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 EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥

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MessageSujet: EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥   EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥ 1400359500-clockJeu 15 Jan 2015 - 16:31

« c’était le regard de Terry qu’il sentait sur son visage brûlant de honte »


De TOUS les adultes du pensionnat, il avait fallu qu’Etienne le choisisse lui.

« Oh Taz, merci de rayonner d’enthousiasme, ça me fait vraiment plaisir. » Lukas ignora Etienne, assis à sa gauche dans le train et malgré le coup de coude de celui-ci, se contentant d’un « Mh. » En enfonçant encore un peu plus le bas de son visage entre ses bras, posés sur ses genoux repliés contre lui. Il avait le regard fixé dehors depuis le départ du train, casque sur les oreilles et capuche sur la tête - au cas ou il pleuve dans le train, c’est bien connu, le risque n’est pas nul.

« T’étais pas obligé de venir si ça t’emmerde hein. » Lâcha Etienne qui prenait cette attitude clairement fermée contre lui et son programme, touché que celui qu’il considérait comme un ami malgré la différence d’âge ne fasse aucun effort et se montre encore plus gamin que d’habitude. « C’pas contre toi. » Bougonna Lukas sans décrocher son regard de dehors.

- Alors qu’est-ce que t’as ?
- Rien j’écoute de la musique.
- ... Bah écoute des trucs plus joyeux alors parce-que là...
- C’est joyeux.
- C’est quoi ?
- Years & Years.
- Real ?
- Ouais.
- Elle est cool.
- Ouais.


...

« ... Bien bien bien... »

Etienne soupira, bougeant ses jambes et s’excusant auprès du professeur Clayton - assit juste en face - à qui il venait de toucher involontairement le genoux. Ces espaces à quatre places dans le train étaient vraiment minuscules pour un gabarit comme Etienne, surtout avec la table au milieu, malheureusement ils n’avaient pas vraiment eu le choix. Comme Lukas, qui se retrouvait assis là à cause d’une dispute avec Zephyr - qui avait conduit le blond à s’asseoir avec Thomas.

Et cerise sur le gâteau, pour compléter les quatre sièges où Etienne l’emmerdeur et Terry étaient assis avec Lukas, face à l’ancien démon, il y avait... Mackenzie. Il avait Mack et Terry face à lui, coincé entre la fenêtre et Etienne.

Oh, joie. Mais voila qui expliquait son mutisme et son renfermement dans sa forteresse intérieure depuis qu’ils avaient pris place.

Ce fut à ce moment là que Mack se leva - faisant se lever Terry - pour aller aux toilettes. Alors, sitôt qu’elle eut quitté le wagon sous le regard d’Etienne, ce dernier interpella Lukas d’un nouveau coup de coude dans les côtes.

- ...C’est à cause de Mack ?
- ... Non !, s’énerva Taz en lançant un regard agacé à Etienne signifiant “par pitié ferme ta gueule”.

Son regard vrilla sur Terry et, angoissé à l’idée que le blond n’en dise trop, il jeta de nouveau son regard dehors, pas tranquille pour un sous. ... C’était bien connaître Etienne.

- C’est bon, c’est pas parce-que vous avez fait votre première fois ensemble y’a quinze jours qu’il faut t’fermer comme une huître quand elle est là...
- K?MNJBHVKLGCFJBHNK !!!!!!

Abasourdi, la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés sur Etienne, Lukas resta figé, mains et doigts écartés, hallucinant. Son coeur venait simplement d’arrêter de battre alors que, plus que tout au monde à cet instant, c’était le regard de Terry qu’il sentait sur son visage brûlant de honte. Cramé.

- Quoi c’e...
- MAIS TAIS-TOI !!!!!
- Bah...

- ... RAAAAAAAAH

Voila. L’info venait d’atteindre le cerveau. Etienne venait de dire devant Terry que Mack et lui avaient couché ensemble - pour leur première fois - il y a très peu de temps.

Lukas venait de laisser tomber sa tête entre ses bras dans un BONK sur la table, gémissant des paroles inaudibles, caché dans son refuge. Il sentait ses joues enflammées au possible et il aurait presque préféré que ce soit un feu réel. Il aurait préféré mourir.

- ... Quoi c’est parce-que Terry est là ?
- ...jnhbkgvcgvkbn...
- C’est bon c’est un adulte t’inquiète pas, il s’en fiche et il en fera rien, c’est bon on est entre hommes...


“MAIS IL VA FERMER SA GUEULE ??????????????”

Pétrifié, ne respirant plus et le coeur probablement en train de se noyer quelque part dans ses entrailles, Lukas feignait la mort, espérant probablement qu’un accident n’arrive ou qu’un aigle casse le toit du train et emporte Etienne pour le noyer au milieu de l’océan. Ou quelque chose du genre.

Et tandis que Mack faisait se relever Terry pour revenir s’asseoir face à Lukas, ce dernier risqua par dessus son bras un regard sur le professeur.

