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 Great blue ocean under me ••• Duncan

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Song Luli Carroll
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MessageSujet: Great blue ocean under me ••• Duncan   Great blue ocean under me ••• Duncan 1400359500-clockDim 28 Fév 2016 - 13:06
want to sail away
Great blue ocean under me / Take me far away / To the land of safety / Up over the silver waves ♫♪ Δ The Samples (Great Blue Ocean)

Océan. Agité, libre, fou, vrai. Océan. Qui ignore l’homme, qui ignore le temps, qui se dresse dans ses tourments. Océan. Si vaste et qui t’appelle, l’horizon étant toujours ce point inaccessible. Inaccessible vraiment ? La gare n’est pas si loin, tu pourrais partir. Partir et quitter les problèmes. Pour en trouver des nouveaux. En résoudre quelques-uns peut-être. La Chine n’attend que ton arrivée. Et puis, si tu te perds en chemin, les Marines t’accueilleront. Oui, il y a tout un destin à l’horizon mais tu ne bouges pas. Le froid du vent te traverse et te mord à travers tes vêtements. Le bruit des vagues qui se brisent sur la promenade de pierre accompagne le trouble de tes pensées. Tu avais besoin de sortir, de défier l’océan pour te défier toi-même. Ruthel est finalement revenu… et il n’est plus seul à la tête de Prismver. Tu regretterais presque la CPE. Presque. La Vice ne t’inspire pas confiance. Elle n’a pas l’élan vers les jeunes, seule la crainte du désordre. Comment une personne sans don pourrait saisir ce qui se révèlent chez les élèves ? Comment pourrait-elle comprendre qu'ils sont perdus et veulent juste trouver leur place ?

Bien sûr, tu ne cautionnes pas ce qui est arrivé. Avec les S, avec Complex Lion… Tous ces blessés, tous ces si fragiles êtres que vous n'avez pas réussi à protéger. Impuissance quand tu te fais sentir. Tu étais triste mais compréhensive quand des parents ont demandé à retirer leurs enfants de l’école. Effrayée aussi. De perdre le Prismver de ton adolescence. Certes, il y avait des problèmes et la guerre agitait déjà les cœurs, mais Prismver restait loin du danger. Loin des autres sans don. Tu n’es pas naïve et tu crains le jour où ce ne sera pas que des touristes curieux qui viendront en masse. Mais des gouvernements méfiants… et pire que tout, des gouvernements intéressés. Les élèves sont là pour apprendre à vivre en société. Prismver est un passage utile mais temporaire. Tu ne veux pas voir le jour où on va les – non – où on va vous, toi comprise, vous parquer dans un coin, vous séparez de force du reste de la population. Oui, les dons sont dangereux. Mais les monomageia ne sont pas des armes. Ce sont des hommes et des femmes et des enfants, des doutes et des failles, des vies établies auprès de leurs proches. Vouloir imposer l’ordre à Prismver, ce n’est peut-être pas ce qu’il faut. Il n’est pas sûr que la Vice réussisse mais… elle risque même pire, d’envenimer la situation. Les élèves ne vont pas laisser faire les choses. La menace : aller en E ? Comme si, quoi ? Les rouges forment la classe des punis ? Depuis trop longtemps, oui, ils subissent une mauvaise réputation. Mais si on les cherche, ah ça oui, tu le sais, les phénix vont mettre Prismver sans dessus-dessous et étant déjà dans la classe rouge, la menace sera vaine. La nouvelle destruction chez les violets n'est que le début.

Tu es dressée face à l’océan et même si l’envie de partir te vient, en réalité tu ne bougeras pas. Tu veux bien fuir par la bouteille, mais pas en te jetant à la mer avec. Non, les élèves et même les profs ont besoin de toi. Si ce n’est pas de ton don, au moins de tes cours, de ta présence, de ton énergie. Pourtant, ainsi debout dans le port, les pieds juste près du bord, on pourrait se demander. On croirait un ange prêt à sauter, les bras tendus à hauteur d’épaules, laisser le vent te glacer jusqu’à l'os. C’est dangereux d’être là, Song. L’océan est mécontent et même si c'est ton élément, il est plus fort que toi, on le sait toutes les deux. Alors recule. S’il te plaît, éloigne-toi. Car les vagues se brisent mais les vagues s’élèvent. Une grande approche, une digne d’une tempête par ce temps gris et pluvieux. Une terrible qui va te prendre avec elle si tu ne bouges pas. Mais tes yeux sont fermés, ne voulant pas voir la réalité. Ne voyant pas l’océan prêt à te happer.
march 2016 Δ ft. Duncan Δ © GASMASK



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Your songs remind me of swimming, Which I forgot when I started to sink Dragged further away from the shore, And deeper into the drink Sat on the bottom of the ocean, A stern and stubborn rock 'Cause your songs remind me of swimming, But somehow I forgot, I was sinking and now I'm sunk, I was drinking and now I'm drunk × code by lizzou.
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MessageSujet: Re: Great blue ocean under me ••• Duncan   Great blue ocean under me ••• Duncan 1400359500-clockJeu 9 Juin 2016 - 23:56
GREAT BLUE OCEAN UNDER ME





Toi-même tu sais pas trop ce que tu fous là. Toute cette agitation ça t’as boosté comme jamais mon pote, comme jamais. Tu sens la pression monter, les tensions se renforcent, ça bouillonne dans les esprits, ça s’accélère dans les cœurs. Et toi ça t’a vivifié, dynamisé. Ça a comme libéré une énergie pure et palpable, humaine, sociale, une énergie qu’il te faut recueillir et utiliser. Cette micro société qu’est Prismver est prête à éclater, ça se fissure partout autour de toi, et c’est parfait. Cette nouvelle vice-directrice est sévère et contraignante à l’extrême, comme dans un état policier. Et tu le sais, toi, que plus tu contrains un peuple, plus l’envie de révolution se fait sentir et gronde. Bientôt, ça va exploser, bientôt ça va partir dans tous les sens, bientôt…

Mais pas aujourd’hui. Car aujourd’hui t’es fatigué, t’es mou. Tu pourrais être entrain de comploter, de pourrir cette nouvelle venue, de faire peur aux touristes, tu pourrais faire plein de trucs ! Plein… Mais t’as envie de rien. Rien. Comme si t’avais le blues du lendemain de soirée. Tu erres, tu tournes en rond, et rien. Tu n’aimes pas ça. Tu t’es énervé, tu as tapé contre le mur de ta chambre, tu as balancé des pierres dans l’eau, mais ça change rien. Tu n’es pas sûr, ou alors tu veux peut-être pas te l’avouer, mais tu sais que cette désagréable sensation de vide vient de l’intérieur. La nouvelle situation de l’école apportera de bonnes choses, sur la longueur, tu le sais, des choses marrantes, intéressantes, utiles. Les élèves se rebelleront, sans aucun doute. Les tensions arriveront à leur paroxysme et des conflits entre les classe éclateront, ouvertement. Tu es sûr de ça. Mais ce qui vient de se passer, avec l’absence du directeur, l’explosion chez les A, la révélation des pouvoirs magiques au reste du monde, la venue des visiteurs, et surtout de cette vice-directrice, tout ça… tout ça est trop réel. Tu ne t’en étais pas rendu compte jusqu’à maintenant, mais toi aussi tu t’es laissé piéger et tu as cru que cette île se trouvait hors du temps, hors du reste du monde, comme dans une fiction passionnante et prenante.

