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 Then i'll let the darkness cover me || Ragnar

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M. Destiny Vermeil
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MessageSujet: Then i'll let the darkness cover me || Ragnar   Then i'll let the darkness cover me || Ragnar 1400359500-clockSam 25 Aoû 2018 - 22:31



Girl eating apple
hello darkness
Un, deux… Les pas avancent à une allure familière, tentant de retrouver une habitude du passé maintenant qu’ils foulent à nouveau les sols sur lesquels ils se sentent le plus à l’aise ; comme s’ils recherchaient un rythme oublié pour battre la mesure d’une journée banale mais apaisante ; comme s’ils recherchaient la musique idéale pour recréer une routine perdue nécessaire à son doux confort. Cela ne fait que quelques semaines qu’elle habite à nouveau dans les logements du pensionnat, et elle ignore quel sentiment domine dans son cœur. Sa connaissance de l’île est si bien ancrée qu’elle parvient à s’y réadapter sans difficulté, un foyer que jamais elle n’oserait effacer de sa mémoire ; pourtant, ces derniers terribles mois à Genève s’imposent dans ses souvenirs, se diluant dans son esprit comme pour remplacer ces belles années sur l’île.

C’est fini… C’est terminé… se dit-elle

Elle en est consciente à présent. Destiny sait que rester sur ce petit bout du monde devra rester sa priorité, loin, très loin des non-mages pour s’enfermer dans cette bulle de sécurité. Elle en est consciente à présent : elle a toujours été plus à l’aise en s’enfermant dans son propre monde, loin des dangers du monde réel. C’est toujours ainsi qu’elle a préféré mener son existence. Et ce sera toujours de cette manière qu’elle décidera de la mener.

Peu de choses peuvent se vanter d’avoir changé au sein de Prismver et cela lui procure cette sensation de soulagement suprême – car elle aussi demeure la même qu’à son départ ; elle a ce désir plus que jamais de protéger ce petit bout de paradis dans lequel elle s’épanouit le plus. Elle reconnaît la hauteur de chaque marche d’escalier ainsi que leur nombre exact, comme ses doigts reconnaissent la sensation au toucher de la rampe d’escaliers. C'est agréable.

Un, deux… sa cadence frénétique l’amène en salle d’art à des heures inhabituelles ; la première présidente du club de couture lui a toujours affirmé qu’elle avait la permission d’utiliser le matériel à sa guise, même en dehors des activités du club – et elle refuse que Madeline lui retire ce droit fondamental de coudre en solitaire. Destiny s’aventure dans un premier étage étrangement désert pour un après-midi d’août – mais elle ne s’en plaindra pas, au contraire. La route pour atteindre sa destination lui paraît si évidente qu’elle pourrait la cheminer les paupières fermées ; tant et si bien qu’elle sort son téléphone portable dans lequel elle a stocké des images de ses envies de cosplay tandis qu’elle achève sa marche.

Elle franchit la porte, prête à confectionner ses créations en solitaire ; cependant, la vue d’un intrus fait tache dans ce paysage de rêve qui s’étendait devant ses yeux. La déception domine les traits de son visage, ainsi que son cœur. Une chevelure blanche et une taille qui la surpasse aisément d’une tête. Une allure sinistre baignée dans la lumière… Destiny reconnaît la silhouette de Ragnar, sa présence au club constitue déjà un mystère à ses yeux, alors le fait d’occuper la salle à ce moment précis l’est davantage pour une fille répugnant l’absence de logique. Lui a-t-elle déjà adressé la parole dans le passé ? Même sa mémoire légendaire n’a pas dû juger la réponse suffisamment importante pour l’instaurer dans sa base de données.

– Eh ! Qu’est-ce que tu fous planté là ? Ni le club d’arts plastiques, ni le club de couture n’a lieu aujourd’hui, tu sais. crache-t-elle comme pour le chasser.

Peut-être aurait-elle dû se contenter d’ignorer sa présence pour profiter de cet instant de tranquillité, plutôt que de prendre le risque d'actionner une bombe à retardement.
Peut-être...
Sûrement.


