» prédéfinis

» mini news
15.06 N'importe quel adulte peut maintenant avoir en filleul un élève de D ou E.

07.05 Prismver a 6 ans ! Le temps file ♥
» intrigue

» rps libres
RP CONTINU •• infos ici

Ne jamais déranger une pirate en pleine activité ♦️ Ashley Mera

Ballon prisonnier ♦️ Amélie Langevin

Drinking 'til we all get sick ♦️ Cattleya A. Taylor

Sunday Afternoons ♦️ Alice K. Andel

ajouter le mien ?
» à l'honneur

Amélie Langevin
www.

» infos en +



www. CHATBOX
www. annexes
www. animations
www. annonces des membres
www. casiers
www. event 4 mois
www. libre service
www. libre-service
www. liste des clubs
www. listings & recensements
www. partenariat
www. questions & suggestions
www. évènements
www. top-sites
Routine [PV Amelia]







Partagez | 
 


 Routine [PV Amelia]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Message Dans Routine [PV Amelia] | le Mer 11 Juil 2018 - 18:44
avatar
Invité
Invité


Routine. C’est une putain de routine. Rien de plus. Rien de moins. Ça aurait du en rester là.

Tu sais, cette routine qui veut que certains soirs, quand tu te sens d’âme joueuse, tu prends ta guitare avec toi avant de partir au travail. Comme si ça allait te servir derrière tes fourneaux.

Là, pendant que tu fini les préparatifs du repas du soir, avant d’aller dormir comme toute poule qui se respecte, tu regardes plus haut.

Le plafond est sympathique. Surtout la tache de sauce tomate qu’il faudra faire partir à l’aide du prochain collé ici.

La semaine dernière, c’était des crêpes alliées aux potions de Loïs qui avait fini à devoir être décollé. Belle bulle de couleur.

Tu fermes les yeux, prends une grande inspiration et l’odeur du savon liquide pour le sol embaume un peu trop tes narines. C’est bon tout est propre.

Un passage au vestiaire et te voilà changé. Propre comme un sou neuf, guitare à la main et pied vaillant pour aller vers la salle du club de musique.

Est-ce que ce soir la fée du piano sera là ? Grand mystère. Toute la beauté de cette routine pas si routine. Il l'a entendu une fois pas hasard et depuis il viens écouter, sans un mot, ses prestations.

Pas tout le temps. Tu n’es pas le meilleur fan au monde, mais souvent en tout cas. Seulement jamais tu ne l’approches. Cravate doré est un danger pour tous et tu sais respecter certaines choses.

Seulement le Ranker n’est plus. Les S aussi. Le temps change et un vent nouveau souffle sur l’établissement. Pour le meilleur et surtout le pire. Pourtant ça apporte une boule d’espoir en toi.

Depuis la première fois où tu l’as entendu une envie de jouer avec t’habiter. Rien de plus, juste échanger son son avec le tien. Pas de moral ou de discours surfait, juste un son avec un autre.

Ta guitare et son piano. Parfois tu l’as même imaginer au saint des angelic slayer, mais c’est un peu trop. Déjà si elle échange avec toi ça serait bien.

Tu ne connais pas son pouvoir, mais tu as l'espoir que le tien puisse empêcher un drame entre vous deux. Elle reste une S, mais si la classe n’est plus. Elle est une A. Elle est un mystère ambulant.

La fée au piano est dans la pièce quand tu arrives devant la salle de musique. Elle ne joue pas cette fois et tu ne sais pas si c’est une bonne chose ou non.

Il faut savoir tenter le diable. Vêtus d’un pantalon noir et d’une chemise blanche, la guitare toujours dans le dos, tu frappes à la porte en même temps que tu rentres dans la pièce pour annoncer ta présence.

