu. Elle s’installa à la table vide et posa dessus ses copies et stylos ainsi que l’exemplaire de Waverly dont le passage a étudié était marqué d’un bon nombre de brouillons. Elle s’assit et ouvrit son ouvrage, dispersant ses notes qu’elle avait écrit depuis plus d’un mois sans jamais passer à la phase d’écriture. Son stylo n’attendait qu’à se déverser sur la page tristement blanche mais elle ne se permit que de simples et inutiles corrections de lettres sur son brouillon.

Elle n’en avait pas envie. C’était bête car elle n’avait qu’à se laisser porter, par son brouillon et son inspiration qui la sauvait toujours. C’était bête car elle avait apprécié le livre de Walter Scott et avait pleins d’idées à développer. C’était bête car elle pouvait mais elle ne voulait simplement pas. Le travail, c’était très peu pour elle en étant assise dans un lieu calme et en pleine journée. Non… Elle serait plus en état de le faire la nuit même, allongée sur son lit avec Our Last Night en fond. A cet instant, elle avait d’autres choses qui pouvaient bien mieux l’occuper… comme discuter avec Gautier qui s’était installée face à elle.

Et qui semblait toujours plus intéressé par un choix de cravate plus que par son choix de lecture. *Et bien… Il doit être fan d’Alice pour être aussi curieux… et déterminé à savoir.* Elle était incapable de lui en vouloir puisque dans la situation inverse, elle aurait agi de même. Elle posa son stylo qu’elle faisait tourner entre ses doigts puis fit craquer ces derniers, pas de manière menaçante mais parce qu’elle ne l’avait pas fait depuis une heure et que ses tics revenaient. "J’ai effectivement accepté cette cravate… Je ne l’ai pas vraiment voulue. Tu vas sûrement penser que c’est la même chose mais pas tout à fait. Parce que les délégués ont eu cette idée vendredi dernier et, ayant moi-même obtenu ce poste, je n’ai pas réussi à me défiler assez vite avant qu’on me passe la corde au cou. La cravate je veux dire..."

Cela, c’était la version officielle. Et encore. Elle ne l’avait pas crié sur tous les toits que cette grève blanche était inutile. Car elle l’était, inutile. Elle n’y croyait qu’à 2% (ce qui est déjà beaucoup trop) et elle ne savait pas si elle allait révéler une partie des 98% restant à Gautier. Car finalement, elle ne le connaissait pas vraiment... malgré son impression qu’elle pouvait tout lui dire. Après tout, n’avait-elle pas eu la pensée un peu plus tôt qu’elle n’avait plus à se retenir ? Oui, c’était vrai ça… Elle desserra son nœud et retira la cravate blanche pour la poser sur le bois brun. Elle recommença à jouer avec son stylo en reprenant la parole, le regard gris alternant entre le blanc de l’habit et le bleu du regard voisin :

"C’est qu’un masque que j’ai accepté de porter le temps que je trouve l’expression adéquate à afficher. Mais il y en a qui le portent fièrement car ils y croient. Ils doivent avoir Alzheimer et vivre dans le Bungalow des Bisounours mais ils y croient. Je les envierai presque… Presque. Avant, j’avais la couleur des verts car je voulais afficher, non la paix mais le je-m’en-foutisme. Ouais… J’ai pas porté du gris… je porterais pas du rouge… mais je porte du blanc comme si j’étais pro-égalité, pro-alliance, pro-les-gens-on-peut-tous-vivrent-ensemble. Tu aurais vu la réunion… Elle émit un rire mais il n’était pas joyeux. Un mélange de dépit et de mépris. Ils ont cru à la solution miracle et se sont réjouis. Alors que ça n’a pas marché avant et ça ne marchera pas là. Des excuses, les gens n’en veulent pas. De la paix et de l'union encore moins. Ils veulent de la violence. Ils veulent de l’animation. Et même si la cause est louable, le personnel ne peut pas permettre les conséquences… Car il va y en avoir."

