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 Time And Relative Dimension In Space

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MessageSujet: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockSam 13 Fév 2016 - 20:41




Time And Relative Dimension In Space
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Le réveil sonne et te tires de ton sommeil si agréable, si mérité… bon il est dix heures et demi quand même. Tu éteints la sonnerie et t’assoies, passant tes mains sur ton visage et dans tes cheveux en bataille. On voit clairement que t’es limite hors service Orion. T’as des cernes et vraiment une tronche à faire peur. C’est la zombie day ou quoi ? Non, malheureusement pour toi, aujourd’hui c’est le jour J. Tu bailles un grand coup avant de t’extirper de ton lit à regret quand même, il faut bien l’avouer. Tu t’étires et sorts de ta chambre.
C’est absolument sans la moindre gêne que tu traverses le bungalow pour monter à la cuisine, uniquement vêtu d’un caleçon. T’ouvre une fenêtre une fois la haut. Il fait un temps de merde et cela te fais soupirer… mais ce n’est pas cette pluie qui va t’arrêter.

Tu te fais rapidement un café avant de sortir de derrière ton oreille la cigarette que tu as pensé à prendre avant de sortir de ton antre. Normalement tu ne fumes que quand tu es énervé ou stressé et il se trouve que c’est le cas. T’es quand même content que ce soit une habitude que t’as filé Merlin. Orion, en fait tu appréhendes, tu crains les réactions d’Alexis pour le coup. Tu n’as pas la moindre idée de comment cela va se passer, tu espères intérieurement la tirer vers le haut. Il faudra être subtile et cela te fais ricaner. Pourtant la voir se détruire constamment t’as toujours fais du mal. Cette incapacité que tu as à comprendre le pourquoi te rend dingue. Tu tires sur ta cigarette, laissant la fumé encrasser tes poumons un instant avant de soupirer. T’as besoin de ça pour te détendre, puis après tu bois ton café avant de t’en faire un second et de commencer à bouffer tout ce que tu peux trouver dans les tiroirs ou placards.

Il est onze heure quand tu montes à la salle de bain prendre une douche, froide. Faut que tu te réveilles mieux que ça. C’est agréable, même si c’est gelé pour le coup, mais t’en a besoin étrangement ce matin. Tu te sèches les cheveux, mais n’essaye même pas d’y mettre de l’ordre, c’est inutile avec ta tignasse, elle n’est que chaos total. Rapidement tu jettes un coup d’œil dans le miroir après t'être brossé les dents, tout en ne pensant à rien… ouais t’as pas prévue de passer la journée coincé ou à allez savoir où. T’as l’air d’avoir une meilleure mine Orion, c’est quand même rassurant.
Tu redescends en bas, juste avec ta serviette autour de la taille… t’as probablement laissé ton caleçon la haut, de toute façon t’es comme ça : tu t’étales. T’enfile un t-shirt à manches longues et un sweat bleu à capuche, suivie d’un autre caleçon avec un jean tout à fait banal, t’es chaussettes et des baskets lambdas. Quoi ? Ouais t’as raison, ça l’aurait carrément pas fait si t’avais déboulé en pingouin dans ton costume bleu nuit que t’as même pas eu l’occasion de porter au bal.
C’est bon t’es prêts, tu récupères juste ton sac à dos avec le pique-nique dedans et c’est bon, tu files au TARDIS.

Tu te demandes encore comment vous avez fais pour finir tout ça à temps une fois à l’intérieur. Tu souris comme un con, tout seul avant de poser le sac dans un coin et de ressortir. Il doit être onze heures trente passé, largement. Bon. Maintenant il faut aller chercher Alexis. Tu rabats ta capuche sur tes cheveux bruns et commence à courir. Au début t’y vas tranquille, tu te chauffes, puis rapidement tu te mets à sprinter. Ouais, il faut que ton petit cinéma ait l’air réel, même s’il faut que t’es de la boue par-ci par là et aussi malgré ta tête de déterré. C’est ça d’avoir à son compteur même pas dix heures de sommeils en une semaine.
T’arrives à son bungalow, t’es trempé, t’as de la boue sur tes baskets, le bas de ton jean et un peu dans le dos. T’es un peu essoufflé Orion et c’est parfait. Tu prends ton air paniqué et tu toques à la porte comme un malade.

Alexiiis ! Il faut que tu viennes voir un truc ! C’est super important… genre tu t’en voudras toute ta vie si tu viens pas ! Mais bouge toi hein ! Je sais pas si ça va rester longtemps ! Tu fais une petite pause et tu ajoutes,  sans savoir pourquoi ces dernières phrases. Oh et évites de venir en pantoufle, il pleut et c’est dans forêt… après je peux te porter, mais… LEXI ON VA LE LOUPER ALLER ! GO GO !

Tu t’agites devant la porte espérant qu’elle va débouler avec un imperméable et des baskets, qu’elle va pas t’envoyer boulet comme elle aime si bien le faire en ce moment...


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Alexis W. Lewis
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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockMar 16 Fév 2016 - 22:52





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Life is really simple, but we insist on making it complicated.
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Ori. And the Blind Forest. Vous connaissez ? Si ce n’est pas le cas, c’est dommage. C’est un jeu vidéo incroyable avec une bande-son… ineffable. Donc je ne développerai pas : il faut l’écouter. Comme le faisait Alexis en ce dimanche pluvieux. La playlist tournait en boucle depuis le lever du jour… c’est-à-dire depuis pas mal d’heures. Au point qu’elle était plongée dedans, son casque bloquant les bruits et pensées extérieurs. Assise en tailleur sur son lit, la blonde ne bougeait pas, mis à part quelques tremblements des paupières qui restaient closes. Par rapport à d’habitude, son lit avait été fait et sa chambre était rangée. Enfin… tout n’était pas à sa place. Son PC portable, sa tablette, son portable, son deuxième vieux PC, deux-trois routeurs et d’autres appareils à antennes bidouillés par ses soins étaient disposés sur son lit, sur des chaises ou encore au sol… certains reliés par des câbles. Elle communiquait avec eux, connectée mentalement… et aussi tactilement pour certains. Cette fois-ci, elle allait réussir. C’était l’étape suivante et elle ne lâcherait pas. Communiquer pour contrôler l’internet.

Mais ce n’était pas bon. Du tout. Sa migraine chauffait autant que les appareils autour d’elle ; du sang s’était mis à couler de son nez, glissant paresseusement jusqu’à son menton ; la fatigue nerveuse (et physique) se faisait aussi ressentir et devait renforcer sa difficulté ; plusieurs fois, elle s’était sentie partir… mais elle avait tenu bon. Pourquoi tant d’acharnement ? Elle voulait juste communiquer avec l’extérieur. Et foutre le bordel en laissant l’accès à internet à tous les étudiants. O’Meara et Pratchett veillaient mais maintenant qu’Alexis s’était trouvé un nouveau challenge, elle ne lâcherait pas. Hier comme aujourd’hui. Laissant ainsi la musique la maintenir éveillée et concentrée. Concentrée. Concentrée. Concen… BOOM BOOM BOOM. Elle ouvrit subitement les yeux, ses iris s’agrandissant à la lumière, et leva les bras, surprise : le contact technopathique venait de se couper.

Elle n’eut même pas le temps de s’énerver en glissant son casque autour de son cou qu’elle reconnut la voix qui criait son nom. Son poing qui s’était serré se relâcha subitement. *Ori ?* Elle n’avait pas vu Orion depuis plusieurs semaines et il semblait tomber du ciel à cet instant. Bon, il faut dire que, récemment, elle ne sortait pas tant que ça. Séchant certains de ses cours pour cause de WhiteDay (bien pratique cette cravate finalement – si on excepte les S à côté qui pouvaient la tabasser), s’entraînant au Baseball plus sans qu’avec le club, s’enfermant à la bibliothèque pour étudier les dons, se cloitrant ici pour ses « entraînements technopathiques »… Ce qu’elle aurait aimé faire, en revanche, c’était un bon footing dans les bois : Leann avait réussi à la convaincre que ce n’était pas prudent en ce moment de se balader seule là-bas. La verte avait avancé le fait qu’elle n’avait qu’à prendre une des amulettes boucliers au cas elle tomberait sur Faust mais elle avait cédé. Malgré son envie d’envoyer tout valdinguer, elle n’arrivait pas encore à dire clairement à ses « proches » qu’elle allait les trahir. *Ils le sauront bien assez tôt… Et plus ça leur fera mal, plus ils me laisseront… pour leur propre bien.* s’était-elle convaincue.

Elle se dirigea vers la porte, s’essuyant d’un revers de manche le sang qui avait commencé à sécher sur son visage. Elle aurait bien voulu ignorer Orion. Mais de 1) il gueulait pas mal et elle ne voulait pas devenir sourde en montant le son de son casque ; de 2) il semblait surexcité au point que la curiosité d’Alexis était piquée : qu’est-ce qui le mettait dans un tel état ? ; et 3) évidemment, c’était Orion. Elle s’était levée plus vite qu’elle ne le croyait. A ces dernières phrases, elle regarda ses pieds nus, se demanda qui était ce « le » et haussa les épaules. Elle pourrait peut-être envoyer son visiteur paître, si elle prenait sur elle. Sérieusement, elle était en train de bosser et avait la flemme de sortir. Non, vraiment elle n’était pas d’humeur. Pourtant, en ouvrant la porte et en voyant Orion trempé, exténué, et même un peu boueux, elle n’en fut pas capable. Elle ne devait pas s’attendre à ça et ça la laissa un temps pantoise.

