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 Remember September 2011

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MessageSujet: Remember September 2011   Remember September 2011 1400359500-clockJeu 4 Fév 2016 - 21:11




Remember September 2011
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Le réveille sonne et tu chouine. Tu te retourne t’enroulant dans la couette au passage pour appuyer sur le bouton rappel. Trois fois de suite tu fais ça toutes les cinq minutes, puis il semblerait que tu fini par en avoir marre et tu te lève.
Ca fait quoi ? Une bonne semaine que t’es arrivé à Prismver. T’as passé l’exam, ouais et avec toute ton stress légendaire tu t’es planté et te voilà en D. Non franchement Ori, ça te plaît grave cette classe. Ah ouais t’as reçu un putain de lézard aussi, qui envoie des messages, sur le coup t’étais un peu dubitatif, mais en fait c’est carrément dément ce genre de bestiole. Enfin bref. T’as décidé de lever ton cul et peut-être aussi de te préparer, histoire de pas débouler en cours plus à la bourre que d’habitude.
Oui Orion, t’es bien ce genre de gars qui sait très bien qu’il va arriver en retard, quoique tu fasse, ou pas, il y a toujours une bonne raison qui te retarde. Celle de ce matin allait être toute particulière…

Bon déjà c’était mal barré, vu qu’à l’époque il te fallait une éternité pour te préparer et oui, les écarteurs,  la crête et tout ton attirail de little punk. Donc voilà, quand t’es enfin partie de la cabane t’étais déjà à la bourre et ce n’est pas pour ça que tu t’es pressé, non, on sait jamais que tu tombes.
Tranquillement tu marchais, quand soudain t’as pilé sans crier gare. Un gars juste derrière toi t’es rentré dedans et t’as clairement dit que t’étais un abruti, mais pour le coup tu n’as rien entendu. Ton regard vert fixait une personne légèrement au loin… t’avais un doute qui grandissait lentement en toi et à la fois une espèce de joie indescriptible, mais tu n’étais pas sûr du tout, alors tu t’es approché, furtivement.
Il est très étonnant que tu ne te sois pas fait cramer durant cette approche des plus pitoyables, mais ta cible regardait clairement dans la direction opposée. Tu étais maintenant assez proche pour que ta vue de myope malgré le port de lentille de contactes te permette de l’identifier, comme étant celle que tu pensais, au plus profond de ton petit cœur retrouver.

Plaqué contre le mur du bâtiment t’as essayé d’aligner deux idées cohérentes, mais ce n’était juste pas possible, t’étais complètement à côté de la plaque. Orion, tu as penché la tête et d’un coup tu t’es rendu compte qu’elle était entrain de partir… alors t’as fais le truc le moins intelligent du monde, quoique si tu t’étais foutu à lui courir après ça aurait pas été mieux.

ALEXIIIS !

Forcément pas mal de gens se sont retournés, quoi de plus normal quand un dégénéré se met à brailler. T’as légèrement baissé la tête puis tu t’es approché d’elle, cramponnant la lanière de ton sac à dos comme si elle seule te maintenait à la vie. Orion, tu t’es arrêté à une distance respectable d’elle et ton regard s’est levé vers elle et pour la seconde fois de ta petite vie, tu t’es sentie flancher à cause d’elle. Toujours aussi belle avec son regard gris et ses cheveux blonds au vent.
T’arrive pas à sortir des mots, ta bouche s’ouvre, mais rien de plus… au fond tu désespère et te sens d’un con pas possible, puis tu réussi enfin à sortir quelque chose. Ok. Ce n’est pas grandissime, ni fantasmagorique, mais tu prouves que tu as de l’élocution.
C’est donc avec un calme naturel que tu dis tout simplement :

Salut.


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MessageSujet: Re: Remember September 2011   Remember September 2011 1400359500-clockDim 7 Fév 2016 - 23:53




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Non. Non plus. Impossible. Hum… non en fait. Toujours pas. Ç’aurait pu mais pas là. Elle n’allait jamais trouver ce qu’il lui fallait. La blonde ferma tous les croquis qu’elle avait ouverts sur sa tablette. Le problème, c’est qu’elle avait cours d’arts dans quelques heures et avait promis à son professeur de lui amener une idée précise de projet en ce début d’année. Comme à son habitude et au grand dam de ses professeurs, ce n’était pas tant qu’elle n’avait pas d’idée mais elle en avait bien trop et ne savait jamais quoi choisir. Elle souleva les épaules, se disant que ce n’était pas grave. Plus maintenant que sa cravate avait perdu de son violet.