« Bonsoir. Vous ne jouez pas ce soir mademoiselle ? »

Ta voix est douce, un peu déçue, légèrement enfantine. Tu es un enfant déçu là tout de suite. Ça se voit.
Message Dans Re: Routine [PV Amelia] | le Jeu 19 Juil 2018 - 22:36
avatar
Invité
Invité


routine
Ce soir est des soirs où la lune semble double et la chaleur des souffles d'été semblent plus frais qu'à l'accoutumée. Ce soir est de ces rares nuits parsemées d'un parfum d'une électricité envahissante, comme le précurseur d'une colère imminente ; ce soir est le moment d'ultime vérité, les réponses attendues, la frayeur d'une habitude si répétitive qu'elle en devient effrayante.

Ce soir est la différence, l'unique fondu dans une répétition d'une réalité si empreinte d'ennui qu'elle en devient obscène.
Ce soir, tout sera différent parce que je l'ai décidé.
Ce soir, le piano ne vibrera pas des notes de la musique que je n'ai jamais tenté de rejeter, d'un jeu empreint d'un passé oublié.

Ce soir, le silence répondra aux attentes d'une humeur si versatile que je ne peux me l'expliquer, comme la réponse à mon instinct détesté.
Ce soir, je ne jouerai pas au nom de ma propre prudence, de cette intimité, d'une passion que l'on m'a déjà volé.

Ce soir, maintenant que je sens une présence, un désir si marqué, comme le paroxysme d'une discrétion forcée. Ce soir, comme la fin d'une épopée solitaire que j'ai tant désiré ; ce soir, comme un calme englouti par une présence humaine et par l'affreuse possibilité que toute ma solitude n'ait jamais existé.

Ce soir, il a pourtant tout gâché. Ce soir, au nom d'un caprice, de ses propres envies, d'une curiosité un peu trop profonde, comme l'aveu d'une immaturité que ses actes traduisaient déjà si bien.

Il est comme moi, dans cet égoïsme envahissant, dans l'oubli des désirs d'autrui pour la simple satisfaction de pouvoir accomplir les siens.
Il me ressemble, par ce côté infantile si aisément assumé.
Je déteste cette possibilité, comme la moindre part de lui, parce qu'il semble tout savoir. Je refuse cette réalité, comme le parasite d'une faiblesse que j'ai oublié depuis longtemps, et tout semble changer, au nom d'un simple refus, du déni de cette égalité. Je l'accepte, comme un refus d'entrevoir ma propre humanité.

- Je ne joue pas, réponds-je simplement.

C'est un mensonge sans autre raison qu'un désir du présent, une pure et simple possibilité, comme la facilité d'admettre qu'un peu de piment ne pourrait que me faire plaisir.
C'est le mensonge d'une gamine qui s'ennuie, d'un adulte paumé, d'un duo si mal engagé qu'on pourrait croire à la farce immonde d'un dieu qui cherche à calmer l'unique créature qu'il regrette d'avoir créé. Je suis au courant, tu sais. Je réalise combien j'ai changé, comme tu me crains, comme ce cadre ne suffira pas plus à me retenir que la moindre des règles que ce monde pourrait m'imposer.
Je n'ai pas peur de ça, pas plus que de toi ; et il faudra plus qu'un peu d'autorité pour ébranler cette vérité.

- J'aimerais bien savoir ce qui vous amène ici. Je suis bien la seule à fréquenter cet endroit à une heure pareille. Ça ne m'étonne pas autant que ça me réjouit, sachez-le bien.


robb stark

Message Dans Re: Routine [PV Amelia] | le Sam 28 Juil 2018 - 10:01
avatar
Invité
Invité


Est-elle sérieuse ? C'est la question qui te trotte en tête. Qui est-ce qu'elle croit tromper ? Est-ce que sa question montre son innocence ou son refus de voir une réalité qui lui échappe ou bien est-ce un foutage de gueule en bon et due forme ?

Tes yeux dérivent sur sa cravate, semblent de nouveau évaluer son âge et enfin ton esprit décide qu'elle semble assez grande pour ne pas devoir forcément prendre certaines pincettes. Enfin pas les mêmes que pour d'autres. Elle est certainement naïve d'une certaine manière. L'innocence peut-être en chacun de nous.

- Oui, effectivement, j'avais remarqué que ce soir, vous ne jouez pas.