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MessageSujet: Re: Then i'll let the darkness cover me || Ragnar   Then i'll let the darkness cover me || Ragnar 1400359500-clockDim 26 Aoû 2018 - 19:56
then i'll let darkness cover me // destiny

Tu cherchais la lumière.
La sécurité.
Le réconfort de la paix.

Quelles sont les images qui t'ont mené ici ? Quelles sont les pensées, les envies d'art, quel est le cheminement de tes désirs photographes jusqu'au sol de cette salle isolée ? Tu ignores, et bien souvent, ton esprit bloque l'accès aux détails d'une décision que tu es incapable d'assumer. Tu préfères oublier. Comme souvent, comme toujours, comme cette fois-là.

Séquestré, déguisé, transformé en cet être indécis devant toute l'ignorance de ce monde. C'est sous la pression d'un futur glorieux que tu avais perdu le fil du présent, allant jusqu'à effacer ton propre passé.

Une vie en ruines, des souvenirs isolés ; les fragments d'une raison que seul un lien avec ta filleule parvenait à maintenir en place.
Tu ne te rappelles pas de ce qui t'a mené ici et tu n'as que ces quelques images floues entre lesquelles se creusent quelques trous noirs au sein de ta mémoire trafiquée. Tu ne peux pas croire tes souvenirs, mais tes sensations parlent. Ton esprit à peine éveillé sous la pression des nuits blanches emplies de souvenirs noircis. L'insomnie frappe, depuis ce jour. La porte de ton esprit est entrouverte et c'est dans cet instant qu'elle n'en est plus vraiment une, laissant affluer ce torrent de mauvaises pensées et de questions que tes défenses étaient parvenues à faire disparaître.

Tu n'as pas oublié la vérité. Tu as oublié le mal qui en découlait, la touche finale du raisonnement qui te ferait définitivement perdre la tête. Tu as oublié cette ressemblance, ce corps qui unissait vos entités jusqu’à te faire porter le poids de sa culpabilité à lui. Lui, lui, lui.

Mrs B. Mr B. Quel que soit le nom, les mots utilisés, les souvenirs qui remontent. Tu t’accroches à cette sensation, à ce corps qui impose les informations que ton esprit chercher à erroner. Il se souvient de tout et tu abordes ces fragments du passé avec une prudence effrayante, comme la preuve de leur véracité. Quel que soit la vérité, ça n’avait pas vraiment d’importance.

Tu l’avais décidé au moment où tu avais empoigné cet appareil photo une ultime fois afin de faire s’exprimer ton côté artistique. Son côté artistique. Non. Tu ne veux pas y croire, et ton cerveau s’éveille de nouveau dans cette salle vide où la lumière allumée est l’unique témoin de ta présence ici. Assis sur une chaise, la tête enfouie dans tes bras.
Tu ne dors pas plus que tu ne somnoles, mais ce lieu te calme, comme une preuve de ta réalité, de ces contacts, des souvenirs que tu prends pour les gens d’ici. Un instant, une photographie, un moment capturé. Et pourtant, tu ne peux pas te souvenir des tiens, de ce que tu es vraiment alors que vous y avez travaillé.

Andrew et toi. Andrew et lui ?
Et s’il y avait pensé depuis le début ? Et si ce n’était qu’une longue ruse dont l’aboutissement serait la limite de résistance de ton esprit déjà englouti par la folie ? Tu avais accepté l’aide, sans vraiment la chercher. Tu étais venu de toi-même, sans y être poussé, affrontant ces peurs qui coupaient court au moindre de tes actes jusqu’à t’y laisser pourrir avec cette insatisfaction éternelle. Y pensait-il, ce monstre de tes nuits ? Avait-il prévu jusqu’au moindre de tes songes, cette ombre qui traquait le noir de tes pires pensées ?

Le silence t’apaise, dépose sur toi le soulagement d’une délicate agonie. Cette solitude semble te convenir et pourtant, elle te détruit à petits feux. Le silence ne t’apaise pas, c’est une euthanasie. Une respiration régulière et résonnante, tu te concentres sur ta propre présence comme le point d’explosion d’un volcan en surchauffe. Quelqu’un entre. Ton visage se relève et tu passes une main dans tes cheveux qui ont presque perdu leur couleur. C’est la preuve de son influence qui s’échappe tandis que te souvenirs revivent, et pourtant, tu ne l’as jamais senti aussi proche.