Elle était incapable de croire que la grève pacifique allait marcher et encore moins tenir. Et si certains allaient sagement revenir sur les bancs de l’école en marmonnant des "Désolé mais on doit travailler", elle pressentait que d’autres, comme Ansel ou Min, allait passer à la phase R pour Révolte. Et elle ne doutait pas que Gautier savait ce que cela voulait dire. Tant de pensées sur ce que les E avaient faits lui vinrent à l’esprit. Mais elle se garda de les dire. Elle sentait son venin lui picoter les lèvres : elle arrivait à ne pas pleinement le déverser sur les délégués et ne voulait pas le faire sur quelqu’un qu’elle venait à peine de rencontrer. Il avait bien assez souffert… Et elle aurait tout le temps pour le lui rappeler.
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MessageSujet: Re: red & green — alexis   red & green — alexis 1400359500-clockJeu 24 Déc 2015 - 16:22
red & green

La vérité c’est que je n’avais pas d’avis sur tout ça, si bien que, malgré le sûrement qu’elle plaça justement dans sa phrase, elle avait tort. C’est par curiosité et politesse que je voulais connaître la pensée qu’elle tenait vis-à-vis du White Day, et aussi, quelque part, parce que je voulais savoir si tout ça en valait la peine. Je pensais que non. Si l’égalité ne pouvait être obtenue pour les E, alors une paix entre les classes tenait de l’utopie. Le pire dans tout ça, c’est que l’administration avait réagi à certaines demandes - les cours de maîtrise de pouvoirs se faisaient maintenant par année. La preuve était là : l’école nous voyait, l’administrait nous écoutait, et qu’elle réagisse ou pas, ça dépendait d’elle. Nos actes n’étaient pas inutiles. Je l’avais compris il y a longtemps et j’avais décidé de laisser tomber parce que j’étais fatigué de donner de ma propre personne pour une cause en laquelle je ne croyais qu’à moitié. Je n’avais pas de problèmes à me sacrifier pour quelque chose qui en valait la peine, et malheureusement pour Prismver, ce n’était plus le cas de son système.

Malgré ça, je me savais capable de me jeter de nouveau dans la bataille et je l’aurai même déjà fait si ça ne tenait qu’à moi. Le vrai soucis, c’est que les contrecoups de mes actes touchaient également mes proches et c’est une conséquence que je ne pouvais accepter. D’après ce qu’Alexis me disait, les élèves se lançaient dans un projet d’union général dans lequel chacun s’excusait de ses torts pour repartir sur de nouvelles bases - et même si je pensais que c’était une bonne idée, ça ne suffirait pas. Il fallait joindre les actes aux paroles, autrement dit, les tensions seraient plus fortes que jamais. Les élèves qui allaient à l’encontre de ce projet allaient profiter de ce moment pour s’attaquer à ceux qui s’étaient lié les mains dans le dos, rendant une contre-offensive impossible. « Ça ne marchera pas. » déclarais-je pour toute réponse. « Certaines personnes ont besoin de comprendre d’une autre manière. Cela dit, je ne suis pas d’accord : tout le monde ne veut pas de la violence. Je te l’accorde, on peut en manquer à force de s’y être habitué mais certains désirent sincèrement la paix. »

J’en suis le premier exemple. Ou, pour une référence qui lui parlerait davantage et à laquelle elle avait certainement dû penser, John Watson en était l’exemple. Je désirais l’égalité mais les conflits me manquaient, comme un drogué en l’absence de sa dose régulière - et il m’arrivait de vouloir m’y jeter pour combler cette envie. Elle avait raison, le chaos était devenu le centre ce que je désirais à force d’être plongé dedans. J’étais trop détruit pour retrouver une vraie et entière consistance mais ce n’était pas le cas de tout le monde et notre objectif était aussi de protéger ces personnes des retours de ces conflits. « Mais savoir que tu penses de cette façon me motive à m’y remettre. Je ne suis pas aussi indifférent, je ne peux pas permettre qu’il y ait trop de personnes victimes des conséquences du système. » conclus-je en toute sincérité.
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MessageSujet: Re: red & green — alexis   red & green — alexis 1400359500-clockSam 26 Déc 2015 - 18:20




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We fear violence less than our own feelings. Personal, private, solitary pain is more terrifying than what anyone else can inflict. ~ Jim Morrison
Paix. Cela existait encore ? Ce n’était pas un doux rêve, un conte pour enfants que l’on racontait à ces derniers pour qu’ils arrivent à se lever le lendemain ? C’était un concept si lointain que la blonde ne savait plus le définir. Elle n’était jamais en paix avec elle-même, comment saisir une paix entre les hommes dans ce monde qui se détruisait lui-même chaque jour ? Les propos de Gautier ne lui semblaient pas faux mais juste décalés, adaptés à une réalité qui n’était pas la sienne. Il fut un temps, elle se serait dit que c’était elle le problème, qu’elle s’était mal connectée à l’IRL. Mais à présent… à présent, elle se voyait avec les pieds sur terre et c’était les autres qui avaient la tête dans les nuages, éblouis par un soleil inatteignable.