Tu insistes sur le fait que tu sais qu'elle joue. Que tu prends son affirmation non comme un mensonge, mais comme une confirmation de l'état de ce soir. Il y a tout de même certaine autre interrogation en toi. Pourquoi est-ce qu'elle insiste sur le fait qu'elle est normalement seule ? Est-ce une façon à elle de vouloir nié que tu sais qu'elle joue en temps normal ? Pourquoi ?

Il y a des questions sans réponse et il y a ses questions à elle qui sont en attende. Tes lèvres s'ourlent en un sourire. Il faut être accueillant et sympathique avec tout le monde. Répondre aux questions des plus jeunes, c'est ce qu'on attend d'un adulte responsable. Tu l'es n'est-ce pas Eros ?

- Pourquoi penser, vous être la seule à venir ici ? Ce n'est pas parce qu'on ne remarque pas une personne qu'elle n'est pas présente et consciente de votre présence.

C'est encore à déterminer si tu es un adulte du coup. Ce n'est pas certain. En transition. Est-ce que c'est important d'en être un ? Pas forcément, du moment que tu as une vie tranquille et comme tu le sens ce ne sera qu'un accessoire.

Pourtant, tu fais preuve d'un minimum de sérieux en haussant les épaules de manière assez désinvolte. Cela ne coûte rien de lui répondre franchement. Au pire des cas qu'est-ce qu'il arrivera ? Ce n'est que de la musique toute cette histoire.

- Je vous écoute de temps en temps jouer. C'est beau. Je voulais vous proposer de jouer en duo. Sinon j'aurais, comme toujours, écouter en silence.

Après tout, il n'y a pas à chercher midi à quatorze heures.
Message Dans Re: Routine [PV Amelia] | le Dim 29 Juil 2018 - 16:12
avatar
Invité
Invité


routine // Eros
Quelqu’un est entré dans mon univers, une fois encore.
Une fois de trop.
La première fois, je m’en rappelerai pour toujours. J’ai d’abord cru à la bonté de Killiam, mais il faut croire que les détenteurs d’ataraxie ne savent pas guérir leur propre mythomanie. Je me suis souvent demandé depuis quand son pouvoir m’affectait, à défaut de douter de son utilisation, et ce qu’il adviendrait si quelqu’un de normal me surprendrait ici.

Quelqu’un d’autre.
C’est peut-être cette curiosité qui me faisait oublier de fermer la porte, répandant un peu plus long les échos de ces musiques secrètes.
Le piano était à jamais le seul témoin de ma délicatesse. Il était le seul qui ne me rendait pas lunatique, ni ne me poussait à la différence - il restait droit, noir, et chantait toujours avec cette perfection monocorde sur chaque touche usée. Le piano ne changeait pas. Il restait indifférent au temps, aux humeurs, aux problèmes découlant d’une envie de divertissement.

Le piano ne changeait jamais. Mon jeu, si, et la mélancolie d’une situation aussi détestée qu’appréciée me revenait en tête. Il ne me manquait pas, lui. C’aurait pu être n’importe qui, pour autant qu’il avait le courage de ne pas se laisser démonter par quelques menaces hypocrites, comme un refus silencieux de céder à la fatigue. Comme si je comptais vraiment sur le Ranker. Comme si je tenais vraiment à cette cravate, à cette classe néfaste, à ces moindres objectifs ou au destin sans intérêt de ces petits curieux.
Je voulais une preuve de ce moment, que ma musique continuait d’exister. Je voulais que des oreilles l’entendent, un objet, des oreilles que je n’aurai plus qu’à trancher.

Il sait, celui-là.
Mentir ne sert à rien, il sait déjà.

Sa certitude se ponctue d’une leçon de morale qui adoucit mon visage d’un sourire amusé, comme la preuve d’un désintérêt total pour de pareilles âneries. Mon esprit n’est pas assez stable pour espérer y déposer de telles comptines, et face à une telle versatilité, il faut savoir agir en conséquence.
C’est un adulte, oui.
La figure d’autorité se dessine derrière la délicatesse de ses mots. Il sent la pâtisserie, la création et la passion. Il est indéniablement sincère, autant qu’il est doué avec ses mains aux multiples fonctions.

