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 Reality without you.

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Anonymous
InvitéInvité
MessageSujet: Reality without you.   Reality without you. 1400359500-clockSam 16 Déc 2017 - 18:56
and now I'm stuck in a reality without you

myrtille & cahuète

C’était un matin comme un autre.
Un midi comme un autre plutôt.
Encore un lundi où tu loupes les cours de maîtrise du don.
Pendant un cours instant tu te dis que tu vas être dans la merde, que bientôt on va finir par te convoquer tu ne sais où, mais que cela va bientôt arriver si tu ne te réveille pas un peu. Pourtant cette pensée n’effleure ton esprit qu’un instant, le temps que tu trouve la force de sortir de ton lit et de te traîner jusqu’au sofa de la partie commune, après avoir posé ta paire de lunettes sur ton nez.
La tête dans le cul, les cheveux en bataille, tu t’étires bruyamment, sachant que tu es techniquement seul au vue de l’heure… Tu regardes ton téléphone qui s’allume lentement, comme si quelqu’un avait pu t’envoyer un message alors qu’il n’y a pas de réseau ici. Vieille habitude persistante de tes années de vie à New-York.
Ton portable est long Orion, terriblement lent et tu penche la tête en arrière, soupirant tout en fermant les yeux. Tu les ré-ouvrent rapidement en sentant tes lunettes glisser et c’est là que tu la vois ; cette porte légèrement entrouverte. La porte de la chambre de Delphia.
Naturellement tu fronce les sourcils et redresse ta tête, vérifiant que ce n’est un effet d’optique et ce n’est pas le cas. C’est vraiment étrange, elle ferme toujours la porte de chambre. C’est son antre à elle, son refuge et rare sont ceux pouvant y entrer.

Del ?

Ta voix s’élève, te demandant si elle n’est pas repassé en vitesse chercher quelque chose, mais aucunes réponses ne vient. De plus en plus intrigué, tu te redresse et la rappelle, un peu plus fort cette fois-ci :

Delphia ?

Toujours rien. Tu te lèves Orion, abandonnant ton téléphone sur la table basse et t’approchant de sa chambre. T’espère vraiment qu’il n’y a personne d’autre qu’elle dans cette chambre, sinon… tu ne donne pas cher de sa peau, mais s’il n’y a personne, pourquoi la porte de sa chambre est-elle entrebâillée ? Jamais en plusieurs années de colocation tu ne l’as vue oublier de fermer sa porte.
Une de tes mains se pose contre le mur, tendit que l’autre donne deux petits coups de phalanges contre la porte avant de la pousser du bout des doigts tout en déclarant :

Tu sais quand j…

Le vide.
Ce n’est pas qu’il y a personne, c’est juste que c’est vide.
Entièrement et complètement vide.
L’incompréhension te gagne rapidement, tes doigts qui glissent sur la porte se raccroche la la poignet, les autres se tiennent au mur. Comme si tes jambes allaient te lâcher. Tu ne sais pas si tu respire encore, mais soudainement ta langue se fait pâteuse et tu as du mal à déglutir. Ton cœur s’agite. Battements saccadés. Tu clignes des yeux Orion, une fois, deux fois et non : tu n’hallucine pas.
La chambre est propre, rangée et le lit et fait, mais tout est si impersonnel. Sa chambre est comme quand vous êtes arrivés, comme quand on arrive dans les bungalows, si simple et sans artifices. Un lit plutôt large pour un une place, une bureau simple et une armoire, quelques étagères et rien de plus. C’est si… comme si on lui avait volé ses affaires. Comme si quelqu’un avait kidnappé ses peluches, pris ses draps roses, emporté l’autel consacré à Hadès et tout ses habits. Vider les placards et les armoires. Certains penseraient peut-être à une mauvaise blague d’un élève pas vraiment sympa, mais toi tu le sais, tu le sens. C’est beaucoup trop propre. Ça sonne pas comme une disparition. C’est un départ.

Tu hyperventile Orion, tu sens que si tu ne lâche pas cette poignet rapidement, tu vas finir par la tordre, voire par la briser entre tes doigts. Pourtant tu reste là, planter, la bouche légèrement entre-ouverte, les jambes tremblantes et une seule pensée en tête.
« Elle a recommencé. »
Une nouvelle fois elle a fait ses bagages et elle est partie. Tout plaquer pour recommencer ailleurs. Tu sais que c’est dans sa nature, mais tu ne t’y attendais pas, tu ne pensais pas que… C’était si soudain, comme une claque dans la gueule que tu ne digère pas, qui reste amère dans la gorge. Il te faut un moment pour le voir, pourtant il n’est pas petit, il doit approximativement faire la taille de ton torse et il est posé au fond de la chambre, pile en face de la porte. Cela aurait sûrement du être la première chose que tu aurais dû voir, mais l’effroi t’avais devancé.
Pourtant ça y est, tu le remarque et tes yeux s’écarquillent, trouvant étrangement la force d’avancer, de faire les pas en avant pour rejoindre la peluche. Un nounours brun, comme elle en avait des centaines. Il a l’air si doux. Pendant un instant tu veux le saisir et puis le vert de tes yeux est attiré par un étrange reflet, te faisant remonter sept en arrière.