Elle rangea sa tablette, se leva de son banc et commença à marcher, écrasant de temps à autres les feuilles mortes et sèches éparpillées sur le sol. Elle avait osé tout de même. Elle était passée en cinquième année chez les verts : sa stratégie avait payé à l’examen. Oh, bien sûr, elle avait eu des regards désapprobateurs et déçus de la part de ses professeurs, mais ce n’était rien : elle savait ce qu’elle valait. Elle avait eu plus de maux de tête quand ses parents avaient appris la nouvelle : ses oreilles en crissaient encore ! Heureusement, elle avait pu rapidement quitter New-York, passant la fin de l’été à Prismver : bien loin des critiques.

Son retour chez les C avait été le meilleur cadeau d’anniversaire de ses seize ans. Ainsi, même avec du recul, elle ne regrettait pas grand-chose ni grand monde des A… mis à part Joshua, mais elle le voyait encore à la bibliothèque. Cette année allait pouvoir être celle de la flemme ! Hum. Bon, d’accord. Disons : l’année d’un retour sur soi bien mérité, bien loin des devoirs harassants et des camarades arrogants. Bon programme en perspective ! Elle sourit débilement à sa pensée procrastinatrice quand elle s’arrêta net quand elle entendit son nom. Et pas le genre d’appel tout gentil, tout calme, tout léger. Non, plutôt la version « Hé ho toi là-bas attends ! », mi-excité mi-inquiet. Enfin, imaginez quelque chose de ce style.

Comme d’autres autour d’elle – qui pourtant n’avaient sûrement pas son nom – elle se retourna vers l’origine du cri et s’arrêta de nouveau. Plus longuement. Plus entièrement. Jusque dans son battement de cœur. Qui reprit très vite. Trop vite. Elle vit un garçon de son âge, habillé à la punk, les cheveux bruns dressés en crête et les yeux verts… des yeux verts qui lui firent revoir un garçon plus jeune. *Orion.* Son cerveau ne put que lui communiquer cette information ; il semblait ramer comme son vieux PC portable. Qu’est-ce qu’Orion faisait à Prismver ? Il avait un don, forcément, sinon il ne serait pas là. Mais c’était juste… C’était juste comme si on avait mis une pièce de puzzle avec la bonne forme mais pas le bon motif à un emplacement. Ça collait mais ça n’allait pas pour autant. Orion était rattaché à New-York. Orion était rattaché au passé. Orion, elle avait cru l’oublier. Elle avait cru.

Alexis ne parlait pas. Elle ne savait pas quoi dire. Il s’était avancé vers elle et semblait prêt à dire quelque chose bien que sa bouche ouverte restait muette. Heureusement, il finit par dire quelque chose parce que ça aurait pu durer longtemps. Un salut aussi naturel et joyeux que dans ses souvenirs. *Il est le même., pensa-t-elle. Trois ans comme une éternité mais c’est toujours Orion. Mais… suis-je toujours Alexis ?* se demanda-t-elle, plus inquiète. L’idée de partir, de prendre ses jambes à son cou pour ne pas affronter sa propre culpabilité, lui vint mais elle resta immobile. Non, Orion était là et elle était là aussi. De nouveau. Elle sourit enfin, délaissant un temps sa surprise et son inquiétude. Un sourire timide mais sincère. C’était rare. Mais face à Orion, c’était comme un réflexe qu’elle n'avait jamais pu perdre.

« Salut. Ça… ça fait longtemps. » Elle laissa son regard glisser autour d’eux, comme pour se convaincre qu’ils se soient retrouvés en dehors de la Grosse Pomme. « Alors, te voilà à Prismver… J’imagine que tu as hérité d’un don trop classe… Et fun… » Et elle finit intérieurement : *Sûrement, le porte-chance que tu as toujours été… du moins, pour moi.* Elle a envie de lui dire mille choses mais une seule tourne dans son esprit : désolée. La culpabilité d’être partie si vite, pressée par ses parents, et de ne pas lui avoir écrit par la suite, de ne pas être allé le voir quand elle avait pu revenir à New-York. Certes, sa mère lui avait interdit et son père déconseillé, soulignant que couper les ponts avec ses anciennes connaissances éviteraient des explications gênantes ou contradictoires. Mais elle aurait pu, elle aurait du. C’était Orion et pas n’importe quelle connaissance. Elle avait fini par se dire qu’il avait continué sa vie, que c’était même mieux sans elle, qu’elle n’était pas le centre de son monde – arrêtons l’égo – et qu’il avait tout plein d’autres amis pour remplir sa vie. Elle avait été dans une telle mauvaise période, ça valait mieux qu'ils ne se voient plus…