Puis, elle réfléchit un peu plus à ce qu’il venait de dire et commença d’une voix bourrue, savamment gardée pour cacher l’enthousiasme qu’Orion savait toujours lui communiquer : « Pourquoi on doit aller dans la forêt ? Y a une espèce en voie de disparition qu’il faut que je vois absolument ? Ça ne pourrait pas attendre demain ? » Voix et visage blasés : check. Mais à l’intérieur, sa curiosité était bien là… et Orion semblait excité, prêt à refaire le monde. Comme quand ils étaient enfants. C’est vrai que depuis qu’il était arrivé à Prism, il avait tendance à venir la voir – qu’importe son avis – mais là, il semblait avoir une idée derrière la tête. Alexis était ainsi méfiante et intéressée… mais surtout crevée. Pas capable de raisonner et résister longtemps. Mais il le fallait, non ? Orion n’était-il pas le plus grand danger pour ses projets ? Oui, tout à fait. Alors pourquoi était-elle heureuse de le voir ? Elle se mordait la lèvre, alternant son regard vers ses machines, son manteau et ses chaussures et Orion dressé devant sa porte. Elle avait déjà pris sa décision – c’était comme suivre son instinct – mais elle voulait voir ce que le brun allait lui sortir pour la convaincre. *Allez Ori. Dépêche-toi de me dire un truc vu qu’apparemment, c’est urgent.* lui dit-elle mentalement. Ce n’était pas tant qu’elle jouait avec lui : elle voulait juste se prouver qu’elle ne quittait pas son objectif pour si peu… Enfin… si Orion avait été un jour « peu » dans son esprit.
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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockMer 17 Fév 2016 - 15:03




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Quand elle ouvrit la porte, ton cœur fit un petit bon tout en reprenant son rythme, mais légèrement plus vite. Pourtant bien rapidement tu compris que ce n'était pas gagné : Alexis avait une tête aussi flippante que toi ce matin, t'avais l'air de la faire chier et elle était pieds nus. Mais ce n'est pas ça qui t'as fait hausser un sourcil Orion, c'est cette trace de sang sur sa joue qu'elle avait vraisemblablement mal essuyé.
Ton sourire à l'intérieur c'est dissipé pour le coup. Une puissante envie de l'attraper par les épaules et de la secouer comme un prunier te saisis. T'aurais voulu lui hurler qu'elle était cruelle et égoïste, que tu n'arrivais pas à comprendre pourquoi elle était si changeante et qu'elle se donnait cet air de Miss Pas-Agréable-À-Côtoyé. Tu voulais juste dire à Alexis que si elle sombre, tu sombres avec Orion... mais cela elle n'arrive pas à le concevoir aussi bien que toi.
Le pompon c'est quand elle a ouvert la bouche. T'avais juste envie de saisir sa batte de baseball dans l'entrée et d'aller tout défoncer dans la forêt. Ta patience avec elle commençait à réellement s'effriter. Qui plus est tu étais au bout du rouleau aujourd'hui, si bien que...

T'es casse-couilles.

KYA ?!! T'as pas fais ça Orion ? Non ! Ah bah si, tu l'as dis putain. Tu lui as vraiment dis ça sur un ton froid et dur, au tac au tac qui plus est. Champion. T'as aussi le culot de laisser le silence s'installer, comme si cela allait arranger les choses... désolé, mais on n'a pas l'option rembobiner. Tu soupires et approches ta main de son visage, t'enlèves les dernières traces de sang.

Je ne te laisserais pas continuer de te détruire. J'ai jamais compris ce que tu cherches à prouver, mais bon, je ne te regarderais pas te faire du mal sans rien faire. Ce n'est pas toi tout ça. Tu peux essayer de te convaincre du contraire, mais moi je sais que tu te goures.

Tu marques une pause Orion. À la base tu n'es pas venu lui faire la morale, pourtant cela te fais du bien... c'est comme un poids qui s'enlève de tes épaules, enfin... la probabilité qu'elle t'écoute est moindre.
Ta main glisse sur son visage jusqu'à son menton que tu attrapes, relevant ainsi son regard vers le tiens que tu plantes comme deux harpons dans le gris de ses yeux. Tu te penches Orion, collant presque ton front au siens avant de prendre ton air de mec sérieux, en même temps là tu l'es vraiment pour le coup.

C'est pour ça que t'as cinq secondes pour mettre tes shoes Lewis, sinon je te promets que je t’attrape et te balance sur mon épaule. Tu iras dans cette forêt, de gré ou de force.

Le son de ta voix est un peu amusé, mais tu ne déconne pas et le vert de ton regard ne te trahis pas sur ce point.  Tu t’écartes d’elle avant de tapoter ton poignet gauche comme si tu avais une montre.

Le chrono tourne babe, bouges tes fesses. Oh et au passage : c’est pas vraiment une espèce en voie de disparition, mais tu brûles quand même.

Tu te disais qu’au font le Time Lord ce n’était pas vraiment l’espèce qui courrait le plus les rues ici, donc bon… ouais on va dire que cela passe. Tu ne peux pas lui en dire plus, même si tu sais que cela pourrait t’aider à ne pas la forcer à te suivre, mais merde ! La surprise quoi ! T’as envie de voir cette émotion sur son visage quand elle le verra. Alexis doit donc te faire confiance Orion, comme toi tu l’as toujours fais avec elle. T’es chiant quand même Ori, mais tu l’aimes trop et tu as bien trop donné en dix ans pour continuer à te faire remballer sans rien faire.


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Alexis W. Lewis
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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockDim 21 Fév 2016 - 19:27





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Ouch. Comment quatre petits mots pouvaient-ils faire si mal ? Comment ces mots qu’elle connaissait pourtant bien pouvaient être telles des lames dans son cœur ? Un constat qu’elle connaissait, oui, mais pas dans la bouche d’Orion. C’était ça qui faisait mal. Ses yeux s’étaient froncés de surprise et elle avait eu un mouvement de recul… qu’elle avait voulu cacher derrière un haussement d’épaules. Mais sa mâchoire se serrait, sa migraine s’agitait, son souffle lui manquait… Elle aurait tellement aimé convaincre – au moins elle-même – par cette action de hausser les épaules. Mais non. Malgré son envie de signifier à Orion « en quoi ça te surprend ? », elle était la plus sensible à son propre changement. Oui, elle avait changé. Et pas seulement depuis New-York. Tous les jours, elle continuait de changer… de sombrer… de souffrir. Loin de tout. Loin d’eux. Loin de lui. Mais il venait Orion. Il était venu et il lui avait dit ça ? Elle n’avait pas besoin de ça, bon sang ! Elle détourna son visage sur sa chambre, fuyant ces yeux verts qu’elle connaissait depuis toujours, fuyant ce regard qui la jugeait car il la voyait vraiment. Elle avait envie de pleurer, elle ne voulait juste pas affronter la réalité. Elle ne voulait pas constater que, même Orion, avait cessé de la voir comme ce qu’elle pourrait être. « Pourrait » car elle n’était plus.

Le silence la torturait et elle n’avait rien pu exprimer à part ce faux je-m’en-foutisme. Dans son cœur, elle avait mal et ne sentait que cette douleur totale. Dans son esprit, seule l’envie qu’il parte régnait, ou plutôt qu’elle-même s’en aille puisqu’elle n’était de nouveau pas celle qu’il fallait. Mais il ne partait pas et elle non plus. Il s’approcha et finit de lui essayer les traces rouges de son propre sang. Elle avait comme oublié la matinée qu’elle venait de vivre et n’arrivait même plus à ressentir de la gêne à ce propos. Même s’il était près d’elle, même si sa main caressait son visage, elle continuait de regarder ailleurs. Elle ne voulait pas accepter sa défaite. Sa douleur. Sa destruction. Mais c’est comme s’il la prenait en flagrant délit, en train de couper tous les jours un peu plus le pont de cordes qui la maintenait au-dessus du vide. Il savait. Et il ne faisait que lui dire qu’il le savait et ne le tolérait pas. Pourquoi cette annonce agitait tant l’esprit de la blonde ? Pourquoi n’arrivait-elle pas à savoir quoi en penser ? Seuls des fragments de plaintes naissaient dans son tourbillon intérieur : *Je me trompe pas… vas-t-en… Orion… vas-t-en… s’il te plaît… plus tu restes, plus je doute… je ne veux plus… vas-t-en… tu peux pas… personne le peut… pas même toi… fuis-moi… je veux pas… faut pas que tu me vois… car ça arrive… fuis-moi… je veux pas que tu me vois… pas dans cet état… laisse-moi… je mérite que ça… laisse-moi…*

Mais il ne la laissa pas. Il était ancré dans la réalité, dans sa réalité et il ne semblait pas prêt de la quitter. Sa main longea sa joue jusqu’à son menton, le relevant et la faisant quitter sa fuite visuelle. Les yeux gris de pluie se plongèrent dans les yeux verts d’eau. Il était si près, elle ne saisissait pas pourquoi il pouvait être si près. Pourquoi, malgré ses pensées, elle ne voulait pas qu’il parte. Non, elle voulait qu’il reste, ses yeux soutenant les siens. Juste encore un temps. Elle l’écouta et se souvint qu’il était bien venu pour quelque chose… et pas seulement pour lui dire ça. Et même si c’était la voix d’Orion, son ton ne laissa passer aucune alternative. C’était étrange mais Alexis acquiesça. Déjà il y a cinq minutes, elle était d’accord pour venir et n’attendait qu’une réplique de lui. Pas celle qui lui avait présentée… mais, parce que sa curiosité voire même son élan pour Orion était toujours intact, sa décision de le suivre tenait. Et puis, pas question d’être transportée comme un sac à patates en pleine forêt, alors qu’il pleuvait et qu’elle était pieds nus ! Donc oui : les « shoes ».