... Etait-il possible qu’à chaque entrevue avec lui, il ait toujours un peu plus honte que la fois précédente... ?

Il tourna rapidement son visage à l’opposé dès que leurs regards se croisèrent, côté fenêtre, plongeant un peu plus - si possible - l’ensemble de sa tête entre ses bras, rentrant les épaules et fermant les yeux en espérant que par une quelconque magie, Terry oublie soudainement ce qu’il venait de se passer.

... Et pitié, pitié Dieu, que Mack lui foute la paix.


#BF9000
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MessageSujet: Re: EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥   EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥ 1400359500-clockJeu 15 Jan 2015 - 17:16
Un voyage pour crever l’ennui - voilà ce qu’était ce camp à Oxford.

Le volleyball n’était pas un sport qui l’intéressait.
Pas plus qu’Oxford était une ville qu’il voulait visiter.
C’est uniquement parce qu’il s’était fait demandé qu’il avait pris en compte la proposition de Dobson.
Et uniquement parce que Peters était là qu’il avait fini par accepter.
Un voyage pour crever l’ennui - voilà ce qu’était ce camp à Oxford.

Il avait passé la première partie du voyage à lire un livre sur les règles du volley. Juste pour pouvoir faire ça bien. Il aimait que les choses se passent proprement. Quand Etienne commença à embêter son élève, il ne leva pas le nez de son livre - sans pour autant arrêter toute lecture. Puis au fur et à mesure de la conversation, il se redressa pour regarder les deux jeunes hommes en pleine altercation.

Ainsi, il n’était pas le seul à savoir comment embêter Lukas.

Brève et légère amertume - manque de tabac à brûler, à expirer dans ce wagon non-fumeur. Il s’était contenté d’afficher un léger sourire du bout des lèvres. Regard posé sur le visage enfoui de Lukas - brillant d’une lueur amusée. Un peu moqueuse. Sur le bout de sa langue, une remarque destinée à le troubler un peu plus, qui n’eut pas le temps de franchir ses lèvres - coupée par l’arrivée de Mack.

La jeune fille qui après avoir rangé ses longues jambes dans le carré, entreprit de tapoter du bout du doigt la main de Lukas, juste pour vérifier qu’il était encore en vie. C’est qu’on aurait dit un cadavre pour le coup. Une carcasse exsangue - toute juste morte de honte. Elle se demandait bien ce qu’il avait pu se dire pendant qu’elle était partie aux toilettes.

« Bah qu’est ce qu’il y a Taz tu fais la tête ? T’es pas malade au moins ? Va pas vomir sur Mr Clayton hein, ce serait la honte quand même. » Humiliation publique qui continue - ça part pas d’une mauvaise attention, pourtant.

Terry étire un peu plus ses lèvres, avant de demander tout simplement. Tout doucement, à peine plus fort que le roulement du train qui les emmène.
« Vous sortez ensemble, tous les deux ? » Question pour passer le temps, pour briser le silence. Pour affirmer sa présence. Le fait qu’on parle de lui comme s’il n’était pas là l’horripilait. Une fois de plus, il déchire la jolie petite étiquette qui lui dit qu’un professeur ne doit pas se mêler de la vie privée de ses élèves.  Et puis, il ne se lasse pas de la gêne qui teinte les joues de Lukas.

« Ahahaha non, on est pas ensemble, on... »
« Vous avez l’air pourtant proches. » Y’a rien d’agressif dans sa voix parfaitement contrôlée. Limite attendrie - la voix de l’Autre. Pourtant, en lui, c’est une pointe de jalousie qui le pique. Mais pas la jolie jalousie sentimentale, non - celle dégueulassement insipide et brute. Il avait décidé que Lukas serait à lui - et en bon avare avide, il devrait lui être exclusif.
Pas… tant que ça. Eh, Taz, dis quelque chose ! » Elle lui secoue un peu le poignet, en quête d’aide. Clairement paniquée que le sujet soit ramené d’un coup sur le tapis. Faut dire que depuis la nuit de Noël, la relation entre les deux jeunes était assez awkward. Et à peine les souvenirs de cette nuit lui revienne en mémoire qu’elle retire sa main, les mots coincés dans la gorge, le rouge aux joues. Elle opte pour une retraite peu subtile vers la fenêtre - sous le regard toujours aussi bleu et profond du professeur de sciences, qui n’a pas fini de sourire. Il sourit beaucoup plus ces derniers temps , Terry. Mais bizarrement ça fait  creux sur son visage. Y’a comme quelque chose qui cloche.