Et le E était aussi perché qu’eux, s’accrochant à des idéaux vaporeux alors que le passé lui avait prouvé que toutes les actions terriennes sont en réalité plus bas que terre. Mais le pire était de savoir que toute cette foule amassée et menteuse, elle en faisait partie malgré elle. Elle sentait dans son cœur et dans sa tête que leurs vices l’avaient empoisonnée au fil des années. Pas besoin de savoir coudre pour constater que leurs révolutions n’étaient qu’un tissu d’hypocrisie et de violence. Violence. Quoi qu’il en dise, elle maintenait ce mot car elle le voyait tous les jours dans les attaques des violets et les représailles des rouges et de toutes les couleurs qui s’y mettaient. En soit, elle ne soutenait pas la violence mais elle la côtoyait bien trop pour ne pas en faire le constat.

Si certains désirent encore la paix, c’est qu’ils n’ont pas eu assez de coups pour saisir qu’ils ne l’auront jamais. Elle était défaitiste, elle le savait mais elle s’en foutait. Car au lieu de tenter de s’élever pour atteindre un but louable, elle voulait aller directement au précipice et précipiter les autres avec elle. Elle n’était plus indifférente, Gautier, elle était devenue égoïste dans son malheur. Elle avait pensé survivre pendant des années en vivant au milieu des gens en ignorant leurs sorts ; résultat : le monde s’était écroulé et elle était déjà au milieu des gravats. Elle refusait les coups de main, pensant ne pas mériter un traitement qu’elle ne donnait pas. Mais c’était terminé cette vie loin des autres. Elle avait décidé de revenir dans la foule pour mieux la disperser. Cette cravate, elle ne la gardera pas. Ce masque de sourire encourageant, elle l’abandonnera. Elle va tout détruire parce qu’elle ne sait faire que ça.

Et quand elle a vu la flamme dans tes yeux de combattant, elle a senti les larmes de la rage dans les siens. Car cela l’énerve de voir des gens qui y croient encore, alors qu’elle a abandonné. Ses pensées crièrent à l’injustice et à la méprise : ses sarcasmes poussaient les gens dans les ravins et non à être des samaritains ! Était-il alchimiste pour transformer du poison de plomb en antidote d’or ? La seule chose qu’elle transformait, c’était le bien en mal et le mal en pire… Depuis si longtemps, elle avait effacé de sa mémoire toutes ses bonnes actions d’enfance, tout son altruisme, toute sa bonne conscience. Elle était toute seule même auprès de ses proches, si loin qu’elle n’arrivait pas à s’imaginer gagner avec eux. Car elle aurait pu faire ça aussi, se dresser pour sauver ceux qui étaient broyés par le système.

Ainsi, malgré sa première impression, ils n’étaient pas les mêmes. Le rouge se relevait et s’élevait alors que la verte ne voulait pas faire cet effort, préférant creuser et créer sa propre déchéance que se faire aider en aidant les autres. Sa conscience, tapie dans les ténèbres de son cœur noirci, lui souffla qu’elle devait entendre les propos du E, comprendre que si elle voulait gagner, c’était seulement ainsi. Ou pas. Car en réalité, elle ne recherchait plus le gain mais juste la perte, toujours plus pour avoir toujours moins. Une punition qu’elle s’infligeait de manière inconsciente, aveuglée par ses sentiments contraires. Et même si on lui avait révélé son futur, elle y serait allée quand même. Elle avait trop de fierté et de cassures pour croire qu’elle pouvait être sauvée avant de se prendre le mur. Alors elle ne se sauvera pas. Elle restera là. Elle détruira. Et sa conscience croisera les doigts pour que Gautier et les autres l’arrêtent avant le dernier pas. Fatal.