Mais non, le reste du monde est bien là, il s’est fait remarquer, et il foule maintenant vos terres. Tout ça a fait peur à des élèves plus sensibles que toi. Face aux récents événements et au danger soudain, une majorité de l’école s’est repliée sur elle-même, elle s’est enfermée pour chercher un peu de confort et de sécurité, elle s’est comme éteinte. Et c’est ça qui te fous le blues. Car pour l’instant les élèves sont amorphes, à par ceux qui continue et continueront toujours à se battre. Mais là où ils réussissaient à facilement fédérer des camarades à leurs causes, là où des réunions se tenaient pour se battre, il n’y a plus grand monde. La peur, le repli, le doute, la réalisation d’une chose plus grosse et plus forte que soi. Vous vous êtes pris une sacré claque dans la gueule les copains. Une sacrée claque.

Soudain, tu vois cette nana, debout, face à la mer, dangereusement au bord. Tout d’abord tu crois à un suicide, mais sa position te fais changer d’avis. Elle semble sereine, et sûre d’elle. Tu t’approches et tu penses alors la reconnaître. Elle fait partie du personnel de Prismver. Une prof peut-être ? T’es pas sûr. Mais tu l’a déjà croisé. D’ailleurs tu crois que c’est elle qui s’est évanouie une fois en plein milieu d’un couloir. Tu te rappelles avoir jeté un œil puis avoir continué ton chemin sans t’en occuper. Étrange coïncidence, hein ? Tu remontes la fermeture éclair de ta veste noire, tu enfonces les main dans tes poches et tu t’avances vers elle.


« Yo. Je crois t’avoir déjà vu, notamment t’évanouir subitement à l’école. Tu te penches un peu un avant et regarde l’eau frapper les pierres, légèrement en contrebas. Fais gaffe, tu pourrais tomber. Et je pense que c’est pas franchement le meilleur moyen d’en finir. Nan, sérieusement. Là, en bas, tu te ferai balancer dans tous les sens par les vagues et les courants de bâtard, tu pourrai pas respirer, tu te ferai casser de partout par les rochers. Ça m’a l’air lent, et particulièrement douloureux. M’enfin... Tu relèves la tête pour fixer l’horizon tout en haussant des épaules. Tu fais bien c’que tu veux. »


© Riva
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MessageSujet: Re: Great blue ocean under me ••• Duncan   Great blue ocean under me ••• Duncan 1400359500-clockMar 14 Juin 2016 - 20:25
want to sail away
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Recules. Il était temps, la vague se brise juste devant toi, t’éclaboussant quelque peu, mouillant tes pieds glissées dans des ballerines. Tu ignores l’écume et te tournes vers celui qui vient de te saluer. Tu remarques sa cravate et conclues que c’est un élève. Peut-être un des tiens mais ta mémoire n’est pas des plus sûres pour assurer ce point… Tu supprimes cette possibilité à la suite de sa phrase : le tutoiement et l’évanouissement. Hum hum. Ce n’est pas le genre d’image que t’aimes renvoyer à quelqu’un, alors qu’on se souvienne de toi ainsi… Oh, tu trouveras bien une parade pour que ça change.

Tu écoutes le nouveau venu, souriant doucement : il croit vraiment que t’étais partie pour sauter ? Cela te fait reculer un peu plus, paumes en avant, affichant la mine coopérative, comme si c’était nécessaire. Mais ton grand sourire, tes yeux au ciel signifient bien la chose. « Bien sûr, bien sûr… Mourir lentement et dans d’atroces souffrances n’était pas au programme de ma journée. » Il fixe l’horizon alors tu te places à côté de lui, comme cherchant le point exact qu’il fixe, te grattant le menton comme dans une pause pensive… Mais ton regard brun fait un petit aller-retour des siens avec l’horizon : aucun sérieux ne se dégage de ta personne. Car tu es comme ça au fond : même quand ça va mal, tu le nies d’un sourire, d’une blague, d’une idiotie. Car tu t’interdis de te laisser emporter par ça. Et tu adores embêter les inconnus.

« Et toi ? Quel était ton programme de la journée ? Fixer l’horizon, sauver des demoiselles suicidaires et imaginer des morts atroces ? Tu fais une petite pause avant de reprendre : Cela fait assez scénariste de Game of Thrones mais… chacun son truc. » Tu t’étires et penses au fait que quelques heures de natation ne te ferait pas de mal. Comme tous les jours en fait. Tu lui tends une main avec un sourire amical comme si tu prenais la parole pour la première fois : « Song Luli : apprentie en conneries et autres problèmes… de maths. Option évanouissements : j’aime vérifier l’état des sols. Et ça me rassure que dans ces moments, eux au moins sont toujours là pour me rattraper. » Tu as une sourire de gamine, gamine que tu es. Tu as encore un fond de mélancolie en toi, celui qui ne te quitteras jamais… et surtout pas en ce moment. Mais tu ne peux pas t’empêcher de faire de l’humour merdique. C’est ta façon d’être. Et tant pis si l’autre met les voiles : il ne mérite pas de voguer en ta compagnie.
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MessageSujet: Re: Great blue ocean under me ••• Duncan   Great blue ocean under me ••• Duncan 1400359500-clockJeu 16 Juin 2016 - 15:28
GREAT BLUE OCEAN UNDER ME





« Et toi ? Quel était ton programme de la journée ? Fixer l’horizon, sauver des demoiselles suicidaires et imaginer des morts atroces ? »

Pour le coup on peut dire qu’elle t’as eu. Après tout c’est une question qu’on peut se poser, pourquoi t’es là ? Tu espérais quoi en venant sur le port, à cet instant précis ? Et qu’espères tu faire d’autre de la journée ? La réponse est simple : tu te ressources. Mais plus que ça encore, tu as envie de te redynamiser. Tu as le cafard, ça ne fait aucun doute. T’es solitaire, t’es violent, t’es cynique, les autres ne te voient pas comme un ami, et tu ne fais rien pour arranger les choses, mais paradoxalement tu as besoin des autres autour de toi. Tu tires ton énergie des autres, du mouvement, des dynamique sociales, des conflits. Mais quand il ne se passe rien, tu n’as rien à faire, et tu déprimes, tu broies du noir, et tu finis par t’énerver. T’es venu ici pour respirer un grand coup, te faire ramoner les sinus par l’air marin. En changeant d’environnement tu te changes les idées, et tu t’ouvres aux possibilités.