« Je vois... » Il laisse échapper un petit rire, trop poli pour être honnête.
« Inutile de paniquer. Comme l’a dit Etienne, ce n’est pas parce que je suis normalement votre professeur qu’on ne peut pas parler. D’ailleurs, cette semaine, je ne suis plus votre prof’, alors ne vous prenez pas la tête. »
Lui ne se la prend pas, ne se la prend plus. Trop détendu dans son rôle de responsable.
Oui, responsable de certaines choses, il le sera.

ll glisse une dernière fois son regard sur la jeune fille qui commence à s’endormir contre la fenêtre, puis sur Etienne, avant de terminer sa course sur la silhouette de Lukas.  « Je suis sûr qu’on va passer une bonne semaine. »

Meilleure que tout ce que tu pourrais imaginer.
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MessageSujet: Re: EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥   EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥ 1400359500-clockJeu 15 Jan 2015 - 17:20
EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥ 130831031751212969EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥ 2tye


« les images s’imposant d’elles-même dans son esprit - vives, claires, et plus excitantes que jamais.  »


“ cette semaine, je ne suis plus votre prof’”

Il avait les yeux grands ouverts, fixant le plafond. Ses yeux s’étaient habitués à l’obscurité quasi totale de la chambre. Il s’était réveillé aux alentours de 3h du matin et ne se sentait plus du tout fatigué. Le voyage l’avait pourtant crevé.

Lukas s’était endormi comme une masse, et le voila qui n’arrivait plus à fermer l’oeil au beau milieu de la nuit. Il se tournait, se retournait, perché en haut du lit superposé. Il avait entendu Zephyr grommeler en dessous, à force qu’il bouge comme un bourrin pour essayer de retrouver une position l’aidant à s’endormir de nouveau. Mais rien n’y faisait.

“Je suis sûr qu’on va passer une bonne semaine.”

Il se redressa dans un soupir agacé, envoyant valser la couette - comme ses jambes du côté de l’échelle. Il descendit le plus discrètement possible. Torse nu, vêtu d’un caleçon et d’un jogging d’intérieur en guise de pyjama, il saisit son tee-shirt pour s’habiller. Lukas ne supportait pas de tenir en place. Encore moins lors d’une insomnie. Il ferma le zip de son grand gilet, rabattit la capuche, prit ses clopes et son briquet dans ses poches et sortit de la chambre discrètement.

Dans l’obscurité, il traversa le couloir et descendit les escaliers. Ce petit bâtiment - isolé au bout du gigantesque campus - était fait pour ce genre de camp d’entraînement: au rez-de-chaussée, on trouvait la salle de sport, les vestiaires et une petite cantine. A l’étage, les chambres.

Lukas sortit dehors et regretta aussitôt de ne pas s’être habillé davantage. Un froid glacial lui mordit les joues, les mains - encore plus lorsqu’il sortit ces dernières de ses poches pour s’allumer une cigarette. Ca ne faisait rien, il en avait trop envie. Il n’y a pas grand chose qui puisse contrer l’addiction au tabac.

S’éloignant d’à peine quelques pas, il observa le campus, au loin. Ils avaient l’interdiction formelle d’y aller, comme de fréquenter qui que ce soit. Son regard fut ensuite attiré à l’étage, où l’une des chambres était allumée. ... A cette heure là ? C’était soit celle des filles, soit celles d’Etienne, Orest et Sid, soit...

Fronçant les sourcils, il se tourna dos à la lumière, tirant nerveusement sur sa cigarette. Il en avait assez. Il leva le menton, essayant de se détendre, et expira, regardant sa fumée disparaître dans les étoiles. Et malgré toute la volonté qu’il mettait pour ne pas penser à lui, il n’y parvenait pas. car peu importe à quoi il pensait, au fond, en arrière plan de son esprit, c’était toujours la même voix. Toujours le même visage.

Toujours les mêmes yeux.

Lukas jeta sa seconde cigarette d’un geste vif - à peine entamée, directement après la première - et rentra dans le bâtiment.

Il devait dormir. Il était déjà ridicule au volley, alors en plus si il était fatigué...
... Et déconcentré...

Son regard - comme son corps - s’arrêta en plein milieu du couloir. Ses yeux s’étaient fixés sur les vestiaires. Ses pas l’y conduisirent. Seul dans l’obscurité, il arpenta la petite salle, une main dans la poche. La seconde, du bout des doigts, effleurait les casiers à côté desquels il passait.

Et dans son esprit, son professeur l’y plaquait avec fougue. Le regard pénétrant. Le sourire carnassier.

Lukas s’arrêta en fixant le sol, déglutissant, les doigts toujours contre la paroie métallique glacée.

Terry le faisait prisonnier de son corps contre les casiers. Ses lèvres étaient dans le cou de Lukas. une main le maintenait en place avec force sur son torse. Quand à la seconde, elle venait de se plaquer sur son pantalon, au niveau de son entrejambes, pour en palper les formes.

Le souffle court, son regard perdu s’échoua sur le casier. Il visualisait parfaitement la scène.
Pire, il la ressentait.

Le désir.

Il déglutit et laissa courir une oeillade vers la sortie des vestiaires. Le noir, le silence total dans le couloir. Tout le monde dormait. Il était seul. Seul, et à l’abri des regards. Serrant le poing, l’oeil hésitant, la culpabilité lui rongeant le ventre, il resta là un instant. Et finalement, ses pas le guidèrent de nouveau sans qu’il n’oppose de résistance. Il poussa doucement la porte des toilettes et s’y enferma, l’oreille tendue, aux aguets. Il frissonnait, sans savoir si il avait toujours froid - la chaleur de son visage semant le trouble. Il abaissa alors l’avant de son jogging, juste assez pour empoigner son entre-jambes déja bien tendu.