Mais était-elle dans une bonne période à présent ? Pas si sûr. Elle n’était toujours pas la bonne personne à côtoyer. Mais il était là. Un sourire aux lèvres, ses yeux verts brillant toujours d’un éclat si singulier. Comme s’il n’avait jamais cessé d’être là. Elle reprit, esquissant de la main un geste, frôlant à peine sa chevelure : « Je vois que tu t’es mis au style punk… Ça… ça ne te vas pas trop mal ! » Elle sourit, signalant que c’était même un euphémisme. Orion aurait pu débarquer avec tout ce qu’il souhaitait, ce n’était pas une crête, des écarteurs ou un blouson clouté qui allait troubler l’image qu’elle avait de lui. Parce qu'Orion n'était pas une apparence mais un tout qui s'agitait dans sa mémoire. Il était juste étrange de sentir en elle deux sentiments contraires : la volonté de rester pour apprendre qu’il était devenu, affrontant la volonté de fuir avant qu’il apprenne qui elle était devenu. Elle restait ainsi immobile. Incapable de vraiment partir. Incapable de vraiment le laisser... de nouveau.
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MessageSujet: Re: Remember September 2011   Remember September 2011 1400359500-clockLun 8 Fév 2016 - 14:33




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Tu savais pertinemment que tu avais manqué d’un tact flagrant, mais tu essayais de faire comme si ce n’était pas le cas, tout comme tu t’efforçais de ne pas envoyer bouler les gens qui vous fixaient. Oui c’est ça quand on cris comme un possédé, maintenant tu dois en assumer les conséquences Orion, pas le choix.
T’aurais voulu enchainer, dire un truc en plus, mais c’était coincé dans ta gorge jusqu’à ce qu’elle te sourit. Cela te rendis un instant plus léger et enfin elle parla, te rassurant et surtout confirmant qu’elle était bien la Alexis que tu avais tant souhaité retrouver.

Ouais… ça fait un bail. Trois ans me semble…

Il te semblait que dalle oui ! Tu savais presque depuis combien de jours tu ne l’avais pas vue, mais tu as sûrement raison, comme ça il y a moins de chance qu’elle fuit pour de bon.

Haha oui Prismver, ça fait quoi ? Une semaine que je suis arrivé et… je voyage au travers des miroirs, c’est un pouvoir spatio-temporel et rare y paraît.

Gêné tu l’es Orion. Combien de fois tu t’es imaginé la retrouver ? Des centaines de fois et pourtant t’as pas du tout l’impression d’assurer, tu te sens même à côté de la plaque. Tu fourres tes mains dans tes poches et tu danses d’un pied sur l’autre, incapable de rester immobile. Alexis elle t’a manqué comme jamais personne au part avant… il y a tellement peu de choses que tu n’as pas fait dans le seul but de la retrouver. Elle t’a hanté de jours comme de nuit pendant trois ans. Tu as toujours éprouvé ce sentiment si fort pour elle qu’au bout du compte, qu’elle n’a rien fait pour te retrouver, tu t’en fou. T’es prêts à lui donner une excuse Orion, même s’il est possible qu’elle n’en mérite aucunes.
Ton regard n’est pas fixe, un coup tes yeux regardent le sol et tes pieds, le coup d’après tu te perds à nouveau dans le gris de ses prunelles. Alexis fait une remarque sur ton style de punk. Une gêne pas possible monte, tu sens tes joues virer au rouge pivoine et soudainement tu te redresses te grattant nerveusement l’arrière du crâne tout en rigolant.

Oui, je… euh… ouais.

Productif tout cela Orion, vraiment. Ton cœur battait tellement fort que t’étais persuadé qu’Alexis pouvait l’entendre. Pendant un moment t’étais redevenu ce gamin de huit ans, paumé, déboulant à New-York. C’était cet effet qu’elle avait sur toi Alexis, t’avais l’impression d’être à poil… vachement étrange comme sensation n’empêche hein. Soudain tu as commencé à parler, calmement et avec ton éternel sourire sur le visage. Orion, tu sentais l’heure tourner et tu ne voulais pas qu’elle s’éloigne, pas de suite… alors tu parlais pour essayer de gratter quelque minutes de plus avec elle.