« Nous pensions. » murmures-tu bien trop bas.



Tes propres mots t’arrachent un hoquet de surprise et tu écarquilles tes yeux lourds et fatigués à mesure que tu prends conscience de ce qui arrive. Il ne se contente pas de vivre dans les ombres, à présent que son esprit déborde à la frontière du soleil. Il est là, il te dépasse, et pourtant, il n’existe que dans le noir. Tu dois t’échapper. Une fois encore. Tu dois t’en débarrasser comme tu l’as fait ce jour-là.
Tu es prudent, et tu sais que ce mal te ronge maintenant plus que jamais. Tu es prudent, et tu préfères un lieu en flammes à l’ensemble du monde brûlé. Tu es prêt à allumer le feu de ta culpabilité, pas celui d’un génocide que personne ne saurait arrêter. Dans ta poche, ta main se referme sur ton briquet et à l’allure régulière de tes battements de cœur, tu joues avec le loquet, l'ouvrant, le fermant, le claquant.

« Ah, bonjour Destiny. »
Je venais juste mourir, rien qu’un peu.
« Je venais travailler les photos prises l’autre jour, puis les accrocher au mur. »

Tu revois ses pas dans le noir d’une pièce mal éclairée.

Il se revoit marcher devant une pièce vide, imaginait ta détresse au réveil, les excuses que tu pourrais inventer. Il arpentait les lieux pour les meilleurs angles, flanquant un coup de pied aux souris qui osaient troubler, rien qu’un peu, le silence de sa réflexion artistique. Il se revoit poser l’appareil sur le socle, filer jusqu’à la chaise pour s’y endormir et te laisser exister, une fois de plus. Il te laissait réaliser pour mieux capturer ton regard, toute l’expression de la peur que ses apparitions dessinaient.

Tu le revois te parler, t’expliquer comment lui résister.

Il se revoit devant le miroir, la voix doucereuse. Il se voit commander la couleur enneigée de tes cheveux comme le point final de sa victoire. Il se voit caresser les ongles que tu as tant usé pour les sauver de ta folie un peu trop grande, et les teinter de sa couleur, comme un territoire concédé. Il a besoin de toi entier, de toi vivant, brûlant de la haine d’une vie ravagée.

Il se voit dans les deux rôles, dans ce jeu qu’il se plait à modeler. Il se voit artiste, monstre, célèbre et décrié. Il se voit débordant d’existence comparé au pitoyalbe bout de certitude qu’il te semble rester. Ce jour-là, tout était déjà décidé. Il n’est pas mort, et même si les flammes l’ont forcé à disparaître, attisé sa haine dans laquelle s’enrobait ce sentiment d’impuissance. Il avait perdu. Il le savait, et l’évidence de la situation le faisait vibrer d’une colère qui semblait presque légitime tant la sienne semblait sincère.

Au milieu de ça, tu te sens si petit. Ragnar se sent si petit. Tu n’es plus vraiment lui-même, jamais qu’une moitié - son ombre lui a été volé depuis des années, le laissant livré à lui-même.
William avait déjà perdu, ne laissant qu’une en toi qu’un doute existentiel que rien ne pourrait jamais combler. Ta réalité est grise et monocorde, ta réalité est floue et teintés de sons étouffés. Tu te sens mourir ; noyé, noyé, noyé, noyé, et ton corps t’échappe, laissant l’avide désespoir te prendre à la gorge. Pourtant, tu trouves la force de formuler un autre mot parce que c’est nécessaire, parce que ton simple destin en dépend. Parce qu’il te faut, rien qu’aujourd’hui ; parce que tu dois réussir à le surmonter.

« Je te dérange ? »
Oui. Tu me déranges.

Le ricanement étouffé entre tes entrailles, et ton sang se glace alors qu’il te donne l’absolue sensation de se laisser étouffer par ce monstre qui n’a cesse de devenir plus fort. Il est revenu et il t’attaque.
Le psychologue n’a rien arrangé. C’est dans cette pensée de rancœur que tu laisses ton peu de raison disparaître, et sous le coup de la surchauffe, peut-être, un signe du destin, le coup final s’assène. La lumière clignote, faiblit, ampoule en fin de vie - et son expression change durant ces quelques instants dans le noir, une expression glaciale et hautaine dans ses yeux lourdement tracés de ses longues nuits sans sommeil.