Souffle. Il serra les dents, et ferma les yeux. Alors, il s’efforça de penser à cette soirée avec Mack. Il s’efforçait de se donner du plaisir en pensant à elle. ... Mais force était de constater après une minute que ça ne lui faisait rien. Il la remplaça alors dans son esprit par Quinn, mais troublé entre réalité et fantasme, il n’arrivait pas à bien visualiser la chose.

Et, en fond, toujours la même voix. Toujours le même visage. Toujours les mêmes yeux.

Il imagina le bruit des casiers derrière son dos s’y plaquant.
Quinn, Quinn, Quinn...
Il imagina ses cheveux bruns, cours et ondulés contre son visage.
Mack, Mack,...
Il imagina sa main d’homme exécuter le même geste que lui en ce moment même.
Anarchy...

Et il n’eut plus la force d’imaginer, les images s’imposant d’elles-même dans son esprit - vives, claires, et plus excitantes que jamais. Il retenait son souffle comme il le pouvait, le dos rond, le poing contre le mur, ne pouvant cesser d’accentuer la cadence de son geste, frémissant, se crispant, retenant son souffle pour ne pas faire de bruit.

Et, inévitablement, le plaisir atteint son paroxysme alors qu’il pensait pleinement à lui. A eux.

Il se laissa tomber dos contre la porte, soufflant. Et vive, violente et amère, la culpabilité l’attaqua aussitôt de plein fouet, s’insinuant en lui par tous les pores.

« ... Tchh. » Siffla t-il avec rage en se redressant, attrapant avec vigueur le papier toilette pour essuyer tout ça - et si possible, avec, la colère et la culpabilité qu’il ressentait.

Car c’était la toute première fois de sa vie qu’il prenait du plaisir en pensant à un homme, et ce, malgré l’attraction qu’il avait pour Terry depuis un moment.

*


Les deux jours suivants, Lukas se montra étonnement appliqué, concentré et sur-motivé pour le volleyball - pour le plus grand bonheur d’Etienne. Il semblait encore plus motivé que le reste de l’équipe, demandant à Etienne encore plus d’exercices, même pendant les pauses, même pendant les repas ou pendant que tout le monde rangeait le matériel. Acharné. C’était comme si il ne voulait pas une minute, non, pas une seconde de temps-libre. Il était le premier à entrer dans la salle de sport, et le dernier à en sortir - mais jamais seul. Il était également étonnement ouvert à ses amis, toujours entouré, toujours occupé ou concentré.

Etienne voyait là une motivation soudaine mais plus qu’appréciée: si Lukas était l’un des meilleurs à l’endurance ou à la musculation en début et fin de journée, pour ce qui était du volley, il n’avait pas le niveau des autres. la plupart du temps, quand les autres faisaient des matchs, Etienne arbitrait en veillant du coin de l’oeil sur Lukas et Garance qui continuaient les exercices de leur côté.

Et ça lui faisait du bien, à Lukas. D’une, il apprenait les mouvements et techniques de ce sport, mais de deux et surtout, il ne se laissait ni le temps de penser, ni d’agir. Sa volonté de ne plus jamais penser à Terry comme il l’avait fait - et de ne plus ressentir aucun effet à cause de lui - était telle qu’il était parvenu à l’ignorer totalement pendant ces deux jours, au point de ne pas croiser son regard une seule fois.

Finalement, tout n’était qu’une question de volonté.

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MessageSujet: Re: EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥   EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥ 1400359500-clockJeu 15 Jan 2015 - 17:28
Comme un drogué qu’a pas eu sa dose de came. Sa dose de domination. De jeu. De lui, tout simplement.

C’était tombé au fond de son ventre, sous forme d’agacement, d’irritation, de frustration.

Observer les entraînements, organiser les chambres et les journées, envoyer des messages à l’administration confirmant que tout allait bien. Comme il l’avait prévu, ce séjour était ennuyeux. Tout ce qu’on attendait de lui était ce qu’on attendait de l’Autre. Et ça le faisait doucement bouillir.
Ah, ce qu’il pouvait détester être ignoré - et pire que tout, ignoré de lui.
C’était pour lui qu’il était venu. Pour lui qu’il s’était condamné à une semaine de fausses manières et de sourires troublés. Faire semblant d’être maladroit. Se forcer à buter sur certains mots. Porter ses lunettes. Se mettre dans la peau lisse, insipide et morte de l’Autre, alors que dans son sang, c’était la vie violente qui battait. Qui brûlait - une fois de plus. Assis dans les gradins vides, il contemple les adolescents s’entraîner à faire des passes. Ses yeux cernés présentent une pointe de trouble, dans leur étendue placide. De la fatigue.