Hum… et les Twins ils vont bien ? T’es parents aussi ? Toujours à la Grosse Pomme ? Il n’y a plus que ma mère et Alice là bas, on est remonté avec May à la découverte de mon pouvoir… Oh et toi ? Ça va la vie à Prismver ? Rassure-moi, t’as arrêté de te détruire avec ton pouvoir hein ? J’veux dire, tu vas bien ? Mieux ?

En fait tu stresse et tu as un mal fou à gérer, alors tu la bombarde de questions, toutes celles qui te traversent l’esprit. Tu ne veux pas penser au temps qui cours et encore moins à l’heure de mathématiques que t’es entrain de loupé… en plus le prof il n’avait pas la tronche du mec ultra sympatoche pour le coup. C’est à ce moment là que tu tilts. Oui, Alexis aussi elle doit être entrain de sécher parce que tu lui tape la causette. Popopo ! Tu fais soudain de grands gestes, la coupant probablement en pleins milieu d’un phrase.

Lexi, tu dois avoir un cours là et… je veux pas que tu te fasses engueuler à cause de moi. Tu fouilles dans tes nombreuses proches à la recherche de ton miroir de poche que tu fini par lui tendre. Comme ça je serais où te trouver.

Tu lui souris de toutes tes dents, vraiment heureux qu’elle soit là. T’as envie de la serrer dans tes bras Orion, mais tu ne le fais pas, car tu n’es pas du tout sûr d’arriver à la lâcher après, même de la lâcher un jour en fait.


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MessageSujet: Re: Remember September 2011   Remember September 2011 1400359500-clockMar 9 Fév 2016 - 0:04




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Trois. Trois ans quand même. Et ce n’était pas une impression. C’était un fait. Trois ans, c’était énorme. Trois ans de passés et elle avait encore beaucoup changé depuis qu’ils s’étaient vus. Et lui aussi avait dû évoluer de son côté. Mais face à face, ainsi retrouvés, c’était un rien, ces trois ans. Un instant balayé, oublié, comme si la machine de la réalité n’avait pas véritablement avancé depuis. Mais maintenant si : elle reprenait enfin son cours. La réalité avait de meilleures couleurs, de meilleurs aspects. La réalité était plus réelle et appréciable. Car il était là, Orion était là et Alexis l’écoutait avec une joie qu’elle ressentait sans vraiment la comprendre. C’était juste de la joie qui fourmillait en elle. Il aurait pu lui raconter n’importe quoi, elle l’écoutait. C’était la seule chose qu’elle souhaitait. En apprendre plus sur lui et entendre sa voix.

Une semaine qu’il était arrivé. Cela la rassura étrangement : s’il lui avait dit que cela faisait des mois ou des années, sa barre de culpabilité aurait encore augmenté de ne pas l’avoir croisé plus tôt. C’est vrai que le Pensionnat était grand mais ça aurait été dommage de vivre dans le même bahut sans le savoir. Elle sourit de plus belle quand elle apprit son don. Ah ça oui, elle avait lu la majorité des livres sur les pouvoirs à la Bibliothèque (on se renseigne quand on débarque dans un monde magique) et en effet, ce pouvoir n’était pas courant mais vraiment badass. Ah, les miroirs. Elle devait se faire à l’idée mais elle lui plaisait déjà. Il faut dire que la jeune Lewis avait toujours adoré Alice… Sa curiosité était la même que l’héroïne du Pays des Merveilles et elle se retint de lui poser mille questions sur la manière dont il avait découvert son don, de comment ça marchait, d’où il était allé, etc. C’était de justesse mais elle tentait de se convaincre qu’elle aurait tout le temps de lui demander… Elle voulait y croire.

Il semblait gêné et elle ne comprenait pas pourquoi. Elle était aussi gênée que lui mais ce n’était pas pareil. Elle n’arrivait pas à croire qu’un mec comme lui, avec un naturel et une bonne humeur tels, puisse être gêné de quoi que ce soit. C’était elle l’inquiète, la fille qui réfléchissait bien trop pour son âge et son équilibre mental. À cette pensée, elle s’interrogea : *Quoi que… Quand nous étions jeunes, c’est moi qui l’embarquais toujours dans mes aventures. Le nombre de fois où  nos mères nous ont disputé parce qu’on rentrait tard… parce que nos vêtements étaient explosés après avoir couru et escaladé tout Central Park…* Les souvenirs remontèrent peu à peu : elle était heureuse dans ce passé… elle était heureuse dans ce présent aussi mais la pointe de nostalgie fut comme une tâche d’encre perlant sur un carnet.  