« Finalement tu y crois encore. » Cinq mots à peine articulés, cachant ses cinq milliards de pensées. Elle reprit sa cravate qu’elle raccrocha à son cou, cela la fit grimacer mais elle tenait à garder le masque. Encore un peu avant que la représentation soit terminée. Elle rassembla ses brouillons et écrit quelques mots débutant une introduction. On aurait pu croire que la discutions était terminée mais pas encore. Elle avait juste besoin de se calmer. A l’intérieur, j’entends, car à l’extérieur, c’est à peine si on l’entendait respirer. Elle chassa le cyclone cérébral et reprit de l’air vital. C’est bon, les dimensions étaient de nouveaux alignées, juste assez pour pouvoir moins cogiter et plus parler. Elle continua à écrire alors qu’elle reprenait : « J’avoue qu’en sachant tes échecs d’hier, je suis surprise de te voir croire à tes réussites d’aujourd’hui. Les victimes du système sont restées immobiles quand ta main s’est tendue vers eux…. Tellement que pour les faire bouger, tu l’as troquée pour un poing contre la table et dans la tête de certains. » Elle changea de brouillon, concentrant toujours son regard sur sa copie. « Les excuses ne sont que des parenthèses à une violence qui n’a jamais cessé. Mêmes les gens voulant la paix savent faire la guerre pour l’obtenir. A Prismver comme dans le monde entier… » Alors vas Gautier, vas… Prends les armes et reviens dans la bataille qui a su continuer sans toi. Alexis s’en réjouira même si elle s’opposera. Car si elle suit son chemin de violence, tu l’y aideras malgré toi…
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MessageSujet: Re: red & green — alexis   red & green — alexis 1400359500-clockDim 27 Déc 2015 - 23:28
red & green

Les gens ne vous croient pas quand vous dites que les mots sont des armes puissantes. Je l’ai longtemps expérimenté, et peu à peu, les délaissant au profit des poings, j’ai compris que la violence n’avait pas plus d’utilité. J’avais cette impression d’une foule de gens sans impact sur la moindre chose de ce gigantesque univers, comme nageant dans une eau à la densité telle que tout mouvement nous est interdit. Mais à l’inverse, ses mots eurent un vrai impact sur mes pensées, comme une réalité que je voulais fuir au prix de ma tranquillité, une façon de ne plus me mêler de tout ça. J’avais cette habileté à berner mon propre esprit pour éviter toute contradiction, un mensonge que je m’imposais pour ne pas avoir à en subir les conséquences morales. Mais la réalité, elle était là. J’y croyais encore.

Parce que malgré tout ce que je pouvais dire, malgré tout le sarcasme, le mépris, la haine, malgré tout ce que je pouvais dire, faire, tous les gens à qui je tournais cruellement le dos, je ne pouvais simplement partir en me disant que les choses auraient dû être faites d’une certaine façon, de la juste façon, que mes sentiments n’étaient pas les bons, que mes méthodes étaient inefficaces. Toute révolution était partie d’une étincelle, tout meneur avait débuté sans la moindre aide, sans le moindre espoir, avec juste des idéaux qui paraissaient idylliques jusqu’au moment où ils s’étaient réalisés. Si je n’avais jamais eu les épaules pour tenir une telle détermination, c’est parce que je ne m’étais jamais vu comme telle, et cette piètre estime de moi me poussait à laisser tomber, à voir chaque tentative comme la dernière, la désespérée, celle dont l’on attend rien et que l’on ne veut pas poursuivre, parce qu’il semble autrement plus simple de voir les autres essayer sans se risquer soi-même dans l'entreprise.

C’était ce mensonge, celui de la modestie, celui de mon horrible estime là où mes mérites ne pouvaient être démentis, celui de mon intérêt maintenant pathétique pour l’égalité alors que je n’avais cesse de jeter des coups d’oeil à la suite de cette cause au centre de mon combat intérieur. Tout en écoutant ses mots, je prenais la mesure de la réalité, du point où nous en étions rendus, de tout ce que cette pause nous avait fait perdre. Plus personne n’y croyait. Plus personne n’avait envie de risquer ses émotions dans une cause qui n’allait pas aboutir - et si la tentation de regarder les choses se faire sans action pouvait être tentante, je n’allais pas agir de cette façon. Ce n’était pas mon genre. Ce n’était pas ce que je voulais devenir. J’avais envie d’aller au bout de ce que j’avais commencé et peu importe si tout semblait perdu, peu importe si j’avais des choses à perdre car là était mon erreur. Je devais être prêt à voir disparaître tout ce que j’avais, et tant pis si c’était le cas, tant pis si j'étais dans une situation où je ne contrôlais pas tout - je devais devenir assez fort pour les protéger.