Il avait pointé sa montre imaginaire, signalant que si elle trainait trop, la menace pouvait toujours tomber. Elle se dirigea vers sa commode, fouilla dans son tiroir pour trouver une paire de chaussettes qu’elle enfila avant de zipper ses bottes. Alors qu’elle se chaussait, elle l’écouta préciser que ce qu’ils allaient voir n’était « pas vraiment une espèce en voie de disparition, mais qu’elle brûlait quand même ». Sa curiosité aurait laissé place à l’inquiétude si ça n’avait pas été l’aura rassurante – bien que mystérieuse – d’Orion qui se dégageait de ces paroles. Elle attrapa son manteau et son écharpe serdaigle bleus qu’elle enfila en marchant, laissant sa chambre en plan et partant au-devant d’Orion dans le couloir de l’ex-demeure des dorés. Elle s’arrêta un temps en poussant la porte d’entrée, jetant un coup d’œil méfiant au ciel couvert mais la senteur de terre et d’eau mêlée la fit sourire et elle sortit. « La forêt donc… »

Elle se tourna vers Orion, enregistrant dans son esprit ses traits dont elle avait déjà un portrait clair. Ses mots lui avaient fait mal car ils avaient touché juste. Mais elle ne voulait pas y revenir : elle savait qu’elle prenait le mauvais chemin et espérait uniquement qu’Orion ne la suivrait pas. Si pour cela, elle devait lui sourire ; si pour cela, elle pouvait encore le suivre un temps pour le détourner… elle le ferait. Elle le faisait juste à cet instant, marchant dans les flaques d’un air décidé, plaquant un sourire d’innocence perdue sur son visage fatigué, allant vers la forêt sans trop savoir où elle allait. « La forêt, c’est grand quand même… C’est grand, ton truc ? C’est un truc, d’ailleurs ? Hein ? Dis, faut que je devine ? Genre, c’est un animal ? Ou même pas ? Enfin… t’as dit ‘‘espèce’’ alors… D’un autre côté, on peut dire que les CD sont une espèce en voie de disparition… » Elle parlait. Elle parlait de son ton badin et enfantin. Elle parlait beaucoup pour ne pas vraiment penser. Car si elle le faisait, elle allait faire une connerie. Une de celles où elle se met à fuir et qu’elle regrettera. Mais en voyant Orion, elle n’aurait pas vraiment pu fuir. Ou alors, elle aurait fui avec lui.
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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockLun 29 Fév 2016 - 15:32




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Tu lui avait fais mal, elle te l'avais bien montré dans son comportement. Au font cet enchaînement de réaction t'avais rassuré : si tu pouvais encore la blesser comme elle elle arrivait à le faire avec toi, cela signifiait à tes yeux que tu pouvais encore la sauver.
Cela ne serait pas simple, un combat de tout les jours, parce qu'Alexis elle est capable de s'auto persuadée de la pire connerie qui soit.

Tu avais perdu le contact visuel et tu savais que ce n'était pas bon, tout comme il fallait qu'elle sache. Qu'Alexis sache que tu savais qu'elle se détruisait, mais aussi qu'elle n'était pas seule, qu'elle ne l'avait jamais été et qu'elle ne le serait jamais.
Par la suite tu ne lui laissa pas le choix : tu ne t'étais pas cassé le cul pour te faire remballer de la sorte, tu commençais à en avoir ras le bol. Elle acquiesça et tu du te retenir pour ne pas soupirer de soulagement. Alors qu'elle allait s'habiller un peu plus, tu en profita pour lui donner un indice, histoire de piquer plus profondément sa curiosité. Un large sourire étira tes lèvres sur ton visage. Tu jubilais intérieurement à l'idée de voir sa réaction quand elle verrait ton cadeau.

Alexis te passa devant une fois prête, laissant sa chambre dans l'état dans laquelle elle était. Tu en fermas la porte avant de la suivre à l'extérieur du bungalow. Tu n'as pas fait attention à son temps d'arrêt, ni quand elle a parlé, tu es juste sortie à sa suite avant qu'elle ne pousse la porte d'entrée.
Son regard gris te détaillas alors lentement tu levas les yeux vers elle, le soutenant un instant avant de lui faire signe de te suivre.
Le TARDIS est au centre d'une clairière, mais pas non plus au milieu de la forêt, sinon ça aurait été trop le bordel pour y transporter le matériel.

De temps en temps tu jettes un coup d'œil dans sa direction, elle sourit et marche d'un pas déterminé dans les flaques, comme une enfant... tu as envie de te dire qu'elle est sincère, mais une part de toi sais qu'elle joue tout de même la comédie. Tu soupires Orion et soudainement elle se met à débiter un nombre incalculable de questions qui te font sourire pour le coup, sincèrement.

Ne t'inquiètes pas, ce n'est plus très loin. Tu voyais l'orée de la forêt juste devant toi. Même si tu veux jouer aux devinettes, je doute vraiment que tu trouves... c'est grand et à la fois non, pas tant que ça. Tu marques un arrêt, comme choqué par ses paroles. Oh my God, mais c'est ça ! Une espèce alien en forme de CD avec des petites jambes et des petits bras !

Face à son regard tu exploses de rire et aussi à cause de ta propre connerie. Tu te remets à marcher, lui disant que vous y êtes presque maintenant que vous êtes entrés dans la forêt, alors que tu réponds de façon énigmatique à ses questions.
Il ne vous restes environ que dix mètres à parcourir pour être arrivé, alors tu t'arrêtes posant tes yeux sur elle. Tu lui souris avant de te positionner en face d'elle.

Fermes les yeux s'il te plaît... ne t'inquiète pas, si tu trébuches je te rattrape.

Tu lui fais un clin d'œil  attendant qu'elle laisse ses paupières tomber sur ses yeux pour lui prendre la main. Lentement tu la fais sortir du sentier. Le trajet ne dure même pas une minute, ou tout juste. Tu t'arrêtes pile en face du TARDIS Orion, mais me trop près, histoire qu'elle le vois bien en entier d'un seul coup, que cela soit au centre de son champ de vision. Tu te penches vers elle et lui souffle doucement à l'oreille, alors que tes doigts glissent de sa main :

C'est bon, tu peux ouvrir les yeux.

Ses paupières s'ouvrèrent lentement et ton regard est posé sur elle... pétillants d'amusements et le sourire aux lèvres.


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L'amour, c'est l'espace et le temps rendus sensibles au cœur.
~ Marcel Proust
Sourire. Un vrai peut-être. Un sourire d’enfant qui ne l’était plus et qui tentait de l’être. Un sourire comme une armure, un sourire comme une arme. Un sourire car tout valait mieux que les larmes. Un sourire car Orion était à ses côtés et même si elle avait mal, avec lui elle allait bien. Juste un temps, dans cette forêt par ce mauvais temps, elle allait bien. Ses bottes s’enfonçaient dans les flaques, éclaboussant son jean sans qu’elle ne réagisse ; ses bottes s’enfonçaient dans la boue, salissant son jean alors qu’elle foulait la forêt. Elle réfléchissait à ce qu’avait bien pu préparer Ori et ne trouvait vraiment pas ce que cela pouvait être. Quelque chose de grand… mais en fait non… mais en fait si. Un truc télescopique ? Un truc magique ? Elle s’arrêta quand il s’exclama « Oh my God, mais c’est ça ! », elle eut trois secondes de bug en entendant la suite, le regardant avec un air d’incompréhension – *un alien CD avec… avec quoi ?* – avant d’exploser de rire avec lui, en secouant la tête. Quel idiot mais elle riait franchement des conneries qu’il sortait.

Ils reprirent leur marche, la blonde continuant d’interroger le brun sans vraiment en apprendre plus. Ou du moins, en comprendre plus. Alexis marchait en regardant le sol, enjambant des flaques, sautant dans d’autres, évitant des pierres, dansant de l’une à l’autre… quand Orion fit une halte. Elle releva les yeux alors qu’il se dressait devant elle. Étaient-ils arrivés finalement ? Pas tout à fait encore. Suspicieuse, elle allait protester à sa demande, voulant même se pencher pour voir ce qu’il y avait plus loin. Mais à son clin d’œil complice, elle finit par fermer les yeux en disant : « Tu me rattrapes bien, hein ! Genre comme les princesses ! ... Car c’est très courant que les princesses se cassent la figure en forêt. » Elle essaya de se concentrer avec ses autres sens mais ni l’ouïe ni l’odorat ne lui indiquèrent la présence d’autre chose que les bois qui les entouraient. Orion prit sa main et elle se laissa doucement guider, marchant patiemment en tâtant le terrain – ça changeait de la marche agitée de tantôt – et ils finirent par s’arrêter. Le sol était devenu moins plane et plus touffu, les arbres ne semblaient plus les entourer cependant…

Elle allait lui demander s’ils n’étaient pas dans une clairière quand ses doigts délaissèrent les siens et qui lui permit d’ouvrir les yeux. Ses iris gris allaient se tourner vers lui quand ils se bloquèrent sur ce qu’il y avait devant elle. Sa bouche s’ouvrit comme pour dire quelque chose mais elle n’avait pas encore les mots. Grand… oui et non. Mais cette couleur. Ce bleu qu’elle aimait tant. Cet objet qui la fascinait et qu’elle adorait, dont elle rêvait souvent à force de l’avoir vu des milliers d’heures sur ses écrans. Ce vaisseau prêt à voler à travers le temps et l’espace, si incroyable qu’il habitait uniquement l’imagination des fans d’une certaine série télévisée. *Le TARDIS.* fut la première pensée constructive… enfin « constructive », c’est encore exagéré. Oui, le TARDIS avait atterri à Prismver, rentrant dans la réalité de la whovian au point que la joie extrême mit un temps à éclore, tant la surprise étant grande. Mais quand la joie arriva, elle arriva d’un coup au point qu’elle sauta – littéralement – de joie, tapant dans les mains pour applaudir la prouesse, le sourire enfantin et sincère aux lèvres, les yeux brillants de ce rêve éveillé, les paroles tentant de définir ce qu’elle ressentait : « Le… TARDIS… C’est... Whoaaa… Oh… My… Doctor… C’est… »

Elle n’avait décidemment pas les mots et finit par prendre ses deux mains à son visage, s’empêchant de parler, tentant de contenir l’émotion qui la ferait pleurer. En fait, elle pleurait déjà de joie et agita ses mains comme pour reprendre ses esprits. Elle s’approcha du TARDIS avant de reculer, n’y croyant toujours pas vraiment, le pointant d’une main et prenant son visage dans l’autre… puis elle regarda Orion. Et là ce fut plus fort encore. Orion. C’était lui, tout ça. C’était grâce à lui car ce n’était pas le Docteur qui venait de débarquer bien sûr ! Elle balbutia encore quelque chose avant de réussir à résumer sa pensée « Orion… merci. C’est… merci. » Elle ne savait pas pourquoi ni comment mais il avait fait ça, pour elle, et elle se sentait comme sur un petit nuage. Comme une enfant ayant eu le plus beau des cadeaux de Noël. Même si ce n’était pas Noël. Elle regarda de nouveau la mythique boîte bleue et caressa la surface de ses doigts fins. C’était réel, bien réel. Magiquement et extraordinairement réel. Ses doigts tapotèrent aux vitres opaques avant de glisser sur les lettres noires sur blanc, puis elle suivit le bois peint vers la gauche… Elle fit doucement le tour de cette boîte, grande dans son esprit mais petite en réalité.