S’ouvrir aux possibilités… C’est quelque chose qui t’es profondément cher, toi qui est en perpétuelle quête de renouveau et qui ne jure que par le chaos, au sens premier du terme. Tu sais que les êtres humains se font petit à petit conditionner par leur environnement, leur culture, leur éducation, les personnes qu’ils fréquentent, pour le meilleur comme pour le pire. Et si ce « formatage » apporte un certain confort, des habitudes de vie, des réflexes, il ferme petit à petit l’esprit à la nouveauté, à l’autre. Tu es convaincu que c’est ta principale différence avec les autres membres de ton espèce, cette manière de fonctionner. Tu refuses un cadre pré-établi, déjà fonctionnel, prêt à l’emploi. Tu refuses les habitudes, tu refuses le confort, tu as une indéniable envie de vivre et d’expérimenter. Mais ça fait de toi quelqu’un d’imprévisible, et parfois terrifiant.

Cette ligne d’horizon, au loin, t’apparaît soudainement et étrangement poétique. C’est une illusion d’optique, une ligne qui n’existe pas, et pourtant elle a une place importante dans nombres de cultures. Elle peut symboliser aussi facilement le désir ardent d’aventure que la folie de celui qui tente de l’attraper. Elle n’est qu’illusion et s’étend pourtant à perte de vue, où que l’on se trouve sur Terre.


« Song Luli : apprentie en conneries et autres problèmes… de maths. Option évanouissements : j’aime vérifier l’état des sols. Et ça me rassure que dans ces moments, eux au moins sont toujours là pour me rattraper. »

Un léger sourire incontrôlable apparaît sur tes lèvres. Tu apprécies les gens qui se battent, et il y a différentes manières de le faire. Cette jeune femme se battait, bien qu’elle semblait se comporter avec insouciance. Il est rare de voir quelqu’un qui préfère apprendre à vivre plutôt que de se plaindre des problèmes. Rien ne t’énerves plus que ceux qui pleurent sans arrêt et ne réfléchissent jamais à une solution. Tu tournes la tête vers elle et plonge le regard dans le sien. Tu y vois de la sincérité, et de la sympathie. Elle ne te connaît pas, ou du moins ne te juge pas. Alors tu sors la main de ta poche et lui claque la sienne à la manière d’un « check », avant de l’enfoncer de nouveau dans ton pantalon.

« Duncan Campbell. J’aime pas me présenter et les autres sont plus doués que moi pour me donner des titres. Tu respires un grand coup, emplis tes poumons de cet air frais, et expires lentement, prenant le temps de sentir ta poitrine, ton souffle, tes muscles se détendre. C’que j’fais là ? Aucune idée. J’espérais trouver en venant ici. Ou ailleurs. Je tournais en rond chez moi, et mes pensées aussi. C’était ni productif ni agréable, alors je suis sorti et ai décidé d’une direction où aller. Me voilà. « Fin de l’histoire », en quelques sortes. Ton sourire se prolonge en sourire amusé, mais tu ne la quittes toujours pas des yeux. J’espère que tu ne comptera pas toujours sur les sols pour te rattraper, tu pourrai venir à le regretter quand ils viendront à manquer. »

Puis tu t’assoies, les pieds pendant dans le vide. Tu cherches au fond de ta poche et en ressort un vieux paquet de cigarette. Le paquet n’a plus de forme, plus aucune couleur, les écritures se sont effacées avec le temps. C’est étonnant qu’il se soit pas encore désintégré. Tu l’ouvres et, comme prévu, ne se trouve plus que 3 cigarettes. Tu en prends une, l’accroche à ta bouche, l’allumes et en inspire la fumée. Le goût d’abord désagréable laisse rapidement place à cette sensation qui s’empare de ton corps et monte au cerveau, la drogue qui fait son effet. Tu essayes de te rappeler de la dernière cigarette que tu as fumé et tu en conclues que c’était il y a plus d’un an.

Tu ne sais pas si c’est la cigarette en elle-même, la jeune femme à côté de toi, le contexte de l’école, ou tout mélangé, mais tu te retrouves soudainement plongé dans tes souvenirs. Tu te revois lors de la découverte de ton pouvoir, tu revois tous les changements qui ont suivis, tu te souviens de ce lycée où tu étais avant d’être découvert et d’atterrir ici. Tu te souviens de tes anciens amis, des gens que tu appréciais, de ta famille, et de ta mère. Tu te souviens de cette vie que tu as laissé derrière toi, tu te souviens de cette personne que tu n’es plus. Puis tu en viens à douter, à te remettre en question. « Et si… ? ». Alors tu envisages, tu considères, tu fais des hypothèses. Mais tu balayes toutes ces idées d’un coup de tête. Tu sais que tu as fais le bon choix, le seul choix possible.

Tu reprends le paquet de cigarettes et le regarde. C’est l’un des deux seuls objets que tu as gardé de ton ancienne vie. Alors tu souris, et émet un léger rire. Tu te souviens maintenant qu’il est là pour justement te faire douter. La remise en question est certes pénible, car elle te fait emprunter des chemins hypothétiques, des idées merveilleuses, où on peut dériver à l’infini et perdre toute accroche au monde réel, mais quand on sait les parcourir, ces mêmes chemins qui tendent à nous détacher de la réalité servent à nous y ancrer de plus belle. On devient encore plus sûrs de nos choix, de notre vie, de nos opinions. On devient encore plus déterminé, on se forge une volonté de fer.

Voilà ce que tu étais venu chercher mon pote. Tu l’as enfin trouvé. Le spot parfait, le moment parfait, la cigarette parfaite. Ce bon coup de pied dans le derch’ qui te relance comme jamais. Maintenant tu es confiant, maintenant tu es grand, maintenant tu peux te lever, et tu peux décider, alors que ce matin tu étais dans le blues le plus total. C’était rapide, c’est vrai, mais tout ce dont tu as besoin c’est d’arriver au fond pour te rendre compte que tout ne peux que mieux aller à partir de maintenant.