C’est qu’il ne dort pas, Terry.
Il ne peut pas dormir. Parce que dès qu’il ferme les yeux, ce sont les cauchemars de l’Autre qui le dévorent, qui le bouffent. Grignotent sa force si durement acquise. Non, il ne peut pas se permettre de dormir. Dormir, ce serait prendre le risque de réveiller l’Autre de nouveau. De l’entendre pleurer, crier de nouveau. De le voir souffrir de nouveau. Et malgré tout le mépris et le dédain qu’il pouvait avoir envers cette partie de lui même, maintenant si bien enfouie, il ne pouvait supporter de sentir sa souffrance. Sa détresse. Pauvre pauvre  Autre, il vaut mieux qu’il reste à jamais endormi.
Et lui, toujours éveillé à coups de persuasions et de séductions envers sa propre personne.
Toutes les nuits, sur le balcon à fumer, dans sa chambre, lumières allumées. Tu ne dormiras pas, tu n’as pas besoin de dormir, tu n’es pas fatigué. Toute la journée, à chaque pas, chaque sourire millimétré. Ton corps tiendra le coup, continue d’avancer, continue un peu plus. Et lorsqu’il ne tient plus, et seulement à cet instant, il s’autorise de fermer les yeux. Quelques instants - le minimum qu’il puisse se le permettre. Persuasion persuasion envers lui, et envers les autres aussi - détournant les questions d’un Etienne un peu trop curieux et concerné par son train de vie.

Tant de fatigue, montrée uniquement par une faille, minuscule, dans la rage froide de ses yeux. Quel monstre es-tu, Terry ? Celui qui s’accroche, qui tient debout - qui tient pour lui. L’objet de son obsession. Tu comptes vraiment continuer de l’ignorer, Lukas ? Lui, son regard placide accroché à ton dos, détaillant le moindre de tes gestes. Lui et ses sourires à peine dissimulés par le livre qu’il tient dans ses mains. Lui et sa frustration qui monte à chaque regard évité.

Je l’ai déjà dit, il détestait être ignoré - traité comme l’Autre - transparent aux yeux de ceux qui lui importait. Et en plus de ça, il n’était pas très patient. Plus très patient. Il avait déjà attendu trop longtemps.

C’est la fin de l’entraînement pour aujourd’hui, et une fois de plus, clés en main, il regarde ses élèves défiler un à un, sortant des vestiaires où ils ont pris une douche. La crinière attachée en chignon serrée, Mackenzie croise les bras, attendant visiblement quelqu’un. Il s’avance, la gratifie d’un sourire froid -  pour s’en reprendre un chaleureux. Qu’est ce que ce genre de sourires pouvait l’énerver.

« Monsieur, est-ce que vous avez vu Taz, erm, Lukas ? Il est sorti des douches ? »
« Pas encore. Quelque chose d’important à lui dire ? »  C’est une fois de plus le ton inquisiteur qui suinte de sa voix - et qui fait un instant hésiter la rouquine. Ces derniers temps, Mr Clayton a vraiment quelque chose de bizarre. D’effrayant.
« Non emh pas vraiment …  Mais vous pourrez lui dire qu’avec Zeph et Thomas on l’attendra à la cafèt' ? »
« Bien sûr. » Si cela pouvait lui donner une excuse - pouvait forcer Lukas à le regarder dans les yeux ne serait-ce qu’une seconde, il n’en voit pas l’inconvénient.  La jeune fille hoche la tête, et s’en va avec hâte rattraper Zephyr qui venait à son tour de sortir - trop rapidement pour voir l’infime sourire qui s’était formé sur les lèvres de son professeur.

Les mains dans les poches, il est entré dans les vestiaires, où il s’est tranquillement assis. Voyant passer Etienne, et le rassurant une fois de plus - lui disant qu’il attend juste que tout le monde soit sorti des douches pour les fermer, et qu’il peut aller s’occuper d’accompagner les plus jeunes déjà sortis. Les minutes passent dans un silence qui lui aussi commence à l’irriter. Si irascible, Terry. Si plein de sautes d’humeurs. Comme un drogué qu’a pas eu sa dose de came - sa dose de domination. De jeu.
De lui, tout simplement.

La porte des douches s’ouvre, et il ne tourne pas la tête de suite, bien qu’il n’ait aucun doute sur l’identité de la personne qui s’y trouvait. Ce n’est qu’après quelque seconde qui tourne la tête, le regard déjà avide et amusé sur Lukas. Lukas peu vêtu, dont les muscles encore tendus brillent d’humidité. Lukas - bien trop alléchant pour le Loup qui hurle en lui depuis maintenant des jours et des jours. Il avait pris son temps pour comprendre, Terry, toutes ces émotions nouvelles. Toutes ces choses que l’Autre n’avait jamais ressenti. Il avait disséqué, analysé ses actions, après coup.