Il cherchait les ombres.
Le danger.
Les conflits éternels.
Un rire étouffé.

Le verrou s’ouvre.

Il est là.


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MessageSujet: Re: Then i'll let the darkness cover me || Ragnar   Then i'll let the darkness cover me || Ragnar 1400359500-clockMar 28 Aoû 2018 - 14:03



Girl eating apple
hello darkness
La porte se referme en guise de ponctuation à sa déclaration ; la fuite ne figure guère parmi ses rares options – elle préfère encore se confronter à de banales interactions. Le jeune homme l’accueille avec une salutation ordinaire, rien de quoi nourrir son imaginaire. Banal, sans doute beaucoup trop pour l’aura morbide qui accompagne Ragnar. Alors qu'elle se dirige vers les tiroirs à tissus à l'autre bout de la pièce, le bruit d'un loquet se glisse jusqu’à ses fines oreilles, alertant sa curiosité paranoïaque qui fait fleurir des suppositions catastrophiques. Destiny ne peut se vanter d’avoir cerné parfaitement cet étrange spécimen, toutefois ses nombreuses observations ont décelé une impression… étrange ; une instabilité qui dégouline de tous ses pores, une folie muette qui se lit dans ses iris agitées, un secret qui sème des indices légers sans réellement se dévoiler. Malaise. Mal à l’aise.

– Oui, tu me déranges. réplique-t-elle sèchement, presque heureuse qu'il l'ait deviné.

Ce serait bien que tu partes, aimerait-elle lui ordonner. Va-t-en, aimerait-elle lui hurler. Casse-toi, n’a-t-elle pas le temps de prononcer avant d’être engloutie par les ténèbres, abandonnée par les ampoules en fin de vie ; la fragilité de Ragnar se métamorphose en une arrogance glaciale, avant de disparaître dans l’obscurité. Et elle ne voit plus rien, plus grand-chose à part quelques ombres immobiles à l’exception d’une.
La silhouette qu’elle perçoit n’a plus rien d’humaine ; l’ombre qui domine les ténèbres n’a rien de commune avec celle d’un jeune adolescent lambda. Elle ne sait pas, tout est beaucoup trop sombre ; elle n’a plus cinq ans – une pièce manquant de luminosité ne devrait guère l’effrayer, Oh, bien au contraire : elle a toujours adoré se cacher de la lumière, source de vie et d’agitation qu’elle fuit comme la peste ; elle s’est toujours sentie réconfortée en s’effaçant du paysage, embrassant le néant avec ardeur – ça a toujours été sa définition du confort absolu.

Néanmoins, en cet instant tout diffère, tout s’agite et balaie tous ses repères établis ; la rosée n’est guère bercée dans les bras des ténèbres mais prisonnière de son étreinte étouffante. À la merci d’une entité manipulant son paradis pour en créer son nouveau territoire. Aujourd’hui, Destiny considère cette noirceur comme le symbole d’un inconnu profondément angoissant – un inconnu dont le reflet d’ébène de ses longues griffes se projette sur l’une des parois.

Destiny aimerait hurler de terreur, mais sa gorge se noue et étouffe la moindre vibration de ses cordes vocales ; elle aimerait écrire une conclusion avantageuse pour cette mésaventure, mais ne possède ni le matériel ni l’éclairage pour mener à bien ce petit plan ; elle aimerait avoir la capacité de se repérer dans cet univers aveuglant, mais ses cinq fidèles sens perturbés ne l’amènent qu’à une malheureuse chute inévitable. Destiny sent sa pompe sanguine se contracter sous la pression de l’anxiété et de l’incompréhension. Car le danger menace ses nerfs – et pourtant, c’est cette figure abstraite qui la terrifie.

Inspire, expire… la jeune fille régule son rythme respiratoire et dans un instant de clarté, elle allume son téléphone portable, profitant de ce petit soleil artificiel pour étudier la scène sous un meilleur angle – quel dommage que la lampe torche de son smartphone soit défectueuse. Petite lumière, très faible intensité, pas de quoi éclairer un bout de pièce. Suffisamment pour tirer une légère conclusion.