Au début tu n’oses pas le toucher, ou juste du bout des doigts, en faire le contour. Tu te souviens si bien de ce jour, tellement que ça te paraît presque irréel.
« Tiens, comme ça, peut importe ou tu seras, je serais capable de te rejoindre. »
C’était les mots que tu avais prononcé en lui tendant ce petit miroir maintenant brisé. Il s’était cassé un jour où tu l’avais rejointe, après une dispute avec Jude, tu t’en souviens très bien, mais soudainement tu es incapable Orion de te rappeler si après tu lui en as donné un autre. Soudainement ça te ronge et jusque là tu avais ignoré la torsion dans ton ventre et la boule dans la gorge, pourtant là, cela devenait insupportable. Tu vois des larmes tomber contre les verres de tes lunettes, que d’un geste vif tu retirent. Les envoyant valser et rencontrer le mur le plus proche avec brutalité. Bruit des branches qui se tordent et verres qui se brisent aux sols. Tu te demande pourquoi. Qu’est-ce que cela veut dire ?! Le miroir, la peluche… la mise en scène complète. Elle avait beau détester les adieux et même les aux-revoir, pendant un instant la rage réussi à balayer la tristesse qui te percute soudainement.
T’achevant d’un coup en pleins cœur.
Tes genoux te lâche et tu te laisse rencontrer le sol, attrapant le nounours que tu serres contre toi. Si fort que tu penses le déchirer si tu continue, mais tu ne peux t’arrêter de pleurer. D’évacuer cette sensation d’abandon. Ton cœur te semblant trop lourd pour avoir la force de te relever maintenant.

Tu ne sais pas l’heure qu’il est, tu as perdu toute notion du temps depuis que tu es entrée dans cette pièce, cette chambre qui ne sera visiblement plus la sienne. Tu ne peux rester plus longtemps pourtant, tu as besoin de quitter ce lien si vide. Cet endroit qui semble agrandir inexorablement la cicatrice qu’il créait. Lentement et difficilement tu te redresses Orion, gardant le nounours contre toi, comme un rempart, un souvenir nostalgique et d’une main tu saisis le vieux miroir, que tu fourre dans ta poche avant de sortir rapidement en seulement quelque enjambés.
Tu refermes la porte derrière toi. Le monde est flou, mais tu ne sais pas si c’est vraiment à cause de ta myopie naturelle ou si c’est la faute aux larmes, qui ont décidées de continuer de couler. Doucement tu inspires, le souffle encore bancale et le cœur douloureux, tu te traîne jusqu’au sofa ou tu te rassois fixant un instant le vide, attendant d’y voir plus clair dans ton esprit.

Après une ou deux heures de contemplation inerte, tu décides d’aller prendre une douche froide, espérant secrètement que cela aller te réveiller de ce cauchemars beaucoup trop réaliste à ton goût. Ce fut un demi-échec.
Tu enfiles tes vieilles lunettes aux montures rondes et redescend, ton regard bloquant sur l’ours en peluche assit sur le canapé. Soudainement, un éclair d’idée traverse ton esprit et un sourire se dessine sur ton visage, le premier de la journée. Tout à coup tu t’agenouille devant la peluche et tu te met à lui parler.

On va te garder toi, juste ici, en son souvenir.

C’est la phrase qui fit remonter tout les moments que t’avais pu partager avec elle depuis des années. Votre première rencontre, la seconde fois, votre arrivée à Prismver… les mauvaises blagues de la GdC, la compétitions de peluches entre vous, vos étranges délires et vos cadeaux loufoques, vos soirées interminables et dont vous vous souveniez peu, mais qui étaient obligatoirement mémorables, les moments plus sérieux et parfois même tristes, pourtant cela finissait toujours par s’arrangeait parce que vous étiez un des piliers de l’autre.
Tu inspire un grand coup, essayant de te promettre d’arrêter de chialer, mais tu sais que cela sera dur, que cela laissera une trace quelque part dans ton corps, une pointe de douleur pour toujours. Tout simplement parce qu’elle comptait tellement à tes yeux.
Tu tapote la pâte de l’ourson, déclarant soudainement :

Faudra qu’on te trouve un nom, un truc cool… un truc qu’elle aurait approuvé.

Un nom qui nous la rappelle à chaque fois qu’on posera le regard sur toi, un nom qui nous fasse sourire et lever les yeux au ciel, un peu nostalgique mais qui nous rappellera les bons moment avec elle. Un nom qui nous donnera la force d’avancer sans elle à nos côtés.


HRP :
 
©️️️ solvia
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