D’un coup tu t’allonges sur le dos, tu rigoles un bon coup, et tu te relèves, jetant ta cigarette à la mer. T’as raison, t’as plus besoin de cette merde qui te nique les poumons. Tu t’avances vers cette Song, lui tape dans l’épaule et l’invite à te suivre.


« Allez, viens ! Je vais te payer à boire. Par ce temps c’est sympa un thé chaud. »


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MessageSujet: Re: Great blue ocean under me ••• Duncan   Great blue ocean under me ••• Duncan 1400359500-clockVen 1 Juil 2016 - 12:02
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Shake ? Pourquoi pas. Après tout, tu en fais aussi pas mal. Après que vos mains se soient claquées, la tienne se mue en un claquement de doigts. Tu apprécies l’effort du jeune homme : il a au moins sorti sa main de sa poche. Et t’as évitée un vent, ce qui est toujours agréable. Il finit par se présenter : Duncan Campbell. D’accord. Il ne faudra pas te le redemander dans un quart d’heure… Mais les présentations polies seront déjà du passé. Hum… tu sens de l’agitation chez lui, une force qui ne s’arrête pas aux lois, de l’indépendance, de la violence peut-être… Il faudrait un animal sauvage mais calme, mais impressionnant quand même. Ses yeux verts fixés sur toi ne te dérangent pas mais te marquent tout de même. C’est bon : tu sais. Scot Mustang. (Oui parce que son accent n’est pas américain, ça s’entend tout de suite.) Espérons que tu te souviennes mieux du surnom que du prénom… Enfin pas d’inquiétude. C’est comme ça à chaque fois en réalité.

Tu regardes la mer qui s’agite à ces derniers mots et hausse les épaules avec un sourire. Tu verras bien. Pour l’instant, les sols sont toujours là pour toi. Merci à eux. Si un jour, ils ne le sont plus et que ta chute est mortelle… cela signifie que c’était ton heure. Point. Alors oui… tu pourrais moins boire, moins utiliser ton don, moins sentir les effets secondaires… Tu pourrais. Mais tu ne fais rien pour que ça change. Et ton don te troll autant qu’il te sauve. Si tu dois subir quelques coups et blessures en échange de ta fuite d’alcoolique… tu l’acceptes. S’évanouir dans les couloirs, dormir quelques jours dans le noir, ce n’est pas grave. Et puis, tu fais genre que tu t’en fiches de tout, mais quand tu sens que tu as déconné, tu es rarement en bord d’une falaise… rarement. Mustang s’assoit – enfin Duncan hum – et sort un paquet de cigarettes qui semble avoir autant raccourci la vie de son propriétaire qu’il n’a vécu lui-même. Il se met à fumer et tu t’en fous un peu. Tu n’as plus d’odorat depuis longtemps. Et de jugement… tu ne t’en souviens même plus. Tu restes debout alors que les vagues se fracassent devant vous. Plongés dans vos pensées, dans vos passés, les vagues ramènent les souvenirs.

La mer. L’horizon. La terre. La raison. La passion plutôt. La fuite tantôt. Éloigné, ton père. Égarée, ta mère. Perdue, toi-même. À résoudre des problèmes à longueur de journées, mais jamais les tiens. À trouver des solutions qui n’en sont pas, qui te font tenir debout autant qu’elles te font tomber. Et tu nages encore, et tu ris encore, et tu souris d’un air de défi car tu ne veux pas abandonner. Ah… pourquoi t’accroches-tu ainsi à la vie ? Qu’est-ce qui te retiens Song ? Ce passé qui t’a détruit ? Ce passé qui s’est enfui ? Ce futur qui ne peut être viable ? Ce futur où tu es encore une incapable ? Tu es dans un présent qui est tout sauf un cadeau… Et tu le sais, tu y participes bien trop. À la gloire de ta propre chute, tu te ressers un verre, te noie dedans alors que tu as toujours manqué d’air.

Mais tu es là. Tu inspires à plein poumons cet air marin dont le sel salvateur ne semble libérer que physiquement ta respiration. Depuis si longtemps, tu t’étouffes dans toi-même mais tu le nies. Tu te noies dans tes propres pensées, dans l’alcool, dans la vie. Cela date d’avant tes seize ans. Tu as toujours été ainsi. Tu te revois toute jeune. Tu te revoies même avant Lui. Et tu le sais que, déjà là, ça n’allait pas. Que déjà là, tu te fixais des buts pour ne pas avoir à t’arrêter. Car fixer l’autre bout de la piscine, c’était un moyen de ne pas se regarder, de ne pas se comparer, de ne pas conclure à ce décalage avec toutes les personnes autour. Tu étais toi mais ce n’était pas l’important. L’important : c’était d’atteindre l’autre bout du bassin. Loin du bruit. Loin de la surface. Le corps qui souffre. Le manque de souffle. Atteindre. L’autre. Bout. L’as-tu atteint, Song ? L’as-tu atteint ?

Tu sors de tes pensées en entendant le rire de Mustang, ce dernier vient de s’allonger mais se relèves bien vite. Tu fronces du nez quand il jette sa cigarette à l’eau. T’es un peu écolo à tes heures perdues et le poisson, t’en mange bien trop pour ne pas réagir quand il est pollué en direct. Il t’invite à le suivre d’un tapotement amical, donc tu le suis. Tu ris intérieurement : *Un thé ? Bah voyons… C’est un vrai Brits celui-là.* Mais bon, tu ne dis pas non quand on te propose à boire et surtout qu’on va te le payer. Tu es un peu radine et surtout pauvre. Et puis… tu n’as jamais payé quoi que ce soit en soirée : si tu peux faire de même en journées, hum… Vous traversez la Grande Place d’un pas tranquille mais assuré. « Cela fait longtemps que tu es à Prismver ? J’imagine que tu dois adorer la Vice… » En tant que rouge, il devait bien connaître l’impact de la Muggle Harpy. Et toi, en ex-jaune mais surtout pro-rouge, cela t’agaçait particulièrement. C’était d’ailleurs ton agacement… et ta crainte pour les monomageias… qui t’avaient amené au port.