Et il avait compris.
S’il trouve plaisir dans ces jeux de regards si intenses, c’est parce qu’il aime l’idée de se faire brûler, embraser par quelque chose.  Si son coeur brûle comme il n’a jamais brûlé, c’est parce que c’est le prix à payer pour être libre. Roi du monde. D’ailleurs, en ce moment même - il sent la lave affluer, et le faire doucement frissonner. Sentiment d’infini. Il avait compris, que tout ça n’était que de l’instinct, celui que l’Autre a toujours crevé. De l’instinct - pur, animal, sauvage. Mais maintenant que la raison de l’Autre s’est perdue,  il n’a plus à combattre. Et ce sont ses pulsions d’Homme - d’homme qui affluent dans son sang. Il avait compris que ce qu’il désirait de la part de Lukas, c’était bien plus que des regards, des jeux et des défis lancés. C’était tout. C’était lui en intégralité. Possessivité dans son extrême.

Il le dévorera, âme, corps, et finalement coeur - et seulement après, il pourra s’estimer satisfait.

Il fait tourner ses clés dans ses mains, clic clic, se relève du banc pour s’appuyer d’une épaule sur un des casiers. Le contact de leur regard lui avait manqué. « Bon boulot aujourd’hui. » Quelques pas vers la porte de la douche, il passe à côté de lui, frôlant délibérément son épaule. Clic clic. La porte des douches, fermées d’un mouvement fluide. « Tes amis m’ont dit qu’ils t’attendraient dans la cafétéria. » Simple. Sans surprise. Ni sous-entendus. Il repasse à côté de lui, la frustration grimpant, se tordant dans son ventre, se répandant jusqu’au bout des ses doigts.

Les vestiaires trop petits, l’air trop âcre, l’odeur de son shampoing trop attirante.
Sa patience trop éprouvée.  Et deux jours à l’ignorer ? - voilà qui méritait une punition.
Finalement, l’Autre avait fini par se taire - et il ne restait plus une goutte de raison dans son esprit.

Trop rapidement pour s’en rendre vraiment compte, Terry a plaqué Lukas contre les casiers - enfermant ses poignets dans ses mains, clic clic, le regard planté droit dans le sien. Attaque. Pas un mot, pas une parole, ses lèvres sont allées se glisser jusqu’au bas de son cou. Baiser au contact glacé, mais pourtant incendiaire. Il est resté là juste le temps de quelques secondes, à mordre, à passer sa langue pâle sur sa peau - dévorer. Juste le temps de lui laisser une marque sombre. Sa marque, la preuve qu’il lui appartient - ou du moins, lui appartiendra.  La preuve qu’il ne pourra plus nier.

Et il l’a laissé là - avant même que celui-ci n’ait pu vérifier s’il s’agissait d’une illusion ou de la réalité.

Sans un regard en arrière, il est reparti, les mains dans les poches, le goût de sa peau sur le bout des lèvres. Lèvres trop souriantes. Il n’avait pas peur d’avoir perdu sa proie pour toujours, bien au contraire. Non.

Il savait que Lukas reviendrait lui demander cette violence qu’il venait de lui promettre.
Lui aussi peut être addictif. Aussi addictif que l’amertume de ses cigarettes.
Aussi addictif que cette tension qui planait dans l’air.
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MessageSujet: Re: EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥   EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥ 1400359500-clockJeu 15 Jan 2015 - 17:29

« Mais il l’a rattrapé, Lukas. »



Il aurait pu le laisser partir.
Il aurait dû.

Mais il l’a rattrapé, Lukas. Il l’a rattrapé, a empoigné son pull entre ses omoplates pour le tirer avec force en arrière - il l’a par la suite plaqué contre le mur, Terry, juste à côté de la porte, là où quelqu’un passant dans le couloir ne pourrait les voir.

Et, maintenant, il l’embrasse.

Il l‘embrasse avec une fougue démentielle, incontrôlable. Son dos roule, ses poings sont abattus sur le mur de part et d’autre de la tête de son professeur, et son corps ne touche le sien en aucun point excepté au niveau de ses lèvres.

De leurs lèvres. Leurs lèvres qui s’embrassent, leurs lèvres qui s’embrasent dans une fougue démentielle.

Parce-que quand Terry a fondu sur lui, quand il l’a plaqué contre ces casiers, qu’il lui a embrassé, léché, mordu le cou, ce sont les prémices des fantasmes de Lukas qui se sont réalisés; c’est l'allumette qui a frotté, fort, vite - et la voila, l’étincelle. Elle est là, entre les les lèvres de Lukas, palpite, crépite - son coeur fait de même, et tout s’échappe à travers ses lèvres, tout s’engouffre entre celles de Terry. La frustration. La nervosité. La peur. La chaleur.
Et, plus puissant que tout, le désir.