Elle se concentra sur lui, détaillant toute son apparence, mi-gênée mi-curieuse, voulant le fixer de nouveau dans sa mémoire, dans tous ses détails, dans toute sa personne. Sa crête, ses écarteurs, son blouson de cuir, ses rangers… et avec ça, l’uniforme des D. Jaune comme le soleil, bien sûr. Mais Alexis eut la pensée que pour lui, il aurait fallu une cravate orange. Oui, elle se rappelait de ça : le orange. Elle le détaillait tant et si bien que ça devait être gênant – encore plus qu’avant – car il ne sut pas trop quoi dire. Pour des retrouvailles, ce n’était pas gagné…

Et comme s’il l’avait entendu sa pensée, comme s’il avait voulu compenser le silence de l’embarras, il lui posa une série de questions, tellement qu’elle ne put pas vraiment y répondre. Enfin, pas vraiment clairement : « Oui, ils… Euh… Oui… Oh, c’est cool… Moi ? … C’est que… Ça… ça va… » Hum. À l’intérieur, c’était plus : Oui, les Twins vont bien. Les parents, ça passe. Toujours New-York… enfin, c’est plus Prismver qui importe mais bon... Tu es finalement retourné au Canada… Ah, je suis sûr que tu dois être devenu un grand frère génial pour May. J’espère que ça va pour elle aussi… Et moi… Moi ce n’est pas important… On va dire que ça va…*

Elle nota malgré tout que, par rapport à beaucoup, il lui demandait si ça allait « bien », mais aussi, simplement, si ça allait « mieux ». C’était plus réaliste, plus accessible. Elle allait peut-être mieux, oui. Il est vrai qu’à la découverte de son pouvoir, elle l’utilisait de manière totalement déraisonnable et masochiste. Bon bon, d’accord : ce n’était pas encore ça aujourd’hui. Et la cravate violette lui montant à la tête avait renforcé ce stress et cette déraison quant à la volonté de réussir, quoi qu’il en coûte. Elle glissa doucement sa main droite sur son avant-bras gauche. Il y avait la manche de sa veste… la manche de son haut… et en dessous, bien caché, les cicatrices sur sa peau. Elle avait arrêté. Grâce à Esteban, elle avait arrêté. Mais les marques étaient encore là. La culpabilité aussi. D’avoir été aussi faible. De l’être encore. Pourtant… Pourtant en voyant Orion devant elle, elle se demanda comment elle avait pu. Elle s’était posé cette question un milliard de fois mais c’était différent. En voyant Orion, elle se demanda comment elle avait pu atteindre cette extrémité alors qu’elle avait été si heureuse. Et qu’elle pouvait l’être encore. Si elle se le permettait.

À des années lumières de ses pensées et à un mètre d’elle, Orion la coupa alors qu’elle finissait : « Je vais mieux, merci… C’est gentil de dema... » Aussi empressés qu’avaient été ses questions, il exprima son inquiétude quant au fait qu’elle allait être en retard. La seule chose qu’elle retint fut ce petit surnom qu’elle n’avait pas entendu depuis si longtemps… car il n’y avait que lui pour l’appeler ainsi. Le fragment de passé lui fit de nouveau l’effet d’une bombe qui lui semblait paradoxalement douce et rassurante. *Lexi et Ori.* Elle souriait devant son agitation, balayant tous les cours de l’Univers pour pouvoir rester encore quelques temps avec celui qui avait un nom de constellation. Don’t blink pensait la whovian : si elle clignait les yeux, elle risquait de perdre de vue Orion qui avait miraculeusement reparu. Et en cet instant, elle n’était pas sûre de pouvoir – ni vouloir – reprendre sa marche sous un ciel sans étoile.