Vous tournez aux manèges avant d’entrer dans un petit café. Quelques tintements de cloches résonnent en poussant la porte. Deux-trois clients qui continuent leurs conversations et ignorent votre entrée. Parfait. Tu décides de la place : au fond mais à côté de la fenêtre ouverte. Même entourée de vitres, tu ne veux pas voir venir la claustrophobie. Tu fais signe au proprio de la main et du sourire : il s’exécute immédiatement. Il te connaît. « Hey ! Un Irish coffee s’il-vous-plait. Et pour mon ami… ? » Tu le laisses faire sa commande et l’autre repart derrière son comptoir. Il doit être… quoi ? Neuf, dix heures ? Mais pour toi, ce sera juste un petit café matinal. Et le barman le sait. Tu te retournes vers Duncan : « En tous cas… Saches que les profs sont autant agacés par elle que les élèves. Et on fait notre possible pour éviter ça. Mais c’est Ruthel qui gère la baraque. Nous, on peut juste limiter les dégâts. » Et espérez que ça ne va pas empirer. Staunton OK. Mais pire viendra. Tu le ressens. Tu le pressens. Et le crains énormément malgré ton apparence détachée.
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MessageSujet: Re: Great blue ocean under me ••• Duncan   Great blue ocean under me ••• Duncan 1400359500-clockSam 23 Juil 2016 - 22:51
GREAT BLUE OCEAN UNDER ME



« Cela fat longtemps que tu es à Prismver ? J’imagine que tu dois adorer la Vice... »

Cette fameuse vice directrice...Staunton. Tes sentiments étaient mitigés à son égard. Tu ne sais comment prendre les récents événements, ni la venue de cette étrangère d’ailleurs, qui ne comprenait rien de ce qui se passait sur cette île. Une part de toi, la part instinctive, la part sauvage, n’est pas contente. Car sur le court terme, elle va limiter les possibilités, elle va contraindre les gens, elle va modifier cette école, cette école dans laquelle tu as pu en quelque sorte t’épanouir. Cette liberté, tu y tiens. Et cette liberté découle directement du fait que cette école est en dehors du reste de la société, obéissant par ses propres lois, avec son propre système. Ce qui, à cause de Staunton, risque de ne plus être le cas longtemps. De plus la Guerre des Classes va être chamboulée, et l’est déjà ! Et ça tu ne peux pas l’accepter. Tu ne veux pas défendre ta classe, non, mais bel et bien la guerre en elle-même. Tu aimes voir les autres se battre, et tu aimes toi aussi foutre quelques beignes dans la mêlée, quand l’occasion s’y présente. Mais il semblerai que cette vice directrice compte réduire à néant tout ce système, et faire de cette école une énième école anglaise faite pour l’élite. Et il est hors de question que ça arrive.

Mais ton autre part de toi, celle qui réfléchi, et qui est patiente, elle, elle jubile. Tu sens, tu ne sais pas trop pourquoi, mais tu sens que sur le long terme cela sera profitable. Tu sais qu’à trop contraindre un peuple, il se bat pour sa liberté. Tu sens qu’un moment viendra où les élèves s’uniront et se battront pour renverser Staunton et la renvoyer d’où elle vient. Tu sens que les tensions accumulées vont éclater, tôt ou tard, et que ça va éclater dans la face de cette vieille pie.


« Laisse-moi être honnête 5 minutes avec toi, parce que tu m’inspires confiance. Je ne sais que penser de cette vieille folle, et de tout ce qui s’est passé récemment. Si tu veux je »

Tu t’arrêtes parce que vous venez d’entrer dans un café. Tu t’installes tranquillement en face de ton amie du jour.

« Hey ! Un Irish coffee s’il-vous-plait. Et pour mon ami…?

-…Oh ! Je vais prendre un thé vert, pas à la menthe, et un quart de citron ! Merci !

- En tous cas… Saches que les profs sont autant agacés par elle que les élèves. Et on fait notre possible pour éviter ça. Mais c’est Ruthel qui gère la baraque. Nous, on peut juste limiter les dégâts.

- Ce qui est sûr c’est que ce qui se passe pour l’instant est plus grand que n’importe lequel d’entre nous. Mais pas si on s’unit. Comme je le disais tout à l’heure, j’ai un sentiment mitigé par rapport à tout ce bordel. Staunton est une salope, on peut pas vraiment le nier. Elle n’a rien à faire ici, ce n’est pas son monde, et on n’a pas besoin de son aide, ni de ses méthodes. En revanche, je me dis que sur le long terme, elle pourrait être bénéfique pour l’école. Ah… merci ! »

T’enlèves tes coudes de la table et laisse le patron déposer les deux tasses en face de toi et Song. Puis tu prends le morceau de citron et le presse entièrement dans ton thé. Ton péché mignon, ça serait sûrement l’acidité, et le citron par-dessus tout. Tu bois une gorgée et tu frémis légèrement de satisfaction.

« Tu vois, à terme, il se pourrait que les élèves, voir l’école toute entière, se rebelle contre cette femme, et la dégage de cette île. Il se pourrait qu’on assiste à un formidable élan de solidarité, dépassant les classes et les différences, tous unis pour protéger l’école qu’on aime tous, d’une façon ou d’une autre. Mais si ça se produit, qu’est-ce qu’il viendra ensuite ? Est-ce qu’on nous laissera la paix? Est-ce qu’on devra supporter un autre inspecteur, ministre ou dirigeant étranger, pour nous surveiller et faire des rapports réguliers à une quelconque institution secrète ? Je ne sais pas. Je n’en sais rien. À chaque scénario que j’imagine, je suis à moitié excité, à moitié sur mes gardes, et ne peut m’empêcher d’essayer de prévoir la suite. Mais tu sais ce qu’il y a de vraiment cool dans tout ça ? Le changement, et en fin de compte, la nouveauté. Peu importe ce qui arrive aujourd’hui et ce qu’on peut prévoir pour la suite, car quoiqu’il arrive, demain est un autre jour, plein de surprises. »

Tu bois de nouveau un coup, affiche un large sourire dévoilant tes dents à ton amie du jour, et t’enfonces dans ta chaise. Tu es content de ta réponse. Car elle était venue naturellement, tu n’a pas eu besoin d’y penser, les mots se sont formés dans ta bouche quand tu parlais, et tu trouves le résultat fantastique. Tu as ta réponse. À la question « Que penser de cette Staunton ? », tu peux maintenant répondre, avec une certaine malice, « on verra ». Tu es profondément convaincu que la vie fonctionne par cycles, période d’ordre, puis de chaos, puis d’ordre, et ainsi de suite. Donc peu importe… tout ! La vie suit son court, et toi tu pourra toujours trouver de nouvelles façons pour tirer ton épingle du jeu.