Elle revint vers Orion, toujours au comble de l’excitation, se mordant la lèvre inférieure retenant un rire de joie… qui finit par se libérer. Oui, c’était réel. Il recommençait à pleuvoir mais sa joie éclairait tout. Elle riait, trop heureuse de cette apparition, trop heureuse car elle aurait pu s’attendre à beaucoup mais pas à ça. Oh Orion… Orion ! Elle se sentait heureuse et redevable et ne pouvait que le remercier toujours un peu plus. Mais tous ces « merci » qu’elle lui murmurait, sa seule certitude intelligible, semblaient insuffisants par rapport à ce qu’elle ressentait. Un trop plein de sentiments qui, s’ils s’étaient éveillés à la vue du TARDIS, ciblaient uniquement Orion. Elle ne savait pas l’exprimer mais elle ressentait cela en elle. De la chaleur. Pure et sûre. De l’agitation. Pleine et certaine. Elle était revenue vers lui mais sans véritablement tenir en place, regardant Ori et le TARDIS puis Ori de nouveau, la main gauche sur le visage encore euphorique et la main droite s’ouvrant vers lui. Comme pour signifier : « toi je t’aime vraiment beaucoup mais je ne sais pas comment te le dire donc je vais juste te présenter de la main mais j’espère que tu sais que je ne te remercierai jamais assez et que je ne sais pas ce qui est en moi mais tu es là et je suis heureuse ». Il y avait un mot pour ce sentiment-là mais l’exaltation l’empêchait de le comprendre. Son asociabilité subitement brisée l’empêchait de le saisir. Pourtant, cela battait depuis si longtemps en elle. Orion était là, face à elle. Elle ignorait la pluie, les ténèbres, les problèmes, le reste. Il n’y avait qu’eux deux et une boîte bleue.
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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockLun 7 Mar 2016 - 15:43




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Elle avait rit franchement à ta connerie et cela t’avais fait un bien fou, comme si l’atmosphère commençait déjà à devenir magique. Tu aimais l’échos de vos rires ensembles, en fait tu aimais l’ensemble, cet espèce de nous que vous formiez autant dans ta tête qu’en réalité.
T’es de plus en plus énigmatique plus elle te pose des questions, continuant d’agrémenter tout ça de ta connerie légendaire, déclenchant son petit rire qui te fais un peu plus craquer à chaque fois.

Tu lui promets de la rattraper et elle en rajoute encore, après que tu lui ais fait un clin d’œil pour la mettre en confiance. Ton sourire est impeccable et tu évites soigneusement de dire ce que tu penses tout bas à sa phrase. *Les princesses elles se cassent la gueule ouais, mais pas les reines…* Ouais t’as bien fait de ne rien dire et de te contenter de laisser échapper un petit rire d’entre tes lèvres étirées en un fin sourire.
Tu la guide lentement en dehors du sentier, faisant attention aux obstacles et puis tu t’arrêtes. Ton cœur bat à une vitesse incroyable, c’est bien parce que tu tiens sa main que tu ne trembles pas. Cette main que tu fini par lâcher avant de lui dire qu’elle peut ouvrir les yeux.

Tes yeux verts la fixe, imprimant à jamais dans ton esprit la surprise que tu vois envahir son visage, puis laisser place à la joie la lus primitive qu’il te fut donner de voir chez elle. Tu l’enregistres tout ça, tu n’en perds pas une miette, pas une seconde… tu veux pouvoir te souvenir de ce moment dans des années et encore des années. Son balbutiement de remerciement ainsi que ses larmes d’euphories… Orion, tu dois te faire violence pour le pas saisir son visage entre tes mains et essuyer les goûtes salées qui coulent sur ses joues. Tu dois la laisses se noyer dans cette joie qui l’envahie et qui lentement commence à te contaminer. Cela a toujours était comme ça avec elle : si elle ne va pas bien, tu ne l’es pas non plus, même si tu montres le contraire et inversement, quand elle est heureuse, tu ne peux que l’être.

Tu la vois avancer, alors tu la suis et soudainement elle se retourne. Le regard gris d’Alexis te transperces, tu ne sais pas vraiment ce que tu y vois, mais c’est à ce moment là précis que plus rien d’autre que vous deux et la boîte bleue n’ont existés. Le reste était éclipsé. Que cela soit la pluie, le fait qu’on soit le 14 Février, ainsi que tu mourrais de froid… plus rien n’avait d’importance face à elle. Quand elle a fini par réussir à former des mots pour te remercier, tu as tout simplement était incapable d’ouvrir la bouche pour dire ne serait-ce que « de rien »… ton cœur battait à tes tempes et les papillons dans ton ventre s’agitaient de plus en plus.

Alors que le regard d’Alexis se détacha de toi pour retourner vers le TARDIS, tu inspiras un grand bol d’air frais et t’approcha lentement alors qu’elle laissait ses ongles glisser sur la structure… elle commençait à en faire le tour. Tu devinais avec aisance qu’elle était plus qu’étonnée que tout cela soit réel et bien sûr tu en souriais encore plus.
Quand elle revint tu t’étais encore un peu plus approché, il ne restait plus que quelque pas entre la porte du TARDIS et toi Orion. Soudain elle éclata de rire, un rire cristallin emplie de joie. Tu aurais voulu pouvoir figeais le temps, tu voudrais pouvoir rester à jamais ainsi au milieu de cette clairière avec elle, avec elle comme ça si heureuse… Elle te remercia une énième fois, ce coup ci tu baissas le regard vers une touffe d’herbe et c’est dans un léger soupir que tu réussi enfin à souffler :

▬  De rien.

Alexis tendait une main dans ta direction, une main que tu as saisi, te délectant du courant que tu sentais circulait quand tu la touchais. Lentement tu enlaças tes doigts aux siens avant de passer devant elle et ainsi l’entrainer un peu plus près du TARDIS. Tu t’adossas juste à côté de la porte, lançant un regard pétillant à Alexis avec ton éternel sourire fixé sur tes lèvres roses, puis tu as toqué à la porte de ta main libre avant de lui faire signe d’entrer.

Après vous ma dame.

Ton Français était parfait, malgré l’accent Québécois qui avait le malheur de toujours rendre cela comique, mais pour une fois tu comptais sur l’effet de surprise pour ne pas te prendre une remarque en pleine tronche, au font t’as quand même l’habitude et t’as appris à plus en rire qu’en pleurer.
Ton regards ne la quitte pas, tu attends patiemment le cœur à tout rompre qu’elle ouvre cette porte. Tu ne sais pas pourquoi tu es si excité, toi tu sais ce qu’elle va trouver à l’intérieur… ouais ton sac à dos dans l’entrée avec le pique-nique dedans et en suite le décor du Dixième Doctor, reproduit à l’exactitude… une pièce plus grande que ce qu’en laisse penser cette Police Box faite maison.
Lentement ton pouce caresse le dos de sa main.


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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockMer 9 Mar 2016 - 0:37





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Boom. Boom. Boom. Son cœur battait dans sa poitrine, un rythme régulier de tambour qui résonnait jusqu’à ses tempes. On aurait cru à un retour de migraine mais là, elle n’aurait pas voulu qu’elle disparaisse. Non, surtout pas. C’était enivrant et juste pour un moment, elle voulait se noyer dans cette sensation. Comme elle se noyait dans le vert des yeux d’Orion. Tous deux adossés à la boîte téléphonique bleue, le temps semblait suspendu. La joie pure avait cet aspect d’éternité. Leurs regards se mêlaient, témoignant leur bonheur de l’instant partagé… et à voir le sourire de l’autre, il ne pouvait que sourire plus encore. Alexis ne savait pas depuis combien de temps cela durait mais ne voulait pas que cela cesse, gardant sa main emprisonnée dans celle d'Ori, gardant ce contact comme une ancre dans un océan agité. Tout allait trop vite et trop fort en elle et à présent, elle n’arrivait plus à savoir si les doigts du brun croisant les siens la calmaient ou l’excitaient plus encore. En tous cas, elle qui refusait les contacts d’habitude, semblait révéler de nouveau l’exception qu’était Orion.

Elle avait cessé de le remercier, comprenant que son expression résumait tout – ou l’espérait-elle du moins – mais elle n’était pas d’accord avec lui. Ce n’était pas « rien » ce qu’il avait fait. Et ce n’était… non ! Quand même pas... Si ? Il venait de toquer à la porte du TARDIS, la malice brillant dans les yeux, alors qu’il proposait à Alexis d’entrer, dans un français dont l’accent avait toujours amusé l’américaine. Elle rit, relevant les épaules en se cachant de nouveau le visage de sa main libre. *Dites-moi pas qu’il a prévu l’intérieur aussi ?* Malgré tout, l’enfant qu’elle était restée, la whovian totalement euphorique qu’elle était devenu, la poussèrent à oser voir plus loin. Elle regarda Orion un temps, comme pour s’assurer qu’elle avait bien le droit, comme pour retenir plus encore ce moment dans son esprit. Puis elle dit en français, de son ton pompeux qu’elle n’avait jamais réussi à enlever « Si vous me permettez, mon sieur » et elle poussa la porte – et non tira, malgré l’écriteau – et elle crut s’évanouir.