Malgré cette expérience, son compliment est sincère.
Je peux le dire. Je le ressens. Il ne cille pas, observe, parle avec la justesse d’un programme d’annonce - sans le moindre écart, énonçant un fait pur et simple et exempte de la moindre subjectivité.
Je le connais, parce que je connais tous les noms. Eros est un cuisinier dont j’ignorais le parcours, et quoi que ce soit de plus que son nom, son visage, son pouvoir et le semblant d’utilité qu’il pourrait apporter aux S. Comme il est adulte, cette utilité est, comme les informations dont je dispose, quasiment nulle.
Les S ont disparu, mais pas mes souvenirs.

« Les gens me fuient. Ils ont raison. »

Les S ont disparu, mais pas leurs souvenirs.
Pas leur peur, leur haine.
Je ne suis pas partie longtemps. Ma réputation s’est tassée, de même qua diminué le nombre de personnes à même de me reconnaître. Le changement n’est pas si radical, pourtant. Quelques centimères et une nouvelle coupe de cheveux, mais derrière ça, le visage reste identique. Ma voix n’a pas changé, et surtout, c’est à l’intérieur que je reste identique.
Authentique.

« Je ne jouerai pas en duo avec un inconnu. La musique exprime bien trop de choses pour que je laisse quiconque influer sur cette intimité. »

Et ta venue, c’est déjà trop. Mais je me le garde bien, raisonnable et calmée par la thérapie des morceaux que je n’ai cesse de recréer. La musique représente bien plus de mon identité que n’importe lequel de mes mots, et c’est cette proximité qui semble si proche de construire les réponses dont je n’ai cesse de rêver.
Je suis unique, je le sais bien.
Chaque morceau aussi. Chaque note, chaque son.
Chacune des rencontres et des désirs que je rencontre, comme l’imprévu au détour d’une soirée.

« Vous feriez confiance aux gens aussi facilement que vous leur proposez un duo ? »


Message Dans Re: Routine [PV Amelia] | le Mar 31 Juil 2018 - 23:57
avatar
Invité
Invité


- Les gens sont cons.

Tu sais pourquoi les gens ont fui. Bien entendu, tu as toi-même éviter de l'approcher par une certaine crainte. Tu es un gens con, tu l'assumes. Quelque part, tu cherches à changer, évoluer, t'améliorer, être une personne autre pour le futur, mais soyons honnête, on ne change pas, on met de nouveau masque encore et encore. Tu as simplement retiré celui de la prudence qui est excessive.

Elle fut S, elle n'est plus. Tout ce qui t'importe, c'est qu'elle joue du piano. Qu'elle joue même du piano de manière superbe. Elle a toucher à chaque fois une corde sensible en toi quand tu l'as écouté. Cette envie de jouer avec elle pour faire durer ce moment, le changer et le vivre autrement. Oui, il n'y a que cela qui importe pour le moment, elle joue du piano de manière magique.

Pas la magie qui nous entour, non celle de ses doigts, celle qui fait rêver, celle qui fait se rappeler qu'il y a des gens avec un don dans la vie et les autres. Alors oui, les gens sont cons car s'ils savaient de comment sa musique est génial ils s'inclineraient face à elle au lieu de la fuir. Mais bon, les gens sont cons.

- Alors devenons autres choses que des inconnus. Entendre votre musique m'a touché, c'est… Hum… Il n'y a pas de mots justes pour décrire votre musique. Tous les mots sont fades.

C'est une réalité. Tu as cherché un temps à mettre des mots sur sa musique, mais rien ne venait, il faudrait un mot rien que pour sa manière à elle de faire, de jouer, de s'exprimer. C'est unique et prenant. Profond et mystique. Trop de choses en une fois. Oui, c'est Amelia. Tout simplement.

Tu la fixes et réfléchis à sa question d'une certaine façon. Laissant un peu de silence entre vous comme pour simplement profiter du calme ambiant. Elle n'a pas tord. Est-ce que tu proposerais des duo avec tout les inconnus qui passent ? Certainement pas, mais elle ne te semble pas inconnue, parce que tu as écouté encore et encore sa musique. Seulement, elle n'a rien de toi. Même pas sur qu'elle sache que c'est toi qui t'occupe des repas de l'école.