Et comme si ne pas le toucher rendait la chose irréelle, Lukas s’applique à ce qu’aucun autre contact ne soit fait entre leurs corps. Quand à ses yeux, ils sont férocement clos, et tout comme il aurait souhaité que son fantasme soit réel, l’autre nuit, il voudrait cette fois de toute ses forces que la réalité ne soit que fantasme. Parce-qu’aussi ardente que ses lèvres qui bouillonnent pour lui, que son coeur qui explose de mille flammes, c’est la tension, la peur, l’Interdit qui palpite dans son cortex. Il en a l’intégralité du corps pétrifié, et pourtant, pourtant ça ne l’empêche pas de lécher sa langue, mordre ses lèvres - c’est toute sa hargne qui ressort; si Terry lui a donné le goût de la violence, Lukas le lui rend au centuple.

Et il a encore tellement, tellement à lui donner, Lukas.

Mais il s’arrache de lui aussi soudainement qu’il s’en est emparé, le dos de sa main venant museler ses propres lèvres, son regard et son corps fuyant, filant dans l’ombre; il attrape ses vêtements dans son casier, s’échappe sans même le refermer, rapide comme l’éclair et sans un regard - c’est contre la porte des douches qu’il se heurte, sa main s’acharnant sur la poignée verrouillée, son esprit ailleurs, déconcentré, décontenancé. C’est la proie qui est au pied du mur, c’est la proie qui a joué au prédateur et cherche à fuir la queue entre les jambes maintenant qu’elle se rend compte de ce qu’elle vient de faire.

Fou. Tout ça est fou. Et il en tremble.

Les nerfs a vif, le feu aux joues, la peur au ventre et la folie à l’esprit, il ne peut rien faire d’autre que de se plaquer dos aux casiers, caché de la vue de celui qui est resté à l’entrée depuis ces quelques secondes. Trop courtes secondes. Trop courtes pour déja oublier.

Terry n’aurait qu’à contourner le bloc de casiers. Il n’aurait que quelques pas à faire. D’ailleurs, il l’entend probablement d’ici, le souffle angoissé de Lukas, de sa proie.

Il n’aurait qu’à contourner les casiers pour le découvrir dos au métal, les jambes tremblantes, le visage enfoui dans les habits qu’il a emporté avec lui.

Caché de lui, de façon bien pitoyable.
Caché du monde.

Mais ne pouvant se cacher de lui-même. Rongé.

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MessageSujet: Re: EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥   EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥ 1400359500-clockJeu 15 Jan 2015 - 17:36
La chasse est commencée.

Est-ce qu’il s’attendait au retour de flammes ?
Non. Certainement pas. Pas tout de suite tout du moins.
Et cet imprévu, au lieu de le déstabiliser, ne fit qu’accentuer son sentiment de victoire - on est loin de la satisfaction anticipée de l’Autre, n’est ce pas ?
Ca faisait combien de temps qu’on n’avait pas embrassé ses lèvres ? Combien de temps qu’il portait ce désir au fond de son ventre ? Il ne sait plus, et très franchement, s’en fout complètement. Les chiffres, il les laisse tomber pour goûter à la bouche de Lukas - qui dévore la sienne avec tant d’appétit.
Pas de réponse volcanique, pas d’explosion - le feu l’appelle, mais il parvient à se contenir. Jaugeant avec malice le désir que son élève peut avoir pour lui.
Trop heureux de le voir enfin craquer. Trop frustré de ne pouvoir lui répondre.
Mais Terry reste un homme, galvanisé par l’interdit qui se brise et par la lave qui se répand dans ses veines. Et bientôt, sa langue se joint à celle de Lukas - l’espace d’une simple seconde.

Et ça se bouffe.
Sans vergogne.
Sans retenue.
Juste le temps de quelques battements de coeurs féroces et insatiables.

Il vrille un regard coupant sur son élève, lorsque celui-ci l’abandonne, s’enfuyant. Ses lèvres, encore tièdes - déjà trop vides. Elles ressentent encore la succincte douleur de sa morsure. Parce qu’il l’a mordu, ce gamin désobéissant. Un sourire vorace fend son visage, alors qu’il fait glisser son pouce le long de sa lèvre. Amusé. Ses pas, lents, se lancent à sa poursuite.
ll peut entendre son souffle qui erre, qui s’affole, qui rebondit en écho dans toute la pièce. Sa peur et son désir. Et bordel, qu’est ce qu’il se sent bien. Il avait compris assez vite qu’inspirer la crainte, c’était exister. Et maintenant, il exultait. Le frisson de la chasse, le rush d’adrénaline et de désir qui lui fait un peu plus perdre la tête, lâcher prise - et pourtant, c’est toujours avec le visage si calme qu’il se présente devant lui.

Comme au gymnase, c’est son ombre qui l’enveloppe, sa présence qui l’étreint. Les mains dans les poches, Terry se penche vers son élève - ses lèvres chatouillant le lobe de son oreille. Celle du côté de sa brûlure, sa blessure. « Pense à fermer à clé, quand tu partiras. » Trousseau qu’il lui glisse dans la main, non sans avoir effleuré son bras - traçant méthodiquement chacun de ses muscles du bout d’une clé, du bout de ses doigts. Il les connait tous, ces muscles. Il connait tout du corps d’humain - si ce n’est son goût et son odeur. Et il est bien pressé de les apprendre.