Le choc de la vue du TARDIS à l’extérieur parût dérisoire quand elle put voir l’intérieur. Elle avait gardé la main d’Ori dans la sienne et l’avait serré en voyant la grandeur de la pièce alors que – elle l’avait bien vérifié en faisant le tour – la boîte était d’une taille typique. Elle le savait en théorie mais le voir en pratique, c'était d'un autre niveau ! Elle avait ensuite lâché la main du brun – ne voulant pas qu’il en perdre l’usage, mais ce fut à regret quand même – s’avançant à pas hésitants sur la passerelle, se retenant quelque peu à la rampe. Peut-être qu’elle avait conscience de la magie depuis ses douze ans mais se retrouver en plein dans le vaisseau spacial de ses rêves c’était… c’était plus que magique : c'était incroyable. Et pourtant. « It’s bigger on the inside… » avait-elle murmuré, comme une tradition à respecter, comme une parole pour se rassurer, comme une référence pour saisir que c’était la réalité. Elle fut captée par tous les détails : les murs métalliques jaunes aux formes rondes… les quatre piliers qui s’élevaient comme des arbres… les grilles sur lesquelles elle posa un pied hésitant, puis un autre plus excité, et un autre encore plus enthousiaste… la lumière bleutée éclairant d’en-dessous tout autour du tableau de bord…

Elle tendit les mains, ne pouvant résister, frôlant les manettes, claviers, manivelles, fils… le joyeux bazar qui permettait de voyager à travers le temps et l’espace. Elle fit plusieurs fois le tour, appréciant tous les détails, admirant un temps le cylindre de verre au centre de la pièce et du tableau de bord. Elle était dans le TARDIS du dixième Docteur, c’était vraiment mieux que tout. Elle s’attendait presqu’à voir David Tennant débarquer, qui lui déclare « Allons-y Alexis » et que le fameux bruit se déclenche et qu’ils voyagent à New-New-York et… Elle regarda le sac de pique-nique laissé sur la vieille banquette. Orion avait tout prévu. Subitement, malgré la joie extrême et irréelle qu’elle ressentait en se baladant dans le TARDIS, elle balaya le Docteur et ses aventures. Mais elle fit comme son héros. Elle se mit à courir. Laissant résonner ses pas sur la grille du sol. Laissant échapper un rire de joie. Et puis elle arriva près d’Orion resté à l’entrée et elle sauta dans ses bras. Ce fut aussi simple que cela.

Les bras enserrant son cou avec force, la tête à la chevelure blonde se calant parfaitement sur son épaule, seule la pointe des pieds touchant le sol pour atteindre la bonne hauteur. « Merci, lui souffla-t-elle de nouveau. C’est… Tu es fantastique. » Elle était venu à lui, attirée comme par un aimant, un besoin urgent à assouvir. Elle avait voulu le prendre dans ses bras. Elle qui voulait refuser le contact. Elle qui voulait s’éloigner. Elle qui… Elle qui était dans ses bras, tellement bien près de lui comme ça. C’était comme combler un manque dont elle ignorait l’existence jusqu’alors. Combien de secondes dans cette éternité où ils se retrouvaient pour la première fois ? Il n’y avait bien qu’à New-York, dix ans plus tôt, qu’elle s’était permis une telle proximité. A ce souvenir du passé, le présent lui revint. La gêne et la réalité avec lui. Elle était encore heureuse, comme l’enfant d’avant, mais elle s’écarta doucement d’Orion, regardant ailleurs alors que le rose de la joie et du trouble mêlés coloraient ses joues. Ses bras se desserrant, il n’y eut plus que ses mains sur les épaules du brun. *Ori… mon grand Ori. Finalement, nous n’avons peut-être pas tant grandis…* L’innocence et la joie n’appartenaient pas au passé et n’étaient pas vraiment perdues. Elles n’attendaient qu’un certain moment pour reparaître, pour battre dans les cœurs et briller dans les yeux. L’univers se resserra en un moment, en un lieu, en une personne. Alexis ne voyait qu’Orion. Elle ne savait pas pourquoi, mais il n’y avait que lui. Et elle. Eux. Comme Un.
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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockSam 12 Mar 2016 - 18:08




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Tu approuvais d’un mouvement de tête que oui, elle pouvait bien rentrer. Tes joues étaient un peu rosées depuis qu’elle avait rit à ton accents, mais rapidement tu pu lui rendre la pareille quand elle s’exprima elle aussi en Français, avec son accent bien pompeux. T’avais l’impression qu’on t’avait projeté dans le passé… parler cette langue c’était votre code secret entre vous, et cela vous a toujours énormément amusé. Risible tout de même.

Tu t’étais délicatement redressé sans pour autant t’écarté, profitant, te délectant des émotions et réactions que tu pouvais voir se succéder sur son visage. Elle te comprimait la main, mais tu t’en fichait, au fond t’aimais ce contact… lentement tu a sentie son étreinte se desserrer et ses doigts glisser des tiens pour commencer à s’avancer sur la passerelle. T’en a profité pour te décrocher de la paroi extérieure et commencer à rentrer toi aussi dans le TARDIS, ne la quittant pas du regard, mais te mettant à l’abri de la pluie. Tu poussas la porte, comme ça il ferait plutôt bon… enfin, c’est plutôt relatif, tu t’en voulu de ne pas avoir pensé à mettre des chauffages en fait. *Yeah, it’s bigger on the inside…* Tes pensées étaient connecté à ses paroles et cela te fit sourire.

Ton regard vert ne pouvait se lasser, se détacher d’elle. Tu la laissais explorer cet endroit magique, mais pas vraiment fini encore. Il est vrai que tu espères vraiment pouvoir construire un vrai TARDIS, bien sur tu ne peux pas le faire seul, tu auras besoin d’aide, mais tu es sur de pouvoir le faire, de réussir… pour elle, parce que pour elle, t’as aucune idée de ta limite dès qu’Alexis entre en ligne de compte. Tu ne sais plus réfléchir normalement quand elle est dans ton champ de vision. Elle devient la gravité qui te maintien au sol sans qu’elle ne s’en rende compte. Par moment tu te demandes si c’est le réel pouvoir qu’elle a sur toi ou si c’est juste toi qui ressens ça… en fait c’est peut-être du pareil au même et c’est ce que tu préfères penser.

Tu n’as pas fais attention qu’elle te regardait, t’étais bien trop absorbé par tes pensées pour t’en rendre compte. C’est le bruit de course des pas d’Alexis qui résonnaient dans toute la structure qui t’as fais soudainement levé la tête vers elle. Tes yeux se sont écarquillés alors qu’elle laissait échapper un rire de joie avant de te sauter dans les bras et même au cou.
C’était comme par pur automatisme que t’as refermé tes bras sur elle et enfouie ton nez dans ses cheveux. Alexis te remercia encore une fois et quand elle dit que tu étais fantastique tu laissas échapper un petit rire. Lentement elle s’écarta et tu te demandas comment il fallait que tu le prennes, tes yeux  verts cherchant le gris des siens alors qu’elle regardait ailleurs les joues encore rougies. Les tiennes ne devaient pas être dans un meilleur état de toute façon. Tu veux saisir son visage de tes mains, poser tes lèvres sur les siennes, enfin pouvoir lui faire comprendre que tu l’aimes à un point sensible à la frontière de la raison et la déraison. Pourtant tu ne bouges pas, gardant tes mains sur ses hanches, appréciant cette proximité et le contact de ses mains à elle sur tes épaules. T’es plutôt nerveux, t’as envie de passer une main dans tes cheveux en batailles, mais tu te retiens, ne voulant pas la lâcher, alors tu commences à te mordiller ta lèvre inférieure. Ton cœur bat vite, trop vite dans ta poitrine, t’as l’impression qu’il va s’échapper de ta cage thoracique. Soudainement tu lâches :

Tu sais, je n’ai pas fait ça tout seul, j’ai été aidé. Si ça te plaît ils seront contents de l’apprendre à mon avis. Il manque pas mal de choses qui plus est… on n’a pu faire que cette pièce et on ne peut pas encore voyager dans le temps. ‘Fin, j’me démerderais pour qu’il soit fini l’année prochaine…

Ce n’est que quelque secondes après cette ultime phrase, qui c’était éteinte dans le néant comme la flamme d’une bougie se noyant dans la cire que tu réalisas. Tes pupilles s’élargirent lentement et tes doigts resserrent leur emprise sur la taille d’Alexis. Tu le vois dans son regard, tu vois son interrogation et tu sais que tu es piégé, tu t’es piégé tout seul. Tu voudrais trouver quelque chose à dire, mais rien ne te viens à l’esprit excepté la peur qu’elle parte, une fois de plus, et ce coup ci tu n’es pas sur de le supporter en fait. T’essayes d’inspirer, de te racler la gorge qui est soudainement devenue sèche, mais t’es au bord du gouffre, tu frôles la syncope la plus totale. T’es largué Orion au dessus d’une mer agitée sans parachute en plus. Tu vas devoir combattre cette tourmente seul.


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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockDim 13 Mar 2016 - 22:10





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Unis. Les mains sur les épaules, les mains sur les hanches ; les yeux de l’un dans ceux de l’autre ; les cœurs battant et les souffles retenus. Il lâcha un petit rire et elle fit de même. Elle semblait avoir oublié son mal-être, son inquiétude, son ambition,… tous ses désirs semblaient comblés à la vue d’Orion qui l’avait serré dans ses bras. Elle avait des frissons dans le corps mais ne voulait pas s’y attarder, ne pas comprendre que le froid n’était pas le seul responsable. Et puis, quel froid ? Les mains d’Orion posés sur elle, qu’elle sentait à travers son manteau, semblaient diffuser de la chaleur. A vrai dire, elle avait l’impression que tout son corps était brûlant. Si elle ne risquait pas de délaisser les épaules d’Ori, elle aurait enlevé sa grosse écharpe… Mais là… là, elle pensait presque le faire. Il y avait le chauffage ici, c’est ça ?

Elle n’eut pas le temps d’épiloguer sa pensée qu’Orion reprit la parole dans le silence – enfin, silence si on oubliait le rythme rapide de leurs cœurs dedans et de la pluie dehors. Il parlait vite. Elle avait envie de le couper, de lui dire qu’elle s’en fichait des autres. Pas qu’elle n’était pas heureuse qu’on l’ait aidé mais cela n’avait pas d’importance à cet instant. Oui, ça lui plaisait et c’était tout ce qui comptait, non ? Qu’importe les détails manquants, qu’importe s’il n’y ait que la pièce centrale, qu’importe si le vaisseau ne voyageait pas dans le temps – elle avait déjà un trop plein d’émotions alors le voyage la tuerait de bonheur, qu’importe… Elle arrêta son hochement de tête négatif et sa joie pleine se mua en interrogation. « L’année prochaine ? » pensa et dit-elle d’un même temps. Elle ne sut pas immédiatement pourquoi mais cela l’avait arrêtée.