« Tiens ! Pendant que je tiens un prof, quelles sont les directives que vous avez reçu de la part de Staunton exactement ? Concernant les cours, mais aussi la gestion de l’école, des élèves, enfin bref, un peu tout ? »


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MessageSujet: Re: Great blue ocean under me ••• Duncan   Great blue ocean under me ••• Duncan 1400359500-clockLun 25 Juil 2016 - 20:18
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Acquiesces. Tu es toute ouïe devant cet élève qui, au premier abord, t’as paru silencieux et pensif et est capable à présent d’être totalement plongé dans sa réflexion et avoir un avis très tranché sur la question. Bien loin de ce qu’il annonçait alors que vous étiez encore dehors. Tu écoutes et concèdes certains de ses propos, n’appréciant pas non plus la Vice-Directrice. Tu plisses tes yeux alors qu’il va pour décrire le positif de la situation. Ce que, en prenant une gorgée de ton café mêlé de whisky, tu n’es pas sûre de le voir comme tel, même au long terme. Tu aimes le grabuge – il serait naïf de le nier – mais tu n’es pas sûre d’apprécier toutes les surprises que t’a accordée Prismver depuis que tu y es. Certes, ce Pensionnat devient de plus en plus fou – et pas dans le sens loufoque mais plutôt ingérable – mais selon toi, il faudrait à un moment s’arrêter. Et voir une telle position de la part d’un élève te donne un aperçu peu réjouissant de la situation…

Scot Mustang semble très content de lui en revanche. Te souriant et s’enfonçant avec tranquillité dans sa chaise. Tu hésites à lui dire ce que tu en penses. Tu sens que si tu lui dis, il pourra se braquer et cela serait dommage. Tu ne pourrais plus alors avoir son avis sur la situation. Tu décides donc à dire : « Plein de surprises bien sûr… Tu bois une nouvelle gorgée, tes yeux bruns se posant sur ton interlocuteur avec calme. Le Refuge aux Sorcières n’en est plus depuis longtemps… Mais j’avoue que je ne m’attendais pas à ce que notre paix soit aussi menacée. Tout en sachant que ce n’est probablement que le début. On pourra bien tous se rassembler mais cela n’empêchera pas l’entrée en scène d’autres personnages… »

Ainsi allait la pièce de la vie. Si ça n’avait pas été la Muggle Harpy, cela aurait été un autre. Elle n’était pas la plus sympathique mais les récentes violences que les élèves avaient subis t’inquiétaient plus encore. Tu étais plus favorable à trouver un terrain d’entente avec l'actuelle au pouvoir et assurer une scolarité plus ou moins paisible. Virer la Staunton, c'est risquer d'écoper de pire encore. Il reprend la parole, plein d’assurance et tu lui souris, soufflant un rire. Plein d’assurance, c’est le moins qu’on puisse dire. Oh ! Tu peux au moins lui féliciter son audace. Tu lâches un peu trop ironiquement d’abord avec un fin sourire : « Et ce sera tout ? Un autre thé et l’addition ? »

Tss… Tu finis ton verre et le déposes sur le côté de la table, attrapant une rose dans son vase. Tu aimes tant ça les fleurs. Tu tentes de capter son odeur, en vain avec ton odorat anesthésié, mais trouve ses pétales doux. Tu la remets dans son eau et ton attention revient à l’élève, alors que tu poses tes mains liées sur la table : « Je ne peux pas tout te dire, évidemment, mais je peux te préciser certaines choses. Mrs Staunton est venu ici pour que cette école retrouve un peu le sérieux et les règles qu’elle possède déjà mais qu’elle n’applique pas.

Petite pause pensive. Hum… Cela consiste majoritairement à confisquer le moindre objet dangereux et à stopper toute utilisation de pouvoir à risque en dehors des cours de Maîtrise… Ce qui est plutôt logique et n'est pas nouveau. Mais également à assurer que les élèves comme les professeurs (sourire entendu) viennent en cours. Finalement… Malgré cette volonté de punir sévèrement les élèves et d’envoyer en classe E les trouble-fêtes, la Vice-Directrice semble juste souhaiter une école gérable. »

Soupir en relâchant les épaules. « Enfin… ça ne m’enchante pas pour autant de faire changer de cravates mes étudiants. Avoir une classe qui déborde d’élèves n’est pas la meilleure technique pour calmer une école. Ici comme ailleurs. » Déjà que les E subissent une injustice certaine, accueillir dans cette classe tous ceux qui gênent « la vue » de la Vice, c’est mal jouer et moralement mauvais. Pas étonnant ensuite que les élèves font n’importe quoi à Prismver… Et quoi faire ensuite quand ils sont déjà rouges ? Quelle va être la sentence ?

Tu ne veux pas le savoir au fond. Tu aimerais être quelqu’un qui a des idées et qui mène des révolutions. Mais non. Tu es encore l’ado qui fait des fêtes et dont le pouvoir ne sert qu’à troller les gens. Pas les défendre mais pas les blesser non plus. Tu veux bien être utile en tant que prof mais dans ce monde de magie, tu ne sais pas encore trop ce que tu souhaites comme poste. Mais à l’inverse, tu sais ce que tu ne veux pas. Pas être témoin d’une école qui s’entre-déchire et qui court à sa perte…
march 2016 Δ ft. Duncan Δ © GASMASK



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MessageSujet: Re: Great blue ocean under me ••• Duncan   Great blue ocean under me ••• Duncan 1400359500-clockDim 21 Aoû 2016 - 13:39
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Évidemment, elle a des réserves. Évidemment, elle ne veut pas tout dire. Évidemment, elle semble souhaiter que ça se passe mieux, elle ne semble pas vouloir de guerre ouverte. Elle veut une école normale, où les élèves étudient, où les profs enseignent. Staunton a de bonnes intentions, dans le fond, pas vrai ? Mais seulement pas les bonnes méthodes. Dans un sens, elle a raison, tu dois l’avouer. Mais tu n’es pas de cet avis-là.

« Staunton n’a pas sa place parmi nous. Personne du ’’vrai monde’’ n’a sa place ici. On ne dirige pas les Etats-Unis en étant anglais. On ne dirige pas la Chine en étant japonais. »

Tu finis ta tasse de thé, avant de reporter le regard vers ta compagne.