Elle prit le miroir de poche qui lui tendait et se regarda une demi-seconde dedans. Les cheveux blonds emmêlés, les yeux gris cernés, sa casquette bleue des Yankees depuis le temps délavée mais toujours  visée sur la tête... Arf. Et Orion la voyait dans cet état. Heureusement qu’elle avait son uniforme parce que s’il l’avait croisée en jogging alors qu’elle venait de faire son footing, toute en sueurs, ça aurait vraiment vraiment été pitoyable – et ça l’était déjà. Mais elle détourna les yeux, voulant quitter ce mépris d’elle-même pour l’enthousiasme qu’elle ressentait en voyant Orion. Elle le rassura finalement : « T’inquiète, t’inquiète… J’ai une prof qui doit se croire encore en vacances donc je ne reprends pas tout de suite. Et puis, tous les cours peuvent attendre : nous deux avons assez attendu. »

Elle laissa ainsi échapper ce qu’elle pensait simplement et sincèrement : tout le reste n’avait pas d’importance. Elle lui indiqua le miroir et reprit, d’un air plus léger, comme pour faire comme si de rien n’était (non non, elle n’a rien dit de particulier) : « Mais merci pour le miroir. Il m’en manquait un ! Oui… et non : c’est plus qu’elle n’en voyait pas l’utilité mais ne t’inquiète pas l’ami, celui-ci, elle ne l’égarera pas ! Mais… c’est vrai qu’on parle de mes cours : mais toi ça va ? Je veux dire… Oui, j’espère que ça va oui mais… Elle se reprit, alors qu’elle avait l’impression de perdre l’équilibre « verbalement » : Disons que j’espère que pour ta première semaine ça va et que je ne te retiens pas d’y aller aussi... » Au fond, soyons sincère, ça faisait *Reste, reste, reste* et ses yeux gris un peu trop grands ouverts le dévoilaient aisément. Mais elle n’avait aucun droit de le retenir. Pas elle qui avait si mal agi, si mal été, alors qu’il avait été là pour elle jusqu’à bout. *Laisse, Alex… Laisse-le. Les étoiles sont faites pour être entre elles. Et tu n’en es pas une.*
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MessageSujet: Re: Remember September 2011   Remember September 2011 1400359500-clockVen 12 Fév 2016 - 0:02




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Elle te détaillait de la tête aux pieds et il est clair que tu as commencé à te demander si tu n’avais pas un truc écrit sur le front. C’est donc pas vraiment à l’aise et aussi car le silence devenait gênant que tu l’as bombardé de questions. Tu voulais aussi rester avec elle bien sûr.
Orion, tu comprenais qu’elle soit un peu surprise par toutes tes interrogations et la voir bafouiller ainsi te fis sourire. En réalité tu n’avais pas besoin de plus, Alexis était et serait toujours Alexis, cela faisait bien longtemps que tu avais le décodeur. Ca allait. Enfin, tu espérais vraiment que cela soit vrai, parce que soudainement ton regard vert suivit le mouvement de sa main vers son avant-bras gauche. Tu haussas un sourcil curieux, mais une part de toi ne voulait pas savoir, ne voulait pas vraiment imaginer ce qu’elle pouvait cacher. Tes yeux se sont à nouveaux levés en direction des siens. Quoiqu’il se soit passé, tu semblais lire de la culpabilité dans le gris de son regard.

Tu préférés ne rien demander car tu pensais que le moment était mal choisi, vous aurez bien le temps de parler de vos erreurs respectives.
Tu sais Orion, un jour tu les verras ses marques à Alexis, oh oui et étrangement tu t’en voudras. Te reprochant de ne pas avoir été à ses côtés pour la soutenir et pour l’empêcher de se faire du mal. Tu auras toujours beaucoup de difficulté à lui reprocher ses égarements, car c’est humain et au fond parce que tu as toujours fait plus que l’aimer.

Pourquoi soudainement t’as pensé aux cours ? Si bien que tu l’as coupé en pleins milieu de sa phrase. Elle venait de prendre le miroir que tu lui tendais et cela te fis plaisirs ? T’allais t’éloigner Orion, oui oui, jusqu’à ce qu’elle t’achève en deux phrases.
Tes yeux se sont ouvert comme jamais et ton cœur a clairement loupé un battement avant de repartir comme pas possible. Tu t’es mordu l’intérieur de la joue Orion. Si elle commençait à dire des trucs comme ça, il est clair que plus jamais tu ne t’éloignerais. Tu te demande un instant si elle se rend compte de ses paroles. Parce que même si tu essayais de ne pas t’emballer, il fallait croire que tes émotions s’en battaient fortement les couilles. Tout au font le décors de ton petit film so romantic était déjà entrain de se mettre en place.

Soudain elle tripota le miroir que tu lui avais passé et cela te sortis de ta torpeur. Orion, tu n’as pu retenir un sourire, cette façon qu’elle a de faire comme si elle n’avait rien dit de suspect il y a quelques secondes.