« Comment ça, l’année prochaine ? » reprit-elle. Pourquoi insistait-elle ainsi ? Pourquoi… Ah oui. Son cerveau continuait de fonctionner même si son cœur s’emballait. Elle retira précipitamment ses mains de ses épaules, décidemment trop hautes, et commença à triturer les bouts de fils de son écharpe. Le stress de la compréhension arrivait. Son regard gris s’agitant comme ses pensées, commençant à fuir Orion. Mauvais ça, très mauvais. *Un TARDIS. C’est bien trop, ça, un TARDIS. C’est… Ce n’est pas anodin. C’est du boulot et c’est même l’usage de dons. C’est préparé. Il a dit qu’il avait été aidé, forcément un tel cadeau… Et… Oui… C’est comme un cadeau de noël… En plein mois de février… C’est… C’est…*

Elle eut un bug comme ses machines, qu’elle réussit à déjouer en levant ses yeux mi-surpris mi-inquiets vers lui : « On est quel jour ? » Elle ne savait plus. Non. Plutôt elle ne voulait pas savoir. Pas réfléchir. C’était un dimanche comme un autre. Orion avait fait ça sans raison. Juste comme ça. Elle tentait vainement de s’en convaincre. Sa fréquence cardiaque augmenta de nouveau – c’était encore possible ? Et sans faire de syncope ? – et l'air commença à lui manquer. Si on était bien ce jour, Orion aurait préparé tout cela pour cette raison, alors il devait ressentir ça pour elle et… et… et elle ne pensait pas qu’elle le supportait. Ce n’était pas croyable. Juste pas croyable. Pas elle. C’était idiot et impossible. Non non non. Cela devait être une erreur. Une autre fête qui tombait le même jour ou elle ne savait trop quoi ou elle ne savait trop ce qu’elle pouvait inventer pour que ce ne soit pas ce qu’elle pense. Les yeux gris surpris et humides se levèrent de nouveau vers les yeux verts paralysés. « Dis-moi que tu n’as pas fait cet erreur. » lâcha-t-elle d'un ton douloureux. Elle avait mal au cœur, tellement il battait vite. Orion, non, il ne fallait pas. C’était trop beau tout ça… il ne fallait pas. Elle, peut-être pour toi, si présent, si bon, si parfait Orion… mais toi pour elle, non. Elle ne méritait pas tout ça, elle ne te méritait pas toi.
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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockLun 14 Mar 2016 - 23:15




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Elle t’a coupé dans ta phrase et tant mieux en fait, parce que toi-même tu ne semblais pas vouloir savoir jusqu’où tu aurais pu continuer comme ça. T’as peur, c’est limite si tu ne trembles pas alors que ton emprise sur sa taille se resserre. Tu le sais, si elle s’en va, si elle te laisse une fois de plus, tu ne le supporteras. T’es au bord d’un gouffre bien plus profond que ce qui tu avais pu l’imaginer jusqu’ici. Alexis insiste et toi tu ne trouves toujours pas tes mots, tu ne peux pas lui répondre. Ton cœur bat trop vite dans poitrine, tellement fort que t’as l’impression de t’étouffer à chaque battement. Tu sens un froid t’envahir alors que ses mains se détachent de tes épaules et que son corps se faufile entre tes doigts. Cette distance te tue. Pourtant elle est à moins d’un mètre, mais toi tu l’a sens déjà à des kilomètres. C’est comme si toute la fatalité du monde s’écrouler sur tes épaules et ce froid… ce froid que tu ne pourras pas chasser sous une douche brûlante, non ce froid qui va devenir une douleur permanente en toi pendant un moment, si ce n’est toujours.
Soudain son regard gris à la fois inquiet et surpris se lève vers le tiens qui est complètement paniqué, perdu et là elle l’achève avec cette dernière question. Elle le sait, elle le sait très bien et tu peux le lire dans son regard, mais elle préfère le nier. T’aimerais pouvoir faire comme elle, mais ce n’est pas possible, c’est trop tard, alors autant le lui dire.

C’est… c’est l’histoire d’un petit garçon qui rencontre une fille et il en tombe fou amoureux. Ta voix est faible et un peu tremblante, mais tu continue ton histoire du soir pour gamins. A l’époque il ne sait pas vraiment ce qu’il éprouve, mais c’est déjà fort. Cette petite fille elle est comme un rayon de soleil pour lui elle… mais elle est un soleil malade, une étoile qui se fait du mal et un jour elle part. Il… il est désespéré, pourtant il se promet de la retrouver, même s’il ne sait pas comment, parce qu’il est intimement persuadé qu’elle est son âme sœur. Tu tentes un furtif coup d’œil dans sa direction avant de braquer à nouveau ton regard vers le sol. Il va finir par la retrouver, ouais parce qu’on pourrait croire que ça fini bien, pardon. Hum… il est aux anges, les années ont passé et ils ont grandit et il se rend bien compte qu’elle l’obnubilait, mais lentement alors que tout aller bien elle s’éloigne de lui et ça fini un peu mal alors… Tu tritures le bas de ton sweat. Alors il a essayé de voir s’il n’y avait qu’elle et il en est arrivé à la conclusion que oui et aujourd’hui ce garçon, plus si petit que ça, je crois qu’il a décidé d’enfin dire ce qu’il a sur le cœur depuis dix ans et des poussières…

Ta dernière phrase est presque inaudible. T’oses pas lever les yeux dans sa direction et soudain elle bise ton cœur en petit bout. Dis-moi que tu n’as pas fait cet erreur. Mais ça veut dire quoi ça bordel ?! Tu te le demandes vraiment. Tu ne sais plus où te mettre ni quoi faire de plus, pourtant quand ton regards vert croise le siens tu te décomposes, tu ne veux pas voir ce que tu y vois. Tu le refuses et la seule chose que tu souhaites là tout de suite c’est disparaitre, faire comme Carapuce et planquer ta tête dans tes épaules, te mettre en PLS dans un coin de la pièce et ne plus bouger, attendre que la poussière se dépose et qu’on t’oublie comme une vieille médaille de CROSS Collège. Pourtant tu tentes un dernier truc au bord du désespoir en lui tendant la main. Ta voix par en couille, ta gorge et serré et t’as mal au ventre.

Lexi, laisses-moi… laisse-moi te montrer qu’on peut le faire, que c’est pas juste dans ma tête.


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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockMer 16 Mar 2016 - 1:57





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Histoire. Une histoire comme dans les livres, une histoire bien réelle pourtant. Car elle la connaissait cette histoire. Ou du moins connaissait-elle la version de la petite fille. Mais elle l’écouta, cette voix faible qui lui narrait leur histoire. Et son cœur se serra à ses souvenirs, à ses erreurs, à ses refus, à ses années où elle avait tenté de s’éloigner pour le préserver. Et elle le vit à présent, elle le vit si clairement à courir après elle, à surgir derrière elle, à se tenir auprès d’elle. Depuis toujours, il était là. Et si elle était un astre, elle était bien malade et c’était lui le Soleil salvateur. Elle avait beau le fuir, le repousser, le dédaigner… il revenait vers elle. Encore ce matin, il était revenu à elle. Orion affrontait vaillamment les ténèbres de la Nuit alors que sa place était dans les lumières du Jour. Alexis ne comprenait pas une telle persévérance. Le gris de ses yeux brillait de larmes qui ne coulaient pas. Elle avait si mal à entendre cet aveu-là. A se voir responsable d’une quête qui était vaine car il ne fallait pas. Il ne fallait pas sacrifier toute sa vie pour une chimère, un mirage, une illusion. Qu’importe ce qu’il voyait en elle, elle ne l’était pas. Elle n’était que le malheur dans le passé. Le présent avait confirmé qu’elle l’était toujours.

*Oh… Orion… non non non… pas moi… pas tout ça… pour moi… il y a tellement mieux que moi dans ce monde… tout sauf moi à vrai dire… je suis le néant qui va absorber ta lumière… je le fais déjà bien trop… alors que tu mérites mieux… tu mérites tellement mieux… et je te fais perdre ton temps...* Elle se sentait coupable, responsable de cette trahison alors qu’elle n’avait jamais rien signé. Son cœur se broyait par des sentiments contraires, attiré par la joie naïve et rabroué par la tristesse méfiante. *Pourquoi as-tu fais ça ? Pourquoi as-tu cru que je pouvais être celle qu’il te faut ? Pourquoi… Non. Dis-moi que tu te trompes… Que tu te voiles la face… Que ce n’est pas vrai…* Et elle lâcha sa phrase, partageant sa douleur et la provoquant d’un même coup. Car oui… c’était une erreur et elle ne savait pas comment revenir en arrière. Ses paupières se fermèrent sur ce monde, voulant le nier juste un temps, laissant les larmes couler pour libérer la peine, la culpabilité.

Si Orion avait cru cela, c’était forcément de sa faute. Elle qui voulait s’éloigner de ses proches pour les préserver, elle ne s’était pas rendu compte qu’elle avait gardé auprès d’elle celui qui lui était le plus cher. Elle aurait dû le repousser plus clairement dès le départ, dès leurs retrouvailles, dès son départ pour Prismver même. Il aurait vécu loin d’elle, serait devenu heureux sans elle, offrant sa joie à ceux qui le méritaient, partageant son amour avec une fille qui pourrait l’aimer en retour. Qui saurait le rendre heureux et le faire sourire et rire et avancer. A cette pensée d’une autre, elle eut plus mal encore. Son imagination la desservait, l’amenant à voir le pire et le subir. Depuis toujours, elle avait ce triste talent de n’avoir besoin de personne pour se torturer et l’esprit et le cœur. Et à cet instant, où le bonheur lui tendait les bras, elle ne faisait que reculer, les bras paralysés le long du corps. Mais sa main était là, pourtant, juste devant elle. Elle pouvait la saisir ! Mais elle se noyait. Elle pensait qu’il était déjà trop tard pour se débattre. Et elle coulait comme une pierre.

Sa phrase résonna dans son esprit. Comme une prière lointaine. Ce n’était pas juste dans sa tête… Pas juste dans son cœur… C’était elle. Toujours à contre-sens. Toujours en décalage. Incapable de se raccrocher au réel, trop détruite par lui pour s’y fier. Même quand c’était Orion qui lui suppliait de le faire. Elle ne pouvait pas le laisser faire. Elle ne voulait plus laisser faire les choses. Passive depuis si longtemps, la seule action qu’elle pensait accomplir était à mille lieux de là mais elle continuait à la vouloir. Pour une fois, rien qu’une fois, elle voulait persévérer et réussir. Au risque de perdre. Perdre tout. Elle le savait au fond, mais elle était butée et aveugle. Elle manquait d’air. Il faisait trop froid subitement. Elle avait la tête qui tournait. Des frissons désagréables parcourant son corps. Elle allait mal. Et refusait d’appeler au secours. Trop digne et fière pour ça. Trop stupide en un mot. Elle fit un pas douloureux en arrière et se força à lever les yeux vers cette lumière fait homme dans ses ténèbres. Elle ne pouvait décemment pas l’entraîner dans sa chute. Même son égoïsme avait une limite.