« Merci. » soufflais-je. « Tu as raison. Et je n’arrêterai jamais d’y croire. »

Je me levais, m’étirant un bon coup pour faire passer toute la pression et la rouille que j’avais l’impression d’avoir accumulé depuis des mois, au terme de toute cette glande. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle m’avait remotivé - et ce n’était pas une bonne chose pour bien des gens. J’espérais qu’elle n’en fasse pas parti, mais si j’étais déterminé à protéger mes proches, je ne pouvais pas prendre soin de ceux qui s’opposeraient à ma cause. Ce n’était plus le but idyllique qu’un gamin poursuivait mais l’objectif d’un garçon plus fort et plus sombre qui n’hésiterait pas à donner sacrifier ses pièces pour obtenir l’échec et mat au terme de cette partie.
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MessageSujet: Re: red & green — alexis   red & green — alexis 1400359500-clockMar 29 Déc 2015 - 18:00




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The weak can never forgive. Forgiveness is the attribute of the strong. ~ Mahatma Ghandi
« Merci. » Vraiment ? Pas la moindre colère, le moindre trouble, la moindre hésitation... Une assurance et un remerciement qui font si mal alors qu’un autre qu’elle en aurait été heureux. Elle devait bien être la seule à sentir cette douleur dans la poitrine en entendant la vérité et la bonté. Car elle ne supportait pas, ne le souhaitait pas. Encore une fois, elle trouva cela injuste qu’il arrive à y croire alors qu’elle n’en était pas capable. Et c’était même plus que ça. Si elle avait osé comprendre le sentiment qui brûlait en elle, elle aurait pu s’avouer que c’était de la jalousie, de l’envie pure et simple à l’égard de Gautier. Car il arrivait à faire ce qu’elle ne pouvait faire. Ce qu’elle ne se permettait pas de faire. Pas seulement croire. Pardonner.

A soi-même et à ses proches, à tous ceux qui méritent qu’on s’accroche. Alexis n’en était pas capable. Mais dans son esprit chaotique en pleine fuite et faiblesse, elle n’arrivait même pas à saisir à quel point elle était faible et ce par sa faute. Elle était typiquement dans cette spirale infernale où, au lieu de se battre pour s’élever, elle était médisante à l’égard de ceux qui savaient se dresser à ses côtés. Elle restait à terre, restait immobile, restait dans sa rage car elle n’arrivait pas à accepter qu’elle pouvait avoir tort. Tort sur sa manière de réagir face à ce qu’elle avait subie… et ce qu’elle avait fait subir malgré elle. Comment pouvait-elle décemment pardonner aux autres quand elle ne se pardonnait pas à elle-même ? Si Gautier et elle avaient partagé les mêmes sombres ressentiments ; lui à la différence d’elle était capable d’en sortir grandi, tourné vers la lumière en ayant foulé les ténèbres.

Il partit et la laissa seule. Si seule. Comme toujours. Et elle n’avait en vouloir qu’à elle-même. Comme toujours. Elle se força à sourire, ce sourire crispé qui tente de garder enfermée la colère. Mais elle n’y arrivait pas. Elle avait envie de crier, crier après Gautier avant qu’il ne parte vraiment, crier après le monde entier avant qu’elle n’explose vraiment. Mais elle resta immobile, les poings serrés. Crac. Elle fixa son stylo qu’elle venait de briser et ouvrit la main aussi violemment qu’avait été sa poigne, laissant tomber les deux morceaux de plastiques sur ses feuilles. Elle regarda sa main tâchée de noir et sentit que ses émotions allaient la submerger.

Toutes à la fois sans savoir laquelle serait vainqueur. La rage de l’envie de ceux qui savent espérer… La tristesse de l’échec qu’elle était seule à porter… La joie de la supériorité qu’elle pensait conserver… Car même dans cet instant de faiblesse, son égo qui faisait des montagnes russes, la plaçait au-dessus de tous. Elle était meilleure qu’eux. Et ils se trompaient. Ils se trompaient sincèrement s’ils croyaient qu’en échouant un mouvement, elle perdait la partie. Elle restait dans le jeu, elle allait y aller de tout son cœur et de toute son âme. Et ils allaient souffrir comme elle souffrait, enfermée dans ses ténèbres qu’elle s’était elle-même façonnées. Oui, avant d’aller à la tombe, elle voulait les voir tous tomber.
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