On peut le sentir sourire de nouveau contre sa mâchoire, sur laquelle il glisse un baiser furtif. Celui qui trahit son besoin, son manque, son envie.
Celui qui trahit le vide immense qu’il ressent au plus profond de ses entrailles, et qu’il ne demande qu’à combler.
Mais aussi, celui qui, cruel, attire un peu plus Lukas dans ses filets.
« Bonne nuit. » La voix grave, vibrante, qui cherche directement à s’infiltrer en Lukas. Le posséder - petit à petit.

Et il part, laissant derrière lui sa désagréable et intoxicante odeur de tabac froide. Celle qui pue l’amertume, les regrets, les choses inachevées.

Comme une ombre, cette fois-ci, il n’a pas laissé à son élève le loisir de le rattraper. Car rattraper ou attraper, ce n’était pas à Lukas de le faire - mais bien à lui.

Et si tu crèves déjà d’impatience, je t’offrirai très vite de ce que tu désires, ce que nous désirons tous les deux. La chasse est commencée.
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MessageSujet: Re: EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥   EXPLODE Δ TERRUKAS #2 ♥ 1400359500-clockJeu 15 Jan 2015 - 17:37

« Et maintenant qu’il y a goûté, il le sait: il ne voudra plus s’en passer. »



Il l’entend s’approcher, et chaque pas lui fait ressentir un peu plus sa présence, grandissante, étouffante - Est-ce bien Terry ? Le professeur invisible, l’objet des railleries des élèves intolérants, celui qui s’écrase, qui disparaît dans le décor ? Celui que Lukas était le seul à regarder quand les autres ne le voyaient pas, celui que Lukas a apprécié, a soutenu dans ses recherches, a aidé - celui avec qui Lukas a construit une relation belle et saine, d’élève à professeur, unis dans la recherche et la transmission du savoir ?

Oui, c’est bien lui. Il reconnaît ses lèvres, sa mâchoire, ses habits un peu vieillots, son odeur de tabac froid, ses cheveux ondulés.
Et ses yeux.

Lukas y est une nouvelle fois accroché, captif, jusqu’à ce que le visage de Terry ne disparaisse de son champ de vision - pour mieux pénétrer son espace vital, son souffle s’insinuant au creux de son oreille. Les courbes trop parfaites du dos de Lukas épousent pleinement les parois gelées du casier, et son coeur s’arrête de battre. Suspendu.

« Pense à fermer à clé, quand tu partiras. »

Abasourdi. Le jeune homme s’était attendu à dix milles choses mais pas à ça. Pas à cette normalité, pas comme si de rien n’était; le frôlement qu’il sent sur son bras est la seule chose lui confirmant que, oui, tout ça vient bien de se passer. Il en frissonne, pétrifié, immobile; silencieux et le regard fixé sur le mur derrière Terry.

Et le baiser sur sa mâchoire achève de le rendre fou.

« Bonne nuit. »

Il ne répond pas, le coeur en vrac, le cerveau déconnecté; ses yeux fixent toujours le mur face à lui, là où Terry se tenait un instant plus tôt. Et tandis qu’il l’entend partir, il ne cherche pas à le rattraper, pas cette fois.

Parce-qu’il n’en peux plus. Il est épuisé. Ses jambes le lâchent et il se laisse glisser à terre, serviette toujours serrée autour du bassin. Il s’échoue, là, seul, dos aux casiers, ses habits dans une main, la clé des vestiaires dans l’autre.

Et le coeur battant trop fort. Boom. Boom. Boom. C’est lent, mais tellement intense. Il a l’impression que ça résonne dans tout son corps, dans sa tête. Boom. Boom. Boom. Il n’entend plus que ça.

Et il restera là, à bout de forces, morales comme physiques, à attendre. Attendre quoi ? Il n’en sait rien. Attendre de réaliser, attendre de retrouver ses esprits, sa raison. Le peut-il seulement... ? Après ce qu’il vient de se passer, peut-il agir de nouveau normalement comme si de rien n’était ? Tout repasse en boucle dans sa tête, s’emmêlant. La violence de Terry faisant exploser un désir incontrôlable. La morsure - inconsciemment, ses doigts frôlent la trace - sa main à lui s’emparant avec force de son pull, dominant, imposant. Ca lui avait donné une sensation de puissance incroyable, semblable à lorsqu’il créait de monstrueuses flammes, gigantesques, destructrices. C’était similaire.

Mais cette fois, ce feu avait été intérieur. Pulsant du bas de son corps tel un torrent de lave pour aller exploser au niveau de son coeur.

Et ce baiser. Ce baiser qu’il lui avait rendu un seul instant. Mais dévorant.

Lukas en a vécu, des choses intenses. Il est une véritable flamme vivante, étincelle ou brasier, il a passé sa vie à s’enflammer.

Mais cette flamme qui lui dévore le corps, les entrailles, il ne l’avait encore jamais éprouvée.

Et maintenant qu’il y a goûté, il le sait: il ne voudra plus s’en passer.


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