– Ragnar… ? souffle-t-elle tremblante, attendant une réaction de son interlocuteur, ou bien que celui-ci se manifeste autre part dans la pièce. Et elle comprend. Je vois… C’est vrai que j’avais toujours trouvé que quelque chose clochait chez toi…

Un rictus moqueur teinté d’inquiétude fend son visage faiblement éclairé par son portable.

– Mais en vrai tu es un putain de monstre. susurre-t-elle enfin.

L’évidence dans toute sa splendeur ; une vérité qui crèverait les yeux sortie de la bouche d’une Adler, la première à grogner sur l’appellation de « monstre » - ce n’est pas comme si elle découvrait une créature mythologique ou démoniaque pour la première fois. Mais Ragnar, c’est différent.

– Fais cesser ça et redeviens humain. ordonne-t-elle, bien que cela prenne des airs de supplications.

Car Ragnar ne montrait plus aucun signe d’humanité à ses yeux.


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MessageSujet: Re: Then i'll let the darkness cover me || Ragnar   Then i'll let the darkness cover me || Ragnar 1400359500-clockMar 28 Aoû 2018 - 19:01
then i'll let darkness cover me // destiny
Il est là.

Et il grandit, dans toute sa malveillance, étirant cette silhouette si frêle dans l’ombre menaçante de ce monstre des ténèbres. Il est là, une certitude si simpliste qu’elle en semble pitoyable, et malgré cette naïve réflexion, le danger résonne dans cette pièce à mesure que l’immensité du croque-mitaine se déploie dans une si petite salle.

Son cliché ferait une magnifique capture, tu te surprends à penser, et ces quelques vestiges de souvenirs se noient dans l’immensité de l’existence qui semble s’imposer. Tes mains se plient sous l’impact de ces mouvements que tu n’as jamais pu contrôler, et c’est ainsi que tu prends conscience de ton immensité - dans le noir de cette salle solitaire, ainsi parasitée par un esprit effrayé.

La culpabilité s’immisce au sein des réflexions timides d’un corps maltraité, et à mesure des instants qui passe, tu réalises que tu peux sentir, voir, entendre et même toucher dans cette silhouette monstrueuse.
Ça a toujours été toi, tu as simplement cessé de voir les choses sous le regard embrumé d’un enfant chassé par la peur du péché.

Tes mains sont tâchées de leur teinte écarlate depuis bien avant le puis noble de tes souvenirs écrasés et ton entité n’y veille pas, oh non, mais dessine le contour de la monstrueuse vérité qui s’aligne derrière ce remarque instinct auquel leur peur fait appel.

(Réveille-toi Réveille-toi Réveille-toi Réveille-toi)

Le son de ta voix sort d'entre tes entrailles glacées et pour la première fois de ta vie, tu as conscience des choses avec une précision effrayante.
Pour la première fois, tu as conscience de cet osmose comme si tu étais celui à la base de la peur que tu lisais dans le regard de Destiny. L'accomplissement, accoudé par une détermination et une cruauté sans bornes.

Ton regard semble s'assombrir alors que tu réalises le pire qui est en train d'arriver.
Il a passé la frontière et semble déborder sur ta moindre humanité ; poussant ta conscience jusqu'aux tréfonds les plus oubliées de ta mémoire bousillée. Tu te sens disparaître, effrité au gré de ces vents violents qui déforment ta raison.

Tu as envie de te débattre et d'hurler mais— Il ouvre et referme sa main, en teste la consistance. Tu as envie de tout oublier pour recommencer à zéro, loin de ces péchés qui empirent la force surnaturelle par laquelle tu te laisses submerger. Tu ne te bats plus vraiment, Ragnar, mais quelque part, tu savais que tu n'avais pas la moindre chance.

(Réveille-toi Réveille-toi Réveille-toi)

Cesse de brailler, Ragnar. Tu as toujours été réveillé.

Mais en vrai tu es un putain de monstre.