- Non, je ne leur ferais pas aussi rapidement confiance. Je suis égoïste, mais l'humain l'est de nature.

Que cherche-t-elle ? Aucune idée. Pourquoi refuser ? Aucune idée. Que faire pour changer la donne ? Être toi. C'est tout ce que tu as en tête là de suite. Les prises de tête et long discours ce n'est pas pour toi. Vraiment pas pour toi.

- Quelqu'un à déjà jouer pour vous ?

Parce que c'est la musique qui t'importe vraiment pour le moment.
Message Dans Re: Routine [PV Amelia] | le Sam 4 Aoû 2018 - 14:48
avatar
Invité
Invité


routine // Eros
La musique est maîtresse de tout, c'est une réalité que j'ai compris dès mes premiers morceaux. Son écoute nous tourmente autant qu'elle nous apaise, selon le morceau, nos souvenirs, ce que le son évoque au fond de nos esprits. La musique peut tout devenir, changer les plus sombres pensées et nous tirer à des sentiments jusque là oppressants. La musique demeure, si lointaine et invincible dans son inexplicable proximité. La musique est changeante, capricieuse, et rien ne pourra remplacer la place qu'elle occupe dans ma tête comme au bout de mes doigts. La musique exprime la douceur de mes gestes, un traitement unique que nul autre ne peut prétendre connaître.
La musique me découvre, disparaît dans ma plus profonde nature, au-delà d'un questionnement dont je ne trouve pas les limites.

Chaque jour ici est marqué de sa propre allure, d'une performance nouvelle, d'un sentiment nouveau, inattendu que je ne trouve nulle part ailleurs. Réglé comme du papier à musique, dit-on souvent, et pourtant, la musique est capricieuse et s'envole dans de nouvelles pirouettes, par-delà les nuages, au-delà des pensées.
La musique est changeante, à chaque jour, à chaque doigté, et il prendra plus d'un simple papier pour en décrire l'entièreté.

La musique est libre, la musique est liberté - et cette nature est ce qui m'attire autant qu'elle me pousse à la détester. La musique est lunatique, et si ces instants se décrivaient sur les touches d'un piano, dans le jeu de n'importe quel morceau, il serait sec, teinté de colère ; il serait dur, dans le deuil de sa propre solitude. Mais le jeu continue, malgré les émotions, imperturbable, dominant, réglé comme le papier qu'il suit - et c'est là, la cruauté de la musique.

Et c'est là que ma décision s'achève, parce que la musique est unique, lointaine, et que nulle pensée, nul conflit, nulle colère ne peut l'atteindre. La musique s'étend au-delà d'une vulgaire humanité, des questions vides de sens dont la réponse se peint en un mot vide de tout ressenti ;

« Non. »

Le silence est triste, mais les mots sont trompeurs lorsqu'ils perdent leur transparence. Depuis toujours, les désirs m'assaillent et la réponse se noie dans sa propre évidence, celle de suivre ce que mon corps m'invite à faire.
Une fois encore, mes doigts glissent sur l'entièreté de ce clavier bicolore pour en vérifier la sonorité, et la musique s'impose. Une fois encore, une fois de trop, une représentation qui est loin d'être la dernière.

Le jeu commence,
dans cet univers qui n'appartient qu'aux musiciens.


Message Dans Re: Routine [PV Amelia] | le Mer 22 Aoû 2018 - 19:25
avatar
Invité
Invité


▲▼ De drôles de retrouvailles.Sa musique est belle. Pas besoin de chercher midi à quatorze heures. C'est fluide, vivant, parlant. Tellement plus que n'importe quels mots. C'est pour ce genre de son que tu viens l'écouter, c'est pour cela que tu apprécies sa façon d'être. Pas le besoin de parole superflu, juste la musique et cela te transportent.