« Je ne peux pas. Elle s’humidifia les lèvres. Sa gorge lui semblait aussi asséchée que son cœur était noyé. Elle répéta : Je ne peux pas. Je suis désolée. Je n’en ai pas la force. » Elle avouait à demi-mot ce qu’elle niait depuis si longtemps. Sa faiblesse. Ses limites. Ses torts. Elle n’avait pas la force de se battre pour un amour qu’elle croyait vain et impuissant. Elle n’avait pas la force de soutenir qu’elle en serait capable. Mais surtout… elle n’aurait pas la force de voir Orion venir à elle alors qu’à ses côtés, il allait tout perdre. Elle faisait cela aux gens : elle leur enlevait leur joie et ne leur offrait que de la souffrance. Elle n’avait pas la force d’infliger cela à Orion. Pas à lui. Et, finalement, elle ne croyait pas assez en lui, même face à ce regard si fort et sincère. Elle ne le croyait pas capable d’être assez fort pour deux et dans sa chute, dans sa fuite, elle voulait qu’il reste en sécurité. Après les sourires et les rires, après l’avoir ramené doucement aux bords du précipice, elle se permit de revenir à son pont de cordes, mi-effiloché par le temps mi-coupé par elle-même. Elle tira la porte de la boîte bleue et s’arrêta, ressentant plus encore la douleur qui frôlait l’évanouissement… Mais elle tint bon. Elle résista et ne se retourna pas. Elle n’aurait pas pu résister à ses yeux verts suppliants. Et, s’engouffrant dans les ténèbres de l’orage, les larmes se mêlant à la pluie, elle avoua : « J’aurais tellement voulu être forte pour toi. »
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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockJeu 17 Mar 2016 - 0:56









Un pas en arrière.
Ce n’est pas une douleur que tu connais et tu ne t’attendais pas à ça, pas à cette déchirure, pas cette souffrance. A l’intérieur tu suffoques, l’air te manque. Ton regard vert la regarde complètement perdu. C’est comme si tout tes repères c’étaient écroulés. Tu ne supportes pas les larmes sur son visage, tu veux les lui enlever, la serrer dans tes bras jusqu’à l’étouffement s’il le faut. Pourtant tu ne bouge pas, la douleur te pétrifie sur place.

Sa voix et pleine de souffrance aussi et tu ne comprends pas, tu ne saisis pas le pourquoi. Le pourquoi elle ne veut pas être heureuse avec toi si ça lui fait si mal aussi. Tu sais que les filles c’est compliqué, mais là c’est trop pour toi : tu ne peux pas être plus à côté de tes pompes quoi. T’as mal, t’as un mal de chien et c’est horrible, c’est tellement mortel que t’as envie de t’arracher le cœur de la poitrine et de le jeter par terre. C’est un poison qui s’infiltre en toi, un poison dont seul elle est l’antidote.

*Oh baby why did you run away ?
I was there for you
In your darkest times,
I was there for you
In your darkest nights.

So I wonder where were you
All the roads you took came back to me.
*


Quand elle passe à côté de toi, tu retiens ton souffle. Étrangement une question monte à ton esprit : Est-ce que c’est cette sensation qu’on eu Joy et Luna quand t’as décidé que c’était fini ? T’espères intimement que non, mais tu sais que tu leur à fait du mal, mais tu ne pensais pas à ce point. Tu ne pensais pas à ce point avoir fait mal aux filles à qui t’as dis « Non désolé… » avec ton sourire penaud et ton regard franchement doux, parce que tu ne voulais pas être blessant. Pourtant tu devais l’être et aujourd’hui tu oses te demander si tu ne payes pas pour tout ça.
Tu entends la porte du TARDIS s’ouvrir et tu fais volte-face. Non. T’as encore un truc à lui dire, c’est important en plus, c’est… putain tu l’aimes et tu dois lui dire mec, quoiqu’il arrive. T’es en colère un peu, mais contre toi-même, parce que t’as pas été foutu de la protéger d’elle-même et de la sauver de ce monde noir dans lequel elle désire tant sombrer. Elle c’est arrêtée, alors tu te lances à nouveau et tu lâches ses mots que tu veux lui dire depuis si longtemps sur ta voix éraillé par l’émotion.

Comment ça tu n'en as pas la force ? Je dois le prendre comment ? Tu sais, tu peux mettre toute la distance que tu veux entre nous, tu peux t'éloigner de tout le monde pour les préserver de cette chute que tu planifie, mais, ce que tu ne comprends pas, c'est que quand tu fais ça, tu me fais mal. Tu coules, je coule. C'est comme ça depuis le début. Je... je t'aime et ça a toujours été toi et ça le sera encore et encore, quoique tu puisses dire ou faire...

Tu ne sais pas ce qu’il va se passer, mais t’espères, t’espère qu’elle va se retourner et comprendre, comprendre que ce n’est pas que dans ta tête, que tu ne délire pas tout seul. Non. Elle en se retourne pas et s’en va. Quand la porte claque tu tombes à genoux. T’as l’impression que ton monde s’écroule, t’essayes de te fixer son sourire béat de tout à l’heure, mais cela te fait trop mal. T’en es a un seuil de douleur que tu n’aurais pu imaginer et sans déconner, c’est bien parce que t’es dans cet état et aussi parce que putain t’as passé du temps avec les gars à faire ce TARDIS que t’exploses pas tout.
Tu t’adosses à la banquette le cul poser au sol, l’espace semble tourner alors t’oses pas te lever. Tu ramènes tes genoux contre ton torse et tu chiales toutes les larmes de ton corps. T’as aucune idée du temps qui passe, mais t’arrives pas à te calmer. Tu veux juste qu’elle revienne, juste qu’elle soit là putain, parce qu’aujourd’hui t’as besoin d’elle là tout de suite, maintenant… now.
Au bout d’un moment t’as faim, alors tu choppes ton sac et en voyant le pique-nique pour deux, c’est repartie, tu redeviens une fontaine… t’as jamais pleuré autant de toute ta vie et tu te demandes vraiment comment tu peux avoir encore autant de larmes en réserves.

C’est quand tu te rends compte qu’il fait nuit que tu te redresses, t’es pas stables sur tes jambes, mais il faut que tu rentres, t’es trempé encore et si tu passes la nuit là, t’as de grande chance qu’on te retrouve mort demain matin… enfin, faudrait déjà que quelqu’un te trouves. T’attrapes tes affaires et tu sors, la porte se referme seule derrière toi, t’aimerais que cette boite bleue garde ta peine en elle, mais non, cette connasse elle passe la porte au dernier moment et s’accroche comme de la glue à tes baskets. Tu soupires et te diriges vers ton bungalow retrouver deux joyeux lurons complètement bourrés, mais ça tu ne le sais pas encore.


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MessageSujet: Re: Time And Relative Dimension In Space   Time And Relative Dimension In Space 1400359500-clockDim 20 Mar 2016 - 10:14





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Pluie. Salée. Se déversant sur ses joues. Mais ne laissant aucunement la peine s’en aller. Elle ne fit même pas de geste pour essuyer son visage trempée. Ni même simplement pour rabattre sa capuche sur ses cheveux qui se gorgeaient d’eau et se plaquaient peu à peu sur sa tête. Elle ne savait même pas comment elle réussissait à marcher. Comment son corps pouvait la soutenir alors que son esprit n’en semblait plus capable ? Mais elle déambulait sans se rendre compte des minutes qui défilaient, telles des siècles d’errance et de souffrance. Qu’est-ce qu’elle venait de faire ? C’était idiot. Elle s’y connaissait, pourtant, en conneries, mais là, elle sentait qu’elle avait atteint un bon niveau. Mais elle ne s’arrêtait pas pour autant, ne faisait pas demi-tour alors qu’elle le pouvait encore. Trop mal, trop perdue, trop fière aussi. Incapable de s’avouer qu’elle pouvait tout arrêter. Incapable de se convaincre que tout pouvait être facile si elle le voulait.

Incapable. Depuis toujours. Elle finit par s’appuyer à un arbre, ne pouvant plus faire un pas de plus, et se laissa tomber sur le sol de mousse et de boue, ignorant à quel point elle pouvait se salir ainsi. Ça n’aurait aucune espèce d’importance. Ce qu’elle avait sali, c’était la relation avec Orion. Elle se prit sa tête dans les mains, s’agitant, s’insultant, pleurant toujours alors que l’orage se levait et grondait au-dessus d’elle. Mais même sa peur qui aurait pu poindre n’aurait rien pu face à sa détresse, face à sa tristesse. Il l’aimait, il lui avait avoué dans une derrière plainte, et elle était partie. Comment avait-elle pu ? Ainsi fuir quelqu’un qui lui annonçait un tel dévouement, un tel sacrifice, un tel amour. Elle l’avait fait pourtant. Marchant, fuyant, refusant d’affronter la réalité. Refusant d’embrasser le bonheur qui l’attendait depuis toujours semble-t-il. Était-elle malade si profondément qu’elle ne savait pas être heureuse ? Oui… ça devait être ça. Un trou noir insensible au milieu du cosmos, ne sachant que nier l’existence de la lumière, alors qu’elle aurait pu aussi être une étoile et briller.