Bah… ça me fait plaisir !

T’étais sérieux, c’était un peu comme les binocles pour toi les miroirs, t’en avais toute une collection, au cas où, parce qu’on ne sait jamais. Tu l’écoutais se perdre dans ses paroles, c’était mignon. Tu vas rester. La question ne se pose même pas, elle te l’a demandé, presque supplié, enfin, c’est ce que tu voudrais lire dans ses yeux gris.

Oui oui, ça va, ça va toujours bien de toute façon. J’ai jamais été vraiment accro des cours, ou du moins, ça fait pas mal de temps que ce n’est plus le cas…

Tu préfère ne pas lui dire que tu as redoublé, surtout que c’était juste après qu’elle soit partie. Non, tu ne peux pas lui dire ça, parce que tu sais que tu vas lui faire du mal et replonger dans cette période de ta vie ne t’intéresse pas.
Un jour tu lui en parleras, mais pas aujourd’hui. Orion, tu fais un pas dans sa direction, réduisant la distance entre vous deux, t’obligeants à baisser le regard. Tu affiches ton éternel sourire et tu as cet air amusé sur le visage alors que tu appuis sur la visière de sa casquette.

J’ai toujours la mienne, sauf que maintenant elle ne flotte plus sur ma tête.

Cela te fais rire, pourquoi ? Tu n’en as pas la moindre idée et tu t’en fou. Délicatement tu t’écartes et commence à marcher dans la direction dans laquelle Alexis allait avant que tu ne l’interpelle. Orion tu te retourne et la défie presque du regard pour t’amuser.

Bon on fait quoi ? T’as toujours étais incapable de rester en place. Tu veux parler de quoi ?  Hum… aller viens, on va faire un tour.

Rapidement tu oublies que tu sèches ton cours de mathématiques, que tout le reste existe. T’as jamais  compris comment elle faisait ce truc, comment elle arrivait à te faire oublier tout le reste. Au font cela ne t’as jamais beaucoup dérangé. Tu t’en fou complètement et attends, tu la suivras n’importe où, peu importe où elle va.


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Hello my name isAlexis W. Lewis
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Carte spéciale
Inventaire, objets importants pour le personnage:
MessageSujet: Re: Remember September 2011   Remember September 2011 1400359500-clockSam 13 Fév 2016 - 16:23




AS THE CHILDREN
WE WERE ~ ORIXIS
Take me back to younger dreams
When times were easy
and we believed.
♫♪
~ Our Last Night
Verts. Un peu noisette. Brillants en tous cas. Et puis, profonds. Des yeux où l’on aimerait plonger. Orion la dépassait aisément et elle sentait ses yeux si singuliers poser sur elle. On disait de ses yeux mais elle les trouvait juste ternes.  Des camaïeux de gris, évoquant les orages qu’elle fuyait. Il souriait, elle aussi. C’était communicatif. Instinctif. Définitif. Elle aurait tellement aimé que cela dure… Tellement. Elle eut envie de lui demander plus d’explications pour ses cours qu’il semblait délaisser. Dans son souvenir – tout à fait intact, elle s’en rendit compte avec surprise – il s’était retrouvé dans la même classe car il en avait sauté une. Orion était loin d’être bête même s’il était trop humble pour que ça se remarque au premier abord. Et puis, il savait bosser sans perdre sa joie de vivre. Réussite rare à souligner. Et chose qu’elle n’avait tout bonnement pas réussit à faire, son escalade de l’Everest violet en étant la preuve. Mais qui sait ? Le retour au vert lui permettra peut-être de retrouver un semblant d’équilibre. Et Orion… Oui, le retour d’Orion va aussi aider.

Il appuya sur sa casquette. Avec d’autres, elle aurait eu un mouvement de recul. Avec d’autres cependant. Il n’y avait plus d’histoire de zone personnelle, de « zone de risques ». Orion avait retrouvé, malgré la gêne, ce statut d’ami qu’il avait été dans leur enfance new-yorkaise, cet espace-temps aux allures irréelles. Dans cette bulle où elle ne laissait entrer presque personne, le canadien était accueilli en ami. La blonde elle-même ne savait pas pourquoi elle ne réagissait pas. Du moins, pourquoi sa crainte ne montait pas comme avec les autres. Sous ses yeux verts, la honte de décevoir laissait place à l’envie de réjouir. De satisfaire. De faire le bien, sans douter de glisser vers le mal.