Un instant, tu réfléchis à la suivre à la guitare, mais tu ne connais pas cette partition et tu ne risques que de gâcher la musique. Il ne faut pas, c'est un sacrilège alors qu'elle t'offre plus ou moins ce son-là. Peut-on vraiment dire qu'elle te l'offre ? Est-ce que c'est sa façon de ta prouver qu'elle peut jouer pour d'autres sans qu'on joue pour elle ? Les questions sont de trop et tu fermes les yeux pour profiter de l'instant présent.

Ta vue est inutile, pas besoin d'yeux quand on a des oreilles pour apprécier la mélodie. C'est un fait des plus évident pour toi. Rien n'est plus doux. Même ta respiration suit le mouvement de cette musique en harmonie pour ne pas la gâcher d'une expiration au mauvais moment.

Le temps passe et la musique vit. Tu ne fais même pas attention à de combien de temps s'écoule, ce n'est pas important. Vraiment pas. Le seul truc qui est sur c'est qu'une fois sa dernière note poser ou est-ce ce que tu pense la dernière note ? Quoi qu'il en soit tes doigts qui étaient déjà sur ta guitare s'active et tu commences toi-même à jouer.

C'est un peu à ton tour aussi de lui monter, alors tu donnes de ton mieux.

Les yeux parfaitement ouvert cette fois-ci, les yeux concentrer sur tes doigts pour qu'aucun faux mouvement ne soit là. Après tout toi là déjà écouter tellement de fois, a toi aussi à voir si ta musique l'attire. Il y a une flamme d'espoir qui dort en toi. Que la musique agisse et le reste viendra plus tard.
© 2981 12289 0
Message Dans Re: Routine [PV Amelia] | le Jeu 23 Aoû 2018 - 20:25
avatar
Invité
Invité


routine // Eros
Dans un souffle, un instant infini, l’étendue d’un morceau trop beau pour demeurer le temps d’une conscience. Le lien se dessine, joint nos jeux pour faire disparaître le silence entre nos deux âmes et la guitare reprend sur le son décroissant avec lequel mon piano semblait vouloir s’éteindre au regard de ses intentions.
Et pourtant, il force la liaison.
La parfaite gestion de ses doigts sur la guitare est une preuve de la sincérité de ses mots et d’une proximité réelle avec la musique.

Sa musique. Ma musique, quelque part.
Ça m’agace, non pas à cause de l’inconnu, mais parce que je comprends parfaitement l’instant. La musique, rien de plus que ça. La musique qui adoucit cette âme comme submergé par le doux contact d’une eau plate par-delà une blessure ouverte.
Elle semble pouvoir empirer les choses, mais je me contente du sentiment de douceur qui se dégage de l’humidité de ce contact éphémère.

La musique est ainsi faite ; ce refuge temporaire qui ne peut que noyer mes doutes dans l’unique certitude de cette passion définie.
C’était beau. Le silence, à présent, sonne de la même façon à nos quatre oreilles et je sus presque frustrée d’éprouver une proximité avec un inconnu. Je n’ai pas cherché à connaître. Cette fois, la personne est venue à moi, poussée par les vibrations de ma musique un peu trop sincère. Cette fois, le destin m’a trouvé, me refusant le moindre doute pour enfermer mes sentiments au cœur de ce sanctuaire de plaisir.

C’est ironique, compte tenu de son pouvoir. Je connais Mr Xodo comme je connais la grande majorité de l’école, et son pouvoir semble trop parfait pour illustrer notre instant de partage. L’espace d’un instant, je me permets de faire flotter le mien autour de moi pour vérifier l’authenticité de mon esprit, et pourtant, je suis forcée de constater qu’il n’a usé que de simple humanité.

Ses mots sont sincères, résonnent au fond de moi avec la vérité que le cœur incarne. Après tout ce temps, je n’ai pas la prétention de comprendre les sentiments, et chaque confrontation m’emplit davantage de la certitude d’une différence que je ne peux combler.