« Connais-tu le Petit Prince, d’Antoine de Saint-Exupéry ? C’était un aviateur français, et ce conte est sûrement l’œuvre la plus simple, sincère et poétique qu’il m’ait été donné de lire. Ça raconte l’histoire du Petit Prince qui part de sa petite planète en voyage jusqu’à la Terre, et qui rencontre différentes personnes en chemin, ce qui lui sert en quelques sortes de leçons de vie. Et l’une de ces personnes est un roi, seul sur une planète déserte, assis sur un trône, avec un manteau rouge si grand qu’il recouvre toute sa planète. Le Petit Prince aime les couchers de soleil, alors il lui demande d’ordonner au soleil de se coucher, vu que c’est le roi et qu’il commande à toute chose qui existe.
" -Je voudrais voir un coucher de soleil… Faites-moi plaisir… Ordonnez au soleil de se coucher…
-Si j’ordonnais à un général de voler d’une fleur à l’autre à la façon d’un papillon, ou d’écrire une tragédie, ou de se changer en oiseau de mer, et si le général n’exécutait pas l’ordre reçu, qui, de lui ou de moi, serait dans son tort ?
-Ce serait vous, dit fermement le petit prince.
-Exact. Il faut exiger de chacun ce que chacun peut donner, reprit le roi. L’autorité repose d’abord sur la raison. Si tu ordonnes à ton peuple d’aller se jeter à la mer, il fera la révolution. J’ai le droit d’exiger l’obéissance parce que mes ordres sont raisonnables." »


Ce livre, tu le connaissais par cœur. Tu l’as lu des centaines et des centaines de fois, et celui que l’on t’avais offert quand tu étais petit est l’un des rares objets de ce monde que tu chéris.

« Ce que je veux dire, c’est que diriger implique de comprendre. Diriger un peuple, une société, une culture, implique de comprendre ce peuple, cette société, cette culture. Comprendre les origines, les motivations, les valeurs phares, le mode de fonctionnement de ce peuple, cette société, cette culture. L’histoire, la langue, les ethnies, les religions, les traditions, les croyances, les infrastructures, la forme du gouvernement, la place et le rôle des médias, l’éducation, la technologie, la géographie, toutes ces composantes qui forment un pays sont autant de paramètres qui influent sur la culture. Si on ne comprend pas tout ça, on ne comprend pas le pays, on ne comprend pas son peuple, on ne comprend pas sa culture. Et c’est seulement en ayant vécu au sein de ce pays, de cette culture, pendant une longue période que l’on commence à s’en imprégner, et à comprendre. »

Tu lèves la main pour appeler le serveur.

« Je prendrais une pinte de Guinness. Merci… Mais tu vois, lorsqu’on est né dans cette culture, alors on est une part entière de celle-ci, et inversement, elle nous englobe. ‘‘Je ne suis rien sans ma culture, mais une culture n’est rien sans un peuple’’. C’est pourquoi seul un américain peut diriger les États-Unis, seul un chinois peut diriger la Chine etc. Car ils y sont nés, ils font partie de cette culture, la comprenne. Ils ont donc connaissance d’un maximum de paramètres, et ont toutes les ressources en main pour donner des ordres raisonnables au peuple. »

Le barman t’apporte ta pinte, que tu ne te lasses jamais d’admirer. Cette robe très foncée, coiffée par une mousse épaisse, onctueuse, crémeuse… À chaque fois, ça te donne le sourire. Tu bois une gorgée et te sens alors comme chez toi. Cette douce amertume mélangé à un arrière-goût de café et l’un de tes autres péchés mignons. Si quelqu’un devait te corrompre, il devrait passer par la Guinness, sans aucun doute.
Tu ne sais pas si cette fille, en face de toi, t’écoutes avec fascination, ou si elle se dit intérieurement que tu es à moitié fou, un illuminé de plus qui risque de tout faire péter sur un coup de tête. Mais tu es sûr d’une chose : elle t’écoute. Et ça, c’est le principal. Au moins, ce que tu dis ne sera jamais perdu.


« Le problème est que nous sommes des… sorcières, des monomagi-machin, des gars avec des super-pouvoirs. Pour une raison ou une autre, certaines personnes dans le monde sont comme ça, d’autres non. Quoiqu’il en soit, on ne choisit pas. On fait donc avec ! On créé un institut, une école, une micro-société pour nous éduquer, pour nous développer, pour apprendre de notre condition et vivre avec. Si tu veux mon avis, ça ressemble beaucoup à une culture ça : des hommes qui vivent ensemble, dans une région spécifique, en partageant des coutumes, un mode de vie, et des similarités biologiques. Nous on a des pouvoirs, le reste du monde non. Ça leur fait peur, parce qu’ils ne comprennent pas. Ils ne veulent même pas comprendre, ils veulent soit nous contrôler jusqu’à la moelle, soit nous éradiquer. Tu m’excusera la comparaison, mais ça ressemble beaucoup à du colonialisme : un étranger qui vient sur une terre réclamer quelque chose qui ne lui appartient pas, en massacrant les peuplades locales par la même occasion. L’Histoire nous donne des dizaines d’exemples sur ce qui arrive aux peuples colonisés : soit ils s’adaptent à l’envahisseur, soit ils disparaissent. C’est aussi simple que ça. Et dans la majorité des cas, s’adapter voulait dire accepter sa condition d’esclave pour souffrir le moins possible.

Les gens, là dehors, qui ont peur de nous, sont des envahisseurs. Ils n’ont pas notre don, ils ne savent pas ce que ça fait de le découvrir dans la souffrance, la tristesse et la solitude. Ils ne savent pas ce que ça fait de voir son monde s’écrouler, ses croyances, rêves et convictions ébranlées en l’espace d’un instant. Ils ne savent pas ce que ça fait de perdre tout repère, de s’exiler, loin de sa famille, de ses amis, avec très peu de contact, sans pouvoir leur dire la vérité. Ils ne savent pas ce que ça fait d’avoir peur de son propre corps, de ne pas savoir quand notre don se manifestera, si on arrivera à le contrôler. Il ne savent pas ce que ça fait de redouter le jour où on perdra le contrôle, où on blessera nos amis, les gens qu’on aime. Ils ne comprennent pas nos dons, ne nous comprennent pas, ne comprennent pas cette école, alors il est inconcevable qu’ils viennent nous diriger, avec une logique et des méthodes d’ailleurs. Staunton, aussi bien fondées soit ses intentions, n’a pas sa place ici, parmi nous, dans cet école. Elle n’a aucun droit de nous diriger. C’est de l’ingérence pure.