Elle rit avec lui quand il lui signala avoir gardé sa propre casquette, étant enfin à sa taille. Leur achat commun au Yankee Stadium (l’ancien bien sûr, le nouveau date de 2009) semblait remonter à si longtemps, à un des premiers matchs où ils étaient allés ensemble. Elle en avait un souvenir impérissable : non par le plaisir d’aller au « Big Ballpark of the Bronx » (bien qu’elle était une vraie fan et joueuse de Baseball), mais parce que dans les troubles de son quotidien, cette journée n’avait été que rire et joie (et quelques conneries mais vites oubliées). Son père avait consenti à ne pas leur acheter une casquette taille enfant (qui n’allait pas durer bien longtemps) et à présent, sept ans plus tard, les casquettes étaient encore là. Et eux se retrouvaient.

Le monde était vraiment petit. Et le temps passait si vite. Ils avaient grandis mais les souvenirs restaient. Les souvenirs et les objets. Alexis avait toujours adoré cette casquette. Elle lui donnait l’effet d’être invincible, innarêtable, forte. Car quand elle était jeune, Orion à ses côtés, son regard confiant posé sur elle, elle ne pouvait croire que cela. Et les années passant, elle avait juste transposé son impression, ses souvenirs devenus ses regrets dans ce vieux tissu bleu où était cousu en blanc un « N » et un « Y » superposés. Et Ori était là. Juste là. Et il avait aussi gardé sa casquette. Alexis riait, souriait, était si bien qu’elle s’en étonnait elle-même. Et elle se demandait, au plus profond de son être, pourquoi avait-il gardé cette vieille casquette après tant d’années sans se voir ? Elle renfonça – inutilement – sa casquette sur sa tête et se dit qu’il devait avoir fait comme elle. Garder un bout du bonheur passé pour ne pas le perdre dans le présent.

Orion recula un peu avant de reprendre sa marche dans le dos de la blonde. Elle se retourna vers lui, les yeux agrandis, les lèvres serrées, le cœur se soulevant : de le voir partir comme ça, c’était comme la métaphore de sa culpabilité et de ses craintes. Le voir lui tourner le dos fut douloureux et elle se demanda comment cela pouvait faire si mal alors qu’il y a une heure, elle n’aurait jamais cru le revoir. Mais il ne partait pas. Non, ne t’inquiète pas Alexis : il ne partira pas. Il se retourna vers elle et elle relâcha la tension de ses épaules. Pour ce sourire et pour ses yeux, elle le suivrait sans nul doute. Comme avant. Comme au temps des enfants. « Ce que tu veux ! sourit-elle, en le rattrapant. Tu veux que je te fasse découvrir Prismver ? Je connais des coins vraiment sympas que tous les parrains du monde ne te montreront jamais ! » Son ton était malicieux. Elle ne savait pas d’où elle retrouvait cette assurance. La fierté, elle l’avait ; mais l’assurance, l’audace… Non, elle croyait l’avoir perdu. Ils étaient partis pour une grande journée : la découverte du Pensionnat qui cachait juste l’envie de se redécouvrir eux-mêmes.

Mais à la fin de cette journée, alors qu’ils allaient se séparer, alors que la jeune blonde certifiait avoir encore le miroir de poche, elle ressentit autre chose. Le soleil s’était éclipsé et sa solitude retrouvait sa place en elle. Et avec ces ténèbres revenaient les doutes. Ori était revenu. Ori était là. Mais Lexi n’était pas revenu, elle. Elle s’était perdue en chemin. Et Alexis prit la décision qu’il valait mieux se retirer avant que le soleil subisse ses nuits, avant que le soleil perde de son éclat car elle avait failli. S'éloigner de lui, c'était le préserver, le sauver. Elle n'était pas celle qui le regardait avec ce sourire : l'enfant joyeuse était partie. Et aujourd'hui, la joie n'était qu'une illusion liée aux retrouvailles... Malmenée par ses pensées, elle tentait de s'en convaincre. C'était douloureux mais Orion méritait mieux. N’était-ce pas là la preuve de son émotion que la volonté qu’il n’en ait plus pour elle ?
September 2011 ~ Extérieurs ~ seagreen
©Gau



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— She ran away in her sleep
When she was just a girl She expected the world But it flew away from her reach And the bullets catch in her teeth Life goes on, it gets so heavy The wheel breaks the butterfly Every tear a waterfall In the night the stormy night she'll close her eyes In the night the stormy night away she'd fly And dreams of paradise × code by lizzou.
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