Enfin, elle aurait presque aimé être ainsi. Mais Orion n’était pas comme les autres dans le ciel. Elle était incapable d’agir avec lui comme avec les autres. Elle tentait, elle voulait mais n’y arrivait pas. Et si elle avait toujours été « celle » pour lui, il était évident qu’il avait toujours été « celui » pour elle. L’exception. Mais elle était partie. Faible, toujours aussi faible. Et si ça n’avait été qu’elle, qu’importe. Mais c’était lui… Il souffrait. L’insensible qu’elle pensait être ne pouvait le nier. Il souffrait. Elle revoyait, sous ses paupières closes par les larmes, les yeux verts remplis de douleur, le corps crispé par l’incompréhension. Et elle ne le supporta pas. Comment avait-elle pu le laisser là ? Comment avait-elle pu claquer cette porte à ce futur qui lui tendait les bras ? Elle aussi ne se comprenait pas. Elle déambulait dans sa vie, s’égarait toujours un peu plus, sans jamais trouver de cartes… et sans jamais réussir à demander son chemin… et encore moins à se laisser guider.

Mais il souffrait. C’était intolérable de revoir ses yeux brillants à présent éteints. Elle l’avait fait. Ce qu’elle craignait tant de faire, elle l’avait fait. Elle avait aspiré sa lumière. En voulant le préserver en partant, elle l’avait détruit. Est-ce qu’il y avait quelque chose dans sa vie qu’elle avait touchée sans la détruire ? Est-ce que… Elle releva la tête noyée de larmes et d’abandon en entendant du bruit et ses yeux s’agrandirent de surprise : « Chrissy ? » demanda-t-elle d’une voix faible d’être restée muette et glacée pendant aussi longtemps. Qu’est-ce qu’elle faisait là, en pleine forêt, un parapluie à la main ? Elle répondit bien vite à sa question silencieuse : « Ah, Lexou ! Je te cherchais partout ! Faut pas rester sous l’orage comme ça ! Allez allez, mettons-nous à l’abri ! » Trop d’énergie ne donnait nullement envie à Alexis de se bouger… mais elle se laissa faire, entraînée par l’autre blonde. Elle ne fit même pas mine de cacher ses larmes, elle savait que c’était vain… les marques étaient visibles et les larmes encore présentes. Elle aurait aimé que Chrissy respecte cela, la laisse pleurer sans un mot. Mais la filière psy avait dû lui donner le besoin de voir tout le monde allait bien dans le meilleur des mondes possibles (bonjour Pangloss).

« Hé… Alexis… Si t’as besoin de parler, je suis là hein… Je suis toujours là donc vas-y… Cela va te faire du bien, je t’assure ! » La blonde, à un autre moment, aurait sûrement levé ses yeux fatigués et blasés dans sa direction, ne lâchant aucun mot parce que, sincèrement, elle a pas besoin et c’est complètement débile. Oui mais, même si ses yeux étaient bien fatiguées, elle sentait que sa co-déléguée n’avait pas tort cette fois. Cela lui ferait peut-être du bien. Après tout… elle n’avait rien à perdre. Alors elle lui raconta qu’Orion lui avait offert un TARDIS et devant l’enthousiasme de Chrissy, Alexis ne put nier que oui, effectivement, c’était un beau cadeau pour elle mais qu’il y avait un « mais ». Elles finirent par atteindre la salle commune des C qui se trouvait en bordure de forêt et s’y refugièrent. Une fois au sec, la déléguée extravertie poussa l’introvertie à poursuivre. Ce qu’elle fit mais de manière plus chaotique et difficile. C’était la Saint Valentin – Chrissy ne semblait pas surprise, elle, par cette information – et Orion lui avait dit qu’il l’aimait… et elle était partie. Non non. Ce n’est pas qu’elle ne l’aimait pas. C’était… C’était juste différent. Et cet aveu était trop soudain pour elle. Elle avait paniqué qu’on la voit ainsi. Et puis, elle n’était pas celle qui lui fallait… Même Chirssy ne pouvait pas le nier, hein ? Hum… De toute manière, elle était partie et Orion était blessé par ça. C’était ça le problème, Chrissy. Elle n’avait pas voulu le blesser et l’avait fait quand même.

Elle avait les jambes repliées, les bras les entourant, la tête posée dessus, le regard vitreux et sombre. Elle était trempée et boueuse sur le sol – elle avait refusé de s’asseoir sur une chaise – et ignorait les cravates vertes qui la zyeutaient avec curiosité ou mépris. Juste à côté d’elle, Chrissy l’avait écoutée patiemment. De manière un peu réactive parce qu’elle restait elle-même, mais elle n’en avait pas trop fait, voyant qu’Alexis n’allait pas bien. « Bon. Faut que t’y retourne. » L’autre releva la tête, les sourcils froncés : « Quoi ? » Chrissy acquiesça : « Faut que t’aille le voir. Vous pouvez pas en rester là. T’es pas bien. Il est pas bien non plus. Faut que vous en discutiez vraiment. » Alexis reposa lourdement sa tête sur ses genoux, dubitative. Elle n’avait pas spécialement envie d’affronter de nouveau Orion. Vu comment elle était, elle allait envenimer plus encore la situation. Non, décidemment, il valait mieux éviter. Chrissy n’en avait pas fini : « Sérieusement, Alexis ! Faut que t’arrête de fuir, c’est vrai. Soit tu l’aimes soit tu l’aimes pas mais dis-lui. Explique toi, demande lui pardon, fais quelque chose. Arrête de fuir. Tu nous fuis tous en ce moment : dis les choses. Allez. » Elle lui fit signe de se lever. « Genre… maintenant ? » « Bien sûr ! On va pas laisser Orion aller mal toute la nuit ! »

De nouveau, plus tirée que vraiment levée, Alexis se laissa porter par la vague d’énergie qu’était Chrissy. Elle pleurait toujours un peu. Sa migraine était terrible. Son cœur semblait noyé dans du plomb. Mais elle était d’accord pour essayer. Pour Orion, il fallait qu’elle mette sa fierté de côté et qu’elle prenne ses remords à deux mains et les lui présente. Oui, elle pouvait faire ça. Elle renifla un peu pitoyablement, sécha ses larmes qui avaient déjà brûlées ses yeux et se tourna vers Chrissy, se forçant à relever les extrémités de ses lèvres, dans un sourire faux d’un quart de seconde. Elle ne pouvait pas plus mais c’était sa manière de dire « merci d’y croire ». Il pleuvait toujours mais le gros de l’orage était passé. Elle n’avait même pas eu le temps de paniquer, trop obnubilée par Orion. Et à présent il faisait déjà nuit. Sérieusement ? Elle soupira d’un air abattu. Elle était tentée de rentrer à son bungalow pour y pleurer encore, sait-on jamais qu’il y avait encore assez d’eau dans son corps après une telle après-midi humide. Mais Chrissy secoua la tête : non non, elle allait retourner à la boîte bleue. Les deux blondes reprirent donc le chemin de la forêt étincelante. Mais même si les lucioles qui brillaient sur la végétation avaient eu raison du titre du lieu, Alexis crut plusieurs fois se décourager. Il faisait nuit et même de jour, elle n’avait aucun sens de l’orientation. Étonnement, Chrissy l’aiguilla et insista pour continuer la recherche même si tout semblait se ressembler.

Et puis elle finit par la voir. La lumière du TARDIS comme un phare dans la nuit puis la boîte bleue elle-même. Sans vraiment s’en rendre compte, Alexis courut, comme si elle craignait que le vaisseau parte sans elle. En se rappelant la douleur de ses mots qu’elle avait infligés à Orion, elle ralentit bien vite. Elle fit quelques pas hésitants à quelques mètres et Chrissy la rejoignant, elle la força à y aller. Maintenant qu’elles étaient là… D’une main tremblante par la culpabilité, elle toqua… poussa même la porte, qui s’ouvrit dans un couinement. Elle glissa sa tête puis son corps entier dans le vaisseau reconstitué. Et apprécia de nouveau pleinement tout le travail qui s’était fait pour elle. Son cœur se serra. Qu’importe ce décor, si magnifique soit-il. Orion n’était pas là. Elle regarda partout. Il n’était plus là. Elle eut mal. Elle était responsable et elle eut si mal. A quoi s’attendait-elle de toute manière ? Il faisait déjà nuit et elle l’avait laissée. Elle hésitait entre rester cloîtrée dans un coin à pleurer ici ou le faire à son bungalow. Hum… A réfléchir. Chrissy ne lui laissa pas le temps, l’appelant de l’extérieur, ayant compris que les retrouvailles ne se passaient pas comme prévu. « Allons au bungalow. » Vraiment ? Alexis remonta vers l'entrée, avec un air défaitiste. Mais non, il était rentré, il était reparti à sa vie, il était loin, il était… Chrissy ne l’écouta pas – c’était mieux de ne pas écouter la fille paumée et inapte à gérer sa vie – et la tira de la main vers l’extérieur.

Alexis referma la porte d’un même mouvement, se laissant de nouveau entraîner, avant de finir par marcher par sa propre volonté. Bon. Chrissy semblait décidée. Elle n'avait peut-être pas tort. La persévérance, chez elle, ça manquait beaucoup. Elle devait arranger cela et suivre l'exemple de son amie. Et puis… en se dirigeant vers le bungalow 8, c’était aussi le 11 qu’elle rejoignait. Elle pourrait toujours accomplir sa soirée déprimante à pleurer dans son coin. Quel beau programme en perspective. Elle suivait d’un pas lourd et automatique celui rapide et énergique de Chrissy. Cette dernière semblait plus douée pour se repérer, faisons lui confiance… Elles finirent par arriver aux dortoirs. Ce n’était pas encore gagné mais Alexis ne pleurait plus même si elle était encore mal. De toute manière, penser à ce qu’elle avait fait le midi la remettrait immédiatement dans un état pitoyable. Autant s’accrocher encore un petit moment à l’espoir qu’elle pouvait tout réparer. Oui. Que d’un coup de baguette magique/tournevis sonique/poudre d’étoile/introduire-ici-objet-magique-de-votre-choix (soit du courage et de la sincérité dans la vraie vie), elle puisse changer les choses. Elles se pointèrent au bungalow d’Orion où du bruit se faisait entendre de l’extérieur. La blonde regarda l’autre blonde, lui demandant silencieusement pourquoi elle l’accompagnait encore. La seconde blonde lui sourit et, voyant que la première n’osait pas, elle toqua. Alexis regarda la porte que Chrissy avait osé frapper. Elle serra et les dents et le cœur et attendit. Elle voulait voir le sourire sur les lèvres d’Orion, quoi qu’il en coûte.
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FIN DE LA PARTIE TARDIS : LA SUITE DE LA ST VALENTIN PAR ICI
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