Est-ce donc ainsi que les choses sont censés se terminer ? Dans l'écho final d'une note unique aux différents reflets. Mr B, le Monstre, William, Ragnar. Tu te refuses à penser que ce n'était qu'une entité unique, et que le monde semble pouvoir se ployer si facilement face à la persuasion de tes pensées corrompues.
Tu ne peux pas laisser l'univers se jouer de toi, et tu persistes à croire, et il persiste à affirmer ; car pour lui, cette indépendance semble si facile.

Lui, il laisse le noir le gagner jusqu'à ce que cette bouche monstrueuse se torde en un sourire mauvais.
Lui, il semble se jouer des couleurs et pourtant, sa silhouette clignote d'une apparence à l'autre au rythme des ombres et de la lumière défectueuse.
Bataille intérieure, deux âmes aux abords d'une victoire finale que le mal n'a jamais semblé si proche de remporter. Tu aimerais te battre, mais quelque part, tu te bats depuis si longtemps.

Tu as tant essayé, Ragnar, et un cri de peine t'échappe avant que tu ne craques. Les larmes aux bords de tes yeux déjà rougis par l'insomnie, ton visage inscrit d'une peine.

« J-Je suis désolé, je ne le contrôle pas. Je suis vraiment désolé. C'est l'obscurité, je... Je dois avoir ma lampe de poche, ça n'arrivera p— »

Clignotement de lumière. Tu t'arrêtes en pleine phrase, le corps immobile tandis que tu te penchais vers ton sac. Tu t'arrêtes, l'inquiétude se lisant sur ton visage.

Son visage, ton visage.
Ton visage.
Son visage, son visage, son visage.

Une fois de plus, la lumière disparaît. Mais cette fois, sa silhouette ne change pas, et son visage penché reste le même dans l'obscurité. Ses cheveux presque noirs restent identiques dans les ombres, son corps légèrement musclé, sans la moindre déformation.
Tu es toi-même, Ragnar. Tu aimerais tant. Mais le regard qui se lève est d'une froideur sans égale, comme méconnaissable. Un clignotement. Humain, monstre.

Aurais-tu rêvé, Destiny, lorsque tu as cru le voir demeurer lui-même ?
Aurait-il contrôlé son don ?
Non, quelque chose ne va pas. Le monde semble marcher à l'envers, et c'est sa silhouette humaine qui marche dans les ombres tandis que le monstre se dresse à la lumière.

Durant quelques instants, cette démarche s'impose face à la réalité du monde, et lorsque l'ampoule se stabilise enfin, il tend sa gigantesque main jusqu'à la lampe qu'il frôle de ses si longues griffes. Ne s'en distingue que ce grand corps enveloppé d'un manteau noir et un visage ombré par ce large chapeau enfoncé sur sa tête.

Le boogeyman, d'ordinaire invisible, fondu dans ses propres ombres.

Alors, doucement, comme sous l'élan d'une pression soudaine, son corps rétrécit jusqu'à la taille initiale d'un Ragnar à la même apparence qu'il y a quelques instants. Comme une démonstration d'un colère presque déjà maîtrisé et de la polyvalence dont il est capable de faire.

Le visage cloué dans cette rage froide, il saisit son appareil photo qu'il balance sans peine contre la lampe, créant une explosion presque artistique de bouts de métaux et de verre qui met fin au règne de la lumière. Sans prendre la peine de contourner les débris, il brise la distance qui le sépare de Destiny en quelques grands pas et attrape son poignet avec force. Son autre main vient lui arracher son téléphone d'entre les doigts et il plisse légèrement les yeux devant la lumière qui ressort de l'extrémité.

« C'est bon. C'est bon. Tout va bien. »

La voix est différence, cette fois.
Glaciale.
Doucereuse.
Les sentiments en sont exemptes ; dilués dans sa haine d'un monde trop joyeux à son goût.

Alors, il lâche son bras et lance le téléphone contre le sol avec une telle violence que l'objet explose en trois morceaux différents, faisant disparaître la lueur restante d'un espoir d'humanité. Cette salle est devenue son domaine, ne laissant comme éclairage que la lumière du couleur se glissant sous la porte, atténuant l'obscurité.

« Vraiment, Destiny ? C'est tout ce que tu as trouvé à dire ? "Redeviens humain" ? J'ai failli pleurer pour de bon. »


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