« J’aimerais affirmer que la musique ne suffit pas pour créer un lien, mais je n’en sais rien. Le cœur semble bien plus compliqué que n’importe lequel des morceaux de piano. »

Mes doigts s’agitent, avides de plus de partage. Pourtant, ce cœur s’y refuse ; las d’éprouver cette ouverture grisante de douleur, il se renfermer, coupant court à tout sentiment. Ce n’est pas du déni, mais ça n’ira pas plus loin. Je suis ainsi faite, et mes sensations me parlent bien plus que la moindre émotion n’en sera jamais capable.
L’espoir est aussi vain que l’humanité que j’espère déceler au fond de moi, davantage au nom d’une curiosité malsaine que d’une réelle envie de changer. Mon esprit assume cette nature avec le même naturel qu’il se contenterait de l’odeur du sang chaud. Mon esprit s’acharne, optu dans ses recherhes éternelles dont le paradoxe évoque toute l’absurdité de ma moindre existence.

« Si vous êtes aussi doué avec une guitare qu’avec les mots, et si vous pensez vraiment que les gens ont tort de me fuir, expliquez-moi comment marchent les liens comme celui que vous désirez nouer ici. »




Dernière édition par Amelia E. Remington le Mar 28 Aoû 2018 - 12:01, édité 1 fois
Message Dans Re: Routine [PV Amelia] | le Mar 28 Aoû 2018 - 11:03
avatar
Invité
Invité


▲▼ Routine.La musique n'a pas besoin de mots pour vivre. Pas de faux-semblant. Elle transpire de ce qu'on ressent sur le moment. Personne n'aura jamais le même son selon la personne. Chaque morceau est unique. Enfin, si on le joue, si on n'utilise pas de machine pour changer le tout. Les temps changent. Le fait de rendre la musique menteuse et moins unique est triste.

Encore heureux que tout le monde ne se laisse pas entraîner dans cette spirale. C'est aussi pour cela que tu aimes sa musique à elle. C'est un mystère vivant, pourtant sa musique parle tellement. Pas que tu arrives à la comprendre, loin de toi de croire une telle chose. Non, mais cela exprime tout de même de la vie et rien que cela, c'est beau.

Je ne sais pas pour qui elle te prend, sûrement pas toi, mais cela te fait avoir un sourire désabusé quand elle te dit être douée avec les mots. Tu ne l'es pas. Écouter, tu sais faire. Faire des bruits embarrassant pour faire fuir ou stopper la discussion aussi. Savoir bien manier les mots ce n'est pas forcément ta tasse de thé. Ou de chocolat.

- Vous me trouvez nul avec ma guitare ? Je ne suis pas doué avec les mots, c'est pour cela que je préféré la musique pour certaines choses… J'avais l'espoir être un peu plus doué, c'est dommage. Il faudra que je travaille plus dur.

Non, tu ne lui répondras pas tout de suite. Parce que toi-même, tu n'as pas une vraie réponse à lui donner. Tout est compliqué dans la vie. Les liens plus que tout le reste. Ils se forment sans notre accord en des choses qui nous dépassent totalement. Toujours.

Ses inconnus dont ne voudrais rien avoir à faire, mais qui devienne des gens qu'on veut protéger du monde. Ses membres de sa famille qu'on souhaiterait aimer de tout notre cœur, mais qu'au final, on se met à haïr. Ses amis qu'on pense proche et qui nous donnent finalement envie de vomir par leur action. Ses ennemies auxquelles on se rapproche et compte pour garder la tête hors de l'eau.

Tout change. Rien ne reste pour toujours graver dans la roche. Tout est voué à changer, évoluer. Parfois, cela ne se fait pas. Parfois si. Rien n'est prévisible, mais est-ce que lui expliquer cela avec les mots que tu ne trouves pas l'aidera ? Est-ce une aide de lui répondre et de ne pas la pousser à tenter par elle-même. Trop de questions, pas assez de réponses.

- Comment est-ce que je pourrais t'expliquer une chose que moi-même ignore ? Créer des liens et surtout l'expliquer est bien plus compliquer de trouver l'origine de la vie et de la magie réunis dans ce monde. C'est quelque chose de tellement imprévisible que c'est… Hum… Je n'ai même pas de mot pour décrire cela. C'est un handicape et une force. Le tout est de savoir en tiré une force… Est-ce important pour toi de comprendre ?