Cette école va de travers, c’est certain, il y a sûrement des dizaines de choses que l’on pourrait changer pour l’améliorer. Mais c’est à nous de le faire. Notre école, notre vie, notre boulot. Personne d’autre n’a le droit de venir nous dire que notre école se barre en couille, et encore moins de venir la réparer à notre place, de faire des choix à notre place. »




Ton sourire s’efface peu à peu, et ton regard se perd à travers la vitre, au loin, dans le vide. La réponse « On verra » ne tient plus. En fait, la réponse c’est « elle dégage ». « On verra », c’est pour plus tard. Pour après. On verra après, on avisera à ce moment-là.

T’as toujours été rapide à changer d’avis, mon pote. T’es impulsif, direct, c’est comme ça. Mais si t’es rapide à changer d’avis, c’est que l’avis précédant n’était pas le tien. Il te séduisait, d’une manière ou d’une autre, pour une raison ou une autre, mais il n’était pas tien. T’es un orateur, tu réfléchis en parlant, tu penses en parlant, tu te construis en parlant. Car la parole est ouverte, elle est libre, elle est faite pour être entendue, écoutée. Les mots que tu prononces doivent arriver dans les oreilles de quelqu’un. Alors ces mots, ces phrases, les idées, le sens que tu leur donne se confronte à l’interprétation d’autrui, à sa compréhension, et à son avis, son expérience. En confrontant tes idées, tu confrontes ta personnalité, ton individualité. Tu te testes, constamment, face aux autres, tu observes tes limites et celle des autres. C’est comme ça que tu fonctionnes, que tu te construis.

Alors oui, tu es des fois rapide à changer d’avis, mais c’est pour mieux t’adapter, pour être à jour. Tu ne stagnes jamais, tu n’es pas constant, tu évolues sans cesse, tu te modifies, même à des échelles subtiles, chaque jour. Tu es capable de faire ça parce que tu sais profondément qui tu es et ce que tu veux. Le reste n’est que fioritures, des détails.

Tes yeux se dirigent vers ceux de Song. Ton regard est sombre, froid, sérieux, direct.


« Ça va exploser. Si ça vient pas de moi, ça viendra de quelqu’un d’autre. Ou même de nous tous, pourquoi pas. Mais ça va exploser, ça ne fait aucun doute. Ce n’est qu’une question de temps. L’école telle qu’on la connaît va disparaître, et comme tu le dis, d’autres acteurs vont entrer en scène. Oublie la normalité, oublie les règles, oublie l’enseignement. Le prochain chapitre de notre histoire sera violence. »


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MessageSujet: Re: Great blue ocean under me ••• Duncan   Great blue ocean under me ••• Duncan 1400359500-clockDim 9 Oct 2016 - 12:21
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Démonstration. Tu ne le connais pas vraiment, Mustang, mais tu as l’impression qu’il s’éclaterait à la télévision. À parler, à parler… à convaincre que son avis doit être l’opinion de tous. Tel un politique. T’es sociable mais pas forcément à l’écoute mais tu essayes, tu fais des efforts pour le suivre. Même si tes pensées ne le suivent pas. Tu acquiesces certains passages, hausses un sourcil à d’autres moments, laissent ton esprit s’envoler à ses références. Oui, tu connais le Petit Prince et tu vois où il veut en venir, mais tu trouves qu’il part trop loin dans ses comparaisons. Pourtant, tu serais la première à employer le même discours : comprendre est la base de l’action, la manipulatrice que tu es l’a bien compris. Et c’est d’ailleurs pourquoi tu ne te vois pas virer Staunton purement et simplement. Tu n’aimes pas ce qu’elle fait mais tu veux la comprendre, la connaître, saisir ses forces et faiblesses… et la changer, la détourner, la guider selon tes envies.

Ainsi tu écoutes le Scottish, souriant à la vue de la bière et le laisses terminer son exposé. Il semble sérieux mais cela t’amuses, cela se voit dans tes yeux qui brillent. Quelle gamine, tu fais. Mais c’est ta seule manière de garder le contrôle, de « nier la réalité », de « repousser les éventualités ». Tu aimes Prismver et oui, tu aimerais que l’école ne change pas. Mais elle a déjà changé. Et elle changera encore. Mais en aucune façon, tu la laisseras mourir ou s’auto-détruire. Tu te redresses et réponds à la froideur de son dernier mot avec toute la chaleur de tes convictions : « J’entends tes mots, tes opinions, tes combats, tes espoirs. J’entends un enfant qui ne veut pas de changement ou alors qui désire en être le chef rebelle. Je ne nie pas ce que tu soulignes mais je n’ai pas la naïveté de croire que cela vient de Staunton. Les E se sont agités avant cela, les A aussi, les S toujours… la Vice n’appelle qu'un nouveau chapitre. Elle ne peut nous comprendre, selon toi ? Alors, on doit la comprendre, oui... non la supprimer. Apprends à connaître tes ennemis pour pouvoir en faire des amis. Telle est ma devise. Diplomatie. Et non "violence". »

Tu te relèves, inspirant l’air frais qui passe par la fenêtre mi-ouverte puis le regarde fixement, sérieusement. « Cette école change tous les jours et oui, tu pourras être un de ses agitateurs. Mais ne crois pas une seconde qu’en éliminant la Vice du plateau, il y aura de nouveau le contrôle parfait pour nous. Les dons sont révélés. Les gens sont agités. Il est temps de vivre avec, de montrer que nous sommes pacifiques, de prouver que nous pouvons vivre avec eux… Sinon, on nous parquera ici, sur cette île, tels des animaux… si on ne finit pas dans des labos. Et ça… ça… je le refuse. » Tu avales ta salive, tes souvenirs heureux et insouciants de ton adolescence rencontrant ceux de ton début de carrière professorale, face à ces élèves si semblables à toi. « Tu parlais de culture tout à l’heure. Saches que je me sens américaine, chinoise, anglaise parfois… Humaine toujours. Mon don est une partie de moi mais il ne m’éloigne pas des humains. Je prendrais toujours sous mon aile des monomageias mais ma compassion ira aux jeunes qui sont perdus, non aux êtres dont l’ADN est singulier. Je suis professeure à Prismver et je me dois d’être là pour eux. Surtout si une guerre se prépare. Et je les protégerai. » Tu le fixes une dernière fois du regard, te retenant d’aller plus loin, te retenant d’utiliser ton don sur lui – cela te démange – puis tu sors. Cette journée a débuté dans le doute et se poursuit dans la certitude : ils ont besoin de toi. N'abandonnes pas.
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HRP : Désolée du retard, je suis en baisse d'activité.
J'espère que cette fin te conviendra !



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MessageSujet: Re: Great blue ocean under me ••• Duncan   Great blue ocean under me ••• Duncan 1400359500-clock
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