Tu peux faire l'effort de tenter de trouver des réponses si c'est important. Tu peux, même si ça te fera te plonger toi-même dans des questions que tu ne veux pas forcément. Pourtant, tu veux jouer avec elle, et même si ce n'est que cela ce que tu souhaites comme lien, un lien sur la musique, est-ce que tu pourras vraiment rester à cette place ? Certainement pas.

Les mots sont vraiment de trop. Tout est plus simple en musique. Tes doigts bougent. Les sons sortent.
© 2981 12289 0
Message Dans Re: Routine [PV Amelia] | le Ven 31 Aoû 2018 - 13:07
avatar
Invité
Invité


routine // Eros
Est-ce donc la limite de la musique ? Est-ce donc la limite de cette passion, de ma bienveillance, de ma compréhension avec les autres ? Des réponses vides de sens, une compréhension mutuelle, comme si l'évidence était au bout du chemin.

Je ne peux pas me livrer à une introspection censée donner les réponses ; je ne peux pas me contenter d'un peu de philosophie pour espérer abandonner mes recherches. Je ne veux pas qu'une moitié de satisfaction, mais totale ; au point de pouvoir fermer les yeux définitivement et sans regrets.

Mon regard se durcit, détaille les gestes précis de mon interlocuteur avec une froideur nouvelle. Je revis, par cette colère, par cette impatience, par l'hypocrisie d'une ressemblance que je me refuse à totalement assumer.

Est-ce important de comprendre ?
Il n'y a rien de plus important.
Est-ce important pour moi de t'entendre jouer ?
Je veux des notes qui font vibrer la vérité avec une sonorité sans doute ; je veux des mots qui m'expliquent le concept entier de ce qu'est l'humanité.

La musique m'est égale. Pour une fois, tandis que mes mains caressent encore le bout des touches et que mon visage se tourne vers la parfaite interprétation qu'il me propose, je me détourne de cette humanité.
La musique me laisse indifférente, et le son prend des teintures d'une rancœur que j'éprouve à son égard.

Soudainement, les deux notes graves résonnent dans la salle tandis qu'à quelques temps de la fin de son morceau, je piétine mes propres valeurs pour me laisser porter par l'impatience. Mes deux doigts, appuyés sur les plus graves d'entre ces marches de pianistes, relâchent finalement la pression pour que le silence ne brille de nouveau dans une perfection que lui seul parvient à connaître.

Était-ce naïf de croire que la musique serait cette passerelle de compréhension qui me manquait pour me trouver une part d'humanité ?
Alors que je me place devant lui, j'ai cessé de croire en la possibilité de comprendre. Alors que les quelques vestiges de ce partage s'effacent, l'instinct de toujours reprend lentement ses droits.

« Vos écarts philosophiques me sont bien égaux. Cette musique, ni aucune part de vous ne combleront jamais la réponse que je cherche. »

Un demi-tour, après un regard mauvais, et mes mains viennent délicatement fermer le capot du piano pour le laisser tel que je l'ai trouvé.
Je m'étire une dernière fois, tends la main pour laisser mon lézard - allongé sur le piano - courir jusqu'à ma poche et fais volte-face en direction de l'entrée de la salle, que je n'éprouve plus le désir de retrouver. Pas pour l'instant, et plus du tout, durant un moment qui sera certainement bien trop long.
Devrais-je éprouver des regrets à l'égard d'une part de moi que je viens d'enfermer pour toujours dans mes ambitions démesurées ? Ce qui est certain, c'est que la musique n'est pas la réponse à mes questions éternelles.

« Il semblerait que la création ne soit pas faite pour moi. Je suis née pour détruire ces choses-là. »

Sans un regard en arrière, je m'en vais.
Disparais.
Dans le chaos d'un monde de tourments.


Message Dans Re: Routine [PV Amelia] | le
Contenu sponsorisé


Page 1 sur 1

Sujets similaires

-

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: «blah blah blah :: RPs :: R.I.P-